‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 765 sur 870 · DONT · texte numérisé non relu

DONT

DORAGE

DONT {don — du lat. rfe unde, d'où, qui a donné d'ond, puis d'ont et dont) pron. relat. Anciennement [et encore aujourd'hui dans certains cas] D'où :

Rentre dans le néant dont je t'ai fait sortir. RAcnfE.

De qui, duquel, de laquelle, desquels, desquelles, de quoi : Rien de plus rare qu un caractère dont toutes les parties soient dans un accord parfait. (Mérimée.) \\ Au sujet de qui, de quoi, duquel : C'est ce dont il s'agit. Il Anciennem. avec ellipse de ce : C'est dont je vous plains. (Corn.) ii Duquel, de ^quelle, desquels, desquelles, avec une idée d'origme : Les Homains tirèrent un qrand parti des Buns^ peuple DONT étaient sortis les Parthes. (Montesq.) ii Par qui, par le moyen de qui, duquel, de laquelle, desquels, de quoi : Les maux DONT on est accablé. Les importuns dont on est assiégé. I! Avec lequel, laquelle, lesquels, lesquelles : Il en verra vite la fin, du train dont il y va. il Entre lesquels, parmi lesquelles : Toute affaire présente plusieurs solutions, dont une seule est bonne.

— La façon, La manière dont, La façon, La manière employée, la façon, la manière d'(;tre ou d'agir : Dajis le monde, on admire moitis ce qu'on dit que la façon dont on le dit. {A.. d'Houdetot.)

— Bouts. Dont l franc. Dont 50 centimes, Terme employé dans les opérations à terme, qui consistent à acheter ou à vendre une valeur qu'on ne possède pas et qu'on pourra se dispenser de lever ou de livrer, moyennant le payement d'une prime de i franc ou de 50 centimes, de 25 centimes, de 10 centimes par chaque unité de rente, etc. {Ces sommes, destinées à profiter au vendeur délaissé, s'appellent o primes dont l franc, dont 50 centimes t> , etc. Elles s'inscrivent au moyen d'un trait vertical. Ainsi, un achat de 3 p. 100 à 105 dont 25 s'inscrit : 3.000 fr. rente à 105/25.}

— Enctcl. Gramm. En général, le pronom dont, complément d'un verbe, suit le substantif auquel il se rapporte : C'est une faute dont il n'est pas coupable. L'homme DONT je vous parle. De laquelle, duquel, n'exprimeraient pas l'idée avec plus de clarté, et communiqueraient au style une sorte d'atfcctation et de lourdeur qui seraient désagréables à roroille. Il est cependant des cas où les pronoms duquel, de laquelle, desquels, etc., sont préférables à doJit, la forme particulière qu'ils revêtent pour le genre et pour le nombre indiquant plus rigoureusement leur rapport avec l'antécédent. Ainsi, au lieu de dire : La bonté du Seigneur, dont nous ressentons les effets..., on dira : La bonté du Seigneur, de laquelle nous ressentons...

Dont ne doit jamais être employé concurremment avec un autre mol exprimant, dans là même proposition, la réponse à la question de qui ou de quoi déjà résolue par dont. Ne dites pas ; Ce village compte trois cents habitants DONT il n'y EN a pas un de riche, mais dont pas un n'est riche. Ne dites pas non plus : Voici une fleur dont je ne connais pas son nom, mais dont je ne connais pas le nom.

Ainsi que nous lavons dit. le pronom dont est généralement précédé du substantif; ce n'est pourtant pas là tme règle absolue, et l'on ne trouve pas moins quelques exceptions, rares il est vrai. C'est ainsi qu'on dit, avec un certain archaïsme qui n'est pas dépourvu d'élégance, et qui fait préférer cotte tournure en poésie :

Le prince me poursuit, dorit le fatal génie, ., J,-B. Rousseau.

