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DUBRÉKA — DUC

^aint-Ëtienne-âu-Mont, et le fronton du théâtre de la Gailé (1863). Dubray a été, sous le second Empire, l'un des sculpteurs ordinaires des Tuileries. — Ses deux tilles, Charlotte-Gabriiille Dubray, née à Pans, et Edgksie- GiovANNA Dubray, née à Florence, se sont aussi fait connaître par des ouvrages de sculpture.

DdbrÉEA ou DOUBRÉKA, poste de la Guinée françai'^e. La ville, située au fond de l'estuaire du Doubrëka, fait un grand trafic avec lintérieur, surtout en caoutchouc. Des plantations de café, dont le nombre augmente tous les jours, assurent de nouveaux débouchés à toute la contrée.

Placé sous le protectorat de la France en 1865, le pays de Dubréka nécessita souveut l' intervention militaire jusqu'au 5 juin 1SS2. date à laquelle il fut rangé sous la domination directe de la France.

DUBRETON {Jean -Louis), général français, né à Ploermel en 1773, mort à Versailles en 1855. Engagé volontaire en 1790, capitaine en 1795, chef de bataillon pendant la campagne d'Italie (ISOO), il conquit son grade de colonel, en 1803, au cours de l'expédition de Saint-Domin-

fue. et celui de général de brigade pendant la campagne ■Allemafrne. Mais c'est surtout en Espagne, où il fut envové en ÏSll, que le général Dubreton s'est particulièrement illustré : avec seulement 1.500 hommes, il défendit Bureos pendant trente-trois jours contre l'armée de Wellington. Il fut créé, pour ce fait d'armes, baron de l'Empire et général de division. Il fit ensuite la campagne d'Allemagne. En 1SI9, le général Dubreton fut admis à la Chambre des pairs, et continua d'y siéger sous la monarchie de Juillet.

Du BreuiL. Biogr. V. Breuil.

DUBREUIL (Toussaint), pemtre français, né vers le milieu du xvi' siècle, mort^n 1602. Elève de Freminet, il suivit son maître à la cour de Henri IV, qui lui coniia plusieurs travaux, entre autres, l'achèvement do X Histoire d'Ulysse, que le Primatice avait commencé de peindre à Fontainebleau. Dubreuil a travaillé aussi à la galerie d'Apollon: mais l'incendie de 1660 a détruit son œuvre.

Du Breuil (.Alphonse), horticulteur et écrivain français, né à Rouen en 1811 , mort en 1890. Il commença à professer, en 1S3S, à l'Ecole d'agriculture de Rouen. En 1849, il occupa la chaire d'arboriculture du Conservatoire des arts et métiers, puis organisa l'enseignement arboricole dans les départements. Lors de la fondation de l'Institut agronomique, il fut chargé d'y professer l'horticulture, l'arboriculture et la viticulture. Il convient de citer ses Cours d'arboriculture, Cours d'agriculture, et son livre sur les Vignobles, les arbres à fruit, à cidre, etc.

Dubreuil (Ernest), publiciste et auteur dramatique français, né en 1833, mort en 1886. Il collabora à plusieurs journaux français et étrangers, et il fit représenter un opéra-comique en un acte, la Tête enchantée n86l) ; un opéra-comique en trois actes, le Roi des Mimes (1865); la Belle Bourbonnaise (musique de Cœdès, 1874). Dubreuil fit encore, en collaboration avec Humbert et P. Burani, le livret de Fra7tçois tes bas bleus, auquel la musique de Bernicat, terminée par André Messa!ger, donna un véritable succès (1883).

Parmi ses œuvres dramatiques, nous citerons : le Joueur d'orgue, comédie en un acte (1868), et, parmi ses romans : Olivier le Bâtard {ISS2).

DubrEUL (Jacques), historien français, né et mort à Paris {1528-1614). Après avoir étudié à l'Université, il entra dans les ordres : il fut prieur de l'abbaye de Brantôme dans le PérigorJ, abbé de Saint-Allyre, à Clermont-Ferrand. Il a composé -des ouvrages d'érudition. Citons : les Fastes et antiquités de Paris (Ï605-1608); Supptementum antiquitatum urbis Paj'isiensis, de Sancti-Mauri Fossatensis eœnobio (1614) ; une Histoire de l'abbai/e de Saint-àermain-des-Prés (manuscrite). Le P. Dubreul a été l'éditeur des Œuvres de saint Isidore de Séville (1601) ; d'Aimoin (1603).

