‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 81 sur 870 · COCHON — COCO · texte numérisé non relu

COCHON — COCO

ciale, publiée, après sa mort, par J. Hawkins (Londres^ 1077', et qui a eu un nombre prodigieux d'éditions.

COCKERELL (Charles-Robcrt), architecte anglais, né et mort à Londres (1788-1803). II avait travaillé, en 1809, sous la dirtîction do sir R. Smirko, à la reconstruction du théâtre do Covent-Oarden, lorsqu'il partit pour aller visiter l'Orient. A Egiue, il découvrit los marbres fameux qui so trouvent aujourd'hui dans la glyptothèquo de Munich. Il los a décrits et analysés. Passant do Zante à Pyrgo, il traversa Olympie, et eut lo bonheur de découvrir, dans les ruines d'un temple d'Apollon, à Phygalio, les marbres dits phygaléiens, qui se trouvent actuellement au British Muséum. Dans l'année 1812, il explora la Sicile, visitant avec soin Syracuse et Agrigente, surtout le temple do Jupiter Olympien, dit temple des Géants. Do Naplcs, il passa à Rome, où son séjour eut pour résultat ce beau dessin, gravé depuis : le Eorum romain restau7-é. A Florence, en 1816, if mit le groupe de Niobé dans son état actuel. Lorsqu'il revint en Angleterre, il y était déjà célèbre, et, depuis lors, il exécuta dans son pays un grand nombre d'importants travaux. Membre do l'Académie d'arciiitecture en 1829, académicien royal en 1836, il fut chargé, en 1840, de professer le cours d'architecture â l'Académie, et fut élu, en 1860, président de l'Institut royal des architectes anglais. Cockerell était, en outre, membre associé de l'Institut de France. On a de cet architecte-professeur uno 'te West Front of Wells cathedral, et des stitut archéologique sur les œuvres de

Iconography of the West Front of Wells cathedral, et des notices pour l'Institut archéologique sur les œuvres de Guillaume de Wykeham et les caluédrales de Lincoln et de Salisbury.

CoCKERILL (John), ingénieur et industriel belge, d'origine anglaise, né à Hoslington (Lancastre) en 1790, mort â Varsovie en 1840. Il fonda à Seraing (Belgique'i, en 1816, une des plus vastes usines de l'Europe, pour la construction des machines à vapeur.

COCKERMOUTH, ville d'Angleterre (Cumberland), au confluent du Derwent et du Cocker; 5.400 hab. Manufactures de coton, de laine et de fil; fabriques de chapeaux. Ruines d'uu château fort. — Patrie de \\ o; dsworih.

COCKERTON» village d'Angleterre (Durham) ; 2.800 h.

COCKNET [k-né — mot angl.) n. m. Habitant de Londres resté tout à fait ignorant de ce qui se passe hors de cette ville, ou ignorant en général, et auquel tout travail est antipathique. (Ce mot est passé en français avec le sens de badaud, mais il est peu usité.) n PI. Des cockne\s.

COCKPEN, village d'Ecosse (comté d'Edimbourg), sur lo Southern -Esk; 4.600 hab. Pierres à chaux, houille. Ancien château des com- / / ^ / / tes de Dalhousie. J^ / \ -, — /- /__ '

COCK-PIT n. m. Réduit étanche, ménagé à l'arrière de certains bateaux de plaisance, et dans lequel s'assoit le limonier. (L'eau qui peut embarquer dans le cock-

fit ne pénètre pas dans intérieur du bateau.) COCKTAIL {tel') n. m. Cock-pu-

Boisson stimulante, très capiteuse, importée des Etats- Unis en Europe.

— Encycl. La recette générale du cocktail est la suivante : Mélanger ensemble quelques cuillerées d'un sirop (luelconcjue (groseille, grenadine, etc.); une très petite (quantité : i» d absinthe, 2" de bitter hollandais; une quantité ad libitum de verres de whisky ; un zeste de citron et do la glace pilée. Battre fortement le tout. (En Amérique, on a, pour ce dernier usage, un appareil spécial qui a un peu l'aspect d'une petite pompe aspirante et foulante.) Le whisky peut être remplacé par du genièvre, du cognac, du Champagne, etc., mais les autres éléments demeurent invariables.

COCLÈS (Iloratius), héros romain. \. HoRATirs Coclès.

GOCLÈS (Barthélémy della Rocca, dit), médecin et pliilosophe îiermétique italien, né à Bologne en 1467, assassiné en 1504. Il acquit uno grande réputation en s'occupant surtout do chiromancie ot de physiognomonie.

COGLUCHE n. f. Manière par'u'uliéro do disposer los échovcaux de coton, dans les teintureries.

COCO (mot portug.) n. m. Fruit du cocotier : Aecoco e*^ un drupe succulent, à uiie seule loge. Il Coco des Maldives ou des Seychelles, Fruit de la lodolcée. genre de palmiers, i On i'appeflo aussi coco demi;r, de Salomon |>^ ' i' > I'rasmn.

— Par ext. Coquille du coco, avec laquelle on fait divers menus ou- ' vrages : Tabatière de coco.

— Dans lo langage enfantin, Souliers : De beauj: coc os tout neufs, ii CEuf : Manger un coco bien frais.

— Fam. fcîe dit d'une personne qui a une figure ou un caractère étrange, ou qui so trouve ou qui vous met dans uno situation onnuyouso : Un fameux coco î Un joli coco ! il Sorte de potit gobelet en cuir, qui s'aplatît, ot qu'emportent los chasseurs, los touristes, etc.

