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CODICILLE

Code rural. Citons, notamment, les lois du 20 août 1881, du 2 août 1884, du 4 avril 1889, des 9 et 18 juillet 1889, du 22 juin 1890, qui règlent les diverses matières intéressant la protection des propriétés rurales et les rapports de voisinage.

8" Code de justice militaire. Il y en a deux, en réalité ; l'un pour l'armée de ten'e, l'autre pour Varmée de mer ; ce dernier, un peu plus étendu, puisqu'il renferme 376 articles

— au lieu de 277 — et un peu plus récent, puisqu'il n'a été promulgué qu'en 1858.

Le code de justice militaire pour l'armée de terre, promulgué en 1857, a été modilié plusieurs fois depuis, notamment en 1872, 1873 et 1875, en raison des changements introduits à cette époque dans l'organisation militaire de la France.

Ce code se divise en quatre livres : le premier traite de l'organisation des tribunaux militaires; le deuxième détermine la compétence de ces tribunaux ; le troisième règle la procédure à suivre devant eux, et le quatrième, enhn, est consacré à la définition des crimes et délits militaires, aux peines qui doivent en assurer la répression et aux eff'ets qu'emportent ces peines.

De ce que le code militaire ne remonte qu'à 1857, il no s'ensuit pas qu'on ait attendu jusque-là pour soumettre les militaires à une juridiction spéciale. Cette coutume est, au contraire, aussi ancienne que les armées ellesmêmes. Pendant toute la durée de la monarchie française, les gens do guerre relevèrent de toute une série de juridictions qui disparurent en 1789. Mais, dès l'année suivante, on s'occupa de réorganiser la justice militaire, et ditîérentes sortes de tribunaux furent successivement créés en 1790, 1792. 1793. 17iiD et 1796. Cette dernière organisation, qui substituait aux conseils militaires institués par la Convention les conseils de guerre permanents, fut complétée en 1797 par la création de conseils de revision permanents, et l'on peut dire qu'elle s'est maintenue, quoique plusieurs fois profondément modifiée, jusquen 1857. Pourtant, sous la Restauration, après l'abolition des différents tribunaux extraordinaires créés pendant l'Empire, diverses commissions furent chargées de préparer une réorganisation de la justice militaire. Mais la révolution de 1830 vint interrompre la discussion du code de justice militaire, dont la Chambre des pairs avait été saisie en 1829. Et, depuis lors, aucun des projets étudiés ne put aboutir — jusqu'au jour, où, sous le second Empire, le maréchal Vaillant fit élaborer un projet nouveau qui fut voté en 1857, et promulgué le 4 août de cette môme année.

Dans l'exposé des motifs de ce projet se trouvait défini V " esprit général » qui avait présidé à la rédaction du code. L'organisation des tribunaux militaires avait pour but : n d'assurer la répression éclairée, mais énergique, de tous les actes contraires à la discipline, en consacrant l'indépendance des juges et les garanties de l'accusé »;

— u tle maintenir la séparation des juridictions civiles et militaires, sauf de rares exceptions commandées par des circonstances extraordinaires » ; — u d'assurer une célérité d'instruction et de procédure permettant d'obtenir la rapidité de répression indispensable dans les armées >>; — enfin, «de modérer les peines, pour les mettre en rapport avec les progrès des mœurs publiques, sans cependant désarmer la puissance militaire ".

C'est en vue de ces ditférents résultats que le code a créé des conseils de guerre et des conseils de revisioîi permanents, ainsi que des prévôtés aux armées, opérant en territoire étranger ; qu'il a réglé la compétence de ces différentes juridictions et la procédure à suivre devant elles; qu'enfin, il a déterminé les peines destinées à réprimer les aifférents crimes et délits militaires.

Il convient, enfin, d'ajouter aux divers codes dont nous venons de parler, le Code disciplinaire et pénal de la 7narine marchande {dé CT.-\. des 24 mars 1852 et 29 janv. 1881).

— BiBLiûGR. : Durand et Paultre, A'our^eau Code général des lois françaises (1893); Rivière,' Fausiin-Hélie et Pont, Codes français et Lois usuelles {IS93); h. Tripier, les Codes français (1893); Teulet, Dictionnaire des Codes français (Paris, 1874) ; Gilbert Sirey et Jean Sjrey, Code civilannotc (1892,3' édit.); Rogron, Code civil expliqué {Pacis^ 1884, 20" édit.).

Code civil : Locré, la Législation civile (1^21); do Folleville, Introduction historique à l'étude du Code civil (Paris. 1876); Portalis, Discours, rapports et travaux i7iédils sur le Code civil (Paris, 1844) ; Aubry et Hau, Cours de droit civil français (1897); Baudry-Lacantinerie, Trai/t: théorique et pratique de droit civil (t'aris, 1896-1898).

Code de procédure civile : Locré, Esprit du Code de procédure Civile (1816J; Biochc, Dictionnaire des juges de paix et de police (Psiris, 1851-1852); Glasson, ies iiources de la procédure civile française {Pa.ris, 1882); Garsonnet, Iraité théorique et pratique de procédure (Paris, 1892-1897).

Code de commerce: Dalloz et Vergé, Code de commerce annoté (Paris, 1877); Locré, Code de commerce; Paulet, Code du commerce et de l'industrie (1891); Sebire et Carleret. Encyclopédie du droit ; Lyon-Caen et Renault, Traité de droit commercial {Pz.ns^ 1889-1897).

Code pénal : Chauvcau, Code pénal progressif (1832) ; Cbauveau, Faustin-Hélie et Villcy, Tlu'orie du Code pénal (1888, 6» édit.); Locré, Code pénal; Roland, De l'esprit du droit criminel aux différentes époques (Paris, 1880); Tissot, le Droit pénal étutUé dans se$ principes et dans Iff lois des différents p*^upl'-K du monde; Tarde, la Philosopha pénale (1890); les D" Lacassagne, Corre, Aubry, Bournet, Motet, Magnan, etc., Etudes de criminologie.

Code d'instruction criminelle : Locré, Discussion du projet de Code criminel (1831); Sebire et Cartcrct, Encyclopédie du droit ; Faustin Hélic, Traité de l'instruction criminelle (Paris, 1860-1807).

Code forestier: Brousse, Code forestier (1827); Baudrillart, Code forestier (1832); Jacquot, les Codes de la législation forestière (1866).

Code rural : Gucrmcur, Commentaire de la loi du 9 juillet i889 relative au Code rural (Paris, 1889).

Code de justice militaire : Victor Nicolas, Commentaire complet du Code de justice militaire 'Paris, 1897).

— III. Droit ktranokr. Signalons le Code Léopold, nom donné au recueil des lois, ordonnances et coutumes publié en 1701, pour la Lorraine, par le duc Léopold 1", et, on Amérique, les recueils désignés sous les noms de Code hleu et de Code noir, qui méritent d'être signalés par l'inlérot particulier qu'ils ont offert. Le Code bien était le code des colonisatcura do l'Amérique du Nord. Cette législation draconienne, inspirée par l'esprit fondamental et primitif de la colonio anglo-âaxonne, fut en pleine

vigueur pendant les règnes de Louis XIV et de Charles II. Le Code noir (loi do mars 1685) réglait, dans les colonies fram^aises, le sort des esclaves et des affranchis. Les anciennes lois relatives aux hommes de couleur et aux esclaves des Etats du Sud étaient appelées aussi Codes noirs.

— Actuellement, presque tons les Etats du globe possèdent des codes proprement dits. (V. codii-'ilateon.) Les codes étrangers les plus importants sont traduits en français; ces traductions forment la collection du Comité do législation étrangère, établi au ministère de la justice, et sont duos à la collaboration active des membres de la Société de législation comparée.

— Les pays étrangers ont une organisation de la, justice militaire plus ou moms analogue à celle de la France. En Allemagne, où il existait pilusieurs codes militaires applicables aux différentes régions de l'empire, l'unification en a été réalisée par l'adoption d'un code de procédure pénale militaire applicable atout l'empire. En Angleterre, la loi, dont la base est le mutiny bill voté chaque année par la Chambre des communes, ne renvoie les membres de l'armée devant les tribunaux militaires que pour les crimes ou délits spéciaux (pour les crimes do droit commun, les militaires relèvent des tribunaux civils). En Autriche, la justice militaire ne poursuit également que les crimes et délits militaires dont les auteurs sont présents sous les drapeaux; tous les crimes et délits de droit commun, ainsi que ceux d'ordre militaire commis par des soldats en congé illimité, sont de la compétence des tribunaux civils. En Italie, les militaires de la milice sédentaire sont, comme ceux de l'armée active, assujettis à la loi militaire , dont relèvent également, même après avoir quitté l'armée, les individus qui, pendant leur temps de service, auraient commis un crime ou délit militaire.

