‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 797 sur 870 · DRAGON · texte numérisé non relu

DRAGON

'lans lo catalopiio britanni'|UO. La plus belle, a Dragon, ir<;sl (jiio do (luatriùme {çranilour. Les anciens lui doniiaieut uuo l'oulo de noms : draco, serpens, anfjuis, Hesperulum cuslos, ^Esculapius, Python, etc. La tftto du Dragon, située à côtci do la I>JT0 et on face d'Hercule, est figurée par quatre étoiles, à partir desipielles les autres étoiles sont rangées on une longue lilo qui sépare les doux Ourses, et se replie vers l'étoile polaire pour former la queue.

DRAGON n. m. Soldat créé à l'origine pour combattre ù pied et achevai; il est coirt'é d'un casque à longue crinière, armé d'un long sabre droit et d'un fusil très court : Capitaine de dragons. Le premier régiment de dragons. Servir dans tes duagons.

— Encycl. Aujourd'hui, les dragons font partie do la cavalerie et y nq>résfulent ce qu'on appelle une suMil'iswn d'arme. Mais, à l'origine, ils constituèrent une arme distincte.

On fait remonter à 1531, et an maréchal de Brissac, la première organisation d'un corps d'arquebusiers achevai; c'étaient, au début, des fantassins dressés à se servir do chevau.i: pour se déplacer plus rapidement, c'est-à-dire de l'iufantene montée. Les premiers régiments do dragons furent créés réellement le 2S janvier 1668, par Louis XI'V. I-e nombre en augmenta peu à peu : en 1750, il y en avait 16.

Armés d'un sabre, d'un fusil à baïonnette et d'un pistolet, les dragons portaient la guêtre avec la bottine. En 1762, un 17» régiment fut constitué par les volontaires de Schomberg et, l'année suivante, l'uniforme de ces derniers devint celui de toute l'arme des dragons : casque à crinière, sans visière, à bandeau do peau de tigre, habit vert, veste chamois, culotte de pe.tu et manteau blanc.

Sous la Révolution et l'Empire, le nombre des régiments do dragons s'élève jusqu'à 30, plus le régiment des dragons de l'impératrice do la garde impériale. La Restauration réduisit ce nombre à 15, puis à 10.

C'est en 1S31 que les dragons sont ofticiellement classés

Dragons : 1 et 2. Sous le premier Empire; 3. Sous Louis XIV; t. Sous Louis XVI; 5. Dragon de la garde sous le second Empire ; 6. Eu 1900.

du 10 mai

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Ordpfi du Dragon

tAnii.irnl.

la

dans la cavalerie do ligne : on les arme alors du fusil saos baïonnette, dit « fusil do dragon u. Lo nombre des régiments, resté à 12, s'augmente, en 1855, par la création des dragons de l'impératrice, qui devient le 13* dragons à la chuto de l'Empire, lo -1 septembre 1870. Après la guerre, la transformation des lanciers eu dragons porte à 20 le nombre de leurs régiments qui, en 1873, est élevé ù. 26, puis successivement à 28, 30 et 32.

En 1869, les dragons avaient quitté l'habit vert, à parements, collet et plastron blancs, jaunes ou rouges suivant les régiments, pour la tunique courte en drap bleu foncé, remplacée elle-même, en lsS-1, par un dolman à 0 brandebourgs noirs avec collet blanc ; en 1S92, la tunique fut rendue aux officiers. Depuis 1SS4 également, les dragons ont pris, commo lo reste do la cavalerie, les boutons en métal blanc et les galons ot épaulettes en argent, au lieu ot place des boutons on cuivre et galons en or, qu'ils avaient toujours portos aujiaravant.

