‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 791 sur 870 · V. Huoo · texte numérisé non relu

V. Huoo

— Fig. Sur qui l'on ne peut compter, à qui l'on ne peut se fier : Un ami douteux. Une bojine foi douteuse, ii Indécis, peu décidé à agir; irrésolu par caractère : La Fontaine a dit que le lièvre est douteux.

— Eutom. Lycose douteuse, Aranéide de Rio-Janeiro.

— Gramm. Nom douteux, Nom dont le genre n'est pas déterminé, comme a été longtemps le mot éqcivoqce, qu'on faisait à volonté masculin ou féminin.

— Métriq. Syllabe douteuse, Syllabe brève dans certains cas, longue dans certains autres ; par exemple, dans amoris, ris est bref devant une voyelle et long devant une consonne : cette syllabe est donc douteuse.

— n. m. Ce qui est douteux : Il faut emb7'asser le certain et étudier le douteux.

— Syn. Douteux, incertain * problématique. Douteux suppose qu'il y a des raisons pour et contre, et que l'esprit ne peut discerner lesquelles ont le plus de force. Incertain suppose l'absence ou l'insuffisance do raisons

f)Our croire. Problématique s'emploie rarement dans le angage ordinaire; c'est un terme d'école ou de spéculation ; ce qui est problématique présente un problème à résoudre.

— Anton. Assuré, authentique, avéré, certain, évident, formel, incontestable, incontesté, indubitable, irrécusable, manifeste, notoire, palpable, patent, positif, visible.

DOUTIS [tî) n. m. Grosse toile blanche de coton, qui vient des Indes.

DOUTRELAINE (Louis-Toussaint-Simon), général français, né à Landrecies en 1820, mort en 1881. Lieutenant du génioà sa sortie de l'Ecole d'application de Metz, en 1843.il devint capitaine en 1846 et officier d'ordonnance du ministre de la guerre en 1848. Il prit part au siège de Rome on 1849, fît la campagne d'Italie, en 1859, comme aide de camp du maréchal Vaillant. Il partit au Mexique en 1863, comme commandant du génie du corps expéditionnaire. A son retour, en i8G7,il fut nommé général de brigade et directeur du génie au ministère de la guerre. Pondant la guerre de 1870, le général Doutrelaino commanda le génie du 7* corps; il fut fait prisonnier à Sedan. En 1871, il fit partie de la commission do délimitation de la nouvelle frontière franco-allemande et réussit à conserver ainsi à la France plus de soixanie mille Alsaciens ou Lorrains. Il fut nommé, en 1872. général do division. Il a été président du comité dos fortifications, et commandant du 5« corps.

DOUVAIN (vin — rad. douve) n. m. Bois de chêne, destiné à être transformé on douves do tonneau et autres ustensiles similaires.

Douve (turf).

DOUVAINE, ch.-l. de can . de la Haute-Savoie, arrond. et à i5kllom.deThonon,prèsdulacdeGenève; 1.295 hab. Fromages. — Le canton a 16 comm. et 10.133 hab.

DOUVE (anciennem. doue, du bas lat. doge, conduit) n. f. Techn. Chacune des planches taillées suivant un gabarit déterminé et dont lensemble furme le corps d'un tonneau.

Il Pièce de bois analogue aux douves de tonneau et servant à la confection d'autres ouvrages. Il Planche sur laquelle on ratisse lespeauxdeveau. i! Nom de l'une des pièces des machines à carder, dite aussi chapeau.

Il Douves de corps. Douves de tonneau, légèrement cintrées et amincies aux extrémités, qui se placent dans le sens de la longueur de la futaille, il Douves de fond. Douves plates, dont l'ensemble forme le fond de la Douves : i. De corps; 2. A pièce. Il Douves à oreilles. Don- oreille; 3 De fond,

ves, au nombre de deux, qui,

dans une tinette, un baquet, dépassent les autres douves et sont percées chacune d'un trou pour faciliter la prise.

