‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 769 sur 870 · DORES — DORIMÈNE · texte numérisé non relu

DORES — DORIMÈNE

Iccte groo propre aux peuples do race dorienno. n On dit quolnuefois iinniQUE.

— Encvci.. Hist. Los Doriens étaient l'une des grandes races helléniques, celle qui, avec les Ioniens, a joué lo rolo dominant dans l'iiistoiro de la civilisation grecque. Suivant la tradition, tous les Doriens descendaient do Doros, fils d'Hellen. A l'époque où elles sont mentionnées pour la première fois, leurs tribus occupaient une grande partie do la Thessalie, les districts sud-ouest, la vallée du Pénoo, et les gorges de l'Olymne. C'est dans lo voisinage do la vallée do Tempe que la légende plaçait leur roi Egimios, ami et allié d'HérakIés. On contait qu'Egimios avait ou deux fils, Dj-mas et Pampliylos, et qu'en outre, il avait adopté Hyllos, fils d'Héralùès. Cos trois héros, llyllos, 'Dymas et Pamphylos, furent les ancêtres et les éponymes des trois tribus qui se conserveront toujours dans la plupart des Etats dorions : Hylléens, Dynianes, et Pampliyles. Uno premire migration eut pour effet do transplanter uno partie des Doriens plus au sud, autour dûment Œta : ils donnèrent leur nom au pays qui, pendant toute la période historique, s'est appelé bonde. C'est à ce moment que Delphes et son vieux sanctuaire d'Apollon devinrent lo centre religieux des tribus dorionnes. Deux ou trois générations après la guerre de Troie, vers le XI' siècle avant notre ère, sous la direction des Héraclides, eut lieu la grande migration dorienne, qui entraîna un complet bouleversement du vieux monde pélasgique et achéen. Les Doriens occupèrent d'abord presque tout le Péloponèse. Puis ils lancèrent des colonies en tous sens : en Crète, à Rhodes, sur les côtes do Carie et dans les îles voisines, en Cyrénaïque, à Corcvre et sur les rivages d'illyrie, en Sicile et dans l'Italie méridionale. Les principaux Etats doriens ont été : Sparte, Argos, Messèno, Sicyone, dans lo Péloponèse; Corinthe et Mégare, dans l'Isthme; les grandes cités do Crète; Rhodes et les villes doriennes de Carie ; Cyrène, en Libye; Corcyre, Tarente et Syracuse. C'est surtout à Sparte et en Crète que l'on peut étudier la civilisation dorienne. Ce qui caractérise les Etats doriens, c'est d'abord l'existence des trois tribus doriennes, et, à côté, la persistance de tribus indigènes, ou de populations sujettes, périèques, serfs de la glèbe ; puis une constitution aristocratique, des tendances conservatrices; en beaucoup d'endroits, le maintien d'une organisation toute militaire, comme en pays conquis, la subordination de l'individu à l'Etat, le respect de la discipline, les repas publics, le souci d'assurer par des lois l'égalité des fortunes; enfin, une certaine défiance de l'étranger. La plupart des Doriens ont eu le mépris des choses de l'imelligence. Ils n'en tiennent pas moins une place importante dans l'histoire des arts. Ils ont créé l'architecture nationale par excellence, l'ordre dorique; ils ont compté parmi eux de grands artistes, sculpteurs, musiciens ou poètes. Ils ont fondé les traditions de la musique grecque et de la grande poésie lyrique.

— Linguist. Le dorien^ d'abord confiné dans la 'boride, se répandit ensuite dans le Péloponèse, puis en Asie Mineure, à Rhodes, en Crète, en Sicile et dans la Grande- Grèce. Ce dialecte a été employé par Théocrite, Arcliimède, Pindare, Alcman, Epicharme, Sophron, etc., et par les philosophes pythagoriciens. Les chœurs des tragédies en offrent aussi des traces nombreuses. Le dorien se distingue de tous les autres dialectes grecs par la force et l'ampleur, par la prédominance des sons pleins et ouverts, en particulier de l'a, et par la rareté des consonnes sifflantes. Aussi paraissait-il plus propre au chant, et, pour cette raison, devait-il dominer dansia poésie lyrique. C'est avec ce dialecte, le plus rude de tous les dialectes grecs, que la langue latine a le plus de conformité. 11 se divise en dialectes secondaires, ijui no nous sont connus que par quelques vestiges peu nombreux. Co sont le tacoiiien {dorien de la Grande-Grèce), lo inessénien, Vargien, lo coriti' thien, le mégarien, le Cretois, Vachéen, etc.

— Mus. Lo mode dorien est l'un des plus anciens de la musique des Grecs et le plus grave dos modes authentiques du plain-chant. ■ Il est formé, dit Poisson dans son Traité du chant qrégorien, do la quatrième octave do la gamme fondamentale, dont il est la division harmonique; il est mode mineur de l'espèce de chant mésopycno. Il commence son octave au ré d'en bas et la finit au ré do dessus ; il a sa dominante à la quinte la^ et sa finale est lo ré d'en bas. >

SORIÈNE n. f. Bot. Syn. de acronychik.

DORIGNY (MiclielX peintre et graveur français, né à Saint-Quentin en liîn, mort à Paris en liîOG. Il était élève et gendre de Simon Vouet, dont il imita lo style et dont il grava à l'eau-forte un grand nombre d'ouvrages. 11 reslo do lui plusieurs tableaux estimés, qui sont pour la plupart conservés au château de "Vinoennes. On connait aussi do cet artiste la caricature appelé ta Mansarde, dessin satirique fait contre le célèbre architecte Mansard, qui avait proposé un impôt sur les arts.

DoRIGNY (Louis), peintre ot graveur français, né A Paris en I65t, mort à Vérone on 1712, fils du précédent. Klève do sou père et de Lebrun, il concourut pour lo prix de Kuino en I(î7l, mais n'obtint iiuo lo second rang. Il partit, néanmoins, il ses frais, étudia la fresque A Uonio lusqu'en 1(Î77, passa ensuite A Venise, puis demeura do longues années A Vérone, oii il exécuta d'immenses décorations dans los églises et les palais. 11 so rendit en 1711 on Autriche pour exécuter d'importants travaux A Vienne, chez le prince Eugène, et d'antres A Prague. Son chef-d'a'iivre est la coupole île Sainto-Marie-Majeure, A Trente. Après ces travaux, Dorigny revint A Vérone, où il mourut.

DORIONT (Nicolas), Rravour distingué, frère du précédent, né et mort A Paris (1057-1746). Après avoir achevé de fortes études dans l'atelier de son pèro, et s'être essayé dans la peinture d'histoire, il so livra A la gravure. Il devint r;ipidenient l'un dos bons graveurs do son temps. Il passa vingt-huit ans en Italie A étudier ot A reproduire les chefs-d'œuvre de l'école italienne. Do retour en Franco on 1711, et déjà célèbre, I^rtgny fut appelé en Angleterre par lo roi Charles II, qui le cliargea do i*oproduiro la collection tout entière des cartons de Kuplm(^t A Jlnnipton Court. Cette œuvro uo coûta pas inoins do <|iiinzo années de labour A Dorigny. L'artiste, fait cliovalier par lo roi. fut d'ailleurs mnKmfiiiuement rétribué. Il prit sa retraite A Paris. L'Académie lui ouvrit ses portos,

DORIMÈNE n. m. Variété d'œillet, panaché de pourpro ot do blauo.

lui

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