‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 817 sur 870 · DROME · texte numérisé non relu

DROME

DROMA- DAIRE (dèr' — du iat. dro- ?nedarius, dér i V é du g r.

dromas, ados, coureur) n. m.

Mamm. Espèce du genre chameau, répandue à l'é-

J. Dromadaire, — 2. Dromadaires montés (dans rinde).

tat domestique depuis le désert de l'Indus jusqu'au Sénégal, et employée depuis la plus haute antiquité comme bête de somme et comme monture. V. chamkau.

— Fam. Homme ou femme de grande taille et d'allures disgracieuses. (T. d'injure.)

— Kncycl. Milit. Les peuples les plus reculés dans 1 histoire ont employé les dromadaires dans leurs armées.

Dans les temps modernes, les Persans, les Afghans ont tiré grand parti des dromadaires en les employant au transport de l'artillerie, et particulièrement de petits canons montés sur un pivot fixé à la partie supérieure de la selle qui permet de les pointer dans une direction quelconque.

Un régiment de dromadaires fut créé par Bonaparte, pendant la campagne d'Egypte, en l'an VII. Il l'ut recruté dans l'infanterie; les hommes conser vèren t leur armement de fantassins. Le chef de tout détachement était muni d'une boussole pour so diriger dans led^îsert-Les soldats combattaient à pied, leur dromadaire portant un approvisionnement supplémentaire de 150 cartouches, avec dix jours do vivres. Il y avait, par six soldats , un charnel ior, chargé de soigner los animaux et

Soldat du régiment des dromadaires, en 1798.

de les tenir en main pondant le combat, à moins que les hommes no les fissent coucher devant eux, pour s'en servir comme d'un abri.

Ce régiment ne dura que doux & trois ans.

A plusieurs reprises, les dromadaires furent utilisés en Algôrio par le général Bugeaud en 18i-l, par le colonel D'-svaux en 18r»3. Enfin, en isni, \r ministre de la guerre a déridé lacréation,à lOl-Goléali, d'une compagnie de 120 tirailleurs algériens montés à mrhnrï, d'après le nom donné par les Algériens au dromadaire de selle.

L<'s Anjjlais ont aussi utilisé lo dromadaire à la guerre, notamment en Af;^'hariistan en I87y, et au Soudan on I8a7.

DROMADAIRERIE {dé, rî) n. f. Service de transports, fjuo l'on avait aiiirofois organisé au moyen do dromadaires, on Afrique, avant la construction des chemins do for.

DR0MADINÉ3 n. m. pi. Trihu d'oiseaux échassiers, |)lacéo entre los tantalidés et los scolopacidés, et compro-

DromsBOOercus

Dromas.

n. m. Nom scientifique des oi-

nant lo seul genre dromas, qnl est remarquable par son bec A mandibule inférioure renforcée à la b-ase. — Un dbo-

.MAUINÊ.

DROM.SOCER-

C\JS\inè-0'Si'r'-/iuss) n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres , famille des luscinidés , comprenant dos formes de taille médiocre, à queue longue, composée de rectrices dont les barbes espacées rappellent le plumaç:e des émeus, (L'espèce type de ce cunoux genre est le dromseocercus brunneus, de Madagascar, d'un brun roussâtre uniforme.)

DROM«OGNATHES(m(;-o)n.m.

\t\. Nom donné par Huxley aux oiseaux du {^■roupo des tinamous, chez lesquels lo susponseur de la mâchoire inférieure, le ptérygoïde et le palatin, ne sont pas séparés les uns des autres. (Chez les dromjeognatbes, le vomer, très large, est uni à l'extrémité postérieure des palatins et à l'extrémité antérieure des ptérygoïdes, de sorte que ces os n'ont aucune relation directe avec le bec ; en outre, l'extrémité postérieure des ptérygoïdes s'articule avec des apophyses articulaires osseuses du basisphénoïde.) — Un dkom^ognathe.

DROM^US [mé-uss) seaux du ^enre émeu. V. ce mot.

DROMAS [mass) n.m.Genre d'oiseaux échassiers,typede la tribu des dromadinés, comprenantuueseide espèce, répandue depuis la région érythréenne jusque dans l'Inde , aux Seychelles et à Madagascar.

