‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 786 sur 870 · DOUCEUR · texte numérisé non relu

DOUCEUR

Douce-amère : a, fleur.

Ion évasé. En usage du xiv« au xvii" siècle, la doucine a disparu d'Kurope, mais existe encore, dans son type le plus pur, on Araliie et en Inde.

DOUÇÂTRE adj. V. DOUCKÂTRB.

DOUCE {douss) n. f. Nom sous lequel on désigne des minerais do fer très purs, comme l'oxyde de fer magnétique, qui ne reuferme ni phosphore ni soufre.

DOUCE adj. f. V. iioux.

Douce ou EtienNETTE, comtesse de Provence, veuve de Geotîroi I", comte de Provence. Ello prit en main les rênes du gouvernement, vers 1093. après la mort de Bertrand II, son fils. Elle eut pour principal conseiller Raymond de Saint-Gilles, et a laissé le souvenir d'un gouvernement sage et populaire. La date do sa mort, incertaine, se place vers noo.

Douce, comtesse do Provence, fille de Gilbert, vicomte de Gévaudan, et de Gerberge, comtesse de Provence. Montée sur le trône en 1112, elle y associa son époux Raymond-Bérenger, comte de Barcelone. La date de sa mort est incertaine. Elle vivait encore en 1130. Elle laissa deux fils, dont l'aîné, Raymond-Bérenger IV, qui lui succéda sur le trône de Provence, devint roi d'Aragon en 1148.

DOUCE (se) n. m. Emeri presque impalpable, employé pour achever le polissage du verre.

DOUCE-AMÈRE {dou-sa) n. f. Espèce de plante de la famille des solanées. Il PI. Des douces-amères.

— Encycl. La douce-amère, appelée aussi vigne de Judée, est un arbrisseau à tiges sarmeuteuses et grinipantes, à feuilles alternes, lancéolées, d'un vert foncé, à fleurs violettes (sauf les anthères jaune d'or), dont les fruits sont de petites baies rouges. La saveur de son écorce mâchée, d'abord amère, devient ensuite douceâtre. Commune en France, dans les bois humides par exemple, elle est parfois cultivée, comme o rnementale, dans les jardins. Considérée comme vénéneuse à cause de la solanine et de la dulcamarine qu'elle contient, elle a été employée par la médecine populaire comme dépurative, en infusion ou décoction, et comme calmante, en cataplasmes; à l'intérieur, elle excite la sécrétion de la sueur et de l'urine.

DOUCEÂTRE [sâtr' — rad. doux, suivi du suffixe péjorat. âtre) adj. Qui a une douceur fade : l'ne ligueur dooceàtre.

— Fig. Qui a une expression fade et doucereuse : Visage DOUCEÂTRE.

— Syn. Douceâtre, doucereux. Ce qui est douceâtre n'est pas entièrement doux, mais tire seulement sur le doux. Ce qui est doucereux l'est trop ou l'est hors do propos, avec aflfectation, d'une manière qui déplaît.

DOUCE-ENTE [dou-sant') n. f. Grosse variété de pomme à cidre du Cutentin et du pays d'Auge. Il PI. Z^esDODCEs-ENTES.

DOUCEMENT {se~7nen — rad. doux) adv. Délicatement, avec précaution : Toucher doucement un blessé, n Faiblement, sans vigueur, mollement : Heurter, Travailler doucement. Il Lentement, sans précipitation : Avancer doucement. Il A voix basse : Parier doucement, u Sans bruit : Marcher doucement.

— Fig. Avec douceur, avec bonté : Reprenez doucement ceux qui se trompent. \\ Avec dos précautions délicates : Combattre doucement un préjugé . \\ A\cc adresse, d'une faeon rusée : La médisance va doucement, h En cachette, sourdement : Mener doucement une affaii'e. Il Sans emportement : liaisonner bien doucement, il Sans souffrance : On dit que Sncrate mourut doucement. Il Patiemment, avec résignation : ïl faut supporter doucement les épreuves.

