DOS
DORVAOLT (François -Laurent -Marie), pliarmacien français, né à Saint-Etienne-do-Montluc en isis, mon à. Paris en 1879. Interne des hôpitaux en 1840, puis lauréat do l'Ecole de pharmacie en 1841, il s'établit ruo de La Feuillade et composa un répertoire de pharmacie pratique, rOfficine, dont la première édition est de 1841 et qui fut édité souvent depuis. Il fonda la Pharmacie centrale de France,et contribua pour une large part au perfectionnement pharmaceutique.
DORVEILLER [vé-ill-é [It mil.] — contract. de dormir et de veiller) v. n. Dans la basse Normandie, Etre dans le demi-sommeil, dans cet état d'assoupissement qui tient le milieu entre la veille et le sommeil.
DoRVIGNT (Louis-François ABCHAMB.tuLT, dit), auteur et acteur comique, né et mort à Paris (1742-1S12), fils, dit-on, de Louis XV et d'une pensionnaire du Parc aux cerfs. Après la mort de Louis XV, qui l'avait soutenu de ses libéralités, il se fit acteur chez Nicolet, puis écrivit des vaudevilles, des parades. Il créa doux types qui sont devenus populaires : Janot et Jocrisse. Janoi ou Les batlus payent l'amende (1779) fit courir tout Paris aux Variétés. Beaucoup plus tard, Dorvigny fit succéder à Jauot un autre type non moins plaisant : le Désespoir de Jocrisse (1808), Jocrisse congédié {li03). Jocrisse jaloux (1804), Jocrisse au bal de l'Opéra (1808).
DORVO (Hyacinthe), auteur dramatique et romancier français, ne à' Rennes en 1769, mort à Fontaineljleau en 1851.' FHs d'un procureur, il se rendit à Paris au début de la Révolution, et se mit à écrire pour le théâtre. On lui doit do nombreuses comédies, pour la plupart en vers, et dont plusieurs eurent du succès, notamment : les Trois héritiers (1793); le Faïur Député (1795) ; Je cherche mon père (1797); les Parents (1800); Figaro ou Tel père tel fils (liai); les Jemies Femmes (1802) ; le Père ambitieux (1810) ; la Cousine AUert (1810); etc.; des drames, dont deux obtinrent un très grand succès : Frédéric à Spandau (1804) et Flisabelh ou les Exilés en Sibérie (1807). On lui doit encore des romans, des épîtres, un poème, etc.
DORYANTHE n. f. Genre do plantes, de la famille des amarvllidécs. comprenant une seule espèce, qui est propre à la Nouvelle-Hollande, et que l'on cultive en Europe dans les serres tempérées pour ses belles fleurs pourprées, réunies en épis formant capitule.
DORYASPIDE [spid') n. f. Genre d'insectes coléoptères tétramèrcs, de la famille des charançons.
DORYBOLE (du gr. doru, lanco, et ballein, jeter) n. f. Art milit. anc. Maciiine à lancer des traits.
DORYCNIE n. f. Genre de plantes, de la famille des légumineuses-papilionacées, tribu des lotées, qui habite l'Europe méridionale et l'Asie Mineure. Il On dit aussi
DORVCNION n. m.
— Encycl. Les dorycnies sont des plantes herbacées ou des sous-arbrisseaux à feuilles tnfoliolées, à fleurs nombreuses, assez petites, disposées en ombelles terminales pédonculées. Ce genre comprend une vingtaine d'espèces, qui habitent la région circaméditerranéenne et les îles Canaries. Elles croissent dans les lieux arides, et fournissent aux bestiaux un fourrage peu abondant, mais nutritif. La dorycnie de Montpellier se cultive quelquefois dans les jardins.
DORYCNIOPSIDE n. f. Genre de plantes, de la famille des légumineuses, tribu des lotées, qui ressemble à la dorycnie.
DORYCORDAÏTE n. m. Bot. foss. Genre de plantes fossiles, de la famille des cordaitées et s'en différenciant par des nervures plus fines, plus serrées, et par la forme du limbe qui, au lieu d'être arrondi, est termine en pointe aiguë.