(Le droiyias ardeola, long de 40 centimètres, noir en dessous avec la tète blanche, à calotte cendrée dans le jeune âge, est un oiseau de rivage, qui fait le passage entre les bécasses et les tantales.)

DROMATHERIUM

( ié-7'i-um' ) Paléont.

Genre do mammifères marsupiaux, fossiles dans le trias do l'Amérique septentrionale et apparentés aux myrméeobies actuels, ainsi qu'aux genres jurassiques (riconnaun et spalacotherium.

{ L'espèce type est le dromatherium sylvestre, de la Caroline du Nord.)

Dromdalea-

GUE, paroisse d'Irlande (prev.de Munster [comté do Cork]i, sur le fleuve côtier lien : 3.200 hab.

DROMEn.f.Techn.

Grosse pièce de l)ois, faisant partie de la cbarpen te qui su pporte le marteau d'une grosse forge.

— Arcbéol. Instrument de torture, fait de deux pièces en charpente, qui servaient à serrer les pieds du patient. (Au XEir s. , Guy, troisième vicomte de Limoges, avait une dromo dans la tour de Marbeuf.)

— Mar. Faisceau de pièces do mùturo ou do bois tlultant.

((Réunion des pièces do rechange d'un navire à voiles : mAts, bout-dehors,vergues. , ■ , »^-

Il Mettre l'armement dune embarcation en drome. Disposer avirons, mâts, voiles- sur des fourches pour dégager los iiancsot permettre d'y loger plus de monde.

Il Mettre 1rs embarcations en drame. Les mettre en dedans du navire, à leur posii- ^ de mer, sur le pnn; ou sur les barres d^ théorie. Il La drome d'un port. Réunion do toutes los embarcations d'un port.

— Ùrnith. Nom vulgairo du droma».

— Pôch. Gros cordage qui réunit des filets et tient la bouée. Syn. orin.

DrÔME (la) [Iat. Druna], torrent do France, dans le département qui lui doit son nom. Il part de montagnet dénudées, ayant plus de l.Gûû mètres d'altitude, remplit les doux lacs do I^uc, formés par un éboulcment en 1442, passe devant Die, Saillans,Crost, et se jette dans le Rhône Cours 102 kilomètres.

DrÔme (départkment de la), formé partie du Dauphiué, partie de la Provence et partie du comtat Venaissin et tirant son nom du torrent qui le traverse. Il est compris entre les départements suivants : Ardèche, Isère, Hautes- Alpes, Basses-Alpes etVaucluse. Superf. 6.531 kil.carr.

Ce département comprend 4 arrond. : Valence, chef-lieu. Die, Montélimar et Nyons ; 29 cant., 37it comm. et une population de 303.491* hab. Il fait partie du 1-1* corps d'armée, de la G" inspection des ponts et chaussées, delà 11" conservation des forêts, de l'arrondissement minéralogique do Chambérv. Il ressortit â la cour d'appel et à l'académie de Grenoble, au diocèse de Valence sutl'ragant . d'Avignon.

La presque totalité du territoire de ce département est hérissée de montagnes couvertes de forêts et sillonnées par une multitude de rivières et de torrents qui y prennent leur source. Ces montagnes forment une partie des Alpes de l'ère secondaire, qui s'étendent entre le Rhône et la Durance. La hauteur moyenne est de 1.200 à 1.500 mètres au-dessus du niveau de la mer; les points culminants en sont accessibles, et ou n'y voit point de neiges éternellos. Le Vercors forme un plateau sévère, à are- tes régulières. Le Sud est plus déchiqueté, érodé. Les cours d'eau sont, pour beaucoup, de vrais torrents ; le plus beau est la Bourne, au nord. Le département est fécondé par le canal de Robinet et par le canal de la Bourne, qui arrose toute la vaste plaine de Valence. On y trouve plusieurs sources d'eaux minérales; notamment, celles deCondillac, de Poatde-Barret et de Propiac.

Les montagnes de ce département, de formation secon-

daire, so composent d'argiles ou de calcaires; les plainos (terrain tertiaire) sont argileuses. On y trouve des terrains diluviens et postdiluvions (sable ar^ïloux et cailloux roulés). Les richesses minérales consistent en for, lignite, plomb, cuivre, soufi'o ; on v trouve aussi des carrières do plâtre, do molasse, de tuf, de granit, d'albâtre, d'argile, do sable, do marne bleuo, do pierre meulière, do lorro à poterie, etc.