DuBRUNPAUT (Auguste -Pierre), industriel français, né à Lille en 1797, mort à Paris en 1881. Il a fait de nombreuses découvertes scientifiques, relatives à l'industrie de la distillation des alcools. C est à lui qu'où doit l'emploi de l'acide sulfurique dilué dans l'eau pour hâter la fermentation des moûts de betteraves. Il a publié un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels : Mémoires sur la fabrication des euX'de-vie de grain ; Traité complet de l'art de la distillation ; Propriétés optiques des sucres sur les fermentations alcoolique et lactique et leur application à l'étude des sucres; etc.

DUBS (Jacques), homme politique suisse, né à Affoltern (Zurich) on 1822, mort à Lausanne en 1879. Appartenant au parti libéral, il remplit, dès 1847, plusieurs mandats électifs, et, enfin, fut président de la Confédération en 1864, I8C8 et 1870. A propos du projet de constitution de 1872, il se rendit impopulaire dans la Suisse allemande, et il dut donner sa démis-iion de membre du Conseil fédéral. Le canton do Vaud lo nomma député au Conseil national. De 1876 jusqu'à sa mort, il fut juge au tribunal fédéral. On a do lui : Esquisse d'un Code pénal pour le canton de Zurich (1855, en allemand); De la revision de la Confédération (I86C); la Démocratie suisse dans les progrès de son développement (1868).

Du BUAT (Picrrc-Louis-Gcorges, comte), ingénieur militaire français, né en 1734 au manoir de Buttenval (Calvadosj. mort à Vieux-Condô (Nord) en 1809. Reçu ingénieur k l'âge de seize ans, il fit, en 1756, campagne contre les Anglais sur les côtes de Bretagne et do Normandie. Il prit part, ensuite^ aux campagnes sur le Rhin et fut promu capitaine au siège de Mappen (1761). A Valenciennes, il conduisit, do 1763 à 1773, les travaux do fortification. Promu, en 1771, ingénieur en chef. Du Buat se fixa bientôt à. Condé, dont il construisit l'hôtel de ville. 11 devint lieutenant-colonel en 1779, colonel en 1787, et directeur des fortifications de Lille, puis lieutenant du roi k Condé. Kn 1793, il émifjra. Do 1770 datent les recherches de Du liuat sur l'hydraulifjue. Son premier mémoire : Principrs d'hydraulique iVaris, 1779). a renouvelé la science de 1 hydraulique. L'no deuxième édition (1786) a été traduito en allemand et en anf^lais. Du Buat, nommé correspondant par l'Acadé- ZDÏo des sciuoces, fut élu membre do l'Iastiiut, en 1804.

DUBUG (Guillaume), chimiste français, élève de Baume et de Lavoisier, né à Sierville (Seine-Inférieure) en 1704, mort en 1837. Il s'est fait connaître par des travaux utiles sur le sucre des fruits, la préparation du cidre, l'analyse des terres arables, l'apprêt des étoli'es. On a de lui : Mémoire sur l'encollage des étoffes (1821), qui obtint le prix Montyon ; ?,'oticcs chimico-œnologiques (1825); Opuscules scientifiques (1837).

DUBUFE (C^rtwrfe-Marie), peintre de genre et portraitiste français, né à Paris en 1790, mort en i864, élève de David. Il débuta par des sujets mythologiques {Achille prenant Iphigénie sous sa protection), et des sujets religieux {Jésus marchant sur les eaux), etc. Ces compositions sont médiocres. Il réussit mieux dans le genre gracieux. Apollon et Cyparisse est un tableau agréable, qui figura au musée du Luxembourg. Cependant, la réputation do Dubufe ne commença réellement qu'au Salon de 1827, où il exposa deux toiles : les Regrets et les Souvenirs, qui eurent l'une et l'autre une vogue prodigieuse. Dubufe se vit accablé de commandes aristocratiques. Il avait, comme portraitiste, deux qualités inappréciables ; il embellissait ses modèles et les habillait parfaitement. Il peignit : la comtesse Le Hon, la duchesse d'Istrie, la reine des Uelges, les demoiselles de Komar, M^^' de Sainte-Aldegonde, etc.; le comte de La Rochefoucauld, Louis-Philippe, etc.