Le cas où l'emploi de dont offre le plus de difficultés réelles, c'est quand il s'agit do le distinguer du pronom d'où. Voici la règle générale :

Dont et rf'où, se rapportant à un nom de lieu déjà exprimé, s'emploient indiiféremment l'un pour l'autre. On dira également bien : le pays dont il fut chassé et le pays d'oO il fut chassé.

Dont, marquant l'origine, l'extraction, ne se dit que pour les personnes : La famille dont je sors est honorable.

Dans le même sens, avec les noms de ciioses, on emploie d'où : Les mines d'où l'on extrait la houille sont nombreuses en Belgique.

D'oii s emploie également pour marquer la conclusion : Voici un fait d'où je conclus que vous avez raison.

Mais il faut reconnaître que d'excellents écrivains, comme Corneille, Racine, Voltaire, etc., n'ont pas toujours observé ces régies.

Dont (Jacob), violoniste autrichien, né et mort àVienne (1815-1888). I! acquit surtout une grande réputation dans l'exécution de la musique de chambre. Comme compositeur. Dont a écrit des quatuors pour instruments à cordes, des concertos, des caprices de concert et des duos de violon, et, sous le titre de Gradus ad Purnassum, toute une série d'excellentes études pour cet instrument.

DONTE n. f. Corps du luth et de quelques instruments du même genre, formé d'éclisses courbées en côtes de melon et collées sur le tasseau,

DONTOSTÉMON (sté) n. m. Genre d'herbes grêles, de la famille des crucifères, caractérisé par des étamines fort longes, soudées par paires. (Los sept espèces connues habitent la Sibérie et l'Altaï.)

DoNTREIX, comm. de la Creuse, arr. et à 38 kilom.

d'Aubusson, près do la forêt de Drouille ; 1.998 hab.

DONUS ou DoMNUS, pape, élu le 2 novembre 676, mort le il avril ti's. Il obligea l'archevêque de Ravenne à reconnaître la suprématie du saint-siègo, répara la basilique do Saint-Paul à Rome, et orna magnifiquemeni Vatriwn de l'église de Saint-Pierre, que le peuple, dans son admiration, appela le Paradis. C'est à tort que quelques auteurs lui donnent le titre de saint.

DONUSA ou DONUSIA (nom ancien), l'une des petites Iles Sporades, dans la nu-r Egée, au S. do Naxos- Cette Ilo, célèbre dans lantiquité pour la beauté de son marbre vert, fut, sous les empereurs romains, un lieu d'exil. Auj. rUe Slenosa.

DONVILIX n. f. Variété do poire. (Quelques-uns font ce mot du masculin.)

Dont (l'abbé Jcan-Jacquos-Daniol), métallurgiste belge, né à Liège en 1759, mort en 1819. II obtint la concession de la Vieille-Montagne en 1805, y découvrit le zinc il l'état do calamine (1808). Il parvint à. rendre cette extraction tout à fait industrielle par la calcination, la fuHÎon et le coulage.

DoNZAGQ, comm. des Landes, arrond. et à. 24 kilom. de Saini-Sevor, non loin de la vallée du Luy; 1.030 hab. Sour^ic minérale aux environs.

DoNZDORF, bourg d'Allemagne (Wurtemberg [cercle du Danubol), sur le Pils, afAoeot du Nockar; 2.320 hab.

Donzelle (xv^ s.) [archéol.].

DONZELLE (sèV — de l'ital. donzclla, demoiselle) Par dénigr. Fille ou femme à laquelle on attaclio une idée quelconque de ridicule, d'immoralité, etc. II Fig. : La fortune est wne donzelle qui, depuis six mille ans, court ap?-ès les jeunes geJis. (E. Laboulaye.)

DONZELLE {zèl') n. f. Archéol.

Etrier ou ancre de la crémaillère, destiné à soutenir les pots et les poêles.

— Bot. Genre de petits arbres épineux, croissant aux environs de Buenos-Ayres,otdont la place, dans la classification, n'est pas bien déterminée.