Code noir (i.e), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe, musique de Clapisson, représenté à l'Opéra- Comiquo le 9 juin 1842. C'est l'histoire de deux esclaves fugitifs de la Martinique qui, retrouvés et reconnus longtemps après leur évasion, sont repris et vendus au profit de l'Etat, en vertu du fameux "Code noirn. 11 va sans dire que les choses s'arrangent, et que tout finit par un mariage qui dénoue une intrigue secondaire. Les défauts du livret semblent avoir porté tort à la musique, qui contient quelques jolies pages.

CODÉATE n. m. Sel dérivant de l'acide codéiquo.

CODÉBITEUR, TRICE (du préf. co, et de débiteur) n. Personne qui a contracté une dette conjointement avec une ou plusieurs personnes : Codi-:bitkdrs solidaires.

CODÉCIMATEUR (du préf. co, et de décimateur) n. m. Celui qui partageait les aimes avec un autre.

CODEGUA, ville du Chili (prov. d'O'Higgins [dép. de Ranoagua]), près du rio côtier Maïpo ; 2.345 hab.

CODÉINE n. f. Alcaloïde découvert dans l'opium.

— Encycl. La codéine s'extrait do l'opium, où elle coexiste avec la morphine, dont elle est un dérivé méthylé ; sa formule serait C'MI"(OCH')(OH) AzO,H*0. Découverte en 1832 par Robiquet, Grimaux l'a obtenue synthétiquement en traitant la morphine par l'iodure de méthyle en présence do potasse; depuis, plusieurs brevets utilisent industriellement cette réaction pour convertir la morphine, moins coûteuse, en codéine.

— Extraction. La codéine s'extrait de l'opium en épuisant celui-ci par l'eau froide; les liquides évaporés avec du marbre laissent, après reprise jiar l'eau du résidu, un dépôt de méconate de chaux, tandis que les alcaloïdes se dissolvent; dans cotte solution, le chlorure de calcium acide détermine une cristallisation des chlorhydrates de morphine et de codéine. Les alcaloïdes sont séparés par l'ammoniaque, précipitant la morphine et dissolvant la codéine ; la purilication est achevée par une série de cristallisations dans l'eau, l'alcool, l'éther, et par des décolorations au noir animal. Un kilogramme d'opium selon la provenance ne fournit que 5 à 20 grammes de oodéine.

— Propriétés. Pure, la codéine, évaporée de sa solution dans l'éther, est anhydre; cristallisée on octaèdres incolores, fusibles à 153", la solution aqueuse abandonne des cristaux orthorhombiques contenant une molécule d'eau; cliauffée avec peu d'eau, elle fond en un liquide huileux. Cet alcaloïde est plus soluble dans l'eau que la morphine et encore plus dans i'étiier ; la potasse la dissout à peine ; l'ammoniaque agit comme l'eau. Les solutions alcooliques dévient à gaucho la lumière polarisée.

C'est une base énergique, formant avec les acides dos sels bien définis ; elle précipite, de leurs combinaisons, les oxydes de fer, de cuivre, de plomb, etc. — Ses réactions caractéristiques sont des colorations : verte, devenant rouge avec le sélénite d'anmioniaque, bleue, avec l'hypochlorite de sodium acidulé. Kilo diffère de la morphine par sa solubilité dans l'éther et par son absence de propriétés réductrices.

Les divers réactifs l'attaquent : l'acide nitrique , le chlore et le brome forment des produits de substitution; l'iode se combine directement ; Yiodocodéine cristallise en tables rubis insolubles dans l'eau ; les li(|ueurs de codéine absorbent le gaz cyanogène, donnant naissance à une base cristalline, la cyanocodéine. L'acide sulfurique et les déshydratants transforment la codéine en une série d'isomères et do polymères: Yapocodéine, la codénine on dicodéine, la tricodéine, etc. Los ioduros d'éthylo, de méthyle, engendrent des éthers.

— Usages. La rodéine est un narcotique, hypnotique comme la morphine, mais moins toxique, employé avec succès contre la cotjuoluche, la boulimie et la gastralgie. Los préparations les plus usitées sont le sirop (20 ceutigr. d'alcaloïde dans lOû gr, de sirop do sucre) et les sels chlorhydrate, phénate, phosphate ; ceux-ci, plus solubles (|uo la base liore, conviennent particulièrement pour les injtMUions hy podernii(|ues.

CODÉIQUE adj. Se dit d'un acide existant dans la codéiiii'.

CODEMANDEUR, DERESSE (du préf. en, et de dcmayidi-uvi 11. Personne (pli tormn une demande on justice conjointeniniit avnc une ou plusit^ur.s autres.

CODEMO-GERSTENBRAND i Luigia), femme de lettres italienne, née à Tréyisn i^n I82H, morte à Venise en 1898. C'est aux paysanneiies de Goorgo Sand que les récits do Luigia Codomo se rattachent plus pariiculièroment. Tels sont : les Nouveaux J{ichc.s ilHi>f>); la /{évolution à la maison ti867j ; Eleur des prés {lan) ; Fleur de serre (1874) ; Andréa

(1877) : etc. Elle a, de plus, écrit pour le thé:ttre : un Procès de famille, drame en trois actes (1867) ; le Dernier des Delmosti, di-ame en quatre actes (1867) ; une Femme de cœur, comédie en trois actes (1869). On lui doit encore un volume d'esquisses sur la littérature vénitienne contemporaine: Feuilles et Fleurs (1872) ; f'ages familifi'es (1878); Esquisses et scènes dramatiques (1882).

CODÉNICINE n. f. Base amorphe, polymère de la codéine, qui se l'orme par l'action prolongée de l'acide sulfurique sur la codéine & chaud. Syn.de tricodéine.

CODÉNINE n. f. Base cristallisable, polymère de la codéine, résultant de l'action de l'acide siilfuritjue étendu ou de l'acide phosphorique sur la codéine à chaud. (Le chlorhydrate est cristallisé.) Syn. de dicodéine.

CODÉPUTÉ [du préf. co, et de député) n. m. Celui qui est député avec un ou plusieurs autres.

CODÉTENTEUR, TRICE (du préf. CO, et de détenteur) n. Personne (]ui détient un bien avec une autre personne: Les CODKTKNTEURS d'un héritage.

CODÉTENU, UE (du préf. CO. et de détenu) n. Personne détenue on même temps qu'une ou plusieurs autres dans un même lieu.

CODÉTHYLINE n. f. Base organique dont les propriétés se rapprochent de celles de la codéine. (C'est l'éther éthylique de la morphine.) [On l'obtient par l'action de l'iodure d'éthyle sur la morphine sodée. Kilo exerce sur l'organisme des effets convulsivauts, qu'on attribue à une action sur les centres nerveux.]

GODEVIGO, comm. d'Italie (Vénétie [prov. de Padoue]), sur la Brenta; 3.000 hab.

GODEVILLA , comm. d'Italie ( Lombardie [ prov. do Pavie), près de la source de la Luria, affluent du Pô; 2.000 hab. Sources sulfureuses; vins renommés.

CODEX (rféArss — mot lat. qui signifie code) n. m. Pharm. Recueil contenant la nomenclature et la formule ou com-

fiosition des médicaments et remèdes divers, adoptés par a Faculté de Paris et l'Académie de médecine. (Le coder diffère du formulaire, tout en étant cependant lui-même un formulaire: mais il ne renferme que les préparations officinales, tandis que le formulaire contient de préférence les préparations magistrales — c'est-à-dire celles que la mécfecine établit elle-même, suivant les circonstances — les plus usuelles.)

— Antiq. Nom que les Romains donnaient à des tablettes de uois sur lesquelles ils écrivaient, et qui étaient reliées comme nos livres. Il Pièce de bois fort lourde, servant d'entrave pour attacher les pieds des esclaves.