Dubufe (l^ouis- Edouard), peintre français, fils du précédent, né à Paris en 1820, mort à Versailles en 1883. Il eut pour maîtres son père, et ensuite Paul Delaroche. Il débuta au Salon de 1839 par une An«ortc'a/(on et une étude de Chasseresse. Il exposa aux Salons suivants, entre autres œuvres, le Miracle des roses de Sainte-Elisabeth de Hongrie; en 1841, Tobie; en 1842, les Vertus cardinales; ea 1844, Rethsabée et la Prière du matin (scène de famille du xvi* s.), et, au Salon de 1846. la Multiplication des pains et des poissons, et trois portraits remarqués. En 1848, il n'exposa que des portraits ; sa réputation en ce genre surpassa bientôt celle de son père, dont il suivait les traditions; il s'attacha à faire joli. Aussi critiqué que son père, et pour des raisons analogues, il n'en poursuivit pas moins sa haute fortune de portraitiste de l'aristocratie. Le Salon de 1853 contenait les portraits de l'impératrice Eugénie, de la comtesse de Montebello et de la baronne d' Haute sei-ve.

JEn 1856, il peignit les membres du Congrès de Paris; de 1857 à 1870, parurent un grand nombre do portraits : de Rosa Bonheur, de .1/""^ Boulier, de la princesse Mathilde, de la duchesse de Mcdina-Celi. de la marquise de Galliffet, de Robert Fleury, de la comtesse de G... (1864); de Gounod (1867); de P. Demidof (1868); le général Fleury, le comte de Ni euieerkerke {ISG9) ; M. Lefuel, architecte ; M. Onfroy de Brévilte (1870) ; de Dumas fils (1873) ; de Emile Augier, Philippe Rousseau (1876), et quelques tableaux do genre. Dans ses dernières années, Edouard Dubufe s'est rapproché de plus en plus de l'art sérieux, et plusieurs do ses derniers portraits d'hommes, comme celui à'Harpiynies, sont remarquables. En dépit de ses défauts habituels, Edouard Dubufe demeure, sinon un très bon peintre, du moins un narrateur exact. Son œuvre, quoique maniérée, est documentaire.

Dubufe (Edouard-MarieGuillaume), peintre, fils d'Edouard Dubufe, né à Paris en 1S53. Elève de son père et de MazeroUe, il exposa pour la première fois, en 1877, la Mort d'Adonis et une Jeune fille à la cruche; en 1878, Avril et sainte Cécile (Clermont-Ferrand). Depuis lors, Dubufe a exposé quelques portraits (1879-1881). Mais il s'est surtout adonné à la peinture allégorique et décorative : la Musique sacrée et la Musique profane, diptyque (musée d'Amiens); Trinité poétique {Musset, Hugo, Lamartine), vaste toile symbolique (1888). On doit encore à Dubufe le plafond du foyer de la Comédie-Française, des décorations à l'Hotcl de Ville, à la Salle des fêtes de l'Elysée, à la Nouvelle-Sorbonne, etc.; au Salon de 1899, une grande composition aWésorïque,!' Apothéose de Paris de Chavannes,

DuBUISSON (Paul-Ulrich), auteur dramatique et révolutionnaire français, né à Laval en 1746, décapité en 1794. Il avait débuté comme poète erotique par le Tableau de la volupté ou les Quatre parties du jour, poème en vers hbres (1771). Passé aux Etats-Unis lors de la guerre de l'Indépendance, il écrivit, à son retour, un Abrégé de la révolution des États d'Amérique (1779), puis des Considérations sur Saint-Domingue (1780). Il travailla également pour le théâtre et fit représenter JVadir, tragédie en cinq actes ; le Vieux Garçon, l'Avare cru bienfaisant, comédies (1783-1784) ; les Deux frères, Lélia, opéras (1792). La Révolution trouva en lui un adepte fervent. Attaché à Duraouriez en qualité de commissaire du conseil exécutif, il dévoila au Comité les projets de défection du général (1792), ce qui ne l'cmpécha pas d'être traduit, l'année suivante, devant le tribunal révolutionnaire, avec Hébert, Ronsin et Anacharsis Cloots, ses amis ; il fut guillotiné avec eux.