— So dit aussi à un cheval qno l'on veut exciter ù marchor : Eue donc, coco l

— pop. Nom amical (^uo l'on donne à un petit enfant : lient icï, coco, mon petit coco, w Sorte de boisson nopulairo, faite avec do l'eau ot uu jus do réglisso : Hoirv du coco. Il Mauvaise oau-do-vio.

Il TÔlo : Coco déplu ntè, Tèto chauve. — Itedrcsser le coco, Porter la této haute. — Monter le coco, ChaulVer la této, l'imagination. — .'li'oir le coco fêlé. Etre tou.-- Dévisser te cocn. Etrangler. — Se passer Îuit'lgue chose par le coco, L'avalor, 0 boire, lo manger.

— Econ.ru r. Sorte do haricot rond, très farineuxeid'oxcollontoqualité. ^

— /teurre de coco. Sorte do bourro obtenu par I ébullition dans l'oau dos amandes écrasées des noix do coco.

coco

COCUY

— Encycl. Les noix de coco atteitrnent la grosseur d'une tête d'homme. Le péricarpe se composa d une couche épidermique, d"uD pareochyme à faisceaux librovasculaires et d'un eodocarpe formant une noix d"uDe grande dareie. Si l'on casse cette ooix avaui la maturité, à la place de l'albumen 00 trouve un liquide blanc et laiteux, qui se durcit plus lard et forme l'amande. Ce liquide, d'abord âpre et iocolore, devient plus tard sucré et très agréable à boire. (On l'appelle \'ulgairemeot eau ou lait de coco.) L'amande est blanche, contient une matière huileuse, et sod goût est celui de la noisette lorsqu'elle est fraîche; mais elle rancit en vieillissant. C'est de cette amande que les indigènes retirent l'huile et te beurre de coco, dont ils se servent pour préparer leurs aliments. En Europe, on l'emploie pour fabriquer les savons. Les Hbres du mésocarpe, après macération et battage, servent à faire des cordes, des nattes, des brosses, etc. Enfin, avec la noix, les indigènes font des ustensiles, des vases: on s'en sert, en Europe, pour fabriquer divers objets, des boutons, etc. V. cocotiur.

Coco, fleuve côticr du Nicaragua, qui se jette dans la mer des Antilles au cap Gracias a Dios, après avoir, pendant la dernière partie de son cours, séparé le Nicaragua du Honduras. Ce fleuve est encore appelé Wanks par les Anglais, ou parfois rio Segovia. Son cours est d'environ 650 kilom.

Coco ou GnOGO (Vincent), littérateur et homme politique iulien, né en 1770, mort en 1823. Après la bataille de Marengo, il fut nomme par Joseph Bonaparte membre du conseil royal, de la cour de cassation et du conseil d'Etat, et vit sa position confirmée ensuite par Murât. Il a laissé : Revoluzioni di Xapoli, et Platone in Jtalia (1806), sorte de roman philosophique.

COCOCHET (cfié) n. m. Nom d'un jeu d'enfants, dans lequel les joueurs remplissent à tour de rôle les fonctions de cheval et de cavalier.

GOGODÈS (dêss) n. m. Terme de mépris pour désigner un jeune homme riche, désœuvré, démise et de manières excentriques, esclave de tous les soobismes. (Ce mot paraît avoir été mventé vers 1863 par les vaudevillistes et lespetits journaux. I! a succédé, avec une nuance plus triviale, aux expressions dandy, lion, etc. Depuis, le cocodès a été remplacé par \e petit crevé, le gommeux^ le poisseux, le petit vernis, etc.)

COCODETTE {dèt') n. f. Dimîn. de cocotte, dans le sens de Fille de mœurs légères, n Syn., en ce qui concerne les femmes, de cocodes.

COCOIN n. m. L'un des noms du râle d'eau, ii On l'appelle encore cochouaN, et cochuan.

COCOÏNÉES n. f. pi. Tribu de palmiers, ayant pour type le genre cocotier. — Une cocoÏnke.

COCOMERARO (mé) D. m. En Italie, Marchand de cocomeri. il PI. tfts cocomeb.^ri.

COCOMERO {mé) n. m. Nom vulgaire d'une variété de melon à chair rouge, que l'on appelle également pastèqui;

ou MELON d'eau. Il PI. DeS COCCMliRI.

COGON (du provenç. couconn, dérivé de coco, coque) n. m. Enveloppe protectrice dont s'entourent les larves de divers insectes pour y opérer leur métamorphose en nymphe, pupe ou chrysalide. {Se dit particulièrement pour le ver à soie.) ii Fig.'et fam. S'enfermer dans son cocon, Vivre solitairement, ne fréquenter personne.

— Fam. Condisciple de première année à l'Ecole polytechnique.

— En'ctcl. Entom. Dans la plupart des cas, les cocons sont faits d'une matière soyeuse fournie par les glandes séricigènes et passant par les filières ; le ver à soie en fournit le meilleur exemple. Mais toutes les chenilles ne filent pas de cocon ; -„ beaucoup s'en- <? 'pîr^SL à loarent d'une coque terreuse, faite d'un mortier en terre gâchée avec la salive, ou d'une coque ligneuse où le gravier est remplacé par des particules de bois. Beaucoup de larves de coléoptères font un travail semblable. Chez les sphégiens, la larve dégorge un liquide épais, sorte de vernis qui forme autour d'elle une coque résistante et presque transparente. On entend aussi par a cocon u le sac soyeux dans lequel les araignées renferment leurs œufs, et que les lycoses portent attaché à leur ventre.

