DRAPEAUX
Nnrvrvi' î,AuniisSE ir, LUSTRÉ.
Voir, H l'cjrdrc nlphabt^liqu*;, 1 article cun»acr«! b. chaque ÉUl. — V. i-avillon.
DRAPÈTE — DRAYTON
tives. En sculpture, la majestueuse draperie se chlifonna voluptueusement, sous le ciseau des Cousîou. Elle céda au mauiérisme dans lequel tomba l'art, au milieu du xvni« siècle. , , ■ ^
Une autre mode dans 1 agencement des draperies lut relie qui consistait à les appliquer sur les figures do manière à dessiner complètement les formes, comme si elles eussent été mouillées et collées à la chair, ce qui était une exagération en sens contraire aussi déplorable, On sait quels reproches David mérite sous ce rapport, et avec lui la sculpture qui s'est formée à son exemple.
La statuaire moderne, qui veut tout exprimer dans sa langue spéciale, arrive — en distribuant habilement dans ses^draperies le mat, le poli ou le grenu — à donner presque l'illusion de la couleur. Mais, dans ce domaine, elle «0 peut rivaliser avec la peinture.
Les artistes choisissent de préférence, pour draper leurs modèles, les étoffes laineuses un peu épaisses, mais souples, flexibles, formant des plis larges, qui ne se fripent point et no forment pas de trop nombreuses cassures, ces dernières dissimulant par trop les contours. .
L'architecture, dans la décoration des inicneurs, fait usage de tentures peintes ou sculptées.
Quelque fidèle que soit cette imitation, il n'en faut user qu'avec la plus grande réserve, car rien n'est si facile que de tomber ou dans la mesquinerie ou dans le clinquant tliéàtral.
DRAPÈTE n.m. Genre d'arbrisseaux, de la famille des ibymélées, dont l'unique espèce habite les environs du cap llorn.
DRAPETES {pé-tèss) n. m. Genre d'insectes coléoptères serricornes, famille des eucnémidés, tribu des throscinés, comprenant de petites formes allongées, dont les larves vivent dans le vieux bois. (On connaît une soixantaine d'espèces de drapctef! répanliues dans les régions trojiicales, surtout en Amérique. Deux seulement habitent l'Europe, dont une seule so trouve en France.)
Drapeyron (Ludovic), professeur, historien et géographe français, né à Limoges en 1839, mort à Paris en lOiH. Il professa l'histoire aux lycées Napoléon et Charlemague, à Paris, et prit le grade de docteur es lettres en 1809. Outre de nombreux articles de journaux, des Mèmoii'es sur les origines de l'histoire de la Franco et de l'Allemagne et des études parues dans la «■ Revue des Deux Mondes », Drapeyron a publié : iEmperenr l/t-racliiis et l'Empire byzantin au \n' siècle (1869); A'uuvelle méthode d'enseignement géographique, d'après les i-ésolulions dit congrès géographique de Paris (1875), et une nombreuse série de travaux de valeur dans la u Revue de géographie ».
Drapia, comm. d'Italie (Calabre [prov. de Catanzaro^); 3.000 hab.
DRAPIER (p/-e), ERE n. et adj. Se dit de celui, de celle qui vend ou qui fabrique du drap. (Dans ce dernier sens, on disait autrcf. drapier drapant) : Marchand drapier. Une belle drapi^re.
— EscYCL. On appelait de ce nom les fabricants, mais plus particulièrement les marchands do drap. Le^ drapiers:
étaient réunis encorpo rations, et.
dans toutes les villes, formèrent une corporation pnvilè;
Armoiries des marchands drapiers.
atioa Jes marcliands drapiers.
ée par le rang et la richesse. A Paris, les drapiers étaient, en 1789, le premier des six corps do marchands. Les corporations se divisaient en menas maîtres ou tisserands et grands maîtres ou drapiers proprement dits. L'opposition entre les uns et les autres amena des luttes violentes, qui ensanglantèrent bien des villes du moyen âge. I<a Frairie de la halle basse, do Valenciennes, est la plus ancienne corporation do drapiers dont les statuts soient connus.
D'ajirès un règlement de 1362, les drapiers devaient donner aux pauvres lo denier à i)itni, ou gag© du marché conclu, de toutes les marchandises qu'ils vendaient. De cet usage a été inspirée la fameuse scène do la Farce de maître Patcti/i.
DRAPIER (;.,--^n m. MaUoD de la , n. n Ij. ..om donné au jy i'^,.^ ^v....- ^
-^ur, parce
t qiif; lodcur de sa dépouille chassait les mites . i, le drap.
DRAPIÈRE n. i. Sorte d'épîngle courte et grosse, avec laquclie Jes marchands maintiennent leurs ballots fermés.
DrappÈS, Gaulois sénonais qui, après avoir pris une part active ù la lutte de Vorcingétonx contre les Romains, reprit les armes en 51 et rallia plusieurs milliers d'hommes, avec lesquels il se joignit à un autre chef, Luctère. Ils s'enfermèrent dans Uxellodunum, qu'ils défendirent longtemps avec un grand courage; mais ils finirent par être pris. Drappès se laissa alors mourir de faim. (Cîtsar, De Oeil. galL, 1. VIIL)
DrappieR (Gui), canonisto français, né et mort à Beauvais (1624-1716). Il fut pendant cinquante-neuf ans curé dans cette ville, où il termina ses jours. On a de lui plusieurs ouvrages estimés, dont les principaux sont : Traité des oblations ou Défense des droits imprescriptibles des curés sur les ablations des fidèles (1685); Traité du gouvernement de l'Eglise en commun par les évêques et les curés (1707) ; Défense des abbés commendataires et des curés primitifs (1710). Ce dernier ouvrage attaque vivement ceux que, d'après son titre, on croirait qu'il va défendre.
Draria, comm. d'Algérie, arrond. et à 16 kil. d'Alger, dans le Sahcl; 1.415 hao. Carrière; centre viticole. Village fondé en 1842.
DRASSE n. m. Genre d'araignées, dont lo nom scîentifiijue est drassodes. V. ce mot.
DRASSIDÉ5 n. m. pi. Famille d'arachnides aranéides, comprenant toutes les araignées à céphalothorax ovale, assez plat, à griffes du tarse ordinairement pectinées, à pièce labiale longue. — l/ji j>rassidk.
— Enctcl. Les di^assidés so subdivisent en quatre tribus : drassodinéSy hémiclœinés, cithœronînés, cubœodinés. Ce sont des araignées de taille moyenne, habitant ordinairement des tcnTes soyeuses sous les pierres, les mousses, les écorces, ou vivant dans de petits terriers. Elles comptent des représentants sur toute la terre, et aussi des fossiles dans l'ambre tertiaire.
DRASSODES n. m. pi. Groupe de la tribu des drassodinrs, comprenant les araignées à chélicèrcs robustes, avec marges obliques armées de dents isolées. (Les drassodes comptent des représentants sur tout le globe avec les genres : di'assodes [drassus], talanites, Icptodrassus.) — Un drassodl;.
DRASSODES {dèss) n. m. Genre d'arachnides aranéides, type de la tribu des dra'ssodcs, comprenant des araignées rousses ou fauves, ordinairement soyeuses, vivant ordinairement sous les pierres.
(Les drassodes sont de tailles t.rès diverses ; lo drassodes Inpidosus est très commun en France. Les nombreuses espèces sont réparties dans li;s régions tempérées et l'roidcs du globo.)
DRASSODINES n. m. pi. Drassodes (gr. nat.).
Tribu d'arachnides aranéides,
famille des drassidés, comprenant les formes les plus typi- (]ues de cette famille, réparties dans les groupes des : li/i/rommatés, tricongiés, theumés, anagraphidés, gnaphnsi':^. laronés, lamponés, d/'assodés, échemés. — Un dras-
SOUINÉ.
DRASTERIUS [slc-ri-uss) n. m. Genre d'insectes coléoplircs serricornes, famille des élatéridés, tribu des élatéri nés, comprenant des petits taupins allongés, à tête verticale. (On connait une quinzaine d'espèces de ilraslcrius réparties sur lo globe, surtout en Amérique; toutes sont rousses ou brunes variées de jaune. Tel est le drasterius bimaculatuSj seule espèce d'Europe qui se trouve en France.)
