DOMBES — DOMESDAY
cet appareil. Il importe, lorsque l'on veut construire un dôme, de calculer très exactement ses poussées au vide. Ce calcul est identique à celui des voûtes sphériques, lorsque le dôme est engendré par un quart de circonférence, ce qui est lo cas le plus fréquent. Ce même calcul dérive de celui des voûtes cylindriques, quand lo dôme est polygonal. V. voûte.
— Mécan. Dôme de vapeur. Ou donne ce nom à la capacité additionnelle cylindrosphérii|ue que l'on élève, dans quelques machines locomotives, au-dessus do la partie supérieure de la chaudière, et qui forme un réservoir dans lequel est puisée la vapeur qui so rendaux cylindres. Ce dôme apour objet d'augmenter la dimension du réservoir de vapeur, qui doit être dans un certain rapport avec la dépense faite à chaque coup de piston, et de relover à une certaine hauteur, au-dessus de la surface do l'eau, l'origine du tuyau de prise de vapeur.
DÔME (monts), ligne de volcans éteints d'Auvergne, dans le département du Puy-de-Dôme, au S.-O., àl'O., au N,-0. de Clermont-Ferrand, sur le plateau séparant la plaine de la Limagne et la vallée de l'Allier (à l'E.) des gorges de la Sioule, affluent gauche de l'Allier (à l'C). Ce plateati de granits, de gneiss, de micaschistes, se poursuit du S. au N., avec altitudes de 800 à 1.000 mètres, et ces volcans, dominant leur socle de 500 mètres, de 200, de loo seulement, ne remontent qu'à la période quaternaire. Le plus haut et le plus connu de tous, le pu>j de Dôme (1.465 m.), au-dessus même de Clermont, a 550 mètres de commandement sur le plateau, l.ioo mètres sur la Limagne. Ces volcans, ou pmjs, sont au nombre de 62.
DOMEGGE, comm. d'Italie (Vénétie [prov. de Bellune]), près de la Piave; 2.650 hab.
DoMEJKO. Biogr. V. Domeyko.
DOMÈNE. ch.-l. de cant. de l'Isère, arr. et à 10 kil. de Grenoble, près de l'Isère, sur son affluent le Doménon, dans le Graisivaudan : 1 .878 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Culture du tabac ; moulins ; fabriques de parquets, papeteries, taillanderie, scieries, tuileries, briqueteries. Ruines do l'église de l'ancien prieuré, autour duquel s'est formé le bourg, au moyen âge. — Lo canton a II comm. et 9.537 hab.
DOMENECB (abbé Emmanuel-Henri-Dieudonné), littérateur français, né à Lyon en 1825. Missionnaire, puis chanoine de Montpellier," il fut aumônier à l'armée du Mexique et attaché, comme directeur de la presse, au cabinet de Maximilien. Pendant la guerre franco-allemande de 1870-1871, il fut aumônier dos ambulances à l'armée de Mac-Mabon, puis à l'armée de la Loire. Il a écrit divers ouvrages sur le Mexique, publié un Manuscrit pictographique américain (1860), dont l'authenticité fut contestée, et donné une Histoire de la campagne de IS10-IS7I et de la deuxième aynùulance, dite ambulance de la presse française (1871).
DoMENICHI (Lodovico), littérateur italien, né à Plaisance en 1515, mort à Pise en 1564. Ayant eu, à Florence, maille à partir avec l'Inquisition pour une cause qu'on ignore, il subit la question, et fut condamné à une détention perpétuelle. Paul Jove, dont il s'était acquis l'amitié, lui fit rendre la liberté. Domenichi fut également lié avec Pierre Arétin et avec A. -F. Doni, qui devint, par la suite, son ennemi implacable. Outre ses traductions de Polybe (1545), des l'ïej de Plutarque (1555), de V Histoire naturelle do Pline (1561), Domenichi a publié plusieurs ouvrages qui no sont guère que des compilations.
DOMER (Jean), chroniqueur français, né vers 1420, mort après 1459. Régent à l'université de Paris, il fut chargé par Charles VII de réunir les matériaux d'une histoire do France, pris dans les chartes et les chroniques. Il reçut, avec une pension, le titre do « chroniqueur du roi » . Los manuscrits qu'il a pu laisser sont perdus.
DoMÉRAT, comm. do l'Allier, arrond. et à 7 kilom. da Moniluçou, sur un affluent de la Xlagieure ; 3.513 hab. Ch. do I'. Orléans.
DOMERGUE (François-Urbain), grammairien français, né à Aubagno (Provence) en 1745, mort à Paris en 1810. Il entra dans la congrégation des doctrinaires, qu'il quiita en 1784, après avoir professé la grammaire et publié une Grammaire française simplifiée (1778). Il devint membre de l'Institut (1795), professeur de grammaire générale au collège des Quatro-Nations, enfin professeur do belleslettres au collège Charlemagno. Sa morgue, sa faconde, son mauvais style, son pédantismo lui attirèrent do vifs sarcasmes. Outre de fort médiocres poésies, on lui doit : lo Mémorial d'un Jeune orthographiste (1790); la Prononciation française déterminée par des signes invariables (Paris, 1797); Grammaire générale anatylioue (1799); Manuel des étrangers amateurs de la langue française (1S05); Solutions grammaticales (180s); etc.
DOMERIE Irl) n. f. Bénéfice ecclésiastique, dont lo possesseur porto lo titro do dom.
Domesday-book ou, plus simplom., Domesday, sorte do cadastre des comtés anglais, rédigé on français, sous lo règne do Gitillaume lo Conquérant. C'est l'état dos domaines conquis par les Normands sur les .\nglo-Saxons ot sa répartition entre le roi conquérant et sos fidèles. Lo Domesday-honk ost on doux volumes, sur parchemin ; lo premier do 382 folios, lo second do 450. La rédaction on f\it i(>riniiiée eu 1086. Le roi (It rédiger cet état dos terres pour déterminer les redevances do ses vassaux. On donne au mot />ome.^daii-bnak lo sons de Livre du jour du jugement : lattribution des terres par l'inscription dans ce gnind-livro étant une senlenco sans appel. Lo llomcutau^ook n été publié en 1783 ot 1310, A Londres, par les soins ilo la Record commission.
DOMESSIN