DOR'YDION n. m. Genre d'insectes hémiptères homoptères, famille des cicadellid'és, comprenant des formes à tôte prolongée en cône, recouverte par une avance du corselet. (Les dorydions sont des cicadelles de taille moyenne, prenant place entre les cercopes et les typhlocybes. L espèce type du genre, d'un roux grisâtre, est le dorydion paradoxum, du Cap.)
DORYFERA(/i?)n.m. Sousgenre de trochyltis, comprenant des oiseaux-mouches à long bec droit et grôle, à ailes courtes, à queue courte large, régulièrement arrondie au bout. (On connaît quatre espèces de doryfern, qui habitent l'Equateur et la riouvelle-Grenade : lo dvri/fera Johannie, de Santa-Féde-Bogota, est bronzé verdàtre en dessus, bleu foncé en dessous, avec le croupion turquoise).
DORYICHTHYS {i-lctha) n. m. Genre de poissons plectognathcs, famille des syiignathidés, tribu des syngnathinés, comprenant des lurmes allongées, munies do nageoires pectorales et caudale, et d'une poche abdominale ou le mâle emmagasine les œufs. (L'espèce type de ce genre, propre auK mers chaudes, est lo doryichthys brackyurus, de Polynésie.)
D0RYLAIMU3 (lé-muss) n. m. Gcoro do vers nématodcs, famille dos énoplidés, comprenant dos petits vers allongés, à bouche armée d'un stylet, (Les durylaimus vivent dans les eaux douces ou salées, et aussi dans la terre humide. On pcnso que ce sont des formes larvaires : ainsi le dorytaimtu palustris, des eaux saumâtros de llnde, serait lo premier état de la lîlairc de Médine.)
DORTLAS. Myth. gr. Un de ceux oui se déclarèrent on favcnr de Pcrséo, à la cour de Ccpnée. 11 fut tué par Alcyonée.
DoRTLÉC (en lat. Dori/Ueum), villo do rancionno Asie Mineure (Phrygie), sur le Tymbris, affluent du Sangarius (auj. Eski-Sclîèr). Dans la plaine do Dorylée, victoire remportée on 1097 par les croisés, sous lo commandement de Godefroy de Bouillon, Bohémond et TancrèdOf sur l'armée du sultan Kili'ljc-ArslaD.
DORYLIDÉS n. m. pi. Famille d'insoctos hyménoptères hétérogynea, comprenant de singulières fourmis propres aux régions chaudos du gloho et remarquables par les différcacog extraordinaires do forme et de taille, qui
Le Doryphore.
existent entre les mâles, les femelles et les ouvrières. —
Un DORYLIDÉ.
— Encycl. Les donjlidés sont presque toujours roux ou jaunes; les mâles sont ailés, les fcmellos, très grandes, sont aptères et aveugles. Les ouvrières, également aptères, sont dix ou douze fois plus petites. Ces fourmis vivent dans de grandes fourmilières souterraines, d'où la seule femelle de la colonie, enfouie au plus profond, ne sort jamais. Encore mal connus, les dorylidés sont composés des genres dorylus, typhopone, dichthadia, etc.
DORYLUS {luss) n. m. Genre d'insectes hyménoptères, famille des dorylidés, comprenant des fourmis propres aux régions chaudes du globe, et dont on connaît une vingtaine d'espèces.
DORYMAQUE OU DORIMAQUE, général grec, né à Trichenion en Etolie (m" s. av. J.-C). En 221, élu stratège des Etoliens, sous prétexte do défendre Phigalio contre les Spartiates, il envahit et pilla la Messénic.Puis il attaqua les Epirotes, les Achéens, les Acarnaniens, et battit Aratosà Caphyes (220). En 210, Dorimaque porta la guerre en Epirc, et brûla lo temple do Dodone ; l'année suivante, il entra en Thessalie et contraignit Philippe, roi de Macédoine, à lever lo siège de Paie, dans lile de Céphalonie. En 204, Dorimaque fut un des auteurs de la nouvcilo législation que se donnèrent les Etoliens. Plus tard, il conclut, au nom des Etoliens, une alliance avec Ptoléméc Epiphane.