Lo climat est, on général, vif, pur et sain, plutAt froid que tempéré ; los liantes montagnes sont couvertes do neige pendant la plus jurande pariie de l'unnéo, et il n'y a guère que la portion longeant le Rlione â l'oeoident uni so rossouto do la température méridioualo sous laquello

DROMÉE — DRONTE

le département est situé. Les vents dominants sont ceux du nord ei du midi.

Au point de vue de la production agricole, le département de la Drôme présent© deux parties bien distinctes : les montagnes et la plaine. Celle-ci comprend les quatre bassins de Valence, de Montélimar, de Pierrelatte et de Grignan. C'est la partie la plus riche et la mieux cultivée de la Drôme. La diversité du sol et de l'exposition amène nécessairement des différences dans la culture : l'olivier mûrit dans le Sud ; la garance, la rhubarbe, le mûrier et l'olivier sont cultivés à côté des productions communes au reste de la France. La Drôme produit du blé, des pommes de terre, du vin. Des principales cultures industrielles, l'une, la garance, a été écrasée parles couleurs chimiques; l'autre, le mûrier, très éprouvée par la maladie des vers à soie. La Drôme est le premier département pour le mûrier et la production de la soie.

Le vin est récolté principalement dans la vallée du Rhône, et surtout dans l'arrondissement de ^'alence, qui possède ie cru de l'Ermitage. Ensuite, viennent les vignobles de Crozes, Larnage, Mercurol, Chateauneuf-de-l'Isére, qui produisent de bons vins; Rochegude, qui donne un vin rouge au bouquet tout particulier ; Die, qui récolte des vins blancs mousseux, connus sous le nom de clairette de Die. On fait aussi, dans ce département, des vins muscats assez savoureux.

Dans les montagnes, les principaux produits sont les fruits, le bois et le bétail.

La propriété est extrêmement morcelée.

L'activité industrielle de la Drôme n'est pas concentrée à Valence, mais se trouve aussi à Bourg-de-Péage, Dieulelït, Crest, Romans, s'exerce principalement sur la manufacture des laines et la préparation des soies ; des poteries de grès ; des mégisseries et tanneries ; des papeteries ; des chapelleries ; des tuileries ; des scieries ; des corderies ; des fabriques de pâtes alimentaires ; des brasseries ; des fonderies de métaux ; des conliserios (citons le fameux nougat de Montélimar).

DROMÉE n.f. Un des noms scientifiques du genre casoar.

Dromgold ou DrumgOLD (Jean', littérateur, né et mort à Paris (1720-1780). Grâce à la protection du cardinal Fleury, il fit ses études au collège de Navarre, professa la rhétorique, puis devint secrétaire des commandements et aide de camp du comte de Clermont. En 1762, il accompagna le duc de Nivernais, envoyé en ambassade en Angleterre. Par la suite, Dromgold devint commandant de 1 Ecole militaire. Parmi ses écrits, nous citerons: liéflexions sur un imprimé intitulé « la Bataille de Fontenoy », poème (1745), critique du poème de Voltaire; Charles et Vilcours, idylle (1772) ; Avis aux vivants au sujet de quelques morts; la Gaieté, poème.

DROMICA n. f. Genre de coléoptères carnassiers, famille des cicindélidés, comprenant des insectes de taille assez grande, robustes, caractérisés par lenrs élytres convexes et fortement carénés. (On connaît une quinzaine d'espèces de dromica qui habitent l'Afrique méridionale et occidentale, du Cap au Transvaal : elles sont ordinairement bronzées.)

DromighÉTÈS, roi gète qui, vers 300 av. J.-C, dominait du bas Danube aux Karpathes. Il fit prisonniers Agathocle, puis son père Lysimaque, roi de Thrace, qu'il renvoya moyennant la main de sa lille et le territoire situé aa N. du Danube.

DROMICIE {si) ou DROMICIA {si) n. m. Sous-genre de phalangers, comprenant des formes australiennes de petite taille, ressemblant à des loirs ou à de petites sarigues, et dont on connaît trois espèces.

