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DONNER

conspiration contre lo Premier Consul, fut arrêté et détenu,

Sendant plusieurs années, au château de Lourdes. Rentré ans l'armée, ea isoii, il lit les guerres de Prusse, d'Espagne et de Portugal. Napoléon I" le Jît baron et général de'^brigade : mais, compromis dans de nouvelles menées contre lEmpereur, il fut interné à Tours. En 1814, Donnadieu reçut de Louis XVIU le grade do lieutenant général, l'accompagna à Gand (1815), rentra en France après "Waterloo, et alla commander, à Grenoble, la 7* division militaire. C'est là qu'il eut à réprimer, en 1816, le mouvement de Didier. Donoadieu fut nommé député par la ville d'Arles en 1821, et siégea jusqu'en 1827 à l'extrême droite ; l'ardeur de ses opinions le fit rayer par le gouvernement comme lieutenant général. Grâce à la protection du comte d'Artois, on l'employa dans la guerre d'Espagne ; mais son insubordination lo fit renvoyer par le maréchal Moncev. La révolution de 1830 le mit à la retraite. La cour d'assises le condamna, en 1S37, à deux ans de prison et S.OOtt francs d'amende, pour offense envers le roi Louis-Philippe, dans un écrit ayant pour titre la Vieille Europe. Outre l'ouvrage précité, on a du général Donnadieu : De l'hoDime et de l'Etat actuel de la société (1833) ; Mémoire à consulter et consultation contre M. Crétineau-Joly (1842) ; Lettre à M. Decazes (1843) ; etc.

DONNA-FRANCISCA, bourg dos Etats unis du Brésil (Eut de Santa Catarina) : 5.20i) hab. Colonie allemande, l'ondée en 1851 par la Société coloniale de Hambourg.

DONNANT (rfo-Hfl»)' ANTE adj. Qui aime à donner, qui est généreux : Un parrain très donnant. Il Substantiv. : Les DONNANTS sont rares. {'M. Masson.)

— PROV. Donnant donnant: l" Il faut donner à qui donne ; 2" Rien pour rien.

Donnât (Léon), ingénieur et publiciste français, né à Balaruc-les-Bains en ls32, mort à Paris en 1893. Reçu ingénieur, il s'occupa d'industrie, puis de questions sociologiques, voyagea à l'étranarer, et fut membre du conseil municipal 'de Paris (1886-1800). On lui doit, entre autres ouvrages : le Proijramme de la démocratie (ISSl), et la Politique expérimentale (1885).

Donnât (Charles-j/aurjce), autour dramatique, né à Paris en 1862. W sortit, en 1885, de l'Ecole centrale comme ingénieur civil, se tourna bientôt vers les lettres, écrivit des vers, des saynètes, et se mit tout à coup en évidence en donnant au Chat-Noir : Phri/né, scènes grecques (1891), et une revue, Ailleurs (1892). Depuis lors, ii travailla pour le théâtre, oii il a fait représenter des pièces dont plusieurs ont eu un vif succès. Joignant à une fantaisie originale un esprit d'observation très fin, le sens exact de la réalité actuelle, il a abordé souvent les sujets les plus scabreux et les a fait passer par sa mordante ironie, sa gaieté jaillissante, ses plaisanteries à froid, par la vivacité d'un dialogue émaiUé de mots drôles, tantôt cyniques, tantôt exquis. Nous citerons de lui: Lysistrata (1893); Folle entreprise (1894); Pension de famille (1894); Complices (1895): Amants (1896), une de ses meilleures œuvres; la Douloureuse (1897); l'Affranchie (1898); Georgette Lemeunier fl898); le Torrent (1899). On lui doit aussi : Chère madame (i89d), et Education de prince (1894), deux volumes pétillants d'esprit.

DONNDORF (Adolphe), sculpteur allemand, né à Weimar en 1835. Elève de Franz Jade, à Weimar, puis de Rietschel, à Dresde, il collabora à plusieurs œuvres de ce dernier. C'est à Donndorf que sont dues les statues de l'électeur Frédéric le Sage, de Beuchlin, de Savonarole, de Petrus Waldus, et la moitié du bas-relief qui décore le monument de Luther, à Worms. U exécuta aussi le monument équestre de Charles-Auguste, à Weimar (1870-1871) ; la statue en bronze de Cornélius, à Dusseldorf (1879); le monument funéraire de Schumann, à Bonn (1880) ; l\inf/e du jugement dernier pour de Bethraann-HoUweg, au château de Rheineck ; etc. Donnddrf fut nommé professeur de sculpture à l'académie de Stuttgard, en 1877.

DONNE (subst. verbal de donner)n. f. Jeux. Action do donner des cartes à chacun desjoueurs. Il Carlesdonnées,distribuéesen nombre égal aux diversjoueurs. il Fausse donne on Maldonne, Donne qui n'est pas faite suivant la règle du jeu.

— pROV. : Qui mal donne perd sa donne, Le joueur qui commet une erreur en donnant les cartes perd son droit à donner et les avantages qui y sont attachés.

DONNE (ital. donna, dame) n. f. Femme, souvent en mauvaise part. [Vieux et dialectal.] il Forme francisée de doua : DoN.vE Elvire. (Corn.)

