‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 779 sur 870 · HT · texte numérisé non relu

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Armes de Douai,

Le douairo était coutumier ou préfix. Le premier était l'clui dont les conditions étaient réglées par la coutume, en l'absence de conventions ù cet égard. Le second était librement déterminé par los conventions matrimoniales.

Lo convoi en secondes noces de la douan-icro ne mettait \>tii> fin au douairo, bien qu'il on fît cesser, jus(|u'à un certain point, la raison d'être; mais il obligeait la douairière ù. donner, au lieu do la caution juratoire, une caution ordinairo.

DOUAIRIER [è-ri-é) n. m. Dr. anc. Enfant qui n'a que le douairo de sa mère, ayant renoncé à la succession patornolle.

— Adjoctiv. ; Enfant douairier.

DOUAIEUÈRE [dou-è) n. f. Veuve de grande famille, ([ui jouit d'un douairo ; Une aimable et Jeune douairière. Il Par dénigr. Vieille femme.

— Adjectiv. Qui jouit d'un douaire ; Une duchesse douairière. La reine douairière.

DOUALLA, nom d'une peuplade du Cameroun, parlant mm langue qui se rattache au groupe bantou.

DOUANE (probabl. de l'ital. doaiitty ou de l'ar. diouan, registre) n. 1. Administration chargée de percevoir les taxes imposées sur certaines marchandises à l'entrée ou à la sortie d'un territoire : Officier de douane, ii Lignes de douanes. Circonscription douanière établie à la frontière sous l'autorité d'un directeur.

— Par e.xt. Droits perçus par l'administration des douanes : Marchandises gui ne payent pas de douane.

Il Edifice où les droits sont perçus, les marchandises et les bagages visités : Entrer à la douane.

— Fig. Obstacle à la libre circulation des idées ou des opinions : La douane des pensées ne ferme plus l'allée à la vérité. (Volt.)

— Enctcl. Droits de douane. Les taxes douanières peuvent être fiscales, protectrices ou prohibitives. Fiscales, elles n'ont en vue que de procurer des ressources au trésor de l'Etat. Protectrices, elles sont établies, non plus dans l'intérêt du trésor public, mais pour permettre à la production nationale de soutenir, sur le marché intérieur, la lutte avec la concurrence étrangère. Enfin, elles sont dites « prohibitives » lorsque le taux de la taxe perçue est si élevé qu'en fait, cela équivaut à la prohibition des produits étrangers. Les droits de douane, envisagés au point de vue du mode de leur perception, se subdivisent en droits ad valorem et en àroits spécifiques. Les premiers sont perçus en proportion de la valeur des articles importés et à raison de tant pour cent. Les seconds sont fixés d'après la nature et la quantité des produits.

Administration des douanes. L'organisation des administrations douanières a varie suivant les époques et les pays. Longtemps, dans l'ancienne France, les douanes ou traites étaient établies à la frontière de chaque province, ot les tarifs variaient de l'une à l'autre. Colbert s'etforça de détruire ces barrières, qui arrêtaient le trafic, et de reporter les douanes aux frontières du royaume. Il n'y parvint que partiellement en réunissant,- dans une sorte d'union douanière, douze provinces du nord de la France, connues sous le nom de Provinces des cinq grosses fermes. La Révolution acheva l'œuvre de Colbert. L'Assemblée constituante déclara abolis tous les droits do traites et les remplaça par un tarif unique et uniforme, applicable seulement à l'entrée et à la sortie de la Franco. Co tarif fut mis en vigueur lo 15 mars 1791. Peu après, parut la loi du 22 août 1791, véritable code des douanes, qui est encore, de nos jours, la base du système douanier français.