Ij'aciora remplacé le cuivre dans labombo de leur casque, dont on a supprimé aussi lo bandeau en peau do tigre. Enfin, depuis 1889, on a donné la lance aux hom^mes du l'^Tang dos régiments de dragons qui font partie des divisions do cavalerie indépendante, où ils représentent seuls l'élément de la cavalorio appelé cavalerie de ligne. La plupart des armées étrangères ont des régimenis do dragons. En Allemagne et on Autriche, ils comptent dans la cavalerie légère; en Angleterre, il v a des dragons lourds et dos dragons légers ; en Russie, îa cavalorio régulière ne comporte plus, en dehors de la garde, que dos régiments do dragons. Enfin, les dragons constituent la partie principale do la cavalerie dans l'arméo suisse. Dragons de "Villars (lks\ opéra-comiquo on trois actes, paroles do Cormon et Locuroy, musique d'Aimé Maillart, représenté au Théâtre-Lyrique, lo 19 soptombro 1856, et repris plus tard à l'Opéra-Comiquo. — Koso Friquot, jonuo fille que sos manières bizarres ont ronduo un objet d'aversion, cache un oxcollent cœur sous cos dehors singuliers. Grftce à elle, do malheureux proscrits peuvent sortir d'une caverne des Cévennes, où ils so sont réfugiés, et gagner la Savoie. Elle sait préserver ù temps le fermier Thibaud d'une infortune conjugale; enfin, ollo inspire un amour sincère au jeuno villageois Sylvain, qui ré[i'Miso. Avec sa musique tantôt souriante ot gaie, tantôt UMidre, expressive et mémo dramatique, toujours houreusenient et abondamment inspirée, ollo reste le meilleur ouvrage d'Aimé Maillart ot lo titre le plus sérieux A sa juste renommée. Plusieurs morceaux de la partition sont devenus populaires, entre autres, la romance : A'c parle pas ! ; la prière : Soutien de l'innocent ; le joli air de Koso Kriquet : Fspoir charmant; le duo : Quelle folie l ; les couplots do la Cloche.

DRAGON, ONNE (flou') adj. Qui a rapport aux dragons. Il Mission dragonne, Dragonnade.

— Loc. adv. : A la dragonne. D'une façon hardie, losto, égrillarde, ii A la manière dos dragons : Ihnnct k l\ uua-

(.iONNK.

Dragonaire.

DRAGONAIRE — DRAGUEUR

DRAGONAIRE {go-nèr') n. m. Antiq. rom. Soldat do l'armée romaine, qui portait l'enseigne appelée " dragon " . (Il V avait vingt dragonaires par légion ; un par chacuno (les dix cohortes d'infanterie et des dix turmes do cavalerie.)

Dragoncino ou Dra- CONCINO i^Jean-Baptiste), poète italien , no à Fano (duché d Urbin) vers la tin du xv« siècle. Venu à une époque où les histoires de cnevalerie étaient à la mode, il composa deux poèmes, l'un en sept chants intitulé : Innamoramento di Guidon Selvaggio, che fu fifflitiolo di Binaldo da Montalbano (1516), tiré de la chronique do Turpin ; l'autre, la Marfisa bizarra (1531), en quatorze chants.

Dragon ETTi (Giacinto, marquis degl'), jurisconsulte italien, né dans l'Abruzze ultérieure en 1738, mort à Naples en 1818. Il abandonna le barreau pour devenir membre de la consulte de Sicile, puis président de la cour royale. Ses principaux ouvrages sont : Dell' origine de' feudi in Sicilia et le Virlii edi Premi (1767), traité faisant suite à celui de Beccaria sur les Délits et les Peines, et traduit en français par Pingeron.

DragONETTI (Louis), publiciste et littérateur napolitain, né et mort à Aquila (1799-1871). Il s'était déjà fait connaître par des essais littéraires, lorsque la révolution constitutionnelle de 1S20 l'envoya siéger à la Chambre des députés de Naples, où il se fit remarquer comme orateur. Exilé lors de la réaction de 1821, il obtint bientôt après de rentrer dans sa patrie. Dragonctti fonda à Rome, en 1846, VJtalicOt la Concordia et le Contemporaneo. Nommé à Naples, lors de la révolution de I8i8, directeur des archives du royaume, il reçut le portefeuille des aH'aires étrangères dans le ministère Troya, puis fut condamné au bannissement après le rétablisseinoiu des Bourbons. Il se rendit alors à Paris, où il vécut plusieurs années.

