COULANT
DOULE n. m. Genre de poissons acanthoptères, famille des percidés, dont le nom scientifique est dûtes.
— Encycl. Los doutes sont des poissons propres aux eaux douces des régions chaudes du globe. Voisins des thérapons, ils ressemblent aux perches, dont ils ont la taille et les mœurs; mais leur nageoire dorsale émet un long filament. Le dules caudavittatus, ou gros œil de l'île do Franco, est commun, comme le dule rupesfris, à l'ilo Bourbon le dules auriga habite lo Bré sil, etc.
Douk-douk.
DOULETSHAH (Ibn-Ala-ed-Daulch Ibn-Bakhtishah-cl- Gliazi-cl-Samarkandi), poète et historien persan, névers le milieu du xV siècle. Son principal ouvrage, le « Mémorial des poètes n [Tezkerek-el-Shouara), contient les biographies des poètes persans qui ont vécu de 1009 à 1409, avec dos extraits de leurs œuvres ; c'est un travail analogue au Beharistan du célèbre Djami, mais plus sérieux. Cet ouvrage, qui est très célèbre en Orient, a été la principale source où Hammer a puisé les éléments de ses Sckône liedekùnste Persiens.
DOULEUR (du lat. dolor, même sens) n. f. Pathol. Sensation désagréable, produite par une lésion ou i>ar un état anormal des organes, chez l'animal : Cors, Dents cariées, qui causent une vive douleur. Il Souffrance, sensation pénible produite par une cause quelconque : L'homme va toujours de DOULEUR en douleur. (Chateaubr.) li Spécialem. Rliumatismes, névralgies : Avoir des douleurs, ii Douleurs de l'enfantement: Itessentir les pj'emières DOVLEvns, les grandes douleurs.
— Par ext. Chagrin, souffrance morale : Il n'y a de véritable mal dans la vie que les grandes douleurs. (M"" de Sév.)
— Expression de la douleur : Un chant plein de douleur.
— Pop. Avaler ou Etrangler la. douleur. Boire un verre d'eau-de-vie. it Papier à douleur, Papier timbré, protêt.
— Hist. relig. Filles des sept douleurs de la sainte Vierge, Congrégation de filles fondée à Rome en 1652.
— Prov. : Douleur de tête veut manger, douleur de ventre veut purger, On guérit les douleurs de tête en mangeant, les douleurs de ventre en se purgeant, ii Pour un plaisir, mille douleurs, Nous souffrons mille douleurs pour un plaisir que nous goûtons, il A la Chandeleur, les grandes douleurs, Les grands froids arrivent à l'époque de la Chandeleur. Il Les grandes douleurs sont muettes, Quand la souffrance est extrêmement cruelle, on ne fait entendre aucune plainte.
— Allus. littèr. : Douleur, tu n'es pas un mal ! Maxime des stoïciens, dont la devise générale était : Souffre et abstiens-toi. On attribue cette maxime au philosophe Posidonius. Il reçut à Rhodes la visite de Pompée, dans un temps où il souffrait vivement de la goutte. Ne voulant pas qu'un si grand homme se fûtdérangé inutilement pour l'entendre, il parla longuement et éloquemmont malgré son mal, et, quand la douleur le pressait avec trop de force, il s'écriait : " Douleur, tu as beau faire, je n'avouerai jamais que tu sois un mal. » Ce trait est raconté dans les Tusculanes, par Cicéron, qui était disciple de Posidonius. Diogène Laërce l'a aussi rapporté.
— Encycl. Pathol. Quelque soit le point du corps auquel la douleur paraisse ressentie, c'est toujours dans les centres encéphaliques qu'elle s'élabore. Les uns regardent la faculté de sentir la douleur comme un mode distinct et spécial de la sensibilité, et admettent un sens de la douleur. Ils s'appuient sur ce que la sensibilité à la douleur peut être abolie en un point (analgésie) sans qu'il y ait anolition complète de la sensibilité (anesthésie). [V. sens.] D'autres admettent que la sensation douloureuse résulte d'une excitation trop forte, qu'elle n'est qu'un degré d'une sensation quelconque. Quoi qu'il en soit, en médecine, la douleur, soit spontanée, soit provoquée, est un signe important, dont la nature, le siège, les variations sous l'influence d'agents divers fournissent des indications précieuses pour le diagnostic. Elle résulte ordinairement d une lésion ou d'un besoin non satisfait. Les qualificatifs désignant les modes de la douleur sont des images plus ou moins expressives : on distingue les douleurs sourdes, aiguës, lancinantes, térébrantes, cuisantes, ostéocopcs, tensives, pulsatives, fulgurantes, etc.
La localisation de la douleur est souvent indiquée par un mot composé du nom de la partie (en grec) suivi du mot algie (du gr. ah/os, douleur) : entéralgie, douleur de l'intestin ; céphalalgie, douleur do tête; g astr algie, àoMXGnv d'estomac.