DRASTIQUE {sHk' — du gr. drastikos, qui agit; de drân, l'aire) adj. et n. m. Se dit des purgatifs violents.
— Encycl. Les purgatifs dits di'astiqucs sont très violents, végétaux généralement, irritants et toxiques à dose élevée. Ils secouent violemment l'intestin atone. Ce sont ou des hydragogues dans les cas d'hydropisie, ou des dérivatifs dans les affections cérébrales. Les jjIus employés sont : l'agaric, l'aloès, lo colcliîque. la coloquinte, l'huile do croton, l'ellébore, lêpurge, l'euphorbe, la gomme-gutte, le jalap, l'huile de ricin et la scammonée.
DRAUGER [drô-Jèr') n. m. Nom sous lequel on désigne, dans la mythologie Scandinave, les âmes qui reviennent toujours dans les lieux où so trouvent les corps qu'elles ont habités. (Odin, fjui a tant de surnoms, s'appelle aussi Dratigrdrot, le roi des esprits.)
DRAUPNER idrà-pnèr') n. m. Myth. scand. Nom de l'anneau magique d'Odin, fabriqué par le nain Sindre. (L'anneau est le symbole de la fertilité. Ce n'est pas seulement la fertilité matérielle que symbolise le draupner, c'est encore la fécondité de l'esprit, la puissance créatrice du poète, l'évolution de la pensée.)
Drausin ou DroSIN (saint) [en lat. Drausius , Drauscio ou Draiitiu], évêquo de Soissons, né dans lo Soissonnais vers 600, mort en 675. Il fut archidiacre, puis évoque do Soissons, et fonda les abbayes de Saintl'ierre-de-Rotonde, près de Compiègne, et de" Notre-Dame, dans sa ville épisoopalc. — Fétc le 5 mars.
DRAVE (de l'espagn. draba, même sens) n. f. Genre de l)laulos, do la famille des crucifères.
— Encycl. Les drarcs (draba) sont des herbes généralement petites et cespiteusos, à feuilles sessiles et entières, à neurs disposées en grappes courtes ou allongées et supportées par des pédicellcs grêles et dépourvus do bractées. Le fruit est une silique elliptique et généralement oblongne. Les draves habitent les régions tempérées des deux continents.
DRAVE(la]rcnallcm. /?r/i7/.en bongr.eten slavo Drava, en lat. Dravus], grand affinent du Danube. Elle prend sa source à 1.228 mètres d'altitude sur un seuil alpestre du Tobiachorfeld, (lui forme ligne de partage des eaux entre les bassins de l'Adriatique et do la mer Noire. Le Pusiherthal, vallée de la Drave, est une des vallées les plus étendues des Alpes, et sépare les chaînes centrales des Dfdomiles. A Dôlsach, la Dravo atteint la Carinthic, passe à 'Villach, peu après à Klagenfurth, arrive en Styrie, et, un peu après Marbourg, atteint à Polstoran, dans l'im-
menso plaine de Pettau, le territoire hongrois. Dès lors, poursuivant sa direction orientale, elle forme la frontière entre la Hongrie et la Croatie, pour se jeter dans le Danube à l'E. de la ville d'Essek. Longueur totale ; 720 kil. Affluents importants : rive gauche : Isel, Mœll ou Miill, Liescr, Gurk, Mur; à droite : Gail, Dran, Bednya, Karasoliitza.
DRAVÉE n. f. Agric. Syn. de dragée.
Draveil, comm. de Scine-et-Oise, arr. et à 11 kilom. de Corbeil, près de la Seine et de la forêt de Sénart; 2.329 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Port sur la Seine.
DrA'VIDIEN, ENNE ((/(-m, è?î*), nom donné à un groupe de peuples de l'Asie méridionale ; Il est à présumer que 1rs DRAViDiiiNs ont été civilisés par l'invasion hindoue. (Hovclacque.) n On dit aussi Dravirikn, ennh.
— Adjectiv. Qui appartient aux Dravidiens, aux langues parlées par ces peuples, il On dit aussi dravidiqur.
— Encycl. Ethnogr. On qualifie du nom de dravidienncs les populations échelonnées dans tout le sud de l'Asie, depuis rindo jusqu'à l'Annam, et qui ofl'rent des traces évidentes de sang nègre. Au sud, la famille compte des représentants jusque dans l'île de Ceylan. Primitivement, cette vaste contrée parait avoir été peuplée par des negritos, nègres do petite taille. Des individus de race jaune et du sud-ouest de la Sibérie arrivèrent plus tard et des croisements s'opérèrent entre les indigènes et les nouveaux venus. II est impossible de donner une description générale des Dravidiens. Tout co qu' il est permis de dire, c'est que leur taille est inférieure à la mo3'enne et que leur peau est foncée. Peu industrieux, les hommes so livrent à la chasse, à l'élevage ou à l'agriculture, pondant que les femmes s'occupent de leur intérieur. On estime à 30 millions au moins le chiffre des Dravidiens.
— Linguist. Au point de vue linguistique, on distingue cinq principales langues dravidicnncs : l*" le tèlougou ou iélmga (cote de Coromandel) ; 2" le kanara (plateau de Mysore et la partie occidentale du territoire de Nizam); 3° le toulou (environs do Mangalore); 4» le malayâla (c6te malabare); enfin, 5° le tamoul ou tamil, la plus importante des langues dravidienues, parlé par 13 millions d'habitants (depuis Paliacate jusqu'au cap Comorin, et dans lo nord do l'ilc de Ceylan). Le tèlougou et surtout le tamoul ont une importante littérature, qui a subi profondément l'influence du sanscrit; les principales œuvres sont des poèmes religieux ou moraux, des chants épiques et lyriques et des ouvrages de médecine.
Les langues dravidienues appartiennent au type agglutinant. La grammaire dravidienno est simple, et le vocabulaire indique un état de civilisation peu avancée.
— BiBLiOGR. ; Articles nombreux de Julien Vinson, dans la II Kevue de linguistique et de philosophie comparée ' ; Cad\\'ell, Comparative grammar of the Dravidian or South hidtan fantily of languages (Londres, 1876).
DRAVIE n. f. Agric. Syn. de dragée.
DRAVIDIQUE adj. Linguist. Syn. de dravipien.
DRAVIDISME [dissm') n. m. Etude des langues dravi-
dieuiios.
DRAVIDI3TE {dîsst') n. m. Celui qui s'applique à l'élude d.-s langues dravidienues.
DRAVIÈRE n. f. Agric. Syn. do dragée.
Dravirien, ENNE n. Ethnogr. V. Dravidikn, enxe.
DRAVITE n. f. Silicate naturel ; variété ferro-magnésienne, brune, de tourmaline. (Cette substance se présente cil erisiaux prismatiques, en Cariuthie.)
DRAWBACK [drô-bak — de l'angl. draw, tirer, et back, arrière) n. m. Comm. Sert â désigner le remboursenioiit fait, à la sortie de certains produits fabriqués, d'une somme équivalente au droit de douane qu'a payé la matière première avec laquelle est fabriqué le produit qu'on exporte.
— Encycl. La restitution équivalente au droit perçu, qu'on détermine en prenant pour base un remboursement légal, constitue le drawback tel qu'on vient de le définir. Toutefois, il est fréquent que le rendement établi légalement soit fixé de manière que la restitution soit supérieure au droit de douane qui avait été payé; dans ce cas, le drawback est un moyen détourné de donner des primes de sortie. Ce moyen a été en usage en France jusqu'en 1860. On dissimulait ainsi de véritables primes à l'exportation en accordant le drawback aux files et tissus de lin, do colou, aux tissus de soie et aux sucres raffinés, etc.
Parfois, on donne le nom de « drawback n à la restitution, non plus d'un droit de douane, mais d'une taxe intérieure de consommation, faite à un produit que Ton exporte : tel est, encore aujourd'hui, le cas des viandes et beurres salés euv^jyês à l'étranger. (Décret du 5 mars 1892.)