DragONI, bourg d'Italie (Campanie [prov. de Caserte]), près du Volturno ; 2.200 hab. Carrières de marbre aux environs.

DraGONI (Giovanni Andréa), compositeur italien, né à Meldola vers 1540, mort à Rome en 1598. II fut élève do Palestrina et devint, en 1576, maître de chapelle de Saint- Jean de Latran. On connaît do lui plusieurs livres de madrigaux à cinq et six voix, des motets à trois et cinq voix, des villanelles à cinq voix, des Benedictus à huit voix, des messes, etc.

DRAGONNADE [go-nad') n. f. Nom des vexations exercées par les dragons, sous le règne de Louis XIV, contre les calvinistes.

— Encycl. Le premier essai do ces vexations eut lieu en 1681. Louvois suggéra à Louis XIV d'employer, pour essayer de rétablir l'unité religieuse dans le pays, les soldats de cavalerie, appelés alors uniformément « dragons " . On exemptait des logements militaires les protestants qui se convertissaient à la religion catholique, et l'on en char-

feait les réfractaires. On appliqua dabord cette mesure ans le Poitou et dans le Limousin, qui relevaient directement de Louvois. Ce ministre envoya quelques régiments dans ces provinces, en écrivant aux intendants ; ■ Le roi n'estime pas iju^ii faille log^er tous les cavaliers chez les protestants; mais si, suivant une répartition juste, ils en devaient porter, dix, vous pouvez leur en faire donner vingt, et les mettre tous chez les plus riches des religion naires. » Les dragons se comportèrent, chez leurs hôtes forcés, aussi brutalement qu'en pays conq^iis. L'épouvante qu'ils répandirent amena la conversion do plusieurs milliers de protestants. Toutefois, un plus grand nombre encore, sur les côtes du Poitou et do l'Aunis, se préparèrent à quitter la France. Colbert s'alarma de leur exode commençante, et il obtint, le 19 mai 1681, un arrêt du conseil, défendant « les violences qui so faisaient ou quelques lieux contre les religionnaires ».

Celles-ci furent reprises, quatre ans après. Dans le Béarn, l'intendant Foucauld, agent dévoué do Louvois, promet de « convertir » en masse sa province: mais il lui faut des dragons. Ces soudards, lancés dans le pays, y commettent mille déprédations et les plus odieux outrages. Aussi amènent-ils, en quatre mois, de mai à août 1685, la conversion do vingt-deux mille protestants, presque tous ceux du lîéarn, sauf quelques centaines. Mêmes persécutions et rni^me résultat dans la Guyenne : en trois semaines, on enregistre vingt mille conversions dans la généralité de Montauban et soixante mille dans celle de Bordeaux. Ive 15 août 1C85, la basse Guyenne comptait environ 150.000 protestants ; vers la lin septembre do la môme année, il en restait à peine 10.000.

La Guyenne domptée, Lou%'ois distribue ses missionnaires bottés entre le Limousin, la Saintonge, le Poitou et le bas Languedoc. Dans cette dernière région et dans les Cévonncs, vivaient alors plus do 240.000 protestants. IjCS efforts du duc de Noaillcs, gouverneur do la province, et la dureté do l'Intendant Lamoignon do Basville triomphèrent do leur constance. On vit en trois jours, dans le seul diocèse de Nîmes, l'abjuration do soixante mille i)crsonnes. Il en fut do mémo dans les Cévennos, lo Gévaudan, le Dauphiné et à La Rochelle même. C'est alors que lyouis XIV, s'abusant sur la sincérité do ers conversions en masse, consentit, le 17 octobre 1G85, à révoquer l'édit de Nantes et à étendre à la France entière, durant plustours années, l'odieux système dos dragonnades.

