DOMICILIAIRE
BOMESSIN, comm. de la Savoie, arrond. et à 17 kilom. de Chambéry, non loin du Guiers; 1.262 liab.
DOMESTICATION {mè-sti, si-on) n. f. Action de domestiquer : Les bêtes ont des instincts sauvages gui survivent à la DOMESTICATION. (G. Sand.)
— EscYCL. La domestication de l'animal est l'association de son existence à celle do l'Iiomme. Cette association, si elle est imposée par l'homme, est tout au moins subie passivement par 1 animal, et. quelquefois, elle est recherchée par lui. La domestication doit résulter essentiellement d'une tendance innée, chez certaines races animales, de vivre en troupes sous la conduite d'un chef. Il faut distinguer rapprivoiscment de la » domestication » . L'apprivoisement contraint par force, ou par ruse, un instinct naturel d'indépendance, tandis que la domestication exploite un instinct naturel do sociabilité.
Les espèces vraiment domestiquées sont celles des chiens, des chevaux, des ânes, des bœufs, des chameaux, des moutons, des chèvres, des porcs, des poules, des dindons, des oies et des canards. Les animaux qui vivent solitairement, ou par couples, ne sont jamais qu'apprivoisés. Toutefois, quand les races privées ou captives sont d'un naturel timide et qu'elles subissent le joug de l'homme depuis de longues générations, on les distingue à peine des races domestiquées : tel est le cas pour le pigeon, le lapin. Le chat est moitié apprivoise, moitié parasite : il s'attache à la maison, parce qu'il y trouve ses aises.
La domestication, parce qu'elle change les conditions d'existence de l'animal, a pour conséquence do modifier son organisme. Les modifications portent tout d'abord sur les caractères les plus fugitifs, c'est-à-dire les moins essentiels de la race : couleur de la robe, longueur ou finesse des poils qui la constituent, taille de l'animal, etc. Mais, à la longue, les altérations du type primitif peuvent ttre telles qu'il devient presque impossible do le déterminer avec certitude. Aussi la question de l'origine de nos animaux domestiques et do nos plantes cultivées est-elle l'une des plus obscures et des plus controversées.
DOMESTICISMB {mè-sti-sissm') n. m. Etat de celui qui a perdu tout sentiment d'indépendance et se plie à toute domination : Le domesticisme des partis rétrogrades.
DOMESTICITÉ {mè-sti-si — du lat. domesticitas, même sens) n. f. Condition d'une personne qui est aux gages et au service d'une autre : La domesticité est beaucoup moins antipathique à la femme qu'à l'homme. (Proudh.) il Par ext. Ensemble des personnes qui font le service d'une maison : Se faire obéir par la domksticitë.
— Fig. Bassesse, action basse d'un domestique ou d'une personne qui est tombée à l'égard d'une autre dans une sorte de servilisme : Les clomns de Shakspeare ont des domesticités hautaines. (Vacquerie.)
— Par anal. Etat de soumission et de dépendance dans lequel vivent les animaux domestiques : La domesticité consiste en une association devenue nécessaire par l'influence de l'habitude. tCuv.,
— EnCTCL. V. DOMESTIQUE.
DOMESTIQUE {mè-stik' — du lat. dom es tic us, même sens) adj. Qui concerne la maison, l'intérieur de la famille : L'autorité DOMESTIQUE. Des dissensions domestiques, n Qui concerne le ménage, le service de l'administration des dépenses de la famille : Les soins domestiques sont la plus chère occupation de la /'emme.(J.-J.Rouss.)iiQni est attaché au service de la maison, qui est aux gages de la famille ; L'ouvrier domestique vit dans lu maison de ses maîtres. (Vacherot.)
— Par ext. Qui a rapport à l'intérieur de l'Etat : Les guerres domestiques sont plus cruelles que les guerres
ÉTBANGÈBES.
— Fig. Intérieur à l'homme, par opposition à étranger, extérieur: Les sensualistcs sont, en quelque sorte, les en«e- 7711* domestiques de la raison. (J. Simon.)
