‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 758 sur 870 · DOMREMY-LA-PUCELLE · texte numérisé non relu

DOMREMY-LA-PUCELLE

coinni. dt'S Vosges, arrudd. ot à 11 kiloni. do Noufchàteau, sur la Meuse, au piod do collines boisées ; 339bab.Ch.do I'.

Est. Carrières de pierres calcaires; vignobles; moulin.

IjO bourj^ de Domreniy n'a pas d'hisioire jusqu'au moment où Jeanne d'Arc y naquit.

Jacques d'Arc, le pôro do la Pucelle, était venu s'y fixer vers lUO, peu de temps avant la naissance do Jeanne. La maison qu'il habitait, la i< maison do Jeanne d'Arc <>, est aujourd'hui classée parmi les monuments historiques. Elle fut achetée par l'Etat en 1818 et reconstituée, autant que possible, dans son aspect primitif. La porte est surmontée do trois écussons, avec cette inscription oui date do usi : » Vive Labeur; vive le Roy Loys ! » La maison se compose de trois pièces, dont la chambre de Jeanne d'Arc ; elle est toute remplie d'objets rappelant la mémoire de l'héroïne. Dans la plus grande pièce, solôve un modèle en bronze de la statue do la Pucelle, par la princesse Mario d'Orléans.

Le roi Louis XVIU voulut qu'une école do tilles fût annexée à la maison de Jeanne d"Arc et une fontaine, surmontée do sa statue, érigéo on son honneur. — Devant réglise (xi« s.), siatuo do Jeanne d'Arc par Paul. — Devant la maison, autre nouvelle statue par le sculpteur Morcié. — Une superbe basili<me a été construite, eu 1890, au n Bois-Chenu u, à 2 kilom. de Domremy, sur remplace-

DOMPTURE

DONAGH

Dompte-venin : a, coupe de la fleur; b, fruit.

Maison de Jeanne d'Arc, à Domremy.

ment qu'occupait la chapelle de Sainte-Cathorine, où allait souvent prier Jeanne d'Arc.

DÔMSÔD, bourg d'Austro-IIongrie (Hongrie [coraitat de PestJ), sur le Danuho ; 4.070 hab.

DoMSURE, comm. do l'Ain, arrond. et à 25 kilom. do Bourg, non loin du Soluan, en Bresse ; 932 hab.

DON (lat. donum, mémo sens) n. m. Présent, cession gratuite et volontaire : Les dons acadi'miqaes de M. de Montyon. Il Bien donné ou procuré : La prudence est un DON p'écieuT. Il Avantage naturel ; talent; faculté do faire ou de ne pas faire une chose : Frauldin at^ait nature Usinent ce DON piipnlaire de p'^nser en prouerôes. (Sto-Beuve.) — Ironiq. Défaut, qualité mauvaise : Avoir le don d'indisposer tous ses amis.

— Loc. div. : Don des larmes. Facilité à pleurer, ti Dons de la terre, Ses productions, n Dons de la fortune. Biens, richesses, il Don de soi, yacrilîce de ses intérêts, de ses penchants, de sa volonté ; abnégation de soi-même, il Don d'amoureuse merci. Dernières faveurs accordées par une femme. (Vieux.) il flaire don de son cœur. Faire don de sa foi, Accorder son amour.

— Poétiq. Dons de Flore, Dons de Pomone, Dons de Ttacchus. Dons de Cérès^ etc., Fleurs, Fruits, Vendanges, Moissons, etc.

— Alchim. Don céleste, Pierre philosophalo.

— Comm. Déduction gracieuse que fait un marchand on gros sur le poids net des marchandises qu'il vend, ii Kolaction pour altération ou déchet naturel do la marchandise. (La tolérance accordée en général pour le déchet nommé pousse ou poussière a pour objet do limiter la réclamation do l'acboteur contre le vendeur.)

— Coût. anc. /)on mobile. Kn Normandie, Avantage quo la femme acirordait sur sa dot pour aider aux dépenses du ménage, il /)on du 7nalin. Don iju'il était d'usago d'olfrir à uno nouvelle mariée, le lendemain do ses noces, sous les rois de la première race. (On disait aussi moroivNOAH.)

