‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 761 sur 870 · ERGO SU M · texte numérisé non relu

ERGO SU M

Don Carlos. Littér. et b.-arts. V. Carlos (don).

DONCASTER (lat. Danum), ville d'Angleterre (comté d'York [West-Riding]), sur le Don; 2G.00Q hab. Fonderies do fer et de cuivre, construction de locomotives, fabriques do toiles à sac et autres établissements industriels. Marché à blé considérable. Champ de courses.

Don César de Bazan, un des personnages épisodiqucs de Jtug Blas, ot une des plus heureuses créations de Victor Hugo. — Don César, typo du bohème gentilhomme, est un grand soigneur devenu gueux, qui se lait au besoin chef de voleurs et do bandits ; mais le bohème castillan conserve, malgré sa misère, une allure noble et généreuse; malgré ses actes repréheusibles, des sentiments chevaleresques, poétiques même, qui font qu'on lui pardonne tout; enfin, malgré ses malheurs, une philosophie insouciante, une gaieté franche, qui le rendent tout à fait sympathique.

Don César de Bazan, drame en cinq actes, en prose mêlée de chant, par Dumanoir et d'Ennery (Porte-Saint- Martin, 1844). — Don José de Santarem, ministre do Charles II d'Espagne, fait la cour à la reine, et, pour servir ses projets, désirerait fort que le roi, de son côté, fût infidèle. Il veut lui donner comme maîtresse Maritana, la jolie chanteuse des rues. Mais il faudrait que celle-ci eût accès à la cour. Comment faire? Don José trouve un moyen. Don César de Bazan , comte de Garofa, grand seigneur gueuxet bohème, ayant été condamné à mort pour infraction à l'édit sur lo duel , le ministre va voir ce gentilhomme. En échange de quelques bons procédés, il obtient de l'insouciant hidalgo qu'avant d'être fusillé, il épousera Maritana. Elle deviendra ainsi, du même coup, comtesse et veuve avant la lettre. Ainsi dit, ainsi fait.. .Mais don César no meurt pas ; Lazarille, jeune armurier de ses amis, a subtilement escamoté les balles qui devaient le tuer. Miraculeusement sauvé, don César de Bazan devient amoureux do sa femme, que le roi serre de près, et l'arrache des bras de Charles IL II se trouverait, par là même, en fort mauvaise posture ; mais, d'autre part, il a surpris don José aux pieds de la reine, l'a frappé de sa main au visage, au cœur do sou épée. Le roi, rassuré sur son propre compte, et repentant, nomme don César gouverneur de Grenade. — Les auteurs ont emprunté leiTr principal personnage, et même la manière de le présenter, au Huy Blas de Victor Hugo. Ou ne pouvait choisir modèle meilleur. Aussi leur pièce a-t-elle, surtout dans les trois premiers actes, beaucoup d'allure et de verve. Le caractère sympathique du gueux chevaleresque, puissamment mis en relief par Frederick Lemaitre, valut à leur drame un grand succès.

Don César de Bazan, opéra-comique ou trois actes et quatre tableaux, paroles de d'Ennery, Dumanoir et Chantepie, musique de J.Massenet, représenté à rOpéra-Comique le 30 novembre 1872. Lo livret n'était qu'une adaptation lyrique du dramo représenté sous le même titre à la Porte-Saint- Martin.

DoNCHER'V, comm. des Ardonnes, arrond. ot à 6 kilom. de Sedan, sur la Meuse; 1.979 hab. Ch. de f. Est. Usines métallurgiques, brasseries, filatures de laines cardées, fabriques de draps, d'outils de niarôchalerie, etc. Les conditions do la capitulation do Sedan y furent fixées, le 8 septembre 1S70.

DONDAINE {dM') n. f. Gros carreau d'arbalète, dont l'empenne était ordinairement de cuivre. Dondaine

— Encycl. La dondaine était le projectile dos (xv»s.). arbalètes à tour ; celle qui servait aux pièces d'artillerie de petit calibre était nommée plus ordinairement fiarrot. (V. ce mot). On distinguait comme taille la dondaine ot la dcmidondaino; c'étaient dos types do carreaux très ordinaires au xv' siècle.

DONDAINE ((/(*n') n. f. Instrument do musique du moyen ûge, assez semblable à, uno cornemuse, n Dondaine s'ajoute encore au refrain do certaines chansons ; La fannott- DAINK, />n faridondon.

