DL" CASSE
DLCHEMIN
géuéral Augeroau. Géuéral de brigade en 1814, iltitla campagne de France. Eu 1815, il lit adhésion aux Bourbons, e^, attaché à letat-major du duc d'Angoulème. il fut chargé de barrer le passage à Napoléon, à son retour do lile d'Elbe. Après une mise en non-activité en 1817, il fut réintétrré en 1S19, et se distingua en toute occasion par sa tidélité à la branche ainée. En""l830, il fut mis à la retraite par Louis-Philippe.
Do Casse (Pierre-Emmanuel-AIbert, baron), officier et écrivain militaire français, né à Bourges en 1813, mort en 1893. Il était fils du général baron Du Casse. Sorti de Saint-Cyr, il servit d'abord en Algérie, puis entra, en 1850, dans le corps d"état-major. Chef d'escadron en 1854, il fut aide de camp du roi Jérôme, puis du maréchal d'Ornano, et prit part à la campagne d'Italie \1S59). Mis à la retraite eu 1864, il fut nomme conseiller référendaire à la Cour des comptes, où il resta jusqu'en 1880. Parmi ses nombreuses publications, on peut citer: Mémoires pour seii'ù' à l'/iistoïj'e de la campagne de Bitssie (1852); Mémoires du roi Joseph (1855) ; Histoire des néf/ociations relatives aux traités de Afor fontaine, de Lunéville, d'Amiens {lS5b); Précis historique des opérations militaires en Orient (l857); les Trois maréchaux d'Ornano (1862) ; le Général Vandamme et sa correspondance {l SI 0) ; Journal authentique du siéqe de Strasbourg (1871); la Guerre au jour te jour (1870-1871); les Trois fî'èi'es de A'apoléon I"" (1883). Le baron Du Casse a publié aussi quelques romans, entre autres : le Marquis de Pazaval {1858i: le Conscrit de l'an VIII (1858); les Suites d'une partie d'écarté (1860).
DUGASSŒR {ka-si-é), ÈRE n. Celui, celle qui court les fêtes, les ducasses, qui aime à s'amuser.
DnCASTEL (Jean-Baptiste-Louis), avocat et député français, né et mort à Rouen (1740-1799). Fils d'un charpentier, il suivit d'abord la profession de son père. Elu en 1791 , à l'Assembléo législative, il y siégea à droite. Son plaidoyer dans l'afi'aire de la réhaliilitation de Lally lui assura la célébrité.
DUCAT {ka — de l'ital. ducato, même sens; priraitiv. monnaie frappée par le duc ou doge de Venise) n. m. Ancienne pièce d'or tin ou d'argent, dont la valeur différait suivant les pays : Ducat de Parme. Dlcat de Hollande.
— Adjectiv. : Or ducat. Or pur au titre du ducat d'or.
— Encycl. Le ducat ou florin parait avoir été frappé à Venise au xin' siècle pour la première fois. Il y avait des ducats d'or, d'argent, monnaies réelles, et dos ducats de banque, monnaies de compte. Les uns et les autres varièrent plusieurs fois de valeur, selon les temps et les lieux; ils ont tous, aujourd'hui, disparu de la circulation. La valeur comparative des différents ducats et de la monnaie française actuelle s'établit, au xviii= siècle, approximativement comme suit : pour les ducats d'or, elle est de U fr. 62 c. à 11 fr. 89 c, en Allemagne, Autriche, Suisse, Hanovre, Hollande, Pologne, Prusse, Russie, Suède; de 10 fr. 69 c. à 10 fr. 75 c, à Bade et Bâle; de 9 fr. 30 c. en Danemark, le Hoistein et quelques autres principautés; de 7 fr. 48 c. à Venise. Pour les ducats d'argent, la valeur comparative était de 5 fr. 02 c. à 5 fr. 17 c. à Parme, Plaisance et à Venise (ducat de banque); de 4 fr. 18 c. à 4 fr. 38 c. dans le royaume des Deux-Siciles et à Venise (ducat courant). A Venise, il y avait encore le ducato corrente piccolo, qui valait 3 fr. 24 c, et, à Raguse, le ducat de 1 fr. 36 c.
En Autriche et en Allemagne, on donnait encore le nom de o ducat » à un poids servant à peser les matières précieuses; il équivalait à 3B'',491 dans le premier Etat et à 3f,459 dans le second, et se divisait en 60 as ducats.
DnCATO fane. Leucate Promontorium)^ promontoire des îles Ioniennes, à la pointe sud de l'île Sainte-Maure, duquel Sapho se précipita dans la mer.
DOCATON (dimin. de ducat)' n. m. Ancienne monnaie d'argent, qui avait cours dans divers pays. (On distinguait le ducaion de Hollande, qui valait 6 fr. 84 c. ; celui de Brabant, 6 fr. 48 c. : celui de Suède, 6 fr. 47 c. ; celui de Savoie, 6 fr. 71 c. Le ducaton de Venise ou Justine, du nom de la sainte dont il portait l'effigie, valait 5 fr. 87 c.)
Du GauRROY (François-Eustacbe), prêtre et musicien français, né à Gerberoy, près Beauvais, en 1549, mort à Paris en 1609. Il devint chanoine de la Sainte-Chapelle et fut maitre de la chapelle royale, sous François II, Charles IX, Henri III et Henri IV. Ce dernier prince créa pour lui la place de surintendant de la musique du roi. Les compositions de Du Caurroy comprennent des psaumes, des nocis, des chansons, etc. Son œuvre la plus importante est une Missa prv defunctis à cinq voix, qui fut, jusqu'au commencement du xviii' siècle, la seule que l'on chantât à Saint-Denis, à la cérémonie des funérailles des rois de France. Mais, ce qui a peut-être assure la renommée de Du Caurroy, c'est la musique des deux chansons célèbres : Cltarmnntc Gabrielle et Vive Henri IV, dont on croit qu'il est l'auteur.
DUCAURROT DE La CrOIX (Adolphe-Marie), jurisconsulte français, né à Ku en 1788, mort à Paris en 1850. Docteur en droit, il fut nommé au concours, en 1820, professeur de droit romain à la Faculté do Paris. U renouvela par la méthode historique l'étude du droit romain. On a do Ducaurroy : Juris civiUs eclof/a, en collaboration avec Blondeau ctJourdan (1822-1827); Instilutes de Justinien, traduites en français (1822); enfin, le Commentaire du code civil (1848-1851), en collaboration avec Bonnier ot Roustain, et interrompu à la mort de Ducaurroy. En 1820, Ducaurroy fonda avec Blondeau, Demante, Jourdan et "Warnkœnig, une revue intitulé© : Thémis ou Bibliothèque du jurisconsulte (1820-1830).
DUCCIO DI BUONINSEGNA, peintre stennois, qui vécut dans la .seconde moitié du xni» siècle et au commencement du XIV*. Il est l'auteur de nombreuses compositions constituant le grand retable destiné au maître-autel de la cathédrale de Sienne (commencé vers 1308), qui ropréseoio la Vierge glorieuse parmi les anges et les saints, et l'Histoire de la Passion. Bien qu'il ait conservé les procédés de Ui peinture bvzantino, Duccio di Buoninsogna a déjà les qualités qui dfstingueront l'école siennoiso, et il peut étro considéré comme un de ses fondateurs.
DOCÉNAIRE isé-nèr) ou DUGENTAIRE {san-tèr) n. m. Antiq, rora. Officier qui commandait à doux coûts liommos ou deux coniurieis.
— Adjectiv. Juyes ducénaircs , Magistrats établis par
Auguste et choisis parmi ceux qui payaient un cens très faible. (Ils jugeaient les affaires les moins importantes) Il Procurateur ducénaire. Préfet ducénaire, etc.. Fonctionnaires qui recevaient un traitement de 200.000 sesterces.
Du Cerceau (le P. Jean-Antoine), jésuite, poète et linérateur français, né à Paris en 1670, mort en 1730. Il professa les belles-lettres dans plusieurs collèges de son ordre, puis devint précepteur do Louis-François de Bourbon, prince de Conti, qui le tua involontairement en maniant un fusil. On lui doit des fables, poésies latines et françaises, entre autres la Nouvelle Eve; divers ouvrages, notamment Histoire des dernières révolutions de Perse (1728). Mais il est surtout connu par des pièces de théâtre (ju'il écrivit pour être représentées par les élèves des jésuites. Celles qui eurent le plus de succès sont : l'Enfant prodigue et les incommodités de la grandeur. Ses oeuvres ont paru à Lyon en 1827.
Du Cerceau (les Androdet). Plusieurs artistes ont appartenu à la famille Androuet , qui prit le nom de Du Cerceau d'une enseigne qui pendait à sa maison. Le plus ancien est Jacques I", que l'on croit né vers 1515 à Paris et qui vivait encore en 1584. Ce fut un architecte et un graveur de haut mérite. Il travailla à Montargis et à Orléans, avant d'être au service de Henri III. Sa gloire repose sur ses nombreux ouvrages d'architecture accompagnés de. planches à l'eau-forte, tels que Livre d'architecture [l^hO], dédié au roi Henri II; Arcs et monuments dntimies d'Italie et de France ; Leçons de perspective {1^16); les Plus excellents bâtiments de France (1576-1579), etc. Jacques était protestant, et l'on suppose qu'il s'expatria pour cause de religion. — Baptiste, l'un des fils de Jac- (jues I", né vers 1560, mort avant 1602, fut, comme son père, architecte, et travailla pour Henri III. (On lui doit le château do Charleval en Normandie, et c'est lui qui succéda à Pierre Lescot comme architecte du Louvre, eu 1578. Cette mémo année, il commença le Pont-Neuf. Il exécuta la chapelle des Valois à Saint-Denis, et, pour Henri IV. le château de Monceaux.) — Jacques II, frère de Baptiste, architecte et graveur, était, en 1576, secrétaire du duc d'Anjou. Il est mort en 1614. (II porta le titre d' « architecte en chef" des bâtiments du roi, jusqu'en 1594. — Jean, fils de Baptiste, porte, en 1617, le titre d' « architecte de Louis XIII », et il vivait encore en 1649. (Il construisit à Paris Ihôtol de Sully [1624], et fut chargé, en 1639, de la reconstruction du pont au Change.) — Paul, graveur, n'est connu que par les cahiers d'ornements édités chez Poilly, en 1669. — Jacques III, que l'on croit fils de Jacques ÏI, est qualifié, dans des actes du temps, " architecte du roi ". — Jean II. architecte, né à Verneuil-sur-Oise en 1623, est mort à Paris en 1644.
