V. SAXE-ConOt-EG
COBOURG, ville du Dominion caoadir^n fprov. d'Ontarîo/, sur le lac Ontario; 4.830 hab. Univcrsiié wesleyenne. Minoteries, scieries, tanneries. Port important.
COBOURG, en allem. KoBURG, petite ville do l'Allemagne (duché de Saxo-Cobourg-Gotha), sur ritz, affluent du Mcin ; 17.000 hab. Dominée par une forteresse que l'on considère, peut-être à tort, comme le point central de l'Allomagno, elle possède aussi le château des princes, XKhrenburfj, aujourd'hui converti on musée ; régliso Saint-Maurice datantduxv*^iècle. et quelques monuments plus modernes (hôtel do ville, hospice, etc.). On y trouve quelques fabriques do lainages, do loilcb, do bijouterie ; mais 1 activité y est bien médiocre.
COBOURG ^Frédéric, duc de SaX£-j, fold-maréchal autrichien. V. SAXE-CououaG,
Armes de Coblentz.
Armes Je Coboi
urg.
Coca: û, Ûeur; h, IVuit.
— Allds. BIST. : Agent, partisan de Pitt et Cobourg,
Expression injurieuse que, sous la République et le premier Empire, on adressait à tous les adversaires des idées libérales, et généralement à tous les royalistes. V. Pitt.
COBOURGEOIS [jo-à — du prêt", co, et de bourgeois) n. m. Négociant ([ui a un intérêt commun avec d'autres sur un vaisseau marchand.
COBRA et COBRA CAPELLO n. m. Nom vulgaire des serpents mdiens du genre naja, serpents à lunettes et autres espèces dont la morsure venimeuse est mortelle. V. naj.\.
COBRE n. f. Papet. Pâte que l'on met momentanément de côté après qu'elle a été efriloquée.
— Métrol. Mesure de longueur indienne valant 0"',50. COBRE (El), ville des Antilles {île de Cuba [prov. de
Santiago-de-Guba]) ; 8.260 hab. Mines de cuivre. Dans ses environs commença, en 1872, l'insurrection cubaine.
COBRÉSIE {:i) n. f. Genre de cypéracées, renfermant des plantes herbacées du Caucase, de la Dzoungarie et du Népaul. Il On dit aussi kourésie.
COBURG, ville d'Australie (Victoria), sur le Merry et le Mooneo Ponds Grcek, affluent du Yarra Yarra ; 5.430 h. Pénitencier. C'est un faubourg do Melbourne.
COBURGIE iji — du prince de Saxe-Cobourg) n. f. Genre d'aniaryllidacées-narcissées, formé aux dépens des amaryllis, et comprenant plusieurs espèces qui croissent au Pérou.
COCA n. m. Nom de la plus petite mesure de capacité employée au Japon pour le riz.
COCA (espagn. coca; de aymarn koka, qui signif. " plante par excellence ») n. m. suivant r.A.cad. n. f., suivant les botan. Nom vulgaire d'une espèce du genre érythroxvle [erylhroxyhnn coca), de la famille des linaéées, tribu àes érytliroxylées, et qui est un arbrisseau du Pérou.
— En'cycl. L'arbuste connu sous le nom de coca ou cocaier^ et que les Péruviens nomment aussi hai/o et ipatu, peut atteindre de l à 3 mètres de haut. Une écorce blanchâtre recouvre la tige.
Les fleurs sont petites et jaunâtres. Le fruit, rouge etoblong, est un drupe. Cet arbrisseau abonde, à l'état sauvage, dans les Andes, entre 700 et 2.000 mètres d'altitude ; au Pérou, en Bolivie , à la Nouvelle-Grenade. On en voit aussi au Brésil etdans la républi(|uo Argentine. On le cultive dans toutes les régions, surtout en Bolivie (prov.
de la Paz). Les plantations sont nommées cocah; elles sont établies dans les régions à climat doux et humide. Les habitants de ces pays font usage de la coca depuis très lon£;;temps. Ils mâclient les feuilles et peuvent alors, dit-on, non seulement résister à la fatigue et au sommeil, mais aussi ne pas manger. Les Incas avaient divinisé cet arbuste et se servaient de ses feuilles comme monnaie. Mais les Péruviens et les Boliviens font souvent un abus des feuilles de coca, et obtiennent même une ivresse particulière en les mélangeant aux feuilles de tabac.
On récolte les feuilles en mars, juillet et octobre, et on les fait sécher au soleil pour les conserver.
Les feuilles de coca contiennent plusieurs alcaloïdes, dont le principal est connu sous le nom do cocaïne. La coca agit en anesthésiant la bouche, et la salive, entraînée dans l'estomac, anesthésie cet organe et empêche la sensation de la faim. La coca peut remplacer le thé ; on l'a préconisée contre les troubles gastriques, la dyspepsie, la gastralgie, les rhumatismes. Elle entre dans la préparation d'un grand nombre de médicaments et particulièrement de vins médicinaux.