Donne (Jean), poète et théologien anglais, né à Londres en 1573, mort en 1G31. U abjura le catholicisme à l'âge de dix-neuf ans. Après de nombreuses aventures, il écrivit, par ordre de Jacques I", le Pseudo-marti/r (IGIQ), dans le but de prouver que les catholiques romains pouvaient consciencieusement prêter le serment d'allégeance. A l'âge de quarante-deux ans, il entra dans les ordres, et fut choisi i)ar Jacques pf pour chapelain ordinaire. Il a laissé des Sermons et des ouvrages de controverse, mais il est plus connu comme poète. Ses poésies consistent en satires, élégies, épigrarames, panégyriques et pièces religieuses. II est le premier de cette série de poètes anglais que Johnson désigne sous le nom de métaphysiciens.

Donné (Alfred), médecin français, néàNoyon en 1801, mort à Paris en 1878. Il devint inspecteur général de l'Université pour la médecine jusqu'à la révolution de 1848, où ce titre fut supprimé. Peu après, il fut nommé recteurde l'académie do Strasbourg, puisdo celle de Montpellier. Il s'est surtout consacré à l'étude des liquides normaux de l'économie, comme le prouvent ses principaux ouvrages : Histoire physiologique et pathologique de la salive {IB3G) ; Du lait, et en particulier de celui des nourrices (1837 1 ; Cours de mir-roscopie (1843), avec atlas (1846).

Donneau de VizÉ (Jean), littérateur français, né à Paris on 1638, mort en 1710. Après une jeunesse assez accidentée, il 80 donna à la littérature et se fit connaître comme critique de Molière, on l'attaquant dans sa comédie : Zélinde ou la Véritable Critique de /'Ecole des femmes et la Critique de la critique (lar/i). Sa première pièce, la Mère coquette on les Amants brouillés flGerj), lui attira de Quinault une accusation do plagiat. Vers celte époque (1672}. fH>ur augmenter ses ressources, il imagina de publier touH les mois un journal, intitulé le Mercure galant, pour l<?quel il prit plus urd, comme collaborateur, Thomas Corneillo MOîiO;. Cetto feuille valut à Donneau la faveur de I»uis XIV, qui lui accorda une pension do 500 écus cl

un logement au Louvre, où il mourut, ajtrès être devenu aveugle en 1706. On cite un certain nombre de pièces de ce^ auteur, dont une, les Dames venyées ou la Dupe de soimême (1695), eut beaucoup de succès.

DONNÉE \do-7ie) n. f. Argent distribué aux pauvres. (Vieux.) Il Marché avantageux : C'est une donnée, C'est marche donné, il Point incontestable ou admis comme tel, qui sort de base à un raisonnement : Si un homme raisonne mal, c'est qu'il n'a pas les données pour iJiieux 7*aisonner. (Dider.) il Renseignement, document sur lequel on s'appuie : Des données chronologiques, u Motifs ou prétextes : La rivalité de la France et de l'Autriche l'eposait sur des données qui n'existent plus. (Proudh.)

— Littér. et b.-arts. Idée fondamentale d'un ouvrage : La DONNÉE d'un roman, d'une pièce.

— Magnan. Quantité de feuilles de mûrier distribuée sur chaque claie, et qui doit suffire à la nourriture des vers à soie, pour un seul repas.

— Maihéra. Dans un problème, Grandeurs connues citées dans l'énoncé, par opposition aux inconnues qui sont les grandeurs à calculer.

Données (les), ouvrage d'Euclide, qui forme à ses Eléments un appendice destiné à en faciliter les usages et les applications. V Euclide.

DONNE-JOUR n. m. Petite ouverture destinée à donner du jour. Il PI. Des donne-jour.

Donnemarie-EN-MONTOIS, ch-1. de cant. do Seineet-Marne, arrond. et i is kil. de Provins, sur l'Auxence ; 972 hab. — Le canton a 21 comm. et 7.997 hab.

DONNER {do-né — du lat. donare, même sens) v. a. Céder gratuitement, faire don de : Dieu donne l'air à l'honime, la loi le lui l'end. (V. Hugo.) u Accorder en partage : La nature donne le génie; la société, l'esprit. (De Bonald.) ii Faire l'aumône de : Donner dit pain aux pauvres, ii Faire partager à des invités ; Donner un repas, un bal. n Octroyer, accorder : Donner une permission, il Conférer : Donjaku un titre, un grade. Il Appliquer, en parlant i" d'un coup ; Donner des soufflets; 2» d'une caresse : Donner un baiser. Il Administrer, en parlant 1" d'un remède : Donner de l'émétique; 2** d'un sacrement : Donner la communion. Il Etendre sur une surface : Donner une couche de vernis à un tableau, n Infliger : Donner la question à un accusé.

— Accorder en mariage : Donnicr sa fille à un officier. (On dit aussi Donner en mariage, donner pour femme, pour mari.) Il Donner sa viain, Epouser.

— Attacher, faire entrer au service de quelqu'un : Donner à quelqu'un une sentante fidèle, w Appliquer au service, à 1 usage de quelqu'un : DoNNin une belle chambre à un voyageur, n Consacrer : Donner ses soins à un travail.

Il Employer, consacrer : Donner tout son temps à l'étude, une de ses soirées à quelqu'un.

— Préposer, en parlant d'un chef ou d'un supérieur : Donnes à un régiment un colonel sévère, ji Confier : Donner sa 77iaison à gouverner.