DuCEY, ch.-l. de cant. de la Manche, arrond. et à 9 kil. d'.-Vv ranch es, sur le fleuve côtier la Sélune ; 1.831 hab. Ch. de f. Ouest. Château inachevé, bâti en 1624. Aux environs, ruines de l'abbaye de Montmorel. — Le canton a
DuchALAIS (Adolphe), numismate français, né à Beaugcncy en 1814, mort en 1854. Elève de l'Ecole des chartes, employé au cabinet des môdailloG, il fut associé aux travaux d'Augustin Thierry. Le premier, il distingua d'une manière positive les pièces frappées par les rois de celles qui sortaient des ateliers féodaux. Outre de nombreux articles, on a de lui : Bescriptîoti des jnédailles gaidoises du cabinet de France (1846), couronnée par l'Institut.
DUCHAMBGE (Antoinette-Pau/me dk Montet. dame), compositeur français, née à la Martinique en 1778, morte à Paris en 1858. Ayant étudié la musique à Paris, elle se fit connaître par là composition d'un grand nombre de romances. Elle chantait elle-même ses romances dans les salons, ce qui ne contribuait pas peu à leur succès. On peut citer : le Bouquet de bat, Angèle, la Brigantine, le Rère du yyiousse, la Séparation, etc. Pendant quinze ans, la renommée de M"" Pauline Duchambge fut éclatante. Elle fut étroitement liée avec M"»* Desbordes-Valmore, dont elle mit un grand nombre de vers eu musique.
DUCHANGE (Gaspard), ç^ravcur français, né à Paris en 1662, mort en 1757. Il était élève de Jean Audran. Ses estampes se font remarquer par un travail de cliair très moelleux : il excellait à reproduire les tableaux du Corrège. Nous citerons, parmi ses gravures : Jupiter et lo, Léaa, Ddnaé, d'après le Corrège. Il entra, en 1707, à l'Académie des beaux-arts.
DUCHARTRE (Pierre-Etienne-Simon), botaniste français, né à Portiragnes (Hérault) en 18U. mort en 1894. Ducliartre a été, pendant de longues années, professeur de botanique à la faculté des sciences de Paris, membre de l'Académie des sciences depuis 1861. On doit à Duchartre plusieurs publications importantes, notamment : le quatrième et dernier volume du Manuel général des plantes, arbres et arbustes, de Jacques et Hérincq (1862); Eléments de botanique (1867); Observations sur le genre lis (1871); Notions sur l'oi'ganisation des fleurs doubles, etc. (1878).
DUCHAT (Jacob Le), érudit français. V. Le Duchat.
DUCHÂTEL ou Du Chastel (Tanneguy). fameux Armagnac, né à Trcmazau vers 1368, mort à Beaucaire vers 1458. Il s'attacha à Louis, duc d'Orléans, à Louis II d'Anjou, puis à Louis, duc de Guyenne, et se rendit célèbre par ses exploits en France, en Angleterre, en Aragon, en Portugal, en Italie. Après l'échec des cabochiens, il fut nommé prévôt de Pans (1413). Quand les Bourguignon3 rentrèrent dans Paris, dans la nuit du 29 mai 1418, ce fut lui qui sauva de leurs mains le dauphin Charles, et son acte décida do la formation d'un parti dauphi- 7iois. Un an plus tard, il assista à l'entrevue de Monteroau, et fut peut-ètro l'auteur principal du meurtre do Jean sans Peur. Nommé maréchal des guerres du Dauphin dans l'hiver do 1418-1419, il devint grand maître d'hôtel du nouveau roi on 1423, et partagea le gouverm^mcnt du «royaume do Bourges » avec Louvet et Frotier. En 1425, l'avènement de Riclicmont au pouvoir entraîna sa chute. Mais Charles VII lui donna la sénéchaussée de Beaucaire, et, en 1440. il devint lieutenant du gouverneur d<! Languedoc et général dos finances. Il garda une grande infiuonce. C'était un habile hommo, mais d'une moralité douteuse.
DuCHÂTEL (Tanneguy). vicomte do La Bellièro et seigneur de Châiillon-sur-liidre, neveu du précédent, capitaine de Beaucaire en J458, gouverneur do la Ccrdaguo ot
du Roussillou en 1468. tué au siège de Bouchain en 1477. Il fut un des favoris dévoués de Charles \'1I. Il n'en fut pas riiuins pris par Louis XI parmi ses conseillers. Il fut bibliopliile, et collectionna les manuscrits précieux.
DuCHÂTEL (Pierre) [en lat. Castellaîius'], évêque français, né à Arc-en-Barrois en 1480, mort à Orléans en 1552. A seize ans, il enseignait déjà le latin et le grec. Il parcourut l'Allemagne, la Suisse, 1 Italie, l'Egypte et la Turquie. François I*' le nomma son lecteur, puis lui donna l'évèché de Tulle (1539). Transféré à Mâcon (1544), il devint, sous Henri II, grand aumônier do France et enfin évêque d'Orléans (1551). Ducbâtel prit une part active à la fondation du Collège de France. Il a laissé deux sermons snv la mort de François I'' et le récit du trépas et des obsèques de ce prince.
DuCHÂTEL ou DUCHASTEL (François), peintre flamand, né à Bruxelles en 1625, mort en France en 1694, élève de Teniers le Jeune. Son œuvre principale est l'^ommiige à Charles II d'Espagne, comte de Flandre (1666), contenant de nombreux portraits ; les Joueurs de tric-ii-ac du musée de Copenhague, et le Panorama de Valenciennes, au musée d'Anvers. Les peintures de Duchâtel, très recherchées, sont fort rares. Le musée d'Avignon possède un Intérieur de corps de garde, peinture exquise, d'une élégance d'idées surprenante dans un sujet si familier.
Duchâtel (Gaspard), conventionnel français, né près de Thouars en 1766, mort en 1793. Les Deux-Sèvres l'envoyèrent, en 1792, à la Convention. Lors du procès de Louis XVI, il était malade, mais il se fit porter à l'assembiée pour voter le bannissement. Ce vote lui valut les accusations de Collot d'Herbois; arrêté à Bordeaux, il fut enfermé à la Conciergerie avec les girondins. En 1793, il fui condamné par le tribunal révolutionnaire, et e.xécuté. Il reste de lui un discours : (Juelle est la peine que le peuple doit infliger à Louis, pour concilier tout à la fois la justice et son intérêt? (1792).
Duchâtel (Charles-Marie-Tanneguy, comte), homme politique français, né et mort à Paris (1803-1867). Il s'occupa d'abord d'économie politique et dut à ses idées libérales d'entrer au conseil d'Etat en 1830. Député de Jonzac en 1833, il siégea au centre, acquit une certaine réputation par sa compétence en matière financière, et fut ministre de l'agriculture (1834-1836), puis dés finances (1836-1837), ensuite deux fois de l'intérieur (1839-1848). Ami de Guizot, il émigra quelques mois à Londres en 1848 et revint en France, où il s'occupa de peinture et de littérature. 11 avait été nommé membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1842 et de l'Académie des beaux-arts en 1846. — Son fils, Charles-Jacque-s-Marie-Tanneguy, homme politique, né à Paris en 1838, député à l'Assemblée nationale (Charente-Inférieure), se rallia à la politique de Thiers, à laquelle il se montra fidèle et vota contre le septennat (1873). Il échoua aux élections de 1876 et entra dans la diplomatie comme ministre plénipotentiaire à Copenhague, puis à Bruxelles et à Vienne (1880). Il démissionna lors de la loi sur les membres des familles avant régné en France. En 1885, il fut élu député par la Charente-Inlêricure et ne se présenta pas en 1889.
DUCHÂTELET (Parent-). Biogr. V. Parent-Duchâteli-.t.
DuCHATELLIER (Armand-René), écrivain français, né à Quimper en 1797, mort àKernuz (Finistère) en 1885. Ecrivain très fécond, on lui doit : Histoire de la Bévolulion dans les départements de l'ancie7ine BretagJie (1836); la Beprésentation provinciale en Bretagne après l'union à la France ( 1857); Brest et le Finistère sous la Terreur (1858) ; l'Agriculture et les classes agricoles de la Bretagne ( 1862) ; Itivasions de l'étranger dans les xiv* et xv" siècles (1873); Documents inédits sur la Révolution, Hoche, sa vie, sa coi'respondance (1874), livre très intéressant ; le Finistère et la persécution religieuse après le i8 fructidor an T' (1882) ; etc.
DUCHÉ (rad. duc) n. m. Hist. Terre, seigneurie, principauté à laquelle le titre de « duc » est attaché ; Eriger une iei^-e en duché, il Duché-pairie , Domaine que le roi avait érigé en pairie. — Justice qui appartenait au duc et pair dans ses terres, li Duché-marquisat , Seigneurie, principauté d'un duc-marquis : Le duché-makquisat de Spolette et de Camerino. n Duché femelle, Duché que les femmes pouvaient posséder et transmettre.
— Géogr. Nom donné à quelques petits Etats do l'Europe, qui sont gouvernés par un duc ou une duchesse.
— Rem. Le mot duché a été longtemps féminin.