— Techuol. Dans les magnaneries, on distingue plusieurs catégories de cocons : le cocon parfait, de forme légèrement elliptique, et ayant vers son centre un léger étranglement. (Il possède un grain régulier, petit et peu creusé; le brin de soie se détache facilement.) Les cocons défectueux comprennent : le cocon salini^, à la coque molle et manquant d'adhérence ; le cocon faible de pointe, dont les extrémités sont molles ; le cocon -Uranqlé, dont l'étranglement central est trop prononcé et amène fréquemment ^ séparation en deux parties de la coque ; le cocon ouvert, celui qui a des épaisseurs très variables ; le cocon faible, provenant d'un ver à soie débile ; la maqnaude ou cocon non fin, celui que l'on dévide avant la transformation complète da ver à soie en chrysalide ; le cocon fondu, celui qui est abîmé et gâté partes liquides putrides provenant d'un ver à soie mort dans le cocon ; le cocon céladon, celui dont la couleur exagérée so rapproche du vert ; le cocon dur à battre, celui dont le brin de soie so dévide difficilement, mais est do bonne qualité, etc.

COCONAS ^Annibal, comte db), capitaine piémontats. On igu'jr'î son existence jusqu'au 24 août 1572. A cette date, il fut de ceux qui so distinguèrent k la Saint-Barthélomy par leur ardeur rogrettaolc. Entré au service du duc d'Aiençon, frère cadet de Charles IX, en même temps

?,ae dans les bonnes grâces de la duchesse de Novers, il ut l'un des comparses duo complot ayant pour but de s'aâsurer do la personne du roi, alors très souffrant du mal dont il devait mourir le 30 mat 1574, et do faire à sa mort passer la couronne sur la tAto du duc d'Alençon, au préjudice de son frèro Henri, roi de Pologne depuis quelgaes mois. La conKpiratioo fut découverio, par suite d uno indiscrétion do Marguerite de Valois, maiirossc de La

Cocons ; a, bombyx; b. pélopée; c, argîope.

Cocorli.

Môle, le complice de Coconas dans cette intrigue. Tous deux l'expièrent sur l'échafaud, le 30 avril 1574. La duchesse de Nevers et Marguerite de Valois firent embaumer la tète de leurs bien-aimés, dont la mémoire fut réhabilitée, en vertu do la • paix do Monsieur" (15~6). Dumas père les a mis en scène I un et l'autre, avec sa désinvolture habituelle, dans la Heine Margot. Stendhal s'est souvenu, dans ^e Bouge et le ?>oïr, de l'épisode de l'embaumement des têtes.

— BiBLiOGB. : Brantôme, Œuvres, passim ; de Thou, Histoire de mon temps.

COGONDAMNÉ, ÉE [du préf. co, et de condamné) adj . Celui qui est condamné avec un ou plusieurs autres. (Peu usité.)

GOCONILIX (.11 mil.) n. f. Soie que l'on tire des cocons battus, bouillis, cardés et filés.

GOGONNAGE {ko-naj') n. m. Formation des cocons, dans les magnaneries : Le coconnage dure trois ou quatre jours.

GOCONNER {ko-né) v. n. Faire son cocon, un cocon : Toutes les chenilles ne coconnent pas.

COCONNIER {ko-ni'é), ÈRE adi. Qui a rapport aux cocons de soie : Les claies coconnieres.

— n. m. Celui qui recueille, achète et transporte les cocons pour le compte des tilateurs.

— n. i. Lieu : i" où l'on élève les vers à soie ; 2" où l'on emmagasine les cocons. (On dit plus ordinairement ma- GNANiÈRK, ou MAGNANERIK.) 11 Fagots de bruvèro sur lesquels se réfugient les vers à soie à l'époque de la montée, c'est-à-dire de la fabrication des cojons.

COCONTRACTANT {ktan), ANTE (du préf. eo, et de contractant) n. et adj. Se dit de la personne avec qui l'on contracte, qui contracte avec un ou plusieurs autres.

GOCONUGITE n. f. Carbonate de chaux prismatique. Variété daragonite.

GOCORIGO n. m. Onomatopée imitant le chant du coq.

COCORLI n. m. Nom -'■ ^ ./

vulgaired'unbécasseau ^-*s3SiB^fc*.Jv^*' '/*'

du genre ancylorheilus.

— Encycl. Le bécasseau cocorli ( ancylocheilus subarcuatus) est un petit oiseau de rivage répandu dans tout l'hémisphère boréal et se trouvant même en Malaisie, en Australie et au cap de Bonne- Espérance. Il arrive en France en avril, émigré en août ; fréquente surtout les régions maritimes plates et sablonneuses. Il a deux plumages : celui du printemps est roux en dessous, brun en dessus ; dans celui d'automne, le roux se remplace par du blanc.

COCOS (koss) n. m. Nom scientifique du genre cocotier.

Cocos (ko) [ÎLES des], nom donné à plusieurs îles ou archipels, dont des cocotiers couvrent tes bords. Voici les principales de ces îles: l" île de l'océan Pacifique, au S.-Ô. de l'Amérique centrale, au N.-E. de Tarchipel des Galapagos; 2'^ petite île de l'océan Pacifique, dans la Polynésie, entre 1 archipel des Amis et celui des Navigateurs (Samoa); 3' groupe d'îlots, situé dans le g^olfe du Bengale, entre les îles Andaman et le cap Negrais (Birmanie). Le principal, ou Grande Coco, mesure 10 kilomètres sur3 ; les autres sont Petite Coco. Table Island, l'île Skipper ; 4" lies Keeling, archipel de l'océan indien orientai, au S.-O. du détroit de la Sonde. Il est formé d'une vingtaine d'îlots, rangés eo cercle autour d'un lagon de 16 kilomètres de large ; la superficie totale n'excède pas 22 kilomètres carrés. Découvert en 1608 par William Keeling, cet archipel ne fut exploité qu'en 1827 par un autre Anglais, Ross. Aujourd'hui, peuplé de 400 habitants, rattaché au gouvernement de Ceyian , il sert de port de ravitaillement pour les baleiniers.