L'administration des douanes, en premier Heu et comme principale fonction, applique le tarif douanier, surveille les diverses opérations de manutention par lesquelles peuvent passer les marchandises importées. Ces marchandises peuvent être mises en consommation : elles acquittent alors immédiatement les droits do douane. Elles peuvent aussi être placées, soit en entrepôt réel, dans ■les locaux dont la douane a la clef, soit en entrepôt fictif, dans dos locaux appartenant à des particuliers dont la douane n'a pas la clef, mais où elle peut demander à pénétrer à tout moment. Dans ces deux cas, los marchan- <lises entreposées n'acquittent los droits do douane quo lorsqu'elles sortent do l'entrepôt pour outrer ilans la consommation. Il y a aussi les marchandises <|ui transitent ou qui sont t7'ansbordées ou réexportées, les unes ot les autres n'acquittant pas do droits d'entrée; puis les mar- (•hundisos admises temporairement, pour recevoir un complément do main-d'œuvre, exemptes des droits à. condition d'être réexportées ou réintégrées en entrepôt dans les limites de certains délais ; enfin, les marchandises auxquelles, à. leur sortie, on restitue les droits qu'elles avaient payés à leur entrée. La surveillance de toutes ces opérations incombe i l'administration des douanes qui, par 1 application du tarif, encaisse environ 400 millions de francs par an. somme dont ollo no retient pour ses frais que 7 pour 100.

Cetto administration concourt aussi A la surveillance exercée par celle des contributions indireetos sur les tabacs, les boissons, les cartes à jouer, les ouvrages dor et d'argent ; elle contrôle tout co qui concerne les primes accordées à la pèche maritime ; elle perçoit, à la frontière, les timbres de récépissés et do connaissements, les droits do patente imposés aux mariniers étrangers naviguant sur les canaux français, etc. Enfin, organisées niilitairemont, les brigades do douane font la police de la frontière. Lo personnel des douanes comprend environ L'3.000 agents. L'administration centrale a pour chef un directeur général.

Los infractions aux règlements douaniers qui peuvent donner lieu à la confiscation ou à l'amende sont ({ualifiécs < ontravontions ot portées devant lo jui,'o do paix. Los infractions pouvant entraîner l'emprisonnement sont réputées délits ot, par conséquent, do la compétence des tribunaux correctionnels. La fraude commise par un agent des douanes ou de connivence avec lui, tenue pour crime, est soumiso à la cour d'assisos. En dehors do certains cas déterminés limitativoment, tels quo la saisie non justifiée, lo recours des particuliers contre les agents des douanes no peut s'exercer devant les tribunaux judiciaires ot doit éiro soumis à l'examon de l'Administration dos douanes. Enfin, près du ministère du commerce est institu<) un Comité d'expertise lér/nle, qui tranche los dirt'éronds survenus entre les particuliers ot l'Administration des douanes au sujet do l'ospùco, do l'origino, do la qualité dos produits.

DOTOÏDÉS — DOUBHAÏ

DOUANER V. a. Marquer du plomb de l'administration d<'s douanes: Douankr des ballots. \\Pa.r anal. Visiter comme ou fait à. la douane : Ecoliers guî dodanent le panier d'un camarade.

Se douaner, v. pr. Etre douane.

DOUANIER (ni-é), ÈRE adj. Qui a rapport à la douane : Couvent ion douanière.

DOUANIER [ni'é) n. m. Préposé militaire, appartenant au corps de la douane et chargé de la surveillance et do la vérification des marchandises qui entrent dans un pays.

— Encycl. Au point de vue militaire, les douaniers torment un corps constitué on deux parties distinctes. Ceux qui sont stationnés auprès des places fortes et ouvrages fortifiés sont organisés on compagnies ou sections de forteresse qui concourraient, en cas de guerre, à la défense de ces ouvrages. Le reste du personnel est formé en sections, compagnies ou bataillons actifs, qui, dans la région où ils font leur service en temps de paix et qu'ils connaissent ainsi parfaitement, fourniraient de précieux auxiliaires aux troupes do campagne.

En vue de cette organisation militaire du corps dos douanes, la loi du 13 mars 1875 a établi une assimilation complète entre les grades attribués au personnel de ce corps : sous-brigadier, brigadier, lieutenant, capitaine, sous -inspecteur ou inspecteur et ceux de: caporal, sous-officier, lieutenant, capitaine, chef de bataillon, dans l'armée. Les officiers du corps des douanes sont nommés par décret présidentiel, sur la

f)résentation du ministre de a guerre, après proposition du ministre des finances.

C'est le ministère de la guerre qui assure l'armement des douaniers, et le ministère des finances fournit l'habillement, lo petit équipement et entretient les armes.