— Obstétr. Le travail de l'accouchement est marqué par des douleurs qui coïncident avec les contractions utérines et qui vont en augmentant d'intensité et do fréquence, avec des rémissions, depuis le début (mouches, petites douleurs), en passant par les douleurs dites préparantes, les douleurs expultrices ou expulsives correspondant au passage de la tète à travers la filière génitale, jusqu'aux douleurs conquassantes, qui se produisent au passage de la tête à la vulve.
— Psychol. Il est impossible de définir la douleur. C'est un phénomène simple, qui échappe à l'analyse. On ne peut la définir que par sa cause. L'explication psychologique la plus généralement admise est celle d'Arislote, complétée par Hamilton. Il y a plaisir, toutes les fois que l'activité d'un être s'exerce dans le sens des voies de sa nature ; il y"a douleur, toutes les fois que cette activité est détournée "de son but et empêchée par quelque obstacle du dehors ou du dedans. Il faut considérer la puissance de cette activité ; le plaisir provient de l'acte proportionné à cette puissance; la douleur est le résultat d'une activité qui outrepasse sa puissance, ou n'en atteint pas les limites.
Quels sont les rapports du plaisir et de la douleur? Le plaisir e( la douleur sont deux états opposés ; sont-ils également positifs, ou bien l'un ne serait-il pas seulement l'absence de l'autre? D'après les pessimistes, la douleur seule est réelle : vivre, c est faire effort, désirer, c'est-àdire souffrir. Le plaisir n'est que la cessation de la souffrance, cessation toute momentanée. Cette théorie ne se justifie guère psychologiquement. Le plaisir n'est pas purement l'absence de douleur, et la douleur n'est pas uniquement l'absence de plaisir. Quand je jouis, non seulement je ne souffre pas, mais encore je jouis ; quand je souffre, non seulement je ne jouis pas, maisje souffre.
La douleur est un avertissement et une sauvegarde au point de vue physique. Sous la forme du remords, elle nous préserve de bien des fautes. Elle est une cause de progrès en stimulant tous nos efforts et en nous dressant contre le mal moral. Elle assure le caractère désintéressé de la vertu. Elle provoque la réflexion sur l'au-delà.
— Iconogr. La douleur est ordinairement personnifiée par une femme assise ou plutôt affaissée, le visage empreint d'une profonde tristesse, les yeux fondant en larmes, la tète couverte d'un long voile, tenant parfois uue torche éteinte, mais qui fume encore, et ayant près d'elle une espèce d'urne sépulcrale. Préault a modelé diverses figures, dans lesquolles il a cherché à exprimer la douleur d'une façon pathétique. Au Salon de 18;î5, il envoya une Femme couchée sur une pierre tumulaire, Oeuvre pas-
siounée ei vivomont sentie, qui fut refnsôo. Au Salon de 18-19, il lit admettre une statuette de bronze do /(( Ihmivur ot un Masque fuuth'tiirc. Une statue colossale rouianiuablo, modeloe par E. Cliristopho pour un tombeau, a lij^uro à l'Exposition universelle de 1855. Citons encore nue statuette do/« Douleur, par Travaux (1868); uu bas-relief sur le m^me sujet, par l*anl Cabet (18GG); un buste pour leçiuol David d'An-iers a obtenu, on 1810, le prix do la tt'te d'expression à 1 Ecole dos buaux-arts. P.-C. Levesquo a gravô, d'aprùs Lebrun, une ligure do la Douleur. N'oublions pas la belle allégorie peinte par Ary Schetfer : les Douleurs de lu lerre s'éleviint vers Ir ciel.
— SVN. Douleur, affliction, amertume, désolation, mal, peine, souïtranco, tourment. V. AVi-LicnoN.
DOULEVANT- LE -CHÂTEAU, cli.-l. do canton de la Haute-Marnû. arr. et ù 17 kiloni. do Wassy, sur la Biaise; 5SÙ liab. {Doultvunliens, enncs.) Ch. do f. Est. Hauts fourneaux, église dea xui' et xv' siècles. Napoléon y établit doux fois son quartier général en 1814. — Le canton a 19 comm. et 5,y78 iiab.
DoULïXNS [lan], ch.-l. d'arr. de la Somme, à 30 kilom. d'Amiens, sur le fleuve côtier l'Authie; 4.375 hab. (DoiiUeniiuis, aises.) Ch. do f. Nord. Beffroi du xvii" siècle. Bel hôtel do vîUo d'un style inspiré de la Renaissance. Doullens api>artint d'abord aux comtes de Verniandois, et onsuiti ceux de Ponlliieu. Los Espagnol sous la conduite du comte de Fut ii tes, prirent cette place eu 15y'> Elle passa, plus tard, aux mains du comte d'Artois. Les Russes s'en emparèrent en 18U. — L'arrondis,semeni a 4 cant. , 89 comm. et 48.752 liab.; le canton 14 comm. et 14.721 bab.