— Agric. Etroit fossé qui, tout en séparant un champ d'un champ voisin, sert à l'écoulement des eaux pluviales et autres.

— Constr. Habitation creusée dans le tuf.

— Fortif. Nom donné parfois à lacunettede fossé.

— P. et chauss. Mur de soutènement d'un bassin ou d'un canal.

— Turf. Large fossé plein d'eau, généralement précédé d'une claie, d'une haie ou d'une barrière fixe, qui constitue l'un des obstacles du steeple-cbase.

DOUVE n. f.

Nom vulgaire de deux esjn^ces de renoncules de marais,dont l'une s'appelle la grande douve, et l'autre la petite douve.

(La première est lo ranunculus hngua, la seconde le ranuncuhts flammula; toutes deux sont vénéneuses.}

DOUVE n. f. Genre devers trématodes, type de la famille des disiomidés, comprenant plus de trois cents espèces, dont neuf ont été observées chez l'homme.

— Enctcl. Les douves sont de toutes tailles : il en est de microscopiques, et certaines, qui vivent dans les baleines, atteignent 10 et 12 centimètres. Ovales ou allongés, ces trématodes sont aplatis comme des feuilles ; leurs premiers états se passent dans le corps do divers mollusques. La douve abonde dans les canaux biliaires de divers ruminants et rongeurs, et aussi chez l'homme, mais toujours rarement: mais elle y détermine des accidents graves ou mortels. On la trouve dans les voies hépatiques, la vésicule biliaire, le conduit hépatique, et dans l'intestin. Elle a causé de grandes épizooties chez les moutons, sui> tout dans la république Argentine. Les premiers états de la douve du foie se passent dans les mollusques du genre limnée, surtout dans la limnsea truncatula. C'est à l'état de rédie qu'elle entre chez les moutons avec Douve du foie, l'eau, le cresson où sont fixés les kystes (sporocystes). Les larves appelées cercaires, quand elles passent par accident dans un autre animal, s'enkystent en attendant la chance de quelque migration. Les douves adultes pondent leurs œufs qui soni évacués avec les fèces des moutons attaqués, tombent souvent dans l'eau et passent dans les limnées.

Douve (la), petite rivière côtière du départ, de la Manche, et dont le véritable nom est Ouve.

DOUVE, ÉE adj. Art vétér. Qui contient des douves, des vers, en parlant du foie de mouton.

DOUVELLE {vèl ) n. f. Bot. Petite douve, il On dit aussi

DOVELLE.

DOUVEN (Jean-François), peintre de portraits hollantlais, né à Roermont (Clèves) en 1655, mort à Dusseldorf en 1727. Elève de Gabriel Lambertin de Liège, il devint premier peintre de l'empereur Léopold, fit un voyage en Danemark et un autre à Modène, et finit par s'établir à Dusseldorf. Il peignit d'après nature trois empereurs, trois impératrices, cinq rois, sept reines, un grand nombre de princes souverains et les principaux personnages do leur cour. Ses portraits sont remarquables par le style et par la ressemblance.

DOUVERRET {vé-rè) n. m. Sorte de pomme à cidre.

DOUVILLE {H mil.) n. f. Variété de poire d'automne, pointue à ses deux extrémités.

DouVILLE (Jean-Baptiste), voyageur et naturaliste français, né à Hambye (Manche) en 1794, mort à Formigas I Brésil) en 1835. Il parcourut d'abord l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Sud, puis se rendit dans l'Afrique équatoriale en 1827. Malheureusement pour Douville, on par\int à démontrer qu'il s'était attribué l'honneur de découvertes faites par d'autres et sur lesquelles il avait eu des documents inédits. Depuis lors, on ne croit plus à l'authenticité des voyages de Douville, dont l'ouvrage a paru en 1835. sous le litre de : Voyage au Congo et dans l'Afrique équinuxiale.