— Dr. Donation entre vifs, n Don jnanuel, Donation faite par transmission directe, de la main à la main et sans écrit. Il /Jon mutuel. Donation réciproque entre époux. 'V. la partie encycl.) n Dons corrompuhlrs. Dans l'ancienne législation, Présents ollerts à. un juge ou ù un magistrat, dans l'intention de les corrompre.

— liisl. Libéralités que le roi faisait ù ses sujets, soit par brevet, soit par lettres patentes, et qui consistaient en confiscations, amendes et autres biens casuels, qui n'avaiont pas oiicoro fait partie du domaine de la couronne. Il Don gratuit ou Don du gratuit. Taxe volontaire que lo clergé s'imposait sur la doinando du roi. — Taxodu mémo yonro, quo votaient les états do province, ii J)ons patriotiques, Dons offerts par les particuliers, pour subvenir aux besoins do l'Etat.

— Illst. occlés. Don des langues, Faculté do parler toutes les langues, que loSaint-Esiirit accordaaux apùtros.

Il Dans lo langage commun. Facilité à apprendre ot i parler les langues.

— Liturg. grecque. Saints dons. Symboles du corps ol du sang tlo Jésus, espèces cucharistitiiies.

— Théol. Chacune des sept grâces que lo Saint-Esprit donne dans la contirmatiou : JUcevoir lo Saint-Iîsprit avec

tous ses DONS.

— Prûv. : II n'est ai bel acquis que le don, La moillouro acquisition qu'on puisse faire est ccllo pour laquelle on n'a rien à donner on retour.

~ Encycl. Relig. Dons du Saint-Esprit. Dans la langue do la théologie catholique, cette expression a doux sens. Los voici, avec l'explication que les théologiens on donnent. On désigne ainsi d'abord les dons surnaturels que Dieu accordait aux premiers chrétiens pour fortilier leur propre foi et pour convaincre les infidèles. La réalité do ces dons est attestée par de nombreux passages des Actes des Apôtres. .Saint Paul, dans la première Epitre aitx Corinthiens (ch. XII), en parle comme de faits incontestés et dont les chrétiens, à qui il s'adresse, sont témoins journellement. Plus souvent encore, ordinairement même, on entend par dons du Saitit-Esprit certains dons surnaturels, quo Dieu communique par infusion à l'homme rég^énéré, en lui conférant la grâce sanctitiante. Le chrétien en reçoit la plénitude, dans le sacrement de confirmation. Les dons du Saint-Esprit sont au nombre de sept : leurs noms sont tirés d'un passage du prophète Isaïe (ch. X, 2, 3). Ce sont les dons de sagesse ou de discernement, à'intelligence, de science, de conseil on do prudence, de force, de piété et enfin do crainte de Dieu.

Don des langues. Le Livre des Actes (ch. II, 4-14) raconte que les apôtres, réunis dans le cénacle, » virent paraître comme des langues de feu, qui se partagèrent et s'arrêtèrent sur chacun d'eux. Aussitôt, ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils commencèrent à parler en diverses langues. D'après le' témoignage du même Livre des Actes, ce miracle s'est reproduit une première fois en faveurdu centurion Corneille et de sa famille (ch. X. 40), et une seconde en faveur desnéophytesd'Ephèse(ch.XIX, 6). Voilà ce que les exégètes ont appelé don des langues.

Mais on donne aussi lo même nom à un fait mystérieux que saint Paul décrit en détail, dans l'épître citée à l'article précédent (ch. XIV). Parmi les dons du Saint- Esprit dont il raconte quo les premières assemblées chrétiennes étaient gratifiées, il signale en particulier le don des langues. Or il arrivait souvent, d'après son témoi-

fnage, quo celui qui parlait ainsi une langue différente 0 sa langue natale ne se comprenait pas lui-même et n'était pas compris de ses auditeurs. Aussi saint Paul déclare-t-il préférer lo don de prophétie au don des langues ainsi manifesté.

Plusieurs exégètes rationalistes on même protestants voient dans co phénomène une sorte d'extase où le fidèle inspiré ne faisait entendre que des sons confus et inarticulés ou des paroles incohérentes. Ils nomment ce pouvoir étrange la glossolalie. Les exégètes catholiques rejettent cette interprétation, comme opposée à la tradition et contredite par le texte même de saint Paul.

