DOMPTE-VENIN
aussi limpôi fut-il perçu avec une extrême rigueur, la délation Ûeurit de nouveau, la chasse aux testaments, la confiscation redevinrent des ressources. La révolte d'Antonius Saturniûus et des légions do Germanie, en 93, épouvantèrent Domitien. Il vit des complots partout, et. vrais ou faux, les réprima impitoyablement. Dés lors, il vécut solitaire, entouré d'astrologues, livré aux pires débauches. Les livres même furent poursuivis, les philosophes chassés de Rome. Les lois contre les judaïsaîits, c'est-à-dire les chrétiens, furent remises en vigueur, avec une extrême sévérité. Le sénat prêtait la main à toutes ces cruautés et se montrait plus vil que jamais, bien qu'il ne faille sans doute pas prendre à la lettre la fameuse histoire du turbot, où Juvénal nous montre le sénat délibérant gravement sur la sauce à laquelle sera man^é ce remarquable animal. Ennn, en 96, un dernier complot, à !a tète duquel se trouvait la femme même de l'empereur, Domitia, mit fin à ses jours. Un esclave impérial, aidé de gladiateurs, le perça de sept coups de poignard.
— BiBLiOGR. : Suétone, Vie des douze Césars; Tacite, Histoire latine, et Vie d'Agrtcola; Tillemont. Histoire des empereurs ;D\i' ruy. Histoire romaine; S. Gsell, Essai sur l'empereur Domitien.
DOMITILLA (Flavia), fille du greffier d'un questeur, Flavius Liberalis. Après avoir été la maîtresse du clievalier Statilius Capella, elle fut. par un jugement, reconnue citoyenne romaine, épousa Vespasien, et mourut avant que celui-ci fût parvenu à lompire.
DOMITXLLE ^sainte), martyre de la fin du i" siècle. Nommée Flavia Domitilla, elle appartenait, on ne sait pas exactement à quel titre, à la famille des Flaviens, montée avec Vespasien sur le trône des Césars. Sœur ou peut-être nièce du consul Flavius Clemens. elle était chrétienne comme lui. Domitien l'exila dans l'île do Ponce, près de Pouzzoles; mais Nervalui rendit la liberté. Quoique mariée à Flavius Onesimus, sa vie fut telle qu'on l'honora comme vierge. On lui donna aussi le titre de ■■ martyre n, parce quelle souffrit pour la foi. — Fête le 12 mai.
DOMITIQUE (/)A-"j adj. Miner. Qui appartient àladomite, qui en contient.
DOMITIUS Ahenobarbus, famille romaine de la gens Domitia. Les principaux de ses membres furent : Domitius Ahenobarbus {Cneîus), consul en 192 av. J.-C, vainqueur des Boiens, puis lieutenant do Scipion contre Antiochus ie Grand ; — Domitius Ahenobarous {Cneius), consul en 122, lequel battit les AUobroges et leur allié, l'Arverne Bituit, grâce à la terreur qu'inspirèrent ses éléphants ; construisit en Gaule une voie qui porta son nom, exerça sévèrement la censure en 115; — Domitius Ahenobarbus {Cneius), fils du précédent, tribun du peuple en 104, consul en 96, censeur en 92, en mémo temps que Licinius Crassus Domitius, avec lequel il eut de violents démêlés. [Sous leur censure, les écoles do rhéteurs furent fermées] ; — Domitius Ahenobarbus (Cneius), préteur en 96, consul en 94, frère du précédent, qui embrassa le parti de Sylla et périt par ordre do Marins ; — Domitius Ahenobarbus iCneius). beau-frère et partisan de Caton d'Utique, édile en 58, consul en 54, lequel fut chargé par Pompée de présider le tribunal qui jugea Milon, meurtrier de Clodius. [Il se déclara contre César, ténia de défendre Corfinium et Marseille, et fut tué à Pliarsale (18)]; — Domitius Ahenobarbus (Cneius), fils du précédent, consul en 32. [Il combattit à Pbarsale, fut au nombre des meurtriers de César, prit d'abord une part active à la lutte contre Antoine, puis se réconcilia avec ce dernier, fut gouverneur de Bithynie, fut de la malheureuse expédition d'Antoine contre les Parthes, et devint consul en 32. Il quitta enfin Antoine pour Auguste, et mourut peu de temps après^ ; — Domitius Ahenobarbus (Cneius), consul en 16. [Il commanda, en 17, l'armée do Germanie et obtint le triomphe. Il se fit remarquer par sa cruauté dans les chasses et les combats de gladiateurs, au point qu'Auguste dut le réprimander par un édit]; — Domitius Ahenobarbus (/.ucius), consul eu 32 ap. J.-C, proconsul en Sicile, où il mourut. [Il fut le père de Néron ; souillé de tous les crimes, il avait conscience de son infamie, car on lui attribue ce mot : « D'Agrippine et de moi, il ne peut naître qu'un monstre, u]
DÔHITZ, ville d'Allemagne ^duché de Mecklembourg- Schwerin^ au confluent de l'EIde et de l'Elbe ; 2.600 hab. Escale de la navigation sur l'Elbe.
