DRESSANT — DREUX
de sépulture à la famille d'Orléans. Commencée en 1816 elle a été terminée sous Louis-Philippe. On y a déposé la dépouille do ce roi en 18713; la reine Mario-Amélie plusieurs do leurs enfants et petit.s-enfants v reposaient déjà • lo duc dAumale a été enterré dans " la chapelle en 1897. ( — f :
Capitale de l'ancienne peuplade S i gauloise des Durocasses, contre du pays dreugésin ou drouais. Dreux fut érigé en comté par Louis VI en faveur de son fils cadet Robert.
Une des principales batailles des guerres de religion (1562) se livra près de Dreux, qui prit parti pour la Ligue. Henri l'y assiégea la ville et démantela son château. Patrie des architectes Métezeau, de l'évêque écrivain Jean Godeau et du poète dramatique Rotrou qui, pour remplir ses fonctions de lieutenant du roi, resta dans la ville pendant que sévissait une épidémie et fut victime de sa ■ ndollte au devoir. - L'arrondissement a 7 cant., 126 comm. et 63.961 hab. ; le canton a 23 comm. et 17.477 hab.
— BIBLIOOR. : E. Lefdvre. Documents historiques sur le comté et la ville de Dreux (Chartres, 1861); E. do Rotrou, Dreux, ses antiquités, chapelle Saint-Louis : abrégé historique de cette ville et de son comté (ISIS).
Dreux (comté de), ancien comté de France, situé au N. du paysChartrain, sur les contins de l'Ile-de-France et de la Normandie. Capit. Dreux.
Dreux (b.vtaille de). Cette bataille fut livrée, le 19 décembre 1562, entre l'armée royale, commandée par le connétable de Montmorency, le duc de Guise et le maréchal de Saint-Andre, et les protestants, dirigés par le prince de Conde et 1 amiral de Coligny. La supériorité numérique à peu près de moitié appartenait pour l'infanterie à ceux-ci, potir la cavalerie à ceux-là. Ce fut moins une bataille qu'une série d épisodes tumultueux et sanglants. Le connétable de Montmorency et le prince de Coudé furent pris en chargeant à la tète des leurs. Le maréchal de Saint-André fut désarçonné dans la mêlée et tué à terre par un ennemi personnel. La journée fut indécise ; les huguenots abandonnèrent cependant le champ de bataille.
Dreux (Robert I", dit le Grand, comte de), mort en 11S8. Troisième fils de Louis le Gros, qui lui donna le comte de Dreux en 1132, il accompagna le roi Louis Vil son trère, en Palestine (1147), et revint en France, après le malheureux siège de Damas. Un complot féodal, déjoué par Suger, faillit transporter sur sa tête la couronne royale. De là, peut-être, la légende qui en fit le fils aîné de Louis \I, écarté du trône à cause de sa faiblesse d'esprit. Il londa, vers 1153, Brie-Comte-Robert (Srain comitis Roberti), accorda ou vendit à la ville de Dreux une charte de commune (U59), et mourut après avoir cédé (1184) son comté do Dreux â son fils aîné.
Dreux [Philippe deI, fils du précédent, évêque de Beanvais, ne vers 1153, mort en 1217. Elu évêque vers 1175, il passa deux fois en Palestine (117S et 1190) et fut fait prisonnier à Saint-Jean d'Acre. A son retour, il se remit à guerroyer contre les Anglais d'abord, qui le retinrent prisonnier de 1197 à 1202, puis contre les albigeois (1210), enfin, contre la coalition formée autour de Jean sans 'Terre et qui fut écrasée à Bouvines (1214). On raconte qu'il ne combattait plus avec l'épée, mais avec la masse d armes, prétendant qu'assommer n était pas répandre le sang.
Dreux ^Robert II, dit le Jeune, comte de\ frère du précédent, mort en 1218. Croisé contre les Sarrasins (1190) contre les albigeois (1211), il se signale à Bouvines 1214 . De son deuxième fils, Pierre Mauclerc, descend la dernière maison des ducs de Bretagne.
Dreux (Robert m, dit GAteblé, comte de), fils aîné du précédent, mort en 1234. Il combattit contre Jean sans Terre, puis avec Louis VIII contre les albigeois (1225). Il fut d abord adversaire, puis le soutien Je Blanche de Castille, qu'il réconcilia avec Pierre Mauclerc.
Dreux (Henri de), frère du précédent, mort en 1240, sacré archevêque de Reims le is avril 1227. Il eut des démêlés avec les bourgeois de Reims et, à leur sujet, avec saint Louis, qu'il excommunia (1235).