Il Dans uno agréable tranquillité; sans faste, sans éclat : Vivre DoncKMËNT. Il D'une façon agréable : Le simple sommeil nous 6le nos chagrins plus doucement et plus sûrement qu'un livre de morale. (B. do St-P.)iiNi bien ni mal : Santé, Affaires qui vont tout doucement.

— Interjoctiv. Pas si vite, tout doux, allez avec précaution, ne précipitez rion, ne vous hâtez pas. ii Arrêtez, ne triomphez pas sitôt, vous n'en êtes pas où vous croyez ;

Doucement, s'il voua plaît!... rafiairL- n'est i>.-is faite.

(iRKSSKT.

Il Cri du chasseur pour modérer l'ardeur d'un cliien qui va trop vite.

— Anton. Brusquement, bruyamment, ïortement, vigoureusement, vite ou promptement.

DOUGE-MORELLE ((/oH.s.s, rùl') n. f. Variété do pomme ù cidre de la Soine-Infériouro, qu'on appelle aussi durel'EAU. Il Douce-morelle d'Aumalc, Autre variété appelée

aussi GRANDE-VALLÉE OU BLANC-MOLLKT. (PI. DeS DOUCKS- MORELLES.)

DOUCERETTE {se-rèt') D. f. Fillo ou femme qui aifecte un air doux.

DOUCEREUSEMENT {se-rcn) adv. D'une façon doucereuse, avec une douceur hypocrite.

DOUCEREUX ise-reiï), EUSE [rad. doux] adj. Qui a une douceur fado, désagréable au gtnit : Mets, Vin douceueux.

- Fig. Qui a une douceur exagérée, déplaisante : l'n gari;un doucereux. Les bergerùe.^ noucEBUUSES de Jiacan.

n Qui a une douceur feinte ot alTectée : Jticn n'est perfide comme les femmes douceuisoses. H Inspiré par uno douceur fude ou simuiéo : Ton doucereux.

- - Subsiantiv. Personne doucereuse, qui a uno douceur porlide ou alfectéo : Faire le doucereux, la douckrkosk.

- n. m. Qualité, nature do co qui est doucereux : Le j.kuckreux de florian.

- Syn. Doucereux, douceâtre. V. dodceAtiib.

Douces, conim. de Maino-et-Loire, arrond. ot ii 17 kil. do Sauniiir ; 1.111 luth. Prétendu amphithéâtre romain. Douces est, en réalité, un faubourg de Doué.

Camille Doucet.

DOUCET, ETTE {sè, sèt' ~ dimin. de doux) adj. Qui est doux en apparence : l/n garçon doucet. u Qui marque une douceur apparente : Une mine doucette.

— Substautiv. Personne d'une douceur hypocrite : Méfifz-uous de ceux qui font les doocets.

— n. m. Arboric. Variété précoco de pomme à cidre, qu'on appelle aussi muscadet et rouget, ii Variété de raisin très sucré.

DouCET (Charles-CawiV/e), auteur dramatique, né et mort â Paris (1S12-1895). Il étudia le droit, puis, tout en écrivant pour le théâtre, il entra dans l'administration et devint chef do la division des théâtres au ministère d'Etat (i85:j), et directeur de l'administration des théâres {\ 863). Outre des vaudevilles, des â-propos, des scènes lyriques, il donna des comédies en vers, qui eurent un certain succès :

un Jeune Homme (18411 ; l'Avocat de sa cause (18421 ; le Baron de La/leur (1843) ; la Chasse aux fripons (1846); les Ennemis de la maison (1851), jouées à rOdéon, et le Fruit défendu (1858), la Considération (1860), représentées à la Comédie-Française. Ces pièces, au style prosaïque, mais où l'on trouve de la bonne humeur avec une certaine ingéniosité de composition, valurent à Camille Doucet d'être élu membre de l'Académie française (1865), dont il devint secrétaire perpétuel en 1876. Il a publié : Œuvres complètes (1874); Concows littérai7'es (1886); A l'Institut (1896), recueils de ses rapports annuels, dans lesquels il a montré beaucoup de tact et de mesure, et qui sont son meilleur titre littéraire.