DORYPHORE (du gr. doru, lance, et -phoros, qui porte) n. m. Nom douuô à certains soldats grecs et, chez les Perses, à un corps do troupes do quinze mille hommes, célèbre par sa valeur.
Doryptiore (le) [ouïe Porte-lancé]^ statue célèbre du sculpteur Polyclète (au musée do Naples), qui représentait un jeune guerrier armé de la lance.
Winckelmann a reconnu en ce Doryphore la fameuse statue appelée par Pline le Canon , c'est-à-dire le type parfait de la beauté plastique. Polyclèto avait entrepris de démontrer, par une « statue dont toutes les parties seraient entre elles dans une proportion parfaite " , quels sont les rapports de grandeur dans lesquels la nature a placé la perfection des formes humaines. Il atteignit si bien son but que la statue qu'il donna comme exemple et conmie modèle fut considérée comme un chefd'œuvre incontestable. On demandait à Lysippo comment il avait appris son art ; il répondit : « En étudiant le Doryphore do Polyclète. " Cette statue, qui semble résumer et formuler l'art de la vieille école d'Argos, a fourni lo sujet de mainte dissertation esthétique. Elles ont toutes leur point de départ dans le type <> d'adolescent viril « qu'a voulu réaliser Polyclète, et dans la discussion de 1 idée du "' canon » en sculpture.
DORYPHORE OU DORYPHORA n. f. Entom. Genre d'insectes coléoptères pliytophagcs, famille des chrysomélidés, tribu des chrysomélinés, comprenant des formes glabres, bombées, détaille médiocre, et de couleurs vives et variées. (On connaît trois cents espèces de doryphores, toutes propres à l'Amérique du Sud; telle est \3,doryphora irrorata, de Bolivie. La doryphore do la pomme de terre est une leptinotarsa.)
— Bot. Genre d'arbres, de la famille des monimiées, tribu des athérospermées, à fleurs régulières, hermaphrodites. (On n'en connaît qu'une seule espèce, originaire do l'Australie.)
DORYPHORE ou DORYPHORUS {russ) n. m. Genre de reptiles sauriens crassilingues, famille des agamidés, comprenant des formes ressemblant aux uromastix ou fouettequeues, et habitant les régions chaudes de l'Amérique du Sud.
(L'espèce type des doryphores est le foue tte - q noue azuré [doj-'yphorus azureiis. ou iirocenirujji azitreuriï], du Brésil, d'un beau bleu d'azur, rayé transversalement do noir, avec le ventre blancliàtrc.)
DORYPTERUS et mieux DORATOPTERUS (/)^e-n/55) u. m. Paléont. Genre do poissons, formant le passage entre les gano'idos et les téléostéens acantlioptères et anacanthines, caractérisés par leurs nageoires ventrales placées sous la gorge. (Les dorypterus sont ovales, très plats latéralement, avec une grosso tête.)
DORYSCELIS [riss-sé-lîss) n. f. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des cétonidés, comprenant des cétoines de grande taille, plates, àcorsclet étroit et à épaules saillantes. (Les doryscelis sont voisines des macronola; l'e-spèce ty j)e est la doryscelis calcarata, do Madagascar, jaune en dessus, avec quatre points noirs, et noire et blanclie en dessous.)
DORYSTHENES {sté-nèss) n. m. Genre d'insectes longicornes, famille des prionidés, comprenant de grandes formes lourdes, robustes, vivant à terre dans les régions montagneuses de l'Inde.
— Encycl. On contiaît deux ou trois espèces de dorysthcnr.s, caractérisées par la forto pointe saillante qui garnit leur prosternum, leurs mandibules fortes et arquées, leur léto allongée. Le doriiathcnes montanus, dos Gliattes et dos Nilgheeris, est d'un brun roux ; il est assez commun en été pour que les ours s'en nourrissent.
DORYTOME OU DORYTOMUS n. m. Entom. Syn. do
KRimilN.
DORYTOMINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères. Syn. de érirhinés ou ébirbhininés. — Un dorytominé.