COCOSATES, peuple de l'ancienne Gaule, qui occupait, dans l'Aquitaine, le territoire formant actuellement l'arrondissement de Dax (dép. des Landes). La capitale était Cocosa, près du golfe de Gascogne. — Utj, une Cocosate.

COGOSTÉARIQUE adj. Chim. V. co-

CINIQUE.

COCOSTÉARTLE D. m. Chim. V. co-

CYLE.

COGOTE ou COCOTTE (dimin. de coq. avec répétition, à la manière des enfants, de la première syllabe) n. f.

Nom que les enfants donnent aux poules, et par ext. à tous les oiseaux : donner des tniettes aux cocottes. Il Carré de papier que les enfants plient de façon à lui donner une ressemblance très vague avec une poule : Faire des cocottes, ii Terme d'amitié dont on se sert en parlantàune petite fille.

— Fam. Femme galante, ii Gonorrhée : Avoir la cocotte.

— Art véiér. Nom vulgaire do la stomatite aphteuse ou fièvre aphteuse. V. aphte.

— Econ. dom. Sorte de casserole en fonte.

— Pathol. Légère inflammation du bord des paupières.

COCOTER ou COCOTTER v.

femme galante.

GOGOTERIE OU COGOTTERIE (rî) n. f. Vie, manière, langage dos cocotes; fréquentation de ces femmes galantes : Père sans dignité, affamé de gandinerie, de cocoterie. (Alph. Daudet.)

COCOTIER {ti-é) n. m. Genre de palmiers, do la tribu des

cocoïnôes-eucocoïnées, renfermant des arbres inermos à fruit monosperme, dont toutes les espèces décrites (trente environ) proviennent de l'Amérique tropicale et subtropicale, sauf une qui so trouve dans les régions tropicales des deux mondes

— Encycl. Lo cocotier commun (cocos nucifera) est un palmier à tronc relativement grôlo, pouvant atteindre 25 mètres do haut. Les feuilles qui terminent cette tigo

Cocote en papier.

, Fam. Faire la cocoto, la

: a. fruit; b, coupe du fruit.

sont au nombre de douze a quinze, pouvant avoir 6 mètres de long sur 1 mètre de large.

Le cocotier commun, qui vit dans le voisinage de la mer de tous les pays tropicaux, est originaire des îles océaniennes et de la Malaisie. On le cultive, mais il est exploité à l'état sauvage dans les iles do la Sonde, dans l'Inde, à Zanzibar, etc. Le cocotier est utilisé dans toutes ses parties. Le fruit connu sous le nom de noix de coco est comestible et les enveloppes (mésocarpe) sont employées à divers usages. (V. coco).

Le tronc du cocotier est utilisé comme bois de charpente ; on en fait des conduites d'eau, des ponts, des barrières.

Le bourgeon terminal est, comme celui d'autres palmiers, un aliment recherché, connu sous le nom de choupalmiste. Les feuilles servent à couvrir les cases, à faire des nattes, des paniers, des éventails, des chapeaux, des plats, des vases à mettre lo riz, et, danscertaines régions, les naturels en font des vêtements. Les folioles servent, dans l'Inde, à faire des cahiers, des livres. Lorsqu'on coupe l'extrémité des enveloppes des fleurs ou spathes, il s en échappe un suc doux qui produit, en entrant en fermentation, une sorte de vin de palme dont la distillation donne l'alcool ; en s'aigrissant, le suc de palme se convertit en une sorte de vinaigre.

Il est peu de végétaux qui rendent autant de services ; aussi a-t-on nommé lo cocotier le roi des végétaux.

— La farine de noix de coco a été, pendant de nombreuses années, introduite dans l'alimentalion des chevaux; mais la répugnance qu'éprouvent ces animaux à s'habituer à lo genre de nourriture l'a fait abandonner.

COCOURRIER {kou-ri-é) n. m. Papier que les enfants enfilent dans la corde d'un cerf-volant et qui monte vers lui. Il Ils l'appellent aussi postillon.

COCQUARD [kar") n. m. Métis provenant du croisement du faisan mâle avec la poule ou réciproquement.

— Encycl. Les cocquards varient tellement de forme et de couleur qu'il est difficile de leur assigner des caractères précis ; les plumes de la queue, en général, ont uno propension à demeurer droites. Ces oiseaux ne se reproduisent pas pour former une race fixe.

GOCQUIO, comm. d'Italie (Lombardic [prov. deCôme]), près du lac do Varese ; 2.000 hab.

COCRÉANCIER [si-é — du préf. CO, et de créancier) n. m. Celui qui est créancier du même débiteur, avec une ou jdusieurs personnes.

GOGRÊTE n. f. Nom vulgaire des rhinanthes, plantes de la famille des scrofulariacées, appelées aussi cocRis-

TES et CRÊTES DE COQ.

COGTANE n. f. Variété de figue violette.

GOGTION [ksi-on — lat. cocO'o;de coquere, supin coctum, cuire) n. f. Action de cuire, de soumettre à l'effet de la chaleur des matières animales ou végétales ; efl'et de cette action : Le s,it facilite ia coction des légumes. Il On dit vulgairement cdisson.

— Pathol. Epaississement des humeurs qui les rend propres à être expulsées : La coction ries matières est un signe favorable dans le rhume ordinaire.

— Physiol. Digestion des aliments.

— Pbysiq. anc. Coction des minéraux, Le dernier degré de leur formation dans la terre.