DOULOIR (SE) [du lat. dolere, même sens], v. pr. Se plaindre : Se . , „ „
DOULOIR n-apaise pas la douleur. Armes de Doullens. Il Souffrir, éprouver des douleurs : J'ai commencé à me DOULOIR dans tous les membres. (Beauuiarch.)
DOULON, comm. do la Loire-Inférieure, arrond. et à 3 kilom. de Nantes, sur la Loire ; 6.004 hab. Ch. de f. Ouest. Papeterie; cultures maraîchères.
Douloureuse (la), comédie en quatre actes, par Maurice Donnav (Vaudeville, 1397). Dans la vie, toute faute se paye : il v a toujours une heure fatale d'expiation. Telle est la ilièso de la pièce. — Le sculpteur Philippe et sa maîtresse Hélène s aiment et vont s'épouser, mais une amie d'Hélène, Cette des Trembles, s'éprend de Philippe qui, après avoir cédé à un trouble des sens, veut se reprendre. Goite, furieuse, lui dit alors : « Vous êtes mon premier amant, et je vaux bien Hélène, qui en avait un avant vous. ■• Dans une belle scène, Philippe accable Hélène de reproches. Tous deux souffrent cruellement : la séparation est devenue nécessaire. Puis Philippe se rappelle sa propre faute. De quel droit a-t-il condamné Hélène? Ils se revoient, ils n'ont cessé de s'aimer. L'un et l'autre oublieront le passé ; après avoir souffert l'un par l'autre, ils trouveront un bonheur durable. Cette pièce, pleine do vervo, d'amusante fantaisie, d'une vivante observation, abonde en mots spirituels, d'une très personnelle originalité-
DOULO CREUSEMENT adv. D'une façon douloureuse,
avec douleur.
DOULOUREUX [reù), EUSE [du lat. dolorosus, mémo sens] adj. Qui cause de la douleur, qui produit sur les organes Un effet désagréable : Une plaie, Une chute douloureuse. Il Qui exprime la douleur; qui est inspiré, arraché par la douleur : Un cri, Des regards douloureux.
— Par ext. Doulourelisement impressionnable -.Avoir la peau tendue et douloureuse.
— Fig. Qui cause une douleur morale, qui donne du chagrin, des peines d'esprit : Souvenir, Spectacle dou- LOCREUX. /^er^c douloureuse, il Qui souffre une douleur morale; qui est douloureusement impressionné : Un cœur douloureux.
— Substantiv. n. f. Fam. La douloureuse, L'addition, chez le restaurateur, parce qu'il est toujours désagréable de payer, ii Par ext. Note quelconque qu'il faut solder : Couturière qui apporte la douloureuse.
DOUM n. m. Palmier d'Egypte et d'Arabie.
— Encycl. Le doum, nom arabe de Vhypiixne crînita, est un palmier dont le
stipe ou tige atteint ^ ^j^jKÎii»: jfe èlft,. ^v
une hauteur do "^ - •^- .
10 mè t rti s, sur 1 mètre de tour ù.
la base. Ses fleurs sontdioïquesetdis* posées en grappes renfermées dans des spa thos qui naissent à l'aissello des feuilles. Lo fruit est un drupo soc. Cet arbre est très répandu dans la Tliébaide et la Haute-Egypte, où il rend d"* i m p o rtanls services : on Itxant les sables du désert , il permet d'étendre la culture. Le bois est employé dans la construction dos édilices; les feuilles servent ù la confection des nattes, dos tapis, dos corboillos ot do divers ouvrages analogues.
DOUMA n. f. En Russie, avant Pierre lo Grand, Assombléo des boïars qui administrait l'Etat sous la présidence du tsar, et formait, sous les minorités ot pondant les interrègnes, une sorte do conseil de régence.
DOUMÉ, groupe de villages du Congo français, sur rOL''t"U"-. dans lo pays dos Madounias. Los chutes de Doumé y marquent la liu d'un biof navigable do l'Ogdoué.
DOULEVANT-LE-CIIÂTEAU — DOUSSARD
Doum.
Doumer.