DOS {do — lat. dor&wn, mémo sens) n. m. Partie postériouro au corps des vertébrés, comprenant toute la région
dont la colonne vertébrale occupe le centre, des épaules au bassin : Sauter sur le dos d'un cheval, n Chez l'iiomrae, Se dit particulièrement do la partie postérieure du torse, depuis la base du cou jusqu'à la naissance des reins. Il Partie postérieure ou supérieure du corps d'un animal, vertébré ou non, opposée à l'abdomen, depuis le cou jusqu'à l'anus ou à la queue : Le dos d'un poisson, d'un uiseau, d'un insecte.
— Partie sur laquelle on appuie le dos, en parlaut d'un siège : Le dos d'une chaise, ii Partie qui couvre le dos, en panant d'un vêtement : Habit déchiré dans le dos.
— Par anal. Partie supérieurement convexe d'un objet : Le DOS de la main. Le dos du pied, ii Partie d'un objet plus exhaussée que les parties voisines : J^'cnoiine dos de l'Amérique qu'on appelle Cordillère. (Michelet.) n Revers, verso ; côté non écrit ni imprimé : Le dos d'une gravure, d'une carte, d'une lettre, n Partie opposée au fil, dans un instrument tranchant : Le dos d'un rasoir, d'un couteau.
— Poétiq. Surface, en parlant de la mer.
— Arg. Souteneur. (On dit aussi dos vert, dos d'azur, à cause des couleurs du dos du maquereau.) ii Etj-e dans le dos, Etre dans une position critique ou désespérée, n Avoir les pieds dans le dos, Etre recherché par la police.
— Art vétér. V. la partie encycl.
— Bot. Partie saillante d'une strie, d'une graine, d'une feuille carpellaire.
— Mamm. Dos brûlé, Nom d'une espèce de bradype ou unau.
— Ornilh. Dos bleu. Nom vulgaire de la sittelle ou torche-pot. Il Dos rouge. Nom vulgaire d'un oiseau do la Guyane, lo tomgara septieolor.
— Techn. Partie d'un livre où se trouve la couture. Il fieliure à dos plein ou d dos fixe. Celle dont lo dos adhère
entièrement à la peau ou la toile extérieure, il Heliurc à dos brisé. Celle dans laquelle cette adhérence n'existe pas, la peau étant collée sur une bande do carton.
— Loc. div. : Bête à dos, Bcte do somme, et, dans l'argot des marins, Matelot qui, faute de moyens, s'embarque sans avoir sur lui l'habillement spécial qui recouvre ordinairement les pêcheurs, et sans fournir sa part d'engins pour la pêche. (Pop.) li Battre quelqu'un dos et ventre. Le frapper en aveugle, sans regarder où l'on frappe.
Il Charger de bois le dos de quelqu'un. Le frapper sur le dos avec un bâton, ii Uaire pénitence sur le dos d'autrui, Faire expier par un autre ses propres fautes, ii Battre quelqu'un sur le dos d'un autre, Faire à quelqu'un des reproches qui retombent sur une autre personne, ii Etre sur le dos, Etre couché, blessé, malade, ii Donner à dos à quelqu'un. Lui tomber dessus, et fig. Prendre parti contre lui. (Vieux.) il Se laisser ynanger la laine sur le dos. Se laisser exploiter sottement, ne pas savoir défendre ses intérêts, il Tondre quelqu'un .sur* le dos, Le pressurer, lui soutirer son argent, n Avoir le dos au feu cl le ventre à table. Prendre toutes ses aises, n Faire le gros dos. En parlant du chat et de quelques autres animaux qui ont aussi cette habitude, Relever son dos en lui faisant faire une sorte de pont. — Fig. Se donner des airs d'importance. Il Courber, Ployer le dos. S'incliner en avant, en pliant les reins. — Par ext. Plier. — Fig. Se soumettre humblement. Il Tourner, Montrer le dos â, Se tourner de façon à présenter le dos à. — Quitter brusquement. — S'enfuir, courir loin de. — Abandonner, délaisser : C'est l'ordinaire que les amis nods tournent le dos avec la fortune. (P.-L. Courier.) — Renoncer à : Tourner le dos aux homieurs. \\ Avoir bon dos, Etre en état de supporter certaines charges très lourdes. — Fig. Etre accusé ou chargé de préférence : Oh ! fw bon dos, moi, c'est toujours sur moi que l'on tombe. — Supporter gaiement les railleries ou les médisances : Riez, riez ; j'ai bon dos. Il Avoir, Porter quelque chose ou quelqu'un sur son dos. L'avoir à sa charge ou sous sa responsabilité. — En être sans cesse importuné. H Dans le langage populaire, on dit : Avoir de quelqu'un ou de quelque chose plkin le dos. il Etre sur le dos de quelqu'un. Etre à sa charge, vivre à ses dépens. — Le surveiller sans relâche, le tourmenter, le harceler : Boui'~ geoise qui est toujours sub le dos de sa bonne. [| Mettre une chose sur le dos de quelqu'un, La mettre à sa charge.