— Savonn. Opération qui a pour but de saturer la pâte, qui doit constituer le savon, par des affusions chaudes de lessives alcalino-salines.

COCU (peut-être de coucou, par antiphrase ; cet oiseau passant pour avoir l'habitude de s'emparer du nid d'autrui et d'y pondre ses œufs) n. et adj. m. Se dit du mari dont la femme est infidèle : Faire son ami cocu.

— Fém. COCUE. (Se dit d'une femme dont le mari est infidèle) : Les femmes soïit bien plus cocues que les hommes. (Fourier.) [Peu usité.]

— Jeux. Ancien jeu de cartes, qu'on appelait aussi maucontent.

— Loc. PROV. : Cocu en herbe, Celui qui est menacé de l'être. Il Cocu en gerbe, Celui qui lest réellement, ii Cocu, battu et content. Se dit d'un mari à qui sa femme fait illusion sur sa vertu, etc.. allusion à un conte de Boccace, où il s'agit d'un mari qui remplit en efTet les trois conditions do cette locution.

COCUAGE [af) n. m. Etat de celui qui est cocu : Je suis forc par mon destin De reconnaître cocuage Pour un d<es dieux du mariage.

La Fontaine.

— Droit de cocuage, Droit que le seigneur se faisait payer par l'homme convaincu d'adultère, et au'il partageait avec lo mari trompé, à moins ijuo celui-ci n'eût autorisé l'inconduite de sa femme.

COCUFIER (de cocu, et du lat. facere, faire. — Prend deux ï do suite aux deux prem. pers. plur. de l'imparf. de l'ind. ot du prés, du subj. : Nous cocufiioJiS. Que vous cocufiiez) v. a. Faire cocu.

CoCUJÂES, localité du Portugal (Beira [district d'.Vveiro) ; 3.400 hab.

GOCULA, ville du Mexique (Etat de Jalisco), dans un pays très fertile; 7.000 hab.

COCUMONT, comm. de Lot-et-Garonno, arr. et à ISkil. de Marmande, entre le Sérac et le Visos, affluents de la Garonne; ï.Ai^ hab. Huile do colza.

GOGUY ou COGUI, ville dos Etats-Unis do Colombie (dép. do Bovaca [prov. do Guttierez]), sur un affluent du rio Cliicamocha, au pied do la sierra de Cocuy : 9.000 li. Mines d'or et d'argent. Sources minérales. Tissage d'étoffes, culture de céréales.

COCYLB II. m. Radical hypothétique do l'acido cocinique. 11 0[i l'appollo aussi cocostbaryle.

COCYTE a. m. Linguist, Marais ou autre lieu sombre ol bourlunix.

— Patliol. Iioulour causée par un animalcule veuimoux qui s'est introduit sous la peau.

CoCYTE, rivière de l'ancit'une P^pire (auj. Vouvo) , altlucnt do i'Achéron. — Fleuve des enfers, décrit tantôt comme un attluont do l'Achôron, tantôt comme un bras du Styx. [Chez Viryile, c'est le fleuve principal dos enfers qu'il entoure de ses replis. Ce mot Coct/te signitio " le gémissant « (grec Kûxyios, lamentations).]

CoCYTE. Myth. gr. Médecin célùbre dos temps hôroïquos ; disciple do Chiron. (Il guérit Adonis de la blessure (pie lui avait faite un sanglier sur le mont Liban.)

Cocytie (réd,

COCYTIE OU COCY- TIA n. f. Genre d'insectes lépidoptères sphingines, famille dos syntomidés , comprenant de beaux papillons à ailes encadrées de noir foncé. [L'espèce type du genre, qui semble la seule, est la cocytie de d'UrviUe (cocytia llmllci), propre au nord de la Nouvelle-Guinée. |

COD (cap), cap des Etats-Unis d'Amérique. V. Cap- CoD (presqu'île du).

CODA (mot ital. signif. queue) n. f. Queue d'un morceau de musiq^ue. (C'est une sorte de supplément, de période finale qui termine ce morceau avec plus de brillant, de mouvement et de vivacité.)

— Encvcl. La coda est usitée surtout dans la musique de danse. Il est très rare qu'on emploie la coda dans la musique sérieuse ; il en faut pourtant signaler un exemple dans la belle sonate en mi mineur de Steibelt, dont l'allégro et le rondeau se terminent chacun par une coda.

CODAGA-PALA n. m. Ecorce d'une apocynée {w7'ighlla antiJi/sfnterica), originaire des Indes, et qui possède de précieuses qualités curatives contre la dysenterie. (Les Hindous désignent cette écorce sous des noms divers : coJiessie, barky corte de Pala, etc.)

CODAIRE n. f. Bot. Syn. de lerchée.

CODAMINE n. f. Alcaloïde isomériquo avec la laudanine et extrait de l'opium.

CODARIOCALYX n. m. Bot. Syn. de desmodicm. CODARION n. m. Bot. Section du genre dialium.

CODD^US ou Van DER Codde (Guillaume), orientaliste hollandais, nô à, Leyde en 1575, mort vers 1630, professa l'hébreu à Leyde et publia quelques ouvrages. — Ses frères, Jean, Adrien et Gisuert Van der Codde, fondèrent près de Leyde, à Rhinsbourg, une secte dont les membres, appelés rhinsbourgeois ou collégiens, rejetaient le ministère des pasteurs, et se réunissaient pour prier et pour commenter la Bible en commun.

CODDA-PANAn. m. Syn. de corypha, genre de palmiers.