— Encvcl. Pharm. De tout temps, il y a eu des recueils de recettes et do formules ado]»tés par les diverses écoles de médecine ; mais co n'est qu'en 1748 qii'un arrêt du parlement proscrivit aux apothicaires de Paris de se conformer, pour la préparation et la vente des remèdes, au nouveau dispensaire ou formulaire. Par la loi du 21 germinal an XI, cette disposition futétendueâ toute la France. Cependant, le codex, qui résultait de cette loi et de l'ordonnance de 1816, ne parut qu'en 1818- Un nouveau codex fut publié en 1837 ; un troisième en 1866, avec l'heureuse correction introduite par le décret du 3 mai 1850, qui permet la vente des préparations postérieures à la dernière édition du codex, à la condition qu'elles aient été insérées dans le bulletin de l'Académie de médecine. Le codex actuellement en vigueur a été, comme le précédent, rédigé par une commission de membres de l'Académie de médecine, appartenant à la Faculté et à l'Ecole de pharmacie.

GODI.£UM {di-é-om') n. m. Genre d'euphorbiacées-jatrophées, renfermant des arbres ou des arbustes des régions chaudes de l'Asie et de l'Océanie.

CODICILLAIRE [sil-lèr) adj. Qui est contenu dans un codicille, ii Clause codicillaire, Clause d'un testament, par laquelle le testateur déclare que, si son testament ne peut valoir comme tel, il entend qu'il vaille comme codicille.

CODICILLANT (lan), ANTE adj. Qui fait un codicille : Testateur codicillant. Il Qui est en forme de codicille : Disposition coDiciLLANTK. — Substautiv. PersoDoe qui fait un codicille : Le codicillant. (Vieux.)

CODICILLE {sil' — lat. codicillus; dimin. de codex, icis, loi) n. m. Dr. Disposition ajoutée à un testament pour le modifier ou le compléter.

— Antiq. rom. Petite tablette à écrire, n Patente par laquelle l'empereur conférait une dignité.

— Encycl. Dr. rom. Les codicilles ont apparu dans lo droit, vers la même époque que les fidéicommis. Rigoureusement, pour ajouter quelque chose à son testament, on était obligé de le refaire ae nouveau, car on ne pouvait laisser deux testaments. On pouvait , cependant, adjoindre aux tabula? testamenli un petit écrit, codicillus, qui no liait pas l'héritier, et pour l'exécution duquel on se fiait seulement à sa bonne foi et à sa conscience. Mais, lorsr|ue, sous Auguste, la validité des fidéicommis fut admise, on reconnut valables par là même les codicilles. On distingua les codicilles confirmés et non confirmés, selon que lo testament les avait, ou non, prévus comme devant être exécutés. Les premiers étaient censés faits dans le testament et pouvaient contenir des legs, des afi'ranchissements, des fidéicommis, des nominations do tuteur, mais ni institution, ni substitution, ni exhérédation. Les seconds no pouvaient contenir que des fidéicommis. On admit même des codicilles ne se rattachant à aucun testament préexistant ou postérieur; ceux-ci no purent contenir que des fidéicommis.

— Dr. franc. Ces règles se perpétuèrent en France, dans les provinces de droit écrit. On employa surtout la clause codicillaire consistant dans la déclaration, faite par le testateur dans lo testament, qu'il entendait que son testament valût au moins comme codi'ille, au cas de vice do forme ou de caducité. Cette clause réparait très efficacement les vices de forme des testaments ; mais elle était impuissante à réparer les nullités résultant de l'incapacité ou de l'insanité d'esprit du testateur. Sous le Code civil, le codicille n'a pas d'existence à part, en ce sens qu'il est soumis aux règles du testament lui-même. Néanmoins, on donne le nom do • codicille m à un testament postérieur apportant des modifications ou ajoutant des dispositions à celles contenues dans un testament précédent, qui, d'ailleurs, continue do subsister. Lo codicille a une existence propre et ne serait point infirmé par la caducité du testament.

GODIE {(II) n. f. GoDi'o do saxifragacôos, comprenant dos arbustes do la Nouvello-Caiédonio.

GODiÉESn.f. pi. Bot. Sôrio do saxïfragacôos, renfermant les genres coUie, panchérie, callicome. il Tribu d'algues siphouoïdt^os, roulermant des alguos mannes, vertes, spongieuses, dont le genre coi/iitm est le type. — ^ne codikk. CODIFICATEUR n. m. Auteur d'un code.

CODIFICATION («(-oïï — Pad. codifier) n.(. Action de faire un code, ou do rt^unir on code des lois isolées : Leibniz fil paraître un plan complet de codification sur le corps de droit rotnain. (Lorniinier.)

— EncYcl. Une véritable codification doit Hto un corps complot do lois, disposé d'aprôs un plan méthodique et systématique. Los législations primitives présentent un mélange confus do prescriptions politiques, religieuses, moralos, sociales, hygiéniques môme; mais c'est aux juristes romains qu'on doit les premières codifications (codes Grégorien et llermogL-nien, ht^litutes deOaïus, code de Théodose). 11 était réservé à Justinien do compléter l'œuvre de ces laborieux savants. Le Co)'pus juris civilis des Romains, promulgue en 529, est le plus beau monument do coditîcatiun que lo monde eût encore vu paraître.

On vit se produire, après la cliuto do 1 empire romain, des codifications chez les Francs Salions et les Francs Ripuairos, los Burgondes et les Visigoths. Charlomagno s'attacha à fondre les lois saliques et le code d'Alaric.

On ne trouve pas d'autre codification au moyen âge que les Assises de Jérusalem. En Europe, avec là féodalité, les coutumes remplacèrent le droit écrit et se multiplièrent à l'infini. Mais la monarcliio se dégagea peu à peu des liens féodaux. Il faut citer, comme un progrès, le recueil des l!.'tabiisse7nents dits « de saint Louis ■■ (V. établissements), sorte de code civil et criminel, dont l'action, il est vrai, ne s'étendit quo sur l'Ile-de-France. Vers cette époque, quelques jurisconsultes reprennent avec ardeur l'étude du droit romain, et l'on voit poindre l'influence des légistes, qui devaient si puissamment aider la royauté, en cherchant la fusion do tous les droits existants, tandis quo les philosophes étudiaient la notion même du droit.

Pendant ce travail des théoriciens, la monarchie fut loin de rester inactive; de nombreuses ordonnances apportèrent d'importantes modifications dans la législation civile et criminelle. Mais la gloire de doter la France d'une législation presque complète était réservée à Louis XIV ; toutes les ordonnances émanant de son autorité constituent un vaste ensemble législatif, qui fut réuni sous le nom de Code Louis.

A l'étranger, des codifications furent faites : en Russie, par Pierre lo Grand; en Prusse, par Frédéric II.

La Révolution amena la France à l'unité complète do législation ; mais le travail de codification générale, décrété par l'Assemblée constituante, ne put être commencé que sous le Consulat. V. codk.

La plupart des nations modernes ayant fondé leur unité nationale et établi l'égalité civile et politique parmi leurs citoyens, il leur a été facile de procéder à la codification do leurs lois. L'Allemagne possède un code pénal (1870), un code de procédure pénale (1877), un code de procédure civile (1877), et un code de commerce (1871) ; une loi de 1888 a décrété la confection d'un code civil. L'Autriche, l'Italie, la Belgique, la Suisse, les républiques latines de l'Amérique du Sud ont un droit codifié. L'Espagne, lo Portugal, les Etats-Unis d'Amérique ont tenté, avec succès, une œuvre analogue. L'Angleterre elle-même, encouragée par les résultats obtenus dans ses colonies, a tenté, sans y réussir, il est vrai, de codifier sa loi commune; mais ses lois de 1883 sur les faillites, et de 1882 sur la lettre de change, sont do véritables codes.

CODIFIER (do code, et du bas lat. ficarc. faire. — Prend deux i do suite aux deux prem. pers. du plur. de l'imparf. de l'ind. et du prés, du subj. : iVoHS codifiions. Que vous codifiiez) V. a. Rassembler en un seul corps do lois, former un corps de.

GODIGORO, ville d'Italie (Emilie fprov. do Ferrare]), sur lo Podi-Volano, près dos lagunes do l'Adriatique; 7.000 hab.

