DUCASSE
Duc.
"• DuCA (Georges), prince roumain du xvii" siècle. II était au service d'un marchand do Jassy, lorsque le princo régnant, Basile Lupul, le distingua et ou lit un puissant buiard. En 1660, un riche mariage lui permit dachoter le trône do Moldavie. Au bout do six mois, il fut destitué par les Turcs, sur un soupçon de trahison. Rétabli pou après. Dura provoqua une révolte par sa rapacité et il dut s'onluir. Les Turcs le rétablirent (1672), mais sa négligence dans les préparatifs d'une expédition projetée par eux en Pologne lo rit jeter en prison. Par ses intrigues, il en sortit princo de Valachie (1(174). Encore une fois, sa cupidité lit éclater la révolte, et il fut supplanté en Valachie par Serban Cantacuzèno ; les Turcs lui donnèrent en compensation la Moldavie (1678). En 1683, à la suite dune expédition contre les chrétiens, la Moldavie fut envahie par un parti polonais, qui enleva le vieux Duca ot l'emmena prisonnier en Pologne, ou il mourut en arrivant.
Duca (Constantin), tils du précédent, prince de Moldavie, où il régna à deux reprises : on 1693 ot en 1700. Ses doux règnes se résument en une exploitation à fond du pays et en intrigues avec les puissances chrétiennes. Un meurtre entraîna la déchéance de Duca. Il quitta pour toujours lo trône de Moldavie, en 1704.
DUCAJU (Joseph-Jacques), sculpteur belge, né à Anvers en 1823, mort en 1891. Les principales œuvres de cet artiste sont les statues de Boduof/nat, David Teniers, Henri Leys, érigées sur des places publiques de la ville d'Anvers ; la Chute de Babylone, au musée de Bruxelles ; la statue de Léopold II, au musée d'Anvers (marbre) ; le Silence et la Mort, à Saint-Pétersbourg.
DUCAL, ALE, AUX adj. Qui appartient, qui est propre à un duc, a une duchesse : Couronne ducale, h Autref. Relatif au doge de Venise : Le palais ducal, il Dignité ducale, Le dogat. ii Grand-ducal. V. grand-ducal.
— n. f. Hist. Lettre patente du sénat de Venise.
Du Camp (Théodore-Joseph), chirurgien français, né à Bordeaux en 1793, mort à Paris en X824. Il imagina, un des premiers, de saisir les calculs au lieu de pratiquer l'opération de la taille, perfectionna la méthode de la cautérisation, et inventa un instrument fort ingénieux pour replacer le cordon ombilical dans les accouchements, lorsqu'il est prématurément sorti. Du Camp a publié : Des polypes de la matrice et du vagin (1815); Traité des rétentions d'urine (1822) ; etc.
Du Camp (Maxime), littérateur et voyageur, fils du précédent, né à Paris en 1822, mort à Bade* en 1894. Il fut blessé et décoré lors de l'insurrection do juin 1848, voyagea à diverses reprises en Orient et en Europe, fut, en 1851, un des fondateurs directeurs de la » Revue de Paris «, et suivit, en 1860, l'expédition de Garibaldi. D'une activité dévorante, d'un esprit inquiet, longtemps épris de progrès, il voulut que la poésie cherchât son inspiration dans les idées modernes. Ecrivain de talent, collaborateur de la '■ Revue de Paris u , de la <i Revue des Deux Mondes " , du " Journal des Débats » , etc., il fut poète, romancier, critique d'art, sociologue, historien, et devint membre de l'Académie française en 1880. Parmi ses très nombreux ouvrages, nous citerons : Souvenirs et paysages d'Orient (1848); Egypte, Xubie, Palestine et Syrie (1852); le Livre posthume, mémoires d'un suicidé (1853); le iVi7 (1854); tes Chants JJiodemes (1855) ftt /es Cohujc()o»5 (1858\ -)oésies ; les Beaux-arts à l'Exposition universelle de fS55 18551; En Hollande (1859); Expédition des Deux-Siciies 1861); les Buveurs de cendre (1866); les Forces perdues (1867) ; Orient et Italie (1868) ; Paris : ses organes, ses fonctions et sa vie (1869-1875); les Convulsions de Paris (1878- 1879), études sur la Commune ; Souvenirs littéraires (l882- 1883); la Charité privée à Pai^is (1885); Paris bienfaisant (1888); le Crépuscule {l$93); etc.