Dreux-BREZË (Henri-Evrard, marquis de), grand niaitro do^ cérémonies du roi do France, né en 1762, mort en 1829. Nommé, en 1731, à cette dignité, héréditaire dans sa famille, il no fit guère parler de lui qu'à l'occasion des • états généraux. Le tiers état avait été choqué de l'étiquette minutieuse exigée par Dreux-Rrezé: quand il se préseiiia, lo 23 juin, pour congédier l'assemblée au nom au roi, Mirabeau refusa éneri:i(iuement, on ne sait au juste en quels termes, de quitter la salle des .sé.inces. Do Dreux-Brczé était aux Tuileries à la journée du 10 août, il émigra; mais il rentra en France peu do temps après, et vécut oublié en Normandie. La Restauration lui rendit SCS fonctions. Il fut nommé pair do France ; ce fut lui qui réda le cérémonial de l'enterrement do Louis XVIII et celui du sacre do Charles X. V. Mihabeao, Jeu de Pau.mb.
Dreux-BREZÉ (Scipion, marquis de), homme politique français, né aux Andelys en 1793, mort à Brezé en 1845, fils du précédent. Sous la Restauration, il quitta son grade d'aide de camp de Soult pour celui Je capitaine dos cuirassiers do la garde. En 1827, il hérita des charges do son père. Royaliste modéré, il essava d'empêcher la publication des Ordonnances. Il a publié : Documents historiques ou Discours de M. le marquis de Dreux-Bresé.
Dreux du Radier (Jean-François), érudit français, né à Cliàteaunouf (Eure-et-Loir) en 1714, mort au Trou- Saint-Eliph, près Nogent-lo-Roirou, en 1780. Lieutenant particulier civil et criminel au bailliage do Chftteauneuf, il se démit de sa fonction pour so consacrer aux travaux d'érudition, et il publia do nombreux ouvrages, dont plusieurs présentent un réel intérêt. Parmi ses œuvres, nous citerons : Bibliothèque historique et critique du Poitou (1754); l'Europe illustre, contenant les vies des souverains, princes, etc.. depuis le xv« siècle compris jusqu'à ce jour (1755) ; Tablettes et anecdotes historiques des rois de France, depuis Pharamond jusqu'à Louis A'I'(1759); Mémoires historiques, critiques et nnecdotiqurs de /Vniice (1763) ; Essai historique, critique, phitosophioue, politique, moral ri galant sur les lanternes (1755) ; .inecdoles historiques et littéraires sur Philippe Desportes (1757).
DRÈVE — DRILLER
DRÈVE(du holland. et flatn. dreef) n. f. En Belgique et dans le nord de la France, Ailée, Avenue.
DrEVES (Lebrocht). poète allemand, né à Hambourg en 1816, mort à Feilkirch en îSîO. Il fut avocat, puis journsiliste, et publia des poésies estimées: Accents lyriques (1837); Vigiles, chants nocturnes (1S39J; Simples c/iatils (1S43); Chavts d'un membre de la Hanse (\yese\,\»i3) , etc.
Drevet \Pierre), graveur français, né à Sainte-Colombe (Isère) en l664,mort à Paris en 1738. Il entra. à Paris, dans l'atelier de Germain Audran.Lesportraits de Rig^aud étaient alors en grande faveur. Drevet sut les reproduire par la gravure, avec tout l'éclat de leurs velours et le fini de leursdentelles. On cite de lui les portraitsdeiouû A7 V, de Louis XV, du prince de Contiyàa duc du .\Jaine,de Danoeau, de Boileau.de Villars, Aaca7'dinal de Fleuri/, de la duchesse de Aemours, de JJ<^' de Lambert, etc. En 1707, il avait été élu membre de l'Académie des beaux-arts. — Pierre- Loms Drevet, graveurfrançais,filset élève duprécédent, né à Paris en 1697, mort en 1739. Ses portraits sont des chefs-d'œuvre de technique. Quand il aborde les tableaux de Coypel, de Restout, de Boulongue, il donne à ces maîtres là verve chaude de sa brillante et féconde imagination. Parmi les planches remarquables qui forment l'œuvre de cet artiste, il faut citer en premier lieu le portrait en pied de Bossuet, puis ceux du cardinal Duhois, de Cotte, inspecteur des bâtiments, dé Samuel fiemard, de l'abbé Pucelle, tous d'après Rigaud; de ^1/"" Lecouvreur, d après Coypel, etc. lia en outre gravé des sujets historiques très estimés, tels que : la Présentation au temple, d'après Boullongue ; Adam et Ere; Louis XV conduit par Minerve au temple de la Gloire; Béhecca, tous les trois d'après Coypel; la Prière au jardin des oliviers, d'après Restout, etc. — Claude Drevet, né à l.yon en 1705, mort à Paris en 1782. neveu et cousin des précédents, a également gravé d'après Rigaud.
Drew, comté des Etats-Unis (Etatd*Arkansas); 17.500 h. Ch.-l. Monticello.
Drew (Samuel), théologien anglais, né dans le pays de Cornouailles en 1765, mort en 1833. D'abord cordonnier, il se tourna vers les études religieuses, se rendit, en 1819, à Londres, devint journaliste et fut chargé, en même temps, d'examiner les ouvrages édités par la Caœton-press. Il devint pasteur méthodiste à Liverpool. Ses principaux ouvrages sont : Essai sur l'immatérialité et l'immortalité de l'àme humaine (1802) ; Essai sur l'identité et sur la résurrection générale du corps humain Q809) ; Traité de l'existence et des attributs de Dieu (1820) ; Histoire de Cromwell (1820- 1824); etc.