GODILLE (U mil. — de l'espagn. codillo, dimin. do codo, coude} n. m. il Faire codille. Au jeu do rhombre,Se dit d'un joueur qui fait plus de levées quo chacun des autres, ii Payer le codille. Payer lo nombre de jetons déterminé en faveur do celui qui a fait codille.

GODILLER [H mil.) y. n. Faire codille.

GODION ou CODIUM((/i-o?n')n.m.Genro do codiées, renfermant des alguos spongieuses, muqueuses, non foliacées, dont l'espèce la plus remarquable est lo codium hursa, qui vit sur les côtes do Franco, d'Espagne et d'Italie.

CODIOPSIS (psiss) n. m. Genre d'oursins réguliers échinides, famille dos diadômatidés, comprenant des formes en pentagone arrondi, bombées en dessus, jjlatos on dessous, à zones porifôros droites, etc. (Les codiopsis sont fossiles dans la craie.) Citons le cudiopsisdoma du crétacé moyen : il est do la grosseur dune châtaigne.

CODIRECTEUR, TRICEfdu préf.

co, et de dirrctrur) n. Personne qui dirige avec une ou plusieurs autres.

CODIRECTION [rt'^-ksi-on — rad.

codirecteur) n. f. Diroctiou exercée simultanément avec d'autres personnes.

GODJA ou KHODJA (altération du porsan khoadjeh, vieillard, homme respoctabloj n. m. Somploio pour désigner des fun.-tiouiiaires lettrés : précepteurs, bibliothécaires, etc. Il Codja hachi. Notable, échevin. i) En Algérie. lotn secrétaire arabo dun personnage ou d'une administration. Il En Orient, Titro quo los musulmans donuent aux comnierr.-ants chrétiens.

CODUNGUE {lingh') n. f. Nom vulgaire doti petites morues, et nut.immoot do colles que l'on capture dan.s les ports.

GODOCKIA n. f. Sous-genro do lucina {mollusques lamellibranehes), renfermant les formes il pied court, A coquillo orbiciilairo, à surface ravonnéo ou troillisséo. (L'espèce type, c'idockia tifjerina, habite l'océan Atlantique.)

GODOONAN, ronim. du Gard, nrrond. ot à 17 kit. do Mîmes, sur le Kliùny, affluent du Vistro, ot dans la plaine

Cotinnasier.

de la Vannage ; 8G7 hab. Fabriques d'instruments aratoires ; tuileries. Grand commerce do vins.

CODOGNÈ, comm. d'Italie (Vénétie fprov. de Tréviso]), sur 1111 atlluent du rteuvo côtier Livenza; 3.450 hab.

CODOGNO, ville d'Italie (Lombardio [prov. do Milan] ), entre lo Pùetl'Adda; 1 l.45u liab. Commerce considérable en blé, ot surtout en fromage parmesan. Manufactures do soieries ; fabriques de toiles. Défaite des Autrichiens on 17UÎ par los Espagnols, et en 1796 par les Français.

CODON n. m. Genre de plantes de la famille des hydroh'iattées, renfermant une seule espèce, herbe annuelle, couverte d'aiguillons blancs, qui croît au cap de Bonno- Ksporanco.

CODONACANTHE n. m. Genre d'acanthacoes-ruclliéos, rent'erniaiiL des liorbes do la Khasie et de la Chine.

CODONACHNE n. m. Bot. Syn. de chloris.

CODONANTHE n. m. Gonre do gesnéracées-cyrtaudrées, renfermant des plantes à tiges grimpantes ou rampantes sur les rochers, sur les arbres, originaires de la (iuyane et du Brésil, il Section du genre koya.

GODONANTHÈME n. m. Genre

d'éricm.'cs- sa l;i\ idées, renfermant des arbrisseaux dont on fait généralement une section du genre simochcile.

GOpONASTER (5^èr')n.m. Genre d'échinodermes crinoïdes,du groupe des cystides.comprenant des formes ÙL calice conique et ovale, tronque

en dessus, avec des impressions en forme d'étoile; d'où leur nom. (Les codonasters font le passage des blastoïdes aux cystides.)

CODONATAIRE {ter — du préf. co, et de donataire) n. et adj. Se dit do celui à qui l'on fait une donation, conjointement avec un ou plusieurs autres.

COpONATEUR, TRICE (du préf. co, et de donatextr) n. et adj. Se dît de celui qui fait une donation conjointement avec un ou plusieurs autres.

GODONEMME('irm')n.m.Genrod*apocvnées, renfermant

de^ arl)iistpsâ feuilles obloogues de l'Amérique méridionale.

CODONIE(nî) n. f. Bot. Section du genre campanule.

Syn. do FitSSOMBROMi;, SCHŒI'FIE, wahlknbkrgie.

CODONIÉES n. f. pl. Bot. Tribu de la famille des jungemiannies. comprenant le seul genre codonie ou fossombronio. — Une codoniék.

CODONOBLÉPHARON n. m. Genre de mousses, comprenant une seule espèce, qui croît sur les arbres de la Nouvelle-Zélande, où elle forme d'épais gazons. Syn. de

SYRRHOPODON.

GODONOCALYX n. m. Bot. Syn. de croton, sutêbie.

CODONOCARPE n. m. Genre d'arbres et d'arbustes, de la famille des phytolaccacées, comprenant plusieurs espèces qui habitent l'Australie.

CODONOCÉPHALE n. m. Genre de composées-inuloïdéos, renfermant des plantes herbacées du Kourdistan.

CODONOPHORE (du gr. kôdân, Ônos, cloche, et phoros, qui porto) n. m. Antiq. gr. Celui qui portait une clochette dans les cérémonies publiques, ti Officier de garde qui portait une clochette pour les rondes nocturnes.

CODONOPHORE n. m. Genre de gesnéracées-rhytidophyllées, réuni au genre paliavane.

CODONOPRASE n. m. Bot. Section du genre allium.

CODONOPSIDE n. f. Genre de campanulacées, tribu des wahienbergiees, comprenant des herbes à tige dressée qui croissent dans les régions septentrionales et montagneuses de rinde.

GODONORCHIS (kiss) n. m. Gonre d'orchidacécs, comprenaiit des Iierbes do l'Amériquo antarcticiue.

GODONOSTIGMA (s^jV/) n. ni. Syn. do BLKPHAROI'HYLLi:.

[i .s<'ctio[i ilii genre scyphogyne.

CODONOSTOME (stom') n. m. Largo ouverture on formo de cloche, <|ue présentent certains polypes reproducteurs dans los colonies des polypes hydroïd'es.

CODOR, fleuve côtier de l'empire russe. V. Kodor.

CODOSIGA n. m. Genre de protozoaires flagellâtes, com- I)renaiit des animaux aquatiques microscopiques, qui forment d'élégantes colonies ramitîées, où les individus, on formo de calices ou do cloches, se dressent sur des tiges droites. (Dans les colonies du codosiqa botri/tis, on voit des individus se détacher et nager librement, etc.)

CODOURY (Aboul llocoïn Ahmed), savant musulman, né à Nissabour en 976 apr. J.-C. mort en 1037, reçut la dignité de reisdos hanéfites dans l'Irak. Il composa des ouvrages de métaphysique, dont le plus célèbre est son traité des dogmes do lianyfah : Almokhtassar A /ro(/oi(ry( «abrégé do Codoury i»), que les hanéfites apprennent par caMir.

CODRE n. f. Nom vulgaire donné aux branches do châtaignier, fendues pour faire des cercles.

CODRESCOU (Théodore), publicisto roumain, néot mort ù Jassy (I8iy-189»)- Après avoir achevé ses études ù Paris, il fut nommé professeur au lycéo central do sa ville natale. Secrétaire pendant quoique temps du prince Grégoire Ghyca, il so lança dans la politique, qu'il sacritta bientôt A l'amour dos lettres. En 185», il fonda la typographie Huciujnul romln, et publia les journaux XimOrnl ot Foiletonnl Zimfirnlui. Plus tard, il créa los revues littéraires Foia Familiei et liuciumul romin. Sous lo nom do Uricari, il a publié vingt-cinq volumes, renfermant les actes ot documents ayant trait ù l'évolution politi<iue ot littéraire des principautés roumaines. 11 est 1 auteur d'un Dictionnaire français-roumain et roumain-français.