DUCANCEL (Charles-Pierre), auteur dramatique français, né â Beauvais (Oise) en 1766, mort à Paris on 1835. 11 s'est fait une spécialité de pièces contre-révolutionnaires, telles que VJntérieur des comités révolutionnaires (1795), comédie dont tous les personnages sont de hideux brigands. Cotte comédio obtint un grand succès. Ducancol se préparait à faire jouer une seconde pièce, le Tribunal révolutionnaire ou r.ln 77, quand la police l'interdit (1796). Ducancel fit encore jouer, au théâtre Montansier, le Thé à la mode (1796).
Du Gange (Charles du Fresne. sieur), érudit français, né ù. Amiens en 1610, mort à Paris on 1088. Il fut élevé au cullège des jésuites d'Amiens, et étudia le droit à Orléans ; avocat juré au parlement do Paris (1631), il ne tarda pas à retourner à Amiens. Les soucisd'une charge do général des tlnancos,acquisoeDl645,et d'une nombreuse famille, ne le détournèrent pas d& l'étude. Il no cessa jusqu'à sa mort de publier le fruit do ses roclierchos, et tous SCS ouvrages restent dos modèles d'érudition. C'est surtout par ses glossaires de ta basse latinité ot de la basse grécité qu'il s'est assuré la reconnaissance dos travailleurs. Il a publié, outre dos éditions doJoinviIlo(l668),deJoannos Cinnamus ot do Paul > lo Silontiairo (1670), do YNistoria bysantina (1680), do Zonuras (1686-1687), du Chrnnicon paschalc {\mf(), les ouvrages suivants : Histoire do l'empire do Conslantinoplv
Maxime Du Camp.
Du Cango.
sous les empereurs français (1657); Traité historique du chef de saint Jean-Baptiste (1665); In Bryennii, Comnenai et Ciimami historiam notx (1670); Glossarium ad scriptorcs medix et in/imo' latinitatis (167S), ouvrage complété depuis par dom Carpentior, par Henschel, ot en dernier lieu par Favre ; Glossarium ad scriptores médise et infimœ grxcitatis (1688). Après sa mort, on a publié de lui : Diss'crtatio déporta /cc/o (1694) ; Illyricum vêtus et novum(lliG) ; Dissertatio de imperat. Constant, seu Inferioris xvi numismatibus (1755); Histoire de l'état de la ville d'Amiens ^1840); les Familles d'outre-mer (1869).
DuCANGE (Victor-Henri-Joseph Brahain-), romancier et dramaturge français, né à La Haye (Hollande) en 1783, mort à Paris on 1833. 11 fit imprimer, en 1820, son premier roman : Agathe ou le Petit Vieillard de Calais, et, peu après, Valcntine (1821), tableau saisissant des excès commis dans le Midi par les bandes royalistes, qui valut à l'auteur une condamnation à six mois do prison ot 500 francs d'amende. Un autre roman, Thélène ou l'Amour de la guerre, le força à fuir en Belgique. Mais Victor Ducange fut, dès lors, le romancier favori des libéraux. II publia ensuite : Léonide ou la Vieille de Suresnes (1823); le Médecin confesseur (1825), les Tj'ois filles de la veuve (1826) ; la Luthérienne (1825); l'Artiste et le Soldat (1827); Marco Loricot ou le Petit Chouan de /J5fî(1836), qui obtinrent un grand succès. Plus goûté encore comme auteur dramatique, il rit représenter, à l'Ambigu et à la Gaité, une série de mélodrames restés célèbres : Ca/ns (1819); le Colonel et le Soldat (1820); Trente ans ou la Vie d'un Joueur (1827), son chef-d'œuvre; le Jésuite (1830); etc. Fécond en inventions dramatiques, Victor Ducange excelle à trouver des situations bizarres et attachantes, des scènes étranges qui aboutissent à un dénouement sensationnel.
DUCAREL (André-Coltée), archéologue anglais, né à Greenwich en 1713, mort à Londres en 1785. Il voyagea, en 1752, en Normandie, dont il étudia tous les monuments. Ses principaux ouvrages sont : 5eVie de plus de '■200 médailles anylo-galligues ou normandes (1757): Anglo-nonnan antiquities (1767), son ouvrage capital, traduit en français parLéchaudé d'Anizy (1823).