DubuissON (François-René- André), naturaliste français, né à Nantes en 1703, mort en 1836. II exerça d'abord la profession de pharmacien dans sa ville natale, parvint à so former un riche cabinet d'histoire naturelle, et fut nommé, en ISiO, directeur du Muséum d'histoire naturelle do Nantes. Il fît connaître, le premier, les minéraux de la Bretagne. Ce savant a laissé, outre des mémoires : Essai d'une méthode géologique on Traité abrégé des roc/ie*( 1819), et Cataloque de la collection minéralogique et géognostique du département de la Loire-Inférieure (1830).

Dubuque, ville des Etats-Unis (Etat d'Iowa), sur le haut Mississipi, qui sépare ici l'Iowa du Wisconsin et do rillinois : 50.000 hab. Cité d'activé industrie, dans une région minière oii c'est surtout le plomb qu'on exploite. Elle fut fondée, dans le dernier quart du xviii* siècle, par le traitant canadien Dubuque ou Dubuqui; mais l'élément français n'y compte plus.

DUBUT DE liAFOREST ( Jean - Louis ) , littérateur français, né en 1853 à Saint-Pardoux (Dordogne). 11 a été conseiller do préfecture, puis s'est tourné vers les lettres. On lui doit de nombreux romans, ayant des qualités de composition et de st^'le, mais qui sont surtout des peintures de mauvaises mœurs. Wons citerons do lui : les Dames de Lamète (1880); le Rêve d'unviveur (1883); Mademoiselle Tantale (ISSÂ) ; le Gn/^a (1885) ; la Sonne à tout /"rt/re (1886) ; le Cornac (1887i ; l'Homme de joie (1889); la Femme d'affaires (1890) ; la Haute Bande (1893) : les Petites Rastas (1894); Angcla Bouchaud, demoiselle de magasin , (1890); ks Derniers Scandales de Paris (1897); etc." Il a

publié dans « le Figaro ", sous le pseudonyme do Jean Tolbiac, des chroniques remarquées.

DUBY, comm. d'Austro-Hongrie (Bohême [district de Kladno]) ; 4.100 hab.

DUC {duk' — du lat. dux, chef) n. m. Titre de noblesse qui est le plus élevé, après celui de prince, en France et dans quelques autres Etats, ii Titre porté par le souverain d'un duché, il S'est dit autrefois pour Doge : Le ddc de Venise.

— Duc-duc, Titre particulier aux grands d'Espagne de la maison de Sylva, parce qu'ils réunissent plusieurs duchés en leur personne, ii Duc-comte ou Comte-due, Grand d'Espagne, qui possède à la fois un duché et un comté. Il Duc-marquis, 'litre de celui qui réunit la qualité de duc à celle de marquis, il Duc à brevet. Duc qui n'avait d'autre prérogative que celle de porter son titre et de jouir des honneurs y attachés, il Duc et pair, Celui auquel son titre de duc conférait les privilèges de la pairie (le droit de siéger au Parlement, etc.).

— Mo7isienr le Duc, Nom donné, aux xvn' et xviii* siècles, au fils aîné du prince de Condé, duc d'Enghien. (Ce titre fut imaginé par Henri II de Condé.)

— Arg. Pendu, il Chef, li Bue de Guiche, Guichetier, geôlier.

— Jeux. Quinola duc, As duc. Se disent, au rêverai, d'un quinola, d'un as, donné à la bonne.

— Loc. iam. : C'est un duc à co}'neil!e. Se dit d'un homme qui prend le titre de duc, sans avoir assez de fortune pour le soutenir convenablement. (L'hostilité qui règne entre les ducs [oiseaux de nuit] et les corneilles a donné lieu à cette locution.)