En cas de mobilisation , toutes les unités formées par les douaniers sont à la dispositioa du ministre de la guerre et, sous tous les rapports, assimilées à celui de l'armée active, tant au point Douaniers

de vue de la législation militaire que des droits qui leur sont ouverts en cas de blessures, infirmités, pensions éventuelles pour eux et leurs veuves, etc.

DOUAR [mot ar.) n. m. Groupe de tentes arabes, disposées avec une certaine régularité, il On écrit aussi douare,

DOUAIR et DKIRA.

— Encycl. Le douar est considéré comme la base de la constitution sociale des Arabes. Les tribus sont divisées en ferkat, subdivisées en associations de tentes, auxquelles leur disposition circulaire a fait donner le nom de douar. C'est surtout dans la région du Tell que le mot est employé : dans coUe du t^aliara, on dit dechra ou k'sar.

Le douar est soumis à l'autorité d'un chef subordonné au chef de la fraction de tribu et à celui de la tribu. En Algérie, le sénatus-consulte du 22 avril 1863 a attribué la personnalité aux douars, leur a reconnu un domaine, les terres de parcours do leur territoire, et leur a donné 1© droit d'avoir une djemaa, ou conseil particulier; c'étaient déjà des sortes de communautés municipales.

DOUARAKA, DWARKA ou DVARKA, ville de l'Indo anglaise iprésid. do Hombay'f, à l'extrémité ouest de la presqu'île de Kattiavar ou do Goudjerat, sur la mer d'Oman. La ville, où les légendes brahmaniques placent la mort do Krichna, est un lieu de pèlerinage très fréquenté. Elle n'est guère habitée que par des prêtres et visitée quo par des pèlerins. Beau temple de Krichna.

DoUARNENEZ, ch.-l. de canton du Finistère, arroud. et à 20 kiiom. de Quimper, sur la baie de Douarnenez; ll.i69hab. {Dottarnenistes ou Bouameziens, enr^es.) Ch.de f. Orléans. Son port est un des principaux centres de la Brotapno pour la p6che et la salaison de la sardine. — Lo canton a 7 comm. et 28.369 hab.

Douarnonoz [Douar en enez [« Terre de l'île »]) était primitivement une dépendance du prieuré de l'île Tristan. L'île Tristan, située à l'entrée du port, fut transformée on forteresse (1595); elle ne porte plus aujourd'hui qu'un pharo do ■!• ordre.

DoUAY (CharIos-j46e/), général français, né à Besançon

en 1S09, mort à Wissembourg en 1870. Sorti de Saint-Cyr eu 1829, il conquit ses premiers grades en Alj^ério. Après la campagne de Crimée, sa brillante conduite lui valut le grade de général do brigade. En 1859, le général AbelDouay prit part à la guerre d Italie, et devint général do division on 186G; il fut, au début de la guerre franco-prussienne, placé à la t6to de la 2* division du l" corps do l'arméo du Rhin, ot il fut tué ù. Wissembourg, lo 4 août 1870.

DoUAY {Félix\ général français, frèro du précédent» né A Hesançon en 18UÎ, mort ù. Paris en 1879. II s'engagea, il soizo ans, dans l'infanterio de marine et était sous-lioutenaut on 1S38. U fit la guerre do Crimée comme lioulenanl-coloiiel. Nommé, en isr.G, colonel, il partit, on 1S59, pour l'Iialie. Il déploya la plus brillante bravoure ù. Magenta et A Solférino,' où il fut grièvement blessé. U fut promu général de brigade. Plus tard, il fit partie du corps oxpédilionnairo du Mexiuue, fut nommé divisionnaire en 1803. Eu 1870, il reçut lo commandoment du T corps, ù. Belfort. Après Uoichsliolfon, le général Douay combattit à Moti/on, le 31 août, et so signala A Sedan. Compris dans la capitulation, il fut onimoné en Allemaguo. De retour en Franco, il fut mis ù la tèto du l" corps do l'armée de Versailles, orj;;aniséo contre la Commune, et ce furent SOS troupes ipii entrèrent les premières dans Paris, lo 21 mai 1S71. Nommé commandant du 0' corps (187U), U devint, on 1S7'J, inspecteur général d'armée.

