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DRAP

Rostand. Mais ces ramifications trouveront leur place dans dos articles spéciaux.

— BiHLiouK. : Rossignol, Etude sur le drame satyrique; Patin, Etudes sur les tragiques grecs (1811-1813); Coussomalvor, l'IIarmoJÙe aumoyen âge (1857); Laharpe, Schlegel, Villomain, Saint-Marc Girardin, Cours de littérature; Hegel, Coui'S d'esthétique; pUlorot, Sur l'interprétation de la nutuj'e; Beaumarchais, Essai sur le drame sérieux; (iœthe. Etude sur Diderot ; Traité du mélodrame (Paris, 1817); M*"" de Staël, De rA;/e??ïrtiyn(;; Philarôte Chasles, Etudes sur l'Espagne {\*a.ris, 1817); Gustave Planche, Co~ viédie et drame {Paris, 1851); Guizot, Shakspeare et son tejnps (Paris, 1852); Alexandre Dumas lils. Préfaces; Ehrahrd, Hen^ik Zà»en (Paris, 1892); H. Parigot, Génie et ïH('/ier (Paris, 1897); R. Doumic, De Scribe à Ibsen (Paris, 181)8); Em. Faguet, Drame ancien et Drame moderne (Paris, 1898).

— Liturg. Drame religieux. On peut donner à cette expression différents sens, qu'il importe de préciser :

l"* Lo drame religieux, par excellence, est celui dont la liturgie catholique renferme les éléments. Il y a, en effet, un germe dramatique puissant, d'une part dans los cérémonies de la messe si expressives dans leur simplicité, de l'autre dans le cycle annuel des fêtes, qui retracent d'une vive manière les différents épisodes de la descente et du séjour de Jésus-Christ parmi les hommes.

Co germe se développa, vers le x' siècle, dans les représentations naïves que le clergé commençait alors à intercaler parmi les cérémonies du culte. Par exemple, le jour do Pâques, on représentait, bien qu'avec simplicité, le mystère de la résurrection. De même, le jour de l'Ascension, pour représenter Jésus-Christ s'élevant au ciel, un prêtre montait sur le jubé et même, parfois, sur la galerie extérieure, au-dessus du portail. Le jour de la Pentecôte, on figurait la descente du Saint-Esprit en lâchant dans l'église des oiseaux et des colombes. Une procession rappelait, à la fête de Noël, la visite des bergers à la crèche.

Ce drame essentiellement religieux, ce drame liturgique se composait, au début, d'un texte très court, en prose, puisé dans l'Evangile ou l'office du jour, et qui était en latin. Peu à peu, la versification se glissa dans la prose, qu'elle arriva même à dominer ; la langue vulgaire fut admise, le texte se développa, le drame, enfin, se détacha de l'office et donna naissance aux mystères.

2° Le nom de drame religieux convient encore à des compositions plus savantes, que quelques érudits calquèrent sur le modèle des pièces antiques. Le plus ancien de ces drames est le Christos paschôn {le Christ souffrant], a.iivihué inexactement à saint Grégoire do Nazianze, et qui fut écrit, sans doute, par un moine grec du v^ siècle. Oa peut citer, comme types du genre, les six drames que Hroswitha, abbesse de Gandersheim, composa en latin, vers 980, sur des sujets de l'histoire ecclésiastique, pour détourner ses religieuses de la lecture trop assidue des comédies de Térence.

3" Enfin, les oratorios modernes, compositions musicales sur des motifs tirés de la Bible ou des offices de l'Eglise, méritent encore le nom de drames religieux. Tels sont, par exemple : YOratorio de Noëlle Bach (1732), le Messie de Hœndel (1741); le Saint Paul de Mendelssohn (1836) et, parmi les œuvres contemporaines, la Rédemption de Gounod (1882); la Vierge, do Massenet (1882); etc.

— Anton. Comédie, parodie, tragédie, vaudeville.

Drame lyrique (le), groupe en pierre, par Perraud (façade du nouvel Opéra, à Paris). Perraud a représenté lo génie du Drame lyrique sous les traits d'une Némésis aux cheveux mêlés de serpents, agitant d'une main un flambeau ot de l'autre une sorte de fouet destiné à châtier les méchants. Co groupe ne manque pas do mouvement. L'auteur s'est évidemment inspiré du tableau de Prud'hon : la Justice et la Vengeance poursuivant le Crime.