Drewenz, rivière d'Allemagne, affl. de la Vistule. Elle naît près d'Osterode (Prusse orient.), et conflue à peu de distance en amont de Thorn, auprès un cours do près de S40 kilom.
Drews (Jean), savant jésuite du xvii* siècle, mort en 1710. Il étaitoriginaire de la Warmie et fut successivement professeur à l'académie de Wilna et recteur du collège des jésuites de Varsovie. I! a laissé plusieurs ouvrages, écrits en allemand et en latin, sur la Fuite des péchés, les Distractions des voyageurs, les Se7itences extraites des ouvrages jésuites célèbres, etc.
Drey (Jean-Sébastien), théologien allemand, né en 1777 à Killingen (Wurtemberg), mort en 1860 à Tubingue, où il avait été, de 18U à 1846, professeur de théologie catholique. On a de lui : Introduction à l'étude de la théologie (1819); Becherches sur les constitutions et les canons des apôtres (1832); Apologétique (1838-1847); etc.
DRETER {draî-èr' ~ mot allem., de drei, trois) n. m. Métrol. Petite monnaie de cuivre ou de billon, qui avait cours autrefois en Saxe et dans les Etats de Brandebourg et valait environ 4 centimes.
DreyER (Jean-Melchior), organiste et compositeur allemand, né vers 1765, organiste et directeur de musique à Ellwangen (Wurtemberg*. Il a écrit et publié un nomore considérable de compositrons religieuses.
Dreyfus (Abraham), journaliste et autour dramatique français, né à Paris en 1847. Il s'est fait connaître, en 1872, par un Monsieur en habit noir, petite comédie à un seul personnage, très gaie et très originale. Il a donné ensuite au théâtre : Potage à la bisque, comédie en un acte (Palais- Royal, 1873); Mariages riches, comédie en trois actes (Vaudeville, 1876); la Gifle, comédie en un acte (Palais- Royal, 1880) ; le Klephte, comédie en un acte (Odéon, 1881): l'Institution Sainte-Catherine, comédie en quatre actes (Odéon, 1881); Battez PAi/irfor, opéra-comique en un acte, musique de A. Dutacq (Opéra-Comîque, 1882) ; une Bupture, comédie en un acte (Théâtre-Français, 1885). Un certain nombre de ces pièces ont été réunies par lui dans un volume intitulé : Jouons la comédie (1887). Abraham Dreyfus a publié, en outre : Scf-nes de la vie de théâtre (1880), et l'Incendie des Folies-Plastiques (1886).
Dreyfus (affaire), désignation sous laquelle on groupe le procès fait à un ofiicier français du nom do Dreyfus et les nombreux incidents qui s'y rattachent. — Dreyfus (Alfred), né à Mulhouse en 18*39, appartenant à la religion Israélite, était capitaine d'artillerie, stagiaire d'étatmajor, lorsqu'il fut soupçonné d'être l'auteur d'uue lettre non signée, non datée, parvenue au ministère de la guerre en septembre 1894, annonçant à un agent étranger l'envoi de quatre notes et, conditionnollement, du projet de manuel de tir de campagne du 14 mars 1894. Arrêté, il fut (19-22 déc.) jugé â huis clos par un conseil do guerre qui, à l'unanimité, lo condamna à la déportation dans une onceint© fortifiée et à la dégradation militaire. Après rejet d'un recours on révision, il fut dégradé, envoyé aux lies du Salut et iniorné à l'Ile du Diable, où il no cessa do protester contre sa condamnation et do réclamer la revision de son procès. L'intervention publique en sa faveur (1897j du sénateur Scheurcr-Kestner. nui avait eu connaissance de la conviction acquise, par le lieutenant-colonel Picquart (alorn chef du service des renseignements), que le traître était le commandant d'infanterie Walsin-Esterhazy, la dénonciation do ce dernier par Mathieu Dreyfus, frère du condamné, fut lo point de départ d'uno ardente campagne révisionniste et d'évén<(menis qui eurent un profor.d rer'Titisscment sur la politique intérieure do la rr-j ' iiiiriaiidant Estcrhazy fut jugé pour dos faits
'■'• f'on sur lo fait principal, par un conseil do
Ê^ iUiltairunanimiié (i8'J8j. Emile Zola, qui
avait accusé le conseil d'avoir acquitté " par ordre i> le commandant, comparut en cour d'assises et fut condamné à uu an de prison et 3.000 francs d'amende; cet arrêt fut cassé le 2 avril 1898. Un important témoin à charge au procès de 1891, le lieutenant-colonel Henry, avoua qu'il avait fabriqué lui-même une pièce de novembre 1896, pièce que, le 7 juillet 1898, le ministre Cavaignac avait lue à la Chambre comme authentique, et qui tendait à prouver que Dreyfus était bien un traître. Arrêté et envoyé au Mont- Valérien, le colonel Henry s'y suicida. Lo cabinet Brisson engagea la révision du procès Dreyfus. La chambre criminelle de la Cour de cassation déclara la revision recevable en la forme, puis poursuivit une entjuête sur le fond. A la suite d'attaques dirigées contre quelques uns de ses membres, elle fut dessaisie par une loi du 1" mars 1899. qui attribua aux chambres réunies de la cour le jugement au fond des pourvois en revision n'ayant pu être jugé rfe;)/a»o sur le vu du dossier par la chambre criminelle. La cour cassa le jugement de 1894: le rapporteur de l'afl'aire, le président de la chambre civile Ballot-Beaupré, et le procureur général Manau avaient estimé que le «i bordereau » (la lettre incriminée) était d'Esterhazy. Sur renvoi de la cour, Dreyfus comparut devant le conseil de guerre de Rennes (7 août-9 sept. 1899), qui, par cinq voi.\ contre deux, le déclara coupable, mais lui accorda des circonstances atténuantes. Toujours par cinq voix contre deux, il le condamna à dix ans de détention. A la suite de quoi, le président de la République, Emile Loubet, fit remise à Dreyfus do la peine qu'il aurait eu à subir.
