DUBOIS
1793), avec le mandat de réduire Lyon révolté. Accusé de modérantisme, il fut arrêté par le comité de Salut public; mais il se justifia facilement. Exclu plus tard des Jacobins par l'influence de Robespierre, il se joignit à ceux qui l'écrasèrent au 9-Thermidor. 11 entra dans la commission des Cinq, et fit accueillir par la Convention les patriotes iiui s'offraient pour la défendre.
Réélu au conseil des Cinq-Cents, il fut appelé aux fonctions d'inspecteur général de l'infanterie, puis au ministère de la guerre en 1799. Sa courageuse opposition au coup d'Etat du IS brumaire le mit en disgrâce. Il rentra dans la vie privée et vécut dans la retraite et l'obscurité pendant le Consulat et l'Empire. Dubois do Crancé a laissé do nombreux écrits.
Dubois de Jancigny (Jean-Baptiste), écrivain et administrateur français, né à Jancigny (Bourgogne) en 1753, mort à Moulins en 1808. Professeur de droit à Varsovie (1773), membre de l'Académie do Berlin, il se rendit à Paris, oii il s'occupa de journalisme. Pendant la Révolution, Dubois rédigea " la Feuille du cultivateur », devint membre de la commission d'agriculture, fut jeté en prison, et recouvra la liberté après le 9-Tbermidor. Il devint chef de division au ministère do l'intérieur (1795), commissaire du gouvernement directorial, préfet du Gard, etc. On a do lui : Essai sur l'histoire littéraire de la Pulognc (1778) ; Introduction à » la Feuille du cultivateur » (1795); Essai sur le commerce du ynidi de la France (1804); Du commerce français dans l'état actuel de l'Europe (1806); etc. — Son fils Xdolphk-Philibkrt, diplomate et orientaliste français, né à Paris en 1795, mort à Chandernagor en 1860. Mis en demi-solde par la Restauration, il se rendit aux Indes et étudia les mœurs et la constitution de l'empire indo-britannique. En 1830, il entra au service du roi d'Oude, Nasir-ed-Din-Haider-Shah qui, en 1834, l'envoya comme ambassadeur en Europe. Chargé, en 1841, par le gouvernement d'une mission en Chine, il défendit avec énergie les intérêts du commerce français, menacés par la guerre avec l'Angleterre; il fut ensuite nommé chef do service à Chandernagor. Il a publié, dans la « Revue des Deux Mondes o, des articles très remarqués et, dans la collection de r «Univers pittoresque », un volume sur l'Inde.
Dubois (Paul- Alexis), général français, né en Auvergne en 1754, mort dans le Tyrol en 1796. Maréchal des logis lorsque la Révolution éclata, son intrépidité le fit avancer rapidement. Général de division dans le Palatinat, sous Hoche, il commanda ensuite la cavalerie à l'armée de Sambre-et-Meuse, se signala à Fleurus; ses démêlés avec le général en chef le firent revenir à Paris. Lors de l'insurrection du l" prairial an III (1795), Dubois fut mis à la tète de la cavalerie parisienne; il s'y distingua à Haguenau, à la prise de Charleroi, et il fut mortellement blessé à la bataille de Roveredo.
Dubois (Antoine, baron), accoucheur français, né à Gramat (Lot) en 1756, mort à Paris en 1837. Après des débuts rendus pénibles par sa pauvreté, il se fit une brillante réputation chirurgicale comme professeur à l'Ecole de santé et médecin des armées. En 1798, il prit part à l'expédition d'Egypte, mais la maladie l'obligea à retourner en France. Il se consacra alors à l'obstétrique, accoucha heureusement l'impératrice Marie-Louise, en 1811, ce qui lui valut le titre de baron, et, appelé peu après à professer à la Maternité et à la Faculté, il réforma l'art des accouchements, dans lequel il s'était acquis une réputation qui dure encore. Il n'a laissé que quelques articles dans le Dictionnaire des sciences médicales.
Dubois (Jean-Antoine), prêtre et missionnaire français, né en 1765 à Saint-Rémôze (Ardèche), mort à Paris en 1848. Membre de la congrégation des missions étrangères, il partit pour les Indes, en 1791, et séjourna dans le royaume de Mysore durant trente-deux ans. Il a publié plusieurs ouvrages d'iiistoiro, et de géographie. Le plus important, gui fut imprimé aux frais de la compagnie des Indes, est intitulé : Mœurs, institutions et cérémonies des peuples de l'Inde {1825), réédité en 1899 à Pondichéry.
Dubois (Louis-François), littérateur et historien français, né à Lisicux en 1773, mort en 1855. Nommé on 1799 professeur d liistoire littéraire à l'école centrale de l'Orne, il fut, sous l'Empire, secrétaire do la préfecture do Trasimène et de celle de l'Aube; puis bibliothécaire de la ville d'Alonçon sous la Restauration ; sous-préfet de Bernay et de Vitré, sous la monarchie de Juillet. Louis Dubois a publié plusieurs ouvrages remarqués, entre autres : Histoire civile, religieuse et littéraire de la Trappe {iS2i) ; Recherches archéologiques et historiques sur la Normandie fl843); Histoire de Lisieux et de son territoire (1845-1846); Dictionnaire des patois normands (1850).