— Zool. Nom vulgaire des poissons du genre ophidie. (Deux espèces de donzellcs habitent les mers d'Europe : la donzelle commune ou barbue [oplddium bai'batum], petit poisson auguilUformc, art,'ciUô rosâcre, piqueté de noir, long de 25 centimôires,etladoDz lie caleigniris [ophi- Donzelle.

di.im \ assa-

lii], de la Méditerranée, ne dépassant pas 15 centimètres.)

DONZELLX (Domenico), chanteur italien, né à Bergame en 1791, mort à Florence en 1873. II végéta jusqu'à ce que Viganoni fit de lui son élève. En 1816. il créa à Rome le rôle de ïorvaido, dans Torvaldo e Dorliska, de Rossini. De cette époque date le commencement de sa renommée. Il parcourut iltalie, obtint, en 1822, d'éclatants succès à Vienne, puis enfin, en 1824, au Théâtre-Italien de Paris. Il a publié un recueil d'Exercices journaliey's pour le chant, a basés sur une expérience de nombreuses années».

DONZELOT (le comte Ji'rancois-Xavier), général français, né à Mamirolle (Doffbs) on 17G4, mort au château de Ville-Evrard en 1843. Officier avant la Révolution, il devint adjudant général en 1793, servit alarmée du Rhin, prit part à 1p conquête de la Hollande (1795), à la campagne d'Italie et à celle d'Egypte. Nommé général de division, il commanda au siège de Gaète en 1S06. eut, jusqu'en 1814, Je gouvernement des îles Ioniennes, combattit à Waterloo, et fut, de 1816 à 1825, gouverneur de la Martinique.

DoNZENAC, ch.-I. do cant. do la Corrèze, arrond. et à 10 kilom. de Brives, près du Maumont, affluent de la Corrèze; 3.090 hab. Grès rougos, ardoisières; tanneries, faïenceries, feutres pour papeteries, filature do laines. Restes de remparts.— Le canton a 6 comm. et 13.155 hab.

DONZÈRE, comm. de la Dromc, arrond. et à 4 kilom. de Montélimar, près du Rhône ; 1.G04 h. Ch. de f. P.-L.-M. Vins estimés. Filature et moulins à soie. Eglise romane ; palais et château fort des anciens évoques de Viviers ; maisons du moyen âge. Cette ville a dû son importance à son prieuré, fondé vers 678.

DONZIAIS ou DONZIOIS (le), ancien petit pays de France (Nivernais), entre la Loire et l'Yonne, actuellement compris dans le département de la Nièvre.

DONZY, ch.-l. de canton de la Nièvre, arr. et à 16 kil. de Cosne, au confluent do la Talvanne et du Nohain ; 3.095 hab. (Donziais, aises.) Mine de fer, marnes; tanneries, toiles. Commerce de châtaignes, toiles, métaux. Eglise Saint- Martin-du-Pré (xii*-xiv* s.) : ruines du prieuré de Notre- Dame-du-Pré, de celui de l'Epau (xiii* s.); sur un rocher, ancien donjon des barons de Donzy. Fontaine intermittente du Bouillon deChizelles.— LecantonaiOcomm.et 10.963 h.

— La baro7inie de Donzy, pairie en 1347, fut donnée comme duché, en 1552, à François de Clèves. Louis de Goozague en hérita. Mazarin lacquit.

DOOBAUNT, grande rivière du Dominion canadien, dans les territoires de Mackenzle et de Keewatin. Elle naît aux environs du GO" degré de lalit. N., traverse une foule do lacs, notamment le Doobaunt, long de 125 kilom. sur 15 à 30 de large, puis le Baker, plus vasto encore. Du Baker, elle passe dans le Chesterfield-Inlet, estuaire de 400 kil., aboutissant à la baie d'Hudson (rive ouest). Cours présumé, GuO kilom., dans un pays très froid, dur et stérile.

DOODŒ (dou-d'i) n. f. Genre de fougères, de la tribu des ptéridées, qui habite l'Océanie.

DOOMSDAY-BOOK n. m. Hist. V. domesdat-book.