DREYLING(rfraï-/fj7n') ou DREYELLER {draï-è-lèr')Ti.m. Métrol. Ancienne monnaie de cuivre du duché de Holstein, valant un pou plus de 3 centimes.
Dreyschock (Alexandre), pianiste et compositeur, né à Zack (Bohême) en 1818, mort à Venise en 1869. Il termina ses études musicales à Prague. Dès 1836, il entreprenait des voyages artistiques, qui lui valurent de grands succès dans toute l'Europe. Il a publié une centaine de compositions pour le piano : sonates, études, fantaisies, nocturnes, romances sans paroles, etc. — Le frère de cet artiste, Raymond Dreyschock, né en 1824 à Zack, mort à Leipzig en 1869, devint un violoniste habile. On connaît de lui plusieurs compositions pour le violon.
DreysE (Jean-Nicolas de), industriel allemand, inventeur du fusil à aiguille, né en 1787 à Sœmmerda, près d'Erfurt, mort en 1S67. Il était fils d'un serrurier. Après plusieurs entreprises industrielles, il travailla dans différentes villes et fabriqua d'abord des modèles de machines ; il ouvrit ensuite, avec un associé, un atelier d'instrumèiits et d'outils de fer travaillés à froid, et il inventa, en 1827, son premier fusil à aiguille, qui toutefois se chargeait par la bouche du canon. Le gouvernement prussien s'intéressa aux travaux de Dreyse. En 1836, il réussissait à fabriquer le fusil prussien se chargeant par la culasse. Cette arme fut adoptée par l'armée en 1840, et perfectionnée ensuite.
DREYSINE idré-zin') n. f. Wagonnet mû à l'aide de leviers, employé par les agents et ouvriers des chemins de fer pour inspecter les voies et transporter rapidement le petit matériel nécessaire pour les réparations, il On dit mieux lorit, en France.
Dreyss (Charlos-Louis), historien, né à Paris en 1821. Sorti dé l'Ecole normale supérieure, il fut successivement professeur au lycée Napoléon , inspecteur de l'académie de Paris, recteur d'académie à Chambéry, Clermout, Grenoble. Inspecteur général de l'enseignement secondaire, il prit sa retraite en 1882. Il lit sa thèse sur les Méjnoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin, qui devint la préface de son édition de ces mémoires (1859). Il fit paraître une Chronologie universelle (1864).
DREYSSENSIOMYA (dré-sin) n. f. Paléont. Genre de mollusques lamellibranches, comprenant des moules arrondies en avant, élargies en arrière, avec impression palléale à sinus très marqué. (Les espèces connues sont lossiles dans le tertiaire de l'Europe orientale. Telle est la dreissensioynija Schrœckingeri de Crimée.)
Dreznik, comm. d'Austro- Hongrie (Croatie [comitat de Modrus-Fiume]); 2.310 hab.
Driander. Biogr. V. Drtander.
Dribourg ou Driburg, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Westphalie] ), sur l'Aa. affluent du Weser; 2.500 hab. Sources sulfureuses, avec établissements de bains, connues dès la fin du xvii" siècle, fréquentées à partir do 1782.
Dridoens (Jean) [en lat. Driedo"], théologien belge, né à Turnhout (Brabant), mort à Louvain on 1535. Il professa la philosophie dans cette ville. Il a publié plusieurs ouvrages, dont le plus remarquable est intitulé : De scripturis et dogmahbus ecclcsiaslicis libri quatuor (1533).
Dridu-SARINDARILE, comm. de Roumanie (district dllt'ovu); 3.800 hab.