DouCET (Henry-Lucien), peintre français, né à Paris en is:.6. Klôve de Lefebvre et Boulanger, il obtint, en 1880, le grand prix de Rome. On lui doit Adam et Eve (1S77); Atata. Dès 1879, l'artiste était récompensé pour ses portraits: portrait de Gfl//i-.î/afie en Carmen (1884), etc. Parmi ses autres toiles, citons une ^(/«r vigoureuse; un morceau fort brillant, le Haz-em; une toile mondaine fort piquante. Après le 6a;(1888), et un Christ mort (1893). Dans ces dernières années, Doucet s'est surtout adonné au pastel.

DOUCETTE {sèt') n. f. Etoffe de soie très légère : La doucette remonte au xiv» siècle, n Variété de soude du commerce, mais de qualité très inférieure, ii Sorte de sirop de sucre, que l'on appelle également roussette à cause de sa couleur.

— Bot. Nom vulgaire de la mâche commune, dont le nom scientifique est valerianella olitoria.

— Zool. Un des noms vulgaires du callionymus lyra. V. callionyme.

DOUCETTEMENT {sè-teman — dimin. do doucement)

adv. V. DOUCLMENT.

DOUCEUR {seur') Q. f. Saveur douce, qualité de ce qui est doux au goût: /.a DOUCEUR rfttïHiei. Il Saveur quelconque, agréable au goût : Des mets pleins de douceur.

— Par cxt. Qualité de ce qui produit sur un sens quelconque une impression affaiblie et rendue agréable par son défaut de rudesse : La douceur d'une voix, d'une peau, d'un parfum, il Plaisir sensuel, ac^rément matériel quelconque : Les douceurs de la table, au soinmeil.

— Etat de température, intermédiaire entre deux termes extrêmes et désagréables : Z-a DOUCEURt/e /a .îaîSO»,(/i(c/iina^

— Fig. Mansuétude, qualité de l'âme qui dispose â tout accepter avec un calme inspiré par la bouté : La douceur attire l'affection. (Helvétius.) il Indulgence inspirée par la bonté : Traiter des coupables avec douceur, il Tranquillité, paix de l'âme : Une douceur sloique. Il Douceur de cinir. Sentiment tendre : Avoir douceur de cœur pour quelqu'un. (Mol.) [Vx.] — Charme, attendrissement -

Fut-il jamais douceur de cœur pareille A voir Mauou dans mes bras iiommeillor?

A. dï: Mcssbt-

Il Signe extérieur qui décèle la douceur do Tâmo ou du caractère : La douceur du ton, du regard, des manières, des paroles. La douceur du visage, des traits, du sourire.

— Jeux. Carambolage de douceur. Carambolage qui se fait en touchant très légèrement la première biUo et eu faisant suivre à sa propre bille une ligne presque droite.

— Métall. Malléabilité, ductilité.

— Mar. File en douceur! Amène en douceur! Commandement pour faire mollir, filer peu à peu, également et sans secousse, un cordage tendu.

— Loc. adv. £'?j «oxceiir. Tout doucement, avec précaution et ménauemont. il Fig. Paisiblement, tranquillement ot sans hâte : Faire son chemin en douceur, h Sans se fâcher, avec calme : Prendre les choses en douceur, ii T. de grav. : Amincir une planche ^^ douceur, Eu procédant par gradation.

— n. f. pi. Sucreries ot pâtisseries : Les femmes et les enfants aiment beaucoup les douceurs.

— Fam. Gratification ; remise sur lo prix d'un objet vendu : Conwûs qui ne touche que 300 francs par mois. mais atiquel on fait des douceurs. Il Egards d'une nature quelconque : ^^'avoir que des douceurs pour quelqu'un.

Il Agréments qu'offro un pays : Quand on a voyagé, on apprécie mieux les douceurs de la France. H Inlluenco douce et tempérée ; Fleurs gui ne s'ouvrent qu'aux douleurs de ta lune. (E. Aubier.)