DOUMER {Paul},' hommo politique ot administrateur, n.'à .Vuniluc [Cantal) en 1857. Il fut d abord maître déiudos. LiiciMic on droit, il devint rédacteur eu chef de « laTri- 1; me " de Saint-Quentin. Il fut élu, comme radical, député do l'Aisne, en 188S. Non réélu en IHsy, il remplit, peu après, les fonctions de chef «lu cabinet du président de la Chambre, Flo- «liiet. Nommé député d'Auxerro en 1891, puis en 1893, il se montra travailleur infatigable, orateur précis ot éloquent, se plat.'a au premier ran^ dans le parti radical et reçut le portefeuille des finances dans le cabinet Bourgeois (l"mai 1895- 29 avr. 18i>tï). Pendant son passage au pouvoir, il présenta et soutint un projet d'impôt sur lo revenu, qui souleva d'ardentes polémiques, et lit voter l'emprunt du Tonkin, destiné à de grands travaux publics. En 1S96, Doumer fut nommé gouverneur général do l'Indo-Cliine. Il s'acquit, dans ce posto, la réputation d'un administrateur habile, actif ot ferme.
DOUMERG iJean-Pierre, baron), général français, né en 1767, mort en 1847. Engagé volontaire en 1791, il fit toutes les campagnes de la Révolution dans la grosse cavalerie, et devint colonel en 1804. Il se lit remarquer par son entraînante bravoure à Austerlitz. au passage de la Bérésina, à Dresde en 18i3,etsurtout àVauchamps en 1814. Mis en disponibilité pendant la Restauration, il reprit quelque temps du service après 1830.
DoUMERGUE (Emile), pasteur et écrivain français, né à Nîmes en 1S44. Il fut rédacteur en chef du journal « le Christianisme « et devint, en 1880, professeur d'histoire ecclésiastique à la faculté protestante do Montauban. On peut citer de lui : le Positivisme et la Morale indépendante {1869} ; un Nouveau Chapitre d'apologétique chrétienne au xix" siècle (1872) ; la frise de l'Ecole réformée de France (1874); la Création et l'Evolution; l'Homme préhistorique [1$S3); Calvin, son temps, sa vie, son œuvre [1&9^).
DOUMIG (René), littérateur et critique, né à Paris en 1860. Lauréat au concours général (1879), élève de l'Ecole normale, agrégé des lettres, il a professé la rhétorique au collège Stanislas. Travailleur infatigable, écrivain fin et distingué, critique indépendant, parfois tranchant, il a donné un grand nombre d'articles au " Moniteur », au " Journal des Débats a , à la « Revue des Deux Mondes <• , à la " Revue bleue », etc. Doumic a fait avec succès de nombreuses conférences en France, aux Etats-Unis, au Canada (1898). Nous citerons, parmi ses écrits : Eléments d'histoire littéraire (l^SB); Portraits d'écrivains {lS92); Notice sur les écrivains maritimes et militaires {\S92); De Scribe à /bse7t (1893) ; Ecrivains d'aujourd'hui {lè9A) ; la Vie et les Mœurs au Jour le jour (IS95) ; Etudes sur la littérature française ( 189(J-1S9S) ; le Uôle social de l'écrivain (1896) ; les Jeunes (1896) ; Es.mis sur le théâtre contemporain (1897) ; Ecrivains d'aujourd'hui ; ^Yotes sur les prédicateurs (1898).
DOUMOUZI on DOUOUZI, divinité chaldéenne, primitivement dieu de la terre des vivants, qui fait reverdir la terre au printemps. U était, par suite, en rapport avec la déesse Ishtar, symbolisant la terre et la fécondité. Plus tard, une légende fait h d'Ishtar l'é- p pouse do Doumouzy, qui, blessé mortellement par un sanglier, est précipité au royaume d' Allât (la Mort). Ishtar l'arrache à sa terrible rivale; mais elle ne peut lo garder en vie qu'à condition de lo rajeunir chaque année i)ar des ablutions d'eau pure et de parfums. Cette allégorie transparente du printemps se retrouve en Grèce, dans le mythe d'Adonis.
DOUNE, bourg d'Ecosse (comté do Porth), à la jonction do l'Ardoch ot du Tcith ; 9-10 hab. Autrefois importante manufacture do pistolets renommés. Ruines d'un château, bâti au xiv« siècle par Nurdoch, duc d'Albany, sur une presqu'île formée en amont du conlluont do l'Ardoch et du Toith, dont, en 1745, s'emparèrent les partisans du prince Charles-Edouard. Wavorloy, un des héros de Walter Scott, y fut renfermé.
DOUNGARÉTA ou DOUNGAREÏTA, petit port de la côte dos .Sunialis, sur la baie de Tadjouran, à, la Franco.
DOUPION n. m. Soie grossière, fournie par les cocons doubles. Il Cocon double. (On dit aussi double.)
DOUPNITZA, ville do la Bulgarie, arrond. de Kustondil, sur le Djermon, affluent do la iStrouma ; 7.920 hab.
DOUR, ville de Belgique (prov. de Ilainaut), arrond. adniiii. ot judic. do Mous, ch.-l. do canton; 10.G03 hab. iOxploitation de houille, tanneries, corderies, tilaturo ot tis.sage do lil ; tuiles ot carreaux. Beau château moderne.
DOURA ou DOURAH n. f. Bot. V. sorgho.