Drame sous la mer (un), par Richard Cortambert (1876). Ce roman, composé par un géographe, a pour but la vulgarisation do certaines données scientiticiues auxquelles une intrigue intéressante sert de cadre. On y voit 1 incendie d'un navire en pleine mer, un naufrage, la pose du câble transatlantique, etc. Doux jeunes ingénieurs, rivaux d'amour, sont obligés do descendre, accompagnés iiar deux marins, au fond de l'océan. Un seul remonte; l'autre est accusé d'avoir tué son compagnon, ot condamné à mort. On linit par découvrir lo vrai coupable, et tout s'arrange pour le mieux. — Do co roman, Ferdinand Diigiié a tiré une pièce en cinq actes et à grand spectacltî : un Drame au fond de la mer (Théâtre-Historique, 187(>), qui a obtenu un grand succès.

DRAMMC (corrupt. de drachme) n. m. Métrol. Mesure do capacité en usage en Moldavie ot on Valachio, et qui équivaut, dans le premier do ces pays, à 0''',038; dans lo second, â 0''',032. il Unité do poids en usage dans los mêmes pays, et valaut 3C^23 dans le premier, 3(%18 dans le secon4-

Drammen, ville do Norvège (bailliage do Buskérud), i l'embouchure du Dramselv,dans lo Z>ramme»sfjord, petite anse du golfe do Christiania; 20.500 hab. Mines de cuivre; fabriques de toiles à voiles, cuir. Petit port; commerce de bois, d'articles do fer et de produits agricoles.

DRAMOMANE (do drame, et du gr. nianta, fureur) n. Personne qui a la manie de faire dos drames. (Peu us.) li Adjectiv. ; //;( écrivain DBAMOMANii.

DRAMOMANIE {nî — rad. dramomane) n. f. Manio de faire des drames, (luus.)

DRAMSELV(réelIemoutDrammenselv). fleuve côtior do Norvège, réunissant le Bregna et lo Kand. H remplit lo Tyrisfjord, lac de 13.500 hectares, que ses alluvions ont diminué, ot se vorso, à Drammon, dans le Drammensfjord, tributaire du fjord do Christiana. Cours 250 kilom.

DRAN (en anc. franc, drcnc, do l'anc. allom. drangen,

serrer, |iresser; aWeim. drœngen) n.m. Mar. anc. Manœuvre ÙL l'aide de laquelle on sorro lo racago des vergues,

DRANCES {dran-séss) n. m. Genre d'arachnides aranéidos, t'amille des pisauridés, tribu des dolomédés, comprenant des petites araignées de l'Amérique du Sud, qui courent et sautont rapidement sur los plantes ù la façon des oxyopos.

DranCÈS. un des courtisans du roi Latinus. ennemi do Turnus, dont la gloire excitait sa jalousie. Vir^j^ilo lo

point comme un habile politique et ud homme éloquent, mais peu l)rave.

Drancy, comm. do la Seine, arrond. et à 6 kilom. do Saint-Denis, dans la plaine des Vertus; 1.096 hab. Ch. de f. Nord. Combats, le 29 novembre et le 21 décembre 1870, cniro los Français et les Allemands.

Draner (Jules Rknard, dit), dessinateur et caricaturiste, né â Liège (Belgique) en 1833. Fixé à Paris depuis 1861, Draner a collaboré â presque tous les journaux illustrés, depuis «le Charivari » et «l'Eclipsé ", jusqu'à « l'Illustration », au « Journal amusant ", à « la Nouvelle Vie militaire n, au » Petit Journal pour rire», etc. W a la charge gaie, le mot drôle et bon enfant. Ses farces militaires sont populaires. Plusieurs séries de ses dessins ont été rassemblées en albums. Draner est aussi un observateur de la vie parisienne. Il succède à Grévin dans " l'Almanach clos Parisiennes u, sans d'ailleurs le remplacer. C'est un abondant et ingénieux dessinateur de costumes. Parmi ceux qu'il a dessinés pour les Variétés, la Gaîté, lo Châtelet, etc., citons : la Grande-Duchesse, la Vie pari-

DRANET îr; ' ■ »

(ne — de i-^ '"- .:. __ , -■*- "*■

langl. dra-

gnet, même ^^..o-.^.

sens) n. m.