— Procurer : Donner du travail aux ouvriers. Donner du jour, de l'air, ii Fournir : La terre nous donne tout ce qui nous est 7iécessaire. La crème battue donne le beurre. — Fig. La dialectique n'A jamais donné autre chose que des erreurs. (Ch. BaïUy.)

— Ouvrir, rendre libre : Don.ner passage aux humeurs. Donner cours à ses larmes, à sa colère. Il Émettre, produire pousser au dehors, en parlant d'un son : Chanteur qui DONNE Tut de poitrine, ii Manifester : Donner des signes de vie, des marques de pitié.

— Publier, en parlant d'un livre : Ecrivain gui n'A plus rien donné depuis qu'il est de l'Académie, n En parlant d'une pièce de tliéâtre, l" Faire jouer : Quand Victor Hugo donna Hernani, i/mii en feu le monde littéraire; 2» Jouer: On donne, ce soir, les Huguenots â l'Opéra.

— Enoncer, dire, adresser : Donner des louanges, des conseils, il Souhaiter : Donner le bonjour, le bo7isoir. ii Faire avoir : Le bon sens donne souvent de l'esprit. (La Rochef.)

Il Déterminer, en parlant d'une forme, d'une disposition : Donner bonne tournure à un habit, il Déterminer la production, le développement do : Donner du soji à une cloche, de la vigueur à une plante.

— Prêter, fournir matière : Donner à rire, il Offrir à l'imitation ; Donner de bons exemples.

— Imposer, attribuer : Donner u?i nom à Jin enfant. Il Assigner, indiquer : Donner son heure pour tm rendez-vous.

Il Citer, désigner : DoNNEZ-mo/ un homme sans orgueil, je vous DONNERAI uue femme sans vanité. (Fén.) il Faire connaître, expliquer : Donner les motifs de son refus, il Interpréter, éclaircir : Donner le mot d'une énigme.

— Poser, établir : Donner des bornes à ses désirs. \\ Porter, promulguer : Donner des lois. \\ Régler, diriger : Donner la mode à so7i temps, il Intimer : Donner des ordres.

11 Livrer, remettre : Donner une lettre au facteur. Donner un martyr aux bêtes. Il Laisser prendre : Imprudence qui DONNE la victoire à l'ennemi.

— Sacrifier, perdre volontairement, se priver, se dépouiller do : Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.

— Vendre, échanger : Don.ner itn livre pour dix fraJics.

— Causer, produire, communiquer, en parlant d'un mal : Donner la fièvre. Donner la gale, n Faire partager : On donne 5a science, mais non pas son esprit, i; Affecter de : La lumière et le climat du A'ord donnent aux objets une teinte funèbre. (De Custine.)

— Faire concevoir : Donner les plus belles espérances.

— Répandre, propager : Donner l'alarme au camp.

— Offrir, présenter : Donner zm siège, la main, n Servir : Donner à boire aux convives.

— Proposer : Donner quelque chose à deviner.

— Imprimer, en parlant d'un mouvement, d'une activité : Donner une direction, une grande vitesse, une vive i?npulsion.

— Engager, livrer : Donner wte bataille, un assaut.

— Attribuer : Donner tel âge à quelqu'un. \\ Imputer : Donner tort. Donner des ridicules, w Faire passer pour : Donner sa maîtresse comme sa femme.

— Accorder, sacrifier ; Don>?er trop aux apparences.

— Engager, lier : Donner sa parole, sa foi.

— Manèg. V. corde.

— Véner. Donner le cerf aux chiens, Lo lancer pour lo faire poursuivre. (On dit que la béte est bien donnée, quand l'attaque est rapide et le lancer prompt.) il Donner les cfiie7)s, Los lâcher après la hC-le. il Donner à courre. Détourner la bôie pour la lancer, u Donner te relais ou les relais. Découpler les chiens qui sont placés en relais, au moment oi^ passe la béte do meute.

— Loc. div. : On lui en donnera! Ce n'est pas pour lui!

Il En donner du long et du large, En donner tout du long de l'aune. Battre vigoureusement. — Fig. Railler d'une façon cruelle, il Donner du monseigneur, du cher ma'ttre à quelqu'un. Lui prodiguer des titres en lui parlant, u Donner des gages de, Garantir, fournir des assurances de. n Donner assurance de, Afiirmer. assurer, ii Donner l'être. Donner le jour, Donner la vie. Engendrer ou enfanter, ii Créer : (jui ïious A DONNÉ l'être? Il Donner la vie, Causer un grand bienêtre ou une grande satisfaction, ii Donner jour à, Mettre en voie de réussite : Donner jour à une affaire, n Donner la mort. Tuer. — Fig. Causer une très grande douleur, il Donner un rival à quelqu'un. Eu parlant d'une femme, Prendre un nouvel adorateur, un nouvel amant, n Donner du fil à retordre, Donner du mal, Causer bien du travail, de la peine, de l'embarras. i| En donner. En donnera garder, Donner une baie. Faire accroire quelque chose d'absurde ou de faux.

Il Eîi donjier de toutes les couleurs. Faire accroire beaucoup de choses absurdes, il En dojuier d'une, Chercher à tromper. Il Donner un bon, un 7nauvais tour à, Présenter sous do bonnes, sous de mauvaises apparences : Donner dn mauvais TOUR aux actions les plus innocentes, ii Donner à penser, à songer, à réfléchir. Mettre en considération, causer un certain embarras ou une certaine inquiétude d'esprit.