— Encycl Le dromicia glirifonnis, de Tasmanie, de la taille d'un loir, gris avec le ventre blanc, avec la queue assez longue fortement renflée à la base, eflîlée à l'extrémité, qui est nue, peut être" pris comme type du genre. Le dromida concinna, de la taille d'une grosse souris, vit sur le continent australien. Le dromicia u«ico/o?' est propre à la Nouvelle-Galles du Sud.

DROMIE {mî) ou DROMIA n. f. Genre de crustacés, famille des dromiidés, comprenant des petits crabes globuleux velus, à fortes pattes courtes, dont les deux dernières paires, relevées sur le dos, sont armées de pinces didactyles.

— Encycl. On connaît quelques espèces de dromîes, réparties dans les mers chaudes et tempérées. Celle d'Europe, habitant l'Océan et surtout la M^éditerranée, est la dromia vulyaris, qui vit cachée sous les petites éponges qu'elle transporte fixées sur son dos, avec des algues et maints corps étrangers. Ces crabes indolents demeurent immobiles, ainsi dissimulés, et ne nagent guère qti'au moment du solstice d'été, quand les femelles se mettent à pondre.

DROMIIDÉS n, m. pi. Famille de crustacés décapodes brachyurcs, groupe des notopodes, caractérisée par les dernières pattes postérieures insérées sur la région dorsale. — Un DR0.M1IDK.

— Encycl. Les crabes de la famille des dromiidés sont carrés ou trapézoïdes, do taille médiocre, et habitent les mers chaudes et tempérées. Les principaux genres sont : dromie, homole, latreillie, corystoide, bellia, etc. Quelques genres fossiles sont représontés dans le crétacé et le tertiaire.

DR0MIU8 (mi-uss) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, famille des carabidés, tribu dos lébiiués, comprenant des petites formes allongées et aplaties, do teintes vives ot variées, qui vivent sous l'écorco dos arbres, ou au bord dos eaux. (On en connaît une centaine d'espèces, réparties sur tout le ^lobc, mais principalement dans les régions tempérées. Quelques-unes sont communes eu France.)

DROMME n. m. Pièce d'artillerio. (Vx.)

DROHOCOCCYX {kok'-êiku) n. m. Sousgenrc de diplopterut , comprenant des coucous à longue queue, à nec haut, court, arqué, dont on connaît huit espèces américaines. (Les dromococcyx sont répandus depuis le Mexique jusqu'au BrésiL On peut prendre comme tvr>e do ce sous-genre le dromococcyr pluuianellus, du Brésil. ) V. wploptbrb.

l^ROMOD, paroisse d'Irlande (prov. de Munster [comté de Kerry]), sur la baie de Ballinskellig ; 3.400 hab.

DROMOGRAPHE (du gr. dromos, course, et fjva-phein, écrire) n. m. Appareil enregistreur de la vitesse de la marche.

Syn. de odograpue.

DROMOL^A [lé) n. f. Sousgenre de traquets , comprenant dcsoiseauxassez massifs, hauts sur pattes, et dont on connaît une douzaine d'espèces, répandues dans les régions arides et désertiques de l'ancien monde.

(Le sud de l'Europe possède une espèce [dromolfea leucura] ; le genre s étend jusqu'au sud de l'Afrique [dromolxa cursoria, du Cap].)

DROMOMÈTRE (du gr. dromos, course, et métron, mesure) n. m. Appareil employé pour apprécier la vitesse d'un train

entre deux points déterminés et qui sert à contrôler les indications données par le dromoscope.

— En'cycl. Cet appareil consiste eu un tube de cristal rempli de benzine et contenantun petit curseur en argent. La vitesse du

train est indiquée par la chute du curseur dans le tube gradué, qu'on maintient vertical pendant l'observation.

DROMON (du gr. dromôn, coureur) n. m. Mar. anc. Nom d'un ancien vaisseau de charge et d'un vaisseau de guerre. 11 Navire de guerre à rames, d'origine sans doute byzantine, en usage au moj'en âge.

— Encycl. Les dromons avaient, au moyen âge, un,

Dromomètre.

Dromopétard : 1, Elévation, 2. Plan.