— Par anal. Agrément, jouissance do l'âmo : Zf* douceurs de la bienfaisance. Le sacrifice a ses douceurs, h En .Vogloterre. Présent offert clandestinement ù un magislral. à uu fonctionnaire, jiour obtenir nue faveur ou un passe-droit.

— Paroles. Mois de douceur ou siniploin. /hniceurs, Vnroles bienveillantes inspirées par une bonté vraie ou feinte. H Paroles do galanterie, qu'on adresse â nue fommo :

Conter des douceurs à toutes lesjolws femmes.

- Grav. Parties d'une planche gravée ou d'une gravuro qui sont les plus éclairées, les moins travaillées.

— Prov. :

PluH fait douceur quo vlolt>noo, Vers de Ln Fontaine (VI, 3), qui n passé on provorbo ot qui signide : On obtient phis par la douceur que par la force.

DOUCHA

DOUFFET

— SïS Douceur, mansuétude. Douceur est le mot du lanfase' ordinaire ; il exprime simplement la qualité opposéeli la rudesse. Mansuétude s'emploie surtout en style mystique ; c'est la douceur considérée comme vertu chrétienne : cependant , ce mot peut aussi servir quand on parle d'une qualité purement humaine ; et alors, il exprime ine douceur constante, inaltérable, devenue 1 elat habituel dune âme.

— A.NTOX. Acreté, acrimonie, amertume, âprete, aspérité, austérité, brutaUté, crainte, sûreté, implacabillte, inhumamté, insensibilité, rigidité, rigorisme, rudesse, rugosité, sévérité.

DOOCBA (François), écrivain tchèque, né à Prague en 1810 mort on 1884. Des infirmités l'ayant contraint à renoncer à la prêtrise, il se fit connaître comme traducteur des drames de Shakspeare, de la Jérusalem délivrée du Tasse, des œuvres d'Uhland, Herder. Camoëns. Dante, Dumas, etc. Il a publié, en collaboration avec P. Dvorsk.y, une Histoire de l Eglise catholique pour les gymnases, en langue tchèque (1S49).

DOUCHE (de l'ital. doccin, dérivé du lat. dnctio. conduit, tuvaui 0. f. Autref. Gargouille pour l'écoulement des eaux et" par ext.. Eau rejetée par cette gargouille, u Jet d eau diric-é sur le corps, comme moyen curatif ou hygiénique : Douche froide, douche chaude, dooche brisée, il Douche écossaise. Douche d'abord froide, puis chaude, il Douche électrique. V. la partie encycl.

— Par plaisant. Tout liquide jeté sur quelqu un.

— Fig. 'Tout ce qui calme une exaltation, détruit dos illusions : Les déceptions, les critiques, autant de douchus.

— Encycl. Méd. Ladouc/ieest un jet d'eau s'échappant suivant une ou plusieurs directions et lancée sur une partie ou sur toute la surface du corps ; de là des noms divers : douches ascendantes, descendantes, obliques ou norizontales ; ou encore douches générale ou locale. Les régions du corps sur lesquelles on la dirige lui donnent encore les noms de douche lombaire, hépatique, splénique, vaginale, rectale, hypogaslrique. articulaire.

On appelle douche électrostatique ou frankhmenne le jet électrique lancé par un peigne à pointes multiples, relié à une machine de frottement (Carré, Wimshurst).

Les douches par l'eau, même les plus communes, sont des agents thérapeutiques précieux et forment la partie la plus active des traitements hydrothérapiques. Elles

Doucine droite.

Doucioe renversée.

Doucine de menuisier.