Dubois (Paul-François) dit Dubois de la Loire- Inférieure, publiclste et homme politique français, né à Rennes en 1793, mort à Paris en 1874. Elève de l'Ecole normale, il fut professeur do l'Université jusqu'en 1820; mais, suspendu do ses fonctions à cause de ses opinions libérales, il se tourna vers le journalisme et fonda, avec Pierre Leroux, le journal le filohe. Après 1830, Dubois se rallia au gouvernement de Louis-Philippo et fut nommé inspecteur général de l'Université. L'année suivante, il fut élu député de Nantes, puis réélu jusqu'en 1848. La révolution mit fin à sa vie politique. En dehors do ses articles, il a publié une traduction do V liistoire de l'Eglise de Reims, par Flodoard, insérée dans la »> Collection des Mémoires de l'histoire do Franco n.
Dubois (Paul), accoucheur français, né à Paris en 1795, mort en 1871. Fils d'Antoitio Dubois, il professa, commo lui, l'obstétriquo à la Maternité et à la Faculté, fut membre de l'Académie do médecine, de l'Académie des sciences, doyen de la Faculté pendant dix ans. Il accoucha l'impérairico Eugénie; il enseignait que l'accouchement est un phénomène osscntiolloment physiologique, et conseillait do laisser agir la nature et do n'intervenir que le moins possible. Il n'a laissé que quelques mémoires à TAcadémic et un petit nombre d'articles u'obstétriquc dans le Dictionnaire des sciences médicales.
Dubois (nosFicE). V. Santé (Maison municipale do).
Dubois (Joscph-^K//**ne), graveur on médailles, né à Paris en 1795, mort à Lit,'nièrcs-la-Doucello (Mayenne) on 1863, II fut élève do Bridan ot de Droz. Attaché, .sous la Restauration, à la Monnaie, il exécuta plusieurs ouvrages remarquables par la finesse, la correction et la souplesse do burin. Los principales médailles qui restent do lui
sont : la médaille décornée par la ville de Montpellier à Fabrc, peintre, fondateur du musée do cette ville; la cathédrale de Paris, avec un plan de ce monument au revers; la médaille de l'abbé Godinot, commandée par la ville do Reims; celles de Parmentier, d'Hippocrato, pour la commission des Monnaies; les effigies de la duchesse de Berry. du duc de Bordeaux, de Mademoiselle, celle du roi Joseph Bonaparte, etc.
Dubois de Montpéreux (Frédéric), voyageur et archéologue suisse, né et mort à Métiers, dans le Val-de- Travers (1798-1850). Précepteur en Courlande, en Lithuanio, à Berlin, il se livra à ses goûts pour la géologie. Il fit de grands voyages dans l'Ukraine et lo Caucase pendant les années 1831, 1832, 1833 et 1834, avec l'appui du gouvernement russe, et il en consigna les résultats dans un grand ouvrage : Voyage autour du Caucase, chez les Tchei'kesses et les Abkhases, etc. (1838-1843). On a en outre de lui ; Conchyliologie fossile ou Aperçu gcognostiijue des formations du plateau volhyni-poaolien (1821); les Antiquités de Neuchâtel (1852), ouvrage posthume.
Dubois d* Amiens (Frédéric), médecin français, né à Amiens en 1799, mort en 1873. Nommé secrétaire perpétuel do l'Académie de médecine en 1847, il se distingua par son ardeur à soutenir ses idées spiritualistes et par la conscience, parfois la sévérité, qu'il déploya dans le panégyrique des académiciens décédés. Il faut citer do lui : Eloges lus dans les séances publiques de l'Académie de médecine (1845-1863); Tableau du mouvement de la science et du progrès de l'art (1864).
Dubois (Charles-Hippolyte) , acteur et auteur dramatique français, né à Avesnes (Nord) en 1800, mort à Passy on 1874. Il joua sur divers théâtres de Paris, |)uis devint régisseur général de la Comédie-Française. Sous le pseudonyme de Davesne, il a composé plusieurs pièces, presque toutes en collaboration, notamment : l'Obligeant maladroit (1827); Les bons maris font les bonyies femmes (1834); Marie ou le Dénouement d'une jeune fille (1842); une Chaîne à rompre (1844); une Nuit terrible (1845); la Reine d'Yvetot (1849); etc.
Dubois (Pierre), horloger et écrivain technologiste français, né à Chàtellerault (Vienne) on 1802, mort à Paris en 1860. Il s'est fait surtout connaître par un important ouvrage : Histoire de l'horlogerie ancienne et moderne, précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suivie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe (1849-1852).
Dubois (Charles-Frédéric), naturaliste belge, né à Barmen (Prusse) en 1804, mort à Bruxelles en 1867. Il s'est fait connaître par plusieurs ouvrages estimés. Nous citerons de lui : Planches coloriées des oiseaux de l'Europe et de leurs œufs (1859-1862); Planches coloriées des oiseaux de la Belgique et de leurs œufs (1864); les Lt^pidoptères de l'Europe, leurs chenilles et leurs chrysalides {1»60-IS6G)\ Catalogue systématique des oiseaux de l'Europe (1865); les Oiseaux de l'Europe et leui-s œufs (1859-1872); les Lépidoptères de la Belgique (1860-1875); etc.