— BiBUOGR. : Foucault, Mémoires, i650-i7i9 (Paris, 1862); Elio Benoit, Histoire de l'édit de ^Vantes (Delft, 1693-1695).

DRAGONNE (gon' — rad. dragon) n. f. Milit. Courroie double, fixée à la poignée d'une "arme, sabre ou épéo, et que l'on passe au poignet, autour duquel on la serre ensuite au moyen d'un passant-coulant : La imAooNNE s'appelle aussi cordon do sabro. n Batterie do tambours on usage, aux xvri* et xviii* siècles, dans les corps des dragons.

— Bot. Un des noms do l'estragon.

— Encycl. Milit. L'emploi do la dragonne a pour but do

Dragonnes.

mieux assurer l'arme dans la main qui la porte et d'empêcher cette arme de tomber à terre, si la main l'abandonne.

Mais la dragonne d'épéo est devenue, en outre, un insigne militaire, caractéristique de certains grades et, plus particulièrement, de celui d'ofticier. Elle est alors ornée d'un gland, dont la frange est analogue à celle des épaulettes de chaque grade, mais toujours en or, quel que soit le métal du bouton ou de l'épaulette.

Dragonne ((îoncvieve Pré- Mov, dite la chevalière Baltha-

sar ou la), héroïne française, née à Guise (Aisne) en 1660, morte au commencement du xviii" siècle.

Elle s'engagea, à quinze ans, dans l'armée du prince do Condé, sous lo nom de Balthasar. Elle s'y distingua aux environs d'Ypres , tuant un officier ennemi, en faisant prisonnier un autre. Au siège d'Aire, insultée par un oflicier allemand, elle le provoque en duel et lo désarme. Elle devint cornette, puis lieutenant de cavalerie. Elle fut blessée plusieurs fois. Jusqu'en 1691, le secret de son sexe fut bien gardé ; mais, alors, elle fut blessée au soin droit, on dut la panser, et la vérité fut connue. Mais on n'osa pas l'éloigner de l'armée. On la retrouve à la bataille de Leuze, au siège de Furnes.

Geneviève fut enfin nommée chevalière do Saint-Louis. Après la paix do Ryswiclî (1697), elle reçut du roi l'ordre do reprendre ses vêtemonts do femme.

DRAGONNEAU (r/o-no) n. m. Hclminth. Nom vulgaire des vers nématodes du genre gordius. V. ce mot.

— Icbtyol. Nom vulgaire du callyonymo lyre.

— Art vétér. Syn. de dragon.

— Orfèvr. Grain de couleur, qui nuit à la pureté d'un diamant.

DRAGONNER [go-né) v. n. Se conduire comme les dragons, ou comme on se conduisait dans les dragonnades.

Dragonne, ée part. pass. du v. Dragonner.

— V. a. Harceler, importuner, de cliagrins, do chimères. (Vieux.)

— Blas. So dit do tout quadrupède, et en particulier du lion, dont le corps so termine en queue de dragon.

Se dragonne*', v. pr. Se créer des inquiétudes, se faire des idées noires, des dragons. (Vieux.)

DRAGONNIER {go-nî-é) n. m. Genre de plantes, do la famille des liliacées, tribu des asparagées. Syn. deacéna.

— Encycl. Les dragonniers sont des arbustes ou des arbres dont le port général rappelle celui des palmiers et qui, malgré l'extrême lenteur de leur croissance, peuvent atteindre des dimensions colossales. Leur tige, d'abord simple, se ramifie plus tard avec l'apparonfo d'une dichotomie, souvent très régulière; la tige principale et chaque branche se terminent par une touïfc

Dragten ou Drachten, ville de Hollande (prov. do Friso), arrond- de Lecuwardcn; 3.900 hab. Commerce de toiles.

DRAGUAGE [ghaf) n. m. Autre forme d-u mot dragage.