— Encycl. A l'origine, sous l'empire romain et' les premiers mérovingiens, le mot duché désignait lo territoire sur lequel s'étendait l'autorité d'un duc. Au x'^ siècle, la France était divisée en trois grands duchés : France, Bourgogne et Aquitaine. Le titre de duc n'était
F as encore héréditaire : il était donné par le roi. Avec avènement de Hugues Capet disparut le titre de « duc de France », mais le comte de Normandie et le comte de Rennes, dans le courant du xi' siècle, prirent les titres de c duc de Normandie » et « de Bretagne » . Au commencement du Xïv" siècle, la seigneurie de Bourbon fut érigée en duché par Cliarles le Bel, et, dans le courant du siècle, s'établit la coutume des rois d'ériger en duchés les apanages qu'ils donnaient à leurs puînés. Enfin, dans ce même xiv= siècle, on vit les rois ériger eu duchés les terres des seigneurs qu'ils voulaient honorer d'une faveur spéciale, coutume qui se perpétua jusqu'à la fin do l'ancien régime. Napoléon, imitant les rois, érigea en duchés des provinces ou de simples villes au profit de ses ministres ou de ses généraux: on eut ainsi les ducs- de Bénévent, d'Istrie, de Valmy. d'Auerstœdt, etc.
Duché DE Vancy (Joseph-François), poète dramatique et littérateur français, né et mort à Paris (1668- 1704). Ses opéras ne peuvent pas soutenir la comparaison avec ceux de Quinaulf. Dans ce genre, son meilleur ouvrage est Iphigénie en Taui^ide (llOA), dont la musique fut écrite par Dumarest et Campra. Parmi ses autres (puvres, nous citerons : Absalon. tragédie sacrée (1712). Duché fut membre do l'Académie dos inscriptions ot obtint la pension qu'avait eue Racine.
DUCHEMIN (Emile-Marin), savant français, né à Paris en 1833. Il s'est fait connaître par d'intéressants travaux, soumis pour la plu])art à rAcadémie des sciences. Ce fut lui nui, on 1865, dévoila les jongleries des frèresDavcnport. On lui doit d'intéressantes inventions : une pile électriquo au perchloruro de for, une pile marine ou bouée électrique,
dos capsules 61octriquos dostinôos à l'explosion dos mines sous-niarinos, otc. Il a écrit dos notes ot dos mûmoiros : Sur In phosphorescence de la )Hfï'(1865) ; Sur une des causes de la 7)uiladie des abeilles {iSiîG) ; Sur un ver phosphoî-escfut de l'huître (18»36j; Sur l'acurus du miel loqueux (I8«6) ; .Su;une cause singulière de mortalité des carpes dans un vivier 1^1870 ); un iSssui sur la construction des paratonnerres (1872) ; un niémoiro Sur l'application duproduit de la moelle d'un arbre da7is lêlectroscope et la photographie {ISI 2); (stc.
DUCHÊNE (Georges), journaliste, né à Boaumont-la- Kouco (ludre-ot-Loiro) on 1824, mort à Villo-Evrard on 1876. Il fut d'abord compositour typographe, puis correcteur. En 1818, il fut dôlôguô au Luxembourg par les typographes pour discuter 1 organisation du travail. Quelques jours auparavant, il avait décidé Proudhon à fonder « lo Représentant du peuple ", supprimé et aussitôt remplacé par « le Peuple « . dont Duchéno fut réiiactour ot gérant: on cette qualité, il fut condamné, en moins d'un an, à 80.000 francs d'amende et trente-trois ans de prison. L'amnistie du 2 décembre 1852 lui rendit la liberté. Pondant l'insurrection de 187], il écrivit dans « la Commune ». Il avait publié : la Spéculation devant les tribu7iau:r (1866) ; l'Economie politique de l'Empire (1870); les Six phases de la compagnie du S'ord-Est (1872), ot contribué à la publication des œuvres posthumes de Proudhon.
DuCHENNE (de Boulogne) [Guillaume-Benjamin], médecin-électricien français, né à Boulogne-sur-Mer en 1806, mort à Paris en 1875. Il exerça l'électrothéraçie quelque temps dans sa ville natale, et l'appliqua dêhnitivement à Paris, en 1842. Ses deux principaux ouvrages, contenant des découvertes électriques ot pathologiques, sont : l'Electrisation localisée et son application à la pathologie et à la thérapeutique, et sa Physiologie des ynouvements. Il imposa ses travaux par sa ténacité. Darwin s'inspira de son étude des émotions. Lataxie locomotrice, la f)aralysie musculaire progressive , la paralysie glossoabiolaryngée, sont dos entités morbides qu'il a découvertes. C'était là le début de la neuro-pathologie qui, depuis, avec Charcot, a tant progressé. Il eut l'idée d'électriser diverses refilons du cerveau pour en déduire les localisations. L'influence scientiliquo de Duchenne est restée considérable en France et à l'étranger. Il a son bas-relief à la Salpêtrière, depuis 1897. Un monument lui a été érigé à Boulogne, en 1899.
DuCHESNE (Charles), médecin français du xvi* siècle. Il a laissé un livre plein de faits importants, sous le titre de : Hécit véritable de ce qui s'est passé au voyage de Henri IV à Dieppe, publié dans le « Journal de Henri IV », par L'Estoile (1741).
Duchesne (le père), type populaire, consacré par la farca et par le théâtre, pseudonyme de HÊBiiRT. Connu bien avant la Révolution, ce personnage symbolique était censé exprimer, dès 1789, les opinions politiques du peuple de Paris. Ce fut Lemaire qui, le premier, écrivit sous ce pseudonyme ; « Lettres bougrement patriotiques du père Duchesne » et « la Trompette du père Duchesne », pamphlets destinés au peuple, d'un style violent et ordurier. En 1790, Hébert tit paraître sous ce nom célèbre un journal, qui lit oublier tous les précédents. Bien que distingué d'esprit et de manières, il adopta un langage presque aussi grossier que celui de Lemaire, faussement naïf, tel, enfin, qu'aurait pu être celui d'un père Duchesne authentique. Il parut, en 1791, en môme temps que plusieurs autres « Père Duchesne ", avec lesquels on ne doit pas le confondre. La politique du journal d'Hébert changea avec les événements; elle donne une juste idée de la progression des idées révolutionnaires. Il n'est pas rare de trouver dans le " Père Duchesne » des tableaux fidèles et éloquents des misères qu'entraînaient les abus, ou des projets do réformes utiles, le tout mêlé aux jurons habituels. Le « Père Duchesne" ne fut pas continué après l'exécution de Hébert. Ses numéros, dispersés, n'ont pu être réunis en une collection complète. Son nom a servi de titre à deux autres journaux, qui parurent, l'un en 1848, l'autre en 1871.
Duchesne (la mère), type populacior de la femme ré-
fiublicaino, qui a donné son nom ù dos publications r(''VOutionnaircs parues en 1791, d'une manière irrégulièro. d'abord sous le titre : <- Lettres bougromnt patriotiques do la mère Duchesne » , puis sous la forme d'un jourual dont il ne reste que trois numéros. La raère Duchesne, femme ou sœur du pero Duchesne, parle, par l'organo d'Hébort, le môme langage trivial. Ses apostrophes sont fréquemment ponctuées de : Mille pipes ! Nom d une pipe! otc. Elle est reprôsontéo, sur les vignettes du temps, portant une pipe, avec un sabre et une (luotiouillo, lo tout accompagné do la devise : Vivre libre ou mourir!
Duchesne fJoseph) [plus connu sous le nom lat. do Quercetanus]. seigneur de La Violette, né à Esture {Xvmagnac) vers 1541, mort :\ Paris en 1G09. H fut médecin de Henri IV, et laissa quelques ouvrages d'imagination.
Duchesne (André), historien, né en 1584 à riIe-Bouchard, en Tourame, mort on 1640. Connu sous les noms latinisés de Chesncus et Quercetauus, il étudia à Loudnn d'abord, puis à Paris, sous lo .savant Boulanger, ot fut nommé historiographe du roi. Plein do zôlo ot do modestie, ce travailleur infatigable mena une vie de bénédictin, et laissa plus do cent volumes do notes ot matériaux employés dans ses ouvrages publiés ou on préparation. Dans la longue liste do sos œuvres, nous citerons ; Figures mystiques du riche et précieux cabinet des Dames (1605); Histoire d>'s ducs de Uourgoqne (1619-1628); Histoire d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande (1634); Histoire des papes jusiiu'à Paul V'(l6r.:i); Histoire des cardinaux français {acnovéo par son lils et publiée ou 1660); Histoi7^es grnéalogiques des maisons célèbi-es {lii2l) ; de Montmorencif (IGiX) ; de Guiches ; de Dreu.r{lQ'3 l);de Béthune{l6Z-\y, otc. EJuchesne fut écrasé par une cbarrotto.
Duchesne (François), historien, fils du précédent, né ù. Paris on itiic, mort on 1693. Il fut élevé dans lo goût des études historiques par son pèro ot lui succéda dans les fonctions d'historiographe do Franco. Sos principaux ouvrages furent son Histoire des papes {1G53) ot son Histoire des cardinaux français (1660-1006). Aujourd'hui encore, les érudits consultent fréquemment son Histoire des chanceliers et gardes des sceaux de France (1680).
Duchesne (Vincent), bénédictin français, né vers 1(170, mort vers 1740. Architecte ot mécanicien, il dessina les pluu!! do plusieurs ubbayos do sou ordro. Citons, ontro
autres, colles de Saint-Pîorro do Cliâlons ot do Morey on Franclio-(;oiiité. Duia Durliosne a laissé di-s Ménum-rs sur ta Franche-( 'imité, insérés en partie dans l'Etat de la France do Bou!aiiivilIiors[1727).
Duchesne (Jean-Baptiste), connu aussi sous lo nom do Philipotot, historien français ot religieux de la compagnie de .lésus, né on Champagne en 1682, mort à Dijon en 1755. 11 fut professeur de philosophie à Reims, puis précepteur des enfants de Philippo V, roi d'Espagne. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : iFspngne triomphante par ses pi'opres revers (1711); ^e Prédcstinationisme (1724); Histoire du baïanisme (1731); Abrégé de l'histoire ancienne (1741).