DOUBHAÏ, DOUBHOY ou DuBHOl, vitlo do l'Indo anglaise (présid. do Hombay [(îondjerat]), capitale d'uno petite principauté tributaii'o; 15.000 hab. Sa magnillquo oncointe, qui mesure 3 kilomètres de tour, est formée do blocs énormes, décorés de hirges bandes do soutpturo ; la porto dîto * dos Diamnnts » a U m6trcs d'épaisseur ot

Â, doublage.

DOUBIENKA - DOUBLE-BEC

aurait coûté, suivant la tradition, 25 millions de francs. Kt.^ possède, en outre, de beaux temples hindous, qui témoignent de son ancienne splendeur.

DOUBIENKA, ville de la Russie d'Europe (Pologne rcouv de Lubl n]1, sur le Boug occidental, afÛueut du ifarew ; 4.340 hab. BataiUe entre Kosciuzko et les Russes (n déc' 1792).

BOUBITZA. Géogr. V. Ddbicza.

DOUBLA n. f. Monnaie d'argent à bas titre, qui se fabriquait autrefois à Alger ou à Tunis, et valait à peu près S4 aspres ou 12 sols tournois, ou 59 centimes do la monnaie actuelle.

DOUBLAGE {blaf) u. m. Action de doubler : Le doublage des fils. Le doublage d'une étoffe.

— Dr. féod. Double de la redevance habituelle, du par le vassal dans certaines circonstances.

— Filât. Opération consistant à réunir ensemble plusieurs rubans de textiles et à les égaliser constamment pendant l'étirase. ii Opération qui a pour but de réunir en un seul plusieurs lils simples pendant le retordage.

— Mar. Enveloppe en métal ou en bois, destinée à préserver la carène, ii Feuilles de doublage. Plaques minces de métal ou de bois clouées contre la carène, et dont 1 ensemble constitue le doublage, il Renfort d'une voile.

— Typoffr. Répétition vicieuse de certaines lettres ou de certains mots sur l'impression, il Remplissage de la coquille, dans la fabrication desgalvanos. V. ÉLECTROTTPtK.

— Encycl. Pour les navires en bois, le doublage consiste en feuilles de cuivre ou de zinc, clouées sur* la carène au moyen de clous en cuivre ou en fer zingué. à tête plate, dits 0 clous de doublage " .

Quand les herbes ou les mollusques ont poussé sur les coques doublées, on peut aisément les faire disparaître au moyen de la brosse ou du ba'lai appelé "goret o. Les carènes eu fer, malgré la peinture qui les recouvre, se salissent très vite, et, sur les bâtiments exposés à ne pouvoir caréner souvent, on recouvre les œuvres vives d'un doublage en bois, recouvert à son tour de feuilles de cuivre ; les effets de ce genre de coDstruction sont excellents, et les croiseurs destinés aux stations lointaines en sont tous munis.

DOUBLANT {blan), ANTE adj. Qui double, qui sert à doubler, particulièremeut au théâtre, en parlant d'un acteur qui en remplace d'autres au besoin.

DOUBLE (du lat. duplum, môme sens) adj. Formé, résultant de deux objets de même nature qui composent un tout : Une DOUBLE semelle. Un DOtJBLE louis est une pièce de quarante fi'ancs. Il Composé de deux objets de même nature, qui demeurent distincts et ne forment pas un tout proprement dit : Chambre qui a une double porte. Boîle à DOUBLE fond.

— Par ext. Supérieur, par la qualité ou par la force do son action, aux autres objets do même nature : Encre double. Bière double. Il Qui possède à un degré supérieur le vice qu'on lui attribue : Un double coquin.

— Fig. Plein de duplicité, affectant des sentiments qu'il n'a pas : Une âme. Un cœur. Un esprit double, il Qui marque la duplicité : Un regard double. (Volt.)

— Poétiq. Double colline. Double mont. Double sommet. Double cime. Mont Parnasse, qui avait deux cimes et que la mythologie grecque avait donné, pour séjour aux Muses.

