DU GUESCLIN — DUIS
— BiBLioGR. : L. de Neuville, les Ancêtres de Bu Guesclin (t Revue des questions historiques », XII).
Du Guesclin (Bertrand), eonnétable de France, né vers 1320 à La Motte-Broons, au S.-O. de Dinan, mort en 1380 devant Châteauneuf-de-Randon (Lozère). Son père, Robert Du Guesclin, sire de Broons, et sa mère Jeanne Malemains, étaient pauvres tous deux. Bertrand, laid et grossier, fut dans son enfance hargneux et brutal. Mais sa vaillaoce et son esprit délié trouvèrent bientôt leur eniploi dans la guerre de Bretagne. Jusque vers 1350, il mena la vie de chef de partisans, au service do Charles de Blois. Puis il passa au service du roi Jean II, et se distingua si brillamment en défendant Rennes contre le duc de Lancastre 11356-1357), que Charles de Blois le fit de ses mains chevalier et que le Dauphin lui donna une pension de 200 livres tournois et le titre de « capitaine de Pontorson ». Dès lors, sa fortune était faite. Vainqueur des Navarrais à Cocherel, il devint lieutenant du roi en Normandie et reçut le comté de Longuevilie (1364). Rappelé en Bretagne par Charles de Blois, il se fit prendre à la bataille d'Auray. Charles V paya sa rançon et le chargea de débarrasser le royaume des grandes compagnies, en les menant conquérir, pour Henri de Transtamare, la Castille que lui disputait son frère Pierre le Cruel. Du Guesclin fit deux campagnes en Espagne : dans la première (1367), il fut pris à Navarette, et Charles V dut encore payer sa rançon; dans la seconde (136"9), il remporta la victoire de Montiel, qui donna le trône à don Henri. A son retour (1370), Charles V lo fit connétable de France. Du Guesclin commença alors une série de fructueuses campagnes contre les Anglais. En 1370, il les battit à Poulvallain, dans lo Maine; en 1372-1373, il les chassa du Poitou. Il les poursuivit ensuite en Bretagne, où il ne leur laissa que Derval et Brest. Puis il contint l'invasion du statue de Du Guésduc de Lancastre en Ile-de-Frauce, sans clin, à Versailk-s. vouloir livrer bataille. En 1374, il fit campagne en Guyenne et en Saintonge. Une trêve avec l'Angleterre arrêta le cours de ses exploits. A la reprise des hostilités, en 1377, il alla assiéger Cherbourg. La confiscation de la Bretagne, en 1378, refroidit un instant ses relations avec Charles V; il fit à contre-cœur et sans résultat une campagne pour soumettre son propre pays au roi. Il reprit les armes contre les Anglais en 1380, et mourut en assiégeant Châteauneuf-de-Randon. Les Anglais vinrent déposer sur son cercueil les clefs de la ville. H fut enterré à Saint-Denis, et la légende s'empara tout de suite de son nom. Vingt ans après^ sa statue figurait dans le château de Coucy, à côté de celles des neuf preux. Tout en restant Breton de cœur, il avait rendu à la France d'éminents services, par son activité et surtout par sa prudence. Il excella dans la guerre de surprises et d'embuscades. C'était un homme très rude, généreux envers les Bretons, ses compatriotes, qui trouvaient toujours table ouverte chez lui. Peu économe, il mourut criblé de dettes.
— BiBLiOGR. : D.-F. Jamison, B. Du Guesclin et son époque, trad. Baissac (Paris, 1866) ; S. Luce. Histoire de Bertrand Du Guesclin et de son époque (Paris, 1876) ; J. Lemoine, Du Gtiesclin armé chevalier (« Bibl. de l'Ecole des chartes », 1895); Du Guesclin à Jersey {« Revue historique 1-, 1S95).
Du Guesclin (la Mort de), tableau de Tony Johannot. Lo connétable serre de sa main débile sa vaillante épée et semble prier Dieu, en. mourant, de donner à la France un défenseur aussi dévoué et aussi intrépide qu'il l'a été lui-même. Ce tableau, commandé par le duc d Orléans, a figuré au Salon de 1834.
Un autre tableau de Tony Johannot, exposé au Salon de 1840, met en scène un trait de l'Enfance de Du Guesclin. Après une de ces scènes de violence dont il était coutumier, une religieuse prédit à la mère de Du Guesclin la haute fortune de ce fils qu'on avait traité jusque-là comme un enfant incorrigible.
Sur son tombeau, à Saint-Denis, Du Guesclin était représenté couché, les mains jointes.
Le musée de Versailles possède une belle statue de marbre de Du Guesclin, par Foucou. Bridan a fait aussi une statue de marbre du connétable qui décore la cour d'honneur du palais de Versailles.
Du Guesclin (Tiphaine Raghenel, femme de). V. Ragcenkl.
Du Guesclin (Julienne), religieuse bénédictine, née en 1333, morte en 1405. Sœur du connétable, elle était religieuse au couvent de Pontorson, lorsque les Anglais, commandés par Felleton , voulurent surprendre cette place. Julienne Du Guesclin, qui dormait avec sa bellesœur Tiphaine Raguenel, s'éveille au bruit, saisit une épée, renverse trois Anglais et donne l'alarme. La garnison accourt et mot l'ennemi on fuite. Le lendemain, le connétable arriva, vainquit de nouveau les Anglais et fit prisonnier Felleton qui, suivant le mot de Tiphaine Raguenel, fui battu, dans l'inlervallo de douze heures, une fois par la sœur, une fois par le frère. Julienne Du Guesclin devint, dans la suite, abbosse du monastère de Saint-Georges, à Rennes.