Drieberg (Frédéric de), compositeur et musicographe allemand, né et mort à Charlottenbourg (Berlin) [1780- 1856J. Il se fit une sorte de spécialité de l'étude de la musique dos Grecs, mais la critique a démontré la non-valeur do ses écrits sur ce sujet. Il a publié ainsi ; Eclaircissements sur la musique des Grecs (1819) ; les Co7maissances musicales des Grecs {i&2\); la Musique pratique des Grecs [\i'2\); etc. Comme compositeur, Drieberg a écrit une demi-douzaine d'opéras, dont deux seulement ont été représentés à Berlin : Don Cocagno et le Chanteur et le Tailleur (i8U). — Sa femme. M™" Louise de Drieberg, s'est fait connaître comme compositeur par plusieurs recueils de lieder.
DrieBERGEN, comm. des Pays-Bas /prov. d'Utrecht) ; 2.C2U hab.
DRIEGULDEN [drl-qouldn' ~ du holland. drie, trois, et guldi')i, florin] ii. m. îilétrol. Ancioniio monnaie do Hollande, qui valait 3 florins. (Sa valeur était d'environ 6 fr. 2fi c, do monnaie actuelle.)
Driel. comm. des Pays-Bas (prov. do Gueldre), sur la Meuse; 3.300 hab.
DRIELANDER (drî-lan'dr — du holl. drie, trois, et kind. pays) n. m. Monnaie d'argent créée en 1420 par Jean IV, duc de Brabant, comte do Hainaut et do Hollande, ù l'usage de ses trois provinces. (Le rfnp/anrfer valait 16 deniers tournois et avait des divisions do 12, 8, 6 ol 4 deniers.)
Drilus
DrieSCHE (Jean Van der) [en lat. Drusius ou Drieschius], linguiste belge, né à Oudenarde en 1550, mort à Leyde en 1616. Il obtint une chaire de langues orientales âdxford en 1571, puis 11 devint successivement professeur d'hébreu à Leyde et à Francker(1585l. On a de lui : Quêesiiones et respohsiones (1583); Animadvei^siones (1585); Locutionum sacraruni miscellanea ( 158G) ; Tetragramma ton ou De iiomine Dei proprio{lGOi); Grammatica Hebraica {iei2) ; etc.
Driesen, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Brandebourgjj, sur la Netze ; 5.100 hab. Fabrique de draps, allumettes, industries métallurgiques; brasseries, distilleries.
DriessENS (Victor), acteur et directeur do théâtre flamand, né à Lille en 1820, mort en 1885 à Anvers, oii il avait été acteur depuis 1853, puis, à partir de 1873, directeur du Théâtre-National. Il a écrit plusieurs vaudevilles, mais c'est surtout à l'acteur populaire que la ville d'Anvers a élevé une statue, œuvre du sculpteur Joris.
DRIFF n. m. Alchim. Préparation d'un composé variable, à laquelle on attribuait des propriétés curatives et alexitères. On l'appelait aussi pierre de Buttler.
Driffield ou Great-driffield, ville d'Angleterre (comté d'York), près de HuU; 6.200 hab. Commerce de graius. Moulins.
DRIFT n. m. Nom donné, en Angleterre et en Amérique, à des matériaux formés de sable, de blocs, de cailloux roulés, et qui sont une des manifestations du pliénomène erratique dans ces pays.
Drighlington, ville d'Angleterre (comté d'York; 4.350 hab. Houillère; industrie cotonnière; fabrique do chaussures.
DRILBOU n. m. Sonnette sacrée employée au Thibet, pendant les offices bouddhiques, dans le double but d'appeler l'attention des boudiihas, des bodbisattvas et dos dieux, et, par son bruit, d'éloigner les démons. (Le manche du drilbou est fait en forme de dorjé ou foudre , l'arme magique par excellence.)
DRILE ou DRILUS [luss) n. m. Genre d'insectes coléoptères, type de la tribu des drilinés, comprenant de petites formes allongées , dont les mâles sont ailés, tandis que les femelles sont aptères et beaucoup plus grosses, et ressemblent à des larves.
— Encycl. On connaît une quinzaine d'espèces de driles, répandues en Europe et dans la région circaméditerranéenne; une habite l'Afrique orientale {drilus fusculus, de Natal). Les driles vivent d'escargots, que leurs larves dévorent, et les femelles ne sortent pas des coquilles, mais les mâles vont sur les buissons. L'espèce la plus commune en France est le drilus /lavescens, noir avec les élytres fauves ; la femelle est d'un jaunâtre foncé.
DRILINÉS (rad. drilus) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères malacodermes, famille des cantharidés (téléphoridés), comprenant les genres drile, malacogaster et the~ lydnjas. — Un driliné.
DRILL [Il rail.) n. m. Instrument aratoire, sorte de semoir qui , en même temps, trace les sillons dans lesquels tombent les grains.
DRILL {Il mil.) n. m.