DOON, petit lac d'Ecosse (comté d'Ayr), près des frontières du comté do Kirkendbrigbl, renfermant à son extrémité septentrionale une île où se trouvent les ruines de l'ancien château de Bruce, qui fut le dernier à se rendre à Edouard III. De ce lac sort un petit fleuve côtier du même nom, qui se jette dans le golfe de Clyde et auquel les poèmes do Burns ont donné une grande célébrité.

Doon de Mayence. Ce titre désigne à la fois un des trois grands cycles épiques du moyen âge et l'un des poèmes qui le composent. Le cycle est celui des traîtres on des Maycnçais, c'est-à-dire àes barons révoltés contre Charlemagne ; il comprend des œuvres d'époques diverses,

?ue l'on désigne ordinairement sous le titre d'épopée éodale, et que l'on a, vers le xiii* siècle, rattachées artificiellement entre elles en inventant un ancêtre commun, Doon de Mayence, à tous les héros qui y figurent.

La chanson de Doon de Mayence, oeuvre d'un poète anonyme do la fin du xui" siècle, est sans valeur traditionnelle. Quelques épisodes, peu originaux, sent traités avec assez do bonheur; l'épisode des amours de Doon et do Nicolette, dans la première partie, ne manqtie pas de grâce. Mise en prose au xv" siècle, la chanson de Doon a eu, sous cette nouvelle forme, un grand succès; c'est probablement d'après cette version on prose quo lo poète allemand Alxingera écrit,au temps de la vogue des poèmes romantiques, son Doolin de Mayence (1787).

DOONFEENY, bourg d'Irlande (prov. de Connaught [comté de Mayoj) ; 2.000 hab.

SoORNSPIJK, bourg des Pays-Bas (prov. do Guoldro [arrond. d'Arnheim]), sur lo Zuyderzéo ; 3.220 hab. Commerce do poissons salés et de fromages.

DOPATRION n. m. Genre do scrofulariacées, tribu des gratiolécs. (I-cs dopairimis sont des liorbns glabres, ù ca-

lice cinqpartite, à deux étamines fertiles, dont les espèces, peu nombreuses, croissent dans l'Inde.)

DOPPET (François-Amédée), médecin et littérateur français, né à Chambéry en 1753, mort à Aix (Savoie) en 1800. II servit d'abord dans les gardes françaises, se fit recevoir docteur en médecine à Turin, se rendit à Paris, où il collabora aux « Annales patriotiques » do Carra, se distingua aux Jacobins par ses motions républicaines, et fut l'un des héros du 10 août 1792. Il travailla activement à la réunion de sa patrie à la France et, nommé général do brigade sous Carteaux, remplaça Kellermann dans le commandement en chef de l'armée des Alpes, alors employée au siège de Lyon (I793). Resté sans emploi après le 9-Thermidor, il rentra dans la vie privée. Il a laissé d'intéressants Mémoires politiques et militai7-es (Carouge, 1797).

DOPPIA (mot i(al. signif. double) n. f. Ancienne monnaie d'or des Deux-Siciles, qui valait 2G fr. 50 c. il Monnaie d'or du duché de Toscane, qui valait 22 fr. 15 c.

DoPPLER (Chrétien), mathématicien allemand, né à Salzbourg en 1803, mort à Venise en 1S53. II fut professeur à l'Ecole polytechnique de Prague; à l'académie des mines et forêts de Chemnitz (1847), et à l'Institut polytechnique de Vienne (1850), ensuite à l'université de Vie'nno, et reçut la direction de l'Institut physique de cette ville (1851). On a de lui : Essai analytique sur les lignes arbitrairement limitées et complexes (1839); Dissertations relatives à l'optique (1843); Essai d'extension de la géométrie analytique (1843) ; /t'mie amélioration essentielle du microscope cdtoptnque (1845); Trois dissertations relatives à la théorie des ondulations (184G); Essai d'une explication sur les phénomènes de polarisation galvano-électrique et magnétique (1849); etc. On a, en outre, de ce savant de nombreux mémoires. La liste de ses travaux est insérée dans le Catalogue of scientific papers of the Royal Society (18G8).