— La lui attribuer : Vous mettez sur mon dos des choses que je n'ai pas dites, n Tomber sur le dos de quelqu'un, So précipiter sur lui pour le battre. — Arriver chez lui à l'improviste. — Etre mis à sa charge, lui incomber. — Lui être attribué, n Avoir à dos, au prop. Avoir derrière soi. — Fig. A7:oir, Se mettre quelqu'un à dos. L'avoir, lo mettre contre soi. n Mettre, Berîvoyer dos à dos. En parlant de personnes qui sont en dilférend, Les renvoyer sans condamner ni absoudre l'une ou l'autre, il Avoir le dos tourné. Etre tourné de façon à présenter le do^.
— Avoir fait les premiers pas pour s'en aller. — Fig. Avoir un moment d inattention, ne plus surveiller, il Tourner le dos à la mangeoire. Fig. So mettre dans la situation coatraire à celle qu'il faudrait prendre pour réussir.
Il Tourner le dos oit l'on veut aller. Fig. Faire une démarclio qui est ou semble tout à fait contraire à ce qu'on veut obtenir, n Scier le dos. Pop. Fatiguer, importuner, ennuyer horriblement. Il Faire froid dans le dos à quelqu'un. Le contrarier, l'importuner à l'excès, ou lui causer une grande frayeur, ii II tombe sur le dos et se casse le nez. So dit d'un liomme qui n'a aucune chance, et pour qui les accidents les plus insignifiants prennent une tournure défavorable, il Par exagér. N'avoir pas une chemise sur le dos. Etre dénué de tout, il Mettre tout sur son dos. Dépenser en toilette tout ce qu'on a. n Jeter quelqu'un ou quelque chose den-iêre son dos. Renoncer à cette chose, renier cette personne, n Le dos lui démange. Il fait tout pour être battu.
— Loc. adv. De dos.
Par le dos.
— Loc. prépos. A dos de , Sur le dos de , en parlant d'une bête de somme ; Voyager À. dos DI-; mulet. \\ En dos d'âne.
So dit en parlant do choses qui sont ou semblent formées de deux parties réunies enseniljle do manière à présenter une pente, un talus do chaque côté ; Pont en dos d'âne.
— Encycl. Anat. Le dos est la partie postérieure du tronc, comprise entre la dernière vertèbre cervicale et la première lombaire. 11 est séparé dans sa longueur on deux parties symétriques par la crête quo forme, au fond
Pont en dos d'àne.
d'uno rainure plus ou moins profonde, la sôrio dos apophyses i^iiiiiousos du racliis, M^i'ronu'ut infliu-liio toutefois àK^molitî. l'uiir la patliologio do oetto n-^'iou, v. cliacuno dos parties constituantes : viiKTÈiiitK, vkutéuralk
(cohjllie), CÔTli, OMOl'LATB , DOKSAL (lUUSClo), MOELLE
épiiiièro.
-- Art v(H6r. Le dos dos grands quadrupèdes est limité en avant par lo garrot, en arrière par les reins, et do rhaquo cote par les côtes. Pour ôtro bien conformô, lo dos doit pn^stMitor dans sa longueur une concavité très légère, une grande largeur d'un côté à l'autre, une longueur propurtiunnéû à ccllo dos colonnes do soutien. Lorsque la ligno dorso-lonihairo présente une concavité trop grande,
10 cheval est dit cnsclîé. Lorsque lo dos est droit ou même convexe, on le désigne sous lo nom do dus de mulet ou dos de carpe. Les chevaux qui offrent cette conformation ont les réactions très dures; mais ils ont plus de force dans cette région, et sont très aptes au service du bât. C'est pourquoi l'àne et le mulet, qui, en général, présentent cotte conformation, sont employés à ce service.