DoBCJEAN, comm. do la Manche, arrond. et à 15 kilora. de Saint-Lô, sur un affluent de la Vire ; 1.03i hab.
DOMLESCHG, belle et fertile vallée do la Suisse, canton des Grisons, débouchant à Reichenau, au confluent des deux grands bras du Rhin ot s'étendanl le long du Rhin postérieur.
DoMLOUP, comm. d'IIlc-ct-'Vilalne, arrond. et à 13 kil. de Rennes, sur rVaino, affluent de la Seiche ; 924 hab.
DOMMAGE (dn-maf— du gr. dôma, demeure) n. m. Nom, en Belgique, du terrain avoisinant les bâtiments du charbonnage, dans une exploitation houillère.
DOMBifAGE Ido-maf — anc. franc, damar/, dérivé de damj u. m. Préjudice, tort causé àautrui : Quiconque cause un DOMMAGK, doit le réparer, ii Perte, par opposition à Profit : f/n bonne année répare les do.mmagks de deux mauvaites. ii Par cxt. Dégât, détérioration de la propriété : La grêle cause de grands dommagcs. il Action do causer du dégât ; Troupeau trouvé en dommaor.
— Chose malheureuse, regrettable ; inconvénient fâcheux : C'est DOMMAGK ffuc Molière soit mort, (M«" de Sév.)
Il Cç*/ dommaf/e! .Se dit souvent par ironie, ou par une sorte 'in fli^fi. ■! ,1 son dommage, A son propre préjudice. " '*" '■ ■ Aux Irais et dépens de. (Peu us.)
— 1 ■?' intérêts ou Dommaf/es-intéréts, pro- P^^"^' ' inéo à réparer un dommage, et intérôts de la m :i;.e iommc accumulés depuis que le dommage a été porlo.ii.Sommc quelconque, destinée à réparer uu dommage.
— Syx. Dommage, détriment, préjudice, tort. V. détriment.
— Anton. Avantage, bénéfice, gain, profit.
■ — Enctcl. Dr. Le dommage est le préjudice que l'on cause à autrui. Aux termes de l'article 1382 du Code civil, " tout fait quelconque de l'Iiomme qui cause à autrui un <lommage oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer ». Mais on n est pas respoosable seulement du dommage que l'on cause par son propre fait : l'article 1384 lia même code édicté que l'on est responsable, eu outre, du dommage qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre (enfants mineurs, domestiques et préposés, élèves etapprentisj, ou parle fait des chuses quel on a sous sa garde. Quant au dommage qui est volontairement causé aux propriétés mobilières ou immobilières d'autrui, les articles 434 et suivants et 479 du Code pénal le frappent de peines plus ou moins sévères.
— Dommage s-intcrcts. La réparation d'un préjudice causé prend, en droit, lo nom de dommages-intérêts. En général, il y a lieu à allocation de dommages-intérêts, toutes les fois qu'il y a préjudice. En matière criminelle ou correctionnelle, tous les condamnés sont tenus solidairement des dommages-intérêts prononcés (C. pén., art. 55).
DOMMAGEABLE [do-ma-jabV) adj. Qui cause un dommage, qui porte un préjudice : Etre obscur en législation, c'est être dangereux et dommageable. (Lanjuinais.)
DOMMAGEABLEMENT {do~ma~ja) adv. D'une façon dommageable.