CODRIDES, nom patronymique dos descendants do Codros, lo dernier roi d'Athènes.— Un, une CoDRiDit.

CODRILLOT {dri'llo [Il mil.]) n.m. Nom donné, dans cortains diqpartemonts, au pois gris.

GODRINGTON (sir Kdward). amiral anglais, né on 1770, mort il Londres on 1851. Kntré en i7H:t dans la marine, il prit part i\ la bataille do 'l'rnfalgar (I80.'>|, au bombardeinent do Flessinguo (1809). h roxpédition do Strachiin sur rKscaul, ù, lu dofonso do Cadix, et cunimuuda uno oscadro

CODIE — COEFFICIENT

sur les côtes do Calalogno. Vice-amiral en 1821, il fut, on 1826, chargé do protégor los Grecs. U commanda ea chef la flotte combinée française, anglaise, russe, au comhatdo Navarin (1827). Les tories obtinrent sou rappel. Sir Codnngton, on 182H, devint membre du parle-mont, où il défendit la cause libérale (1.S31-1840).

CODRINGTON (.sir William John), général anglais, fils du précèdent, né on 180-1, mort on 1884. 11 commandait une brigade pondant la guerre d'Orient. Il so distingua surtout i la bataille d'Inkermann, à la mallicureuso attaque du Redan et à la prise du Mamolon-Vort. Il reçut, en 1855 lo commandement en chef do l'armée, qu'il ran'iena l'année suivante en Angleterre. Depuis lors, Codrington devint lieutenant général (1856), gouvernour de Gibraltar (1859), et député do Grocnwich à la Chambre des communes.

CODRIOPHORE n. m. Bot, Syn. de grimmik.

CODROIPO, ville d'Italie (Vénétie [prov. d'Udino]), sur la Stella, prés du ïagliainento ; 5,000 hab. Kilature de'soie. — Ch.-l. d'un circondario peuplé de 24.500 hab.

Codros, dernier roi d'Athènes (xi" s. av. J.-C), Fils de Mélanthos et descendant de Nélée, il devint roi ù la suite de sa victoire sur Xanthos, roi de Béotic. Sous son règne, les Doriens, poursuivant les peuples qu'ils avaient chassés du Péloponèso, envahirent l'Attique. Un oracle leur avait promis la victoire, à la condition de no point tuer le roi d'Athènes. Codros se déguisa en pavsan et alla provoquer la colère d'un soldat dorien, qui lo'tua. Les Dorions, désespérant alors du succès de l'o.vpédition, so hâtèrent de rentrer dans le Péloponèse. Les Athéniens conservèrent toujours pieusement le souvenir du roi qui s'était dévoué pour sauver l'Attique. Mais les eupatrides abolirent aussitôt la royauté, sous prétexte que personne n'était digne de succéder à Codros. On établit l'archontat à vie, dont le premier titulaire fut Médon, tils du dernier roi. En réalité, la légende de Codros cache une révolution politique, une victoire de l'aristocratie sur lo pouvoir royal.

CODRUS, poète latin, ami de Virgile, qui fait son éloge dans la VII« églogue, et dont il ne reste rien. — Un autre poète de ce nom, contemporain de Juvénal, avait composé une tragédie de Tlu'sée. II était si pauvre quo son nom passa en proverbe. On disait: Codro paiiperior (Plus pauvre que Codrus).

COD'yLIDE n. f. Bot. Syn. scientifique de tabac ou nico-

TIANE.

COÉCHANGISTE (jissf — du préf. co, et de échangiste) a. et adj. Celui qui fait un échange avec un autre.

CŒCAL, CŒCIFORME adj., CtECOGRAPHE n. m.CŒCO- GRAPHIE n, f. V. C.ECAL, CECIFÛRME, C.ECOClRArnE,C^CO- GR.\PHIE.

CŒCUM (A-om') n . m . Anat. Orthographe vicieuse de cecdm.

GœdÈS (Auguste), compositeur français, no en 1840, mort fou à Passy en 1884, se fit connaître par la publication de quelques romances, chansons et morceaux do danse. On lui doit la musique de plusieurs opérettes : la Belle Bourbonnaise, trois actes (1874); Clair âe lune, trois actes (1S75); Fleur de baiser, trois actes (1876); le Chevalier de Lartignac, un acte (1877); la Girouette, trois actes (1880). Il a écrit aussi la musique d'un ballot, le Bouquet de Lise, et, avec Hervé et Raspail, celle d'une féerie, la Cocotte aux œufs d'or (1873). Enfin, il a publié, sous lo titre de Soirées d'automne, un recueil de mélodies vocales.

COEDFRANK, village do la Grande-Bretagne (pays de Galles (comté do Glamorgan]) ; 3.600 hab. Mines de cuivre.

COÉDUCATION {si-on — du préf. co, et de crfuca(ion) u. f. Education donnée en commua : La COÉDUCATION des garçons et des filles,

COËr (A-o-c/") n. m. Nom des conduits formés par un tronc d'arbre perce d'outre en outre et pratiqués dans l'épaisseur des chaussées qui entourent une saline, pour faire communiquer cotte saline avec la vasièro et le cohier. i] On dit encore couiir, et cuY.

CoËFFETEAUi Nicolas), théologien et dominicain français, né à Saint-Calais (Sarthe) eu 1574, mort à Paris en 1623, était renommé comme orateur de la chaire et controversiste. Prédicateur ordinaire do Henri IV eu lt',02. il prononça son oraison funèbre en laio.Evéquo do Marseille en 1621, il fut empêché par sa mauvaise santé de siéger dans son diocèse. Ses ouvrages (Paris. 1622) sont oubliés aujourd'hui, y compris même son Histoire romaine (1021), dépourvue de critique, mais regardée, en son temps, comme un chef-d'œuvre de prose française. Vaugelas se réfère sans cesse à lui comme à uno autorité indiscutable.

COËFFETTE [ko-a-fèt') n. t. Il Coi'/fette de mailles. Capuchon en mailles ou anneaux de fer entrelacés, dont les chevaliers du moyen ûge s'enveloppaient la tête, ot sur lequel ils mettaient le heaume au moment de combattre.

COEFFICIENT (.îi-nii — du préf. co, et de efficient) a. m. .\lg. t)n appelle coefficient d'un terme ou monôme la partie numérique qui précède la partie littérale : dans 3<i'î. 3 est le coefficient du terme, (truand un terme renferme «les variables, le coefficient du terme comprend l'ensomblo des facteurs qui multiplient ces variables : ainsi, dans 4<i»ft xy, xy étant considérées comme variables, 4 rt*ft est le coefriciont,) [| Coefficient diff't'rentiel. Syn. do ihîkivkk, h .Vétfiode des coefficients indt'termintKi, Métl'iode pernietiant de déterminer la valeur d'une fonction dont on connnit la forme en s'appuyant, pour calculer les cooflicients dont dépend la fonction, sur les propriétés do cette fonction,

— Kig. Ce qui exprime ou donne une valeur : /.es grands hommes sont les cokkkiciknt» de leur siér/c. fV. Hugo.)

— Electr. Coefficient de dispersion t'ieclrigue, Rapport de la diminution de la torsion du fil de la balance de Coulomb, pendant l'unité de tem])S, à la torsion moyenne,

II Coefficient de réduction. Nombre par lequel il faut multiplier uno grandeur exprimée dans un svsième d'unités pour passer dans nu autre système, li Coefficient de ruptur<' ou Module de rupture. Longueur entraînant forcément In rupture quand le cAblo est su.spoixlu verticalement, il Coefficient de charge, Quantité d éh'cirieité nécessaire pour porter l'unité do surface ù un potentiel égal ù l'unité.

— Mytiraul. Rapport entre la dépense efi'ective et 1.1 dépense théorique du li<pnde qui s écoule par un orilico. (Le coefficient est un tactour invariable, que détermine i'expérienee pour uno mémo substance considérée dans les niéines conditions.)

— Mécun. Coefficient de frottement. V. fbottkukmt.

COEFFICIENT — CŒLOPELTIS

w Coefficient de régularité. V. \OL/iiiT. w Coefficient d'effet utile. Sya. de rendement.