Dubois (Edmond-Paulin), hydrographe français, né à Brest en 1S22. A sa sortie de l'Ecole navale, il servit d'abord comme officier de marine et devint, en 1851, professeur d'hydrographie à l'Ecole navale; plus tard, en 1872, il fut nommé examinateur des écoles d'hydrographie. Dubois a inventé un compas étalon à double aiguille, donnant la déviation produite à bord des navires par l'emploi des matériaux de fer, et un gyroscope nautique. Il a publié, outre de nombreux articles : un Cours d'astronomie (1855-1858); un Cours de navigation et d'hydrographie (1859) ; la traduction française, avec notes, de la Theoria motus corpoi'ian de Gauss (1865); De la déviation des compas à bord des navires et du moyen de l'obtenir à l'aide du compas de déviation (1867); un Résumé analytique de la théorie des marées telle qu'elle est établie dans la mécanique céleste de Laplace (1885), etc., sans parler des « Ephémérides astronomiques et Annuaire des marées », destinés aux capitaines de navire et rédigés par lui depuis 1871.
Dubois tEugène), poète belge, né à Anvers en 1827, mort en 1370. Un recueil de vers, intitulé Penser et oublier (1855), montra avec quelle pureté il savait écrire en français, ot révéla eu lui de véritables qualités poétiques. Ses Œuvres complètes comprennent des satires, dos fables, des chansons, des ballades, des méditations, des poésies, etc.
Dubois (Paul), statuaire et peintre français, né à Nogont-sur-Seine(Aubo) on 1829, membre de l'Institut depuis 1876. II fut destiné au barreau et fit son droit avec succès. Cependant, n'écoutant que sa vocation, il se fit admettre dans l'atelier do Toussaint (1856). Après deux années d'études, il alla s'installer à Rome.
Il débuta au Salon de 1863 par Saint Jean enfant. Deux ans plus tard, il obtint la médaillo d'honneur pour sa statue le Chanteur florentin. En 1867, Dubois so présenta de nouveau avec un Nai^cisse au bain, marbre irréprochable, et une Vierge et l'enfant Jésus, c|ui consacrèrent lo renom de l'artiste.
Il faut encore mentionner, dans son œuvre, les Bustes et Médaillons exécutés d'après quelnues illustrations contemporaines. De 1867 à 1873, Paul Dubois ne fit aucun envoi aux Salons. Cette dernière année, il exposa une Eve naissante. En 1874, il envoya une statue en marbre, Narcisse, au modelé savant; puis il exposa, en 1875, les bustes à'Henner, du D' Parrot ot un buste d'enfant. En 1876, doux statues en piatro, destinées au monument de Lamoricièro, dans la cathé(lrale do Nantes : le Courage militaire ot la Charité, valurent à Dubois, pour la seconde fois, la grande médaillo d'iionncur. Enfin, en 1877, il a exposé deux bustes remarquables. Mais, dès 1873, Dubois s'était révélé au public comme portraitiste. En 1876, l'artiste exposa une toile do petite dimension. Portraits de I mes enfants, d'une exécution savante et d'une grande in-
Paul Dubois.
tensitô d'expression. En 1878, à l'Exposition universelle, Paul Dubois était roiirésenté par le monument du général Lamoriciére et par les bustes a'Henner, de Paul Buudry et du D' Parrot. Au Salon de la même année, Dubois envoyait un Portrait de jeune fille. L'artiste, justju'alors conservateur du muséo du Luxembourg, était nommé directeur de l'Ecole nationale des beaux-arts. Aux deux Jeunes filles en gris, exposées en 1880, on préféra la tète de femme intitulée Etude. Un buste de Pa-steur, d'une belle allure, se voyait aussi la même année. Do 1881 à 1886, Paul Dubois a exposé un grand nombre de portraits. En 1886, parurent le connétable Anne de Montmorency, esquisse aux deux tiers de la figure exécutée pour le château de Chantilly et un buste en bronze de Charles Gounod. Le plus grand succès obtenu par Paul Dubois, depuis l'apparition de son Chanteur florentin, lui vient de sa statue équestre de Jeanne d'Arc (Salon de 1895), inaugurée en 1896 à Reims. Le jury prit l'initiative de faire frapper une médaille commémorative de cet événement.