DromoD.

deux ou plusieurs rangs de rames, superposés, comme ceux des galères antiques. Ces vaisseaux, très anciens, dont il est fait mention dès le ix* siècle, sont les ancêtres des galères des xv* et xvi» siècles. Jusqu'à la fin du xiv siècle, le terme » dronion » est toujours employé avec ses variétés dites ; chelande, chelaode- huissier, chelande-pamphile, pamphile et galée. Cette dernière était le l'ius petit modèle, et n'avait qu'un rang de rames.

Dromon, poète comique athénien du iv siècle avant noire ère. Il ne nous reste de lui que deux fragments iransm is par Athénée.

DROMOPÉTARD

{tar — du gr. dromos, course, et do pL'fard) n. m. Signal acoustique, placé sur la voie ferrée pour indiquer la vitesse d'un train entre deux points déterminés. (La vitesse est calculée par le temps écoulé entre la détonation successive de deux pétards.)

DROMORE(lat.

Druinoria) , ville d'Irlande (prov.

d'Ulster [comté do Down]), sur le fleuve côtierLagan; 10.000 hab. Evêché catholique. Commerce de toiles. Source minérale. ~ Ville du comté de Tyrono; 5.000 hab. Marais mouvant.

DROMORNIS {itiss) n. m. Paléont. Genre d'oiseaux coureurs, apparentés aux casoars, fossiles dans le pleistocène d'Australie. (L'espèce type du genre est le dromm^nis Austridis, grande forme connue par quelques débris.)

^ DROMOS {moss — mot gr. qui signif. course) n. m. Antiq. Nom donné par les Grecs à des champs de course ou à certaines avenues.

— Encycl. Le mot dromos, chez les Grecs, désignait soit la course en général : soit les luttes, à la course à pied ou en char ; soit l'emplacement pour courir : stade pour les courses à. pied, hippodrome pour les courses en char, cour do gymnase pour les exercices des jeunes gens; soit un heu de promenade, les allées d'un jardin (par exemple les allées do l'A carfifmie, près d'Athènesl, les avenues qui précédaient certains temples, ou bien un espace couvert, une sorte de préau.

DROMOSCOPE (s/ro/)' — du gr. dromos, course, ot sA-o/jetn, examiner) n. m. Signal optique, placé sur une voie ferrée pour indiquer la vitesse d un train entre deux points déterminés.

— Encycl. Le dromoscope se compose de deux pédales installées sur la voie et distantes l'une de l'autre de 50 mètres. Quand la première roue de la locomotive passe sur la première pédale, elle déclenche un disque situé à 150 mètres au delà et lui imprime un mouvement de rotation. Lorsque la même roue passe sur la seconde pédale, elleenclenche ledisquo dont le mouvement de rotation cesse brusquement. La dimension do l'arc décrit par le disque indique au mécanicien la vitesse de son train, qu'il diminue ou augmente, suivant les besoins. Généralement, le dromoscope est installé en avant d'un point dangereux de la voie.

DROMOSCOPIQUE

[sko-pik' — rad. drouioscope] adj. Qui sert à régler lamarche d'un coureur.

Dromtariff, ville d'Irlande (prov. de ^i- ™

Munster [comté de Dromoscope.

Cork]), sur le fleuve côtier Blackwater; 2.600 hab. Charbon de terre, pierre à chaux.

Dronero, ville d'Italie (Piémont [prov. de Coni]), près du confluent de la Macra avec la rivière de Roccai)runa ; 8.100 hab. Collège communal, fabriques de pâtes alimentaires, filature de sole.

Dronfield, ville d'Angleterre (comté de Derby), sur un affluent du Rother; 10.000 hab. Houillères et usines métallurgiques aux environs.

DRONGAIRE {ghèr — rad. dronge) n. m. Titre militaire byzantin.

— Ency'cl. Dans l'armée de terre, ce terme désignait un officier commandant l'une des subdivisions du thème ou légion, subdivision dont l'efifectif paraît avoir été de 1.000 hommes. Dans certains régiments de la garde, un drongaire était subordonné au domestique.

Dans la marine, les dronçaires étaient des personnages plus importants. Les contingents des thèmes maritimes étaient commandés par un drongaire : le plus considérable de ces fonctionnaires était le drongaire des Cibj/réotes. Le commandement suprême de la flotte appartenait au grand drongaire, souvent appelé aussi drongaire des vaisseaux de guerre (twv uXwt^itJv ) ou de l'armement naval (toO erc6\o\>) : c'était, à la fois, le grand amiral et le secrétaire d'Etat de la marine. Enfin, le drongaire de la veille (xf,; piT>ïiOi commandant des vigiles, attaché d'abord à la personne de l'empereur et chargé de la police du palais, devint avec le temps le préfet de police de la capitale.