— Phvsio. Coefficient de dispersion. V. dispersion, ii Coefficient de dilatation, V. dilatation, il Coefficient d'élasticité. V. ÉLASTICITÉ.

— Anton. Diviseur, exposant.

COEFFICIENT [si-an), ENTE adj. Qui jouo lô rôle de coefricient : Quantité coefficientk.

COÉGAL, ALE, AUX adj. Se dit des trois personnes do la Trinité, parfaitement égales entre elles en durée, eu perfection et en puissance.

COÉGALITÉ n. f. Qualité des personnes coégales de la Trinité. V. Trinité.

COEHORN. Biogr. V. CoaoRN.

CŒLACANTHE ou CŒLACANTHUS(5^, Ï«S5) n. m. Genro de poissons, tvpe de la faunlle des cœlacanthidés, comprenaut des formes de grande taille, revêtues d'écaillcs minces ornées de granulations saillantes.

CCELACANTHIDÉS [se) n. m. pi. Famille de poissons ga- Doides crossopiêrygiens, comprenant les cœlacanthes et autres formes foss'iles caractérisées par leurs écailles cycloïdes, leurs nageoires dorsales au nombre de deux et portées chacune par un seul stylet interépiueux. (Les cœ- ^acanthidés se rencontrent dans le carbonifère.) — Un cœlacanthimè.

CŒLACHNÉE OU GÉLACHNÉE (sé, kiip) n. f. Genre de graminées, tribu des festucées, comprenant une seule espèce, petite herbe glabre qui croit en Australie.

CCELAMBUS {sé-lan-bfiss) n. m.

Genre d insectes coléoptères carnivores, famille des dyticidés, tribu des hydroporinés, caractérisé par l'épistome rebordé en avant et dont le nord forme un bandeau vertical. Cœlambus igr. h fois).

— Enctcl. Les rœlanihus sont

très voisins des hydroporus; ils vivent dans les eaux dormantes douces ou saumâtres, suivant les espèces, dont il existe une quinzaine, répandues en Europe. Ils sont de petite taille, ne dépassant guère 5 millimètres de longueur. Lo cœlambus confluens est commun en France dans les marcs.

C(ELANTHE [sé) n. m. Genre do Hcoïdées, tribu dos molluginées, comprenant des herbes glabres annuelles, qui croissent au cap de Bonne-Espérance, il Genre d'asphodélées, renfermant une herbe bulbeuse du Cap.

CCELANTHÈRE n. f. Bot. Syn. de marattie. n On écrit à

tort CELANTHERE.

CŒLASTRE [sé-lasslr') n. m. Genre rangé dans la famille des phœnomées ou dans celle des protococcacées, renfermant des algues microscopiques.

COÉLECTEUR (du préf. co, et de électeur) n. m. Electeur qui partage avec d'auires ses fonctions oi> 6on u.re.

CŒLEMBOLON [sé-lin. Ion' — du gr. koilos, creux, et emholoii, bataillon) n. m. Antiq. gr. Ordre de bataille, dans lequel les troupes étaient rangées en croissant.

CŒLENTÉRÉS [sé) n. m. pi. Deuxième embi-anchemcnt du règne animal, comprenant les méduses, coraux, éponges, tous animaux aquatiques à symétrie rayonnée, pourvus d'une cavité gastrique en rapport avec des canaux allant du centre à la périphérie. — Un cœlenteré.

— Enlycl. Les cœlentérés sont, pour la plus grande partie, les zoophytes des anciennes classifications. Leur corps, si simple qu'il soit, est formé de tissus celluieu.x de diverses natures, suivant les organes qu'ils constituent, et on y distingue des enveloppes cutlculairos, des muscles.

Cœlpnt(*r('8 : a, méduse fcassioppe d'Andromède); 6, madrépore

idendrophjilie rameuse ) ; r, ctf^nophore (cydippe plumeuse);

d, éponge (fjaiit de Neptune).

des nerfs, des appareils sensoriels, et môme des vaisseaux sanguins. Suivant les ordres, on distingue, dans les cœlentérés, un certain nombre de formes tyidques aux(|uelles so ramènent les divers groupes. Ce sont ; l'individu éponge. le polype, la méduse et le clénophore. Le groupement eu colonies animales est très fréquent, et dos individus organes accomplissent diverses fonctions nettement différeociées : nutrition, digestion, locomotion, préhension, etc. La reproduction se fait par œufs, par bourgeonnement, par scission, etc. Un caractère très important, constant chez les cœlentérés proprement dits ou cnidaires, est la présence de cellules urticanies, cnidoblastcs ou némalocystes. Les cœlentérés subissent des métamorphoses exiraordinairement compliquées, dont on peut donner comme exemple l'évolution des méduses. Ces invertébrés so divisent en deux sous-embranchomonts : êpongiain-s et cœlentérés proprement dits ou cnidaires. Sauf de rares exceptions, fournies par les formes d'eau douce, les cœlentérés sont des animaux marins; leurs débris fossiles, depuis les terrains siluriens, ont concouru (madrépores et coraux) à la formation d'énormes étages et, aujourd'hui encore, les coraux comptent parmi les agents les plus importants dans le remaniement du globe.

— BiMLiOGR. : Claus, Traité de zoologie (Paris, 1877); Zinel, 'frnilif de paltforito Ion ie (iraii. Barrois [Paris, I883Jj; Ed. Pf.rrMT, Traité de zoologie {Vur'm^ 1890); etc.

GŒLESTINE n. f. Bot. SjQ. do AGÉ3ATB.

GœXÉSYRIE (ou Syrie creuse), ancienne dénomination d'une partie de la Syrio (Turquie d'Asie). C'était la dépression qui sépare, au N. de la Palestine, les cliaines du Liban à l'O. et de l'Anti-Liban à l'E. ; elle a une longueur de 600 kilom.. sur une largeur de 30; elle est probablement d'origine volcanique. Cette dépression est formée, au N., par la vallée supérieure du Nahr-el-Litani {l'ancien Leontes), qui se jette dans la mer près do l'emplacement doTyr; au S., parla vallée du Nahr-Hasbany (Jourdain supérieur). Le chemin de fer de Beyrouth à Damas la traverse aujourd'hui d'O. en E., au S. de Zalilé. — Dans les derniers siècles de l'empire romain, ce nom semble avoir désigné la Syrie proprement dite.

GoELHO (Joaquim Guilherme Gomès), écrivain portugais, connu sous le pseudonyme de Julio Diniz, né et mort à Porto (1839-1871). Il devint, en 1S67, professeur de l'école de chirurgie de Porto. Ses principaux romans sont ; as Pupillas do senhor HeitoriPorlQ, 1866), son chef-d'œuvre, d'où il tira une pièce qui eut un vif succès; una Familia ingleza (1867), étude sur la société bourgeoise; a Morgadi?iha de Cariavia et os Fidalgos da casa JUourisca (1868), sur les mœurs de la noblesse portugaise.

CŒLIADELPHE (sé — du gr. koilia, ventre, et adelphos, frère) adj. et n. Se dit des monstres soudés par le ventre.

CŒLIAQUE [sé — du gr. koiliakos; de koilia, entrailles) adj. Anat. Qui appartient aux intestins.

— Méd. Flux c(plia//ue, Diarrhée blanche contenant une certaine quantité de chyle.

— Encvcl. Anat. L'artère cœliayue est une artère de 10 à 15 millimètres de longueur, qui se détache de la face antérieure de l'aorte, entre les piliers du diaphragme. Cette artère, après s'être portée horizontalement d'avant en arrière, se divise en trois branches : Vartère hépatique, l'artère splénique et l'artère coronaire stomachique, destinée à la petite courbure de l'estomac. Le plexus solaire, par un prolongement inférieur, l'enlace sur tout son pourtour (plexus cœliaque).

CŒUBÈRE [sé — en lat. cœlibarts hasta) n. f. Antiq. rom. Petiie lance avec laquelle, dans la cérémonie du mariage, on divisait eu tresses ou en boucles la chevelure de la mariée.

CŒLICOLE [sé] n. et adj. Orthographe ancienne du mot

CÉLICOLE.

CŒLIDIE [sé, di) ou CŒLIDIUM (sé, di-om') n. f. Genre de légumineiises-papilionacées-génistées, comprenant des arbrisseaux velus de l'Afrique australe.