DOMMARTIN (on lat. Domitius Martinus [saint Martin, le seigneur Martin]), nom adopté par de nombreuses localités placées sous le patronage de saint Martin.
DOMMARTIN, comm. do l'Ain, arrond. et à 25 kilom. do Bourg, près d'un affinent de la Saond ; 909 hab.
DOMMARTIN-LÈS-CUISEAUX, comm. de Saônc-el- Loire, arrond. et â 18 kilom. de Louhans, près du Solnan, en Bresse; 1.2G0 liab. Ch. de f. P.-L.-M.
DOMMARTIN-LÈS-REMIREMONT, comm. des Vosges, arrond. et à 4 kilom. de Remiremont. entre la Moselle ot la Mosclotte ; i.l:îû hab. Ch. de f. Est. Source thermale.
DOMMARTIN-SUR-YÈVRE, ch.-l. de cant. de la Marne, arrond. et à 18 kilom. de Sainte-Menehould, sur VVèrre, sous-affluent de l'Aisne par l'Aune ; 196 hab. — Lo canton a 26 comm. et 6.57S hab.
DoMME, ch.-l. de caat. de la Dordogne, arrond. et à 13 kilom. de Sarlat, sur un plateau terminé par de très hautes roches à pic; 1.562 hao. Bastide fondée en 1281 par ordre do Philippe lo Hardi. — Le canton a 15 comm. et 11.422 hab.
DoMMEL (la), rivière de Belgique et des Pays-Bas, affluent de la Meuse. Son cours est d'environ lÔO kilomètres. L'Aa est son principal affluent.
DOMMER 'Arrey von), musicographe allemand, né à Dantzig en 1828. Il publia quelques compositions, puis se livra à do nombreux travaux littéraires ot théoriques, relatifs à la musique. Il est surtout connu par doux ouvrages : un Dictionnaire de musique (1863-186'»), ot un Manuel de l'histoire de la tnusique depuis ses origines jusqu'à la viort de Beethoven (1867).
DoMNAU, bourg d'Allemairne (Prusse [prov. de la Prusse-Orientale]), sur un affluent de l'Aile ; 2.000 hab.
DOMNINE (sainte), martyre, morte vers 303. Sous la persécution de Dioclétien, "Doranine s'enfuit d'Antiocho avec ses deux filles Bérénice et Prosdoé, pour se réfugier à Edosse. Les trois chrétiennes, dénoncées par leur propre famille, furent arrêtées et conduites à Hiéraple; mais, craignant que leur beauté ne les exposât à la brutalité des soldats, elles se jetèrent dans un fleuve et s'v noyèrent. L'Eglise, louant Pintention plus que l'acte, et regardant cet héroïque sacritice comme leff'et d'une inspiration particulière, les a mises au nombre des martyres. Saint Jean Clirysostorae a prononcé, à Antioche, une" homélie en leur lioiinour. — Fête le 4 octobre.
DoMNIZO ou DONIZO. bénédictin du monastère de Canossa, mort vers 1130. Il composa en hexamètres un poème latin, qui formait deux chants, sur la Vie de la comtesse Mathilde, do Toscane. Cette oeuvre contient do précieux détails sur les événements dont l'auteur a été témoin oculaire. Publiée en 1GI2 à Ingolstadt. elle a été rééditée à Milan, avec des notes do Leibniz et de Muratori, dans le Trésor des écrivains d'Italie.
DOMNOLE (saint), évêquo du Mans, mort en SSI. Il était frère de saint Audoin, évêque d'Angers ; d'abord abbé du monastère de Saint-Laurent, il fut élu évêque de la ville du Mans. En 556, il assista au concile de Tours. Il fut le conseiller du roi Clotaire I'^ et pami de saint Germain, évêque de Paris. — Fête le IG mai, ot, dans l'Eglise du Mans, le l" décembre.
DOMNONÉE, nom signifiant vallée profonde, squs lequel les Bretons armoricains désignaient le territoire de la péninsule où les Domnonii, Bretons insulaires, s'établirent au V* siècle et se maintinrent contre les Francs, de 540 à 818. Ce pays comprenait les évéchés de Vannes, de Cornouaillcs, do Léon, de Tréguier, do Saint-Brieuc et une partie du diocèse de Saint-Malo. Ses habitants étaient appelés Donuwnéeus, emies.
DOMNUS. Biogr. V. DoNus.
