RIDES
— Pharm. Dragon mitigé, Ancien nom du protocblorure do mercure.
— Adjectivom. : Une femme dragon.
— Encycl. Archéol. Le dragon , animal fantastique, est un mythe d'origine orientale. Quelques écrivains lui donnent pour origine l'éclair sillonnant la nue ; c'est le coursier rapide qu'enfourchent les êtres surnaturels. Quoi qu'il en soit, le dragon a symbolisé de bonne heure le génio du mal, et il a toujours été représenté sous la forme d'un hideux saurien avec dos
ailes ot armé d'un regard qui foudroyait. Dans les légendes de'l'Asie et do l'Europe, il est préposé à la garde des trésors. Un dragon veille sur les pommes d'or du jardin dos Hospôrides; en Colchide, c'est encore un dragon qui gardo la toison d'or.
Comme symbole du mal, lo dragon figure souvent I)r;i"..ii.
dans les légendes chrétiennes ot les poèmes de chevalerie. Saint Michel est représenté terrassant lo dragon ; saint Georges lo pcrco do sa lanco; samie Marthe l'abat d'une prière: etc. Parfois, aussi, lo dragon symbolise encore le mal par excellence, 1 hérésie. Au-;si lait-il partie do la pompe dos processions religieuses, comme on le voyait autrefois à Douai, ù Rouen, à Chartres, àTarascon, etc. Sous les noms do pargouillo, do graiilly, do tarasquo et autres, il figure dans
A, dragon.
Is
des combats toujours funestes 'pour lui. ot après losquo on le promène enchaîné à travers la fôto.
Un grand nombre do pcuides prirent pour enseigne limage du dragon au bout diino lance. Il en était ainsi chez les F^ersos. chez les Parthos, cliez les Romains au temps do Trajan. II on fut do mémo au moyen ûge. Corlainos communes ot dos soigneurs avaient adopté commo bannière ou enseigne un dragon, soit on ofligio, soit en pointure.
— Hlas.Commeflgnrehéraldiqno, ler/ïw/onest un animal do fantaisie, avec un corps do serpent, ùno lôlo do bûto,
D'argent n\\ ilnj; lie giit'uks.
une poitrine parfois humaine, des ailes do chauve-souris;
il peut posséder des pattes. On lo représente vu de orolil,
la (jueuo contournée en volute, et ter-
nunéo ou non par un dard, comme la
langue. On lo ilit langue de... lorsque la
langue est d'un émail particulier. SU
est représenté avec un visage humain
et une barbo composée do serpents,
c'est le dragon monstrueux.
— Erpét. Les dragons, dont on connaît sept ou huit espèces de l'Indo- Chino ot de sos archipels, sont do petite taille, no dépassant guère 15 à 20 centimètres. Elancés, élégants, ils sont remarquables par le repli cutané qui s'étend do chaque côté de leurs flancs commo un parachute qui s étend ou se re- .
plie à volonté au moyen
des côtos allongées et redressées qui lui sert de nervure. Ce rej)Ii s'ap- I>oIlo le patagiutn. Grâce à lui, les dragons peuvent s'élancer en l'air, so soutenir dans une sorte do vol, rappelant celui des poissons volants. Ils vivent dans les arbres et chassent les insectes.
Leur coloration grise, jaune et vcrdâtre, leur permet de se cacher facilement dans le feuillage. Un des plus communs est le dragon volant do Java [draco fimbriatus). Dans lo sousgenre dracunculus se rangent les dragons qui ont le tympan caché sous un repli de la peau; type: dracunculus spilopterus, des Philippines.
— Hist. rom. Dragon des cohortes roynaines. On appelait ainsi une enseigne empruntée aux Daces par les Romains. Elle devint, après Trajan, le guidon de la cohorte. C'était une gueule de dragon, en argent, représentée béante et placée au bout d'une pique. Elleétaitentourée de pièces d'étotfo de diverses couleurs qui, agitées par le vent, prenaient la forme de l'animal. La turmo de cavalerie prit ce guidon, en même temps que la cohorte. "V. DRAGONAIRE.
Dragon (ordre du), ordre institué en 1886 à Hué (Aunam) par l'empereur Duc-Duc. Cet or dre est devenu fran(;ais on vertu d'un décret
1896. Il comprend cinq classes : ^^■.
grand-croix, grand officier, comman- nT ., deur, officier et chevaher. Se donne aux militaires et aux civils ; le ruban était autrefois, pour les militaires, ^;
blanc moiré avec liséré orange ; pour les civils, vert moiré avec liséré orange. Un décret du 5 décembre 1899 a changé le ruban, qui est désormais le môme pour les militaires V^ et les civils : lo nouveau ruban, obligatoire à partir du i" mai 1900, est : vert, bordé de chaque côté d'un liséré orange de deux onzièmes do la largeur du ruban. L'insigne est lo mémo pour les militaires et les civils : il est d'argent pour les chevaliers,d'or pour les grades supérieurs.
Dragon ou du Mérite (ordre DU;, ordre institué en Chine, en 1863.
M comprend seulement deux classes décoration est en or pour la première, en argent pour la seconde. Le ruban est jaune pour les deux classes.
Dragon (ordre du Double-), ordre institué on Chine, en ISSl, par l'empereur Tsaï-Tien (Kouangsu). Il se diviso '■n deux catégories. La première, réservée aux Chinois, a pour insignes, suivant lo grade, dos boutons, dos plumes de paon et une robe de soie. La second© est attribuée aux étrangers ot comprend cinq grades, dont les trois premiers sont divisés chacun on trois classes. Le ruban. Ordre du Dragon qui ditfèro pour chaque grade, supporte (Chine),
un insigne en forme d'étoile.
Dragon renversé (ordre du), ordre fondé au commencement du XV» siècle par l'empereur Sigismond, dans le but de ranimer la défense do la foi caltioli<[uo contre los hussites.
L'ordre était militaire. 11 fut imité on Espagne, mais n'eut dans los dou.\ x)ays qu'une durée éphémère.
Dragon, constellation de 1 béitnsidicro boréal, ii Tète et t/ui:ue au Dragon. Dans l'ancionno aslronomio. Nœud ascendant et nœud descendant do „ , , r> . . .^ 1,, i,,,,„ Ordre du Doublo-Dmiroii
— KNCvcr,. Astron. La constollatiou du Dragon so compose do quatre-vingts étoiles,