COCAGNE {i/n mil. — du napolit. cuccagna) n. f. Fête pu- Ijlique, accompagnée do jeux et de distributions de vivres et de boissons : Je vois des cocagnes ri
pour un peuple immense. (Volt.)
— Parext. Centre, source de bien-être et do faciles plaisirs : Le gouvernement représentatif de la sorte est ujie cocagne. (P.-L. Courier.) [Ces deux sens sont peu usités.]
— Pays de cocagne. Pays imaginaire où l'on trouve sans peine la satisfaction de tous les besoins, de tous les plaisirs, il Pays heureux où la vie est facile et agréable :
Paris est pour le riche un pays de cocagne.
EOILEAU.
— Mât de cocagne. Haut mât, enduit d'une matière glissante (savon, suif) que l'on dresse verticalement sur les places, dans les fêtes publiques, et au sommet duquel sont attachés des prix que des concurrents s efforcent d'atteindre.
— Encycl. Pendant le xvi« et le xvii» siècle, dans les occasions de réjouissance publique, on élevait sur une place de Naples une montagne qui était censée représenter l'Etna ou le Vésuve. Du cratère de co volcan parodié jaillissait une éruption do saucisses, do viandes cuites, et surtout de macaronis, qui, en dégringolant, senfarinaient de fromage râpé, dont les flancs do la montagne étaient revêtus en guise de cendres. Le peuple se battait pour en attraper ; cela s'appelait une cocagne.
COCAGNE ign mil. — du provonç. cocanha, même sens) n. f. Pain de pastel.
CoCAGNE, bourg du Dominion canadien (Nouveau-
Bruii^wick [Acadic]), sur le fleuve côtier Cocagne ; 3.350 h.
COGA'iER n. m. Bot. Nom fran<;ais de Y crythroxylon coca.
COCAÏNE (rad. coca) n. f. Alcaloïde que l'on a extrait dos feuilles de coca.
— Encycl. Chim. Cet alcaloïde, C"IP' AzO*, a été découvert par Nicmann, dans les feuilles de coca, auxquelles il communique ses propriétés. On peut le préparer ainsi : on épuise les feuilles par l'eau froide, puis on précipite la liqueur par l'acétate do plomb, et on eiilèvo l'excès de plomb par lo sulfate do soude ; le produit, agité avec do
Mât de cocagne.
l'éther, cède à celui-ci la cocaïne, que l'on purifie par dialyse de son chlorhydrate ; dans la liqueur aqueuse, il reste une autre base, l'hygrine. La cocaïne cristallise en petits prismes incolores ; elle est très peu soluble dans l'eau, plus soluble dans l'alcool et surtout dans l'éther ; elle possède une réaction alcaline prononcée. La cocaïne fond à 98» et se décompose â une température élevée. Ses sels sont cristallisables. La facile dénaturation de l'alcaloïde par l'eau chaude exige des précautions très minutieuses pour conserveries feuiUesde coca etexpiique pourquoi la cocaïne du commerce est un produit si peu uniforme. On a découvert, en préparant la cocaïne, un produit secondaire, que la chaleur transforme en une benzoylecgonine de formule C* H" AzO*, composée d'acide benzoïque et à.'ecgo)nne. C'est delà cocaïne dans laquelle 1 atome d'hydrogène remplacerait le groupe méthyle. On peut reconstituer la cocaïne en méthylisant cette benzoylecgonine.
Le principal sel de cocaïne employé en thérapeutiauo est le chlorhydrate C'^H*'AzO*HGl, qui est très soluole et cristallise facilement.
— Thérap. La cocaïne est un anesthésique local et un précieux analgésique, qui a d'abord (Koller, 1884) été employé en oculistique pour insensibiliser la cornée et les parties superficielles de l'œil ; depuis, son usage s'est générahsé, bien qu'il ne soit pas sans danger. (V. cocaÏ- NiSME, cocAïNOMANiE.) On so Sert de la cocaïne, et surtout du sulfate et du chlorhydrate, en instillations, en badigeonnages, en injections hypodermiques et, à l'intérieur, sous forme de potions.