La région du dos est sujette à des contusions produites par l'application des harnais, telles que excoriations, cors, kystes, abcès. listules, etc. Les maladies du dos sont relativement peu dangereuses, mais d'une guérison difficile.
DOSABHAI-SORABJI, savant et poète parsi , né à Broach en 17Stî, mort à Bombay on 1870. Il appartenait à une famillo sacerdotale parsîe et descendait par sa mère d'un grand prêtre, le dastour Kamdin. A partir do isn, il fut le munslii (professeur) des emplovés civils et militaires de la Compagnie des Indes. C'était un linguiste distingué ; on lui doit d'excellentes traductions d'ouvrages persans, et un dictionnaire intitulé Idiomatic senituices m English, Nindustani, Gujarati and Persian. Il s'est fnit connaître jusqu'en Europe par sa polémique avec lo D' Wilson et la publication du Talim-i-Z art lins ( [ou la Doctrine de Z oroastre] (1839), dans lequel il exposait les principes du parsisme moderne.
DOSABLE (rad. doser) adj. Dont on peut déterminer la quantité.
DOS-À-DOS n. m. Mobil. Siège double, appelé aussi boudeuse. (V. ce mot.) il PI. Des dos-à-dos.
— Chorégr. Figure dans laquelle les danseurs se trouvent placés dos à dos.
DOSAGE {zaf — rad. doser) n. m. Chim. et pharm. Action do doser : Le dosage d'un remède. Le DOSAGii de L'oxyijène.
DOS-BARRIOS, ville d'Espagne ( Nouvelle -Castillc [prov. de TolèdeJ], près d'un affluent du Tage; 2.500 hab. Klève de bétail ; commerce de grains, de vins, d'huiles. Ruines du vieux château do Moutréal et d'un couvent do Irères de la Trinité.
DOS D'ÂNE ido) n. ra. Disposition d'une surface formée de deux pentes inclinées de chaque côté de leur ligue de jonction, ii PI. Des dos d'àne.
— En dos d'âne. V. dos. (Loc. propos.) DOS-D'ANE (rfo) n. m. Erpét. Nom vulgaire de la tortue
à trois carénés, il PI. Des dos-d'àni:.
— War. Ouverture demi-circulaire, pratiquée sur certains navires pour recevoir la manivelle du g;ouvernail.
— Techn. Instrument sur lequel les boyaudiers déposent les boyaux nettoyés.
DOS-DE-BAHUT (do, ba-hu) n. m. Surélèvemont artificiel lionne au terrain d'un parterre. (PI. Des dûs-de-bauut.)
11 On dit aussi dos-de-carpe.
DOS-DE-CRAPAUD [do, po) n. m. Nom vulgaire do l'agaric macule, il PI. Des dos-de-ckapaud.
DOSE (du gr. rfo5is, action de donner) n. f. Méd. et pharm. Quantité d'un médicament simple, entrant dans un médicament composé. Il Quantité de médicament ou do poison, destinée à être absorbée en une fois ou dans un temps déterminé, il Dose toxique. Dose capable do produire l'empoisonnement. Il Dose médicamenteuse, Doso à laquelle la substance agit comme médicament, n Dose fractionnée. Dose réfractée, Doso partagée en plusieurs parties devant être absorbées à intervalles déterminés.
— Par ext. Quantité de chacun des éléments qui entrent dans un composé quelconque ; Introduire une dose (/*7 zinc dans du bronze, il Quantité déterminée do matière employée en une seule fois : Buveur qui augmente sa dose d'ahsin'tfte.
Il Action physique, considérée sous lo rapport do sou intensité : Doubler la dose des coups de bâton.