— Asiron.£'/oi7erfou6Ze, Système de deux étoiles qui semblent n'en former qu'une seule à la vue simple. V. étoile.

— Bot. Fleur double. Se dit d'une fleur dans laquelle, accidentellement ou par l'effet de la culture, le nombre normal des pétales se trouve accru par la transformation d'un certain nombre d'étamines ou même de carpelles.

Il Se dit aussi, assez improprement, d'un capitule do composéo-radiée,dans lequel une partie ou la totalité des fleurs lubuieuses du disque s'est transformée en fleurs ligulées.

Il Calice double, Calice et involucre affectant la forme d'un second calice^ii Périanthe double, Périanthe composé d'un calice et d'une corolle, ii Double aubier, Altération produite dans la tige des arbres.

— Chass. Faire coup double. Se dit d'un chasseur qui, d'un seul coup de fusil, abat deux pièces de gibier parties ensemble dans la même direction.

— Chim. .S"e/ double. Sel qui résulte de la combinaison de deux autres.

— Comœ. Partie double, Manière de tenir des comptes on des livres de commerce, qui consiste à passer deux fois chaque article, l'une au crédit, l'autre au débit : Tenir les livres en partie double, h Double emploi, Action de porter par erreur deux fois lo même article.

— Dr. Fait doux fois, en parlant d'un acte : Un acte DOUiiLK. Fait DOCBLE à Paris, le 2 janvier iÙOO. ii Double lien. Parenté des enfants qui ont le même père et la même mère, ii Double droit. Droit d'enregistrement qu'on paye deux fois, faute de l'avoir acquitté dans lo délai légal.

— Géom. f*oint double, Point ou so coupent les doux branches d'une courbe.

— Gramm. Lettre double. Réunion dans un mot do deux lettres semblables qui se suivent, commo II. li Lettre composée do deux autres, comme œ. \\ Consonne qui a la valeur do deux autres, comme -r qui équivaut à ks ou lez.

— Jeux, Partie double. Au trictrac, Partie gagnée par douze points do suite. ii Faire des doubles tours, Faire des doubles. En sautant à la corde. Faire passer deux fois la corde avant de retomber à terre.

— Liturg. Fête double ou substantiv. Double, Fête d'un rit i)lus Koîennel que les autres, qu'on appelle simples et semi-doubles : Un double majeur. Un double mineur.

— Magnan. Cocon double, Cocon où so trouvent deux chrysalides, qui a été (lié par deux vers.

— Mar. Poulie double, v. toulie.

— Mélrol. Double aiqle. V. aigle.

— Mus. Double croche. V. ckociik. h Intervalle double. "V. intebvallb. il Double fugue. V. fugue.

— Pathol. Fièvre double, Fièvre intermittente dont les accôH périodiques se sont rapprochés au point de ne laisser aacua iotcrvallo outre doux accès successifs.

Phys. Double pesée. V. balance, il Double réfraction. V. réfraction.

— Loc. div. Double sens. Double entente, Double manière possible, accidentelle ou voulue, d'interpréter quelque chose : Mots à double entknte. Phrase à double sens.

11 Double emploi. Répétition superflue, il Double clef, Clef ouvrant la même serrure qu'une autre clef. Il Homme à double face. Homme dissimulé, trompeur, qui se montre tantôt sous un aspect , tantôt sous un autre, il Double chaîne, Ensemble de deux chaînes que l'on attache à la cheville et à la ceinture d'un forçat puni. (V. doublechaîne. i| Fermer à double tour. Fermer en donnant deux tours de clef, il Vêternerit à double face, Vêtement qu'on peut mettre à l'envers aussi bien quà l'endroit.

— n. m. Quantité multipliée par deux, prise deux fois : Le double de dix est vingt, il Chacune des parties d'un objet que l'on a plié : Mettre un papier en quatre DOUBLbis.

il Reproduction authentique d'un objet : On a plusieurs DOUBLES de la Cône de Léonard de Vinci, si ces doublas ne so7it pas des coyjies. il Copie : Le double d'un acte, il Autre échantillon d'un ou de plusieurs objets qu'on possède déjà : Avoir beaucoup de doubles dans sa collection.