DOMODOSSOLA, ville d'Italie, prov. et à 80 kilom. N.-O. de Novaro (Piémont) dans la vallée d'Ossola, sur la Toce, affluent du lac Majeur, au débouché de la route du Simplon ; 3.650 hab. Ch.-l. de circondario. Belle cathédrale du xv»!"» siècle, maisons à colonnades. Exploitation do gneiss. — Le circondario comprend 57 comm. et 35.000 hab.
DOMOÏDE (do dame, et du gr. eidos, forme) n. m. Géom. Se dit (luelquefois d'un corps d'une forme polygonale dérivant de la pyramide.
DOMOKO, ville do la Grèce (Thessalio [prov. do Larissa)), sur le Domokitihos, affluent de l'Apidanos ; 4.750 h. A la suite de la prise do cotte ville par les Turcs (18 mai 1807,, la Turquie signa un armistice avec les Grecs.
DOMONT^ comm. do Soine-et-Oise, arrond. et à 24 kil. do Pontoiso, au pied du massif couvert par la forôt do Montmorency ; 1.357 hab. Ch. do f. Nord.
DOMOVOÏ (du russe dom, maison) n. m. Dans le folklore russe, Génie familier qui préside aux destinées do la maison.
— Encycl. On donne au domovo'i la figure d'un homme velu, qui passe sa vie derrière !o poêle, et auiiuel on fait au moins une fois par an une oflVaude de bouillie. Pendant la nuit, il visite les écuries et soigne les animaux. Il protège la maison où il s'est flxé; mais il joue de mauvais tours aux maisons voisines.
DOMPAIRE, ch.-l. de cant. des Vosges, arrond. et à i;î kiloni. do Mirecourt, sur la Gilte, affluent du Madon ; 1.1U6 hab. Ch. de f. Est. — Le canton a 30 comm. et 9.447 h.
DOMPIERRE, comm. de l'Ain, arrond. et à 15 kilom. de Bourg, sur la Veyle, en Bresse; 1.098 hab. — Comm. de la Vendée, arrond. et à s kilom. de La Roche-sur- Yon, sur l'Yon naissant ; 1.669 hab. Minerai de fer. — Comm. de la Haute-Vienne, arrond. et à 24 kilom. de Bellac, près de la Brame ; 1.328 hab.
DOMPIERRE ou DOMPIERRE-SUR-MER, Comm. do la Charente-Inférieure, arroud. et à 7 kilom. de La Rochelle, près du canal de Marans à La Rochelle ; 1.374 hab. Cil. de f. Etat.
DOMPIERRE d'Hornoy (Charles-Marius-Albert de), amiral et homme politique français, né à Hornoy ^Somme) en 1S16, înort à Paris en 1901. Il est, par son grand-père-, le président de Dompierre, arrière-petit-neveu de Voltaire. Entré à douze ans à l'Ecole navale, il était capitaine de vaisseau en 1854, pendant le siège de Sébastopol ■ il commanda, comme contre-amiral, la division navale de la Manche (18641. Du 4 septembre 1870 au 20 janvier 1871, il exerça les fonctions de ministre intérimaire de là marine, en labsence de l'amiral Fourichon, parti à Tours avec la délégation du gouvernement de la Défense nationale. Il fut promu vice-amiral en IS71, et élu député de la Somme à l'Assemblée nationale. II accepta, dans le cabmet de Broglie, le portefeuille de la marine, qu'il ^'arda jusqu'en 1874. Elu sénateur de la Somme en 1876, il vota la dissolution de la Chambre des députés, après le Seize-Mai. II échoua, en 1882, au renouvellement triennal 'iii Sénat; mais il fut réélu, en 1885 et en 1889, député de la Somme.
DOMPIERRE-LES-ORMES, comm. de Saône-et-Loire, arrond. et à 26 kilom. de Mâcou, non loin de la Grosne ; 1.346 hab. Ch. de f. P.-L.-M.
DOMPIERRE-SUR-BESBRE, ch.4. de cant. de l'Allier, arrond. et à 27 kilom. de Moulins, sur la Destre. affluent de la Loire; 3.:^04 hab. Cb. do f. P.-L.-M. A 3 kilom. de Dompierre, ancienne et célèbre abbaye do Sept-Fonds, de l'ordre de Cîteaux (colonie agricole). — Lo canton a 9 comm. et 12.799 hab.