Douches ; 1. En pluie; 2. En pWie, en cercle et en jet.

doivent, pour bien agir, avoir une certaine force de projection et frapper assez violemment la peau pour amener la réaction ; cependant, cette force doit être limitée, sous peine de contusions et d'inflammations : une pression de 1 atm. l/S, avec une hauteur de 13 mètres par exemple, est UD élément rationnel qui donne de bons résultats. L'eau doit être à 10» au-dessus de zéro, pour bien donner la réaction; plus chaude, elle ne la produirait pas: plus froide, elle gercerait la peau. Pour calmer, la douche sera à peu de pression et durera quelques minutes ; pour la réaction, elle sera d'autant moins longue qu'elle sera plus forte et plus froide. Mais ces notions n'ont rien d'absolu et varient avec chaque patient; aussi le médecin doit-il déterminer la durée et la puissance de la douche, suivant les elfets calmants ou excitants qu'il veut produire. La douche s'applique soit en pluie, soit en cercle, soit en lame simple, sur l'individu complètement déshabillé.

Diverses névroses, la chorée, l'hystérie, l'épilepsie, la mélancolie, des paralysies, des engorgements articulaires, visc'Taux ou organiques, sont très améliorés par la douche hydraulique, laquelle peut souvent, alors, se compléter par la douche électrostatique.

Certaines douches locales, administrées par des appareils spéciaux dans les cavités naturelles, agissent par le lavage et l'irrigation des organes internes. La pression s'obtient par des petites pompes aspirantes et foulantes, ou mieux par un pulvérisateur ou un vase sus])eudu à une certaine hauteur.

Les douches de vapeur, d'air, de gaz, produisent des efTets divers, selon la nature, la température et la pression dos agents employés.

— Art vétér. Los douches froides sont très employées en médecine vétérinaire, surtout dans les boiteries récentes du cheval dues à des fatigues, à des efl'orts musculaires ou tendineux. Chez les ruminants et les oiseaux, elles sont à peu prés inusitées. Chez le chien, elles rendent des services pour le traitement de la danse de Saint-Guy ou chorée; dans co cas, on les donne tout lo long de la colonno vertébrale.

DOUCHER v.a. Donner une douche à : DoDCHEBun malade. Se doucher, v. pr. Se donner une douche.

DOUCHEDR, EUBE n. Employé chargé do donner dos douches aux clients, aux malades.

DouCHIiIANTA, roi légendaire, père du Bh&rata qui donna Mm nom 'lilifirata-yarcba) à l'Inde. (C'est lo héros du célelifo drame do Calidasa intitulé Çakounlatâ.)

DOUCIIOBORTSIS O. m. pi. UiSt. rol. V. DOUKIIOBORTSTil.

DOUCH'Ï, comm. du départ, du Nord, arrond. et â 12 kil. do Valenciennes, sur la Selle, affluent de l'Escaut ; 2 815 hab. Ch. de f. du Cambrésis. Mines de houille. — Comm. du Loiret, arrond. et à 28 kilom. de Montargis, près de rouanne; 1.135 hab. Ch. de f. P.-L.-M.

DOUCI {si — rad. doucir)a. m. Opération que l'on fait subir à une glace pour la polir et rendre ses deux faces parfaitement planes et parallèles. (Cette opération consiste à frotter deux glaces l'une contre l'autre, après avoir interposé entre les deux surfaces en contact une mince couche d'émeri. [On dit aussi docchi et douciss.\ge].) il Etat d'une glace doucie. Il Atelier où se fait l'opération du douci.

DOUCIN ou DOUÇAIN [sin — rad. doux) n. m. Arboric- Variété do pommier, employée comme porte-gretfe.

— A"ric. Dans certains départements. Terre qui n'est pas pierreuso.

— Œnol. En Bourgogne, Mauvais goût que prennent qiieliiuefois les vins.

— Pliys. Mélange d'eau douce et d'eau de mer.

— Zool. Nom vulgaire et dialectal de l'oursin comestible. Il On écrit aussi, en ce sens, doussis.

— Encycl. Arboric. Les arbres gretfés sur doucin sont moins vigoureux que greffés sur un pied franc, et plus vigoureux que greffes sur le pommier paradis. Ce sujet convient, pour les « petites formes » , dans les terrains où le pommier paradis végéterait trop médiocrement, et, d'autre part, pour les • formes plus développées », dans les terrains où. par excès de vigueur, les arores greffés sur franc seraient trop longs à se mettre à fruit.