DOURAK, ville de Perse (Kousistan), sur lo Jorahi,
près de son embouchure dans le golfe Persique; 10.000 h. Fabrication de mouchoirs et de manteaux arabes.
DOURAL, TOURAL ou DÉRAL, ville do l'ompiro chinois
(prov. de Kaii Situ-Sin-T.siang), sur le Koutcho-Daria, tributaire du Lob-Nor. Centre do commerce assez important. DOURANIS, population do l'Afghanistan occidental, qui offre les traits lins des races blanches avec un teint bistré. Ils sont agriculteurs; ils professent l'islamisme, mais ne montrent aucun fanatismo. — Un, Une Door\ni.
DOURBIE, rivièro do Franco, dans les départements du dard et do l'Aveyron. Dosconduo de l'Aigoual (l.r>(î7 ni.), oUo travorso des gorges profondes, outre lo Causso Noir
Ûoumouzî rajeuni sur les genoux d'Ishtar. (lutoille chaldéouQc.)
et le Larzac, passo au bas des rocliers labyrinthiques do MontpelIier-lc-Vieux<'t se jette dans le Tarn, vis-à-vis do Millau. Cours 77 kilom.
DOURBIES, comm. du Gard, arrond. et à 50 kilom. du Vigan, près do la Dourbie naissante; 883 hab. Commerce do «rhevaux, do laines, de fromages. Moulins.
DOURDAIN, comm. dlIle-et-Vilaine, arr. et à 24 kilom. de Konnes, sur un affluent du Chevré ou Veuvre ; 900 hab. Fabriques de vans et paniers on osier, taillanderies.
DOURDAN, ch.-l. de cant. do Seine-et-Oiso, arrond. ot à 19 kilom. de Rambouillet, sur l'Orge; 3.211 hab. {Dourdannais, aîses.) Ch. de f. Orléans. Jadis, comme capitale du Hurepoix, pays intermédiaire entre l'Ile-do-France, l'Orléanais et la Beauce, Dourdan avait une tout autre importance. Do son passé, la petite ville garde une église dos xii«, xv et xvr siècles, et le donjon d'un imposant château du XIII». Patrie de Francisque Sarcev. — Lo canton Nord compte 18 comm. et 11.304 hab. ; le canton Sud 24 comm. et 12.059 hab.
DOURGÂ, énergie féminine ou Çakti, ou épouso de Çiva, dans lindouisme ou brahmanisme sectaire. V. Pab- VATÎ, Cali.
DOURGES, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 32 kilom. de Bètimne, près du canal de la Hauto-Deûle; 1.522 hab. Ch. de f. Nord. Mines do houille.
DOURGNE, ch.-l. de cant. du Tarn, arr. et à 19 kil. de Castres, sur le Tauron.affl. du Sor, au pied de la montagne Noire ; 1.711 hab. Fontaine incrustante. Ruines de l'ancien château do Rochefort. — Lo canton a 15 comm. et 10.433 hab.
DOURIAN n. m. Fruit qui provient d'un arbre assez cûinnmu dans les Indes, le durio Zahetinus, et qui est l'objet d'un commerce important. (Ce fruit a la grosseur d'un melon et, tout en répandant une odeur désagréable, il est délicieux à manger.) u On lui donne également le nom do decrion.
DOURINE n. f. Art vétér. V. coït.
DoURIS, peintre de vases grec du v" siècle av. J.-C, autenr de la belle coupe à peintures rouges de Memnon et Eôs, qui figure au Louvre.
DoURIS de Samos, historien grec (commencement du III* s. av. J.-C). Il reçut, à Athènes, les leçons de Théophraste, puis retourna dans l'île de Samos, et s'empara de la tyrannie. Il écrivit une Histoire de la Macédoine et de la Grèce depuis 370 jusqu'à son temps; mulq Histoire d' Agathocle ; des Annales de Samos, et divers traités sur les Lois, sur les Concours, sur la Tragédie, sur les Peintres. On a de lui environ quatre-vingts fragments.
DOURLAGH. Géogr. V. Ddrlach.
DOURLEN ^Victor-Charles-Paul), musicien français, né à Dunkeruue en 1780, mort en 1864. Elève du Conservatoire, il ootint, en IsoSj le premier grand prix de Rome. Avant do partir pour l'Italie, il donna à l'Opéra-Comique un ouvrage intitulé Philoclès. Après son retour de Rome, il fit jouer au même théâtre : Linnée (1808); la Dupe de son art (1809); Cagliostro,eu société avec Reicha (1811) ; Plus heureux que sage (1816); le Frère Philippe (1818); Marini (ISid) ; le Petit Souper (l$22) ; et au Gymnase: la Vente apj'ès décès (1821). Dourlen fut professeur'dharnionie au Conservatoire, de 1812 à 1842; il se fit une renonmiée comme professeur et comme théoricien. On lui doit un excellent Traité d'harmouie, resté classique; uu Traité d'accompagnement, et diverses compositions instrumentales.