DRAGUE [dragh' — de l'angl. drag, même sens, dérivé du V. drag^ tirer) n. f. Instrument, machine dont on se

sert pour

curer les -=^ fonds sur lesquels les

formé des .^^

dépôts. (On ~^

l'appelle - - - w

commune- , /„*„», \

Draçue fpéch.).

ment chat- °

TE.) Il Instrument, portant un certain nombre de crochets

doubles et triples, employé à la recherche des noyés.

— Agric. Drague à claie. Instrument propre à approfondir les labours, sans ramener à la surface la terre du fond.

— Mar. Griffe de fer, dont on se sert pour accrocher les objets qu'on veut retirer du fond de l'eau. Il Léger grappin qu on laisse tomber et qui, labourant le fond, arrête l'aire d'un bâtiment, ii Bourreletqui garnit de chaque côté lo fond d'une embarcation destinée à être échouée.

Il Ancien nom du gros cordage destiné à borner le recul

D'ars^ent, à un lion rampant et dragonne de gueules.

Dragonnier : 1, Brasilicurîa. — 2. Draco. (3. Groupe de fleurs; 4. Fleur séparâe; 5. Fruit.)

de feuilles rectincrves, lancéolées, entières, membraneuses ou cbarnues. Les fleurs apparaissent vers vingt-cinq ou trente ans; l'ovairo contient trois logos uniovulées et se transforme en une baie globuleuse, do la grosseur d'une cerise. On en connaît plus de vingt espèces, habitant dn préférence les terres arides ou les plages maritimes des régions tropicales, et cultivées facilement dans les serres. L'espèce principale est lo dragonnier commun [dracxna draco), rival du Iiaobab, dont un exemplaire célèbre est le gigantesque dragonnier d'Orotava, dominant la vallée do ce nom, au pied du pic do TénérilTe. On donne souvent

10 nom de « dragonnier » aux cordylines, plantes voisines qui en diffèrent par le grand nombre des ovules dans les loges de leur ovaire. L'écorce do certains dragonniers laisse écouler une sorte do gomme, lo sang-dragon, qui, on séchant, devient friable et ronge sang.

DraGOUTINE NÉMANITCH VI, roi do Serbie, de 127^ à 127r>, mort on 131G. Avec l'aide des Hongrois, il détrôna son père Ouroch. Après avoir fait une guerre bcurouso aux Bulgares et promulgué quelques lois sur lo vol , l'usure, etc., il abdiqua on faveur do son frère Miloutino.

11 consacra le rosto de sa vio à des pratiques ascétiques, à dos œuvres do charité.

gae ^ vapeur.

des canons, et qu'on appelle brague aujourd'hui, il Ancro flottante mouillée par l'arrière dans un canot.

— Pêch. Espèce de filet à manche, souvent en forme d'arc de cercle , dont les extrémités sont réunies par une lourde barre de fer horizontale, et dont on se sert pour péchera la traîne, particulièrement pour pêcher des coquillages, n Drague de pêche à main, Filet supporté par une sorte de râteau emmanché sur un long bâton et permettant d© gratter à bras lo fond de l'eau.

— Tcchn. Syn. de drèche. il Pinceau dont le vitrier so sert pour marquer le verre, il Sorte de grande bêche à long manche, qui sert à l'extraction de la tourbe boueuse.

Il Sorte de barre à mine assez longue, employée pour

Drague à treuil et à douille fixe. Drague simple à maio.

perforer les roches dures et y pratiquer des trous de mine. Il Drague à main, Sorte de pelle à long manche permettant de curer les rivières peu profondes. (Elle est simple ou à treuil et à douille lixe.)