— En'cycl. Hist. Au commencement du V siècle, ce terme désignait les commandants militaires des troupes romaines cantonnées dans les porvinces. La iVo/if /a rf/f/m'/aïwni nomme vingt-cinq ducs dans l'empire : treize en Orient, douze en Occident. C'est avec des attributions semblables que Justinien rétablit l'institution en Italie et en Afrique; mais, bientôt, les ducs se multiplièrent, et à leurs fonctions militaires ils ajoutèrent les pouvoirs de l'administration civile. Ce fut "le cas dans l'Afrique et l'Italie du vii^ et du viii* siècle ; et bientôt, l'évolution s'étendit à l'empire tout entier. On trouve ainsi, au x' et au xi* siècle, des ducs à Antioche, à Edesse ; au xi" siècle, la Bulgarie reconquise fut administrée par des ducs.

Les Germains conservèrent le titre de «i duc » et le donnèrent à ceux qui exerçaient parmi eux les fonctions do herzog (chef militaire). Comme les comtes, les ducs cumulèrent les pouvoirs civil, administratif et judiciaire. A l'époque où ces fonctionnaires se rendirent héréditaires et, bientôt, indépendants, le titre fut donné aux titulaires des plus grandes dominations féodales. Tout d'abord (x* et XI* s.), on n'attacha pas une valeur précise au titre ducal : le même haut baron féodal s'intitulait indifféremment, dans les chartes, duc, comte et même marquis. Au xu^ siècle, la couronne ducale paraît définitivement supérieure aux au-

Signes distiactifs du duc : 1- Toque (1" Empire); 2. Heaume (xu« s.}; 3. Couronae-

très. Charles IX, redoutant l'influence que ce titre donnait à quelques grands seigneurs, ordonna, par ses édits de 1502 et 1566. qu'à l'avenir aucune terre ne serait érigée en duché. Le titre fut donné à nouveau par les rois quand, avec rétablissement de la monarchie absolue, il ne fut plus qu'honorifique; c'était le duc à brevet. Les ducs recevaient des rois le titre de « cousin » : leur couronne était un cercle d'or, avec pierreries, rehaussé de huit fleurons d'ache d'or posés sur des pointes également d'or. Dans la hiérarchie nobiliaire du premier Empire, le duc occupait le deuxième rang, entre le prince et le marquis, et ses armoiries étaient timbrées d'une toque do velours noir, retroussée d'hermine, avec porte-aigrette d'or, et rehaussée de sept plumes.

Duc (le Petit), opéra-comique en trois actes, livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy, musique de Charles Lecocq, représenté à la Renaissance le 25 janvier 1878. — La pièce est amusante. Le duc Raoul de Partlienay a dixhuit ans ; il vient d'épouser une jeune fille qu'il aime. Mais, sur l'ordre du roi, les jeunes gens doivent se séparer Je jour même : la duchesse est envoyée dans un couvent à Lunéville, et le duc devra achever son éducation. Peu satisfait de cette séparation, Parthenay, qui est colonel de naissance, se met à la tète de son régiment, et marche sur Lunéville pour délivrer sa femme. Au moment de donner l'assaut au couvent, on entend le canon de l'ennemi : le petit duc court au combat, se couvre de gloire et lo roi consent à reconnaître la validité du mariage. — Il y a beaucoup à louer dans la partition, l'une des meilleures do Lecocq : les couplets des pages, la gavotte, le duo du duc et do la duchesse, les couplets do la Petite femme, la leçon de chant, les couplets de la paysanne, la marche do la ronde : Pas de fenwies, elles couplets de l'épée.

Duc Ernest (le) [Herzog Ernst], poème allemand, écrit entre 11*3 et USOpar un poète du Rhin inférieur, qui vivait à la cour de Henri le Lion. — Deux faits historiques : la révolte du duc Ludolf de Souabe contre son père Othon le Grand (953-954) et le soulèvement du duc Ernest II do Souabe contre Conrad II, époux de sa mère (1025-1030), ont fourni lo sujet de la première partie du poème. La seconde partie relate les merveilleuses aventures d'Ernest, qui, banni à la suite d'un meurtre, se rond en Orient. Revenu en Allemagne, Ernest reçoit son pardon d'Othon. Du poème primitif il ne reste que des fragments, mais les nombreux remaniements on vers, en prose et mémo en latin qui on ont été faits, montrent le goût do l'cpoiiuo pour lo merveilleux, les aventures et les descriptions qui abondent dans l'ouvrage.

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