Codde (Pieter), peintre hollandais, né en 1599 ou 1600, mort à .\msierdam en 1678. Il appartenait à. l'école de Frans Hais, et ses tableaux de genre (corps de garde, épisodes galants, bals, etc.) ont la mÔme animation et la même fraie tieur de coloris que ceux du maître. On en trouve dans les musées de Berlin, Dresde, Amsterdam, Copenhague, Stockholm, et dans les collections particulières.

C0DDINGT0NIE(r}£ — do Coddinqton. savant angl.) n. f. rianto parasite, qui croît dans l'île de Madère, et dont la ciassilication n'est pas encore bien déterminée.

GODE (du lat. codex, même sens) n. m Ensemble de lois et de constitutions qui régissent un pays : Connaitre le CODE. Il Ensemble des lois qui régissent une matière spéciale : Code forestier. Cohë rural, il Volume qui contient ces lois : A'heter un code. (On donne souvent à ces recueils de lois le nom du législateur qui les a réunies, rédigées ou fait rédiger : Code Tkéodosîen. Code IS'npoléou.)

— Loc. fam. Se tenir dans les marr/e^ du rode. Commettre des actes réprcbonsililes, mais de manière à no pas tomber sous le coup de la loi. n Aiwr toujours le code en main. User rigoureusement de tous les droits que donne la loi.

— Par ext. Recueil d'ordonnance, ou m^mo, quelquefois, Simple ordonnance : Code (iillet. Code MichauL

— Par anaL Ensemble de règles sur une matière quelconque : Code iframmaiîcal. Le codk des droits de l'homme.

— Hist. litiér. Nom donné à divers recueils do poésies allemandes : Le code nianessiqw. Le code de Calmar.

— Mar. Code de sif/naux ou Code international. Catalogue de signaux laits au moyen de pavillons spéciaux et destinés à permettre aux navires de communiquer entre eux et avec les Sf'^maphores.

— Ptiarm. Code pharmaceutique, Le codex.

— Encycl. Législ. Le code «^st l'onsemblo des lois qui régissent le droit public et le droit privé d'un pays. Ces lois forment un corps do droit qui régit los relations ^e citoyen à citoyen, et do citoyen à gouvornemont.

Certaines lois n'entrent pas dans la composition des codes proprement dits, mais des jurisconsultes en ont codilié. cost-à-diro réuni sous la rubrii|uo do «codes», un certain nombre, concernant une profession, une industrio, etc. Nous diviserons notre étude en trois parties ; Droit romain, //roit français, Droit iHrani/er.

— I. l)Roir ROMAIN. En droit romain, lo mot corfearfcodo) s'appii<|ua d'abord à dos recueils de lois, sans caractère officiel, qui prirent leur nom particulier de leurs auteurs. Tels sont le codex drtiqorianus (code Grégorien) ot lo coder /fermof/eniamcs (rode Ilermogénion), qui datent l'un do la (In du m* siècle, l'autre d'un pou plus tard, ot dont on n'a (luo des fra|,'tnents dans d'autres recueils. Lo mot codex ilevint ensuite h; tiom techni(pie dos constitutions impériales. C'nst ainsi quo Théodose I" '370 ù 395) promulgua le codex l'heodosianns (code Théodosion), dont Justinien lit faire on 529 uno rovision qui prii lo nom do codex Jnstinianua (code Justinien i. Mais ce code n'ayant pas répondu & ce qu'on attendait, Dorothée, professeur A Héryto, en Ut uno nouvelle revision qui, sous le nom do Codex repetitx

prs'leetïonis, fut promulguée en 534. C'est le seul code de Justinien (jui nous soit parvenu.

— II. DitoiT FRANÇAIS. En droit français, les codes sont la réuniun, dans un ordre logique, d'un certain nombro do lois réglant un ensemble de matières analogues. Avant la Kévoluiion, la législation française no comptait pas moins do cinquante coutumes générales et deux cent vingt-cinq coutumes locales, sans compter les provinces soumises au droit écrit. Ce n'est pas qu'à plusieurs reprises l'essai n'eût été tenté d'une sorte d'unification du droit. Sous !e règne de Henri III, Barnabe Bri.sson réunit, sous le titre de code Henri III, les ordonnances royales alors en vigueur; mais ce code n'eut jamais d'autorité !é-

falo. On peut encore citer le code Maritlac, nommé par érision co(/e Michau. qui n'est qu'une ordonnance rendue, en 1G29, sur les matières les plus diverses, y compris le droit civil. Telle était la situation de la Franco quand éclata la Révolution de 1789. Les esprits élevés comprirent, alors, que l'unité de gouvernement est inséparable de l'unité de législation. Co n'était pas seulement les lois civiles, c'était aussi les lois de procédure, les lois commerciales, les lois criminelles, le régime forestier, le droit administratif qu'il fallait créer de nouveau. Nous allons passer en revue le Code civil, le Code de procédure civile. le Code de commerce, le Code d'iJistruction criminelle, le Code pénal, le Code forestier^ le Code rural, le Code de justice militaire.

1° Code civil. L'Assemblée constituante s'occupa d'abord du droit civil, afin de donner satisfaction aux besoins les plus urgents. La constitution des 3-14 septembre 1791 ordonna la contection d'un code de lois civiles commun à tout le royaume. Mais l'Assemblée législative n'eut ni le temps, ni surtout le désir de mettre ces lois en harmonie avec une constitution qu'elle cherchait à détruire. Vint la Convention. Le 9 août 1793, Cambacérès présentait un projet de code civil, qui, trop empreint des idées de l'ancien régime, n'obtint pas l'approbation de la Convention. Le 23 fructidor an II, Cambacérès présentait un nouveau projet de Code civil^ qui n'eut pas plus de succès que lo premier.