Dubois (Alphée), graveur en médailles, fils d'Eugène Dubois, né à Paris en 1831. Il fut élève de son père, de Duret et de Barre. En 1855, il obtint le grand prix de Rome, dans la section do la gravure en médailles et en pierres fines. A Rome, les modèles de l'antiquité l'inspirèrent sans lui faire abandonner la pratique de son art. Aussi ses travaux so ressentent-ils du soin avec lequel il parachève lui-même toutes les opérations pratiques que d'autres abandonnent trop souvent à des mercenaires. Ou peut admirer de lui, à la Monnaie de Paris, entre autres médailles, celle du Pape bénissant le Prince impérial à sa naissance (envoi de Rome); la Réception des ambassadeurs siamois à Fontainebleau ; la médaille pour la découverte de la centième planète (1869); l'Horticulture, médaillon; la médaille commémorative de la naissance do Napoléon I" (1870); la médaille de la découverte de l'atmosphère du soleil (1872); la médaille do Chevreul (1873); la médaille de Becquerel père (1874); la médaille représentant le maréchal Reillo et Louis Pasteur (1875); la médaille commémorative du passage do Vénus sur le Soleil ; la médaille de récompense pour concours d'animaux ; la médaille commémorative de la proclamation de la République et la médaille-effigie de jUi7;(e-£'(^«'n7'rf5 (1881); L. Pasteur {19,9.2); J. Dumas [1883); Leverrier (1885); la Géographie; en 1887, Wftrtz, etc. On lui doit aussi de fort jolis camées et médaillons. — Son fils, Hi-:nri Dubois, né à Rome (élève do son père, do Cliapu et do Falguière), a obtenu, à l'Exposition universelle de 1889, une mention honorable et une 1" médaille eu 1898, pour ses médailles et médaillons.
Dubois (Jean-Antoine-Ernest), jurisconsulte français, né à Sens (Yonne) en 1837. Dubois professa le droit civil à la faculté de Grenoble, et, en 18n5, devint suppléant à la faculté do Nancy, où il professa depuis 1867. Outre des arti oies publiés dans les grandes revues de législation et d'histoire, on lui doit : le Séuatus-consulte Velléien et l'incapacité de la femme mariée (1860); Iiéfo7'me et liberté de l'enseignement supérieur et en particulier de l'enseignement du droit (1871); la Table de Clés, inscription de l'an 46 après Jésus-Christ, concernant le droit de cité romaine des Anamii, des TuUiasses, etc. (1872); Guillaume Barclay, jurisconsulte écossais (1873); le Contentieux administratif en Italie et la Loi du -20 mars fS65 (1873); etc.
Dubois (M"= Emilie-Désirée), actrice française, née à Paris en 1838, morte à Berne en 1871. Elève do Samson et du Conservatoire, elle débuta, dès 1853, à la Comédie- Française dans Lady Tartufe, où elle eut un vif succès. Elle tint l'emploi des ingénues, fat reçue sociétaire, et créa, entre autres rôles, ceux de Lydia dans Souvent homme varie et d'Emma dans le Duc Job.
Dubois (Clément -François- Théodore), compositeur français, né à Rosnay (Marne) en 1837, fut élève de Bazin, de Benoistet d'Ambfoise Thomas, et obtint au Conservatoire les premiers prix d'harmonie (1856), de fugue (1857) et d'orgue (1859), et enfin le premier grand prix de Rome à l'Institut (1S61). De retour de son voyage d'Italie, Th. Dubois se livra à l'enseignement et à la composition. Maître de chapelle à l'église Sainte -CIotilde, puis à "la Madeleine, il fut nommé, en 1871. professeur d'harmonie au Conservatoire, succéda, en 1891, à Léo Delibes comme professeur do composition, et enfin, en 1896, fut nommé directeur de cette école.
Il avait été élu, en 1894, membre de l'Académie des beauxarts.
Comme musique de théâtre, il a donné : la Guzla de l'Emir (1873); le Pain bis (1879); la Farandole, ballet (1883); Aben- Hamet fl8S4); Xaviére (1895); Circé. Dans lo genre de l'oratorio, il a fait exécuter les Sept paroles du Christ, le Paradis
perdu, qui a obtenu, en 1878, le grand prix de la ville de Paris, et le Baptême de Clovis, ode religieuse en trois parties, écrite sur un texte latin du pape Léon XIII, et dont l'exécution a eu lieu, en 1899, dans la cathédrale de Reims. On connaît aussi de Th. Dubois plusieurs cantates ou scènes lyriques : Atala, l'Enlèvement de Proserpine, Hiflas, Bergerette, Délivrance. Comme musicien religieux, on lui doit une messe pontificale, une messe de Requiem, uno messe de mariage, une messe en style palestrinien, etc. On lui doit des morceaux pour piano, notamment : Poèmes sijlvesfres, suite de valses; pour l'orchestre, do remarquables compositions, entre autres la Marche héroïque de Jeanne d'Arc. îl a aussi écrit pour l'orgue et le chant, et, pour l'enseignement, un recueil de leçons tiliarmonie ot un autre recueil intitulé : Notes et études d'harmonie, etc.
Du Bois (Léon), compositeur belge, né à Bruxelles on 1849. Elève du Conservatoire de cette ville, il obtint, en 1885, le premier grand prix do Rome. Il devint, par la suite, second chef d orchestre du théâtre de la Monnaie de Bruxelles, où il a fait représenter plusieurs ouvrages : Son Excellence ma feinme, opéra-comi(|UO (i884); la Revanche de Sganarellcj opéra-comique (1886) ; SmyliSf ballot
Théodore Dubois.
(1891). On connaît aussi do cet artiste un po6mo svmphonique, Atain. une imi^uiuo pour un niiuiudi-aniu iniilutô la Mort, et diverses autres conipositiuus.