Il Donnera entendre. Faire comprendre, faire soupçonner.

)\ Dotmer prise. Fournir une bonne occasion à un adversaire. Il Donner sa tête à couper. Affirmer avec une grande énergie ; souhaiter très vivement, ii En donner à quelqu'un pour sou argent. Proportionner la marchandise qu'on lui cède au prix qu'il veut y mettre. — Fig. Proportionner la récompense ou le salaire au service rendu, n Donner tout au mo7ïde. Etre disposé aux plus grands sacrifices, n .Ve pas donner une obole de, Ne pas attacher le moindre prix à. Il ia donner chau'ie. Jeter une vivo alarme, il Z>oj(Her atteinte, Causer un préjudice, ii Donner lien à. Causer, produire, motiver, n Le donner au plus habile. Mettre le plus habile au défi de faire quelque chose, ii Le donner en dix. en cent, e?i mille, etc. Proprem. Donner dix, cent, mille coups pour deviner, mettre au défi de deviner, de faire.

Il Donner son 7-este à quelqu'un. Le vaincre dans une lutte, dans la discussion.

— Prov. : A donner donner, à vendre vendre, Il faut se comporter selon la circonstance, donner si l'on donne, vendre si l'on vend, n Donner tard, c'est refuser, ii Qui donne tôt donne deux fois. On double lo prix d'un présent en ne lo faisant pas attendre. (V. bis dat qui cito DAT.) Il Donner et retenir ne vaut, Il n'est pas permis de retenir ce dont on a cédé la propriété, ii Qui mal donne perd sa donne. V. donne, n Donner un œuf pour un bœuf, Donner peu pour recevoir beaucoup, n Qui donne au commun, ne donne à pas un, Nul ne nous sait gré de ce que nous donnons au public.

— Allus. littér. : Qui donne aux pauvres, prête à Dieu. Traduction concise que V. Hugo a faite d'une jjhrase de l'Ecritiire : Fœneratur Do7nino, qui misereiur paupei'is. Qui a pitié du pauvre, prête à Dieu {Prov. xix, 17). Ce mot signifie que Dieu nous rend lo bien que nous faisons aux malheureux.

— V. n. Etre abondant, fournir de grands produits : La vigne 7ie donnera pas cette an7iée. il Se montrer en nombre : La bécassine donne sur le tard. (Toussenel.)

— Charger, attaquer : Jiégi?nent prêt à donner. Il Fig. Attaquer en paroles, dénigrer : Donner sur les absents.

— Heurter, choquer : Donner du poing dans ime vitre.

— Tomber, se jeter par mégarde : Donner dans un piège. (Cette expression, au fig., signif. : Se laisser tromper, surprendre.) — Se jeter avec un empressement avide : Donner sur les plats comme im affamé.

— Etre dirigé vers, tourné du côté de : Maison qui DONNE sur la place. Il Diriger son action : Vent qui donne en plein dans la voile. Soleil donnant à plomb.

— Loc. div. Donner .mr. Etre situé : Chn7nbre qui donne SUR la rue. il Donner de cul et de tête. Faire de grands efforts, employer beaucoup de moyens pour réussir.

\\ Donner dedans. Croire sottement,' se fier follement.

Il Dotiner sur les 7ierfs, Agacer, n Doiuier dans l'œil, dans la vue. Darder ses rayons dans les yeux do. — Fig. Séduire, éblouir. — Inspirer de la passion a. il Donner da/is. Donner tète baissée (ou tête basse) dans, Se livrer, s'abandonner entièrement à. — Affecter le genre de : Donner dans le grand to7i. — Ajouter foi à ; Donner dans toutes les fariboles qui se racontetit. ii Don7ier à tout. Faire toutes sortes d'entreprises qu'on abandonne successivement.

— Cliir. Suppurer : Ta7it que la plaie donne, le danger 71 est pas prochain.

— Mar. Un coi-dage donne, Quand il s'allonge, n Donner sur un da7iger, Courir dessus, il Do7ïver sur la bain^e. Passer dessus. Il Do7U}er dans une passe, dans vn port, Entrer dedans, il Donner à la côte, sur un écueil, S'échouer par nécessité ou par naufrage, Toucher sur un rocher, il Donner à la grosse, Placer son argent à la grosse aventure.

Donné, ée part. pass. du V. Donner.

— Posé comme base incontestable, comme chose parfaitement assurée ; L'ho7n7ne est donné, sa nature est donnée, S071 i7itelligence est donhée, sa constitution physique est DONNÉE avec ses boimes nécessaires. (V. Cousin.)

Il Dans u/i temps dojuié, sur un point do7iné. Dans un certain temps, sur un certain point, ii Par ext. : Il s'en faut de beaucoup que la 7nême action soit également cri77iinelle de la part de deux hommes donnés. (J. de Maîstr.)

— Fig. Facultatif, possible ou permis : Â'ous pen.sons plus loin qu'il ne 7wus est donné d'atteindi^e. (Proudh.)

— Mathém. Enoncé comme hypothèse, par opposition aux propositions à démontrer : Ceci est donné ; vous n'avez plus à le dé7nonti'er. \\ Connu, déterminé : Deux des a7igles d'un triangle étant donnés, déterminez le troisiè7ne.

— Substantiv. au masc. Au moyen âge, Laïque qui se donnait corps et biens à une abbaye, à charge d entretien. iSyn. ODLAT.) 11 Soldat invalide qu'on mettait autrefois à la charge d'une abbaye ; Les donnés à la Trappe.