Nom vulgaire d'un singe cynocéphale {mormon leucophœus), qui habite l'Afrique occidentale.
~ Encycl. Ce grand cynocéphale est remarquable par la coloration vive des parties nues de la face et du séant. Le museau est
plissé et boursouflé comme celui du mandrill {mormon, Maimon), mais noir brillant. Au reste, lo drill est encore très mal connu, et l'on ignore sa distribution géographique exacte.
DRILLAGE {dri-llaj' [Il mW.]) n. m. Opération de la fabrication des aiguilles à coudre, qui consiste à polir et à arrondir le chas, afin qu'il ne puisse couper le fil.
DRILLE [Il mil.) ou DRILLARD {dri-llar' [Il mil.]) n. m. Nom vulgaire du chêne rouvre.
DRILLE {Il mil. — étym. douteuse. [Diez le tire de l'anc. haut allem. drigil. garçon, serviteur. L'angl. lo drill, et l'allem. drillen, trillen, enseigner l'exercice à un soldat, se rapporteraient à la môme origine]) n. m. Soldat, et particulièrem., selon Dulaure , Soldat qui demandait l'aumône l'épée à la main. (Vieux.)
— Bon drille. Joyeux drille. Bon compagnon, homme jovial. Il Pauvre drille, Pauvre diable, homme misérable.
Il Vieux drille. Soldat qui a de l'expérience, qui a vieilli dans le service, et aussi Vieux libertin, ou encore Homme vieux et rusé.
DRILLE {Il mil. — de l'allem. drillen, percer) n. f. Techn. Outd employé pour l'opération du drillage, et qui est une espèce de burin d'acier très fin, q^ui. Drille,
animé d'un rapide
mouvement de rotation, sert à agrandir le trou ou chas d'une aiguille, et à en régulariser les bords, de manière qu'ils ne puissent couper Tes fils, n Espèce de porte-foret, dont on se sert principalement dans la sculpture, l'horlogerie et l'orfèvrerie. (On l'appelle aussi trépan.)
DRILLER r^^ mll.)v. a. Soumettre les aiguilles à l'opération du drillage. il Percer des trous dans le bois ou la pierre en faisant usage de la drille.
DRILLER (// mit. — orîg. inconn.) v. n. Etin celer (vieux): Le feu DRILLE et flamboie. (K. Belleau.) ii Courir : Il n'y a rien de tel qu'un petit Basque pour driller. (Trév.)
Drimyde : a, coupe de la fleur.
DRIIXES [Il mil. — peut-ôtro du celt. drijll, lambeau) n. f. pi. \'itni\- (luirons «lo liu ou do chanvre, qui sorvont à la fabnouiioti du papier.
DRILLEUR (// mil.) n. m. Ouvrier chargé do l'opération du drilhiL;o, dans une labriquo d'aij^uUlos.
DRILLEUX [dri-lleii [Il mil.]), EUSE [rad. drilles] adj. Qui est on haillons. (Vieux.)
DRILUA (Il mil.) n. f. Genre do mollusiiues ^astëropodos piosobraiichos cténobranchos, famillo dos oonidés, comprenant des formes propres surtout aux mers chaudes, ou l'ossilos dans lo terrain miocène. (La coquille des drillia est turrifulèo, ;\ lèvre épaisse, avec opercule à noyau situé au sommet. La drillia carinata so trouve dans l'ocoaQ Atlantique boréal.)
DRILUER {dri-lli-é [Il mil.] — rad. drilles), ÈRE n. Chiffonnier en gros, qui fait le commerce des vieux chiffons pour la fabrication du papier.
DrimaQUE, esclave de l'île de Chio, qui souleva ses compagnons de servitude et se retira avec eux dans les montagnes de l'île. Pour mettre fin aux dévastations commises par cette bande, on dut conclure avec Drimaque un traité qui assurait sa liberté et celle de ses compagnons. Plus tard, cependant, on mit sa tête à prix. Drimaque, devenu vieux, ordonna à un jeune homme qu'il aimait beaucoup de lui couper la tête et de la porter à la ville pour y obtenir la récompense promise. Les Chiotes élevèrent à Drimaque un temple, où il fut adoré sous le nom d'Euménès (le Bienveillant).
DRIMOSTOMA (sto) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, famille des carabidés, tribu des ptérostichinés, comprenant de petites formes brillantes , très striées, ordinairement noires. (On connaît une trentaine d'espèces de drimustoma répandues dans les régions tropicales de l'ancien monde, comme le drimostoma ebeninum de Madagascar, long do 6 millimètres, noir de jais.)
DRIMYDE ou DRIMYS
( 7niss ) n. m. (ienre de plantes, do la famille des magnoliacées.