DRAWING-ROOM [draou-ign-rouni — mot angl., usité parfois dans la langue franc. [Il n'est que l'abréviation du terme jtius rigoureusement exact de withdrawing-room, qui est formé lui-même de withdrau\ se retirer, et de rooni, chambre]) n. m. Salon de réception.
— Encycl. Chez les Anglais, le drawing-room est la salle où la famille so réunit après lo repas et où sont rceus les étrangers. C'est un salon de réception, d'un usage journalier, le centre pour ainsi dire de la vie de famille anglaise. Le drawinfj-rooni du roi ou de la reine correspond, en Angleterre, â l'ancien lever des rois de France.
DRAYAGE [drè-iaf — rad. draijer) n. m. Opération de corroyage qui a pour but, en enlevant une partie de la chair, d'égaliser les peaux.
DRA'VE !>/;•(}-() n- ni- Chemin pour les troupeaux, appelé aussi carrairc, dans les Alpes.
DRAYER (drè-ié) v. a. Echarner les peaux, leur faire siiljir l'ojiération du drayage.
DRAYOIRE {drè-ioir') n. f. Couteau à lamo cintrée, à deux manehes, dont so servent les corroyeurs et tanneurs pour égaliser l'épaisseur des peaux. Il On l'appollo aussi COUTEAU k RE- Drayoïre.
vKRS, à cause de la forme de son tranchant très rabattu.
DrayTON (Michel), poète anglais, né à Ilarl.shill (comté de Warwick) en 1563, mort eu 1631. Fils d'au boucher, il
servit dans l'arméo, devint poèto-Iauréat ot acqxiit boaucoup lio réputation par dos poosios ot dos pot'-incs où 1 on trouve do botles descriptions ot souvent un vùritablo souffle poétique. Parmi ses œuvres, nous citerons : lu Guirtamie du berger ; M ortimeriados ou les Guerres des ùarons; Bataille il' A zincourt ; la Cour des fées; Poly-Âlbitm; etc. Ses Œuvres complètes ont paru à Londres (1752-1753). Il est inlunno dans la cathédrale do Westminster.
DraytON (William HenryJ, homme politique amôriraiii. Il*' (.'u 1712 à Drayton-Ilall (Carohne du Sud), mort à Philadelphie en 1791». Il se tît connaître par la publication do pamphlets politiques. Il Ht prouve d'aijord de loyalisme, puis se décida tout ù. coup pour l'indépondance de l'Amérique. Lo ponvernement métropolitain lui retira les divers emplois qu'elle lui avait conliés. En 1775, il était élu président du congrès provincial et, en 1776, chief-justico do la Caroline du Sud, et il lit partie jusqu'à sa mort du congrès ledèral. Il a laissé une intéressante Histoire de la révolution (^I8:îl).
DRA.YTON-IN-HALES, ville d'Angloterro (comté de SliropK sur !o l\'rn, atti. du Sovern ; 5.900 hab. Fonderies, tanneries, papeteries, fabrique de tissus de crin.
DRAYURE (drè-iur') n. f. ÎS'om donné à des lambeaux et rognures de peau détachés du cuir, du côté de la chair, par la dra\ oire.
Drebach, bourg d'Allemagne (Saxe royale [cercle do Z\vickau;j; 3.000 hab.
Drebbel ^Cornelis van), physicien et mécanicien hollandais, né à Alkmaar (Hollande-Septentr.) en 1572, mort à Londres en 1634. Simple paysan, il s'éleva, par son intelligence et sa puissance inventive, jusqu'à la faveur des empereurs Rodolphe H et Ferdinand II et du roi Jacques I"" d'Angleterre. Etabli à Londres en 1620, il consacra exclusivement les quatorze dernières années de sa vie à des travaux scientifiques. On attribue à Drebbel l'invention d'un microscope composé et d'un thermomètre très ingénieux. Il découvrit, en outre, une magnifique teinture écarlate pour la laine et la soie, qui fut introduite en France par les fondateurs de la manufacture des Gobelins. Drebbel a laissé deux traités qui ont été publiés d'abord en hollandais il603), puis en latin, sous le titre de : Trnctatns duo: De natitra elementorum ; De quinta essentin (1621); enfin, en français, sous le titre : Deux traités : De la nature des éléments; De la quintessence (1673).
DRÊCHE n. f. Tecîm. Malt épuisé, restant dans la cuvematière et qui a servi pour faire de la bière, il En distillation, Résidu des grains dans la production de l'alcool. Il Marc de raisin épuisé par la fabrication. (On dit aussi
DRAQUK [vieUXJ et DRA<;CE.)
— Pêch. A Terre-Neuve, Huile de foie de morue brute.
— Encycl. Techn. La drêche est constituée par la partie de l'orge non dissoute par l'eau lors du brassage, et laissée dans les cuves après la macération du malt. Composée de fécule, d'hordéine, d'albumine, de sucre, d'alcool et de matières amères mêlées à du son, on l'emploie avec grand avantage à la nourriture des bestiaux. La drêche, bien que très aqueuse, constitue, pour les vaches laitières notamment, un aliment très sam et plus nutritif que n'importe
3uei fourrage. On ajoute fréquemment un peu de sel à la roche avant do la donner aux bestiaux qui, dans ce cas, la dévorent avec avidité.
DRÉCHER (rad. drêche. — Change 1'^ fermé en è ouvert devant une syllabe muette : Il drêche; sauf au fut, et au condit. : H drêchera. Il dréckerait) v. a. Soumettre les glands à une opération qui consiste, après les avoir grossièrement concassés, à les jeter dans une fosse en les saupoudrant de sel. (On les conserve ainsi longtemps sans qu'ils s'altèrent ec perdent leurs propriétés nutritives pour les animaux dé race porcine, qui s'en montrent très friands.)
Dréché, ée part. pass. du v. Drécher.
- Substantiv. n. m. Nom des glands que l'on a dréchés.
DrecusLER fJoseph), compositeur, né en 1782 ù Wiillischbircken (Bohême), mort à Vienne en 1852. Il étudia successivement la musique, la théologie et la jurisprudence, puis revint définitivement à la musique. Artiste instruit, il occupa un grand nombre d'emplois. On connaît de lui dix messes solennelles, de nombreux motets et offertoires, six opéras [Claudine de Villa Bella. Pauline^ le Panier enchanté, etc.), une vingtaine do vaudevilles, etc., ot divers ouvrages didactiques.
Dred Scott, nom d'un esclave américain, qui se trouve mêlé aux luttes des Etats du Sud et dos Etats du Nord relaiivnmont à l'abolition de l'esclavage et dont les aventures eurent, sur les progrès de la campagne abolilionniste, une influence décisive. Dred Scott ayant intenté un procès i un do ses maîtres pour coups et blessures, en IHis. obtint gain do cause, devant la juridiction do New- York. L'affaire fut renvoyée devant la cour suprême du Missouri, qui se déclara incompétente, attendu (pie l'esclave était une propriété, et non un citoyen. Portée onlin devant la juridiction suprême des Etats-Unis par Dred lui-mêmo, uni se prétendait libre parce que le congrès avait aboli Vosclavago en 1820 dans les territoires et qu'il avait été conduit on 1836 par son maître sur un territoire, cotte affaire, qui intéressait grandement les Etats esclavagistes, reçut la solution suivante : la loi votée par le congrès fut déclarée nulle et non avenue, étant contraire à la Constitution ; de plus, l'interprétation do la cour de Missouri, fjuo l'esclave était une marchandise et une propriété, non une personne, fut confirmée. Cet arrêt (6 mars 1857] donna à. l'agitation antiesclavagiste une impulsion irrésistible, qui aboutit à la guerre civile et à la proclamation do l'émancipation (1860).
DRÉEITE (dré-éV) n. f. Sulfate naturel do baryto ot do chaux, variété do barytine.
DRÉELITE n. f. Sulfate naturel. Syn, do drkkite.