DOMPTABLE {don-tabV [v. DOMPTER]) adj. Qui peut être dompté, soumis : Cheval domptable.
— Fig. Dont on peut se rendre maître, qu'on peut arriver à gouverner à son gré :
La fortune est domptable, et l'amour ne l'est pas.
La Fontaine.
— Anton. Indomptable.
DOMPTAGE idon-taf [v. dompter]) n. m. Action de dompter des chevaux, des animaux féroces, etc. : Le DOMPTAGE du Uon exigc avant tout du sang-froid.
DOMPTAIRE [don-tèr [v. dompter]) n. m. Bœuf habitué au joug, <iu'on attelle avec un breuf non encore façonné au travail, pour y accoutumer ce dernier.
DOMPTEMENT (don-te-man [v. DOMPTER]) n. m. Action de dompter; état de ce qui est dompté.
DOMPTER fpour ce mot et pour ses dérivés, l'Acad. [édit. de 1877] ne dit plus, comme auparavant, que le p ne doit pas se faire sentir. Elle autorise donc à prononcer don-plé — lat. domitare , fréquent, de domare , domjiter) V. a. Subjuguer, soumettre de force : Ce sont les nations pauvi'es et barbares qui ont toujours dompté les peuples policés et r/c/?<?5.(Grimm.) ii Soumettre,, apprivoiser, en parlant d'un animal : L'homme a su dompter par l'esprit les animaux gui le surruontaient par In force. (Boss.)
— Fig. Soumettre, abattre, vaincre, en parlant d'une passion ou d'une force morale quelconque : Dompter des esprits rebelles. Dompter ses dpirs.
Il n'est point de malheurs qui ne soient limités, Et qui sait les souffrir les a presque domj'té.t.
Chevreau.
Il Subjuguer, séduire, vaincre en inspirant une sorte de crainte respectueuse :
La douceur dps regards de la femme
Dompte le cœur de l'homme et ses esprits briilaxix. A. Barbier-
Se dompter, v. pr. Se vaincre, subjuguer ses passions. Il Etre dompté, contenu.
— Sy.n. Dompter, réduire, surmonter, triompher de, vaincre. Dompter s'applique proprement aux animaux sauvages; mais, par extension, on dompte aussi des hommes farouches, tout ce qui est fier, intraitable. Réduire suppose la révolte ; c'est ramener au devoir, à la soumission. On SMï'mon^e ce qui est inerte, ce qui barre le passage et forme un obstacle considérable. Triompher de, c'est vaincre avec gloire, remporter une victoire. Enfin, vaincre suppose le combat, la résistance; si l'on dit quelquefois vaincre un obstacle, c'est que l'obstacle est considéré comme repoussant l'attaque et forçant ù une sorte de lutte.
DOMPTEUR {don-teui^' [v. dompter]), EUSE n. Personne qui dompte, qui subjugue à main armée : Un domptfitr de ti/ratis. Il Par ext. Personne qui a terrassé, qui a vaincu ou détruit. II Personne qui dompte, qui soumet des animaux : Les principaux Do.MPTEt'Rs modernes sont : Henri Martin, Dntfi/, Van Akcn, Carter, Julius Leeth, Juliano, Laurent, Nouma Hara. Rideh Pezon, etc. V. ménagerie. 11 Fig. Personne qui subjugo des hommes, les soumet à son .lutorité. à son influence.
DOMPTE-VENIN {dont' [v. DOMPTER]) n. m. Plante de la faniillo des asclépiadées.
~ Encycl. Lo dompte-venin (vincctoxicum officinale) est une herbe ;V souche vivaco, à feuilles opposées, haute d'environ .50 centimètres, à fleurs petites et blancliitres, groupées en grappes axillairos, qui croit dans les bois do presque toute l'Europe. Une tradition erronée lui attribuait des propriétés merveilleuses contre tous les
genres do poisons ; c'est, on réalité, une plante vénénoiiso, bien qu'ello produise raromont, dos accidents
f raves, dont la souche, douée 0 propriétés éinétit|uos, cutro dans la compustiioii du via diarétu|iio de la Chantô.
DOMPTURE {don-titi'') n. f.
Action do duinpior. (Vioux.)