Se donner, v. pr. Etre donné, avec tous les sons de l'actif. Il Donner sa propre personne et, fig.. S'attacher fortement, accorder toute son affection. — Spécialem. Accorder les dernières faveurs, en parlant d'une femme : Les fennnes qui se donnent coûtent souvent plus cher que celles qui SE vendent. (J.-L. Larchor.)

— Donner l'un à l'autre, avec tous les sens du v. actif. Il Se don7ier la ynain, Prendre la main l'un de l'autre. —

Etre unis, liés les uns aux autres. — Se réconcilier. — So prt'ter un appui mutuel. — Aller immédiatement l'un après l'autre : Le printemps et l'été se donnent la main. Il .S'e donner le mot. Par allusion au mot d'ordre que so donnent les soldats, S'entendre pour agir de concert.

— Donner à soi, so procurer, ii Se donner ta jnort, Se tuor, so suiciUor. — Par ext. Causer sa propre ruine.

— Loc. div. : Se iluuner pour, So faire passer pour. Il Se donner du bon temps, Mener une vio gaie, sans chagrin, sans tourment d'auciino espt^co. Il S'en donner, Prendre abondamment de : Xantiis s'i:n donna justju'à perdi'e la raisoti. (La Font.} il S'en donner à ctrur-joic, S'émanciper, s'amuser beaucoup. — Railler quoiqu'un, se divertir à ses dépens, il Se donner l'air, Se donJter des airs. Prendre l'aspect, l'apparonoe. — Absolum. Se donner des airs, de ijrands airs. Affecter un ton, des manières, uno démarche, un langage au-dessus do son état ou do ses moyens.

il A"e donner aarde de. Se garder bien, éviter avec soin.

Il .S'e donner de, Se frapper avec : Se donnkr de son coutelas dans le cœur. (Chatoaubr.) il Fara. Se donner du talon dans le derrière. Gambader, donner des signes d'une joie fuUe. — Vivre dans une complète insouciance.

— SvN. Donner, offrir, présenter. Donner, c'est transmettre à un autre l'objet qu'on avait on sa possession et ijui change ainsi de maître; l'action do donner supposo toujours celle de recevoir. Offrir, c'est faire hommago d'une chose à quelqu'un, manifester le désir qu'il l'accepte; Vo/fre peut être rcjotée, et ello peut avoir pour objet un service à rendre, aussi bien qu'une chose matérielle. Présenter, c'est offrir une cliose que l'on tient à la main ou qui est là sous les yeux, et dont la personne peut ù. l'instant prendre possession, si cela lui convient.

— Anton. Accepter, recevoir. — Déposséder, dessaisir, enlever, exproprier, trustrer, ôter, priver, ravir, retirer, soustraire, spolier. — Conserver, garder.

Donner (Otto), linguiste finlandais, professeur à l'université d'IIolsingfors, né à Kokkola en 1835, auteur de travaux sur la grammaire comparée des langues hon-

?:ro-linnoises : Coup d'œil historique sur les travaux de inf/uistigue fiongro- finnoise (1872); Dictionnaire comparé des langues finno-honyriennes (1874-1884); etc.

Donner (Georgo Raphaël), sculpteur allemand, né à Essling eu l(j92, mort à Vienne en 1741. Donner peut passer, jusqu'à un certain point, comme le restaurateur de sou art en Autriche. Ses œuvres se trouvent surtout dans les palais impériaux autrichiens. En 1727, il fut nommé architecte royal et sculpteur du prince Esterhazy, primat de Hongrie. Il sculpta la chapelle funéraire de l'église Saint-Martin, à Presbourg ; la môme église contient d'autres sculptures de Donner (le tabernacle), et le groupe de saint Martin et le Pauvre, au maître-autel (en plomb).

Parmi les morceaux les plus importants de cet artiste, nous citerons encore la belle statue de Charles VI, au Belvédère de Vienne ; ses travaux décoratifs de la fontaine qui orno la place Neuve, dans la même ville; Andromède sauvée par Persée ; etc.

Donner (Jean-Jacques-Cliristian), poète et philologue allemand, né à Crefold en 1799, mort à Stuttgard en 1875. Il fut professeur à Etlwangen, puis à Stuttgard, et se fit connaître en traduisant en vers des poètes de l'antiquité. Parmi ces traductions, fort estimées, il faut citer au premier rang celle de Sophocle (1838], considérée comme un chef-d'œuvre, puis Juvénal (l^2l)y Perse (1822), Euripide (1841-1853), Eschyle (1854), Homère (1855-1858), etc.

DonnersBERG {mons Jovis des Romains), montagne du Hardt (Palatinat) ; altit. : 691 mètres. Elle a donné son nom, sous le premier Empire, au département du Donnersberg.

Donnet (Ferdinand-François-Auguste), cardinal, archevêque de Bordeaux, né à Bourg-Argental (Loire) en 179:), mort à Bordeaux en 18S2. Après la chute de Charles X, il fut nommé évêque de Nancy ; mais, on 1837, il fut transféré à l'archevêché do Bordeaux. Le pape Pie IX le fit cardinal, en 1852. Sous Napoléon III, il siégea au Sénat. En 1867, un mouvement d'opinion se produisit parmi les catholiques en faveur de la canonisation de Christophe Colomb ; le cardinal Donnet en prit la direction et présenta au pape le firemier postulatum pour l'introduction de la cause. Il a aissé onze volumes a Instructions pastorales, lettres et discours (1850-1879).