DONDERS (François-Cornélius), oculiste hollandais, né i Tilburg (^Brabant) on 1818. Il enseigna Tanatomio à. l'Ecole militaire d'Utrecht, ot fut appelé ù une chaire do l'uiiivorsité. En ophtalmologie, il étudia surtout les anomalies de la réfraction ot do l'accommodation, et promulgua la loi dv Hondcrs, qui explique les mouvements de l'œil. Eu pliysiologio. il essaya d'appliquer aux phénomènes psychiques les méthodes d'observation usitées dans les sciences physiques. Parmi ses ouvrages et ses communications aux archives d'ophtalmologie fondées par do Graefe, il faut citer : Anomaiirs de l'accommodation et de la réfraction (1815); les Mouvements des ifcux (1819); ÏVavnux du laboratoire de physiologie de l Ecole supérieure d'L'trecht (1819 ù 1857).

DONDEY-DUPRÉ (Prospor), typographe français, né t\ Paris on I70t, mort en 1834. Il fonda ù Paris, pour l'impression dos ouvrages orientaux, le premier établissement privé, et ses types rivalisaient avec ceux que Londres possédait en co" genre, même aveu ceux do 1 Imprimerie nationalo française. Il était l'un des rédacteurs de la» Revue britannique » . On lui doit aussi quelques écrits on vers et en prose; notamment, Eloges dithyrambiques (1810).

DONDI ou DONDIS (Jacques), médecin ot mécanicien italien, né A Padoiio on 1298, mort on 1360. H publia quelques ouvrages, mais il so rendit surtout célèbre par la construction d'une horlogo qui fut placée (1311) sur la tour du Palais, ù Padoue, et qui inditiiiail, avec les heures, lo

DONDIAVAH — DONJON

cours dn soleil et les révolutions sidérales. — Son fils, Jean Dondi, surnommé dalV Orologio, né à Chioggia en 1318 mort à Gènes en 1389, fut aussi un médecin et un astronome distingué. II inventa et e.«cuta lui-même une horlo"e qui lui valut son surnom et qui était bien plus compliquée que celle de son père. Elle fut placée à la bibliothèque de Pavie. — Un de ses descendants, Dondi datr Orologio (Charles-.4.ntoine, marquis!, naturaliste, ne en 1750, mort en 1801, s'adonna aux sciences naturelles, et composa en italien plusieurs écrits. — Le frère de ce dernier, Dondi dall' Orologio (Franoois-Scipion), no en np6, mort en 1839, acquit de la réputation par ses écrits sur l'archéologie religieuse, fut nommé baron, puis évêq^ue de Padoue (1807). Nous citerons, parmi ses écrits : Sopra li cimiteri (1809); etc.

DONDIAVAH n. m. Nom indigène, dans l'Inde, de divers poissons des genres diacope et mesoprion.

DONDIE n. f. Bot. Syn. de hacquetie.

DONDON n. m. Un des noms vulgaires du dronte, que l'on appelait également dodo.

DONDON n. f. Fam. Femme grasse et toute ronde.

— Refrain de certaines chansons populaires : Dondon, EONDON, dondaine, dondon.

DONDOS (doss) a. m. Pathol. Se dit particulièrement des albinos de race nègre, y. albinmsme.

DONDOUK-OMBO, kan des Kalmouks du Volga, mort en 1741. Mécontent de Dondouk-Cyren, kan de sa tribu, il émicra, en 1732, avec un grand nombre do ses compa- Enons''et de ses serviteurs sur les bords do la rivière Kouban. L'impératrice de Russie, Anna Ivanovna, parvint à le ramener, et Dondouk, nommé général en chef ou kan, rendit de grands services à la Russie, pendant la

fuerre contre les Turcs. Plusieurs de ses entants einrassèrent la religion chrétienne et reçurent le titre de princes Dondoukov.

DONDOUKOV-KORSAKOV, aussi transcrit DONDU- KOFF-KORSSAKOFF i .ilexaudre-Mikhailovitch, prince), homme d'Etat et officier russe, né en 1822. Officier dans un régiment de dragons, il se distingua dans la campagne du Caucase et dans la guerre de Crimée (1854 et 1855), et devint rapidement lieutenant général, puis gouverneur de Kiev. Il fut nommé gouverneur général de la principauté de Grande-Bulgarie, créée en vertu du traité de San-Stcfano. Il ouvrit, le 23 février 1879, la session de la première Assemblée nationale bulgare, à Tirnovo. A l'avènement du prince Alexandre de Battenberg, le prince Dondoukov revint en Russie, et fut nommé depuis gouverneur général de Karkov, d'Odessa et du Caucase.