— Encycl. Le ^enre drimyde, très voisin du
fenre badiane [illiciujn), ont il ditfêre par ses carpelles mulliovulôs, ordinairement au nombre de cinq, renferme des arbres ou arbustes verts à feuilles isolées, sans stipules, chargées de glandes pellucides; leurs fruits sont de petites baies polyspermes. On en connaît environ six espèces, répandues surtout en Amérique, du Mexique au détroit de Magellan. Leur écorce, douée d'une odeur aromatique, d'une saveur acre et piquante, contient une essence, une résine et un tanin qui lui communiquent des propriétés toniques et stimulantes, analogues à celles de la cannelle. Une espèce de Magellan {drimyde Winteri), cultivée dans les serres, où elle fleurit de temps à autre, fournit la cannelle de Maf/ellan, écorce que Wintcr employa le premier avec succès comme antiscorbutique, au retour d'un voyage de circumnavigation (1577), et qui entre dans la composition du vin diurétique do la Chanté.
DRIMYE ou DRIMIE [mi) D. f. Genre de liliacées, tribu des hyacinthées.
— ÈycYCL. Les drymîes sont do petites plantes bulbeuses, à feuilles épaisses,* à fleurs ordinairement pendantes, réunies en grappe au sommet d'une hampe radicale. Elles sont petites, le plus souvent purpurines, peu brillantes, mais assez gracieuses. Ce genre comprend environ huit espèces, qui, toutes, habitent le cap de Bonne-Espérance ; on en cultive plusieurs dans les jardins d'Europe.
DRIMYSPERME n. m. Bot. Syn. do phalérik.
DRIMYTIQUE [tik' — du gr. drimus, âcre) adj. Qui a de l'âcreie, (jui a rapport à l'âcreté. (Peu us.)
Drin (lo), fleuve côtierde Turquie, spécialement d'Albanie, rassemblant deux rivières à peu près égales : le Drin Noir, issu du beau lac macédonien d'Okrida; le Drin Blanc, parti de monts de plus de 2.000 mètres, au N. de Prisrend. Il tourne dans des gorges très sauvages et profondes, reçoit, dans la plaine do Sculari, lo déversoir du lac do Scutari et so jette dans l'Adriatique. Cours 350 kilom.
DRINA(la), rivière do la péninsule des Balkans, on Monténégro, .Serbie, Bosnie. Sortie des monts du Dormitor (250 m.), elle descend vers lo N., se doubh; du Lim, sé-
Êaro la Sorbio de la Bosnie, baigne Svornik et s'unit à la .Savo, prés do Mitrovitsa (-lOO kil.).
^ ' Dnna.
DRINA n. f. PAch.
Sorte 'lo nasse, employée par les pécheurs arabes. DRINGUE {drinffh') n. f. Nom vulgaire de la fauvette.
— Xv-::. Pièce do 5 francs on argent, il Peur, n Diarrhée. DRINGUER {ghé) V. n. Arg. Aller souvent à la selle,
Avoir la diarrhée, ot, au fig., Avoir pour.
DRINN I mot arabe) n, m. Sorte do grande graminéo spéciale au Sahara algérien. (Elle sort do nourriture aux chameaux. Sa tige eat employée commo l'alfa, pour fabriquer dos cordes ot do la sparlorio. Los indigènes mangent ses graines.)
Drintghitch (Militch). partisan sorbo. né à Téotchiiio (Serbioj, tué A la bataille do Doublié (ISIR). Il joua un rùirt militaire important, dans les guerres dos Sorbes contre les Turcs (1804-1815).
DRIPAX n. m. Bot. Syn. do rinnkb.
DrishANC, paroisse d'Irlande (nrov. do Munstor[comt6 do Corkj); 5.000 tittb. Kuinos du cn&toau do Kilmoady.
l'oc; C.de pavillon.
Drissa, ville do laRussie d'Europe (gouv. do Vitebsk), au coiilluont de la /h-issa avec la Duna; 3.750 hab. Ch.-l. d'uu district peuulé de 5U.0O0 hab.
DRISSE (do l'iial. drizza, mémo sens ; de drizzare, dresser) u. f. Cordage servant à hisser, ii Drisse de hune. Pour le hunier. Il Drisse de pic, Pour apiquer une cornedegoélette.|i/J;-(i\ïe defoc,devoiled'étai. Pour un foc, uno voile d'étai.
Il Drisse dïiglaise,Fa.lan servant à Drisse hisser le perroquet et frappé sur la drisse au moyen d'un burin. Il Drisses de mât. Cordages servant à hisser à hauteur voulue, lo long du màt, une corne de goélette, ii Gouvei^nail de drisse. Œil en fer lixé à la drisse de hune et courant le long d'un galliauban. n Fausses drisses, Cordages destinés à remplacer les drisses.
Driva (la), fleuve côtier ou elv de la Norvège centrale, sorti de la montagne de Snehaetten, se déversant daus le fjord do Sundal, après un cours de 110 kilomètres.
DRIVE n. f. ou DRIVEUR n. m. Corruption de dériveur. ^Vieux.)
DRIVE n, f. Mar. Corruption de dérive, ii Pop. Noce, débauche : Etre en drive.