Doucin (Louis), théologien catholique, né à Vernon en 1052, mort à Orléans en 1726. Membre do la Société de Jésus, il fut l'auxiliaire dévoué des PP. Le Tellier et Daniel, d'ans leurs luttes contre les jansénistes. Il défendit énergiquement la bulle Unigenitus, et prit part, dit-on, à la rédaction du fameux Problème théologique. 11 a laisse plusieurs ouvrages d'histoire et de théologie : Histoire du nestorianisme (lii93); Histoire de lorigéuisme (1700); etc.

DOUCINE Isin) n. f. Archit. Moulure à double courbure, concave par le liant et convexe par le bas. (Elle est très fréquemment employée en construction et aussi en ébénisterie. La doucine renversée, ou gueule droite, est une moulure sem blable à la précédente, mais placée on sens inverso. La doucine co/ii/ïosée.ost une moulure d'un profil assez semblable à la précédente, mais dont les proportions sont altérées.)

— Mus. Syn. de douçaine.

Il Ancienne espèce de vielle.

— Techn. Rabot de menuisier, dont le fer a la forme d'une doucine et servant à pousser certaines moulures dites <. en doucine ».

DOUCIR {sir') V. a. Techn. En parlant des glaces. Les préparer jiour lo polissage.

Se doucir, v. pr. Etre douci : Veires qui se doucissent facilement.

DOUCISSAGE n. m. Techn. Syn. de douci.

DOUCISSEUR (si-seur')n. m. Ouvrier qui doucit les glaces.

DOUDAN (Ximénès), littérateur français, né à Douai on ISOU, mort à Paris en 1872. Il dirigea, après 1830, le cabinet politique de Victor do Broglie au ministère de l'instruction publique, puis aux afi'airos étrangères et à la présidence du conseil. Lo duc le conserva comme secrétaire intime ; de sorte que Dûudan vécut toujours dans la famille de Broglie. Il mourut, n'ayant publié que quelques articles. Après sa mort, ses amis eurent l'idée de réunir les lettres qu'il avait écrites. Sa correspondance parut en quatre volumes, sous le titre do Mélanges et lettres de Doitdan (1876), avec une introduction de d'HaussonvilU^ et dos notices par de Sacy et Cuvillier-Fleury. Cette publication eut un retentissement qui fonda la réputation de Doudan. Il se révélo dans cotte correspondance comme un écrivain délicat et fin, comme un observateur sagace et clairvoyant, mais aussi comme un sceptique. Il conserve en politique les idées de ce qu'on appelait sous Louis-Philippe le parti du .' juste milieu » . Sur les questions d'art et d'esthétique, Doudan se tient dans les régions tempérées. Les théories excessives du romantisme et du réalisme l'effrayent.

DOUDART DE LagrÉE (Ernest-Marie-Louis de Gonzague), marin et voyageur français, né à Saint-Vincentde-Morcuze (Isère) en 1823, mort en Chine en 1868. En sortant de l'Ecole polytechnique, il entra dans la marine, prit part, on 1854, à l'expédition do Crimée, et s'y fit remarquer. En 1862, étant commandant dos troupes françaises au Cambodge, il engagea les négociations qui se terminèrent par la reconnaissance du protectorat de la France sur ce royaume. Il retourna, en 1866, au Cambodge comme capitaine de frégate, à la tête d'une mission scientifique chargée d'explorer l'Indo - Chine , et réussit à pénétrer dans le Yunnan, après avoir traversé le Laos et la Birmanie. C'est au Yunnan qu'il mourut, à Tong-Tchouan , laissant à Francis Garnier le conimandoment do la mission. Doudart de Lagrée était un savant et un archéologue remarquable. Il avait laissé des manuscrits publiés en 1884, sous le titre de : Explorations et missions de Doudart de Lagrée (1884). En outre, un choix de ses lettres a paru sous le titre do : Doudart de Lagrée au Cambodge ei son vogage en Indo-Chine (1885).