DOPPLER (Albert-François), musicien polonais, né à Lcmberg en 1821, mort à Baden, près Vienne, en 1883. Flûtiste fort habile. Doppler se livra avec succès à la composition dramatique et fit jouer successivement plusieurs opéras: le Comte Beniows'ki{lèAl); llka (1849); Xanda (185)1; les Deux hussards (1853); Alexandre Stradella et Juduh{\810).^ Le frère de cet artiste, Ch.\rles Doppler, né à Lemberg en 1826, comme lui flûtiste et compositeur, devint chef d'orchestre du théâtre de Pest. Il y a fait jouer deux opéras : le Cajnp des grenadiers (1852), et le Elis du désert (1854), ainsi que plusieurs ballets.

DOPPLÉRITE {do-plé — du n. du prof. Doppler) n. f. Sorte de charbon fossile.

— Encycl. La dopplérite, dont la formule est C"II"0*, le poids spécifique 1,466 et la dureté 2 à 2,5, est une variété liomogène et élastique do tourbe.

DOQUET (Are) n. m. Nom qu'on donne à la quatrième partie de trompette, c'est-à-dire la plus grave, d'une fanfare de cavalerie. (De l'italien toccato, qui est employé dans le même sens, co qui fait qu'on écrit parfois aussi toguet.)

DORA n. m. Sorte de gong japonais.

Dora, comédie en cinq actes, en prose, do Victorien Sardou ( Vaudeville, 1877). — La scène est en France. Deiux honnêtes aventurières, la marquise de Rio-Zarcs et sa fille Dora, ravissamment belle ; André Maurillac, officier français ; Tekly, journaliste hongrois ; Van Kraft, espion en chef d'une puissance étrangère ; la comtesse ZicUa, affidéo de ■ o dernier ; enfin, Favrolle, député, tels sont les principaux personnages. Van Kraft voudrait profiter de la gêne de Dora pour l'enrôler parmi ses espionnes. Maurilïac la sauve d'un marcfié honteux en l'épousant. La comtesse Zicka, qui cnmptait faire de l'officier son mari ou son amant, se jure do perdre celle qui le lui a enlevé. Elle vole des papiers politiques compromettants pour Tekly et pour d'autres, et s'arrange de manière à faire soupçonner Dora. Toutes les apparences accablent la jeune femme : elle est perdue. Mais Favrole découvre lo secret de cette machination et confond la perfide comtesse.

Cette comédie, sans être une des meilleures de Victorien Sardou, témoigne dans son ensemble de la rare habileté de l'auteur ; les deux premiers actes et le dernier sont surtout remarquables.

Dora D'Istria, pseudonyme de la princesse Koltzov- Massalsky, née Hélène GHiKA,filie du prince MiclielGhilca, née à Bucarest eu 1828, morte à Florence en 1888. Publiciste polyglotte, elle eut d'abord pour maître le Grec Grég. Papâdopoulos, helléniste célèbre. Elle comjiléta ses études à Dresde, Vienne, Venise et Berlin. Renirée en Roumanie eu 1848, elle y épousa le prince Alexandre Koltzov-Massalsky, qui l'emmena en Russie et, de là, en Italie, où elle vécut jusqu'à sa mort. Elle débuta dans les lettres par un ouvrage sur la Vie moyiastique dans l'Eglise orientale (1855). En 1856, elle publia la Suisse allemande, qui met on relief l'influence de l'esprit germanique sur la civilisation moderne. Dans son œuvre Des femmes par une femme (1864), qui fait suite aux Eemmes en Orient, elle oppose la femme allemande à la femme de race latine. Elle a écrit un grand nombre d'autres travaux; notamment, une étude importante sur la Poésie des Ottomans (1877).

DORADE n. f. Nom vulgaire de divers poissons, qu'il ne faut pas confondre avec les daurades (chrysophrys), et qu'on donne ordinairement aux coryphènes.