DRIVER (corruption de dériver) v. n. Fam. Quitter la place tju'on occupait : Drive de là, et vite I
DRIVONETTE OU DÉRIVONNETTE n. f. Pêch. V. DÉRl- VETTK.
Dro, comm. d'Austro-HoDgrie, sur laSarca, tributaire du lac de Garde; 2.230 hab.
DrÔBAK, bourg maritime de Norvège (district de Christiania), sur le golfe de Christiania; 4.220 hab. Petit port de commerce.
Drobisch : Maurice-Guillaume), philosophe ou mathématicien allemand, né à Leipzig en 1802, mort en 1896. Il professa la philosophie et les mathématiques, et prit part à la réorganisation de l'instruction publique en Saxe, de 1847 à 187G. Comme philosophe, il appartenait à l'école d'Herbart. Ses principaux ouvrages sont : De l'enseignement des mathématiques et de la philosophie (1832) ; Principes de la théorie des équatio"S numériques supérieures (1834); Nouvelle exposition de la logique (1836) ; Science fondamentale de la philosophie de la religion (1840) ; Psychologie empirique (1812); Premières théories fondamentales de la psychologie mathématique (1850) ; Schiller et l'Ethique de liant (1859) ; la Statistique morale et la Liberté humaine (1867) ; etc.
Drobisch (Charles-Louis), compositeur allemand, né à Leipzig en IS03, mort à .\ugsbourg en 1854. Après plusieurs voyases en Saxe, en Bohême, en Autricne et en Italie, il se fixa à Munich, puis accepta les fonctions do directeur de la musique à l'église évangélique d'Augsbourg, où il écrivit une énorme quantité de musique religieuse, dont un Te Deum, Moise au Sinat, oratorio, etc.
Drobisch (Gustave-Théodore), poète allemand, né et mort à. Dresde (1811-ISS2). 11 débuta par des poésies religieuses, suivies de Paul Gerliardt, récit dramatique (1842), et Wu;ia(1843), puis s'adonna à la poésie humoristique et écrivit des nouvelles. Citons de lui : Itecueils humoristiques et satires {\SiA); Noucelles artistiques (1844); Barricades humoristiques (1849); le liustre (18501; Leipzig humoristique (1851); Récits humoristiques (1854). On lui doit aussi un roman historique : Thron und I/erz (1843).
DROG n. m. Nom vulgaire que, dans les campagnes, on donne à l'ivraie ou folle-avoiuo.
DROCHELEUSE n. f. A Bruxelles, Ouvrière dentellière qui fait le vrai réseau.
DroCHTERSEN, bourg d'Allemagne (Prusse [prov. do Ilanuvrejj, près do l'Elbe; 3.750 hab.
DROGAIL {ga-ill[U mil.]) n. m. Froment qu'on sème dans un champ, immédiatement après uno précédente récolte.
Drogde, canal de la mer Baltique, à l'entrée sud du Sund, sur les côtos du Danemark, entre les îles d'Amager et do Saltholm.
Drogheda, ville et port d'Irlande (prov. de Leinstor [comtés do Mcath ot do Louth]), prés do la mer d'Irlande, à 6 kilom. do l'embouchure do la Boyne: 14.000 hab. Manufactures à voiles, cotonnades, brasseries, tanneries, distilleries. Ce fut, autrefois, un contre important do la résistance dos Irlandais contre les Anglais. Cromwell prit la ville et la détruisit, en 1G49. Guillaume III fut victorieux sous ses murs, en 1G90.
DrOGHITCHIN ou DrOHIGZIN, ville do la Russie d'Europe (Pologne [gouv. de Grodno]),sur lo Boug; l.iOOh. Ville ancienne, très florissante et très peuplée jusqu'en ir.57. époque oii les Suédois la réduisirent en cendres.
DROGMAN {man — de l'arab. tergouman, terdjouman, iiiterprèto) n. m. Agent diplomatique, chargé spécialement des traductions ot dos fonctions d'interprète, atiaché, on Asie ot on Afrique, à une mission ou ù un consulat.
— Encycl. Les drogmans so recrutent parmi les élèves do l'Ecole spéciale dos langues orientales vivantes, et parmi les drogmans auxiliaires français. Les cadres du drogmanat comprennent six drogmans do première classe, huit do deuxième ot douze do troisième; à partir do vingtcinq ans, les drogmans peuvent être nommés chanceliers, sans quo cela modifie leur situation hiérarchique ; au bout do dix années de service, dont trois au moins commo drogman «le première classe, ou chancelier drogman, ces fonctionnaires peuvent obtenir un vice-consulat ot suivre, dès lors, l'avancement réservé ù celte carrière. Les secrétaires interprètes du gouvernement ot lo premier drogman do l'anibassado do Constantinoplo peuvent être promus au grade do consul do première classe, au bout do cinq années do grade.
Les fonctions des drogmans, en plus dos traductions qu'ils doivent faire, ou tout au moins revoir et cortifior conformes, cousistont ozclusivomont t servir d'intorprôtos