Duchesne (Louis-Henri), économiste, né à Boége (Hauto-Savoio) en 1737, décapité en 1793. II obtint, on 1774, uuo place d'intendant dans la maison du comte do Provence. Incarcéré comme suspect en 1792, il fut exécuté. Il a publié : Projet d'administration remis à M. Turyot quand il fut nommé contrôleur général, et présenté dans l'assemblée des notables en i7S7 ; Premiers principes d'une bonne administration et causes de la décadence d'un royaume; Projet pour libérer l'Etat sans emprunt, sans irinovalions et en soulageant les peuples, par D. de V. ; Obsereations sur le mémoire de M. Necker à l'Assemblée nationale le 14 novembre I7S9; ObserrHitions sur les fi/iances de la France comparées à celles d'Angleterre (1790); etc.
Duchesne (Antoine-Nicolas), naturaliste français, né à Versailles en 1747, mort à Paris en 1827. Il fut professeur d'histoire naturelle à l'Ecole centrale de Seine-et- Oise, au prytanée de Saint-Cyr et au lycée de Versailles. Duchesne a publié, entre autres écrits : Manuel de botanique (1764); Histoire naturelle des fraisiers; etc.
Duchesne (Jean), iconographe français, fils du précédent, né à Versailles en 1779, mort à Paris en 1855. Il devint, en 1739, conservateur du Cabinet des estampes et laissa des travaux iconographiques estimés : JSotice des estampes exposées dans la bibliothèque du roi (1819); Essai sur les nielles (1826); Voyage d'un iconophile (1834); etc.
Duchesne (Jean-Baptiste-Joseph), peintre en miniature et sur émail, né à Gisors (Eure) en 1770. mort en I85S. Il commença à se faire connaître à l'Exposition de 1S04, devint, sous la Restauration, peintre de Monsieur (comte d'Artois), de la duchesse de Berry ot de la Dauphine. et fut chargé, en 1840, de continuer la série des émaux du musée du Louvre, commencée par Petitot. Les émaux de Duchesne offrent un éclat de carnation, une harmonie (jui ne le cèdent en rien aux plus belles œuvres des anciens émailleurs. On cite, parmi les plus remarquables, les portraits de Louis-Philippe, de la reine Marie-Amélie, de Léopold P^ roi des Belges. Son chef-d'œuvre, dans les miniatures, est le portrait do la duchesse de Berry.
Duchesne (Edouard-Adolphe), botaniste français, né à Paris en isi'4. mort à Cannes en 1869. Il a écrit, entre autres ouvrages, un Traité du mais et un Hépertoire des plantes utiles et des plantes véyténeuscs du globe, très souvent consulté.
Duchesne (Jacques-Charles-René-Achille), général français, né à Sens (Yonne) en 1837. Entré à Saint-Cyr en 1855, il était lieutenant en 1861, lieutenant-colonel en 1881. Il partit pour lo Tonkin et gagna son grade do colonel par sa bravoure et son habileté, surtout à Ke-Lung, où il se distingua particulièrement. Promu général de brigade on 1888, divisionnaire en 1893, il fut nommé, en 1894, commandant en chef du corps expéditionnaire de Madagascar. Il débarqua à Majunga en 1895 et conduisit ses troupes, qui curent beaucoup à soutî'rir, jusqu'à Tananarive, dont il s'empara le 30 septembre et où, lo lendemain, la reine des Hovas dut faire sa soumission et signer la paix. Depuis son retour on France (févr. 1896), le général Duchesne a commandé le 5* et le 7* corps d'arméo et est dovonu membre du conseil supérieur de la guerre (1898).
Duchesne (l'abbé /.o^/s-Marie-Olivior), archéologue français, né à SaintSorvan (Ule-ot- Vilaine) en 1813. L'anbé Duchesne devint docteur en théologie, élève de l'Ecole do Romo, et fut reçu docteur es lettres en 1877. Sa thèse latine avait pour titre : De Macario Magnete et scriptis ejus; sa thèse française était une Etude sur le liber pontiûcalis. Il fut nommé, la môme année, professeur d'archéologie sacrée et d histoire ecclésiastique à l'Institut catholique do Paris. Maître de conférences, plus tard directeur d'études à l'Ecole des hautes éludes, membre do l'Académio dos inscriptions et bellcs-Iettros ( 1888). il fut nommé directeur do l'Ecole française do Romo, on 1895. On a do lui : M'imoire sur une mission au mont Athos, on collaboration avec Bayotf 1877); Vita S. Polycarpi auctore Pionio (1881); la Crypte de Alellébaude et les prétendus inartyrs de Poitiers (1885); Origines du culte chrétien : étude sur la liturgie latine ai'ant Charlemngne (1889); les Anciens Catalogues épiscopaux de la ville de Tours (1890); Fastes épiscopnux de l'ancienne Gaule (t. I"", provmco du Sud-Est); le Liber pontifiealis, texte et commentaire (1884-1890).
DUCHESNÉE (chè-sné) n. f. Espèce do fraisier do l'Indo, à flours jauui'S.
DUCHESNIE n. f. Bot. Syn. do pdlicaikk.
DuchesnieR (Claude CHESNiKR-DDcin-sNi':, dit), ofticior vendéen, né ù Saintes, mort en 1830. Il déserta pour passer aux Vendéens et devint aido do camp do Charette. (pii le chargea d'aller demander au roi d'Angleterre do rétablir, avoc une arméo, les Bourbons sur le trône. Après l'exécution do Charette. il passa en Espagne; revenu en Franco après la rupture du traité d'Amiens, il parcourut la Vendée pour y fomenter l'insurrection, ot fut condamné à mort par contumace (1805). Il retourna en Vendée ou 1815, comino major général dos armées royales.
DUCHESNOIS (Cathorine-Joséphino Rafin. dito M"*). tragédionuo françaiso, néo ou 1777 ù Suint-Suulvcs, près
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Le général Duchesne.
Mil* Ducbeanols.
DUCHÉNE — DUCUOUL
do Valenciennos, morte à Paris on 1835. Elle se rendit à Paris vers l'âge île vingt ans. Vigée et Logouvé, après une simple audition, fondèrent sur elle les plus belles espérances et encouragèrent ses premiers efforts. Elle débuta à. la Comédie-Française en 1802, dans lo rôle de Phèdre, et se révéla du premier coup comme une grande tragédienne. Elle parut ensuite dans celui de Roxane, de fiajnzet, ceux d'Ariane ot de Didon, puis d'Hermiono fi'Andromaque. Elle eut bientét à lutter contre une terrible rivale, M"* Georges, qui débutait alors, ot était aussi remarquable par son talent que par sa beauté. Mais la Duchesnois avait plus do clialour, de tendresse et d'expression. La rivalité ardente .
des deux tragédiennes se ^ poursuivit durant quelques années et provoqua souvent des scènes tumultueuses.
Elles furent toutes deux reçues sociétaires en 1804.
M"' Duchesnois, stimulée par le voisinage de Talma, grandit en talent ot prouva, dans Mérope, dans Athalie, dans Clytemnestre, qu'elle avait assez de noblesse et de puissance pour aborder les grands rôles. Elle quitta le théâtre en 1833.
DUCHESSE [chèss) n. f. Hist. Femme d'un duc ; femme qui possède un duché ou un titre équivalent à celui de duc.
— Fam. Femme qui prend de grands airs, qui affecte des manières audessus de sa condition ou de sa fortune.
— Chorégr. Ancienne sorte de danse : La duchesse était U7ie courante figurée, qui n'est plus en U5a(7e. (Rameau.)
— Diplom. Letti'es à la duchesse, Ecriture dans laquelle les pleins sont remplacés par des déliés et réciproquement.
— Mobil. Autref. Sorte de lit de repos, de chaise longue à dossier, il Lit à la duchesse. Grand lit bas orné de quatre colonnes (deux à la tête, deux au pied), supportant un baldaquin.
— Modes. Nœud de rubans, que les femmes portaient autrefois sur le haut du front.
— Enctcl. Hist. La duchesse n'était pas nécessairement la femme d'un duc. C'était le titre donné à toute femme portant une couronne ducale, soit qu'elle l'ait obtenue par mariage, par héritage ou par concession royale. C'est ainsi que M''" de La Vàllière et M"« de Fontanges reçurent l'une et l'autre de Louis XIV lo titre do n duchesse ». Une duchesse, propriétaircd'un duché, en épousant un roturier, f anoblissait par son mariage, qui lo mettait en possession légitime du nef do sa femme. Toute nouvelle duchesse était, sous l'ancienne monarchie , présentée directement au roi ot jouissait à la cour d'un privilège très envié, celui du tabouret, c'est-à-dire de la taeulto de s'asseoir, dans les cérémonies ofticielles, sur un labourct, devant le roi et la reine, tandis que lo restant do la cour demeurait debout.
DUCHESSE {chêss) n. f. Arboric. Variété de poiro d'automne, â chair fondante ot parfumée, il On dit aussi duchessk-d'Angoulème.
— Duchesse-de-Bei^ry, Variété do poire d'été.
— Ichtyol. Poisson appolé aussi duc,
— Encycl. Arboric. La duchesse-d'Atïgoulême, ou par abréviation duchesse, est un fruit volumineux, ovoïde, tronqué au.x doux extrémités, souvent bosselé. La robe passe du vert pâle au jaune clair â la maturité ; elle est marquéo do points roux, quelquefois teintée do rose. La qualité du frnit peut ôtro bonne ou très bonne dans une terro saine, un climat favorable chaud ou tempéré ; elle est médiocro dans un sol frais, dans un climat numide. L'arbre est vigoureux et très fertile sur franc ou sur cognassier, mais il demande un sol fertile. Les fruits mûrissent depuis lo milieu d'octobre jusqu'en janvier.