Sous le Directoire, Cambacérès fut, une fois encore, chargé par le conseil des Cinq-Cents do lui soumettre un projet de code civil ; ce projet fut encore ajourné. Lo IS-Brumaire vint changer une fois encore lo gouvernement, et la loi du 18 brumaire an VIII nomma une commission chargée de présenter un quatrième projet de Code civil; ce projet, connu sous le nom d& projet Jacquemino, ne fut jamais discuté.

Nommé premier consul le 22 frimaire, Bonaparte nomma, le 24 thermidor de la même année, les quatre magistrats à qui fut confiée la rédaction du Code rivil : Tronchet, Bigol-Préameneu, Malleville et Portalis. Dans les premiers jours de l'an XII, toutes les lois purement civiles étaient promulguées, et la loi du 30 ventôse an XII (21 mars 1804) réunit sous le titre de Code civil des Français toutes les lois sur los matières civiles que le Corps législatif venait de voter.

Les rédacteurs du code le divisèrent en trois livres, dont le premier fut consacré aux personnes, c'est-à-dire à tout ce qui concerne l'état et la situation des citoyens ; le second aux biens, à leur distinction en biens meubles et immeubles, à !a propriété, à ses modifications, à ses démembrements et aux servitudes; le troisième, enfin, aux diverses manières d'acquérir et, par conséquent, d'aliéner la propriété. Ces trois livres se divisent eu trente-six titres.

Le gouvernement impériaL ayant succédé à la République, soumettait au Corps législatif, le 24 août 1807, uno nouvelle édition. Le code perdit son titre de Code cinl dfs Français, pour prendre celui do Code Napoléon. La Restauration maintint sa force obligatoire, mais lui restitua son ancien titre.

Les jurisconsultes et philosophes qui préparèrent lo code prirent pour base les principes mêmes de la Révolution de 1789.

Malgré les critiques qu'on a dirigées contre lui, le Code civil, tel (ju'il est, restera comme le plus grand monument du principe d'égalité civile proclamé par la Déclaration dos droits de l'homme et du citoyen. Il a marqué le triomphe des idées françaises, et ])artout où pénètre la vraie civilisation, il a pénétré avec elle. La part prise par Napoléon dans l'édilication de cette (euvro tut considérable.

Depuis sa mise en vigueur, lo Code civil a été l'objet do quehjuos modifications. La plus importante est colio relative au divorce, aboli par la loi du i8 mai 1816 ot rétabli par la loi des 27-29 juillet 1881. Des lois assez nombreuses ont remanié certaines matières du Code citait; co sont ios lois du y mars 1891, modifiant los droits do l'époux sur la succession de son conjoint prëdécédé;du 17 juin 1893, sur los créances privilégiées ; du 16 mars 1893, relative à la publicité à donner à la décision ([ui pourvoit un individu d'un conseil judiciaire, et enfin la loi du 25 mars 1896, qui fixe les droits des enfants naturels dans la succession de leurs pèro et mère, et qui pont être considôrôo, divorce à part, comme la plus sérieuse retouche qu'on ait encore faite au Code civil.

2» Code de procédure civile. Avant la Révolution do 1789, on ne compte (|uo la célèbre ordonnanco do 1667, duo à Louis XIV, ot connue sous le nom do Code Louis, qui ait réglé d'une manière générale la procédure civile. Quand les événements do 1789 et de 1790 donnèrent à la Constituante le pouvoir léi:islatif, la juridiction civile comptait plusieurs degrés : tribunal do l""* instance, tribunal d'appel, et tribunal do cassation. A c/htô de ces tribunaux, il en fut créé d'une nature particulière ot qui reçurent lo nom do «tribunaux d'exception"; tels furent les tribunaux do commerce et tribunaux do paix ou justices de paix.

Ces diverses juridictions fonctionnaient déjà (|ue la Constituante, la Législative ot la Convention n'avaiont pas encore réglé la procédure appropriée à chacune d'elles. Il devenait urgent do donner enfin lo Code de ftrocéditre civile, si souvent réclamé. Co fut encore à 1 initiative du Premier Consul quo l'on dut l'achèvomont do l'œuvre entreprise.

Le Code de procédure civile (I80fi) so divise en doux parties. La première (procédure devant les tribunaux) comprend cin<| livres. Lo livre l" contient tout ce qui concorno les justices de paix; lo livre II règle la procédure devant les tribunaux inférieurs; le livre lll s'occupe des cours d'appel ; lo livre IV donne les voies e.xtraordinaires pour attaquer les jugements ; lo livre V règle los diverses formes do l'exécution dos jugomeuts.

COCYLE — CODE

La deuxième partie no contient que trois livres et règle un certain nombre de procédures diverses (otlreset consignations, surenchère, interdiciion de biens, partages, etc.).

Lo Code de procédure a été modifié dans quelques-unes de SOS parties par do nombreuses lois subséquentes.

Ce code règle les moyens d'engager l'action devant les tribunaux, indique la juridiction compétente, les formalités de l'audience, du jugement ot do l'exécution. Par décret du 10 juillet 1883, il a été institué près du ministère de la justice une commission extraparlementaire, chargée d'étudier un projet de revision du Code de procédure civile.

2" Code de commerce. En 1789, la législation commerciale se composait de quelques ordonnances dues à i'énerfique et intelligente initiative de Colbert, et qui reçurent ans l'usage lo nom de Code maichand. Après quelques essais de réorganisation, le Code de commerce, voté pendant l'année 1807. ne reçut force obligatoire qu'à partir du 1" janvier 1808, aux termes de la loi du 15 septembre 1807.