— Loc. div. : Education domestique, Education qu'on reçoit chez soi, et non dans un établissement public, ii Dieux domestiques, Dieux païens, qui présidaient à la garde de la maison, sous le nom de « dieux pénates » et de « dieux lares ». — La maison elle-même : Quitter, Bevoir ses dieux domestiques. Il Tribunal domestique. Tribunal de famille à qui les lois romaines attribuaient la connaissance de certaines affaires, il Esprit domestique, Caractère, manière de voir d'une personne qui se concentre dans sa maison et ne voit rien en dehors de sa famille, n Economie domestique, Economie qui a rapport au ménage, il Etat domestique. Etat des personnes qui sont aux gages et au service d autrui, — Etat d'un animal que l'homme a dompté et soumis à son usage, n Animal domestique, Animal que l'homme a dompté et soumis à son usage.
— n. Personne aux gages et au service d'une autre personne : On a autant d'ennemis que de domestiques. TSénèque.) il Animal domostiqtie : Le bœuf est le domestique le plus utile de la ferme, (Buu.) il Personne d'une condition quelconque, attachée au service d'un grand personnage : Les grands ont des domestiques qui les gouvernent. {Le Sage.) Il Ensemble des serviteurs d'une maison : Avoir un nombreux domestique, h Les domestiques. Les gens d'un pays, par opposition aux étrangers.
— Personne qui consacre tout son zèle à. servir une institution : Les fidèles ont quelquefois été appelés les do- HBSTIQUK.S de la foi.
— Grand domestique. Hist. Officier do la cour sous lo Bas-Empire.
— n. m. Inléricur de la famille, ménage : Le président du Harlnu était dans son domestique sur un cérémonial ridicule. (St-Simon.)
— Encycl. Hist. Après avoir, au iv« et au v' siècle, désiré un corps de soldats do la garde impériale, ce terme linit, à partir du vi* siècle, par s'appliquer à dos officiers. Au ix* et au x" siècle, le titre était plus répandu encore : les quatre régiments do la garde, excubUeurs, hiennates, numeri et scholes, étaient commandés par des domestiques; dans les provinces, le stratège avait comme chef d'état-major et suppléant le domestique du thème ; enfin, les deux commandants en chef do l'armée s'appelaient domestique» des scholes d'Orient ou d'Occident ; souvent, leurs fonctions étaient réunies entre les mains d'un généraii&simo, lo grand domestique. Los plus grands personnages de Eyzance ont revêtu cos dignités.
Aux premiorK temps do la monarchie française, on donna co nom aux dignitaires do la couronne, à l'imitation de l'ompiro romain. Quant aux domestiques proprement dits, leur condition sociale no différait guère, dans l'ancloono
France, do ce qu'elle est aujourd'hui, avec cette différence que la coutume faisait des domestiques une partie intégrante de la famille. C'est ce qui explique la sévérité des lois qui punissaient les délits commis par les domestiques contre leurs maîtres. Lo vol domestique était puni de mort, et, au xviii" siècle encore, on vit les parlements condamner à mort et faire exécuter des servantes coupables d'avoir volé une paire de draps à leurs maîtres. ■D'autre part, les domestiques ne pouvaient tester en faveur de leurs maîtres.
— Dr. L'engagement do ses services par un domestique ne peut avoir lieu que pour un temps déterminé (C. civ., uri. 1780). A l'inverse, rien ne s'oppose à ce qu'un maître s'engage à conserver toute sa vie un domestique; d'où résulte pour lui, s'il le renvoie, l'obligation de l'indemniser. Depuis la loi du 2 août l8G8,qui a abrogé l'article 1781 du Code civil, on applique les règles du droit commun pour les contestation.s qui s'élèvent entre le maître et le domestique relativement à la quotité des gages, au payement du salaire de l'année échue, aux acomptes donnés pour l'année courante. Avant cette loi, le maître était, à défaut d'écrit, cru sur son affirmation. — Les domestiques ont, pour leurs gages de l'année échue et pour ce qui leur est dû sur l'année couraute, un privilège général sur les meubles et les immeubles de leurs maîtres (C. civ., art. 2101, § 4, et 2101). — L'action pour le payement de leurs salaires, de la part des domestiques qui se louent à l'année, se prescrit par un an (C. civ., art. 2272, § 5). — Le legs fait à un domestique n'est pas censé fait en compensation de ses gages (C. civ., art. 1023).
Les domestiques ont le môme domicile que la personne qu'ils servent, lorsqu'ils demeurent chez elle (C. civ., art. 109). — Lo maître est responsable du dommage causé par ses domestiques, dans les fonctions auxquelles il les avait employés (C. civ., art. 1384). — On peut, dans les matières civiles, récuser le domestique dune partie, produit comme témoin (C. proc. civ., art. 233). — La peine de la réclusion est applicable au cas de vol par les domestiques dans la maison de leurs maîtres (C. pén., art. 3S6), et celle des travaux forcés (à temps ou à perpétuité, suivant les circonstances) au cas d'attentat aux mœurs de leur part sur la personne qu'ils servent (C. pén., art. 333).
