Bêche pour amorcer la tranchée
les, deux verticales et une
horizontale, recouvrant les deux premières. Tuyaux ou dalles constituent ainsi une conduite souterraine d'écoulement, que l'on appelle aujourd'hui un drain.
Les drains ordinaires ou drains proprement dits, obtenus au moyen de tuyaux en poterie placés bout à bout, comme ceux lormés par des dalles, sont en général dirigés dans le sens de la plus grande pente du sol. On leur donne au maximum une longueur de 250 à 350 mètres, et on les fait déboucher dans des drains collecteurs, ordinairement disposés, ceux-ci, le long d'un thalweg. Dans la pratique, l'espacement observé entre les conduites souterraines varie <io ^^ a 15 nietriL-s. .suivant que le terrain cbi plus ou moins
1*1 w;i . ii ji.ire ou en dalles; 2. Drain en tuyauterie, '6. ir'uita abourbant pour la perte des eaux; i. Forage pour la perte des eaux ; 5- Drain collecteur et regard.
argileux. La. pente, aussi régulière que possible, donnée â la tuyauterie, est d'environ 0",003 par mètre, afin d'assurer 1 écoulement de l'eau. Ces diverses conduites aboutissent à un drain collecteur, qui lui-même conduit les eaux, soit à un fossé d'écoulement, soit à un puits absorbant, soit à un forage atteignant une couche perméable profonde.
— Législ. Les agronomes n'ont jamais méconnu la nécessité d'assécher les terres en donnant aux eaux surabondantes un moyen d'écoulement régulier. Mais ils se sont longtemps heurtés à une législation qui ne permettait pas des travaux d'ensemble. L'exemple probant de l'An-
fleterre mettant 200 millions de francs à la disposition e ses agriculteurs pour les améliorations foncières, les résultats que ceux-ci obtinrent par l'application du drainage, décidèrent le législateur français, en 1845 dabord , puis en isr.i, et cette fois d'une façon plus précise, à autoriser lo propriétaire ddsiroux d'assainir son fonds par le drainage, à en conduire los eaux souterrainemout ou à ciel ouvert à travers les propriétés (exception faite des maisons, cours, jardins, parcs et enclos attenant aux habitations], qui séparent ce fonds d'un cours d'eau ou de toute voie a écoulement, moyennant une indemnité préalable. En IS56, l'Ktat encouragea ces travaux et les associations qui en naquirent, en artectant à des prêts pour drainage une somme do 100 millions do francs. Une somme do lo.ooo fram-s tiguro annuollemont au budget de l'agriculture, pour l'étendre l)rogrossivoment.
DRAINE ou DRENNE [drèn) n. f. Nom vulgaire d'une grande espèce do grive d'Europe, qui vit dans los forôts do conifères. (Nom scientifique : tardas viscivorus.)
DRAINER {dré — du v. angl. drain, faire écouler) v. a. Applupicr à uno route, à uno voie ferrée, à un terrain hibourablo, le système du drainage, n Drainei' les plantes i-n caisse ou en pot, Kemplir de pierraille ou do gravier lo fond de ces vases.
— l''ig. Attirer à soi, dériver vors un centre : Drainkr le commerce d'une région, l'épargne des petites gens.
Se drainer, v. pr. Etre drainé.
DRAINETTE {dré-nèt') ou DRIVONETTE {ntW) n. f. Sorte de i)etito drague, que l'on traîne à la dérive pour prendre le petit poisson.
DRAINEUR (drè) a. m. Celui qui s'occupe spécialement de drainage.
DRAINCU3E (drè) n. f. Sorto do charrue employée quelquefois pour tracer la diroclion que doivent suivre los
tranchées do drainage.
Drainie, comm. d'Ecosse (comté d'Elgin), sur lo golfe de Muniy ; :i.300 hab.
DraIS de Sauerbron (baron), sylviculteur ot ingénieur hadois, mon en 1851 A Carlsrubo, où il était directeur des eaux et forêts. On lui doit l'invention do petites voitures mécaniques, connues sous le nom de draisienucs. Il exhiba lui-mi^nio son petit véhi<-ule au iardin de Tivoli, ù Paris. On doit ù Drais dos ouvrages d économie forestière, qui sont estimés.
DRAI8IENNE {drt*~zi-èn' — du n. du baron Drais de Sauerbron, son inventeur) n. f. Tochu. Appareil do loco-
motion, qui a succédé au célérifôre et qui présentait sur ce dernier l'avantage d'une direction à pivot. (Pour la mar<"he on avant on frappait alternativement lo sol de l'un et do l'autre pied.Ladraisienno
fut surtout eu vo- "^W.^^. \ Draisicune.
gue en 1818.)
— Ch. do f. Sorte de gabarit, employé pour vérifier l'écartoment des rails, sur une voie ferrée.
DRAKE (mot scandinave,quiala même origine que
10 lat. dracOy dragon) n. m. Mar.anc.
Bateau dont les iNormands se servaient dans leurs incursions. V. dhakkar.
— Bot. Racine noire, noueuse, fournie par une plante de la famille des morées.