— Loc. div. : Parier double contre simple. S'engager à payer, en cas de perte d'un pari, le double de ce qu'on recevra si l'on gagne. Il Se mettre, Se tenir. Etre en double. Avoir son corps plié sur lui-môme. — Fig. Se mettre en double, Se donner beaucoup de mal.

— Arg. milit. Sergent-major, parce qu'il a un double galon sur lo bras.

— Féod. Droit de taille ordinaire, qui était payé dans le mois d'août au seigneur, par ses hommes serfs ou par ceux qui tenaient de lui des héritages de servilo condition.

Il Double devoir. Taille ordinaire, cens ou autre redevance annuelle, que l'on doublait au profit du soigneur.

— Ichtyol. Genre de pleuronectesi dont les espèces ont les deux côtés du corps colorés de la même façon.

— Jeux. Syn. de double-dé au domino : Se débarrasser des doubles. Il yowe;' quitte ou double, à quitte ou à double. Jouer une dernière partie d'un enjeu égal à la somme de toutes les pertes. Il Fig. Risquer tout pour tout gagner.

— Joaill. Double de i'0("5(He.5, Mince éclat taillé de pierre flne que l'on colle sur du cristal ayant la même taille, ce qui donne à la pierre une épaisseur plus considérable que celle qu'elle possède en réalité.

— Mar. Manœuvre en double. Manœuvre formant deux brins sur une poulie qu'elle embrasse, n Double d'un cordage, Second brin formé en retour par un cordage qni enibrasse une poulie. Il n. f. Fam. : La double. Double ration de vin que l'on accorde soit à l'ensemble, soit à une partie de l'équipage ou à un matelot, commo récompense ou à l'occasion d'une fête.

— Métrol. Double denier ou simplem. Double, Petite pièce de billon qui valait deux deniers, n Par ext. Très petite somme d'argent : Je ne donnerais pas un double de toutes vos vieilleries.

— Mus. anc. Variation sur un air : Le double des Folies d'Espagne.

— Mus. Doubles. V. diminution. (Encycl.)

— Relig. Dans les croyances égyptiennes, L'ombre du mort, le Ara, selon le vocable égyptien, le double, selon l'expression adoptée par les archéologues modernes.

— Théâtr. Acteur chargé de remplacer au besoin le chef d'emploi. Il On dit souvent doublure.

— Adverbialem. D'une manière double, en quantité ou en nombre double : Payer double, u Voir double. Voir plus d'objets, de personDes, qu'il n'en existe; avoir la vue trounle, voir indistinctement : On voit double après boire. Pendant qu'on a peur, on voit double.

— Loc. adv. Au double, A un prix double, à deux fois sa valeur : Payer une marchandise au double, n Fig. Avec usure, largement ; Payer au double les bienfaits.

— Encycl. Bot. Double aubier. V. aubier.

— Myth. égypt. On désigne sous le nom de double l'une des conceptions les plus anciennes que les Egyptiens faisaient de l'âme humaine, celle qui est appelée Tca sur les monuments. Le double est la reproduction exacte de l'individu qu'il anime, mais en une matière moins dense. Il est modelé, dès avant la naissance, dans le sein de la mère, en même temps que le corps de l'enfant ; il naît et grandit avec lui, et, quand lo corps meurt, il ne lui survit qu'aussi longtemps que la l'orme humaine n'a pas disparu. C'est en partie, au moins, pour perpétuerson existence qu'on s' efforçait de rendre le cadavre indestructible par la momification; puis, comme la momie elle-même finissait par se dissoudre, on imagina de lui substituer un corps do matière plus dure : une statue sculptée à la ressemblance du défunt servait de support à sou double. Les prières que l'on prononçait au moment de la consécration attachaient le double à la statue. Le double humain vivait dans le tombeau, à l'ordinaire; mais il pouvait en sortir et se manifester aux survivants. Les onrandob qu'on célébrait aux fêtes des morts lui fournissaient la nourriture, l'habillement et toutes les choses nécessaires à son existence.