Les oculistes emploient une solution de chlorhvdrato à 2 ou 3 pour 100, dont ils instillent 5 à 6 gouttes. t*our les badigeonnages, on préfère des solutions un peu plus fortes, qui donnent de bons résultats dans certaines petites opérations (ablation des amygdales, des végétations simples des muqueuses génitales), dans les accouchements difficiles chez les primipares, dans le lavage de l'estomac et le gavage des phtisiques, pour éviter le réflexe pharyngien, dans le coryza aigu, la céphalalgie. Dans certains cas, on remplace le badigeonnage par des frictions ou des onctions avec l'oléate cocaïne à 1 p. 10, ou la vaseline cocaïnée à 1 p. 20. Pour les injections hypodermiques, qui sont sans danger, à la condition de faire coucher le sujet et de ne pas forcer les doses, on se sert de solutions à 1 p. 50 ; elles sont utilisées pour Textraction des dents, l'ouverture d'abcès, l'empyème et une multitude de petites opérations. Enfin, les potions à 0,15 ou 0,20 p. lOO de chlorhydrate de cocaïne (Dujardin-Beaumetz) réussissent assez bien contre la gastralgie, les spasmes de la coqueluche, l'angine do poitrine, les vomissements de la grossesse, le mal de mer (Otto et Regnault). Les préparations de cocaïne sont supportées par les enfants, à la condition que les doses soient rigoureusement proportionnées.
GOCAÏNISME hiissm') ou COCAÏSME (issm*) n. m. Etat qui résulie de l'abus de la coca et do son alcaloïde, la cocaïne. V. COCAÏNOMANIIi.
— Encycl. L'usage continu et exagéré de la coca et de la cocaïne entraîne certains troubles qui résultent de leur action élective sur le système nerveux. Les plus caractéristiques de ces troubles sont l'incertitude de la démarche, le tremblement des lèvres et la perte ou la diminution de la sensibilité. Il faut noter que l'abus de la coca amène la dilatation pupillaire, que la cocaïne ne produit pas.
COC AÏ NO-GALVANISME {niss7n') n. m. Méthode d'anesthésie, fondée sur l'emploi simultané de la cocaïne et de l'électricité.
— Encycl. Cette méthode, due à Reynolds f 1887), amène l'anesthésie locale par l'application, sur la région à anestbésier, de l'électrode négative trempée au préalable dans une solution de cocaïne à 1 p. 20. L'électrode positive, placée dans le voisinage de la première, est humectée d'eau pour assurer le contact. Cette méthode est aujourd'hui très peu usitée.
COCAÏNOMANIE [}ii — de cocaïne, et manie) n. f. Abus de la cocaïne.
— Encycl. A dose massive, la cocaïne produit, quand elle est reçue en injections hypodermiques, une excitation remarquable du système nerveux, qui se traduit par un sentiment de vigueur physique et intellectuelle inaccoutumée, pouvant aller jusqu'au délire. Cette période d'excitation n'est généralement pas suivie de dépression, comme dans l'abus de la morphine. Aussi certaines personnes, ayant constaté les effets de la cocaïne, soit au point de vue de l'excitation nerveuse, soit au point de vue analgésique, ont pris l'habitude de cet alcaloïde et arrivent à ne plus pouvoir s'en passer. Cette manie, qui n'est pas sans danger (v. cocaïnismk) se rencontre surtout chez les médecins, les écrivains et les artistes.
COCAL (rad. coca) n. m. Nom donné aux plantations de cocaïers. (On les établit, au Pérou et en Bolivie principalement, dans les espaces occupés par d'anciennes forêts défrichées. C'est surtout dans la province de la Paz, en Bolivie, que ces cocals sont établis.)
COCALIDES. Mythol. gr. Filles de Cocalos. V. ce mot.
COCALON n. m. Cocon de ver à soie, qui est de qualité iniérirure.
Cocalos. Myth. gr. Roi légendaire de Sicile. II donna l'hospitaiito à Dédale, qui fuyait de Crète. (V. dédale.) Pour faciliter la vengeance de ce dernier, et à l'instigation do ses propres filles, les Cocalides, que Dédale avait gagnées en fabriquant pour elles d'admirables automates, il attira chez lui Mines, et les Cocalides l'étouflfèrent dans un bain.
Cocanada ou Coconada, ville de l'Inde anglaise (présid. de Madras), à l'extrémité nord du delta de la Godavéri, sur la côte des Circars ; 40.550 hab. C'est lo second port- de la présidence après Madras. Ch.-l. d'un sousdistrict.
COCANGE {kanj') n. f. Argot. Coquille de noix, ii PI. Jeu dont les filous se servaient pour faire des dupes.
— Encycl. La cocange paraît être l'aïeule du bonneteau, qui l'a remplacée. Co jeu était tenu par un filou, habile escamoteur. Au lieu de cartes, il so servait de trois coquilles de noix ; il fallait deviner sous quelle coquille se trouvait une petite boule de liège.
COCANGEUR ijeur') n. m. Celui qui tenait un jeu do cocange.s.
COCANTIN n. m. Pop. Homme d'affaires.
COCARD n. m. Econ. rur. V.coqoard.