— Fig. Quantité déterminée des éléments d'un tout moral \ Il y a partout un mélange de bien et de mal, mais à diverses doses. (.J.-J. Rouss.) u Agent moral, appliqué en une seule fois ; une do.se d'adversité est quelquefois salutaire. (Hussy-Rab.) il Quantité morale : Avoir une fameusf DOSE a amour-propre. Il Part individuelle : Avoir de l'esprit plus que sa dose.
— Pop. /Un avoir une dose. V. coociie.
— Fncycl. La science des doses ou dosologie est très difficile, car les doses utiles sont variables avec les âges et les individus. On ne donne généralement à l'enfant et au vieillard (pie lo 1/12, 1/8, 1/6, 1/1, 1/a, l/t>, 2/3, des dose;> ordinain-s pour les ûges de 1, 2, a, 7, l\ ou 20 ans, ou on sens inverse au-dessus de tlO ans.
DOSEH (do l'arab. da'seh, action de fouler aux pieds) n. m. Cérémonie religieuse, qui se célèbre au Caire, lors de certaines fêtes musulmanes ; par exemple, colles do la iial.ssance do Mahomet ou do son ascension auciol(mirft'/;). (Un certain nombre do derviches ou de dévots du Coran KO couchent :1 terre dans le chemin que doit suivre l'un dos .supérieurs des couvents do shoïkhs ot so font fouler aux pieds do son cheval.]
DOSER (rad. dnne) v. a. Préparer dans los proportions nonvonables : IJoskk un médicament. \\ Déterminer, moriro à part la quantité do médicament à prendre en une fois. Il Pn'^paror, eombiner dans les proportions convenables, en parlant d'un mélange quelconque : Doser de L'oxygène. Quand on a mal dosé le zmc, le bronze est cassant.
DOS-HERMANAS. ville d'Espagne (Andalousie [prov. doSévillei), |»rès du *Jua<talquivir; 5.650 hub. Fabrication d'builo il'ulive ot do tissus.
DOSIADAS do Rhodes , poète grec , de l'époque
aloxandrnie ou des premiers siècles do l'empire romain. Nous possédons do lui eo ([u'on appelait un bômns (autel), c'est-à-dire un groni>o de vers disposés do toile sorte qu'ils reproduisent la forme d'un autol, (Co morceau a été inséré dans \'Anf/ioh)gii: de .lacob.s.)
DOSAHIIAI-SORARJI - DOST-MOHAMMED
D0SIDICU5 (Icuss) n. m. Genre de mollusques céphalopodes, comprenant dos poulpes i)ropres aux mors australes et caractérisés par leurs bras munis de ventouses pédonculées et par leur os central corné. {Les dosidicus ont la taille, l'aspect et les mmurs des ommastrèphos; l'espèco type est lo dosidicus Eschrichti.)
DOSIMÊTRE (du gr. dos\s, dose, et métron, mesure) n. m. Médecin qui pratique la dosirnétrio : ie DosiMiiTRE emploie de préférence les alcaloïdes. (D"" Burgraeve.)
— Adjectiv. : Un médecin dosimètre.
DOSIMÉTRIE {tri — rad. dus i mètre) n. f. Mesure des doses. Il Mctliuiie Uierupeutique, consistant à n'employer que les princi['os actifs, principalement les alcaloïdes, débarrassés de toute substance inerte et rigoureusement dosés.
— Enctcl. Etymologiquement , la dosimétrie est la science de la mesure des médicaments et de leur fractiounoment : la potion donnée d'heure en heure est un acte dosimétrique ; mais l'appellation a été réservée et consacrée à l'administration fractionnée et rationnelle des principes actifs médicamenteux : des alcaloïdes quand il s'agit des plantes, ou des agents minéraux, mais à doses régulières et absolues. Les alcaloïdes, qui sont presque exclusivement les substances dosimétriques, sont, selon les partisans du système, de beaucoup, préférables aux plantes dont on les extrait, et dont la composition est des plus variables. C'est surtout la trinité; strychnine, aconitine et vératrine, pour combattre la fièvre, qui est la plus préconisée, dans tous les cas morbides, par les dosimètres. La forme granulée employée, si facile à prendre, n'est nullement nouvelle, et les homœopathes l'utilisent depuis longtemps.