CuBOIS [\£.i\mol\A-^f(^rcc^\, professeur et géoçraplio français, né à I*aiis on 18r>G. Après avoir étudie à VICcoIo uornialo et ù l'ocolo dAihonos, il l'ut nommé maître do conférencos do ^éof^rapliio ù la l'acuité dos lettres do Nancy, puis à la .Sorbonuo, où il devint, en lSi>:î. professeur do géographie coloniale. Ses principaux ouvrages sont sa tliéso de doctoral es lettres sur les Litjues h'totienne et Achéemte , deux Précis de géographie : l'un à l'usage des candidats à Saint-Cyr (en collaboration avec C. Qujr), l'autre pluv spécialement ^''ononiiiiue (en colla- Loration avec Korgomard), un remarquable Essai sur la (jêoyraph'e de Slraùoii 1,1891), couronné par l'Académie dos inscriptions, et un livre mtitulo Systèmes coloniaux et peuples colonisateurs.
Dubois ( Ernest- Ilonri), sculpteur français, né à Dieppe on 1863. Elève do l'Ecole des arts décoratifs, puis do Kalguiére et Chapu à l'Ecolo dos beaux-arts, il a exposé pour la première fois au Salon de 1892, où il fut récomponsô
Îtour son Jeune adolescent. Kn 1894, il exposa un fi-roupe : e Pardon. 11 a donné depuis : Monument commèmoratif de la défense du Havre (1895); Statue de l'amiral Mouchez, bronze (1S96). En 189S, il a exposé un groupe en plâtre intéressant : Joseph et Xavier de Maistre «'monument de Chambéry). En 1899, il a partagé la médaille d'honneur (avec le Ûiogène de Boisseau), pour l'exécution en marbre do son groupe le Pardon, commandé par l'Etat.
Dubois, dit Crétin. Biogr. V. Crétin.
Dubois-fontanelle (Jean-Gaspard), journaliste et auteur dramatique français, né et mort à Grenoble (1737- 1812). Il écrivit dans plusieurs journaux et fut chargé par le ministère de la partie politique du « Mercure do France « . Il donna au Théâtre-Français ; le Connaisseur, comédie en un acte et en vers (1762) ; le Bon Mai^i, comédie en un acte et en vers (1763); Pierre le Grand, tragédie en cinq actes (1765); Lorêdan, tragédie en quatre actes (1776), où l'on trouve en germe des idées hardies et presque romantiques, qui ne pouvaient être comprises du public de cette époque, et qui firent sombrer la pièce; Ericie ou la Vestale, tragédie en trois actes (1780).
Dubois de Rochefort. Biogr. V. Rochefobt.
Du BoiSGOBEY^/'bj7Mn(i-Hippolyte-Auguste), littérateur français, né à Granville (Manchel en 1821, mort en 1891. Après avoir été. en Algérie, attaché à la trésorerie de l'armée de 1844 à 1848, ii fit, en 1861, un voyage en Orient, et entreprit de s'adonner au roman-fouilleton et de suivre les traces de Ponson du Terrail. On lui doit
ftrès d'une centaine de romans en un, deux ou trois voumes. Distinguons dans le nombre ; les Collets noirs{\9,l\) ; les Ml/Stères du nouveau Paris (1876); Du Rhin au JSil, impressions de voyage (1876); le Demi-monde sous la Terreur (1877); une Affaire mystérieuse [ISl S); la Vieillesse de M. Lecoq (1878) ; le Crime de l'Opéra (1879); l'Epingle rose (1879); la Main coupée (1880); les Nuits de Cojistantinople (1882J; le Secret de Berthe{lSSA) ; la Voilette bleue (1885); Double-blanc i 1888); Marie -Madeleine ( 1889 ) ; Fontenay Coupd'Epée (1890); etc.
DUBOISIE (boi-zî — do Dubois, a. pr.) n. f. Genre d'arbustes, famille des solanées, qui croît en Australie et en Nouvelle-Calédonie. (La duboisie a do petites fleurs blanches, disposées en grappes de cymes.
Ou en connaît deu.x espèces: l'une, la duboisia myonoroides, qui contient la du- Doisine; 1 autre, le pituri, qui contiendrait do la oicotino et qui, mâché, produit une sorte d'ivresse.)
DUBOISINE n. f. Alcaloïde extrait do la duboisia myoporoides, analogue, sinon identique, aux alcaloïdes do la jusquiame. Il a été préconisé, sous forme do sulfate, dans le traitement des maladies des yeux, comme suctx'dané de l'atropine ot, chez les phtisiques, contre les sueurs.
Du BOIS-REYMOND (Emilo), physiologiste allemand, né à Berlin en 1818. Il tit ses études à Berlin et â Bonn, se fit recevoir docteur en médecine en 1813, et s'adonna spécialement à l'étudo do la physiologie, sous la direction do Jean Millier. Il nrofossa pondant trois ans ù la Koyal- Institution do Lonares. sous lo patronage de Faraday. En 1851, il était nommé membre de l'académie dos sciences do Berlin, ot, on 1858, il succédait à son maître Jean Miitlor dans la chaire do physiologie. Il réforma cette science, en intro<luisant dans l'étudo des phénomènes vitaux les méthodes employées dans les sciences purement physiques, en créant, en un mot, la physiologie expérimentale.