CŒLIE [sé~li) n. f. Genre d'orchidacées-pleurothallées, renfermant des herbes épiphytos, acaules, du Guatemala et de Java, ii on écrit aussi célie.

CŒLINIUS [sé, ni-Hss) n. m. Genre d'insectes hyménoptères térébrants entomophages, famille des braconidés, comprenant do très petites formes à tête carrée, à corselet ovale, à abdomen aplati sans tarière apparente. (On connaît deux ou trois espèces de cœlinius, habitant l'Europe : lo cœlinius elegans ; lo cœlinius proccrus, etc.)

CŒLIODE (sé) ou CŒLIODES (.ï<^, 0-di'ss) n. m. Entom. Section du genre ceutorriiynque, comprenant une cinquantaine d'espèces.

CŒLIOXYDE ou CŒLIOXYS {se, ksiss) n. f. Genre d'insectes hyménoptères poneaiguillon, famille des apidés, comprenantdes formes parasites, qui déposent leurs œufs dans les nids tics mégacliiles et autres abeilles solitaires.

— Encycl. Les cœloixydes sont de taille moyenne ; leur abdomen est conique et terminé en pointe, chez les femelles. On connaît

plus de soixante espèces do ccelioxyde (gr. de moitié),

f-oelioxydes, reparties sur °

tout le globe, dont quinze en Europe. La crelioxyde conique [cœlioxys conica), gris blanchâtre, longue de 10 millimètres, est commune en France.

Gœlius (.mont), une des sept collines de Rome. V. Celui s.

CœlIUS RufUS (Marcus).V.CELiusHuKius(P;a/(%fr pour Mnrrus).

Gœlius AurELIANUS, médecin latin. V. C.EL1US Au-

RELIANCS.

Gœlius Rhodiginus. Biogr. V. Rhodiginus.

GOELLO(Alonzo Sanchez), peintre espagnol, né près de Valence vers 1515, mort à Madrid en 1590. Coello fit ses premières études à Rome, dans l'école de Raphaël, et il garda toute sa vie, dans la forme et l'arrangement de ses ligures, les traditions du peintre d'Urbin. Entré dans l'atelier d'Antonio Moro, Il produisit quelques tableaux (|ul le firent remarijuer. Il dut à ce succès d'être appelé en Portugal par dom Juan, qui l'accueillit avec distinction. A la mort de ce prince, donaJuana, sœur de Philippe II, l'appela en Espagne, oi^ Il remplaça à la cour Antonio Moro. son maître, qui s'en était éloigné. Coello fit plusieurs portraits du roi. Les principaux personnages du temps avaient la pins grande estime pour son caractère et la plus vive admiration pour son talent. Coello fonda à Valladolid un hospice d'enfants trouvés. Les nombreux Saints qu'il a peints à l'Escurlal sont célèbres; Saint Ignace surtout est une grande et belle figure, d'un caractère étrange et saisissant.

GOELLO (Claude), peintre espagnol, né et mortâ Madrid fl621-ir,y3). — Il était do la mémo famille qu'Alonzo Coello. Il n'avait pas encore quitté l'atelier do son premier maître François Ricci, que déjà son talent s'était révélé dans de grands tableaux, peints pour le monastère do Saint- Placl de. Grâce à l'amitié do Carreno, le jeune peintre put copier plus tard, dans les palais royaux, des œuvres du Titien, de Rubens, de Van Dyck. Joseph Donoso et lui peignirent ensemble à fresque lo prosoytèro de l'égliso Sainte-Croix, détruit dans un incendie; lune des voûtes do Tolède; les sujets historiques de la salle capltnlalro dn Paular; la chapelle de Saint-Ignace; la coupole, uno voûte à Saint-Isldorc-le-Royal, etc. Ils furent encore chargés des décorations, pour Ventrée à Madrid de la reine Mario- Louise d'Orléans, lorsqu'elle vint épouser Charles II. En 1CS3, Coello fut appelé à Saragosso, pour peindre uno fresque inimense au couvent dos Augustius. Nommé peintre du roi, en rem-

placement de Denis Mantuano, il eut, à la mort de Carreno, la place que cet artiste occupait aux palais, et fut chargé de continuer le tableau commencé à l'Escurial, pour le maîtreautel de la sacristie. Coello y peignit d'abora le portrait du roi. Le tableau de l'Escurial jiasse pour son chefd'œuvre ; il représente Charles 11 à genoux, entouré des seigneurs de sa cour. Coello peignit ensuite les portraits de la reine douairière Marie d'Autriche, de Mane-Anue de Neubourg, seconde femme du roi, et ceux d'un grand nombre d'illustres personnages. On voit de ses tableaux à Madrid, à Saint-lldefonse, à Corella, à Salamanque, etc.

CŒLOBLASTÉES [sé, stè) n. f. pi. Ordre d'algues de la classe des hétérocarpées, renfermant les familles des chondrosiphées, champiécs. delessériées, amansiées, plocamiéeSj clauaiées. — Une cœlublastée.

CŒLOCAULON (sé-lo-c6) n. m. Bot. Section du genre cétraire.

CŒLOCLINE n. f. Bot. Syn. de xylopie.

CŒLOCRATE OU CŒLOCRATUS [sé. tuss) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des cétoniidés, comprenant des formes de taille moyenne, voisines des gnorimus, et habitant le Brésil. (L'espèce type du genre est le cœlocratus rufipennis, long de 25 millimètres, orun, â élytres roux.)

CŒLOGRINON n. m. Bot. Section du genre convallaria.

CŒLODENDRIDÉS {sé, din) n. m. pi. Famille de radiolaires acanthomètres, dont le genre cœlodendrxum est le type, et comprenant les formes à squelette en coque treillagée sphériquo d'où partent des rayons ramitiés qui traversent la capsule extérieure et sVnchevêtreut les uns dans les autres. (Le cœlodendrium ramosissimum, microscopique, habite les mers d'Europe.) — Un cœloui-;ndridé.

CŒLODEPAS {sét dé~pass) n. m. Genre d'euphorbiacées^ renfermant des arbres de Java, voisins des cépbalocrotons.

CŒLODES (sé, dèss) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des scarabéidés, comprenant des scarabées de taille moyenne, bruns, luisants, voisins des hybosorus d'Europe. (Les cœlodes habitent l'Amérique du Sud au nombre de huit espèces; une autre est propre à l'Australie. Le cœlodes gibbus &q trouve au Brésil.)

CŒLODISCUS (sé. di-skuss) n. m. Genre d'euphorbiacées, tribu des ricinées, à fleurs dioiques et sans pétales, renfermant des arbres ou des arbustes de l'Inde.

CŒLODON (sé) n. m. Genre d'insectes coléoptères longlcornes, famille des cérambycidés, comprenant une seule espèce du Sénégal, lo cœtodon cinereus, grand capricorne, long de 6 centimètres et plus, g^ris, pubescent, argenté, comme moiré, et répandu de la ISénégambie au Natal et à Madagascar.

CŒLODONTES (sé) n. m. pi. Ancienne division des reptiles saurions, comprenant ceux qui, comme les hélodermes, possèdent les dents sillonnées. — Un cœlodonte.

CŒLOGENYS (st, géniss) n. m. Genre de mammifères rongeurs, famille des subongulés, comprenant des formes remarquaijies parle développement extraordinaire des zygomati- {|ues, qui forment une vaste cuirasse intérieure aux joues; en outre, la mâchoire supérieure est creuséedecavités pour les abajoues.

— KNcvcL. Les cœlo- ^eny,!!, vulgairement appelés pacas, sont des rongeurs atteignant la taille d un grand lièvre ; leurs formes sont lourdes et ramassées, mais ils sont hauts sur pattes; ils vivent au bord des fleuvesdel'Américiue centrale et méridionale, et se mettent à l'eau facilement.

CŒLOGLOSSE (sé) n. f. Genre d'orchidacées, tribu des ophrydées, comprenant environ six espèces de l'Inde.

CŒLOGYNE (sé) n. f. Genre d'orchidacées, tribu des pieurothallées, comprenant environ quatre-vingts espèces, qui croissent, dans l'Asie tropicale, sur les rochers et les troncs d'arbres.

CŒLOME [sé ~ du gr. koiloma, cavité) n. m. Chir. Ulcère do la cornée transparente.