DuCHINSKI (Henri-François), historien polonais, né en
1810, mort en 1893. Dans la plupart do sos ouvrages, il s'attache A démontrer (jue la Pologne et la Russie sont très diîTérentes par leur oritrino, leur civilisation, leur esprit et leurs nueurs. Il a pu^ilié : te Panslavisme (1854); Principes de l'histoii'e de Pologne et des autres peuples s/aiTï (1858-1803, en polonais); î'euples Ai'yas et Tourans, agricoles et no/nades (18G4, en franc.). Duchinski reçut du gouvernement suisse les lellres do griuide naturalisation, pour services rendus à la science. Il épousa A Paris, en 1801. une Polonaise, Frédériquo Pruszakowa, qui s'est fait connuitro par des productions littéraires. DUCHOLA n. f. Bot. Syn. do ompm.u.i':k.
DuCHOUL ((Tuilluume), en lut. Caulius, antiquniro fr;Lni.'ais, né A Lyon au Xvi« siècle. Il éiait bailli en Dauphine. lorsque la découverte d'une grande quantité d'antiquités dans la maison qu'il habitait â liVon lui donna l'idéo d'étudior l'archéologio, et il Ut dans co but, en Italie, uo
Lit h la duchesse.
Duchesse.
DUCIS - DLCOUÉDIC
vovasre pendant lequel il se mit en relation avec les savaiits" antiquaires de ce pays. On a de Im : Discours sur la cnitramétation et la discipline (les anciens Jiomains (ISoa): Discours sur la relii/ion des anciens iJomams (1553), ouvraees importants qui ont été traduits en plusieurs langues. " Duas (Jean-Francoisl, poète tragique français, né et mort à Versailles (1733-1816). Son nom est lié aux tentatives de rénovation dramatique qui se produisirent en France à la lin du xvili' siècle, sous Tinfluence de Shakspeare. Ducis, enthousiasmé par la fameuse traduction do Letourneur, entreprit d'adapter à la scène quelques drames shakspeariens : son Hamlet ;i769) obtint un grand succès, mais souleva la colère de Voltaire, qui, à cette occasion, traitaSnakspeare A'histrion ôarônï'e ; l'acteur Lekain avait refusé déjouer la pièce. Vinrent ensuite :
Roméo et Juliette (1775), le Roi Lear (1783). Macbeth (1784), Othello (1792). Ces adaptations semblent aujourd'hui bien maladroites et bien infidèles, Duci-; ayant reculé devant laplup'art des hardiesses les plus originales de l'auteur. Il fau~t, cependant, savoir gré au poète français d'avoir le premier fait monter Shakspeare sur la scène fran- Ducis.
çaise et d'avoir ainsi ouvert
la voie au romantisme. Il composa deux autres tragédies, dont l'une t Œdipe chez Adméle (1778), ouvrit à son auteur les portes de l'.icadémie, et l'autre, Ahufar (1795), coinpte parmi les meilleures pièces de l'époque. Ducis a laissé aussi des poésies et de^ lettres d'une très agréable lecture. Il n'est point, sans doute, un écrivain de génie, mais il reste une des figures les plus aimables et les plus attachantes de la littérature française. Par la pureté de sa vie et la simplicité de ses mœurs, il a mérité d'être appelé le bon Ducis ; il refusa toutes les places et les faveurs par lesquelles Napoléon aurait voulu se l'attacher.
Duas (Louis), peintre français, né et mort à Paris (1 773- 1847), neveu du précédent et beau-frère de Talma. Il entra dans l'atelier de David et fit ensuite le voyage d'Italie. Ses tableaux, d'un dessin correct et d'un riche coloris, ont tous les défauts de cet art qui est propre à l'école de David. Les principaux sont : Orphée et Eurydice; l'Origine de la peinture : Dibutade (1808) ; le Tasse lisant un épisode de son poème à la princesse Eléonore (1814): Mort du Tasse (1817) ; Van Dyck peignant son premier tableau (1822) ; etc.
SnCIS (Benoît), musicien flamand des xv et xvi' siècles, et quo l'on croit né à Bruges. Il fut élève de Jos- ?uin Deprés, pour la mémoire duquel il composa une ode unèbre. Vers 1510, il était, à Anvers, prince de la gilde de Saint-Luc , c'est-à-dire chef de la corporation des musiciens, en même temps qu'organiste spécial do la chapelle de la Vierge, à l'église Notre-Dame. On croit qu'il fut appelé en Angleterre par Henri VIII, et qu'ensuite il alla se fixer en Allemagne. Ducis est considéré comme l'un des musiciens les plus habiles et les mieux doués de la première moitié du xvi' siècle. Ses compositions consistent en messes, psaumes, motets, chants sacrés, et en chansons allemandes et françaises à quatre, cinq, six et huit voix.
Duce i Stephen), poète anglais, surnommé le Batteur en Grange (1705-1756). Fils de pauvres paysans, il se livra, pour vivre, aux plus durs- travaux des champs. Quelques pièces de vers de sa composition attirèrent sur lui rattention, et la reine Caroline lui fit une pension qui le mit à l'abri du besoin. On a publié ses poésies, qui se composent de fables et de pièces fugitives.
DUCK RIVER, rivière des Etats-Unis, affl. du Tennessee, née au pied des montagnes du Cumberland. Elle arrose l'Etat de Tennessee pendant près de 300 kilomètres et baigne Columbia et Centreville.
DuCKETT CWiUiam), littérateur français, né et mort à Paris (1804-1863). Fils d'un professeur d'anglais, qui a laissé une Nouvelle r/rammaire anglaise (1828), des poésies, etc., il s'est surtout fait connaître comme directeur du Dictionnaire de la conversation et de la lecture (1827 et suiv.). Il fonda des journaux et collabora au a Tintamarre ».
DUCKTOWNITE (de Ducktown, n. de localité) n. f. .Sulfure naturel de cuivre, variété impure de chalcosine trouvée à Ducktown (Tennessee [Etats-Unis]).
DUCKWORTB (sir John Thomas), amiral anglais, né à Leatherhead (comté de Surrey) en 1748, mort à Plymouth en 1817. U entra dans la marine en 1759, était capitaine on 1780. Il prit part au combat naval près du cap Lizard, le 1" juin 1794, où Villaret-Joyeuse fut défait. Il fut contreamiral en 1799. chevalier du Bain, vice-amiral et gouverneur de la Jamaïque (1800). En 1802, il bloqua Saint- Domingue et reçut la soumission de Rocliambcau. Mis à la tête d'une flotte en 1807, il se présenta inopinément devant Constantinople. Au liou d'agir immédiatement, il se perdit en négociations : les Turcs se fortilièrent, et cène fut pas sans difficulté qu'il battit en retraite. Sa tentative sur Alexandrie échoua. Duckworth, de retour en Angleterre, siégea au Parlement; il fut gouverneur de Terre- Neuve, de 1810 à 1815, puis de Plymouth, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort.
DUCLAIR, ch.-l. do cant. de la Seine-Inférieure, arr. et à 17 kilom. de Rouen, sur la Seine ; 1.951 hab. Ch.do f. Ouest. Ports sur la Seine. Eglise en partie du xii* siècle. — Le canton a 20 coram. cl 11.874 hab.
DUCLAUX (Emile), savant français, n6 à Aurillac (Cantal) en 1840. D'abord professeur do physique à la faculté dos sciences de Lyon, il obtint au concours, on 1879, la chaire de physique et de météorologie à l'Institut national agronomiqu'c. En 1885, il fut nommé professeur de chimie biologit^uc à la Sorbonno, chaire nouvellement créée. En 1888, il fut élu membre de l'Académie des Bcifrrr-r.^. En 1895, il la mort de Pasteur dont il était un s favoris, il fut chargé de la direction de l'Insti-
Mil» Duclos.
tut. On doit à Duclaux un certain nombre de mémoires, dont voici les principaux : Etudes relatives a l'absorption de l'ammoniaque et à la production d'acides gras volatils pendant la fermentation alcoolique (1865) ; Sur la respiration et l'asphyxie des graines de vers a soie (1868); Sur la formation des gouttes liquides (1870) ; Sur le dosage de 1res petites quantités de cuivre et la présence de ce métal dans les cacaos et les chocolats (1871) ; Sur les lois des mouvements des liquides dans les espèces capillaires (1372); Sur l'iodure d'amidon (1872) ; Etudes sur la nouvelle maladie de la vigne dans le sud-est de la France (1873-1875); De l'influence de la tension superficielle des liquides sur les mesures aérométriques (1881) ; Ferments et maladies (1882), réédité en 1885 sous le titre : le Microbe et la Maladie; Chimie biologique, t IX (1" section, 1" fascicule) de 1' « Encyclopédie chimique « de Frémy ; le Lait (1889) ; Cours de physique et de météorologie (1891); Pasteur, histoire d'un esprit (1896); Traité de microbiologie (1898).
DUCLERC (Charles-Théodore-Eugène), homme politique français, né à Bagnères-de-Bigorre en 1812, mort à Paris en is'ss. Il fut d'abord imprimeur, puis journaliste au " National ». La République de 1848 fit de lui un adjoint au maire de Paris, un représentant des Landes à la Constituante et un ministre des finances. U se fit remarquer par sonsann-.froid lorsdel'cmeute du 15mai.déiuissionuaaprès les journées de Juin pour ne pas s'associer aux mesures de ritrueur prises contre les insurgés. Il rentra dans la vie publique après le 4-Septembre, et fut élu à l'Assemblée nationale parles Basses-Pyrénées. U s'y distingua par sa compétence en matière financière et en fut élu vice-president en 1375. Nommé sénateur inamovible et vice-president du Sénat, il reçut, après la chute du ministère Freycinet (août 1882), la mission de former un cabinet. Son ministère dura jusqu'en janvier 1885 et eut pour programme : au dedans, le triomphe de la politique d union républicaine ; au dehors , la liquidation de la question d'Egypte. U démissionna parce qu'il jugeait inopportune la proposition de loi sur 1 expulsion des princes.
DUCLERCQ (Jacques), chroniqueur français, né à Lille en 1420 mort à Arras en 1469. Il fut conseiller du duc de Bourgogne, Philippe le Bon, et, dès sa jeunesse, recueillit les matériaux dont il composa ses Mémoires; mais, ayant résidé toute sa vie à Arras, ces mémoires sont surtout curieux pour les éy-énements dont cette ville et les environs ont pu être le théâtre.