DOUDEAUVILLE, comm. du Pas-de-Calais, arrond. et ù 24 kilora. do Boulogno-sur-Mer ; 662 hab. Elève do chevaux.

DoUDEVILLE, ch.-l. do cant. do la Seine-Inférieure, arrond. et à 12 kilom. d'Yvetot, sur le plateau de Caux; 2.78» hab. Ch. de f. Ouest. Fabriques de chaux. — Lo canton a 17 comm. et 9.794 hab.

DOUDOU n. m. Ancienne monnaie de cuivre, qui avait cours sur la côte des Indes orientales, particulièrement dans les premiers établissements français.

DOUDOUN, nom do la divinité adorée en Nubie dés les temps les plus anciens. C'était un bélier ou, plus tard, un homme ù létcdo bélier. Quand les Egyptiens conquirent

le pays, â partir de la v* dynastie, ils confondirent Doudoun avec ceux de leurs dieux qui avaient la figure du bélier, avec Khnoumou d'Eléphantou, puis avec Amon Thébain.

DOUDYNS (Willem), peintre hollandais, né et mort à La Haye (1630-1697}. Il voyagea en Italie, où il acquit un grand talent par douze années d'étude. De retour dans son pays natal, il prit part, en 1661, à la fondation de l'Académie de peinture de La Haye, dont il devint à plusieurs reprises directeur. Nous citerons, parmi ses meilleurs tableaux: Léda; la Sagesse qui foule à ses pieds l'Ivrognerie et les Vices; le Temps qui découvre la Vérilé et la Dissimulation, etc.; enfin, un Jugement de Salomon en trois tableaux qui se trouvent à La Haye.

Doue, comm. de Seine-et-Marne, arrond. et à 10 kil. do Coulummiers, sur le ru de Fosse-Rognon, affluent du Grand Morin; 9S9 hab. Saboteries.

Doué, ch.-l. do cant. de Maine-et-Loire, arrond. et à 17 kil.deSaumur,surle ZJouef, affluent du Layon ; 3.277 hab, Ch. de f. Etat. Ruines de la collégiale Saint-Denis (charnier) ; magnifiques fontaines à l'entrée de la ville. Défaite des républicains par les Vendéens (6 juin 1793); ces derniers y furent battus, à leur tour, le 4 août suivant, mais triomphèrent le 14 septembre. La ville est construite sur d'anciennes et profondes carrières, autrefois habitées. (Appeler cette localité Doué-la-Fontaine est un pléonasme, car Doué est un vieux mot qui signifie /"oït/ame.) — Le canton a 14 comm. et 12.366 hab.

DOUELI-EL-BASRI (Abou-1-Aswad-Zalim Ibn-Amribn-Sofian), grammairien arabe, né vers l'an 600 de l'ère clirétienne, mort à Bassora en l'année 688. Ami d'Ali, lils d'Abou-Taleb, gendre du Prophète, il combattit à ses côtés à Siffin. Ce fut ce prince qui l'engagea à écrire un traité de grammaire arabe, ce que personne n'avait encore songé à faire; il commença par fixer la lecture du Coran en inventant les points-voyelles et les signes de ponctuation ; puis il écrivit son Èab-el-fail-ivé-l-mefoul (Traité de l'actif et du passif). Il composa également des poésies.

DOUELLE, comm. du Lot, arr. et à 6 kil. de Cahors, sur lu Lot ; 942 hab. Ch. de f. Orléans. Commerce de vins, do noix; moulins à blé, à huile. Ruines féodales.

DOUELLE [dou-èV — de l'anc. franc, doue, autre forme de douve) n. f. Techn. Petite douve do tonneau.

— Archit. Parement intérieur ou extérieur d'un voussoir. Il Intrados d'une votjte.