— Bot. Section du genre héliophyto.

— Embryol. Nom donné par Hseckel à la cavité viscérale de l'embryon, produite par séparation des couches cellulaires du mésoderme, n Ou écrit aussi célome.

— Encycl. D'après Hœckel, la phylogêuie des animaux bilatéraux peut prendre sou point de départ dans l'apparition de la cavité générale du corps ou cœlome. Suivant l'absence ou la présence d'un cœlome, Hîeckel distingue les groupes des acœlomates et des cœlomates. Malgré 1 autorité de son auteur, cetie théorie no paraît pas devoir être acceptée par les naturalistes.

CŒLOMtRE ou CŒLOMERA (sé, mé-rà) n. m. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des chrysomélldés, comprenant des termes d'assez grande taille, allongées, ternes, et dont on connaît une trentaine d'espèces, propres à l'Amérique du Sud.

CŒLOPELTIS [sé, pèt-tiss) n. m. Genre de reptiles ophidiens colubriformes, famille des psammophidés, comprenant des couleuvres â tête haute, concave en avant, à museau court, â écailles du dos petites et concaves.

— Enctcl.

L"espèco type du genre, lo cœlopcltis insignitus (coideuvre mai liée), couleuvre de Montpe Hier, verte et brune,

Cœlogenya.

Cœlopeltis.

avec dos lignes do points sombres sur le dos (ou sans lignes: variété Nenmayeri), habite la région circaméditerranéenno. Commun à Montpellier et à Nice, dans les terrains arides, en reptilo atteint et dépasse 1 mètre de long. Il n*esl pas venimeux, malgré la présence d'une dent sillonnée. •

CœloBmilie.

CCELOPHLÉBITE {se — du gr. koilia, cavité du ventro, et pMe/is, phlt^bus, veino) n. f. luflammatioQ do la voiao cavo inférieure.

CŒLOPHYLLE u. ni. Mot. Syn. do drosera.

GŒLOPLEURE ou CŒLOPLEURUS {.V(', riiss) n. m. Genre d'oursins rôgiiliors, famillo dos diadômatidés, comprenant do petites formes qui vivent dans les mers chaudes (doux espèces), ou fossiles dans les terrains tertiaires. Tel est le cœlopleurus ei/uis, de l'éocèao do Biarritz, qui est de la taille d'une mirabelle.

CŒLOPYRE isé) n. m. Arbre do l'îlo de Java, dont la place dans la classitication naiurollo n'est pas encore bien connue. (Ses rameaux sont simples, garnis à l'extrémité de fouilles pétioléos. Les fleurs sont petites, jaunes, disposées en grappes axillaires.)

CŒLORACHIS [sé, chiss) a. m. Bot. Section du genre rottb.vle.

CŒLORHIZE (du gr. koilos, creux, et rhiza, racine) adj. Se dit dos dents qui ont des racines creuses. Il On écrit

aussi CÉLOIÎHIZK.

CŒXORHYNQUE OU CŒLORHYNCHUS {s^, rin-kusx) n. m. Genre de iioissons acanihoptèrcs, lamillo des xiphiadés, fondé sur aes déliris fossiles trouvés dans l'argile de Londres, qui consistent en longs becs tins et droits, insensiblement rétrécis de la base à la pointe, et intérieurement creux. (On en distingue deux espèces : le cœlorhynchus reclus, et le cœtorhynchns smualus.)

CŒLORIA (se) n. f. Genre de madréporaires, famille di^s astrénlés, tribu des lithophylliacés, comprenant des polypiers massifs, à base de tixation large, à columelle peu développée. (Los cœloria ressemblent aux méandrines, dont elles se distinguent par leurs murailles celluleuses et leurs cloisons à bords non élargis. Les espèces, assez nombreuses, habitent ta mer Houge.)

CŒLORUTIS lsif,tissjn.m. Bot. Section du genre mélilot.

CŒLOSIPHONIE [se, nî) n. f- Bot. Section du genre polysiphonio.

CCELOSIS {se» ziss) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des dynastidés, comprenant des scarabées do taille moyenne, bruns ou roux, à corselet excavé et denté. (Les cœlosis ont les mœurs des oryctes d Europe ; ils habitent l'Amérique centrale et méridionale ; on en connaît quatre espèces.)

CŒLOSMILIE ou GŒLOSMILtA {se, smi) n. f. Genre danthozoaires madréporaires, famille des astréidés, tribu des eusmiiinés, comprenant des poly-

fiiers simples, voisins des trochosmiies, mais possédant seulement un petit nombre de traverses. ( Les cœlosmilies sont fossiles dans Je terrain crétacé ; on en connaît des formes récentes. On peut en prendre comme type la cœlosmilia taxa, petit polypier long de 2 ou 3 centimètres, abondant dans la craie blanche de Lunebourg.)

CŒLOSPERME (st', sp^rm') n. m. Genre de rubiacées-morindées, renfennaut des arbustes grimpants de l'archipel indien, de la ISouvelie-Guinéo et de l'Australie tropicale.

CŒLOSPIRE ou CŒLOSPIRA («^, spi) n. m. Genre de molluscoïdes brachiopodes, famille des atry pidés, comprenant des coquilles fibreuses, à grandes spirales intérieures formant une spirale lâche, et qui sont fossiles dans le silurien supérieur.

CŒL03TAT n. m.' Phys. V. c^-

LOSTaT.

CŒLOSTÉGIE {se, sté-jî) n. f.

Genre de malvacôes-bombacées, dont la seule espèce connue est un grand arbro de Malacca.

CŒLOSTEBNUS [se, st^r-nuss) n. m. Genre d'insectes coloopt-'-tL's ihyiii liophoros, famille des curculionidés, tribu des cryptoiliyiii liiiios, renfermant des charançons à corps oblong, presque ovale, squameux, à rostre long , recourbé. (Les cœlosternus sont propres à rAméricpie du Sud ; leur taille varie de lO à 20 millimètres ; ils sont noirs ou gris. On en connaît près de quatre-vingts espèces. Citons le cœlosleimus compeniis du Brésil , espèce type.)

CŒLOSTOMIE («<*, sto-m( — du gr. koilos, creux, et stoma, bouche) u. f. Altéiation d'une voix qui est devenue caverneuse, il On écrit aussi célostomie. (vieux.)

CŒLOSTYLIS n. m. Bot. Syn. de échïnoptbkys, et do

SPIGHLIK.

CCELURE ou CŒLURUS [se, russ) n. m. Genre do reptiles dinosauriens, caractérisés par leurs vertèbres dorsales et lomliaires excavôos largement et à parois minces, et se rapprochant des oiseaux par beaucoup do leurs caractères. (Los cœluros sont fossiles dans le jurassitiuo do l'Amérique du Nord; on a créé pour eux une famille, dite des aAuriiiês.)

GOEMPEREUR {co-an — du préf. co, et do empereur) n. m. F.mporcîur ({Ui règne conjointement avec un ou plusieurs autres empereurs : Othon le Grand donna à son fils le titrt

de COBMPERKUR.

COEMPTION {an-psi — lat. coemptio; du préf. ro, cl do nmerc, supin emptiim, acheter) n. f. Dr. rom. Achat réciproque. Il Forme d'établissement do la manus. V. manus.

— Kncyci,. La coemptio était une forme d'établissement de la mnnus, sans caractère religieux, probablement introduite à l'usage des plébéiens. La femme était vendue par mancipalio au mari qui allait exercer la manus, et des paroles solonnollos étaient échangées entre les époux pour préciser les offets do cotte vente. La coetnptio a été employée aussi pour créer la manus en dehors du marifigo, dans trois cas : pour soustrairo la femme à la <-hargo d'un culto privé; pour éluder lu règle d'après laquelle une femme rosfée dans sa famille d'origine ne pouvait tester; pour permettre ù la femme do changer do tuteur.

COËN {ko-in — de l'hébr. khn, prfitre) n. m. Francmaçoiin. Titre d<^s membres d'un rit, dit des tHua cutins, forifir- par Saint-Martin.

CoEN, flouvo cfttier d'Australie (Quoonsland), origlnairo du vor»ant occidental dos Coast-Rango, qui débouche dans

CCELOPHLEBITE

CŒSLIN

Cœlospire.

CœneDChyme : 1. Corail (P, polype):

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