— Encycl. Travaux hydraul. Les dragues sont de grands chalands à, vapeur se déplaçant au moyen d'ancres et de chaînes, qui servent, en môme temps, do points d'appui pour les efforts de l'appareil à draguer. Les dragues opérant à sec s'appellent excavateurs. Dans les dragues marines, l'appareil se compose de godets formant chaîne sans fin, et reliés entre eux par des barres articulées. La chaîne est soutenue par un châssis rigide dît L'iinde, qui porte à ses deux extrémités un tambour polygonal, dont chaque face a la largeur d'un des maillons de la chaîne. Arrivés au sommet, Tes godets déversent leur charge soit dans des conduits aboutissant à terre (dragues à couloir), soit dans des chalands placés le long de la drague. Les godets sont percés de trous pour l'écoulement de l'eau. La drague suceuse, très employée pour curer les fonds mous ou sablonneux, aspire vase et eau : la vase se dépose et l'eau s'écoule des chalands.

— Mar. Pour draguer un câble ou une chaîne, on se sert d'une chatte lestée avec des gueuses qu'on traîne sur le fond dans la direction perpendiculaire à la position présumée de ce que l'on cherche : la chatte croche dedans, et l'on remonte à bord. Ce petit appareil trouve dans la marine de guerre de nombreux modes d'utilisation.

DRAGUELLES {qhèV) n. f. pi. Péch. Grandes chausses (jue portent les pêcheurs.

DRAGUER {ghv) V. a. Nettoyer avec la drague ou avec un bateau dragueur : DnAGUim un canal, w Retirer avec la drague : Dragukr des sables.

— Mar. Draguer jf/Jt' ancr^. Chercher à saisir une ancro dont la bouée est perdue, il Draguer un câble. Chercher à lo retirer do l'eau à l'aide de grappins qu'on promène sur le fond de la mer. Il Draguer le fond. So dit d'une ancre qui chasse.

— Pêch. Prendre descoquillagesavecunedrague. il Draguer à mort, Draguer un banc d'huîtres ou do moules jusqu'à épuisement complet.

Se draguer, v. pr. Etre dragué.

DRAGUETTE {glièt'} n. f. Petite drague, spécialement (Mnpluyéo pour arraclu^r les huîtres et moules des rochers auxquels C(!S mollusques sont fixés.

DRAGUEUR {gheui''), EUSE n. Celui, celle qui pêche à la drague, ii Ouvrier qui draguo à la main, ou qui manœuvro les machines à draguer.

— Adjoctiv. : Bateau dragueur. Ouvriers dragueurs.

Arrac 3 d

DRAGUEUR (gheur') n. m. Bateau d'iino construction pariiculiùro, <nii porto une raachiuo propre à draguer.

— Ari». INoai j^ouôriquo des esoainotours, des buiinuistos et dos charlataus.

— Pèch. liâiimont normand, destiné ù. la p6clio du hareni*. do la muruo.

DragugeSCI, oomiii. do Roumanie (distr. do Uacau) ; 2.430 liab.

DraguignaN {lat. Draconum), chef-liou du départenioiU lia Var, lï 80» kiloni. do Paris, sur lo Nartuby, au piod du Maliuont (G08 m.) ; 9.963 liab. iDfaf/uignanais, aises ou Di'acénais, aises.) Ch. de f. P.-L.-M. Tribunal de 1" instance, cour d'assises, coUôge, bibliolhùquo, musoo. Sociétés d'études arcbéologiques et artistiques Cordonnerie, distillerio, enp;rais chimiques ; tointurories, sa\<)rinenes, imprimeries. Dans la montagne, gisements do plomb sulfuré et argentifère. Marche du blé. Commerce de vin et d'huile d'olivo. La beauté des alentours et la douceur du climat font de Draguignan un séjour dôlicioux.

— I/arrondissement de Draguignan a 11 cant., 62 comm, et 79.951 h. ; le canton 5 comm. ot 15.251 hab.

Dragut, corsaire turc, né en Anatolie, dans le district de Serulus, mort en 1565. Il était né do parents chrétiens. Il s'engagea dans les troupes de marine et devint rapidement capitaine. Pris par les Génois au cours d'une expédition contre la Corse, il fut racheté par Barberousse Kaïr-ed-Din et, à partir de ce moment, s'attacha à lui ; il l'aida à s'emparer de Castellamare, puis ravagea les côtes africaines. Battu par André Doria et Tolède, il se réfugia dans l'île de Djerba, d'où il dévasta toutes les possessions italiennes de la Méditerranée. Il encourut alors la disgrâce de Solimao II, qui, à la mort de Barberousse, lui refusa le gouvernement d'Alger. Dragut fut tué au siège de Malte par un éclat de pierre.