DRONGE (rfï'on/) n. m. Subdivision de la légion byzantine ou thème, ayant probablement un efl'ectif de l.ooo hommes.

DRONGO (mot malgache) n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des dicruridés, comprenant des formes de taille moyenne, noires, à reflets bleus ou verts, à queue fourchue, à bec long et crochu à son extrémité, muni do soies à sa base.

— Encycl. Les drongos, dont le ,/jr ^^""^f/^^ nom scientifique "^ ^^^s--""^ est dicruTus, Drongo. comprennent

plus de quarante espèces, réparties dans les régions tropî- ( aies de l'ancien monde. Le dicrurus balicassius, répandu de l'Australie aux Philippines, long de 30 centimètres, est d'un vert doré très foncé; le dronço paradisier {dicrurus paradiseus), un peu plus grand, noir à reflets bleus, très commun dans 1 Inde, s'apprivoise et apprend assez bien à imiter le cri de divers animaux, lis sont insectivores et vivent dans les bosquets, ne fuient pas le voisinage de l'homme et se posent volontiers sur le dos des bestiaux pour manger leur vermine. Ou a divisé les drongos ou dicrurus proprement dits [dici'uj'^iis f^ircatus, Malaisie), en trois sous-genres : edolius (Madagascar et ZambèzeJ; dissemurus (Inde); dicrauostreptus (Papouasie).

Dronkah, petit village d'Egypte (Haute-Egypte [prov. do Siuutj), sur le Bahr-Yousouf. Tombeaux sculptés et peints des princes de la ville d'Hypsélis. Vieux couvent copte, placé sous l'invocation d'Amba Severos et dont les moines avaient, au xvii" siècle, la réputation d'habiles faux monnayeurs.

Dronne (la), rivière de Franco, qui descend des monts du Limousin, d'un massif de 550 mètres, coule vers le S.-O., à travers un terrain calcaire, baigne Brantôme et Bourdeillcs, passe tout près de Ribérac, d'Aubeterre, do La Roche -Chalais et de Contras, et se perd dans risle. Cours 189 kil. ; eaux transparentes, vallée très gracieuse.

DRONTE (mot indigène de l'île Maurice) n. m. Genre d'oiseaux coureurs, type de la famille des dididés, comprenant des formes éteintes qui vivaient encore au xvii" siècle, aux îles Mascareignes.

— Encycl. L'espèce type du genre dronte est le didus inrptus, vulgairement appelé dodo (du hollandais dodar.iou dodoors, paresseux). Découvert par des marins hollandais,

Droute.

en 1598, à nio Maurice, co çros oisoau, marchant mal et tncapablo do volor, fui vite détruit. Le drodte avait 70 coiitimôtres de haut, le poids ot le volume d"un dindon, les ailes courtes et yrôlos, les pattes fortos, à quatre doigts,

10 bec allongé et recourbé au bout. Il n'est plus connu aujourd'hui quo par dos débris fossiles ot quolquos fragment^ de têtes ot pattos existant aux niuséos d'Oxford, do Londres, de Copenhague et de Prague. Quelques individus vivants d'aprôs lesquels on exécuta des pointures furent apportés en Europe, au xvii» siècle. En 1679, lo dronto avait cessé d'exister.

Drontheim (on nnrvép;. Trondhjem), ville de la péninsule Scandinave (Norvège»), A l'emboui'hure do la Nid dans le fjord dt; Dront/ieim; la plus septentrionale des grandes villes d'Europe; 3:i.r<oo hab. Après de nombreux incendies, elle est devenue une cité à peu près régulière, avec rues larges. Vieille catliédrale, qui est la plus belle église de Scandinavie. Troisième port du royaume, après Christiania ot Bergen.

Drontheim (fjord de), l'un des grands fjords de Norvège, indeutation do l'Atlantique ; longueur 155 kilom., surface 20.000 kil. carr. Grande animation, due au commerce do la ville qu'il baigne.