DOURNAUX-DUPÉRÉ (Norbert), voyageur français, né à la Guadeloupe eu iS45, assassiné dans le Sahara algérien en 1874. Un mémoire publié par lui^n 1873. où il montrait l'intérêt des explorations sahariennes et indiijuait comme route à suivre celle qui va de Touggourt à Tombouctou par Ghadamôs, Ghat et Idélès. appela l'attention sur lui ; il fut alors chargé par le ministère du commerce ot la chambre de commerce d'Alger d'entreprendro lo voyage dont il avait tracé l'itinéraire. Parti de Touggourt au début do 1874, il gagna Ghadamès et fut assassiné sur la route do G liât par des Chambaas. Henri Duvoyrier a publié et commente le journal do route do Norbert Dournau.x-Dupérô (u Bull. Soc. géogr. », 1874).
DOURNAZAC, comm. de la Ilauto-Vionne, arrond. ot à 30 kilom. de Rochechouart, près do la Dronno; 3.494 hab. Huileries. Ruines du château de Montbrun.
DOURNIKINO. bourg de Russie d'Europe (gouv. do Saratuv): 5.000 hab.
DOURO n. m. Numism. Piastre, ancienne monnaie d'argent d'Espagne, au titre do 900 millièmes, du poids do 2*îtf',29l. d'une valeur réelle do 5 fr.si c. iiCo nom est encore appliqué couramment ù. la pièce de 5 pesetas, qui vaut 5 fr.
DoURO (le Duero dos Espagnols), fleuve d'Kspagno ot de Portugal. Il part de la sierra d'Urbion (2.250 m.) ot, coulant vers le S.-O., serpente sur le soc ot froid plateau do la Vieille-Castillo. Au-dessous do Zaniora, grossi do la Pisuer^a de Valladolid ot do l'Esla, il sépare longtemps l'Espagne [à droite) du Portugal (à gaucho), dans des gorges sauvages et profondes ; puis, tout à fait portugais, coule dans le >< pays du vin», baigne Porto et se perd, peu après, dans lAtlanli [Uo. Cours 850 kilomètres.
DoURO ou DoURO E MiNHO. ancienne province du Portugal. Cette contrée, montagneuse en partie, est traversée au N. par la sierra Cataiina et au S. par la sierra Alcoba; sa surface est généralement en pento du côté do la mer, ainsi que l'indiquo la direction do ses cours d'eau, qui coulent tous do l'E. A 10. La province du Uouro a été incorporée à celle du Minho et forme, depuis 18C7, l'un dos dix-sept départements du Portugal.
DOUROUCOULI(mot guarani) n. m. Nom vulgaire d'une espèce de sin^o nocturne habitant r.Aniériquo du Sud, qui est lo nyctipitnecus trivirgalus, V. NYcririTiiiiQUiî.
Dou3A. V. Doiîs (Jean Van ueu).
DOUSH, petite ville qui sort de chef-lieu A la partlo méndionalodo la Grande Oasis thébaino. C'est la Koushlt des textes égyptiens, lu Kysis des géographes grécoromains. On y' voit encore lès ruines d'une forlorosso ot d'un temple qui furent bAtis sous les Autouins.
DousSARD, comm. de la Haule-Snvoio, arrond. ol .1 15 kilom. d Wuuocy, près du lac d'Annoey, à l'ontréo do
Fa
DOUSSIN — DOUYILLEINA
la Combe-Noire; 1.060 hab. Marbre noir, charbon do bois bois de charpeate. Ateliers de construction de machines agricoles, scieries mécaoîques. Forets.
DOUSSIN D. m. Hortic. V. doucln.
DOUTANGE {tanss) n. f. Doute, soupçon. (Vieux mot resté populaire dans certains départements.)
DO UT DES {Je donne pour que tu don7ies), loc. lat. Dr. rom. Expression qui désignait le fait juridifjue consistant dans une dation translative de propriété qu une personne avait faite à une autre, en vue d'obtenir de celle-ci une dation semblable.
Encycl. Primitivement, l'auteur de la dation n avait
as d'action pour contraindre l'autre personne à exécuter ,a dation réciproque, mais le droit civil l'autorisait à répéter par une condictio la chose qu'il avait livrée. Plus tard, les jurisconsultes imaginèrent l'emploi de certaines actions pour contraindre Yaccxpiens à exécuter, et ce lait, qui se ramène à l'échange, devint l'un des cas où le droit civil admit qu'il y aval t contrat innomé. V. CONTRAT innomé.