DreffÉAC, comm. do la Loire-Inférieure, urrond. et A 47 kilum. dn Saint-Nazairo, non loin du Brivet, affinent do l'osiuairo de la Loire; 031 hab. Ch. do f. Orléans. Formeécole. Terrains tourbeux.
DRËOE (flrt)j') n, f. Pêch. Grand filet en forme do Irnmnil fraim'' au fond (le la nn-r par un bateau, l't muinlenu ouvert par des voiles goudronnées ou bourstih, quo surmoutool
DRAYTON — DREPANOPHORE
des tonneauxvides servant de flotteurs. fOn l'appelle également DREKit:.) Il Pôchô qui se luit au moyeu do ce Ulcl.
Drôge.
— Techn. Peigne de fer, dont on se sert pour séparer la graine de lin d'avec les capsules avant l'extraction de l'hiiile.
DRÉGÉE {je) n. f. Genre d'orabellifères, comprenant des plantes très aromatiques, voisines des galbanophores, originaires du Cap.
DRÉGER {je. — Prend un e après le g devant les voyelles a, o : // drégea. Xous drégeons. Change Yé fermé cnê ouvert devant une syllabe muette : Je drèqe, sauf au fut. simple et au condit. prés. : /' drégera. Nous drégerions.) V. a. Peigner et égrener le lin avec la drègo : Drê- GER du lin.
Se dréger, v. pr. Etre drégé.
DRÉGEUR (jeur) n. m. Bateau dont on se sert pour pêcher à la drège. il Adjectiv. : Bateau drégeur.
Dreghorn, paroisse d'Ecosse (comté d'Ayr), sur les rivières Irvine et Annock ; 4.000 hab. Houillères, carrières.
IDreiBORN , bourg d'Allemagne ( Prusse-Rhénane ) ; 2.90L' hab. Mines de fer et haut fourneau.
DREIGE n. f. Pèch. V. DRÈGE.
DREISSENStA (dré-sin) n. f. Genre de mollusques, type de la tribu des dreissensiinés, renfermant de petites moules à coquille non nacrée intérieurement, et dont on connaît une vingtaine d'espèces, réparties dans les rivières du globe. (L'espèce type du genre est la dreissensïa pobjmorpha, répandue"^ dans toute l'Europe. On la trouve jusque dans les conduites d'eau des villes, comme à Paris. \
DREISSENSIINÉS [dré-sin) n. m. pi. Tribu de mollusques lamellibranches, famille des mytilidés, comprenant des animaux fluviatiles à siphons branchial et anal allongés et séparés. (La tribu des dreissensiinés comprend deux genres I. — Un dreissensii>é.
DRELIGNEi^rt mil.) n. f. Nom vulgaire du bar (poisson). II On dit aussi dreligny, dans quelques contrées.
DRELIN lonomatop.) n. m. Fam. Bruit d'une sonnette, ou tout autre bruit clair et aigu : Les drklins de la sonnette. Il Interjectiv. : Drklin, drklin, deelin. Se dit pour imiter le bruit d'une sonnette.
Drelincourt (Charles), théologien et pasteur protestant français, né à Sedan en 1595, mort à Paris en 1669. En 1620, le consistoire de Paris l'appela comme pasteur de Charenton. Il a laissé un nombre considérable d'écrits, dont quelques-uns furent traduits en anglais, en italien, en allemand, en flamand. Nous citerons : De la persévérance des saints ou De la fermeté de l'amour de Dieu (1625) ; Du jubilé des Eglises réformées avec le jubilé de l'Eglise romaine (1627); Consolations de l'âme fidèle contre les frayeurs ae la mort (1651).
Drelincourt (Charles), médecin français, né à Paris en 1633. mort à Leydo en 1697. Il abandonna la théologie pour la médecine, et se fit recevoir docteur à Montpellier. en 1651. Il fut successivement premier médecin des armées françaises en Flandre, médecin du roi (1663). professeur à Leyde et enfin médecin de Guillaume d'Orange. Ses meilleurs écrits sont : Prxludium anatomicum [l&lO) ; Apologia medicailOli); ffomcricus Achilles \l6'J'i).
DREMOTHERIUM (dré, té-ri-om') n. m. Paléont. Genre de maniinilercs ariiodactylos ruminants, famille des moschidés. comprenant des chevrotains faisant le passage avec lescerts, et fossiles dans les calcaires tertiaires miocènes do la France centrale. (Los Uremotheriuni n'ont ni grandes canines à la mâchoire supérieure, ni bois.)
Drengot (Osmond), aventurier normand, mort ù la balaille de Cannes (Italie) en 1019. Le meurtre de Guillaumo Hepostello, favori du duc Richard, l'obligea de quitter la Normandie (1015) avec ses quatre frères. L'un aes compagnons do Raoul do Toéni, dans sa lutte contre les Grecs au service du Lombard Mélei, il périt, après plusieurs victoires, au désastre do Cannes, d'où il n'échappa qu'une diza<ne do Normands sur doux cool cinquante.
PRENNE n. f. Ornith. Syn. do draink.
DrenOVA, bourg do Bulgarie (district do Tirnovo), sur la Drcnovska, affluent de la lantra ; 3.600 hab.
DRENSER {dran-sé — du lat. drensare, môme sons) v. n. Crier, on parlant du cygne. (Peu usité.) il On dit aussi
URBNSITER.
DrenthE (lat. Drentia), prov. du nord do la Hollande. Snperf. : 2.662 kilom. carr. ; 130.000 hab. Ch.-l. Àssen ; villo princi|)ale, Meppel. Celte province, quoi(iuo plus élevée quo les provinces do Frise et do Groninguo, no présente ((u'uno grande plaine avec quelques bocages ot des collines do sable. Prairies, landes, vastes étendues marécageuses. Climat humide. Culture du seigle, des pommes do terre, du houblon. Industrie des toiles ot dos gros draps.
DréOLLE (Jean-André), publicisto français, né à IJbonrne en 1797. mort à Versailles en 1878. Il collabora au n Constitiitioiinol ■■ et aux « llébals », Après avoir, on 1818, publié ù Lihourne le journal le l'eunle, il revint aux « Débals 0^ où il uo !>'occupa plus quo ilo questions agricoles,
Drépane.
et accidentellement de critique. Dréolle a donné de nombreux articles au Dictionnaire de la conversation, au Grand Dictionnaire Larousse; il a publié quelques éludes, dont la principale a pour titro ; De l'influence du principe religieux sur l'homme et sur la société (1838).
Dréolle (Ernest), journaliste et homme politique français, né à Libourne en 1829, mort à Ermont (Seine-et- Oiso) on 1887, fils du précédent. Attaché, en 1846, au cabinet du duc Decazos, grand référendaire do la Chambre des pairs, Dréolle collabora successivement à la rédaction do plusieurs journaux conservateurs. Elu député do la Gironde au Corps législatif en 1869, c'est lui qui, dans la mémorable séance du 15 juillet 1870, où Gambelta réclama la communication do la dépêche allemande, qui constituait, d'après le gouvernement français, un casus belli, déclara, comme membre do la commission de défense nationale, « avoir vu les pièces ». Elu député de Blaye en 1876, il siégea dans le groupe de l'Appel au peuple, et appuya le gouvernement du Seize-Mai. Il fut réélu on 1877 et en ISSl. Parmi ses brochures, on peut citer : Eloge biographique de Maurice Quentin de La 7'oitr, 'peintre dn roi Louis XV (1856); M. Billault (1863); les Jeux publics en France (1872); etc.
DREPANE n. m. Genre de poissons acanthoptères, famille des squamipennes, comprenant des formes latéralement aplaties, avec de longues nageoires pectorales taillées en faux et aiteiguant la racine de la queue.
— Encycl. On connaît quelques espèces de drépanes, qui habitent l'océan Indien : ce sont les ferlas et les lattis des Hindous. De taille moyenne, de couleurs vives et nu .^ liques, ces poissons sonr mestibles, mais peu reoi; chés. Citons le drepane punc- /H/a,commun de l'Inde jusqu'à l'Australie; le drepane longimana, etc.