DuCLOS (Marie-Anne de Châteauneuf, connue au théâtre sous le nom de M""), tragédienne française, née en 1670, morte à Paris en 1748. Fille d'un acteur, elle s'essaya sans succès dans le cha'nt, puis elle entra, en 1693, à la Comédie-Française, où elle fut chargée, en 1696, de doubler la Champmeslé. Elle exerçait un singulier prestige sur ses auditeurs, leur imposant la terreur ou la pitié, à son gré, et presque dans le même passage. Toutefois, on lui a reproché d'abuser de l'emphase déclamatoire.
Elle prit sa retraite en 1736. On cite, parmi ses principales créations : Josabeth, dans Athalie et Esther, de Racine ; Inès, dans Inès de Castro; etc.
Duclos (Charles Pinot), écrivain et moraliste français, né à Dinan en 1704, mort à Paris en 1772. Après une jeunesse orageuse, il débuta par quelques contes d une verve pleine d'originalité : Histoire de la baronne de Luz (1741); les Confessions du comte de"* (1742). Il fit jouer, en 1743, à l'Opéra, un ballet en trois actes : les Caractères de la folie, dont Burv avait fait la musique. Quelque temps après, il composa, pour employer dix dessins de Boucher, le conte intitulé : Acajou et Zirphile, que le public accueillit avec empressement.
Il écrivit alors l'Histoire de Louis Xf, qui fut supprimée par un arrêt du conseil 11745) Dès l'année 1739, Duclos était entré à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, et, en 1747, àl'Académie française. Dans son discours de réception, ilappela Louis XV « héros supérieur à la gloire même » . Le roi, ainsi que M"' de Pompadour, témoignèrent toujours une extrême bienveillance à Duclos, qui succéda, en 1750, à Vol' taire comme historiographe de France. Mais il garda toujours la plus grande indépendance dans ses rapports
avec les grands, avec ses collègues de l'Académie et avec les encyclopédistes. Les Considérations sur les mœurs de ce siècle, si utiles pour la connaissance des mœurs du temps, constituent son véritable titre littéraire. Comme membre de l'Académie française, il fit adopter l'habitude de proposer l'éloge des grands hommes pour prix d'éloquence, et il donna lui-même un exemple du genre en faisant l'Eloge de Fonlenelle. Il eut, dit-on, une grande part aux travaux préparatoires de l'édition do 1762 du Dictionnaire de l'Académie. Enfin, il publia, en 1754, des Remarques sur la grammaire générale et raisonnée de Port- Royal. Pour s'être prononcé trop vivement en faveur de son compatriote La Chalotais, il dut partir en voyage en Italie, où il recueillit des notes publiées plus tard (1""') sous le titro do : Considérations sur l'Italie. Ses fonctions d'historiographe, qui l'avaient mis à même de connaître les secrets do l'Etat, lui permirent d'écrire ses Mémoires secrets sur les règnes de Louis XIV et de Louis A' V (publiés en 1791), et qui, dit Villemain, « n'ont guère perdu quo par l'écrasant voisinage de Saint-Simon ».
Du Commun du LocLE (Henri-Joseph), sculpteur français, connu sous le pseudonyme de Daniel, né à
Nantes en 1804, mort en 1884. Il étudia sous Bosio et Cortot. Sous le nom de Daniel , il exposa pour la première fois, au Salon de 1339: il fut décoré en 1841. Depuis lors, il a exposé le buste du comte Siméon (1842); Cléupâtre (1844) ; la statue en bronze de Rainibaud III, pour la ville d'Orange (1846) ; les bustes de Mollien et du contreamiral Leray (1853); la Musique, statue pour le nouveau Louvre (1856) ; sept Statues ornant une fontaine monumentale à Nantes; etc.
Du Commun du Locle (Camille), auteur dramatique français, né à Orange en 1832. Il débuta par deux petits ouvrages : M'sieu Landry (1857) et la Déesse et le Rerger (1863), dont Duprato avait écrit la musique. Il donna ensuite à l'Opéra la Fiancée de Corinthe (1867), avec le même compositeur, puis écrivit pour Verdi, avec Méry, le livret de Don Carlos. En 1871, il fut nommé, avec de Leuven, directeur de l'Opéra-Comique. Leur administration ne fut pas heureuse. Du Commun du Locle reprit alors la plume. Déjà il avait tracé en français, pour Verdi, le poème à' Aida, que Ghislanzoni avait traduit en italien ; il traduisit à son tour, avec Charles Nuitter, celui de la Forza del Destino, opéra du même compositeur, puis il fournit à Reyer les livrets de Sigiird (1885) et de Salammbô (1892). Un poème de Du Commun du Locle sur Anrfre Chénier a été couronné par l'Académie française en 1877.
DUCORNET (Louis-César^Joseph), peintre français, né sans bras, en 1806, à Lille, mort à Pans en 1856. A défaut de mains, il se servit des pieds, et parvint à manier le crayon et le pinceau avec une dextérité merveilleuse. Wa'tteau, directeur de l'école de dessin de Lille, surpris des premières ébauches do l'artiste, l'admit à cette école, en 1819. Pensionné par la ville de Lille et par Louis XVIII, il put se rendre à Paris, où il acheva de se perfectionner dans l'atelier de Lethière. Ses tableaux les plus remarquables sont : les Marchands d'esclaves (1833), au musée d'Arras; Marguerite consultant une fleur pour savoir si elle est aimée de Faust (1834) ; Apparition du Christ à Madeleine {\S3ô): le Repos de la sainte famille en Egypte (1841): saint Denis préchant dans les Gaules (1846), à l'église Saint-Louis en l'Ile, à Paris ; Vision de sainte Philoméle (1846) ; le Nid de mésanges (1848) ; portrait du généi-al Régner (1849), au musée de Lille; Gloria in altissimis Deo (1850). à l'église d'Auxy-le-Château (Pas-de-Calais) ; la Belle Edith (1855), au château de Compiègne. Les ouvrages de Ducornet se distinguent par une certaine richesse de coloris ; ils appartiennent à l'école romantique.
DuCOS, comm. de la Martinique (Antilles franc.), arr. et à u kil. de Fort-de-France ; 4.500 hab.
Ducos (presqu'île), presqu'île de la Nouvelle-Calédonie, près de Nouméa, où furent déportés les condamnés, à la suite de la Commune (1871).
DuCOS (Pierre-floper), homme politique français, né à Dax en 1754, mort en 1816. Avocat à l'époque de la Révolution, il fut nommé, en 1791, député de la Convention nationale par les électeurs des Landes. Il vota la mort de Louis XVI. Il entra au conseil des Cinq-Cents, occupa le fauteuil dans la fameuse journée du 18 fructidor an V, et devint président du tribunal criminel des Landes. Après le 30 prairial an VII, il fut nommé membre du Directoire exécutif, par l'influence de Barras. Ayant favorisé le coup d'Etat du 18 brumaire, il entra, comme troisième consul, dans la nouvelle combinaison gouvernementale. Remplacé par Lebrun, Ducos eut pour se consoler la vice-présidence du Sénat conservateur. Plus tard, sa parfaite docilité lui valut le titre de comte, la sénatorerie d'Orléans et bien d'autres faveurs. Il vota la déchéance de Napoléon en 1814, fut élevé à la pairie pendant les Cent-Jours, mais dut, comme régicide, prendre le chemin de l'exil en 1816. 11 périt, au mois de mars, près d'CJlm, dans un accident de voiture. — Son frère, Nicolas,
fénéral et baron de l'Empire, né à Dax en 1756, mort à aint-Omeren 1823, fit les campagnes d'Italie sous la Révolution, combattit en Allemagne et en Espagne, siégea au Corps législatif de 1804 à 1810 et commanda Longwy pendant les Cent-Jours.
Ducos (Jean-François), conventionnel girondin, né à Bordeaux en 1765, décapite en 1793. Elu à l'Assemblée législative, il siégea à 1 extrême gauche, puis passa à la Convention, où il vota la mort du roi. Il se sépara souvent de ses amis de la Gironde et fit de louables eff'orts pour les réconcilier avec la Montagne. Porté, néanmoins, sur la liste de proscription du 31 mai, il dut à Marat d'en être efi'acé. Mais, pour se justifier auprès de ses amis de l'exception dont il avait été l'objet , après la mort de Marat, il attaqua sa mémoire avec violence et prononça de véhéments discours contre les montagnards. Cette attitude le fit condamner à mort.
Ducos (Jean-Etienne-Théodore), homme d'Etat français ne à Bordeaux en 1801, mort à Paris en 1855. D'abord négociant en 1834, il fut élu député de Bordeaux. Il siégea à la gauche et vota toutes les mesures libérales. En 1849, il fut élu député de Paris. Ministre de la marine en 1850, il dut se retirer devant un vote de défiance de l'Assemblée. Rappelé à la marine dans le premier cabinet qui suivit le coup d'Etat, il y resta jusqu'à sa mort. On lui doit de grandes améliorations, et il introduisit les navires à vapeur. Sous son ministère, les bagnes de Rochcfort et de Toulon furent transférés à Cavenne ; il seconda la prise de possession par la France de la Nouvelle-Calédonie et l'extension de la puissance française au Sénégal. Victime de son excès de travail à l'occasion de la guerre d'Orient, il succomba presque subitement.
DUCOUD-LABORDE (M™')» surnommée Breton- Double, héroïne des guerres de l'Empire. Pour suivre son mari, Poucet, maréchal de logis au 6< hussards, elle s'engagea dans le mémo régiment, en qualité de volontaire. Dans une revue qu'il passait au Champ-de-Mars, Napoléon remarqua ce jeune cavalier (jui faisait partie, malgré ses ordres, d'un régiment régulièrement formé. Il le fit sortir des r.-ings et l'interrogea. Ducoud-Laborde se nomma et déclara à l'Empereur que l'amour de son pays et de son mari l'avaient déterminée à prendre du service. Napoléon, après avoir fait manœuvrer devant lui Breton- Double, la nomma maréchal des logis d'ordonnance. Elle se comporta vaillamment à la bataille d'Eylau, où elle lut blessée au bras droit. .Son mari fut tué près d'elle à Waterloo, où elle l'ut elle-même dangereusement blessée. DuCOUÉDIC. Biogr. V. Cotiinic.