— Syn. Domestique, apprivoisé, privé. V. apprivoiser.
— Domestique, laquais, serviteur, valet. Domestique et serviteur expriment : l'un la condition, l'autre l'action de servir une personne, de lui consacrer son travail et ses soins, sans idée défavorable ; mais Zo domestique est dans la maison du maître, il est toujours à ses ordres, tandis que lo serviteur peut avoir un domicile propre et se trouve dans une dépendance moins absolue. I-.0 laquais suit son maître partout et porte une livrée. Valet est, de tous ces mots, celui qui rappelle les idées les plus basses.
DOMESTIQUEMENT (jnè-sti-ke) adv. En domestique, comme domestique : Servir domestiquement. (Pou us.) Il Par ext. Familièrement, comme personne de la maison : Vivre domestiquement avec quelqu un. (Vieux.)
DOMESTIQUER (mè-sti-ké) v. a. Faire passer un animal do l'état sauvage à l'état de domesticité : Les Chinois ont complètement domestiqué la loutre depuis des siècles.
— Par dénigr. Amener à une soumission, à une déférence sorvile : Un prince n'éprouve aucuiie peine à domestiquer ses courtisans.
Se domestiquer, v. pr. Devenir domestique : L'kémionc ne s'est pas domestiqué 7"»s^w'ic/. 11 Par dénigr. Prondrj des habitudes serviles : Le courtisan est, de tous leii animaux, celui qui se domestique le plus aisément.
DOMET [mè) n. m. Nom donné, en Belgique, à toute flanelle dont la chaîne est de coton, et que l'on fabrique princiiialemcnt à Verviers et à Thimistcr.
DOMETT (Alfred), poète et homme politique anglais, né en isn, mort en 1887. Il débuta, en 1S32, par un volume de vers, puis, de 1836 à 1838, il donna au n Blackwoods Magazine » une série de poésies, parmi lesquelles se trouve lo fameux Chant de Nnèt, devenu populaire. En 1842, il alla se fixer on Nouvelle-Zélande, où il occupa les plus hautes magistratures jusqu'à celle de ministre. En 1871, Domett se retira des affaires publiques. De retour à Londres, il publia lianolf and Arnohia, a SoJith sea Dajt Dream. En 1877, il a publié sous le titre do : Flotsam and Jetsnm, Rhymes Old and New, un autre recueil qui eut un vif succès.
DOMÊVRE-EN-HAYE, ch.-l. de cant. de Meurthe-et- Moselle, arrond. et à 18 kilom. de Toul, non loin de l'Eclie, affluent de la Moselle ; 354 hab. — Lo canton a 27 comm. et 8.990 hab.
DOMEYKITE {mè-kit') n. f. Arséniure naturel de cuivre, dont la formule est Cu'As% le poids spécifique 7 à 7,5, et la dureté 3 à 3,5. Cotte espèce se trouve, en nodules blanchâtres, au Mexique et au Chili.
DOMEYKO ou DOMEJKO (Ignace), chimiste polonais, né à Niezdwiadka (gouv. de Grodno) en 1802, mort à Santiago (Chili) on 1889. Il s'occupa d'agriculture jusqu'en 1830. Ayant pris une part active à l'insurrection polonaise, il dut quitter son pays et devint, au Cliili, directeur de l'école et du cabinet de physique et de minéralogie que le gouvernement chilien avait tonde à Coquimbo. Pendant son séjour à Coquimbo, il publia on espagnol divers ouvrages élémentaires, entre autres : Eléments de physique expérimentale et de minéralogie ; Eléments de minéralogie, enrichis d'études sur les minéraux découverts dans les Andes par l'autour, et Introduction à l'étude des sciences naturelles. En 1846, lo gouvernement chilien l'appela à la chairo do chimie de l'université do Santiago. Il a publié aussi : Traité de minéralogie chilienne; Traité de géoloqie chilienne ; l'Araucanie et ses habitants, le seul ouvrage qu'il ait fait paraître en polonais (1860).
DOMEYROT, comm. de laCreuse, arr. (;t à 25 kilom. do Hoiissac, non loin du Verraiix, affluent do la Pclito- Crenso ; l.oiG hab.