DOOTGHITCH (Nicéphore), archimandrite et historien serbe, né à Douga ^Herzégovine) en 1S32. Il compléta ses études à Beîara^de et à Paris. A la tête de bandes armées, il com'oattit les Turcs : en Herzégovine {1861), au Monténégro {i8â2), en Serbie (1876-1878). Il occupa des fonctions officielles au Monténégro de 18iî2 à 1867, et en Serbie depuis 1S68. Il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire de l'Eglise orthodoxe yougoslave.
DOUTE (substant. verbal de douter) n. m. Incertitude de l'esprit, qui hésite entre l'affirmation et la négation : Le DOUTE amène l'examen, et l'examen la vérité. {Aoélard.)
— SoupcoD : Avoir des doutes 5«r une personne, sur sa conduite, n Scrupule : Les doctes d'une âme délicate, li Appréhension : Toujours un petit docte à calmer, voilà ce qui fait la vie de l'amour heureux. (Beyle.)
— Par est. Raison de douter, difficulté qu'on oppose ou qu'on propose en matière religieuse ou philosophique : Satisfaire à des doctes.
— Philos. Scepticisme, doctrine des philosophes qui n'admettent pas la certitude, il Action do suspendre son jugement jusqu'à l'acquisition de la certitude des propositions mises en doute, n Boute philosophique ou méthodique, Système philosophiijue des cartésiens, qui consiste à regarder tout comme douteux, par une simple supposition, pour reconstruire ensuite par la discussion un système de vérités,
— Rhétor. Figure par laquelle l'orateur feint d'hésiter et de se demander ce qu'il doit dire.
— Loc. adv. Sans doute. Assurément, certainement. Il Très probablement : D'autres planètes que la nôtre sont
SANS DOCTE habitées. {Sans doute s'emploie très souvent dans un sens ironique.)
— Sans doute que» Point de doute que, H est certain ou très probable que. il II est sans doute que, Il est certain. (Vieux.)
— Loc. div. : Mettre, Révoquer en doute. Contester la certitude de. n Etre en doute, Douter, n Laisser une chose en rfouïe. Ne pas l'éclaircir. il Laisser quelqu'un en doute, Ne pas dissiper son incertitude, ii Ne faire aucun doute. N'être pas douteux, il Hors de doute. Incontestable.
— Gramm. Ce substantif amène quelquefois après lui la conjonction que, suivie d'une proposition complétive. Alors, le verbe de cette proposition est toujours au subjonctif, et il doit être précédé de ne, sans qu'il y ait négation proprement dite dans la pensée, toutes les fois que le doute est présenté négativement : Nul doute que cela KE fasse sensation. V. à docter, la note grammaticale.
— Prov. : Dans le doute, abstiens-toi, Axiome philosophique qui s'applique au doute pratique comme au doute purement spéculatif, et qui a été emprunté à Zoroastre.
— Encycl. Philos. Le doute est la suspension du jugement. Lorsque les raisons qui militent en faveur d'une opinion sont, ou nous paraissent, équivalentes à celles de l'opinion contraire, nous ne pouvons nous prononcer entre elles; nous ne donnons notre assentiment ni à l'une ni à l'autre ; nous restons suspendus entre les deux : nous doutons. Le doute peut être soit définitif, soit mo7nentané. Momentané, il est, ou le résultat passager de la réflexion, ou un instrument de recherche. Dans ce dernier cas, il est le doute méthodique : c'est celui qui a été appUqué et recommandé par Descartes. Le doute peut porter soit sur une question particulière, soit sur l'ensemble des connaissances : dans ce cas, il est le doute des sceptiques. On peut, enfin, distinguer les variétés du doute d'après ce oui en est l'objet : doute métaphysique, doute religieux, aoute historique, doute moral, etc.
Le doute méthodique de Descartes ne doit pas être confondu avec celui des sceptiques. Descartes a marqué luimôme les différences essentielles. Les sceptiques ne doutent que pour douter ; Descartes ne doute que pour arriver à la vérité. Le doute des sceptiques est définitif, celui de Descartes est provisoire. Le doute des sceptiques est nne fin, celui do Descartes un moyen.
— SvN. Doute, incertitude, inâëcision, indétermination, irrésolution, perplexité. Doute et incertitude dilîêrent des autres mots en co (ju'ils se rapportent à lintelligence, tandis que ceux-ci so rapportent à la volonté. Le doute est l'état d'un esprit qui hésite entre l'affirmative ou la négative. Wincerli tu/le admet plus de deux solutions différentes; elle suppose l'ignorance de ce (jui est ou de ce qui sera, et marque l'embarras qui résulte de cette ignorance. Windécision suppose un esprit faible, qui no sait pas distinguer ce qui est le plus raisonnable, qui change d'idées à chaque instant, h' indétermination marque, d'une manièro générale, l'état flottant do la volonté. L'ii^ésoiution lient à la faiblesse de l'âme; l'homme irrésolu craint tout, il se laisse influencer par toutes les circonstances extérieures ou par la mobilité de son humeur. La perplexité suppose une situation complexe, difficile, pénihlc, où l'on est partagé et comme tiré en sens divers.