DONEAU (Hugues) [Qn\a.t. Do7iéllus], jurisconsulte français, né à Chalon-sur-Saône en 1527, mort à Altorf (Franconie) en 1591. Dès l'âge de vingt-quatre ans, il professa à Toulouse. Il obtint un succès rapide; mais, par son orgueil, il froissa profondément Cujas, lequel quitta Toulouse et refusa toujours d'y rentrer. Ayant embrassé le protestantisme, Donean dut fuir en Allemagne, après la Saint-Barthélémy. Il contribua à répandre l'étude du droit romain, dans lequel il cherchait à trouver des décisions pratiques. II a publié des traités sur diverses matières du droit, telles que les successions, le droit d'aubaine, etc., et des Commentaires sur te Digeste et le Code. Ses Commenlariidejure civili ont été publiés à Nuremberg (1801-1834).

DONEC ERIS FEUX, MULTOS NUMERABIS AMICOS {Tant que tu seras heureux, tu auras beaucoup d'amis). Ainsi parle Ovide, exilé par Auguste et abandonné par ses amis (Tristes, I, i, 39-40). Il ajoute :

Tempora si fucrint nuhiîa, solus eris- (Si le ciel se couvre de nuage?, tu seras seul.) Cette réflexion amère rencontre, souvent son application, car elle convient à ceux qu'une foule d'amis encensent dans la prospérité et abandonnent dans le malheur. (On la rappelle soit en français, soit en latin ; en ce dernier cas, on n'exprime d'ordinaire que la première partie : Donec eris felix.)

DONEGAL, ville d'Irlande (Ulster), ch.-l. du comté de son nom, au fond d'un golfe (la baie de Donegal), dans lequel se perd la rivière Esk; 4.000 hab. Bon petit port do commerce. Belle église. Chapelles nombreuses ; ruines d'un beau château des O'Donnel, d'un monastère fondé par cette famille au xv siècle; établissement de bains sulfureux. — Le comté de Donegal, peuplé de 185.600 hab., est une des régions les plus sauvages de l'Irlande.

DONEGAL (nAiE dk). baie formée par l'Atlantique sur la côte nord-ouest de l'Irlande, et abritant les petits ports do Donegal et de Ballyshanoon.

DONELSON (fort), fort situé sur la rivière Cumberland, non loin de la frontière des Etats de Tennessee et de Kentucky et près de la ville do Dover, enlevé, en 1862, aux confédérés par le général Grant.

DONERAILE, ville d'Irlande (Munster [comté de CJork]), surrAwbeg,àson conAuentavec le Biackwater; 2.000 hab. Aux environs, château do Kilcoleman, qui appartint au poète Spencer.

DONETZ, rivière do la Russie méridionale, dont le nom signifie l'etil Don. Il baigne Bielgorod, Tchougonief, reçoit, â droite, l'Oudaï venu do Kharkof, passe devant Zmicv, Izioum, se double, à gauche, de l'Oskol (400 kilom.), cAtoio à droite le plateau qui recèle l'inépuisable trésor do houille du • bassin du Donotzn, et se jette dans le Don. Cours : 1.083 kilom.

DONETZ, nom d'un dos bassins houillers les plus importants de l'Europe, ainsi appelé de la rivière qui le limite du côté do l'E. Il s'étend sur plus de 3 millions d'heclarcs du plateau du Donetz, lequel, évalué à 46.000 kil. carr., s'élève à 369 mètres, ce qui en fait une dos terres les plus hautes do la Russie intérieure.

DONETZ (CKBCLB du), cercle appartenant au Territoire de l'armée du Don et peuplée de 401.782 hab. sur une superllcio de 20.216 kilom. carr. Ch.-l. stanitza Kamen.ika'ia.

DONO D. m. Métrol. Ancienne monnaie do l'empire d'Annam, qui fut d'abord en plomb ou on cuivre, puis en alliage do fer et d'élain, et qui valait environ 5 centimes.

DoNGEN, comm. dos Pays-Bas ( Brabant-Septentr.), arrond. do Bois-le-Duc, surlc /.fon^en, affluent de la Meuse; 4.ÏS0 hab. Filatures.

DONGES, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 14 kilom. do Saint-Nazairo, sur la Loire, à l'extrémité sud du marais de Donges; 2.925 hab. Ch. de f. Orléans. Port sur la Loire. — Patrie de l'amiral Halgan.