— Dr. Don manuel. Ou désigne ainsi la donation faite do la main ù. la main d'une choso susceptible d'être transmise par voie de simple tradition. Cette libéralité n'est assujettie à aucune condition do forme ; elle se consomme, sans <Hn'i\ soit rédiçô d'acte, par le seul consentement des parties et la remise réelle de l'objet donné.

Mais, si le don manuel échappe aux règles de forme, il reste soumis à toutes les règles de fond qui régissent les donations. Il suppose d'abord, chez le donateur, Vanimus donandi, c'est-à-diro l'intention do gratiiier lo donataire, en se dépouillant actuellement et irrévocablement do la choso donnée et, de la part du donataire, la volonté d'accepter la libéralité. Les conditions de capacité de disposer et de recevoir sont les mêmes qu'en matière do donation. Les dons manuels sont rapportables à la succession du donateur, s'ils n'ont pas été faits à titre de préciput; ils sont sujets à réduction, s'ils dépassent la quotité disponible; ils sont révocables pour cause d'inexécution des charges, d'ingratitude et de supvonance d'enfant.

Mais les dons minimes, qui peuvent être considérés comme do simples présents d'usago. no constituent pas, en droit, dos donations ot échappent à l'application dos règles susvisées. Les meubles corporels, tels quo lo mobilier, l'argent, les bijoux, les denrées, ainsi quo les billets et valeurs au porteur, peuvent seuls faire l'objet d'un don manuel. Les meubles incorporels, comme les rentes, les créances, los effets négociables, dont lo modo do transmission est régi par des règles spéciales, no sont pas susceptibles d'ôtro acquis à Ulre do don manuel.

Don mutuel. Ainsi se nommo la donation réciproque faite entre mari et femme p;ir un acte, ot devant s'exécuter au profit do l'époux survivant sur les biens du prémourant. Ce don ne pouvait, dans l'ancien droit français, avoir pour objet que l usufruit de biens communs. Les deux libéralités devaient être de mémo étendue. De plus, les époux ne devaient avoir aucun enfant au décès du prémourant. Lo don mutuel est permis aujourd'hui, mais il est révocable ot ne peut se faire par un seul et mémo acte.

— 8yn. Don, cadeau, gratification, présent. V. cadrau.

DON (mot espagn.; du lat. dominus, maître, seigneur) n. Titro d'honnour donné aux nobles en Espagne |lo mot portugais correspondant est r/om] : Don Juan.w Par ext. Noble d'Espagne ot, fam.. Surnom donné aux Espagnols : Voilà les DONS (]ui sortent du détroit. (E. Sue.) V. doSa.

Don ou UldON, affinent gaucho do la Vilaino, sorti de l'éiangdu Pin. 11 baigne Troffieuc, Guéinéné, et coiitluo près do Massérac, après un cours do 80 kilomètres.

Don, rivière d'.'Vngloterro (comté d'York), affluent do rOuso, (|ui arroso Shurfield. Environ i lo kilom. de cours. — Fleuvo côtior d'Etrosso (comté d'Abordoon), qui so jette dans la mer du Nord, prés d'Aberdeon, après un cours d'environ 130 kilomètres. Sos oaux alimontout uu canal navigaido d'Inverary à. Abordeon.

Don (Io Tanaïs dos anciens), grand fleuvo do Russio, qui naît «lans lo gouvernement de Toula ot va se jeter dans la mer d'Azov. Il passe devant Dankof, l^ebédian, so double, ii droite, de la Sosna BystraVa ou Sosna rapide (321 kilom.), baigne Zatlonsk. reçoit ù gaucho la Voronèio (4»i kilom.), le Khopor (ou Kbopior), qui n'a pas moins île SOr. kilom., et la M('dviédiiza((isi kibim.). Arrivé i\ 00 kilom. soulonioiit do la rive droite du Volga (mais à uno altitiKle do 125 m. supérieure), il so détourne brusquoinont vors lo

Donacicola.

S. -G. à travers lo pays des Cosaques du Don reçoit à droite lo Donetz (1.083 Itilom.), passe devant Rostof, Azov, ot se perd dans la mor d'Azov par tronto bras, dont trois navigables. Cours : 1.855 kilom.