— Encycl. Archit. Les tailleurs de pierres distinguent la dùuelle plate et la douelle courbe. Celle-ci est la surface rentrante d'une partie creusée; l'autre est la surface

Slane, qui. par rapport à la précéente, joue le rôle d une corde relativement à son arc. Si la pièce à tailler est, par exemple, un prisme droit dont la section droite ait la forme ci-contre, la douelle courbe sera la surface cylindrique ab, et la douelle plate sera lo plan conduit par les génératrices a et à de ce cylindre.

Les douelles sont, suivant les cas, cylindriques, elliptiques et sphériques ; les premières se rencontrent dans les voûtes cylindriques, en arc de cercle, en anse de panier, en ogive, d arête ou de cloître ; les secondes, dans les voûtes cil ellipse, et les troisièmes, dans les dômes et les niches.

DOUELLIÈRE [è-li-ér') n. f. Plantation de châtaigniers, exploités pour la fabrication des douelles ou douves de tonneaux.

DOUEN (Emmanuel-Orentin), écrivain français, né à Templeux-le-Guérard (Somme) en 1S30, mort en 1896. Il fut nommé membre do la Société d'histoire du protestantisme. On lui doit un certain nombre d'ouvrages : De la vérité chrétienne et de la liberté en madère de foi (1857); Histoire delà Société biblique de Paris (l869); le Protestantisme libéral d'aujourd'hui (1870); l'DUolérance de Fénelon, études historiques (1872); Clément Marot et le Psautier huquenot (1878-1879) ; les Premiers Pasteurs du Désert (1879) ; Etienne Dolei (1882).

DOUÉPÉE n. f. Bot. Syn. de MORiCANniE.

DOUER (lat. dotare; de dos, dot) v. a. Dr. anc. Assigner un douaire à : Douer sa femme d'une terre. (Peu us.)

— Par ext. Pourvoir, munir, favoriser d'un avantage naturel : Heureux celui que la natui-e a bien doué! Il Attribuer à : Ne dodez pas les autres de vos défauts.

Doué, ée part. pass. du v. Douer.

— Absolum. Qui a des qualités naturelles ::Unepersonne bien DOUKK, heureusement douéi;.

Douer, ville de la Haute-Egypte (prov. de Siout); 6.i:i5 h;il).

Douera, comm. d'Algérie, prov., arrond. et à 23 kil. d'Algor, sur la roule de cette ville â Blidah; 3.886 hab. Hôpital civil. Vignes.

DOUET {dou'è) n. m. Autref. Petit courant d'eau ou grand réservoir creusé de main d'homme, dans lequel les femmes allaient laver leur linge. (Usité encore dans quelques provinces et surtout en Normandie.) il Syn.de douix. V.cemot.

DoUET D'ArcQ (Louis-Charles), archéologue, né et mort à Paris (1808-1882). Il fut chef de la section historique aux Archives nationales. Les principaux ouvrages do cet érudit sont :Coï»/)/es de l'argenterie des rois de France au xiv« siècle (1851) ; Collection rfesceawj (1863-1872) ; Choix de pièces inédites relatives au règyie de Charles V/ (1863- 1864); Cojïiptes de l'hôtel des rois de France au xiv* et an w" siècle (1865); Nouveau recueil décomptes de l'argenterie des rois de France (1874); etc.

DoUFFET (Geraert), peintre d'histoire et portraitiste, né et mort à Liège (1594-1660). Douflfet fut élève de Rubens. Malgré l'influence du grand peintre d'Anvers et de son ontourape, Douffet resta fidèle aux tendances françaises de l'école liégeoise; loin de s'assimiler le réalisme flamand, il sacrifiait à la convention et à l'idéal. Après deux ans de séjour chez Rubens, il se rendit â Rome, où l'école (In liologno était en grand honneur. Il s'appropria le genre et les proi-édés du Guide. Après avoir habité Rome pendant sept ans, visité Naples ot Venise, où il fit un long séjour et laissa bon nombre do portraits. DoulTet revint a Liégo, où lo princo-évôque Maximilien-Henri l'accueillit et lui coutiaue oombrcux travaux. 11 y demeura jusqu'à sa mort.

Douelle.

Page 1