Drépane (lat. -Drcpnrjum), ancienne ville de Sicile, au pied du mont Eryx, ainsi nommée parce qu'elle avait la forme d'une faux (en grec SpîTCavov). Victoire navale du Carthaginois Adherbal sur Claudius Pulcher en 249 av. J.-C. Ce fut la dernière ville que les Carthaginois gardèrent en Sicile. Auj. Trapani.
Drépane (bataille de\ livrée par le consul Claudius Pulcher à la flotte carthaginoise en 249 av. J.-C. Ce consul, critiquant avec jactance la lenteur de son prédécesseur qui s'était attardé au siège de Lilybée, forma le dessein d'attaquer la flotte d'Adherbal dans" le port de Drépane. Il partit avec deux cents vaisseaux et l'élite de ses troupes. Adherbal gagna le large et se forma en bataille, tandis que la flotte romaine, par suite d'une fausse manœuvre, entrait au port dans le plus grand désordre. En même temps, le consul etfrayait par un acte impie l'esprit superstitieux des Romains." Comme les poulets sacrés refusaient de manger : « Hé bien ! qu'ils boivent ! » dit-il, et il les fit jeter à la mer. Attaqués dans une situation désavantageuse, les Romains, après une courageuse résistance, furent entièrement défaits par les vaisseaux légers des Carthaginois. • Quatre-vingt-treize navires furent pris avec leurs équipages, et nuit mille hommes furent tués.
DRÉPANIE n. f. Bot. Syn de tolpis.
DRÉPANIE .ni) ou DREPANIA [dré) n. f. Sous-genre d'ancyla ^mollusques gastéropodes, famille des polycéridès), comprenant des animaux marins nus, qui ressemblent à des limaces, avec tentacules buccaux cylindriques. (Les drépanies sont de petite taille et habitent les mers d'Europe, comme la drepania fusca, type du genre, do la Méditerranée et du golfe de Gascogne.)
DRÉPANINÉS n. m. pi. Tribu d'oiseaux passereaux ténuirostres, famille des proméropidés , comprenant les genres drepanis, moho, psittirostra, loxops et dicxum. —
in DRKPAMNK.
DRÉPANI5 {niss) n. m. Genre d'oiseaux, type do la tribu des drépaninés, comprenant des t'ormes propres au-x îles Sandwich et dont on connaît six espèces.
(Les drépanis sont do petits oiseaux à bec recourbé, à livrée rouge ; tel ost le drépanis pacifica.)
Drepanius (Latinus Pai'atus), poète ot écrivain latin du iv' siècle apr. J.-C, né à Bordeaux. Il fut l'ami d'Ausone, qui lui dédia plusieurs poésies. Député à Rome pour féliciter Théodose de savîctoire sur Maxime , il prononça le panégyrique de l'empereur. Co morceau oratoire nous ost parvenu, ot on y relève les qualités et les défauts du temps. Il no nous reste rien des vers do Drepanius. Il fut proconsul d'un© province d'Afrique on 390 et intendant du domaine en 393,
DRÉPANOCARPE n. m. Genre d'arbres ot d'arbrisseaux de la faniillo dos légumineusos-papilionacées, tribu dos dalbergiéos, comprenant une douzaine d'espèces, qui habitent l'Amérique tropicale. ^Lesdrépanocarpos ont des représentants fossiles, qui remontent jusqu'aux couches tertiaires de Monte-Bolca, d'Aliauch [bassin do Marseille].)
DRÉPANOCÈRE {sér') n. m. Genre d'insectes coléoptères pcntaniéres, de la fainillo des lamellicornes, qui vit au cap do Honno-Kspéraïue.
DRÉPANOGNATHE ou DREPANOGNATHUS {dré, tuss) n. m. tîonro d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, famille des formicidés, iriliu des ponérinés, comprenant do grandes fourmis ù mandibules longues et nr4piées. i^Les drépanognathes habitent les régions indo-chinoisos. L'espèce type est le drepanognnthus riigosus do Hong-Kong:, noir, avec les antennes ei los pieds roux.)
DREPANOPHORE (du gr. drépanon, faux, Ot phoros, qui porto) adj. Antiq. Armé do faux : Chariot uképanoi'uoku.
Drépanis.
DREPAINOPHORUS — DRESSAGE
Drépaaornis.
DREPANOPHORUS {dré, rmss) n. m. Zool. Genre de vers némeriiens, famille des aaiphiporidés, comprenant de petites formes munies dune trompe à plaque armée de petites pointes. (L'espèce type de ces animaux marins est le drepanophoiiis nibrostriatuSy de la Méditerranée.]
— Paléont. Geure de poissons sélaciens, fossiles dans le terrain crétacé de rhémisphère boréal, et connus seulement par des piquants de nageoires (ichtyodorulithes) recourbés en faucille. [Les drepanophorus sont des squales voisins des cestracions ; l'espèce type est le drepanophorus ynajor.]
DRÉPANOPHYLLE n. m. Genre de mousses, caractérisé par des feuilles en forme de faux, et qui vit sur les arbres à Madagascar et à la Réunion.
DRÊPANOPTÉRYX {/•Hess) n. m. Genre d'insectes névro-
Stères planipennes. famille des hémérobiidés, comprenant e petites formes à tète cachée sous le corselet et à ailes falquées, et qui ressemblent à des phalènes. (Ou connaît six ou sept espèces de drépanoptéryx répandues en Europe, en Asie, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Celle d'Europe est le drépanoptéryx phaLrnoides , brun roussàtre ; ses mœurs sont celles des hémérobes.)
DRÉPANORNIS (niss) n. m. Genre d'oisoaus passereaux deuiiroslres, famille des paradiséidés, comprenant des paradisiers à long bec grêle et recourbé en faucille.
— Encycl. On connaît quelques espèces de drépatiorms, toutes propres à la Nouvelle-Guinée, dont elles habitent les hautes montagnes ; leur livrée est grise, variée de roux; les mâles ont des faisceaux de plumes métalliques en fer do hache do chaque côté de la poitrine.
Tel est le drepanomis Albertisi. des monts Arfaks, de la taille d'une forte tourterelle.
DRÉPANULIDÊS n. m. pi. Famille d'insectes lépidoptères bombycines, comprenant les genres cilix et piatypteryx, et pfus ordmairement dite des platyptéry g iaés. —
Un DEÉPANUUDÉ.
DrESGB (Georges-Léonard-Bernard de}, jurisconsulte allemand, né en 1786 à Forchheim (duché de Bade), mort en 1S36. Il jirofessa le droit à Hcidelberg (1808), à Landshut (I823j et à Munich (1826). On a de lui plusieurs ou\Tages, dont les principaux sont : De la durée des ti-aités des nations (1808) ; Développenient systématique des idées fondamentales dit droit privé, du droit politique et du droit des (jens (1810-1817) ; Des princinaiix états du système politique en Europe {IS\1): Droit public delà Couffdérntioii ge)'manique{lS20-\S2\)', Droit politique de la Bavière {\Z2Z); etc.
DrESDA {drèss), planète télescopique, n" 263, découverte, en 18S6, par Palisa.
Dresde, en allem. DrESOEN, grande ville de l'empire d'Allemagne, capitale du royaume de Saxe, chef^lieu dô. cercle, à 110 kil. par chemin de fer au S. do Berlin, située sur l'Elbe, au confluent do la petite rivière Woisse-. ritz; 290.000 hab. Dresde, ville ouverte, couvre 2.890 hectares. Séparée en deux parties par le fleuve ; elle se subdivise en rive gauche, ayant au centre l'AUstadt (la Vieille Ville), avec les six faubourgs de Pirna, de Saint-Jean, de Seo {des Lacs), du Sud, de Vilsdrutï" et la Friedrichsstadt, séparée des précédents par la Weisseritz; et rive dcoite, avec, au centre, la Neustadt (la Ville Neuve), et les quartiers Albertstadt, faubourg de Leipzig et Antonstadt. Quatre ponts relient les deux rives : le pont Auguste, datant en partie du xiii' s. : 402 m. de long; le pont Marie, voie publique et chemin de fer terminé en I85i : longueur 231 m.; un nouveau pont dont la construction fut commencée en 1892, et le pont Albert : 316 m. de long (1877). Dresde est une des villes les plus agréables et les plus jolies do rAllemagne
— Histoire. Dresde est mentionn pour la première fois en 1206. Henry, dit l'Illustre, margrave de Misnie, fit de Dresde sa résidence, construisit le premier pont en pierre (pont Auguste), et donna à. Dresde sa charte munici-
Î>ale. Lors du partage do !a Saxo entre es princes Ernest et Albert, en 1485, Dresde échut à la ligne Aibertine, qui y résida depuis presque sans interruption. La période la plus brillante de Dresde se place sous Auguste H et Auguste III, en même temps rois de Pologne; de 1693 à 1763, elle fut le siège d'une cour élégante, aux mœurs et aux goûts français; quantité d'édifices remarquables y furent élevés. Dresde connut une splendeur qui la fit Kiirnommer par Herder la Florence du Nord.