— Encycl. La ilorade dentée est la castagnole do la Méditerranée. La dorade de la Chine est le carassin doré ou poisson rouge des aquariums. La dorade bilunée est le i)agel à museau court {pagellus brcriceps). La dorade hurta^oM orphe est un ^lagre (pagrus orphus). La dorade jnai'seillaise est le pagcl rousseau {pagellus ccntrodontus).

Dorade, nom d'une constellation méridionale, appelée aussi Xiphias, et située entre l'Eridan et lo Navire. (Le catalogue de La Caille lui attribue vingt-neuf étoiles; la principale n'est que de troisième grandeur.)

DORADILLE {Il mil.) n. f. Genre de fougères, appelé aussi asplénie : Za doradille rfes juurailles, vulgairement sauve-vie, est mie petite plante à racines fibreuses, à frondes touffues. (Gouas.)

Dorado, bourg des Antilles (Porto-Rico) ; 4.000 hab. Muulins; fabri(iuo de rlium.

DORADON n. m. Nom vulgaire d'un poisson du genre coryphène, qui vient parfois dans les mers d'Europe : c'est la coryphène oquisot ou dorado équisct.

DORAGE (ra;")n. m. Action dodoror un objet quelconque. Il Action do couvrir un chapeau commun d'une belle étolfe,

pour lui donnrr une grande valeur apparonto. ii Action do rouvrir la pâtissorio d'une courho do jaune d"œut', aliu do lut domior une coloratiou dorùe ot appétissante.

DoRAK-EL-ATTlK,vilIo do Perse (Kliouzistan). àl'ombourliuro du Jeralii dans lo golfo Persiijuo ; 8.000 liab.

DORAMA, ville d'Arabie (Nodjod) ; 5.000 hab.

DORAMIE {mi) n. f. Variété do tulipe panachée.

DORAN (John), écrivain anglais, né et mort à Londres (1807-1878). Il passa une partie de sa jeunesse on Franco et en Allomag^ne, et publia : Histoire et anti(iuiiés de Iteading (1835), puis do nombreux ouvrages dont los principaux sont : liiographies des reines d' Angleterre de la maison de Hanovre flS55); Histoire des fous de cour (1S38) ; Livre des princes de Galles (1860) ; etc.

DORANGE (JaL'(iues-Nicolas-Pierrc), poète français, né à Marseille en I7SG, mort à Paris en 1811. Il se fit connaître par des poésies pleines de chaleur et de goût. On a de lui : les Hucoliques do Virgile (1809), traduction en vers, proclamoo par Dussault supérieure à toutes celles qui ont été données antérieurement; Bouquet lyrique (180?J; Mes adieux à la vie (181 1) ; Poésies posthumes (1812).

DORANGES, comm. du Puy-de-Dômo, arr. et à 29 kil. d'Amb('ri,au-dessusduvalloiide la Dore naissante; 974 hab.

DORANITE n. f. Zcolithe sodico-calciquo ; variété d'analcimo.

DORAS (rass) n. m. Genre de poissons physostomes, famille dos siluridés, comprenant des formes armées, sur les flancs, do plaques

osseuses munies ^ Doras,

d'épines.

— Enctcl. On connaît quelques espèces de doras réparties dans les fleuves américains du Sud ; ce sont des silures assez petits, bruns ou fauves, variés de gris et de blanc ou vert argenté; leur taille ne dépasse guère 40 centimètres. Tel est le doj^as costatus do la Guyane. Ces poissons sont los bagres armés des anciens auteurs.

DORAT (Le), ch.-I. de cant. de la Haute-Vienne, arr. et à 12 kilom. de Bellac, près de la Brame, sous-affluent do la Loire par la Gartempe; 2.S35 hab. {Dorachons, onnes.) Ch. de f. Orléans. L'origme de cette ville remonte à Clovis, qui fit construire !à une église commémorative de la victoire de Vouillé. Elle fut rebâtie du xi* au xv» siècle. — Le canton a 12 comm. et ll.'ii hab.