DONNEUR {do-neur'), EUSE n. Personne qui donne habituellement, qui aime à donner: Un don.neub généreux.

— So prend avec tous les sens du verbe, et peut avoir, grâce au complément dont il est accompagné, des sens ausi variés que ceux du verbe lui-même, il Donneur de bataillfs. Conquérant, chef d'armée qui cherche des occasions de livrer des combats, li Donneur d'avis, Donneur de conseils. Personne qui aime à conseiller les autres, il Donneur de salutSt Donneur de bonjour. Donneur d'embrassades. Personne obséquieuse à l'excès, qui ennuie par ses démonstrations exagérées. Il /donneur ^rcaK bénite, Employé qui donne de l'eau bénite aux personnes qui entrent dans 1 église ou qui en sortent. — Fig. Grand complimenteur, grand faiseur do promesses, il Donneur de mort subite. Fam. Duelliste exercé, spadassin.

— Dr. comm. Donneur d'ordre. Celui qui tire uno traite pour le compte d'autrui prend le nom do tireur pour compte, de même (pie celui fini fait tirer pour son compte prend celui do donneur d'ordre. (Le donneur d'ordre doit prévenir le tiré qu'il ait à accepter la traito pour son compte, et il est tenu, vis-à-vis de ce tiré, d'en faire la provision à l'échéance.) il Donneur d'aval. V. aval, il Donneur de valeurs. Celui qui fait les fonds d'une lettre do change, ii Donneur à la grosse. Assureur d'un naviro ou do la cargaison ; préteur à la grosse.

— Jeu. Joueur qui est chargé do distribuer les cartes.

— Turf. Celui qui reçoit les paris (il donne un cheval à telle cote).

— adj. Qm aimo à donner, qui donne facilement : Les ca/npai/nards, même riches, ne sont pas noNNBuns.(Cormon.)

DONNEZAC, comm. de la Gironde, arrond. et à 21 kil. do Blayp, près do laLivonno; i.ioy hab. Vignobles compris dans lo lilayais et produisant (|uelquos vins rouges et dos vins blancs ordinaires; moulins.

DONNEZAN ou DONAZAN (le), ancien petit pays do Franco, dans In cornté do Fuix, compris aujourd'hui dans 1(5 dépiirtomcMit do l'Ariôgo.

DONNISSAN (marquis de), (général vendéen, décapité on 17\H. Il prit part au soulèvement de la Vendée et fut nommé mombrn du conseil do l'insurrection. Il commanda i'artillf^rie à 'l'houars, défendit Montrouil contro lo général Salomon, et devint gouverneur do la Vondéo (jnill. 1793). Après lo désastre do Savonay, il tenta do fuir, fut pris par les réniiblinains, condamné à mort ot oxériito à Angers. — Sa tillo, Mauik-Louisk-Victoikk do Donlssan,

épousa on premières noces Lescuro, ot en secondes noces ' ilonri do La Rochojaqueloin.

DoNON ou Grand Donon, montagne des Vosges, tout près de la Irontièro fran(;aisc, séjjarant les vallées do la Mosoilo par la Meurihe, et du Rhin par la lïrucho et l'IU; l.oii) métros. A longtemps passé pour lo point culminant do toutes les Vosgos.

DoNOSO(XimenezJosef), peintre ot architecte espagnol, né àConsuegraen 1628, mort à Madrid en 1G90. Après un séjour do six années on Italie, il se fixa à Madrid. Ses œuvres, remarquables par la vigueur du coloris, décorent, pour la plui'art, des églises do Madrid. Rappelons uno Cène; une Coiiception ; les portraits dos supérieurs du couvent de Notro-Dame-dc-la-\'ictoire,dans lo monastère de ce nom; la Canonisation de sai)tt Pierre d'Alcantara et dos sujets tiré& de la Vie de saint Benoît, dans le couvent do Saiat-I*'rançois. DONOSO-CORTÈS (Juan Francisco Mario de La Salud, marquis de Valdkgamas), publiciste, homme politique t;t. diplomate espagnol, né à Valle-della-Serena, près \aldcgamas, en 1809, mort à Paris en 1853. Il fut d'abord très libéral. En 1832, il prit parti dans la querelle do la succession au trône contre don Carlos, et avec les libéraux, pour Isabelle, fille de Ferdinand VU et de Marie-Christine. Cependant, il s'opposa à la confiscation des biens ecclésiastiques, ce qui lui aliéna quelques libéraux. Après la fuite de Marie-Christine, en 1840, alors qu'Espartero était tout-puissant, Donoso-Cortès rejoignit en Franco la reine more , qui le choisit pour son secrétaire particulier. Narvaez layant emporté sur Espartero, Marie-Christino rentra en Espagne, où sa fille Isabelle fut reine. Donoso- Cortès, qui était alors député et directeur général des études de la reine, fut nommé ambassadeur à Berlin, puis à Paris. Vers la fin de sa vie, son libéralisme avait fait place à un catholicisme ardent. C'est sous i'emiiire do ces nouvelles idées qu'il écrivit en français son ouvrage : Essai sur le catholicisme, le libéralisme et le socialisme. On a aussi de lui : Classicisme et romantisme ; De la monarchie absolue en Espagne ; Pie IX; Esquisses historicopkilosophiques ; Considérations sur la diplomatie; etc. DONOUGHMORE. Biogr. V. HUTCHINSON, DONOVAN (Edouard), naturaliste anglais, mort en 1837. Il s'est fait connaître par un grand nombre d'ouvrages, notamment: Histoire naturelle de la Grande-Bretagne (1792-1816); Histoire naturelle des oiseaux de la Grande- Bretagne (1794-1797) ; Histoire naturelle abrégée des insectes de la Chine (1798) ; Abrégé des insectes de l'Asie (1798-1805). Don Pasquale, opéra bouffe en trois actes, paroles anonymes, musique de Donizetti, écrit expressément pour le Théâtre-Italien de Paris, et représenté le 3 janvier 1843. — Le poème est comme une sorte de nouvelle édition du Barbier de SAville, et le fond en appartient surtout à un autre opéra italien : Ser Marc Antonio, mis en musique par Pavesi et représenté à la Scala de Milan le 26 septembre 1810. La musique de Donizetti est animée et pétillante d'esprit, avec une fraîcheur d'idées remarquable. Il en faut citer surtout ie joli duo du premier acte, le quatuor final du second, et. au troisième, le duo du soufflet et une sérénade exquise. Don Pasgiiale fut joué en français, au Théâtre-Lyrique, le 9 septemore 1864. li a été repris plus tard à l'Opéra-Comique. DONQUES conj. V. DONC.