Elle fut bombardée pendant la guerre do Sept ans par Frédéric II, en 17C0 : quatre cents édifices furent détruits. Devenue, dans la campagne d'automne do 1813, le pivot des opérations françaises, elle fut le théâtre d'une bataille gagnée, lo 26 et le 27 aoiit, par Napoléon sur les Alliés.
— Edifices remarquables, curiosités, collections artistiques et scienti/U/u€S. Rive gauche (Altstadt) : lo château royal, dit palais Georges, parce qu'il fut commencé en 1534 par le duc Georges; collections d'orfèvrorio, do pierres précieuses, etc. Dans le Zwinqer sont installées les collections ethnographiques, minéralogioues, mathématiques et physiques. Lo nouveau musée renferme une des galeries les plus célèbres de l'Europe : deux mille six cents toiles; \'Alhertinum, anciennement l'Arsenal (1559-1563) : archives, collections d'antiquités. Parmi les églises : Yét/line Sainte-Sophie, dite »- do la Cour », construite comme chapelle d'un couvent (1351-1357). Une dos curiosités do
Armes de Dre;
Dresde, c'est la terj^asse de Brûhl (Bruhl'sche Terrasse), ancien reste do remparts transformés en cours-promenade, longeant le fleuve et d'où l'on a une vue superbe sur toute la ville et ses envirops.
Rive droite (Neustailt) : le Palais japonais, acheté par Frédéric -Auguste I", renferme la bibliothèque royale : 300.000 à 400.000 volumes, 3.000 manuscrits, beaucoup d'incunables.
— Industrie et commerce. Dresde produit des instruments de précision, des fleurs artificielles, des eaux minérales artificielles, de la parfumerie, des machines à coudre , des lampes, meubles, gants, articles de luxe divers, etc.
Dresde est la patrie du général vendéen d'Elbée, fusillé en 1794, issu d'une famille saxonne.
Dresde (cercle de), division administrative du royaume de Saxe, qui renferme la pa^io la plus riche des mines (Erzgebirge), et la partie de la vallée de l'Elbe dite y Suisse saxonne » ; 4.33G kilom. carr.. 950.530 hab., huit arrondissements : Dippoldiswalde , Dresde - Ville , Dresde-Altstadt, Dresde-Neustadt, Freiberg, Grossenhain, Meissen, Pirna.
Dresde (conférences ou congrès de), congrès des Etats allemands, réunis sur l'initiative do la Prusse et de l'Autriche. Les représentants des Etats allemands délibérèrent, du 23 décembre 1850 au 15 mai 1851, aux fins d'une revision de laConstitution de la Confédération germanique. Les résultats furent négatifs. La Diète, restaurée, se réunit à Francfort, en 1851. On en était revenu à la Constitution de 1815.
Dresde (traité dk), conclu au cours de la guerre do la succession d'Autriche (1745), par le roi de Prusse avec le roi de Pologne, électeur de Saxe, d'une part, et d'autre partavecMai^e-Thérèse. Auguste lïl gardait son royaume, à charge de faire payer par les états de Saxe et la ville de Leipzig 1 million'de tnalers. Frédéric II reconnaissait comme empereur François-Eugène, époux de Marie-Thérèse, qui venait d'êtro couronné à Francfort, mais conservait ses conquêtes, et notamment la Silésie. Quant à la France, elle avait travaillé pour le roi de Prusse, car tout le fardeau de la guerre retombait sur elle.
Dresde (bat.\ille de). Après la dénonciation de l'armistice de Pleischwitz (U août 1813), Napoléon était parti en reconnaissance vers Bautzen, où se trouvait Bliicher, quand il apprit que Dresde, où il avait laissé Saint-Cyr avec 22.000 conscrits, était menacée par 200.000 Russes, Autrichiens et Prussiens, commandés par Alexandre et Schwarzenberg. 11 revint en toute hâte (22 août) et arriva, le 26, au moment où la bataille avait déjà commencé. Il put briser une attaque générale des coalisés. Pendant la nuit, il reçut des renforts qui portèrent son armée à 180.000 hommes, et résolut de prendre l'offensive. Le 27, la bataille commença par une canonnade, dont fut victime le général Mureau, qui, revenu depuis peu d'Amérigue, se trouvait au quartier général d'Alexandre. Tandis qu à gaucho Ney contenait et refoulait Wittgenstein, tandis qu'au centre, Saint-Cyr se tenait sur la défensive, à droite Murât et Latûur-Maubourg jetaient une masse de 20.000 cava-
1. Château royal. — 2. Palais du prince Georges. —3. Hôtel de ville. — 4. Palais de
justice. — 5. Académie royale des beaux-arts. — 6. Palais. — 7. Muséum Zwingfir. —
8, Albertinum. — 9. Grand jardin du Bplvédère. — 10, Jardin zoologiqiie. — 11. Jardin du
paradis. — 12. Gare centrale. — 13. Gare de Berlin.
Hors sur la droite des Alliés, la rejetaient dans lo ravin de Plauen et lui enlevaient 13.000 hommes, 15 drapeaux et 26 canons. Les souverains alliés , qui avaient perdu 35.000 hommes et craignaient de se voir tournés par Vandamme, en marche sur Tœplitz, battirent on retraite.
Dresde (capitulation dk). Après la bataille de Leipzig. Napoléon, n'ayant pas renoncé à. l'espoir do prendre l'offensive en Allemagne, laissa à Dresde une garnison do 30.000 hommes, sous Gouvion Saint-Cyr et Mouton. Cerné par l'arméo de Klenau, Saint-Cyr se vit, par le manque do vivres, obligé de capituler (U lïov. 1813); il obtint de Klenau que ses troupes rentreraient en France par étapes ; mais l'empereur Alexandre refusa d'admettre la capitulation et rotmt la garnison comme prisonnière do guerre.
Dresde (congrus dk), réunion de souverains qui se tint ù Dresde du ic au 28 mai 1812. En partant pour la Rus-
sie, Napoléon s'arrêta dans cette ville pour y recevoir les hommages des souverains allemands. L'empereur d'Autriche, Te roi de Prusse, le roi de Saxe, la plupart des princes de la Confédération du Rhin l'assurèrent de leur fidélité. Napoléon partit pour Paris, le 29 mai.
Dresden, ville d'Angleterre (comté de Stafford); G. 900 hab. Asile d'aliénés, poteries.
Dresden -ALTSTADT, district d'Allemagne (Saxo [cercle de Dresde]); 106.011 hab. Ch.-l. Dresde.
Dresden-NEUSTADT, district d'Allemagne (Saxe [cercle de Dresde]); 102.543 hab. Ch.-l. Dresde.
DreSLER (Gallus), compositeur allemand du xvi« s., né à Nebra. Il fut cantor à Magdebourg, puis diacre à l'église Saint-Nicolas, à Zerbst. On connaît de lui plusieurs recueils de chansons sacrées à quatre et cinq voix, qui en portent le nombre total à plus de cent cinquante, outre des lieder et diverses autres compositions.