Ii eut des disciples tels (luo ; Heidonlioim, Pflùgor.Kiitino, ot il a laissé, outre ses travaux spéciaux, des ouvrages qui le placent parmi les philosophes ot les historiens scientifiques. Il faut, on particulier, citer : Jtcchcrches sur l'électricité animale (l818, 1849, 1860): Discours commihnoratif sur Jean Miitler{lS60) ; Description de quelques méthodes de recherches électrophysioloytq lies {iHO'i) ; Voltaire considéré comme homme de science (1863), traduit par Lépino; la Guerre allemande {ï$10)\ les Idées de Leibniz dans les sciences modernes (IS71) ; les Limite» de la connaissance de la nature ; Recueil d'études sur In physique générale des muscles et des nerfs (1875-1877); Darwin versus Galiani (1870) ; Recueil de discours (1885-1887).
Duboisie : a, fleur ; b, fruit.
Du Buia-Rcymoad.
DuBOS (Jean-Baptiste, abbé\ historien, critique ot diplomate français, né à Bcauvais en it'.TO, mortâ Paris on '742. Il entra, en 1720, à rAcadomio française, qui, en 1722, lo choisit pour secrétaire perpétuel en remplacement do Dacior. Entré, sous Torcy, dans les bureaux dos attaires étrangères, il fut chargé do divorsos missions en Europe, et y tit prouve d'une grande hal)iioto. Il se voua alors à la littérature et à l'histoire. On a de lui : Histoire des quatre Gordiens, où il cherche à établir, d'après les médailles, l'existence de quatre empereurs de ce nom, alors que l'histoire n'en reconnaît (jue trois : Histoire de la liyue de Cambrai (1709) ; Jiéflexions critiques sur la poésie et la
?einfure (1719), son meilleur ouvrage ; Histoire critiqw de établissement de la monarchie française dans les Gaules (1734), dans laqut^-lîo il s'elVorce do prouver que les Francs furent appelés par les Gaulois eux-mêmes pour les gouverner.
DuBOS (Constant), poète français, professeur de rhétorii[ue au collège Louis-lc-Grand, né à Massy, près de Longjumeau, on 1708. mort en 1844. lia laisséles Fletcrs, idylles (1808), charmant recueil teruiiné par des poésies diverses, puis les Epigrammes de Martial, traduites on vers (1841).
DUBOSC DE MONTANDRÉ, pamphlétaire français, do la première moitié du xvii' siècle. 11 fut un des libellistes les plus féconds du temps de la Fronde, et attaqua avec la dernière violence le gouvernement et Mazarin. Le parlement condamna plusieurs de ses écrits à étri brûlés par la main du bourreau ot en défendit la vente, sous peine de mort. Rentré en France après lo traité des Pyrénées, il fut jeté à la Bastille en 1667 ; il mourut dans la misère. Outre une cinquantaine de libelles, publiés do 1650 à 1652, on a de lui : Suite des ducs de la basse Lorraine (1662) ; Histoire et politique de la niaison d'Autriche (1670).
DUBOSCIE {bos-sî — de Dubosc, n. pr.) n. m. Genre de tiliacées, formé pour un arbre à feuilles couvertes de poils, et dont les fleurs, disposées en cymes, sont entourées de grandes bractées formant involucre. (Il habite les contrées chaudes de l'Afrique.;
DUBOSCQ (Jules), opticien français, né en 1817, mort en 1886 à Paris. Elève, gendre et successeur de Soleil, il prit part à la construction des principaux appareils qui ont fait la réputatron de son beau-père. On lui doit la première application des doubles épreuves photographiques au stéréoscope et d'importantes améliorations apportées au microscope photo-électrique, au moyen duquel on peut répéter toutes les expériences de l'optrque et rendre sensibles les phénomènes les plus délicats diaterférences, de coloration et de polarisation.
DuBOST (Paul-Claude), agronome et économiste français, né àGrièges (Ain) en 1828, mort en 1891. En 1869, il obtint une chaire d'économie et de législation rurales à l'Ecole d'agriculture. Outre un grand nombre d'articles, on lui doit : Etudes agricoles sur la Dombes (1859) ; la Question de la Dombes et le Rapport au conseil général de l'Ain (1860; ; la Bresse et sa volaille [ISGA); Comptabilité de la ferme {isi^)^ avec Pacout, ouvrage plein d'idées neuves ; Etude sur lanatomie des systèmes de culture (1873) ; Etudes d'économie rurale, les entreprises de culture et la comptabilité (1874) ; le Spectre américain : le blé, le bétail (1881) ; etc.
DUBOST (Henri-Antoine, dit Antonin), homme politique français, né à r.\rbres!e (Hhône) en iS4-i. Vers la fin de l'Empire, il collabora au journal " la Marseillaise ». Du 4 septembre au 18 octobre 1870, il fut secrétaire général de la préfecture de police, puis il quitta Paris en ballon, pour aller remplir une mission auprès de la Délégation de Tours, qui le nomma, en 1871, préfet de l'Orne. Démissionnaire après l'armistice, il fut nommé, en 1879, conseiller d'Etat. Député de l'arrondissement de La Tourdu-Pin (Isère), de 1880 à 1897, il fut ministre do la justice dans le cabinet Casimir-Perier (déc. 1893-mai 1894) et élu sénateur on 1897. Antonin Dubost a publié les Suspects en /55^ (1869), en collaboration avec "Tenot ; Des conditions du gouvernement en France (187.1) ; Danton et la politique contemporaine (1880); Danton et les massacres de Septembre (1885).