Don (TimuiToiRE DE l'armkb nu), province de la Russie d'Europe, dans la steppe méridionale, s'étendant du littoral do la mor d'Azov à la frontière de la province du Kouban, et couvrant uno superficie de 164.600 kilom. carrés; elle est peuplée do 2.200.000 hab. Novo-Tcherkask, la capitale, Rostof sur le Don et Taganrog sont les trois principales villes du pays, qui est administrativement divisé en 9 cercles depuis 1887, date où furent ajoutés aux 7 arrondissements créés on 1802 le district de Rostof sur lo Don et la capitainerio de Taganrog.

Don [ciïRCLES du), nom do deux cordes dépendant du Territoire do l'armée du Don. Le premier cercle du Don a 215.617 hab. sur 11. :ïS5 kîlom. carrés; son chef-lieu est la stanitza Konstantinovskaia. — Lo second cercle du Don a 193.843 hab., sur uno superficie do 31.959 kilom. carrés. Ch.-l. stanitza Nijné-Tchirslcaia.

Don (pats des cosaques du), nom donné à la province russe dite officiellement Territoire de l'armée du Don.

DONA, DONA (vieilli) OU DONNE [de l'espagn. doua, dame] n. f. Titre d'honneur donné aux princesses ou aux femmes nobles d'Espagne.

DONAGARGYRITE ( ; i ) n. f. Antïmoniosulfure naturel d'argent ot do plomb. Syn. de freieslbbênite.

DONACE {nass) n. f. Nom vulgaire d'une espèce de donax comestible.

DONACICOLA (si) n. m. Genre d'oiseaux passereaux co-

nirostres, famille des plocéidés, comprenant dos bengalis dont on connaît cinq ou six espèces habitant la région australienne. (Les donacicola sont, exactement, un sousgenre d^amadlna. Une dos plus jolies espèces est le donacicola spcctabilis, roux, avec la tète noire et le ventre blanc. Elle est propre à la Nouvelle-Bretagne.)

DONACIDÉS {si) n. m. pi.

Famille de mollusques lamellibranches siphoniens, caractérisée par la coquille équivalvô, trigone, sans nacre, recouverte d'un épiderme. (Les genres donax et Iphigenia sont les représentants des donacîdés.) — Un donacidé

DONAGIE [si] ou DONAGIA {si) n. f. Genre d'insectes coléoptères, type do la tribu des donaciinés , comprenant des formes élégantes, ordinairement métalliques, qui vivent sur les plantes aquatiques.

— Encycl. On connaît do nombreuses espèces do douacies , répandues dans l'hémisphère boréal ; vingt-six habitent la France. Leurs larves, toujours submergées, so transforment en nymphes dans une coque fixée au pied des végéiau.x (alismacées, typhacées, etc.), qui les ont nourries.

DONACIINÉS ($0 n. m. pi.

Tribu d'insoctes coléoptères phytophages, famille des chrysomélidés, qui, par leur forme élancée ot leurs antennes longues, forment lo passage entre les longicornos et les chrysomèles.

(Les genres principaux des donaciinés sont ; ?ifl?HiOHia et donacia.) — Un dona-

CIINÈ.

DONACOBIUS {bi-uss) n. m. Genre d'oiseaux passereaux don tirostros, famille des troglodytidés, tribu des troglodytinés, comprenant do petites formes ressemblant aux fauvettes, à bec long ot fin, à queue large et arrondie, à livrée rousse et grise, ou noiro, variée do blanc. (On connaît six espèces de do~ nacobius , réparties depuis lo Panama jusqu'au Chili : donacobius albolineatus [Bolivie]; donacoùius ej/aneus [Brésil!; etc.)

DONACOCHARA {ko-ka) n. m. Gonro d'arachnides dipneumonos, famille des argiopidés, comprenant uno seule espèce européenne, qui vit dans les grands marécages. (C'est lo donacocliara speriosa, petite araignée qui so trouve dans lo nord do la Franco.)

DONACODE n. m. Genre déplantes odoriférantes, do lu fumillo dos zingibéracées, à port d'amomum, qui croit aux Moluquos.

DONACOPSi3f/)5fss) n.m.Paléont.

Genre do niollusques himellibranchos, rauiilledescyrénidés, comprenant dos coquilles voisines dos corbiculos, avant uno charnière & (rois dents cardniales A droite ot doux à gaucho. (Lo t vpodocogcnro, fossile dansTéocèno, est lo donacopsis aculangularis.)

DONA-FRANCISGA. Qéogr.

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