Drake (sir Francis), navigateur anglais, né près do Tavistock (comté de Devon), vers 1540, mort en 1595. Fort jeune encore, il s'embarqua comme second capitaine sur un bâtiment marchand. En 1567, il se ruina dans une expédition contre le Mexique. Après avoir étudié, au cours de deux voyages dans les mers des Indes occidentales (1570-1571), son futur champ d'opérations , Drake commença par piller le port do Nombre-de-Dios, capturer des navires richement chargés et incendier Santa-Cruz (1572- 1573). Après avoir secondé le comte d'Essex dans ses tentatives infructueuses contre l'Irlande, il entreprit, en 1576, de pénétrer dans la mer du Sud par le détroit do Magellan, pour tomber à l'improviste sur les possessions espagnoles ei les ravager. En efletV il ravagea les établissements espagnols du Pérou et du Chili et captura un galion royal, plein d'or et d'argent; puis, après avoir pris possession, au N. de la CaUfornie, de la Nouvelle- Drake-
.\lbion, ii gagna les Moluques,
Java et le cap de Bonne-Espérance, et revint en Angleterre, ayant fait en trois ans le tour du monde (I578-15S0). C'est alors que la reine Elisabeth se rendit à bord du bâtiment de Drake, admit ce marin â sa table, et l'arma chevalier, donnant ainsi publiquement son approbation à tous ses actes. Un peu plus tard (15S5), lors de la rupture entre Elisabeth et Philippe II, Drake recommença ses exploits ; en 1586, il prend Saint-Domingue et Carthagène, érige des forts en Floride, et recueille, en Virginie, los derniers survivants de la colonie fondée par\\alter Ualeigh ; en 1587, il force l'entrée de la baie de Cadix. Au retour de cette expédition, Drake fut fait vice-amiral, prit une grande part à la défaite de VInvincibla Annada et recommença, en 1589, son rôlo d'écumeur des mers. Envoyé par la ville de Plymouth au Parlement, il y siégea en 15'92 et 1593; mais il voulut recommencer ses incursions dans les Indes occidentales ; il échoua dans ses coups de main sur Ténéritre et sur Porto-Rico, réussit, au contraire, dans ses attaques contre Rio-do-la-IIacha et Nombre-de-Dios.
11 mourut peu de temps après (1595), avant d'avoir regagné l'Angleterre.
— BinLioftR. : Johnson, Life of sir F. Drake (Londres, 1767); Barrow, Life, voyages and exploits of admirai sir F. Drake (Londres, 1843).
Drake (Jacques), médecin et publiciste anglais, du parti tory, né à Cambridge en 1667, mort en 1707. Outre des articles de journaux qui lui firent dos ennemis acharnés, il publia, à Londres : Histoire du dernier parlement (1702); Afémorial de l'Fglise anglicane (1704), sort© de pamplet; Historia anglo-scotica [llOO); etc.
Drake (Samuel Gardner), écrivain américain, né à Pittsfield (New-Hampshire) on 1798, mort ù. Boston en 1876. Ses principaux ouvrages sont : Dictionnaire biographic/ue des Indiens de l'Atnérique du Nord (1833\ souvent réédité ; la Vieiile Chronique indienne (1836); le Martyrologe indien; etc.
Drake (Frédéric), sculpteur allemand, né il Pyrmont en 1805, mort à Berlin en 1882. I! se proposait'd'aller exercer son métier de mécanieien ;\ Saint-Péiorsbourg, lorsqu'une tète de Christ qu'il avait sculptée attira l'attention d'un marchand d'antiquités, qui lui on oiVrit un ^irix élevé. Il s'appli(|ua dès lors exclusivement A la sciilpture, et, recommandé à Raucli, il se rendit à Berlin. Drake produisit bientôt des œuvres originales, dont la promièro, uno Vierge à l'enfant, fut achetée par l'impératrico do Russie, lo Guen'ier mourant auquel un génie pn'^ente la couronne d'honneur et une Vendangeuse en marbre. Il donna ensuite les portraits de sou nuiïtre Ifauch, de Schinkd ot dos deux Humboldt. En 1S36, il exécuta la statue colossale do Justus Mœser, qui fut coub'o en bronze et qui décore aujourd'hui la place do la cathédrale A Osnabruelî, Vinrent ensuiie les huit provinces de la /'russe, colossales ligures assises do la salle Blanche du château de Berlin (I8H). Drake exécuta ensuite doux staïues colossales en marbre du roi Fn'd'^ric- Guillaume III, dont l'une est placée à Stettin, et l'autro dans le jardin zoologiquo de Berlin. Lo piédestal de cette dernière est orné d'un bas-reliof i[ui t'oprésente dill'érents épisodes du bonheur do l'humanité A tous les flpes. C'est lA, croyons-nous, l'œuvre la plus remarquable île Drako. En 1855, cet artiste obtint une mention A l'Exposition univorsello de Paris. A l'Exposition universelle de 1867. il envoya la statue équestre du roi (îuillaunw, qui lui valut uno niédaillo d'honneur et la croix do lu Légion d'honnonr. Après la guerre de 1870-1871. Drake a exécuté les bustes de Itismarck, de de ^toltke, do Hanke, do /tnumrr ; In sin* tuo de /(! Vic/of>f, liante de 9 inèires, surniontiini In eolonno comniémoralive élevée ù. Berlin on 1873; lo uionu-