DUBOUCHÉ (Adrien), fondateur du musée céramique de Limoges, né à Limoges en 1818, mort ù Jarnac en 1881. Tl acquit dans le commerce des eaux-de-vie une grande fortune, dont il fit le plus noble usage. Il dépensait chaque année dos sommes considérables, soit pour l'école céramique de Limoges, soit pour le muséo créé par lui on 1867, ot qu'il enrichit de collections célèbres. Les coîleclionnours do céramique le considéraient comme un maître. En 1870, il fut nommé par acclamation maire do Limoges.
Du BOULAY (César Egasse), érudit français, né à Sauit-Ellier (Mayenne), mort eu 1678. Il fut professeur d'humanités au collège do Navarre, recteur et historiographe do l'université de Paris. Il a écrit une Histoire de l'université de Paris (1663-1673), continuco au xix* siècle, par Jourdain.
DUBOURCQ (Piorro-Louis), peintre et graveur bollandais, né à Amsterdam on 1815, mort en 1873. Il s'adonna, à La Haye, à l'étude du paysage, puis retourna dans sa ville natale. Il compléta son instruction artistique on visitant l'Italie, l'AIlomagno, l'Angloterro ot la Franco. Nous citerons, parmi les tableaux do co paysagiste distinguo : l'Inondation ; Environs d'Orléans; tes Aqueducs, Campagne de Rome; te Lac d'Albano ; la Vallée de Saint- Pierre à Jersey, etc. Quelques-unes do cos toilos ont figuré îi l'Exposition universctlo do 1855. On doit aussi à Dubourcq des eaux-fortes très estiméos ot une Notice des tablcaïuc du musée d'Amsterdam (1858).
DUBOURDIEU (Jean- Armand), ministre protestant français, né li Monipellior on 1652, mort ù Londres on 1720. Chassé du Languciloc par la révocation do l'édit do Nantes, il passa on Angleterre ot fut nommé pasteur do l'Eglise do Savoie, à Londres. Parmi ses ouvrairos, nous citerons : Dissertation historique et critique sur le martyre de ta légion Thébainc, traduit en anglais ot publié à Londres (1696); Apologie de nos confesseurs qui étaient au.r galères (Londres, 17171; Traité du retranchement delà Cène.
DuBOURDIEU (Bernard), marin français, né A Bayonno on 1773, mort i Lissa en 1811. Entré, en 1789, dans la marine comme simple timonior, il obtint le graile d'aspirant on 1792. Fait prisonnier à Toulon par les Anglais, il s'évada, huit mois après, des pontons uo Gibraltar. Il devint, do
DUBOIS — DUBRAY
grade on grade, capitaine de vaisseau on 1808. H reçut, en 1810, le commandement des forces navales réunies à Ancone. La mémo année, il força l'entrée du port de Lissa, captura un grand nombre do bâtiments anglais, et incendia l'arsenal. L'année suivante, il dirigea, contre l'ilo même de Lissa, une nouvelle expédition. Le 13 mars 1811, pendant le débarquement dos troupes, il tomba mortellement frappé en pleine poitrine par un biscaïen.
DuBOURDIEU (Louis-Thomas-René-Napoléon, baron), amiral et sénateur français, fils du précédent, né à Fortde-Franco (Martinique) en 1804, mort à Toulon en 1857. Sorti de l'Ecole navale d'AngouIèmo en 1820, il était enseigne en 1825. A lu bataille de Navarin, en 1827, il eut une jambe emportée. Il fut promu capitaine de corvette en 1831, capitaine de vaisseau en 1840, puis mis à la tête do la station du Levant, do celle des Antilles et de la marine en Algérie. Il passa contre-amiral en 1818. Chargé, on 1851, do châtier les pirates marocains, il bombarda Salé. Il reçut, en 1853, le grade de vice-amiral et le titre de baron. Nommé préfet maritime à Toulon, il lut admis . au Sénat, en 1856.
Du Bourg (Antoine), baron DESAiLLANs,néàLaSeille (Auvergne), mort en 1538. Il fut président du conseil de Louise de Savoie, présida les Grands Jours de Moulins en 1534, devint président du parlement do Paris (1534) et chancelier de France (i535j, en remplacement du cardinal Duprat.