DOSIMÉTRIQUE {trik') adj. Pharm. Qui concerne la dosimétrie, qui sert à mesurer les doses.
DOSINIE ou DOSINIA n. f. Genre de mollusques lamellibranches, famille des vénéridés, comprenant des formes à manteau plissé sur ses bords, à longs siphons et à co- (juille orbîculaire.
— Encycl. Les dosinia, dont on connaît une centaine d'espèces réparties dans toutes les mers, comptent des représentants fossiles dans les terrains tertiaires. On peut prendre comme type la dosinia exoleta, de l'Atlantique, grande comme une pièce de cinq francs, d'un jaune roussâtro.
DOSITHÉE n. f. Entom. Syn. de acidalie.
DOSITHÈE (saint), moine du vi* siècle. Officier de l'armée impériale, il fut converti tout à coup par la vue d'un tableau représentant l'enfer. Admis dans le monastère que dirigeait saint Séridon, près do Gaza, il s'y éleva rapidement à une haute perfection. — Fête le 23 février.
DosiTHÉE, hérésiarque du i" siècle. Le roman des Récognitions, faussement attribué à saint Clément de Romo, représente Dositliéo comme lo rival de Simon le Magicien, et lui attribue une série d'aventures fabuleuses. D'après le témoignage d'Origène {Contre Celse), il avait été disciple de saint Jean-Baptiste et voulut se faire passer pour le Messie annoncé par son maître. Il réussit à fonder une secte qui portait son nom.
DosiTHÉE, dit le Maître, grammairien grec du m* siècle de notre ère. Il professait à Rome, vers la fin du règne de Septime-Sévère. Sous le titre de Hermêneumata ou Interpretamenta, il a composé une sorte de manuel à l'usage des étudiants grecs qui voulaient apprendre le droit romain. Ce livre a été édité pour la première fois en 1573 à Paris, par Henri Estienne.
DOSITHÉEN [té-in] n. m. Hist. relig. Membre de la secte fondée par Dosithée.
— Encycl. Les dosithéens pratiquaient la circoncision et s'imposaient des jeûnes fréquents et rigoureux. Sévères observateurs de la chasteté, ifs menaient une vie solitaire et retirée. Ils croyaient honorer Dieu en gardant une immobilité absolue, pendant toute la durée du sabbat. Celte socle, née au i" siècle, subsista jusque vers l'année 500.
DOSITIF, IVE adj. Qui sort à doser : Moyen dositif.
DosOLO. comm. d'Italie (Lombardio [prov. do Man-
touCj), sur le Po ; 1.000 hab.
DOSOMÉTRE (du gr. rfos/s, doso, et m^^on, mesure) n. m. Il Dosomètrc électrique. Appareil imaginé par J.-L. Pulvermacher, pour la mesure dos quantités d'électricité employées dans les applications médicales. (C'est un voltamètre disposé do façon ù donner rapidement, par une sim'plo lecture, lo volume en millimètres cubes des gaz dégagés.)
DOSSAGE [do-saj') n. m. Coût. anc. Droit que payaient les pelletiers.
D05SE (forme fémin. de dos) n. f. Techn. Planche qui, étant enlevée la première ou la dernière, dans lo sciage du bois, conserve son écorco. (On dit aussi dosskau.) Il Planche employée pour maintenir la paroi d'une tranchée et prévenir un éboulement. il Chacune des planches épaisses qu'on dispose par étages sur un échafaudage, pour servir do plancher.
— Jeux. jVu jeu d'osselets. Partie bombée des ossolots qui est opposée à la partie crouso.
DOSSEAU n. m. Techn. Syn. de dosse.
DOSSEN (le) ou RIVIÈRE DE MORLAIX, petit fleuve rùtier du Finistère, né :ï Morlaix do la jonction du Queffieulh et du Jarlot, so jetant dans ta Manche en formant un bel estuaire.
D0S3ENUS {sé-nuss) n. m. Genre d'arachnidos aranéides. famille des pisauridés, tribu des dolomédés, comprenant des araignées allongées, rougeitres, bordéos do blanc, qui habitent l'Amérique du Sud. L'espèco type est lo dussenus margiuatus.
DOSSENUS. Biogr.