DON QUICHOTTE (ki) n. m. Homme qui se fait le champion do causes plus ou moins extravagantes, il Se dit aussi quelquefois d'une personne grande et très maigre. (PI. Des DONS QUicnoTTES, OU, d'après l'Acad., don quichottes.),

Don Quichotte de la Manclie (L'ingénieux hidalgo), roman espagnol en deux parties, de Miguel de Cervantes Saavedra (1604-161 4).— C'est le chef-d'œuvre de son auteur eti'un des livres les plus amusants qui aient été écrits.

Un vieil hidalgo, confiné dans son castel où il passe son temps à lire des romans de chevalerie, en a la této tellement tournée, que bientôt il veut absolument jouer le rôle d'Esplandian ot du Beau Ténébreux, délivrer les princesses opprimées, châtier les félons et remplir toute la terro du bruit do ses exploits. Monté sur son étiuuo cheval, la fameuse Rossinante, coiffé d'un vieux casque rouillé ot vêtu d'une armuro qui gisait dans son grenier, il s'échappe do chez lui et va courir los aventures. Un aubergiste l'arme chevalier, après qu'il a pieusement passé la nuit en prière, et il se choisit la damo do ses pensées en la personne d'une fermière du voisinage, Aldonza Lorenzo, qu'il baptise a Dulcinée du Toboso ». Dos muletiers qu'il rencontre, et auxquels il veut faire proclamer que sa Dulcinée est la plus belle du monde, se fâchent ot laissent à demi mort sur place, roué do coups, le pauvre chevalier. On le ramène à son castel, et lo curé, aido du barbier, brûle solennellement tous ses romans do chevalerie; mais la folio de Don Quichotte est incurable : il repart bientôt, toujours avec Rossinante, mais cette fois accompagné do son bon écuyer Sancho, monté sur son âne, dont le bon sens lui épargnera les aventures trop désastreuses. Sancho, c'est la raison l)ositivo ot prati<iuo, lo bon sons terre à terro, en opposition avec la folio généreuse qui no calcule rien, ot remédiant à ses écarts, quand elle n'a pu los empêcher. Touip la philosophie amusante du roman est dans co contraste. Uno analyse complète du Don (Juirhotte, dont les épisodes sont si nombreux, nous entraînerait trop loin; les principaux : lo combat contre los moulins â vent, l'armot do Mamhrin, les noces do Gamacho, l'îlo do Barataria, sont d'ailleurs mentiminés à leur ordre alphabétique. « Lo style en ost, a dit Sismondi, d'une beauté inimitable et dont aucuno traduction n'approche. Il a la noblesse, la candeur dos anciens romans do chevalerie, et on mémo temps uno vivacité do coloris, uno précision d'expressions, uno harmonie do périodes qu'aucun écrivain espagnol n'a égalées. » Kn 1614, entre la publication do la première ot do la seconde partie du Don Quichotte do Cervantes, parut, sous lo pseudonyme d'Avixï.ANEDA, licencié en théologie, uno Suite du Don Quichotte, qui n'nst qu'une plato^ rapsodio, sans imagination ot sans mérite littéraire. On l'attribue à un moine, Fray Alliaga, ennemi do Cervantes, que cotte mauvaise éliicubration décida A terminer son ouvrage.