Drah ABOU'L NEGGAH, nom actuel de la partie de la nécropole thébaine la plus ancienne, celle qui s'étend en face du temple de Karnak, au débouché de l'Ouady qui mène à la Vallée des Rois. Mariette y a retrouvé les restes des pyramides où reposèrent les rois de la xi* dynastie. Les rois de laxvii« et les premiers de laxviu'y furent enterrés également.

DRAHEM {d7'a-èm"j n. m. Ancienne monnaie d'argent du Maroc.

DrahOMIRA ou Dragomira, femme du duc de Boh-'nii^ Vraiislas, morte dans la première moitié du X' sie<^le. ]>n-n que son époux fût chrétien, elle était demeurée fortomont attachée au paganisme. Vratislas, en mourant (916), laissait deux tîls mineurs : "Venceslas et Boleslas. dont il confia la tutelle à sa mère Ludrailla. Drahomira, pour s'assurer le pouvoir, Ht assassiner cette princesse, en 921 ; mais elle enercha ensuite vainement à ramener ses lils au paganisme, et fut bannie de la Bohême parVenceslas, qui la rappela plus tard. Elle en profita pour exciter contre ce prince son frère Boleslas, qui l'assassina.

Elle périt elle-même sous les roues d'un char, dont les chevaux s'étaient emportés.

Drahomitch (Barthélémy db), chroniqueur tchèque du xv« siècle, mort en 1150. On sait qu il servit dans l'armée de l'empereur Sigismond, à l'époque de la guerre des hussites . Il laissa une Chronique , qui raconte les événements survenus de 1419 à 1443. Cette chronique, écrite on latm barbare, a été imprimée en un seul volume, sous le titre de Mouumenta historica Hohemix.

DRAILLE {(Ira-ill \n mll.jj n. f. Cordage qui, passant vers In capolage des mâts, est tendu dans la direction des étais, ot sur lequel on peut hissor une voile : Dkaillks de focs. iiCordago tondu, sur loqucl on peut amarrer des hanots do tontes : Drailles de tentes.

DRAIN (dt'in — do l'angl. drain, mémo sens) n. m. Agric. Tuyau, généralement on terre cuito, qui sert à lépuisoment ot à l'ôcoulemont souterrain dos ca.ax. w Alaitre drain, Tuyau beaucoup plus gros que le drain ordinaire. Il Drain collecteur. Drain vertical qui ro'joit los oaux amenées par les drains ordinaires. V, DRAINAlilî.

— Chir. Petits cylindres en caoutchouc rouge, vulcanisé, puis désulfuré, et percés do trous do distance on distance. (On los utilise pour assurop l'écoulement continu des liquides dos foyors purulents.)

Drain, comm. de Mainc-ot-Loiro, arrond.

©t ù 47 kilom. de Cholot, près de la Loiro Koins ; porcs gras. Kabriuuo de serge et do toiles communes; métiers pour l'industrio de Cholet et do Nantes.

DRAINABLE {dri;) adj. Qui peut être drainé: Champs

DHAINAllMCS.

DRAINAGE {drfi-naj' — rad. drainer) n. m. Agric. Opération par laquollo on assainit une terre liumido au moyen do drains, c est-à-dire de conduites souterraines qui la dôbarrassont do son excès d'eau.

— Chir. Opération qui consiste à mettre dos drains ou uuo mèclio do gaze dans un foyer purulent.

— Knc:vcl. Agric. Les modornos n'ont fait que renouvolor, on lu porfuctionnant, uno métbo<lo d'assamissomeut dos terres déjil miso on usage par les anciens.

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