— Numism. Do même qu'il y eut en France, sous la troisième race, deux sortes de deniers : le parisis et le tournois, il y eut aussi le double parisis et le double tournois. On n'a aucun document sur cette menue monnaie antérieurement au règne de Piiilippe le Bel, qui en ordonna la fabrication en 1293 ; mais il estprobable qu'elle est plus ancienne que ce prince. Philippe de Valois, par ordonnance du 15 avril 1339, fit fabriquer des deniers d'or, appelés doubles d'or, et des demi-doubles d'or.

Double famille (une), roman, par H. do Balzac. V. Sckni:s de la vie fbivée.

Double {pont au), à Paris. Situé sur lo petit bras de Va Seine, il mot on relation la place du Parvis-Notre- Dame avec la rue Ijagrange. Son nom lui vient de co que, lors de sa construction, on 1634, par le Bureau de l'Hôtol- Dieu, un péage d'un double tournois était imposé à ceux qui le traversaient; les gens à pied, seuls, pouvaient y passer. Co péage fut aboli en 1789, mais la dénomination a été maintcouo. Lo pont au Double a été reconstruit en 1881.

Double (la), région do l'ancien Périgord, dans les départeniL-nts do la Dordogno et la Gironde; 48.000 hectares, sans les annexes d'outre-Dronnc on Charente et Charente- Inférieure. Ensemble de collines tertiaires, sans calcaire, entre l'Isle et la Dronne, de Ribérac à La Rocho-Chalais, Monpont, Mussidan. Pas do sources, étangs malsains qu'on dessèche, forâts de pins peu à pou remplacées par des

vignes. Antiqu6£'rfo6o/rt Sylva. t,L.es habitants de la Double s'appellent Doublands, andes.)

Double (François-Joseph), médecin français, né à Vordun-sur-Garonne en 1776, mort à Paris en 1842. Il fut, avec Portai, qu'il remplaça à l'Académie des sciences en 1832, un des fondateurs de l'Académie de médecine. Il a publié sur le croup un mémoire qui lui valut une première mention honorable dans le concours ouvert en 1811 par Napoléon sur ce sujet, entre tous les médecins do l'Europe. Son Rapport sur le choléra (1832) fut tiré à 30.000 exemplaires, par ordre du gouvernement. On a encore de lui une Séméiologie générale (1811-1822).

Double (Joseph-Louis-Léopold, baron), collectionneur français, né et mort à Paris (1812-1881). Il était entré à l'Ecole polytechnique, dont il sortit officier d'artillerie, puis fut quelque temps aide do camp du maréchal Souit. Après avoir donné sa démission, il ne s'occupa plus que de collectionner des tableaux et des objets rares, spécialement les beaux meubles, et laissa à sa mort de véritables richesses artistiques. La collection Double, alors, fut dispersée, et la vente produisit 2.600.000 francs. La description des plus beaux morceaux de cette collection se trouve dans une étude du bibliophile Jacob : Un mobilier historique du xvii' et du xviii' siècle (i865), et dans un opuscule de Lucien Double : Promenades à travers deux siècles et quatorze Salo7is (1886). Quelques pièces ont été gravées dans le Catalogue du duc d'Aumont, par le baron Davillier (1870).

Double (Joseph-Eugène-Lucien), littérateur et historien français, fils du précédent, né et mort à Paris (1848- 1895). Après de brillants succès universitaires, il s'est adonné à divers travaux. Ses publications historiques sont un peu paradoxales. On a de lui : Histoire du pays de Thor et du pays de Rémollée (1868); l'Année triste, recueil de douze nouvelles (1870-1874) ; l Empereur Claude (1876), réhabilitation de ce César, maltraité par Suétone et par Tacite; l'Empereur Titus (IS77); Brune/mut (1878); le Moi Dagobert (1879); l'Empereur GAar/ema^ne (1881), jugement sévère sur ce grand souverain; Promenades à travers deux siècles et quatorze Salons (1886); enfin, il a donné, sous le titre de Cabinet d'un curieux (1890), un catalogue de sa collection.

DOUBLÉ n. m. Jeux. Au billard. Coup qui consiste à toucher la bando avant d'atteindre la bille, ou, dans l'ancien billard, de la jeter dans la blouse, ii Saut double à la corde, qu'on appelle aussi double et doublet.