DuCAS ou DUKAS, grande famille de l'aristocratie byzantine, qui se flattait de descendre d'un duc de Constantinople, parent de Constantin le Grand, et qui a fourni plusieurs empereurs à Byzance. Elle apparaît dans l'histoire vers le milieu du ix'" siècle, et, bien vite, elle devint assez célèbre pour que l'imagination byzantine choisît parmi ses membres l'un des héros favoris de l'épopée populaire. (V. DiGÉNis Akritas.) Aussi, en 912, Constantin Ducas crut pouvoir aspirer à l'empire, mais l'échec de sa tentative entraîna la ruine des siens, et ce n'est quo vers la fin du x" siècle qu'une branche nouvelle des Ducas reparait dans l'histoire. Au xi" siècle, elle parvint même au trône avec Constantin XI Ducas (1059-1067) et son rils Michel VII (1071-1078), tandis que le frère de Constantin XI, le César Jean Ducas, remplit de ses intrigues toute la seconde moitié du xi* siècle. Apparentés â ce que Byzance comptait de plus illustre, aux Comoènes, aux Anges, aux Paléoiogues, aux Vatatzès, les Ducas, alliés à la maison impériale même, jouèrent, au xu" siècle, un grand rôle dans l'Etat, et. avec Alexis V Murzuphle(i204), reprirent pour un^iustant possession du trône. Plus tard, les souverains des divers Etats grecs, Nicée, Epiro, se complurent, comme Jean Ducas Vatatzès. â ajouter à leur nom de famille le nom illustre des Ducas leurs parents. Jusqu'au xiv siècle, on trouve des représentants de cette famille, et le chroniqueur Ducas en était issu.
DuCAS, chroniqueur grec du xv« siècle, issu de la famille impériale des Ducas. Il vécut en Asie Mineure, ensuite, peut-être, à Constantinople. Après la chute de la monarchie, il se mit au service des Gateluzzi, seigneurs de Lesbos, et conduisit pour eux, entre 1453 et 1462, diverses négociations avec le sultan. Il a composé une chronique, conservée dans un unique manuscrit de Paris, et qui va de 1341 à la prise de Lesbos par les Turcs fl462). La langue, toute mêlée de mots étrangers, reproduit lo dialecte populaire du temps; le récit, œuvre d'un témoin oculaire on bien informé, d'un esprit impartial, est, sous sa simplicité, singulièrement attachant et vivant. Publiée d'abord dans la « Byzantine du Louvre " (1649), l'histoiro de Ducas a été réimprimée dans la collection de Bonn.
DuGASE (François), canoniste français, né A Loctouro. mort en 1706. Il fut chanoine archidiacre de Condom. Ou a do lui : Pratique dç ta juridiction ecclésiastique volontaire, gracieuse et contentieuse (1702).
DUCASSE n. f. Nom donné à la fête patronale dans la plupart des communes de la Flandre, du Ilainaut et d'une partie de l'Artois. (Ce nom paraît venir de la fête de la Dédicace des églises, qui revient annuellement dans chaque paroisse.)
DuCASSE (Jean-Baptiste), marin français, né près do Daxen 1646. mort à Bourbon-l'Arcbambault en 1715. Après s'être distingué au service de la Compagnie française du Sénégal, Ducasso prit du service dans la marine royale, où il tut bientôt nommé capitaine de vaisseau. Eu 1691, il fut appelé à gouverner Saint-Dominguo. qu'il défendit avec succès contre îes attaques dos .anglais et dos Espagnols, pendant la guerre do la Liguo d'Augsbourg. Il contribua alors au succès do l'expédition do Pointis contre Carthagèno (1694), ot, après le traité de Ryswick, travailla avec succès à relever sa colonie. Lors de la guerre de succession d'Espagne, il ravitailla Carthagèno menacée par les Anglais, en dépit des efforts de l'amiral Bcmbow.fut nommé chef d'oscadro (î703), assista au combai do Malaga(l704), ot, en 1714, fut envoyé on qualité de lieutenant général dos armées navales faire par mer le blocus do Barcelone, quo lo maréchal do Borwiclc assiégeait parterre. Mais des intirmilés l'obligeront à se démettre de son commandement.
DuCASSE (JacquosNicolas-Xavier\ général français, né en 1771, mort en 1836. Il était sous-Heulonant d'infanterie lorsque éclata la Uévolution : il n'en accepta pas les doctrines, ot, le lo août, il vint olFrir son épée au roi. Poursuivi pour ce fait, il n'échappa A une condanuiation qu'en s'ongageant dans l'arméo des Pyrénées-Orientales, oU il parvint promptemont au grade d'adjudant-lioutonant. Sous l'Empire, son esprit ne critique l'empêcha do parvenir et lo lit mettre à la retraite, en iSOi», comme colonel. Réiabli en ism. it fut charge'» de la direction do lu guerre on Wesrphulie, puis devint chot d'éial-miyor du