Sorte de petite seine, employée comme filet dormant dans la Manche.

Drangiane, ancienne contrée de l'Asie (satrapie de l'empire des Perses), entre l'Arie au N., l'Arachosie à l'E., la Gédrosie au S. et la Caramanie à l'O. La ville princi-

fiale était Prophtasia. La Drangiane forme, de nos jours, a partie sud-ouest de l'Afghanistan.

DRANGUEL n. m. ou DRANGUELLE {qhèl') n. f. Filet à large ouverture, eu forme de chausse, qu'emploient les pc-

DraQguel.

cheurs flamands et picards. (Il est traîné par deux bateaux avançant parallèlement.)

Dranse, Drance ou Branse ce Savoie, petite rivière de France (Haute-Savoie), qui se jette dans le lac de Genève, entre Evian et Thonon, après un cours de 41 kil. —Une autre Dranse, la Dratise Valaisane, est une rivière suisse, qui arrose le canton du Valais et se jette dans lo Rhône à Martigny.

DRAP {dra — bas lat. drapits ou drapum, même sens) n. m. Sorte d'étoffe résistante en laine ou en laine et coton, quelquefois mêlée d'autres matières propres à l'ourdissa^'o : Drap fin. Gros drap. [| Di-ap de Seau, Gros drap, anciennement fabriqué dans une petite ville du Berry nommée Seau, ii Drap imperméable. Drap surfoulé. Il Drap zéphyr. Drap dont le tissu est léger et n'a été que peu foulé. !i Drap de pauvre. Etoffe de laine croisée, très commune, oui servait anciennement â la confection dos vêtements des habitants de la campagne et des ouvriers, et qui n'est plus guère employée aujourd'hui que dans les prisons, les hospices et autres établissements analogues. Il Drap d'or. Drap d'argent. Drap de soie. Etoffes dont lo tissu ost d'or, d'argent ou de soie, il Drap de pied. Pièce de drap ou do velours noir que l'on étend sur un prie-Diou, Il Les quatre draps. Velours plein, satin ploiu, damas, brocart d'or ou d'argent. (Vieux.) n Drap de linge. Toile do lin, do chanvre, etc.

— Par ext. Grande pièce do toile, qiie l'on dispose sur le matelas d'un lit pour y coucher ; Lne paire de draps.

Il Liuceul : Jeter le duap sur la face. Tirer le drap sur la tête d'une personne qui vient .le mourir.

— Bot. Drap (ror. Variété de pomme, u Variété do prune. Il Variété de tulipe.

— Carr. Variété de marbre lumacliello.

— ïlist. nat. Drap mortuaire, Nom vulgaire d'une espèce do cétoine, ii Couleuvre du Bengale, ii Marbro noir taciietô do blanc.

— Liturg. Drap jnortuaire. Pièce do drap ou do velours noir dont on recouvre lo cercueil ou lo cénotaphe, au service des morts.

— MoU. Drap marin, de mer ou simplora. Drap, Epiderme ou enveloppo feutrée qui recouvre la plujtart des coquilles et cache leurs couleurs, il Nom donné â plusieurs coquilles dont la coloration rappelle lo tissu d'une étoffe : Drap d'or (cftno ioxli\v^).-Petit i>rap. il Drap mortuaire, Nom d'une coi|uille du genre olive, ii Drap d argent. Sorte do coquillage univalve appelé aussi cône sablé ou moucheté.

Il Drap de soie, Autre coquiUago appelé aussi cône géographique.

— Chass. Drap des mor/s, Nom donné par les braconniers â une sorte de grand lilet que plusieurs hununes traînent la nuit dans les endroits où lo gibier repose. (Ils laissent reloniber lo lllot sur le sol, dès que le moindre cri d'effroi poussé par une perdrix so fait onteudro. Les braconniers délruisoni ainsi dos compagnies entières. Ou appelle égalemont co lilet panneau.)

— Véner. hntp de curée. Toile ou peau de cerf étutéo le poil en dehors sur laquelle ou éiena los parties de venaison dont on permet aux chiens de faire la curée. (Dans le second cas, on dit mioux nappe.)

— Luc. fam. : Faire dans ses draps. Avoir peur; battre eu retraite, so sauver, tl Tailler en plein drap. User abondamntent do quelque chose; être libre dans ses agissements. Il ^'^,' mettre entre deux draps, Se fourrer dans tes

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