DONGOIS (Nicolas!, érudit français, né à Paris vers 1C34, mort en 1717. 11 était, de par sa mère, neveu de Boileau, dont il fut l'exécuteur testamentaire. Il Ht toute sa carrière au greffe du Parlement, et devint, en 1716, protonotaire et greffier en chef civil. Il jouissait d'une grande infiuenco dans le Parlement. On a de lui deux ouvrages restés manuscrits ; un Recueil des décisions prises dans les Grands Jours d'Auvergne en 1605, et un Recueil criminel tiré des registres du Parlement de 1312 à 1003.

DONGOLA ou DONGOLAH, province du Soudan égyptien, située sur les deux rives du Nil, entre la 3" et la 4° cataracte. Tombée au pouvoir des mahdistes en 1885, elle a été reconquise par les Anglo-Egyptiens en 1896. En ces douze ans, la population est tombée do 75.000 à 56.000 hab., et compte beaucoup plus de femmes que d'hommes. Le nombre des dattiers a diminué de près de moitié. Sur une largeur do 400 mètres de chaque côté du Nil, il y a un total de 31.600 hectares de terres cultivables, dont 10.800 hectares seulement sont cultivés. Importations ; cotonnades, soieries de couleur, tabac, sucre, thé.

DoNGOLA ou DONCOLAH, ville de la Nubie, sur la rive gauche du Nil, sur le site de l'ancienne Dongour. Elle fut la capitale du royaume chrétien de Nubie jusqu'au XVI" siècle, puis, au commencement du XIX", du royaume musulman do Dongola. Ruinée en 1822 par la conquête égyptienne, ce n'est plus aujourd'hui qu'un gros bourg, avec des ruines do couvents, d'églises et de mosquées. On l'appelle Dongola-el-Agouz (Dongola-le-'Vieux) , pour la distinguer d'El-Ôrdèh, qui, devenu le chef-lieu de la province sous la domination égyptienne, prit le nom de Dongola-el-Gédid (le Nouveau-Dongola). .Soumis au mahdi de 1881 à 1896, les deux Dongolas ont fait retour à l'Egypte en 1896, et le Nouveau-Dongola a repris son rang de chef-lieu de la province.

DONGOLAVI n. m. Dialecte nubien, parlé par les Dankalas, habilants du Dongola. 11 On dit aussi DOGOLAVl.

DoNGOUR, nom do la

cité éthiopienne qui s'appelle aujourd'hui Dongolael-Agouz. CV. DoNGOU.) Elle avait un temple d'Amen, dont on n'a retrouvé encore aucun débris.

DONGRIS {gri) n. m.

q'oilo de coton des Indes.

DÔNI n. m. Caboteur de la côte de Coromandol.

— Encycl. î,esdônis sont Dôni de Ceylan.

des bateaux de 16 à 20 mètres de long, construits grossièrement, plats de fond, et ayant l'étrave et l'étambot courbes. Ils ont deux mâts, le plus petit derrière ; mais leur voilure est irrégulière. Souvent, ils sont pontés en bois. Leurs équipages se composent do lascars.

DONI (Antoine-François), prêtre et littérateur italien, né à Florence vers 1503, mort en 1574. On a do lui un recueil estimé de Prose antiche di Dante, Petrarca e Boccaccto (Florence, 1547), ainsi qu'une infinité d'écrits qui visent pour la plupart à l'esprit satirique et burlesque : la Libraria del Doni, le meilleur do ses ouvrages, sur les livres imprimés et manuscrits en langue italienne; la Zucca del Doni (I55I), recueil d'anecdotes, de proverbes et-de bons mots, auquel il donna le titre bizarre de Calebasse (Zacca.) , parce qu'on se sert, en Italie, de l'écorce de ce fruit pour y conserver du sel et des graines ; i Marmi (1552), ! Mnndi (1552) et i Inferni (1553), ouvrages traduits en français par Gabriel Chapuis, sous le titre de : les Mondes célestes, terrestres et infernaux (1578) ; etc.

DoNI (Giovanni Battista), savant italien, né en 1593, mort à Florence on 1647. Il s'est occupé principalement de la musique des anciens. Protégé du cardinal Barberini, et par lui devenu secrétaire du sacré collège, il imagina un instrument qu'il appela la Igra Barbcrina, du nom de son protecteur. Doni ajouta à cette invention une dissertation intitulée : Commenlarii de Igra Barberina, dans laquelle il examinait tout ce qui concerne les instruments à cordes des anciens. Doni a laissé, en français, deu-x Traictcs de musique restés manuscrits.