DreSLER (Ernest-Christophe), chanteur et musicographe allemaud, né à Greussenen 1734. mortàCassel en 1779. Il fut maître de la chapelle du prince de Furstenberg, et enfin chanteur à l'Opéra do Catjsel. Dresler a publié plusieurs recueils de chansons, ainsi que les écrits suivants : Fragments d'idées d'un amateur sur les pi ogres de la musique en Allemagne (1767); Réflexions sur la représentation rf'Alceste (1774); Ecole du théâtre pour les Allemands, loncemant l opéra sérieux (1777).
DRESSAGE [drè-saf) n. m. Action ou manière de dresser : Le DRKSSAGK d'uJi échafaud. (Balz.)
— Art milit. Opération ayant pour but de s'assurer, au cours même du forage et après son achèvement, qu'un canon do fusil est aussi rigoureusement rectiligue qu'il le faut pour assurer la justesse du tir.
— Techn. Travail qui a pour but de dresser, de dégauchir les matières : Le dbhssage d^s marbres, des glaces. Il Opération que subit la barre de fer, après avoir été tirée sur le travers de l'enclume ou étirée au laminoir, ii Opération à l'aide de laquelle l'épinglier redresse les bottes de fil d'acier ou de cuivre pour la fabrication des aiguilles et des épingles. Il En métallurgie. Préparation des meules de carbonisation, ii En verrerie, Ebarbage qu'on fait subir aux verres de montres, on enlevant, au moyen de pinces spéciales, les bavures produites lors du coulage en moule.
11 En jardinage, Opération qui a pour objet de fixer contre un mur ou un treillage les branches taillées d'un arbre que l'on destine à devenir un espalier.
— Zootech. Partie de l'éducation'des animaux qui les dresse au travail auquel l'homme les destine.
— Encycl. Art milit. Le rfre^sA^e des canons de fusils se fait aujourd'hui au moyen d'un appareil vérificateur dont la partie essentielle est une petite lunette munie d'un réticule disposé de façon telle qu'il doit coïncider avec sa propre imago reflétée par le canon du fusil, lorsque celuici est parfaitement rectiligne, toutes les imperfections se trouvant manifestées par des défauts de coïncidence.
— Zootechn. Les animauxdomestiques.telsquechevaux, mulets, ânes, bœufs, doivent recevoir de l'homme une éducation particulière qui, tout en développant les aptitudes naturelles de chacun d'eux, les mette à même de rendre de grands services.
Pour le cheval, le dressage diffère suivant qu'on veut faire de cet animal un cheval de selle, une bête de trait ou un carrossier. L'éducation doit être commencée de bonne heure et exige, de la part du dresseur, une grande somme de patience, de douceur et de volonté, s'il veut mener à bonne fin la tâche qu'il a entreprise.
Le mulet et l'âne demandent, à cause de leur caractère parfois rétif et entêté, une somme de volonté plus grande que lorsqu'il s'agit du dressage du cheval. Comme pour celui-ci, les mauvais traitements vont à rencontre du but que l'on veut obtenir. Les animaux no doivent, en effet, être châtiés que s'ils ont commis sciemment une faute grave. Au reste, le mulet et l'âne ne s'emploient -guère que comme bêtes de somme ou de trait.
Le bœuf et la vache, dans leur dressage, doivent être liabitués à porter le joug et à obéir au commandement qu'à l'aide de l'aiguillon le bouvier donne à ces ruminants. Ce résultat s'obtient assez rapidement en prenant soin de
f>lacer sous le joug, en même temps que le jeune bœuf ou a jeune vache à dresser, un animal de même espèce, depuis longtemps rompu au genre de travail que l'on veut obtenir de son compagnon.
Le chameau, le dromadaire, l'éléphant, le renne, sont également aptes à subir un dressage, qui en fait d'utiles auxiliaires de l'homme.
Le dressage savant est un peu plus compliqué et n'est usité qu'avec les plus intelligents des animaux : le singe, le chien, le cheval, l'éléphant. On apprend au chien à marcher sur les deux pattes de derrière, à tenir un fusil au port d'armes, à jouer aux dominos, à sortir d'un jeu étalé par terre une carte désignée, etc. Les chevaux peuvent être dressés en liberté à des exercices similaires ; on les fait valser, rapporter un mouchoir, se mettre à genoux, faire le mort. Tous ces dressages s'opèrent avec de la patience, de la douceur, une ténacité mflexible et.... beaucoup de friandises. Les dresseurs haljiles ont rarement recours aux corrections ; lo fouet ou la cravache qu'ils ont toujours à la main et dont ils appliquent nécessairement quelques coups dans les cas de désobéissance grave ou d'inapplication, sert plutôt à menacer l'animal, à le tenir en éveil, qu'à le châtier cruellement. Pour tous, les premières leçons doivent être très courtes : aussitôt qu'il a obtenu le résultat demandé le dresseur s'arrête, caresse ou récompense la bête et la met au repos; il fait ensuite répéter cette partie de l'exercice jusqu'à ce q^uo l'animal l exécute d'une façon en quelque sorte mécanique, puis passe à une autre phase, plus compliquée, et ainsi de suite. On arrive ainsi à des résultats surprenants : un Américain, Géo Lockhart, a exhibé à Paris un trio d'éléphants, auxquels il était parvenu à faire jouer une série do scènes fort drôles : l'un d'eux, le plus joune, coiffé d'un chapeau de clown et la serviette au cou, s'asseyait à une table de restaurant et appelait lo garçon eu agitant la sonnette avec sa trompe; â mesure qu'on lui apportait succosaivement le pain, les plats, du Champagne, il engloutissait tout en conscience, mais, bien repu, refusait de payer l'addition que lui présentait un second éléphant, custimié en maître d'hôtel ; alors survenait lo troisième, coifi'é d'un chapeau de gendarme, qui saisissait lo délinquant par l'oreille et l'amenait tout piteux, la trompe basse, devant le public érigé en tribunaJ.
DRESSANT {dri-san — rail, dresser) n. m. Nom par Ipiiui-I on ilosigQo les parties les plus voisines do hi vertu-ile. iluns les couches plissées en zigzag dos terrains houillors.
DRESSE {drrss — rad. dresser) a. f. Morceau do cuir qu'on met entre los deux semelles d'un soulier pour le redrosser uuand il tourne, ii Position que l'on donne aux fers pour la confection dos velours de soie coupés, ii En T. do trav. publ., Dresse d'un devis, Rédaction et mise au net do ce devis.
DRESSÉ {Jré-sé) a. m. Manèg. Qualité que possède un cheval dont lo dressage est parfait : Ce cheval a te dressé.
DRESSÉE {drt'-sé) n. f. Botte de fil do cnivfe, du poids de 12 kilogr., destiné à la fabrication des épingles. ii voûte en pierres sèches quo les chaufourniers font dans un four cylindrique, au-dessus du foyor où brûle du charbon do bois.
DRESSEMENT (Urf-se-man) a. m. Action do drosser : Le nui-.ssKME.NT d'une liste.'u Action de dresser lo Ul de cuivre destine à faire des épingles.
DRESSER {dré-sé — du lat. pop. directiare. tiré do direclus, droiti V. a. Lover, meure et tenir droit : Duksser lu télé. Il Faire tenir droit, placer dans la position verticale, mettre debout : Dresser un mal, des quilles, des échelles. Il Eriger, élever : Dresser des slatues. un Irophée. n Monter, tendre, construire : Dresser un lit, une tente, Véchafaud. Il Préparer, disposer, mettre en état : Dresser le couvert, la table, le dessert, il Dresser une batterie. Mettre des canons en batterie contre l'ennemi. — Au tig. Dresser ses batteries, Prendre des mesures pour faire réussir ses projets. Il Préparer on secret et dans une intention perfide : Dresser une embuscade, il Faire, exécuter, arranger les diverses parties Je : Dresser un plan, une carie 5e qéographie. il Rédiger dans la forme prescrite ou ordinaire : Dresser «n acte, un contrat, les statuts d'une société, il Unir, aplanir, rendre droit : Dresser une régie.
— Tourner, diriger : Dresser sa route vers le If. (VieiLx en ce sens.)