DONNER — DONSOL

— Iconopr. Parmi les grandes compositions dont los sujets sûiil tir(!'S do Don Qukfiotie, nous citerons : Don (Juic/totle aiinti clitivalicr, tableau do Rodriguczdô Miranda (Madrid) ; Dnîi Quichotte et Sancho trouvant la valise de Cardenio, par Richard (1831); Don Quichotte et Sancho entrant dans la montagne A"oi?'<7, dessin de Dccamps; Don Quichotte voyant berner Sancho, tableau do PenguiUyriIaridoD (1849); Sancho Pança et la duchesse, par Leslie (1855); Don Quichotte en cage, par Côlostin Naiiteuil(1857h Sancho racontant ses exploits chez la duchesse, par Pille (187(1) ; etc. — L'édition illustrée par Gustave Doré mérite uno mention spéciale. Cet ouvrage, qui parut en 1863, d'après la traduction do Louis Viardot, no contient pas moms do cent quatorze grandes compositions hors texte et deux cent cinquante-six gravures dans lo texte, par lo maître imagier Gustave Doré. Gustave Doré a vraiment compris, senti, aimé le grand esprit qu'il s'est chargé d'interpréter. Il a visité l'Espagne pour y chercher les paysages, les types, les aspects qui avaient dû frapper l'illustre Espagnol.

Don Quichotte, opéra-comique en trois actes, paroles de Jules Barbier ot Michel Carré, musique d'Ernest Boulanger, représenté au Théâtre-Lyrique le 10 mai 1869. La pièce, assez mal construite, n'offrait qu'un intérêt médiocre; la musique était aimable et distinguée.

Le sujet de Don Quichotte, ^ui n'est pourtant point réellement théâtral, a tenté, néanmoins, une foule de compositeurs, et l'on compte un grand nombre d'opéras sous ce titre. Nous nous bornerons à citer ceux qui sont dus aux musiciens dont voici les noms ; Fœrtsch (en Allemagne, 1690); Purcell (Londres, 1694); Hubatscheck(Hermannstadt, 1791); Ditters de Dittersdorf (Œls, 1795); Miari (Venise, 1810) ; Mercadante (Naples, 1829) ; Mazzucato (Milan, 1830) ; Macfarren (Londres, 1846) ; Frédéric Clay (Londres, 1875).

Don Quichotte chez la duchesse, « ballet comique " en trois actes, paroles de Favart, musique de Boismortier, représente à l'Opéra le 12 février 1743. C'était un opéra-ballet burlesque, dont lo succès fut médiocre.

DON QUICHOTTISME {ki-cho-tissm') n. m. Caractère de don Quichotte, manie ds redresseur de torts : Le don qui- CHOTTISME devient rare.

Don Salluste de Bazan, un des personnages principaux de Huij Blas. de Victor Hugo, et peut-être le type lo plus saisissant du traître et du fourbe. — Don Salluste est un homme de ténèbres qui médite de loin, froidement, impitoyablement, les plus effroyables vengeances. C'est le génie du mal ; c'est Satan devenu homme.

Don Sanche d'Aragon, comédie héroïque, de Corneille, en cinq actes et en vers; représentée en 1650. — Cette pièce est toute d'invention, mais pas entièrement do l'invention de Corneille; elle est tirée d'un roman assez confus, Dom Pelage, du sieur de Jouvenel (1644), et d'une pièce espagnole intitulée : el Palacio confuso, qui est soit de Lope de Vega, soit de Mira de Mescua ou .\niescua, et dont le texte, demeuré longtemps introuvable, a été découvert en 1895 par Félix Hémon à la bibliothèque do l'Arsenal. Un inconnu, don Carlos, qui s'est signalé par sa valeur, a captivé les cœurs de doua Isabelle, reine do CastiUe, et de dona Elvire, princesse d'Aragon. Isabelle, pressée par son peuple de choisir un épou.x, ne pouvant se prononcer en faveur de don Carlos, à cause de l'incer-titude de sa naissance, lui remet le choix du futur roi entre les mains. Don Carlos dit aux prétendants que la princesse appartiendra à celui qui saura le vaincre en combat singulier. Mais on Huit par découvrir que don Carlos est don Sanche, l'héritier du trône d'Aragon qu'on croyait mort, et lo prince épouse la reine Isabelle.

Dans sa Lettre à M. de Zuylichem, qui est une sorte d'avertissement do sa pièce, et <iui est importante par les idées littéraires qu'elle renferme. Corneille esquisse à pro-

Sos do Don Sanche uue théorie du drame « fondé sur la vue es malheurs arrivés aux iHTsuiumL'vs de notre condition..

Co n'ost rien moins que le drame bourgeois qu'il annonco, toi qu'il sera traité par Diderot et Beaumarchais. Mais cotto délinition no s'applique pas bien & Don Sanche lui-mfmo,

?ui ost plutôt un drame romanesque. La fablo semble plutôt aito pour lo roman d'avontures (|uo pour lo drame. On y trouve un pou do couleur locale, un peu do grandiloquence espagnole. Los caractères no sont pas creusés. Mais, en somme, la pièce demeure intéressante, surtout à cause du rùlo do don Carlos, plein do praudour et do noblesse.

Don Sébastien de Portugal, op.>ra en cinq actes, paroles do Scribe, musique de Donizetti, représenté A l'Opéra lo 13 novembre 1.S13. — Cet ouvrage n'obtint qu'un succès relatif, à cause du pen d'intérêt el surtout du caractère lugubre du poème, et no put dépasser sa trentodouxièmo représentation. On peut y signaler, pourtant, linéiques belles pages, toiles nue la jolie romanco du ténor : Seul sur la terre; la bollo mélodie du baryton ; O Ushnnne, 6 ma patrie!; un duo très patliéliqiio 01 tonto la scèno si dramatique do l'Inquisition.

DONSOL ou DONZOL, comm. do l'archipel dos Plii-

lippiiH's lile lie Luvon prov. d'Albayl); 5,745 liab.

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