DucouRET I Hadji-Abd-el-Hamiil-ho'fl, voya^ronr français, iu« à Hniiiiij^Mio 'Jlaut-Uliini en 1812. Il partit pour rOrienl, en l«;M, visita l'Egyplo, arriva en Abyssinio, après avoir romoiit6 lo Nil, ei revint au Cairo on suivant les boriis do la mor Routée. C'est alors qu'il embrassa l'islamisme et prit un nom arabe. Puis il exécuta dirt'rronts voya^^os, dont il a publié plus tard le récit et dont la véracité a été suspectée.
DUCPÉTIAUX (Edouard), publioisto et économiste lu^ljjfo, né (>i mort à Bruxelles (180-1-1868). Avocat et journaliste, il prit une part active à l'émancipation de la Belgique en 1830. Nommé inspecteur général des prisons, il se démit bientôt do ses fonctions, mais il se consacra â l'étude des questions sociales, surtout à l'étude des moyens d'encourager l'épargne et d'améliorer la condition morale des détenus. Libéral en politique, il était ultramontam en religion; â la tin de sa vie, il combattit l'école libérale catholique. Ses principaux ouvrages sont : De l'influence de la misère sur le nombre tics crimes ; De la condiliotî phi/si<fiie et morale des jeunes ouvriers et des moyens de l'améliorer (1813); Patip'h'isme nn Belfjique : De l'association dans ses rapports ai'ec l'amélioration du sort de la classe ouvrière (1860); De la législation sur les enfants trouvés.
DUCQUET (Avi n. m. Un des noms vulgaires du hibou.
DuCRAY-DUMINIL (François-Guillaume), romancier moraliste français, né à Paris en I7iît, mort à. Villed'Avray en 1819. Il débuta par des chansons et des pièces de théâtre, et remplaça l'abbé Aubert dans la rédaction des <i Petites Aftîches ->, feuille toute mercantile. Après lo 9-Thermidor, il se livra tout entier à la composition de romans populaires, dont le succès fut prodigieux. Citons ceux qui eurent le plus de vogue : les Soii-ées de la cliau- 7;iière (1791); Vf cf or ou l'Enfant de la forêl {\19C<) ; Cœlina ou l'Enfant du mi/stère (179S); les Petits Orphelins du hameau (1800); Paul o\i la Ferme abandonnée (1800); Lolotte et Fanfan (1807). Ducray-Duminil fut aussi, pendant longtemps, le pourvoyeur des théâtres du boulevard. Il excellait surtout à combiner des aventures de mélodrames et de causes célèbres.
DuCREST (Charles-Louis, marquis de), économiste français, né près d'Autun en 1747, mort à Meung-sur- Loire en 1824. Il était le frère de M"" de Genlis. Esprit aventureux, il servit comme officier sur terre et sur mer, quitta la carrière des armes, et, après quelques essais littéraires, il rédigea une série de mémoires sur la défense des côtes et sur les moyens de rétablir les finances publiques. Exilé en 1793, il se retira en Allemagne, et, à sa rentrée en France, il écrivit des traités sur la Constitution, les impôts et la navigation. Un des premiers, il conçut l'idée de faire do Paris un port de mer.
DuCREST DE Villeneuve (Alexandre-Louis), amiral français, né au Theil, près Vitré, en 1777, mort à Paris en 1852. Entré dans la flotte eu 1796 comme aspirant. Blessé et fait prisonnier à Trafalgar, il fut nommé lieutenant de vaisseau et chargé de missions spéciales de l'Empereur à l'île de France. Tombé de nouveau aux mains des Anglais en 1810, après un brillant combat, il fut échangé et promu capitaine do frégate. Chargé du commandement de ÏAlc- 7néne, Ducrest do Villeneuve fut grièvement blessé dans un combat naval en 1814. Capitaine de vaisseau en 1819, puis contre-amiral en 1S29, il prit part au siège d'Anvers, comme commandant des opérations maritimes de l'Escaut.
DuCREUX (Joseph), peintre français, né à Nancy en 1737, mort en 1802. Il reçut les leçons de Latour, et devint un excellent peintre de portraits au pastel. Il devint premier peintre de la reine Marie-Antoinette. Pendant la Révolution, Ducreux exécuta les portraits de Mirabeau, de Barnave, de Robespierre, de Couthon, de Saint-Just, etc. La veille de l'exécution de Bailly, il reproduisit ses traits aux trois crayons et obtint une ressemblance saisissante. Plus tard, Ducreux put pénétrer dans la prison du Tem-
fle, où se trouvait Louis XVI, sur lo point (ie monter â écliafaud. Il dessina au crayon noir la tôto du roi di'cliu. C'est d'après les dessins et les croquis de cet artiste que Louis Blanc a tracé, dans son Histoire de la Itévolution, ses portraits des plus illustres personnages du temps. Ducreux peignit également avec succès à l'huile et à la miniature. On voit, au Louvre, un portrait remarquable de cet artiste, peint par lui-même.
Ducreux (Gabriel-Marin), littérateur français, né et mort à Orléans (1743-1790). Il entra dans les ordres, devint chapelain de Monsieur, depuis Louis XVIII, et obtint un canonicat au chapitre Sainte-Croix d'Orléans. On a do lui : les Siècles chrétiens ou l' Histoire du christianisme dans son établissement et ses progi'és (1775-1777); Poésies anciennes et modernes (1781); Pensées et réflexions extraites de Pascal (1785).
DUCROCQ f Théophile-Gabriel-Auguste), jurisconsulte français, né â Lillo en 1829. Il étudia le droit à Paris, fut reçu docteur en 1854 ot passa le concours d'agrégation en 1858. Il fut chargé du cours de droit administratif à la faculté de Poitiers dont il devint titulaire en 1803. Il fut plus tard nommé doyen. En 1884, il passa à la faculté do Paris, où il professa encore le droit administratif. Nous citerons do lui : Théorie des fautes (1854); Cours de droit administratif [ISd'i), qui eut de nombreuses éditions. (Cet ouvrage fait autorité ot il est remarquable par sa méthode et sa clarté). La nouvelle édition contient l'exposé le plus net, lo plus complet et le plus érudit qui existe de tous en matières administratives. On^ retrouve les qualités qui ont à un si haut degré caractérisé l'enseignement du professeur pendant près de quarante ans. On doit aussi au mémo auteur : 7 raité des édifices publics, des ventes domaniales , des partaf/es des biens communaux, etc. (1805); De l'extradition (IStîfii; le Conseil d'Ftat et son histoire {ISGI); la Cour des comptes et son histoire (1807); Des églises et autres édifices du culte catholique (18G0); Des sociétés de secours mutuels (18'î2); Etude sur la loi municipale du .1 avril f884 (1886); Etudes de droit public (1887); Elude sur la loi du '2!i mars ffi'Jlt, relative aux droits dru enfants naturelt dans la succession de leurs père et mère (1897); etc.
DUCROIRE (do du et croire, au sons archaïque do "Vendre â crédit i. ) n.m. Convention par laquelle lo commissionnaire en marchandises répond do la solvabilité des personnes avec lesquelles il traite, ii Primo accordée â ce commissionnaire, ii Commissionnaire ou commettant luimrtmo : On est ducroiiik quand on confia une mai'rhnndise, ou quand on se charge de la vendre moyennant garantie.
— Encycl. Cette stipulation est avantageuse au commettant, puisqu'il y trouve un gage do sécurité; elle est -également avantageuse au commissionnaire, car elle lui permet d'exiger un droit de commission double.
Cette commission double, qu'on appelle aussi ducroire, est un pretium periculi, une primo d'assurance contre les risques de l'insolvabilité du débiteur.
La convention ducroire, véritable contrat d'assurance, dirt'ère du cautionnement en ce que, ayant son objet propre et n'étant point, par suite, l'accessoire de l'obligation principale, elle peut renfermer des conditions distinctes do celles qui existent dans le contrat intervenu avec le tiers débiteur, dont la solvabilité est garntie.
Du GroISY (Philibert Gassot), comédien français, de l.i troupe de Molière, né vers 1630, mort à Confians- Sainto-Honorine en 1G95. Ce gros homme aux manières comiques, à l'allure originale et à mine réjouie, créa et joua pendant quelque temps le rôle do Tartufe, qu'il remplit â merveille. A l'âge de cinquante ans, son embonpoint lo força à. quitter le théâtre.
DUCROS (André), poète français, né à Saint-Bonnetle-Châtel. Il vivait au xvi<^ siècle et il exerçait la médecine dans son village natal. On lui doit nn Discours sur les misères de ce temps, en vers héroïques. Il a aussi composé le Tombeau de l'illustre Louis de Bourbon, prince de Conty, contenant environ mille vers.
DuCROS (Jean-Pierre), littérateur français, né au Gros, commune de Sixt (Savoie) en 1785, mort en 1855, à Paris où il fut avocat. Disciple de l'abbé Gaultier, il contribua à la propagation de sa méthode d'enseignement. Ses principaux ouvrages sont : Leçons de géographie ancienne {IS19); Préémineyice des lois religieuses sur les lois civiles (1824) ; Leçons comparées de géographie ancienne, du moyen âge et des temps modernes (1843); etc. — Son fils Octave Ducros (de Sixt), né au Gros en 1S19, assassiné en 1883 à Paris, s'adonna à la poésie religieuse. Nous citerons de lui : Contemplations poéti(^ues et religieuses (1844); Prières et souvenirs (1854); Prières de mai (1857); heures de recueillement {1SÔ9) ; Nouvelles poésies {iS69) ; Chants du droit et de Vépée (ISIH), le meilleur de ses recueils.