Doni (portraits d'ANCELO et de Maddalena), tableaux do Kaphaèl, au palais Pitti (Florence). — Angclo Doni, riche négociant florentin, possédait d'excellentes productions des plus grands maîtres. Il fut du nombre des notables do Florence de qui Raphaël, lors de son séjour en cette ville, en 1506, reçut un accueil des plus sympathiques. Le maître fut chargé de faire le portrait d'Angelo et celui do sa femme Maddalena née Strozzi.

DONIAWERSTAL, comm. des Pays-Bas (Frise) ; 4.700 h.

Doni D'AttiCHI (Louis), théologien et écrivain français, né en 1596, mort à Autun en 1664.11 fut provincial do l'ordre des minimes, puis devint évoque de Riez (1628) et d'Autun (1652). Son principal ouvrage est ; Histoire générale de l'ordre des ynmimes (Paris, 1624).

DONILLAGE (ni-Uaf [Il mil.]) n. m. Fabrication défectueuse d'une étoffe de laine, consistant dans l'emploi de traînes de qualité dilféronte, ce qui donne à la pièce dos largeurs inégales. Il On dit aussi dodillage.

DONILLEUX {ni-lleil [Il mil.]), EUSE adj. Mal uni, de largeur inégale, en i>arlant d'une étoffe do laine. Il On dit aussi i>ouii,l,i-;i:x, KU.Sfi.

DONINGTON - CASTLX, ville d'Angleterre (comté do Leicester), près du Trent, affluent du Humber; 2.600 hab. Commerce do bestiaux, de chevaux et do laine.

DONIOL (Joan-IIenriAntoino), publiciste et administrateur français, né à Riom (Puy-de-Dôme) en 1S18. Avocat à Riom, puis à Clermont-Forrand, Doniol entra, après la révolution do 1848, dans l'administration dépar. tcmentalo, qu'il quitta en 1879, étant préfet de la Gironde. Il prit, en 18S2, la direction do l'Imprimerie nationale. Outre des articles dans do nombreux journaux, on doit à Doniol :

Voyage pittoresque dans la basse Auvcrcjnc (!8'i7); Histoire des classes rurales en France et de leurs protfvis dans l'ét/alilé civile et la propriété [ISôl); Cartulaire de Bnoude (1862); Cartvlaire de Sauxilanges (1864^; Lettres à MM. les rédacteurs du »i Journal des Débats », du « Siècle », etc. (1871); la Ihholulion française et la Féodalité (1874) ; les Patois de la basse Auvergne, leur grammaire, leur litlévature {\?,n)^ et un travail important sur l'Histoire de la participation de la France à l'établissement des Etats-Unis (1886-1890).

DONIZETTI (Gaetano), compositeur italien, né et mort à Bergame (1797-1848). 11 s'engagea comme soldat dans un régiment qui fut envoyé à Venise. Là, il fait représenter (1818) un opéra intitulé : Enrico di Borgogna, et. Tannée suivante, un second ouvrage : il Falemayne di Livonia. he succès de ce double début lui valut des protecteurs qui lui liront obtenir sou congé du service militaire. Daus l'espace de trente années, il écrivit plus de soixante ouvrages, d'importance diverse.

Artiste instruit, Donizetti avait le don d'improvisation et ne songeait qu'à produire, sans toujours se donner le temps de réfléchir, ce qui explique l'inégalité de son œuvre. Mais on rencontre, même, dans ceux de ses ouvrages écrits le plus hâtivement, dos pages inspirées, d'une grande vigueur etd'une incontestable beauté, toiles :

Elisabeth de Kcnihrorth. l'Esulc di Roma, Linda di ChamoitniXf Lucrezia Borgia.

Il faut ajouter que Donizetti joignait une verve bouS"e à un superbe sentiment pathétique. Si le septuor et la scène des tombeaux do Lucie de Lammermoor, si le quatrième acte de la Favorite sont des pages dont l'émotion intense et frémissante sont faites pour arracher des larmes, les partitions de Don Pasquale et de l'Elisire d'Amore respirent la gaieté la plus franche et la plus communicative.