Drontheim-NORD (Nordre Trondhjem), am^ ou préfecture de Norvège; région schisteuse de plateaux, de monts jusqu'à 1.320 mètres, de fjords, lacs, torrents à cascades; céréales, pommes de terre, beaux pâturages; pioche; pou d'industrie, quelque commerce ; 22.78S kilom. carr.; 81.526 hab. Chof-hou Levanijer.

Drontheim- SUD ( Sondrk Trondhjem ) , amt do 18.006 kil. carr., de 123.750 hab., occupé par le plateau de Drontheim, étendue schisteuse dont l'altitude va de 600 à 1-500 mètres, avec monts neigeux de plus do 2.000 mètres ; pays en somme froid, morne, stérile. Commerce, industrie concentrés à Drontheim, qui est le chef-lieu.

DROP {drop' — mot angl.) n. m. Appareil employé en Angleterre pour le chargement des navires. (La pièce principale est un plateau qui, déchargé, remonte de luimôme à la hauteur d'un plancher où les marchandises sont amenées par une voie ferrée, et qui, rechargé, descend sur le pont du navire.)

DROPACISME (sissm') n. m. Méd.

Application de l emplâtre dropax. il Evulsion des chovoux par cet emplâtre.

DROPAX [pakss) ou DROPACE {pass) [du gr. drôpax, même sens] n. m. Antiq. gr. Onguent épilatoire.

— Pharm. Ancien nom de l'emplâtre de poix de Bourgogne, vulgairement appelé calotte, dont on recouvrait la tête des teigneux après l'avoir rasée, et que l'on enlevait ensuite de force pour arracher les bulbes des cheveux.

DrOPT. Géogr. V. Drot.

Drosay ou Drosai (Jean de), humaniste français, mort vers 1.^50. Il professait le droit à Caen et était très versé dans la connaissance do l'hébreu et des langues classiques. On ado lui un ouvrage rare et curieux : c'est une grammaire polyglotte intitulée : Grammaticx quatrilinguis vartitiones (Paris, 1544).

DROSCE [dross) n. f. Nom donné, dans le Poitou, aux grains de rebut provenant dos céréales.

DROSGHKI. DROCHKI ou DOROSCHKI D. m. En Russie, Voiture de place à quatre roues, suspendue par des rcssortsets'attelaot à un ou trois chevaux.

11 On dit aussi

DROUSKl et DROJKY.

DROSÉRA- GÉE3 [sé-ra- Sf*) n . f . pi.

Famille de Droachki.

fdantesdicotyédones dialypétales superovariées. — Une drosêracér.

— Encycl. Les drosêracécs (110 espèces réparties entre 6 genres, dont drosùre, drosophi/lle, alarotmnde, dionée, otc), sont des herbes vivaces, habitant les marécages et tourbières des régions chaudes et tempérées. Leurs feuilles, à vcrnation circinéo, sont réunies on une rosette radicale. Leurs fleurs, régulières et pentamères, contiennent ordinairement 5 étaminos extrorsos (do 10 à 20 chez la dionée) ot un ovaire à placentation pariétale, formé de 5 (dionéo)ou des (drosôre) carpelles. Le fruit est une capsule, et les graines ont un albumen charnu. [La plupart des droséracôes sont des plantes carnivores.]

DROSÈRE ou DR03ERA ( :(l — du gr. drost'fa, couvert de roséo; n. m. Gonro de plantes carnivores, de la famille des drosilracécs .

— Encycl. Lo genre dmsftre contient une centaine d'espèces [dronern rotundifolla, la plus commune ; droite r^ intermedia , droficra lon/fifolia , otc qui vivent généralement au milieu de^ sphaignesdes tourbières. Les fouilles forment une rosette radicale, du centre do laquelle se détache la hampo florifère; chaque feuille a un limbo spatule, dont la portion torminalo et largo porto, sur .son boni ot sur sa face supérieure, do nombreux tentacules. Parcouru par un grôlo faisceau libéro-ligneux, chaque tentacule so terminé par une glande dont la surface exsude une gouttelette liquide brillant au soleil, d'où lo nom do rosaoltH (rosée du soleil),

au'on donne souvent â la plante. Au contact du corps 'un insecte, les tentacules so courbent ot s'onchovûtront

DRONTUEIM

Page 1