Le Code de commerce se divise en 648 articles et se compose de quatre livres. Le livre I" traite du commerce •en (jènéral (commerçant, livres de commerce, sociétés, bourses de commerce et agents de change, commissionnaires, lettre de change etbillet à ordre, etc.); le livre II s'occupe exclusivement du commerce maritime ; le livre III règle l'importante matière des faillites, des banqueroutes et de la réhabilitation ; enfin, le livre IV donne l'organisation et la compétence des tribunaux de commerce.

Les rédacteurs du Code de commerce so sont inspirés des ordonnances de 1673 et 1681, et des lois et décrets rendus depuis 1790.

Quelques lois vinrent, au fur et à mesure des exigences, combler certaines lacunes. Nous citerons celles du 19 mars 1817 sur les lettres de change; du 31 mars 1833 sur la publication des actes do société; du 21 mai 1833 sur les faillites et les banqueroutes; du 3 mars 1840 sur les tribunaux de commerce; du 2 juin 1841 sur les ventes judiciaires; du 4 mars 1889 sur la liquidation judiciaire ; du 1'' août 1893 portant modification de la loi du 24 juillet 1867 sur les sociétés par actions.

4" Code d'instruction criminelle. Voté en 1809, le Code d'instruction criminelle ne devint exécutoire qu'à partir du !"■ janvier 1811- Diverse's lois ont modifié ses prescriptions; parmi elles, il faut citer principalement la loi du 13 mai 1863 sur la correctionnalisation de certains crimes; celles de 1865 et de 1892 sur la détention préventive, et celle du 8 octobre 1897, supprimant le secret de l'information judiciaire et garantissant les droits de la défense.

Le Code d'instruction criminelle est divisé en deux livres et contient 643 articles. Les sept premiers articles de dispositions préliminaires établissent dans (juels cas, par qui et contre qui l'action publique est mise en mouvement. Le livre I" contient les règles de la police judiciaire et l'énumération des magistrats ^ui en sont chargés; le livre II so divise en sept titres, s occupant : des tribunaux de police; des cours d'assises; des moyens de se pourvoir contre les arrêts ou jugements; des crimes commis fiar des fonctionnaires de l'ordre judiciaire en dehors do eurs fonctions; des règlements de juges et des renvois d'un tribunal à un autre; des cours spéciales (abrogées par la charte de 1830); enfin, de l'organisation, de la discipline et de la surveillance des maisons d'arrêt, ainsi quo de divers autres objets d'intérêt public et de sûreté générale.

5" Code pénal. La législation pénale de l'ancien régime était une des sources les plus importantes des haines et des rancunes qui ensanglantèrent la Révolution française. Ici, plus qu'en toute autre matière, le travail de reconstitution s'imposait. La loi des 16-24 août 1790 organisa un nouveau système pénal.

Un premier Code pénal fut promulgué les 25 septembre-6 octobre 1791. Enfin, le 3 brumaire an IV. parut le Code des délits et des peines, résumant les travaux accomplis depuis 1789. La loi du 25 frimaire an \T1I fut réunie au code, (ju'elle venait compléter, ot, en l'an Xll, le gouvernement nomma uno commission chargée de réorganiser toute la législation criminelle, qui devait se diviser en deux codes : Code pénal. Code d'instiitction crimtnelle.

Le travail do classification des lois pénales fut assez rapidement exécuté. Le Code pénal fut présenté au Corps législatif pendant la session de 18 lO et volé la même année. Il ne devenait exécutoire qu'à partir du 1" janvier 1811.

Le Code pénal do 1810 a été modiiié par plusieurs lois importantes, qui ont été fondues dans ta nouvidlo édition promulguée par ordonnance du 28 avril 1832. Depuis celte époque, do nouveaux cbangoments ont été introduits; il faut citer principalement les lois du 13 mai 1863, qui a correctionnalisé diverses infractions jusquo-là rangées parmi les crimes; du 3i mai 1854 sur lo mode d'exécution des travaux forcés; du 27 mai 1885 sur la relogation ; du 14 août 1885 sur la libération condiiionnello, ot enfin, du 26 mars 1891 sur le sursis à l'exécution de la peine.

Lo Code pénal so divise en quatre livres et compte 484 articles. Les cinq premiers articles contiennent, sous le titre do Dispositions préliminaires, uno définition dos diverses infractions et de leurs noms.

Le livre I*"" contient la liste des peines applicables en matière do crimes ot do délits, et de leurs elfets (v. pkink) ; lo livre 11 s'occupe des personnes punissables ot des personnes non punissables; le livre 111 comprend la nomenclature ot la ciassilication des crimes et délits punis par les peines édictées au livre I"; lo livre IV traite dos peines applicables aux contraventions.

6» Code fure.itier. Ce code n'appartient pas, comme les autres codes, à la période consulaire ou impériale. L'no loi fut soumise au.v Chambres ot définitivement votéo le 21 mai 1827.

Lo Code forestier est divisé on quinze titres. II règle les droits uo l'Etat, dos départements, des communes et des particuliers sur los forêts. Il organise les droits d'affouage, de pâturage, pacage, etc.; la poursuite et l'instruction des délits en maiièro forestière, etc. Lo décret des 15-29 septembre 1791 et ledit do Iiî69 sont los deux sources principales du code de 1827. Parmi les lois, ordonnances ou décrets qui l'ont modilh'', il convient do ciior surtout ta loi du 18 juin 1859 et le décret comiilémeniairo du 22 novembre de la même année, qui ont mtroduiid'importantes modifications dans tout le régime forestier.

7» f 'o./t- rural. Depuis taConslUuanlojusqu'A lu troisième Uépuldiqiie, toutes les assemblées hVif'bxivos travailleront à édifier lo Code rural. C'est l'eusomble dos lois votées soulomout depuis l'aunéo 1881 qui constitue lo nouveau

CODEATE

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