DOMFRONT (Don-fron), ch.-l.
d'arrond. do l'Orne, à 56 kjl. d'Alen- Armes de Uomfront. çon ; 4.966 hab. {Domfrontais, aises.)
Ch. do f. Ouest, Tribunal de 1" instance, collège communal, bibliothèque, comice agricole, hospice, carrières do granit. Située sur une colline du Bocage normand qui domino do 70 mètres la vallée do la Varenno, Domlront a
conservé l'aspect d'une ville du moyen âge. On voit encore quatorze tours de son ancienne enceinte, et, dans un s(|uare, des pans de mur hauts de 30 mètres, restes du château construit par le comte do Bellême. — L'arrondissement a 8 cant., 96 comm. et 112.874 hab.; le canton, 11 comm. et 17.410 hab.
Domfront doit son origine et son nom à un ermite nommé Front, qui se fixa en ce lieu vers 540 et y attira des disciples. A cause de sa position stratégique, la ville fut très éprouvée par les guerres de Cent ans et de religion. On attribue aux Anglais la construction de la prison ; l'église de Notre-Dame-sur-rEau (xi* s.) porto encore les traces des dévastations des protestants. La cité a été démantelée par l'ordre de Henri IV.
Domfront ou Domfront-en-champagne, comm.
de la Sarlhe, arr. et à 17 kil. du Mans, non lom du Vray, affluent de laSarthe; 1.067 hab. Ch. de f. Ouest. Chaux.
DOMGERMAIN, comm. de Meurthe-et-Moselle, arr. et à 7 kil. de Toul, près de la source de l'Ocher, affluent de la Moselle ; 1.046 hab. Ch. de f. Est. Commerce de vins.
DOMXCELLAIRE { sèl'-lêr' — du lat. dornus, maison) n. m. L'un des grands officiers des cours allemandes.
DOMICELLE {sèV] n. m. Nom que, dans les colonies, on donne vulgairement à une variété de perroquet.
DOMICELLUS {sèl'-luss — abrév. du mot lat. dominicellus, dimin. inus. de dominus, maître, seigneur) n. m. Féod. Nom qui désignait les seigneurs apanages, pour les distinguer des domini, ou seigneurs, ti PI. Des domicelli.
DOMICILE [siV — lat. domicilium ; de domus, maison) n. m. Résidence principale; habitation fixe ou habituelle : Avoir trois ans de domicile à Pa^'is. \\ Par ext. Lieu où l'on réside : Violer le domicile de qiKlqu'un. 11 Elire domicile, Se fixer, se décider à résider, il Par anal. Lieu où un animal habite ordinairement : Le domicile de l'écureuil est propre, chaud et impénétrable à la pluie. (Buff.)
— Dr. Domicile légal ou simplement Domicile, Lieu où la loi présume qu'une personne se trouve, pour l'exercice de ses droits et l'accomplissement do ses devoirs. 11 Domicile réel, Celui où l'on réside do fait. 11 Domicile élu, Domicile fictif que l'on déclare choisir pour l'exercice de certains droits, n Election de dominle. Déclaration légale du domicile élu. 11 Domicile de riaissance ou d'origine. Domicile du père et de la mère, il Domicile de secours, Lieu où, d'après les règlements, les personnes nécessiteuses ont droit à être secourues ; Le domicile de secours départemental, communal est établi par trois ans de résidence, il Domicile politique, Lieu où l'on peut exercer ses droits politiques : Le domicile réel et le domicile politique sont ordinairement confondus.
— Astrol. Signe du zodiaque, dans lequel une planète avait ?a principale influence.
— Loc. adv. A domicile, Dans l'habitation particulière des personnes ; Négociant qui sert ses pratiques À domicile.
— Encycl. Dr. A un point de vue pratique, le domicile est lu siègo juridique d'une personne, le lieu où elle est censée se trouver toujours, aux yeux de la lui, pour l'exercice do certains droits. Le domicile consiste dans un droit et se conserve par l'intention, malgré l'absence et les voyages; il diffère de la résidence, qui est tonte de fait, et se perd dans un lieu dès que Ton va dans un autre. Si une personne a plusieurs établissements, c'est au plus important que se trouve son domicile. Le domicile est politique ou civil. Le domicile politique est celui où une personne exerce ses droits politiques, notamment ses droits électoraux. Il s'acquiert par une résidence d'une certaine durée dans une môme commune. Le domicile m-i/ est celui où une personne exerce ses droits civils. Sa détermination a grande importance, à divers points de vue de compétence et de procédure. I! se subdivise en domicile réel et domicile élu ou d'élection.