— Fam. Monter un doublé à quelqu'un. Vouloir le tromper, le mettre dedans.

— Bijout. Orfèvrerie recouverte d'une simple plaque d'or ou d'argent : Timbale en double. Il On dix plutôt plaqué, pour les doublés d'argent.

— Chass. Faire un doublé. Se dit lorsqu'un chasseur abat de deux coups de fusil, qui se suivent à très bref intervalle, deux pièces de gibier parties en même temps.

— Escr. Coup d'attaque composée pour tromper une parade do contre, il Double dégagé, Doublé une deux. Doublé dédoublé. Coups d'attaques composées pour tromper à la fois des parades simples et des contres.

— Manèg. Action de faire traverser par son cheval, le manège en ligne droite et revenant droit sur ses pas sans changer do main, ce qui constitue le doublt^ large. — Le doublé est aussi l'action de faire tourner le cheval aux coins du manège, en lui faisant décrire des angles droits ; cette manœuvre prend le nom de doublé étroit.

— Technol. Doublé de papier. Papier sur lequel on fait adhérer par pression une plaque de métal, afin d'obtenir des paillons métalliques très minces. \\ Doublé de cristal. Cristal coloré ou incolore sur lequel on enroule une seconde feuille de cristal incolore ou coloré différemment, dans le but d'avoir des effets de coloration diverse sur la même pièce, il Doublé d'étain, Mince feuille d'étain que l'on recouvre d'une plaque do plomb plus épaisse.

— Encycl. Bijout. Le doublé, en bijouterie et en orfèvrerie, remonte au xiv" siècle. C'est un orfèvre parisien, Albert Legrand, qui en est signalé comme l'inventeur, en 1396; mais il s en vit interdire l'exploitation par arrêt du Parlement, comme chose préjudiciable au commerce, et la liberté du doublé ne fut accordée que beaucoup plus tard.

Le doublé d'or se compose de deux feuilles : l'une d'or, la seconde do cuivre jaune. Elles sont appliquées l'une sur l'autre et rendues adhérentes par une énergique pression exercée à. chaud à l'aide de laminoirs à cylindres lisses, de manière à obtenir un ruban d'une épaisseur déterminée, et ayant dans toute sa longueur des proportions identiques d'or et de cuivre jaune. Au moyen de l'estampage sur matrices d'acier, on donne à ce ruban, convenablement divisé en morceaux, les formes les plus diverses. Les coquilles, ainsi préparées, sont ensuite réunies creux contre creux et soudées à l'étain au moyen du chalumeau. Le doublé d'argent, dont la fabrication difi'ère quelque pen du doublé d'or, prend dans l'industrie le nom de plaqué.

DOUBLE-AIGUILLON (gu-i, et II mil ) n m PoissOD du genre baliste, à nageoire dorsale armée do deux aiguillons.

(PI. Des DOUBLIiS-AIGUÎLLONS.

Il On dit aussi double-épine

ou KPINE-DOUBLIi.

DOUBLE-AS(a55)n. m. Domino dont les deux parties portent chacune un point. (On dit aussi

DODBLE-UN.) PL DeS DOUBLES- AS. V. DO.MINO.

DOUBLEAU (blo — rad. double) n. m. A signifié Paire do vases ou de flacons, il Epaisse solive, sur laquelle reposent les clievêtres d'un plancher. Il Solive entrant dans la construction du l'iauchcr d'un moulin à vent.

— Arrhit. Arc doublcau. V. arc-doubleau.

DOUBLE-BACHOT (c/m) D. m. Bateau à fond plat, sans mât, et d'une longueur de 15 à 20 mètres, sur une largeur de 2 à 3, qui sert principalement au tirage du sable sur la Seine. Il PI. Des doubles- BACHOTS. \^^^ Double bec de

DOUBLE-BEO (hek) n. m. ^^^^ Surt(^ do criiilor à deux becs ou vorsoirs diamétralemoiu oppos-'r; et dont so servent les ciriers pour le remplissage aos moules. Il PI. Des doublks-becs.

A. B, douelles de 1 arc cylindrique ; — C. di.ueUe de l'arc doubleau.

DOURLE-niîlCASSINE

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