Du Bourg (Anne), magistrat français, neveu d'Antoine, né à Riom en 1521, morl à Paris en 1559. Prêtre, puis avocat, enfin professeur de droit à l'université d'Orléans, il devint, en 1557, conseiller au parlement de Paris. U s'était pris pour les doctrines protestantes d'un attachement qui le poussa à sa perte. A la mei'ciiriale, c'est-àdire à l'assemblée des diverses chambres du parlement, tenue à la fin d'avril 1559, en présence du roi, aans le but d'arrêter un plan définitif pour Téradication du protestantisme. Du Bourg, non content* de défendre ceux que l'on voulait proscrire, déclara qu'il serait odieux d'appliquer à des innocents la peine qu'on épargnait à des adultères. Le roi vit dans ce mot une allusion à sa liaison avec Diane de Poitiers, et. sous prétexte de blasphème, ordonna l'arrestation immédiate de Du Bourg. Ni la mort de Henri II, ni l'énergie de sa défense, d'une habileté méprisable, car elle consista surtout à se dérober de juridiction en juridiction, ni une rétractation tardive ne sauvèrent Du Bourg du supplice. Le 23 décembre, il fut étranglé, puis brûlé, en place de grève.
Du Bourg fLéonore-Marie du Maine, comte), né en
1655, muif eu 1739. Mousquetaire, il prit part, sous les ordres du roi, aux sièges de Dôle, Maëstricbt, Condé, Valencionnes. Nommé, en 1677, colonel, il se mit en relief à Ypres, Gand et Hambourg, se fit remarquer à Bitche en 1679, et à l'armée de Flandre en 1683. Il était brigadier en 1690, maréchal de camp en 1693, lieutenant général en 1702. Il prit part, l'année suivante, à la victoire d'Hochstedt, remportée par Villars sur les Autrichiens que commandait Styrun, et battit lui-même les Impériaux, en 1709, à Rumersneim. Il fut fait maréchal de France, pour ce haut fait d'armes.
DuBOURG (Louis-Guillaume-'\*alentin), archevêque do Besançon, né à Saint-Domingue en 1766, mort à Besançon en 1833. Membre de la compagnie de Saint-Sulnice, il dirigea la maison d'Issy, près de Paris. Pendant la Terreur, il se retira en Espagne, puis en Amérique, où il créa le collège catholique do New- York. Il fut nommé, en 1803, vicaire apostolique de la Louisiane. Le délabrement do sa santé l'obligea do rentrer en France en 1826. Il devint évéquo de Montauban cette même année, puis archevêque de Besançon en 1S33.
Du BOURG-BUTLER (Frédéric, comte), général français, né à Pans en 1778, mort on 1850. Elève de marine au moment do la Révolution, il s'enrôla parmi les Vendéens. Blessé et fait prisonnier, il passa dans l'armée républicaine de l'Ouest, commandée par Bernadotte. Celui-ci l'emmena en Suède, comme officier d'état-major. Rappelé en France par Napoléon en 1812. Dubourg fit la camps^ne de Russie à la tête d'une division polonaise. Il tomba blessé entre les mains des Russes et ne rentra en France qu'avec les Bourbons. Il fut attaché au ministère do la guerre. Après le 20 mars, il suivit Louis XVIII â Gand. Ses protestations contre les excès des ultra-royalistcs le firent tenir à l'écart par la seconde Restauration. U ne reparut sur la scène publique qu'à la révolution de 1830, dans les rangs des insurgés : le matin du 29 juillet, il prit possession de l'Hôtel de Ville, ot quand, deux jours après, I^ouis-Pbilippo vint s'y faire reconnaître lieutenant général du royaume, Dubourg, lui montrant la place remplie d'hommes armés, s'écria : « Prince, vous connaissez nos droits : si vous les oubliez, co peuple vous les rappellera. » Cette attitude l'ayant rendu antipatbiijuo au nouveau gouvornement, il n'en obtint aucune f<uK-tion ot finit ses jours misérablement. Il a publié un plan d'Organisation défensive de la France (1841).
Du Boys (Albert), écrivain français, né à Metz en 1S04, mort en 1889. Conscillor à la cour do Grenoble, il donna sa démission en 1830, et se livra â des travaux littéraires et juridiques pleins d'érudition. Il fut un des fondateurs du " Correspondant ". Ses principaux ouvrages sont relatifs au droit criminel.
Du Boys (Jean-Charles), littérateur français, né à Angouléme on 1S36, mort on 1873. S'étaut rendu â Paris pour y étudier la médecine, il se tourna vers les lettres. Il écrivît pour lo théâtre, en collaboration avec Amédée Rolland, doux comédies en vers, qui eurent un certain succès : le Marchand malgré lui (1859); te Mariage de Vadé; ua drame. Cadet Itousselle; ot, seul, la Volonté, comédie on vers jouée ù la Comédie-Française en 1864. On lui doit, on outre, dos romans; entre autres : les Femmes de prorince (1802); la Jeunesse amoiireuse (1863); Mon oncle Claude (1860); ta Comtesse de J/on/e-Cns/o (1868-1803) ; etc.
DuBRAY (^Gabriel-Vital), statuaire, né à Paris on Ï8IS, mort en 1892. Elève de Ramey fils. ildébuiaauSalonde 1840. Ses premières œuvres annonçaient t|uclquo originalité (/(• Joueur de Trotlola. 1841) ; mais il versa bientôt dans la sculpture officielle. Mentionnons do lui des bustes ou statues de Napoléon III, du général Abalucci , do Bouher: diverses statues do Napoléon P"", parmi lesquelles la statue équostro do Rouen (1865); uu cardinal I-esch pour