Ducros (Joseph), ingénieur et administrateur français, né et mort à Paris \l812-lS92). Sorti de l'Ecole polytechnique, ingénieur en chef des ponts et chaussées, il fut chargé de jeter sur la Marne, pendant le siège de Paris, les ponts sur lesquels l'armée devait passer dans la nuit du 28 au 29 novembre, ponts que la crue rendit inutilisables. Préfet de la Loire en 1871. puis, sous le 16-Mai, préfet du Rhône, il se signala par des mesures vexatoires et arbitraires. Ducros fut relevé de son poste et reçut la direction de l'Algérie au ministère de l'intérieur.
DuCROT (Auguste-Alexandre), général français, né à Nevers en 1817, mort à Versailles en 1882. Sorti de Saint- Cyr, il servit d'abord en Algérie, et devint général do brigade en 1858. II fit la campagne d'Italie en 1859. Commandant d'une division à Strasnourg en 1869, il confirma par ses lettres au général Frossart les rapports alarmants de l'ambassade française à Berlin, sur les préparatifs militaires de la Prusse. Ducrot combattit â Reichsholïen et suivit l'armée du Rhin dans sa retraite sur Chàloos, puis dans sa marche vers la Meuse.
A Sedan, il déploya la plus grande bravoure et reçut de Mac-Mahon, blessé, le commandement en chef de l'armée, qu'il dut céder presque aussitôt au général de \Vimpfen.
Fait prisonnier et envoyé à Pont- à-Mousson , il s'évada sous des vêtements d'ouvrier et gagna Vesoul, puis Paris, où le général Trochu le mit à la tête des 13" et 14* corps.
Ducrot dirigea, le 19 septembre, du côté de Châtillon, et le 21 octoljre, contre Rueil et la Malmaison, des sorties infructueuses. Lors de la défense de Paris, il reçut le commandement de la 2" armée, destinée à opérer sur la Marne. Il ne la mit en mouvement que le 28 novembre, vers Champigny, après avoir adressé à ses troupes une proclamation où il jurait do no rentrer â Paris que « mort ou victorieux ». Cependant, après trois jours de combats, il se retirait vaincu derrière la Marne. Lors de la sortie du 19 janvier 1871, sur Montretout et Buzenval, Ducrot, qui commandait l'aile droite, compromit le succès de l'opération, par suite do son arrivée en ligne avec un retard imputé, d'ailleurs, par Jules Favre, à des obstacles matériels. Elu député de la Nièvre en 1871, puis nommé, en 1872, commandant du 8" corps à Bourges, il donna sa démission de député. A la suite do violentes polémiques, manifostationscontre la République, il fut relevé de son commandement ; 1878) et nommé membre de la commission mixte des travaux publics. I! a publié : lo Journée de Sedan (l87l) ; Guerre des frontières, Wissembourg (1873); Plan de campagne du général de Molkte en fSlO (1874): la Défense de Paris (1875-187G).
DUCTILE (lat. ductilis ; de ducere, supin ductum, conduire, tirer) adj. Qui peut être battu, étendu, tiré, allongé sans se rompre : Tous les métaux sont plus ou moins duc-
TILKS.
— Fig. Souple, maniable : Caractère ductilk.
DUCTIL2MÈTRE (de ductile, et du gr. métron, mesure) n. m. Marteau qui sert à évaluer la ductilité des métaux.
DUCTILITÉ (rad. ductile) n. f. Propriété des corps métalliques ot autres qui peuvent Être battus, étendus, tirés, allongés sans se rompre.
— Fig. Facilité d'esprit, souplesse, caractère do co qui est maniable,
— Encycl. Parmi les corps non métalliques ductiles. quol(iuos-uns. comme la cire, l'argile, etc., n'ont besoin que (le faillies efforts pour changer do formes; d'autres, r-omnie le verre, les résines, demandent, en outre, l'action de la clialeiir.
La plupart des métaux sont ductiles à chaud ot A froid ; ils lo sont beaucoup moins ù froid. Lo passage ft la filière les rond durs et cassants; pour leur faire reprendre leur
Ducrot.
DUCOURET — DUDLEY
ténacité et leur dnclditr premières, ou est obligé de les faire recuire. Pour les étirer ou les disposer en lames, on emploie des moyens très énergiques : lo marteau, la filière, le laminoir.
Par ordre de ductilité, on peut classer comme suit les principaux métaux : platine, or, argent, fer, étain, cuivre, plomb, zinc, nickel. J^antimoine, le bismuth et l'arsenic ne sont pas ductiles.
La ductilité s'utilise pour reconnaître certains minéraux ot spécialement les métaux. Ainsi, lo cuivre, l'or, l'argent natifs se réduisent facilement eu plaques plus ou moins étendues et plus ou moins minces, tandis que certains corps, tels quo l'arsenic, l'antimoine, le bismuth natifs, sont réduits on poussière par le choc du marteau.
DUCTO-CONCHIEN {ki-in) a^]. et n. m. Auat. Se dit d'un des muscles de l'oreille externe.
DUCTOR n. m. Paléont. Genre de poissons acanthoptèrcs. famille des scombéridés. comprenant des formes allongées, cylindriques, à racine de la queue large. (Les ' ductors étaient des poissons marins tertiaires de taille médiocre, à longue tête.
L'espèce type, ductor leptosomus, est fossile dans l'éocène do Monte Bolca.)
DUCU n. f. Résine de provenance américaine, fournie par le clusia ducii.
DUCULE ou DUCULA n . f.
Sous-genre de carpophaga^ comprenant des pigeons de Malaisie et d'Océanie, dont on connaît une dizaine d'espèces. (Les ducules ont l'as- Duculô.
pect, la taille et les mœurs
des carpophaga : ducvla cineracea [Timor] ; ducula lalrans [îles Fidji]; àucula badia [Sumatra]; etc.)
DUDAÏM n, m. Nom hébreu du bananier, et qui a été appliqué successivement à une courge, une truff"e, au salep, etc. (Cette plante est fréquemment citée dans la Bible, particulièrement dans le " Cantique des cantiques».)
DUDDINGSTONE, ville d'Ecosse (comté d'Edimbourg), sur l'estuaire du Forth : 4.200 hab. Houille, pierre à chaux et pierre à bâtir, fer, etc. Salines. Briqueteries, tuileries.
DuDERSTADT, ville d'Allemagne (Prusse septentr. [Hanovre]), tout près des frontières de la Saxe prussienne, sur une rivière du bassin de la Leine, sous-affluent droit du Weser, par l'Aller; 7.000 hab. Connue pour son commerce et ses industries dès le xiv" siècle. Tissages de toile, fabrique de draps, rubans ; graid marché de cnevaux. — Le cercle du même nom a 25.600 hab.
DUDEVANT. Biogr. V. Sand (George).
DUDGEON [jon) n. m. Outil ou sorte de mandrin qui porte le nom de son inventeur, et est employé en chaudronneriio pour fixer les tubes dans les plaques tubulaires, tout en assurant assemblage
Dudgeon.
ait détérioration des
absolument étanche, sans qu'il y tubes.
DUDKA n. f. Instrument de musique, familier aux paysans russes'. (C'est une flûte double, formée de deux roseaux inégaux percés chacun de trois trous.)
DuDINGEN, ville de Suisse (cant. de Fribourg) ; 3.250 h. Aux environs, ermitage de Sainte-Madeleine, en entier taillé dans le roc.
DuDiTH (André), théologien hongrois, né à Bude en 1533, mort à Breslau en 1589. Très instruit, il fut appelé, en 1560, à l'évôché de Tina, en Dalmatio. Nommé, en 1562, député du clergé hongrois au concile de Trente, Dudith s'y fil remarquer par son élociuence, mais se rendit suspect aux légats du pape, qui demandèrent son rappel A l'empereur Ferdinand. Ce prince lui donna l'évèciié de Chonad, en Hongrie, puis celui des Cinq Eglises. Sous Maximilien II, Dudith fut envoyé on Pologne, où il se maria. Il se démit alors de son évéché, devint ambassadeur et conseiller secret de Maximilien, mais fut excommunié par la cour de Rome. Devenu veuf, il se remaria en 1579, et embrassa ouvertement lo protestantisme. Ses principaux écrits sont : Commentariolus de cometarum significatione (1579) ; Epistola de hœrettcis non persequendis (1584) ; Orationes in conciUo Tridentino habilx (IGIO); etc.
DuDLAY (Adeline-Elie-Françoise Dclait. dite), actrice, née i"! Bruxelles en 1859. Elle obtint, en IS70, le premier prix de tragédie au Conservatoire de cette ville. Engagée alors comme pensionnaire d la Comédie-Française, à Paris, elle y débuta, en IS7G, dans Home vaincue, et fut nommée sociétaire en 1883. Elle a tenu les grands rôles tragiques, dans l'ancien et le nouveau répertoire. Elle a créé notamment Anne de Kervitler, les Maucroix, la Jieine Juana, Frédéijonde (1897), etc.
DuDLEY, comté maritime d'Australie (Nouvelle-Galles du Sud), arrosé par le fleuve côtior Mac Leay ; 5.800 hab.
DuDLEY (cANAi, dk), voie navigable de l'Angleterre. Il commence dans le comté do Worcester, près do la ville do Dudiey, et se divise en plusieurs branches, dont l'une aboutit, ù'4 kilom. do Birmingham, dans lo canal do "Worcester ot Birmingham.
DuDLEY, ville d'Angleterre, dépendant du comté do "Worcester et enclavée dans le comte do StalTord ; 4C.000 h. Elle est b;\tio sur un sol empli do fer ot charbon, qui donne à la contrée une grande valeur industrielle. Tous les villages d'alentour sont formés d'usntes. Au comniencomeut du xiv" siècle, cette ville appartenait i\ John Sutton (mort eu 1321). pour qui elle tut titrée baronuio par Edouard IL John Sn|,ton, r.» baron Dudlev. mort en M87, ont deux lils, dont l'aîné, lord Kdounnl, l'ut l'ancètro des Dudiey, comtes de Warwick, comtes do Loicosler, duos do Morlhumberland. V. ci-après.