Lorsqu'il vint se produire -en France, Donizetti avait écrit déjà plus de quarante ouvrages en Italie, dans le genre sérieux : Gianni di Calais, il Paria, Anna Bolena, Parisina, Torguato Tasso, Lucrezia Borgia, Maria Stuarda Genuna di Vergg ; dans le genre bouffe, l'AjoneW iinbarazzo, Olivo e Pasquale, la liegina di Golconda, il Furioso, etc. Le premier ouvrage qu'il composa pour Paris fut Marina Faliero, représenté sans grand succès au Théâtre-Italien, en 1835. Il retourna ensuite donner eu Italie : Lucia di Lammei^mour, Belisario, Pia de'Tolomei et quelques autres ouvrages, puis revint en France, et fit jouer coup sur coup la Fille du régiment à l'Opéra-Comique ; à l'Opéra : les Martyrs (devenus Poliuto en Italie) et la Favorite dont le succès fut éclatant, et, au Théâtre- Italien, son délicieux Z'ort Pasquale. Ses derniers ouvrages furent : Linda di Chamounix et Maria di liohan, donnés à Vienne; Dom Sébastien de Portugal, écrit pour l'Opéra de Paris, et Caterina Cornaro, représentée à Naples. Sa santé, déjà, commençait à décliner, par suite du double abus qu'il avait fait du travail et des plaisirs. Il était tout à fait dément lorsqu'il mourut.

DONJON (du lat. dominiouem, même sens) n. m. Tour maîtresse dominant un château fort, et formant, au besoin, le dernier retranchement des assiégés.

— Archit. Petite tourelle qui sert de guérite sur la plate-forme d'une tour, il Sorte de petit pavillon circulaire ou polygonal, que l'on édifie sur le sommet d'un comble de maison. (On l'appelle aussi BELVEniiRE.)

— Encycl. Archéol. Le donjon remplissait, dans un château fort , l'oftico de

la citadelle dans une ville ; le châtelain avec sa famille et les défenseurs s'y réfugiaient à la dernière extrémité. Le donjon était, en général, la tour du château la mieux fortifiée et la plus haute, de manière qu'on pût battre, de sa plateforme , les ouvrages dont s'était emparé l'ennemi. Son architecture n"a rien de particulier; elle répète la disposition générale des tours qui soutiennent lenceinte et qui sont, suivant les époques, de coupe carrée, ronde, ovale, semi-circulaire, ou même polygonale ou en quatre feuilles, comme dans lo donjon d'Etampes.

(v. CHÀTKAU.) Ce qui caractérise le donjon, c'est son indépendance vis-à-vis du château , qu'il doit pouvoir détondre ou battre, suivant les cas ; c'est une forteresse incluse dans une autre forteresse ou y accolée, car sa si

Coupe du donjon d'Etampes (restauration) : 1. K.Tusse entrée donnant de la poterne dans le rez-dechausst^e; 2. 3, 4, 5. Portes de l'escalier ; G. Porte donnant sur l'escalier et la poterne; 7. Margelle du puits; 8. Cheminée de la ^rand'salle; U. Tribunes donnant sur la grand'salfe ; 10. Arcs-doublcaux portant la toiture; il. Arcbères.

t nation n'est pas toujours centrale. Dominant de sa masse énorme tous les autres ouvrages, il peut s'élever jusqu'à lîo mètres de hauteur et plus, et mesurer 30 et 40 mètres do diamètre. Les donjons de Coucy, de Vincennes, donnent une idée de ces constructions qui défiaient toute attaque et qui ne redoutaient guère que la mine et le canon. 11 n'y a pas d'escaliers. On communique d'un étage à l'autre par dos échelles et les trappes dos planchers. Quand l'assiégoant s'est emparé d'un étage, il no peut monter dans l'autre que sous la pluie de projectiles tombant de l'ouvorturo carrée du plafond. Aussi, la plupart du temps,

:isiiis do vivros, dos citornos, disposas

DonjoQ de Vincennes.

D'aztir a la tour d'uPiJieiit doDJoniiée du méiue.

los donjons n'ôlaiont-ils pris ([uo par trahison ou par composition. Des mai ' ' - . ■ ù tons lus étayos, portnoitaiontaux assit'ii^'t.^s de d6llor los longueurs d'un siùgo. Dos hoiirds do charponto corapliStaiont colto défonso. Los plus côlôbi'os donjons du nioyoa âf^o furent ceux do Piorrefonds, do Couey, d'Arqués, du ohâtoau Gaillard, d"Etanipes, otc. La tour du Toniple, la tour duLouvroôtaienl plutôt dos maitresses t\ours.

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