Le domicile réel est le domicile général et ordinaire, celui de droit commun, où l'on est censé se trouver toujours et où doivent être adressées toutes les notifications d'actes qui se font à personne ou à domicile. Le domicile réel est « au lieu où la personne a son principal établissement » (C. civ., art. 102). Le domicile d'élection, au contraire, est un domicile exceptionnel, généralement fictif, choisi spécialement pour l'exécution d'un acte ou pour recevoir telle notification déterminée (C. civ.. art. 111).
Le domicile d'origme ou de Jiaissayice se conserve jusqu'à ce qu'il y ait preuve de changement (C. civ., art. 103 et suiv.).
Un certain nombre de personnes (art. 107 et suiv. du C. civ.) acquièrent un domicile par l'effet de la loi. Il en est ainsi des femmes mariées, dont le domicile est fixé chez leur mari; des interdits, qui ont leur domicile chez leur tuteur, etc.
La violation du domicile est un délit puni par l'article 184 du Code pénal. Elle n'est permise aux officiers de police, munis de mandats réguliers, que dans les cas expressément prévus par la loi.
— Milit. Au point de vue militaire, la distinction entre le domicile et la résidence n'est pas moins importante qu'au regard du droit civil. Pour le tirage au sort et 1 inscription sur les tableaux do recensement, le canton assigné au jeune hommo est celui où sont domiciliés ses parents ou tuteurs, quelle que soit sa résidence personnelle. Plus tard encore, co jeuno homme, môme émancipé, établi ailleurs, expatrié, absent, engagé, emprisonné, est toujours considéré comme domicilié dans le canton, si ses parents y ont conservé leur domicile , ou si son père, môme expatrié, y avait son dernier domicile; le jeune hommo marié est môme considéré comme domicilié dans le canton de son père, tant qu'il ne justifie pas d'un autre domicile réel. Après avoir servi dans l'armée active et tant qu'ils comptent dans la réserve ou l'armée territoriale, les anciens soldats doivent informer l'autorité militaire, par déclaration A la gendarmerie, de tous leurs changements de domicile ou de résidence. Le premier i.liangoment seul fait modifier leur affectation, c'est-à-dire la désignation du corps do troujios où ils ont à accomplir ItMirs [lériodes d'instruction et qu'ils doivent rejoindre en cas de mobilisation.
— Syn. Domicile, demeure, réeidence, etc. V. demeure DOMICILIAIRE (si-li-èr') adj. Qui a rapport an domicile,
qui so fait dans lo domicile : Description domiciliaire. Il Visite domiciliaire, "Visite faîte au domicile de quoiqu'un par autorité de justice.
DOMICILIAIREMENT {sï-li-è) adv. Commo ilans un domicile : Habiter partout, mais nulle part ijomiciliair1':mknt.
— Fig-. D'tuio manière rtxo, immuable : Juron traditionnel, ooMU'iLiAïUKMKNT établi sur les làvres de quel- </H'un. (liitis.)
DOMICILIATAIRE {si, ti)r') n. m. Tiers au domicile duquel osi payable une lettre do chaugo fournie sur une l»orsoiino.
— Kncyci.. Lo domiciliataire nayo ù 1 echôaDce, peur le l'onipio du tirô, la traite précéuemmont accoptéo par celui-ci. Le domiciliataire peut résider dans la môme ville (|^ue lo tiré, ou dans un lieu dillcront. Lo nom du doniicihalaire peut ôtre indii|;iô par lo tireur lors do rtimissioii do la traiio; le plus souvent, il lo sera par lo tire au moment do l'accoptation.
DOMICILIER [si. — Prend deux i de suite aux doux prom. pors. pi. do l'imp. do i'ind. et du près, du subj. : Nous domiriliio/is. (Jue vous domicilUe:) v. a. Domicilier une traite, Kliro un domicilo pour son payement.
Domicilié, ée part. pass. du v. Domicilier.
— Vouer. Animal domicilié, Animal qui so fixe dans un Uou.
— P^ch. Poissons domiciliés, Poissons qui vivent près des mêmes oôtos : Les soles et la plupart des poissons plats sont des poissons domiciliés.
— Substanliv. n. m. Antiq. gr. Etranger qui avait son domicile à Athônos, sans être citoyen do cotte ville.