DOUVILLEINA {vi-llé [Il mil.] — de Douville, n. d'un natural.) 11. f. Paléont. Genre de niolluscotdes brachiopodcs, fiiniillo dt's strophoménidés, comprenant des coquilles arrondies en demi-cercle, coupées carrément en arrière, avec pseudo-dellidium étroit et chai'nière crénelée. (La

donvilleina Duterlrci est lo t^po de co fîpnro propre an terrain dûvoiuon. No pas couibndre avec douvuleia, sousgenre d'actsponinn [mollusque gastéropodo], fossile daas lo tertiaire.)

Douvres, ville d'Anglotorro (comté do Kent), sur lo Pas-do-Calais ; 33.420 hab. Douvres, que los Romains nommaient Dubrx, d'où l'anglais a fait Dover, est très ancienne; d'abord forteresse romaine, puis l'un des cinq ports anglais, elle fut plusieurs fois assiégée dans los grandes guerres nationales. Do co passé elle oH'ro lo curieux résumé dans son château, qui réunit tous les styles d'architecture militaire, depuis l'époque romaine jusqu'au xvi» siècle. Aujourd'hui, c'est lo grand port do transit des voyageurs entre la France et rAnglc?terre. Elle est située à id kilomètres do Calais.

Douvres ou Douvres-la-déh-

VRANDE, cli.-l. do canton du Calvados, arr. ot a 11 kilom. de Caen, dans le ravin do la Douvrc ; 1.648 hab. Ch. de f. de Caen à la mer. Fabriques de dentelles, do chapelots ot de fleurs artificielles. La tour de l'église, très remarquable et fort élégante, date du XII" siècle. Prés de là se trouve le hameau do la Délivraudo. (V. Délivrandr [La].) — Le canton a 19 comm. et 11.898 hab.

■ Douvres (Thomas de), prélat anglais,

né à Bayeux en 1027, mort en liOO. Il quitta

Bayeux pour devenir archevêque d'York,

sur la proposition do Guillaume le Conc^ué-

rant. On a de lui un recueil de chants ecclé-

siasti([ues, intitulé De modo psnllendi sive

cantandi (De la manière de psalmodier et de chanter), qui

fut adopté dans plusieurs églises d'Angleterre.

DOUVRIER (Louis), érudit français, né en Languedoc, mort à Paris en 1680. C'était un hommespirituel et instruit, qui acquit une certaine réputation par l'art avec lequel il savait composer des devises. Il est l'auteur de la célèbre devise de Louis XIV : JSec pltiribtis impar (non inégal même à plusieurs), placée au-dessus d'un soleil.

DOUVRIN, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 16 kil. de Béthune, non loin du canal do la Bassée; 2.730 hab. Ch. de f. Nord. Houille. Fabriques de sucre et de noir animal, brasseries, briqueteries.

DOUX, DOUCE {doit, douss — du lat. dulcis, même sens) adj. Qui a une saveur sucrée : Doux comme le miel. Des fruits DOUX. Il Fade ou pou relevé, par opposition à SALÉ ou ÉPicÉ : Plat trop DOUX, auquel il manque du sel.

— Par anal. Qui a une odeur légère et agréable : Le DOUX parfum de la rose. Il Faible et agréable, en parlant d'un son : Les doux accents du rossignol, it Affaibli et agréable, en parlant de l'éclat ou de la couleur : Une lumière DOUCE. Le vert doux des premières feuilles, il Tendre, moelleux et agréable au toucher : Doux comme du velours.

— Qui produit sur les sens une impression agréable sans êtro vive : L'n noux sommeil.

— Tempéré, en parlant de l'air ou du temps : La chaleur douce du printemps. \\ Tiède et léger, en parlant du vent. Il Rare, faible et tiède, en parlant de la pluie.

— Qui n'est ni brusque, ni heurté, ni escarpé : Pente douce. Escalier très doux, ii Qui a des mouvements suivis, non saccadés : Cheval doux à jnonter. Voitui'e bien

Page 1