— Anton. Conviction, croyance, loi, persuaBion. — Certitude, assurance, évidence.
DOUTER v, n. Mettre une chose on doute, avoir dos doutes : Detcartrn nous a enseigné à doctkk. ii Mettre on doute l'existence do : Doctkr de l'âme. Douter de Dieu.
?. -Se défier, révoquer en doute la bonne foi ou les sentiments de quoiqu'un : Qui doctk de son ami n'a pas d'ami.
n Absolum. Se livrer au doute ; Les sceptiques ne doïjtknt que pour uoctkb. (Descartes.)
— Loc. div. Ne douter de rien. Tout croire, tout arceptor : Les gens qui aiment ne doctent de rien en dou-
tant de tout. (Ba.\z.) Il Avoir une confiance absolue en ses lumières; décider, trancher sur toutes sortes de questions : La sottise et la fatuité ne doutent de rien, n Avoir une audace aveugle, entreprendre des choses au-dessus de ses forces : Les étourdis ne doutent de rien. Il N'avoir jamais de soupçons injurieux^ juger tout avec une simplicité candide :
A votre âge, Clarisse, oq ne doute de rv-n.
Desmaiiis.
— Douter de. Hésiter à :
Pourriez-vous un moment douter de l'accepter.
Racine.
— v. a. (archaïque). Tenir une chose pour douteuse.
Outre que le succès est encore h douter.
Corneille.
Se douter, v. pr. Soupçonner, avoir une idée ou un pressentiment : Mousseau parvint à l'dye de quarante ans sans SE douter de son talent. (Grimm.)
— Fam. Ne pas se douter de. N'avoir pas la moindre pratique, la moindre connaissance de : Il se dit fort habile dans cet art, inais il ne s'en docte pas.
— Gramm. Quand douter a un nom ou un pronom pour complément, ce nom doit toujours être précédé de de : Douter de quelqu'un, de l'asserlio7i de quelqu'un. Quand douter a un verbe pour complément, ce verbe peut être précédé de de avec l'infinitif, de que avec le subjonctif, de si avec l'indicatif. Ce dernier cas est rare et parait vieillir : Je docte de le rencontrer. Je docte qu'i/ vous entende. Je doute s'il m'a aimé. I..orsque douter est accompagné d'une négation, le verbe complément est toujours précédé de que et prend aussi la négation : Je ne docte pas Qv'il NE vous écrive. Si douter a la forme interrogative, le second verbe prend ou rejette la négation, selon qu'il y a, dans le sens de la phrase, une intention affirmative ou une intention négative tombant sur le verbe complément : Doutez-vous qu'il ne vous aime ? Vous avez tort d'en douter. Doutez-voos qu'il vous aime ? Vous auriez tort de le croire. Il est à remarquer que, dans le second cas, le verbe douter a le sens de soupçonner : on pourrait donc dire, d'une façon peut-être plus logique, que le verbe complément de douter, dans le cas d'une interrogation, prend la négation lorsque douter conserve son sens propre, et la rejette lorsque douter prend le sens de soupçonner.
— Syn. Douter (se), pressentir, soupçonner. Se douter et soupçonner s'appliquent aux choses présentes et même aux choses passées comme aux choses futures; mais se douter suppose de la pénétration, de la finesse dans l'esprit, et soupçonner n'exprime que le résultat de certains indices qu'on a remarqués. Presse7itir ne s'applique qu'aux choses futures, et il marque un sentiment qui naît dans l'âme d'une manière inexplicable, par une espèce d'inspiration, de divination.
— Anton. Admettre, croire, reconnaître, savoir.
DOUTEUR, EUSE n. Personne encline à douter, li Adjectiv. Porté à douter : Un siècle doctedr.
DOUTEUSEMENT adv. D'une manière douteuse, incertaine.
DOUTEUX (ieû), EUSE adj . Qui offre des doutes, qui n'est pas certain : Victoire qui reste longtemps douteuse. -Ve parlez point magistralement et souverainement des choses douteusks. (Malebr.) li Mal défini, mal déterminé, mal connu : L'ne date douteuse. Un animal douteux. Il Equivoque : Un mot douteux. Un sens doctecs. il D'une valeur ou d'une qualité incertaine, peu sûre : Un vin douteux. Des pièces de monyiaie douticuses.
— Par ext. Faible, peu brillant, en parlant d'une lumière : Une clarté douteuse. Un Jour douteux, il Peu solide, peu sûr, exposé à changer en mal, en parlant du temps ; Liel douteux. Il Dont la possession n'est pas assurée :
Ce sont des instants courts et douteux que les nôtres : L'âge vient pour les uns, la tombe s'ouvre aux antres!