— Instruire, former, façonner : Dresser un écolier, un soldat, un cheval, un chien, il Dresser un cheval en guerre. Le mettre à l'orge.
— Fig. Dresser Voreitle, les oreilles, Devenir attentif, écouter.
— Art culin. Disposer sur le plat pour être servi : Dresser des côtelettes en couronne, ii Dresser une pièce. Régulariser les bords d'une pièce de pâtisserie, enlever les bavures de pâte qui peuvent exister.
— Hortic. Dresser une palissade, une haie. Les tondre avec le croissant.
— Mar. Dresser les vergues. Leur donner la position horizontale, lorsque le bâtiment est à l'ancre, il Dresser la barre du gouvernail, La mettre ou la ramener dans une situation parallèle à la quille du bâtiment.
— Techn. Régulariser la longueur des dents d'une carde, n Limer l'aiguille après qu'on en a formé la pointe et qu'elle a été poinçonnée, il Faire passer l'aiguille sous le marteau, après qu'elle a été recuite, n Polir la tige d'une botte avec la main, après qu'elle a été râpée, ii Niveler les pointes d'une carde, ii Donner au feutre la forme d'un chapeau, après qu'il a été foulé, ii Enlever les traits que la scie a laissés sur la pierre à graver, n Redresser les douves d'un tonneau devant un feu sombre, il Enfoncer les pavés également, il Donner la première façon aux plumes. Il Redresser la côte des plumes avec les doigts pour juger de leur longueur et de leur largeur, ii Disposer les pièces de tabletterie on longueur, largeur et épaisseur, avant de les creuser. Il Redresser les soies tordues et mal tournées, n Dresser une glace, La niveler avant lo polissage. Il Dresser un verre de montre. En rogner les bords. Il Dresser un livre. Le battre pour lui donner, avant la reliure, nne épaisseur uniforme, ii Dresser le linge (vxi, L'enKjeseret le repasser, n Dresser les lignes. En T. d'impr^i Les disposer dans leur ordre, sur la galée, à mesure qu'elles sortent du composteur, il Dresser un niveau. Rendre un terrain plan. Il Dresser une palissade, Faire disparaître, en les coupant, les branches d'un espalier qui dépassent les autres. Il Dresser une pierre, L'oquarrir sur toutes ses faces.
Il Dresser le bois. Tracer sur la pièce de bois à équarrir un trait blanc ou noir au moyen du cordeau. — Corroyer le bois, le rendre plan, n Dresser le fil. Faire disparaître les courbures du rtl métallique avec lequel on fabrique les clous.
— Véner. Dresser la voie. En parlant des chiens. Suivre franchement la voie de la béto. ll On emploie la même expression quand, dans un défaut, ils indiquent à leurs compagnons le chemin qu'ils doivent suivre.
— y. n. Archit. Dresser d'alignement. Construire un mur en faisant constamment usage du cordeau.
— Véner. Se dit d'un chien qui suit bien la piste. Il Dresser par les fuites. Se dit d un animal qui, après
avoir fait plusieurs ruses, fuit et perce droit devant lui.
— Les cheveux me dressent à la télé. Mes cheveux se hérissent, j'éprouve des sentiments d'effroi ou d'horreur. (Cet emploi du verbe a vieilli.)
Dressé, ée part. pass. du v. Dresser.
— Bot. Se (lit do tout organe perpendiculaire au plan do sa base : Feuilles dressées, /tameau-r dressés. II Se dit d uno tige ou d'un pédoncule à direction sensiblement verticale, ou encore d'un ovule ou d'une graine insérée ù la base do 1 ovaire ou du fruit et s' élevant dans leur cavité; un embn/on dressé est celui qui provient d'un ovule anatropo, parce qu'il est comme drossé sur le hilc par sa radicule.
Se dresser, v. pr. Etre drossé, n Se trouver, être situé dans uno position élevée, n Se tenir droit ou debout.
— iMg. S insurger, s'élever, ii Se former, se façonner. I, btre érigé, établi, édifié, n Dresser à soi. ii les cheveux
se dressent .sur la tête. So dit pour exprimer un sentiment <1 horreur. (Avec suppression du pronom réfléchi : C'est à faire dresser les cheveux.) ii .S'c dresser sur ses ergots, Prendre uno attitude provocante.
Dresser (Matthieu), émdit allemand, né à Erfurt on 153», mort en 1007. Après avoir suivi les leçons de Luther et do Mélani-hthon, il s'adonna à l'enseignement et fut nommé historiographe par l'électeur do Saxo. Ses principaux ouvrages sont : Ithetoricx inventionis, disposilionis etelocutmms libri IV (1585); Isagoge hislorica (1587); Hislona .Warlini Luthcri (1581) ; etc.
DRESSEUR (drè-teur'), EU8E n. Personne qui dresse, qui est habilo à drosser : Un excellent dresseur de chiens, de chevaux.
— Techn. Ouvrier qui ouvre los peaux destinées à faire
dos gants, ii Ouvrier paveur, qui enfonce uniformément les pavés avec la demoiselle, n Dresseur de meules. Charbonnier qui dispose les bûches du four à charbon, ii Tuyau doier creux emmanche dans uno poignée de bois, qui sert à redresser les pointes des cardes, il Dresseuse de linge. Repasseuse. (Vieux.)
— .\djectiv. : Gantier drrsseijr.
DRESSOIR {drè-soir') a. m. Proprem. Ce qui sert à dresser. Il Table, bull'et, étagère, servant i disposer des objets taisant partie du service de la table.
— Techn. Outil de fer creux, muni d'un manche, dont se servent los ouvriers filassiers pour redresser les pointes
Dressoir {I ;70J.
Dressoir (fin du xvi» s.).
du séran ou carde. (On dit aussi dresskdr.) ii Plaque Je fer employée par les lapidaires, dans l'opération du polissage du diamant, n Instrument qu'emploient les ouvriers dans les fabriques de glaces, pour aplanir les feuilles d'étain et les appliquer sur la glace, avant de verser le mercure, li Barre de bois contre laquelle on appuie les écfaaias, après la vendange.
Il Longue planche munie d'un manche dans son milieu, et à l'aide de laquelle on régularise les bords des couches en damant le terreau.
— Enctci.. Arcbéol.
Lerfressoj'rpeut être un véritable meuble à coffre et à tiroirs, avec tablettes supérieures aménagées pour porter les pièces de service.
Les tablettes étaient ordinairement recouvertes de nappes ou de draperies. Dans le cérémonial princier, le dressoir était une étagère mobile, drapée, posée sur une table où l'on e.xposait, dans diverses cérémonies, la vaisselle
Dressoir (xvi» s.).
d apparat. A partir du xvi» siècle, la confusion des termes ne permet plus de faire, dans les textes, la différence entre le butfet, la crédenco et lo dressoir.
DRESSO-TREMPEUR {Jré-so-tran) a. m. Appareil propre à tremper les limes.
DRET, DRETTE adj. Mot employé par La Fontaine pour droit, droite.
Dreux (lat. Durocasses), ch.-I. d'arrond. d'Eure-et-Loir, à 31 kil. N. de Chartres, sur la Biaise, près de son confluent avec l'Eure; 9.718 hab. {Drouais, aises.) Ch. de f. Ouest. Tribunaux de 1" instance et de commerce, justice de paix. Chapellerie, tanneries, teintureries, fonderies. Commerce do bestiaux, grains, draperies, cotonnades, toiles. L'hôtel
La ctia|>rlli> :S.uiii-I ijiii^. ^ DriMix,
do ville, do stylo gothique avec quelques détails Renaissance (1527-1537), est orné de deux tourelles. L'égliso Saint-Pierre, monument historique, est uno construction composite : choeur du xii' siècle, nef du xv» ; la façade, du xvi« siècle, avec ses doux tours inégales, est l'œuvre de Clémont Métezoau. La ville est dominée par une colline où so trouvent, au milieu d'un jardin public, uno chapelle et les ruines d'un ancien château-donjon, transformé en chambre mortuaire garnie des meubles familiers do jjouis- Philippo. La chapelle Saint-Louis a été bûtio pour servir
Armes de Dreux.