DORAT ou Daurat (Jean) [en lat. Auratus], poète français, l'un des membres de la Pléiade du xvi« siècle, né à Limoges en 1508, mort à Paris en 1588. Il enseigna les lettres grecques et les lettres latines à Paris, et mérita par ses poésies la faveur de François I*"", qui le nomma précepteur de ^es pages. Il obtint ensuite la direction du collège de Coqueret, où il eut pour élève Ronsard, qui professait pour ses talents poétiques une admiration exagérée. Ses poésies latines ont été réunies sous le titre de Poematia, hoc est poeniatum, lib. V; epigrammatum, lib.III; anagrammntum, lib. î; etc. (1586). En 1560, Dorât avait été nommé professeur de langue grecque au Collège de France, et, plus tard, Charles IX lut donna le titre do « poète royal ». Des poésies de Dorât, qui sont pour la plu-

Eart des pièces de circonstance, il reste fort peu de chose. .0 meilleur de son œuvre est d'avoir initié à l'hellénismo des poètes tels que Ronsard et Baïf.

DoRAT (Claude-Joseph), poète français, né et mort à Paris (1734-1780). Cet infatigable rimeur, imitateur do Voltaire et l'un des principaux pourvo^"eurs de 1' « Almanach desMuses" fut le type de lalfétene et de la frivolité élégante, nn écrivain que rendirent célèbre de petits rions

fdus ou moins bien tournés, déices des boudoirs, des ruelles etdes coulisses. Il avait d'abord été avocat, puis mousquetaire avant de devenir poèto, fabuliste, conteur, auteur de madrigaux, romancier et auteur dramatique; il aborda tous les genres. Au théâtre, il adonné un grand nombre de pièces, toutes médiocres: Julien (1760), Théaqène et Chariclr^e, Iti^gulus, la Feinte par amour, Adélaïde de Hongrie, le ('élibataire, etc. ; dans lo genre descriptif, héroïque et sentimental : les petits poèmes do ta Vfflit^re, Si'-iim et SiHima , le Mois de mai , les Tourterelles, Zclmis; onze hôroïdos et une centaine do fables ; dans lo roman : Volsidor Dorai.

et Zelménie , les Malheurs de

l'inconstance, Floricourt, l'Abaiîard supposé, les Sacrifices de l'amour ou Lettres de la vicomtesse de Sénanqes et du chevalier de Versenar/. Tout cola est écrit d'une plume élégante et facile ; çà ot là, on rencontre quolnuos heiireusos mspirations ot do la grâce. Mais Dorât est le plus souvent maniéré, précieux, alfectant un ton do porsitlage qui devient fatigant, cherchant de l'esprit et, lo plus souvent, no rencontrant quo do la fadeur.

DORATANTHÈRE n. f. Genre d'herbes glutinouscs, do la famille diîs scrofularîaoées-gratiolées, dont l'ospèco type habite l'Egypte et l'Arabio.

D0RATA3PIS {spiss) n. m. Genre do radiolaires, comprenant do minuscules organismes marins, dont lo corps est compris dans une capsule forméo de piquants rayonnants. (Les dorataspis forment lo passage ontro les polyrystines et les acantliomèiros ; l'espèce type, lo dorataspis cosiala, habitf) la .Méditerranée.)

DORAT-CUBIÈRES. Biogr. V. CUBIKRBS.

DORATION n. m. Bot. Syn. do cuRTisiR.

DORATOMYCE {tni.ts) n. m. Genre de champignons filamenteux coninmyi'ètes, dont les sporos sont réunies on capitule A l'extriimité d'un lilament.

DORATORHYNGHUS (rin-fcuss) n. m. Paléont. Genre do reptiles ptérosauriens, l'amille des orniihorhéiridés, comprenant do grands animaux volants, ihmt la tèto mosuro plus do 0™,30 do long avec dos dents irrégulièromonl espa-

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