Du Guet (Jacques-Joseph), oratoricn et janséniste, né à Montbrison (Forez) en 1649, mort à Paris en 1733. Appelé à la résidence de Paris, il connut Arnauld et Nicole. Ses conférences publiques de 1678 et 1679 fondèrent sa réputation. En 1685, il quitta l'Oratoire pour se réfugier à Bruxelles, auprès d'ArnauId. Il dirigeait dès lors la conscience de plusieurs dames et écrivit pour M«" d'Aguesseau, la mère du chancelier, la Conduite d'une dame cfirétienne. Sa correspondance do cotte époque se compose d'une suite de lettres do direction. Il revint en 1690 à Paris. Son amitié pour Qucsnel et son opposition à la bulle Unif/enitus le rendirent à sa vie aventureuse. Outre l'ouvrage cité plus haut, et ses Lettres, on a de Du Guet divers traités mystiques; des Commentaires sur l'ouvraf/e des six jours et sur la Genèse fI731); un Traité des scrupules; De l'éducation d'un prince; Conférences ecclésiastiques; etc.
DuGUET (Dieudonné), organiste et compositeur belge, n6 et mort à. Liégo (1794-184»). Devenu maître do chapollo
de la cathédrale de Liège, il fit exécuter d'une façon superbe les grandes œuvres des maîtres allemands et de l'école deChérubiiii, alors inconnues en Belgique. Il fonda ensuite, avec Jaspar et Henrard, une école de musique qui fut annexée au Conservatoire, lors do la création de cet établissement. Duguet composa une Messe et un Te Deum, des préludes et versets pour orgue, un Livre d'orgue, puis des litanies, de nombreux motets, etc.
DUGUÉTIE {ghé-si — de Duguet, n.pr.) n. f. Genre d'arbres, de la famille des anonacées, qui habite le Brésil.
Du Haillan (Bernard de Girard, seigneur), historiographe français, né à Bordeaux en 1535, mort à Paris en 1610. Elevé dans la religion réformée, il abjura lorsqu'il vint à la cour, à vingt ans. Il accompagna à Londres et à Venise l'évêque François de Noailles. Il publia un livre intitulé : De l'état et succès des affaires de France (1570), qui lui valut la protection du duc d'Anjou. Il devint secrétaire des finances du prince. Charles IX le nomma historiographe chargé de recueillir les annales nationales. Henri III ajouta à cette charge le titre de généalogiste de l'ordre du Saint-Esprit et une pension de 1.200 ecus. Fort vaniteux, c'est un historien d'une critique inégale. On a de lui ; l'Union des princes, poème (1559); le Tombeau du roy très-chrestien Henri/ II de nom (1559); Regum Gallurum icônes, item ducum Lotharingorum, versibus latinis expressx (1559); les Devoirs des honnnes (1560); des traductions d'Eutrope (1560); d\Emilius Probus (1568) ; Histoire sommaire des comtes et ducs d'Anjou et, d'Auvergne (1571); Promesse et dessein de l'histoire de France (1571); Discours sur les causes de l'extrême cherté qui est aujourd'hui en France (1574) ; iïecHeJi d'avis et conseils sur les affaires d'Etat, tiré des Vies de Plutarque (1578); Histoire générale des rois de France jusqu'à Charles Vil inclusivement {1576), continuée par Arnoul de Ferron et, depuis, par plusieurs autres, jusqu'en 1615. i
Du Halde (Jean-Baptiste), érudit français, de la compagnie de Jésus, né et mort à Paris (1674-1743). Il fut secrétaire du P. Letellier, confesseur de Louis XIV. Ses supérieurs le chargèrent de revoir, en vue de leur publication, les mémoires envoyés en France, depuis le XVI' siècle, par les jésuites missionnaires dans l'extrême Orient; il en composa un excellent résumé ^ous le titre de Description géographique, historique, chronologique, politique de l'empire de la Chine et de la Tartarie chinoise, avec un grand nombre de cartes et de gravures (1735). Après la mort du P. Le Gobier, il poursuivit la publication des Lettres édifiantes et curieuses.
DUHALDÉE (do Du Halde, savant franc.) n. f. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des astérées, dont l'espèce type habite la Chine.
Du HallieR( François de L'Hôpital, comte de Rosnat, seigneur). V. L'Hôpital.
Duhamel (Jean -Baptiste), oratorien , astronome, physicien et philosophe français, né à Vire (Normandie) en 1624, mort en 1706. Curé de Neuilly-sur-Marne, aumônier du roi (1656), il fut nommé par Colbert secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences (1666). On a de lui : Astrojiomia physica (Paris, 1659); De meteoris et fossHibus (1659); De consensu vcleris et novx philosophie (1663); Philosophia vêtus et nova (1678), qui eut un succès considérable, etc.
Duhamel (Jean), poète latin moderne, surnommé le Santeuil de la Normandie, né à Vire vers la fin du xvii* siècle. Il fut professeur d'éloquence au collège des Grassins, à Paris. On a de lui plusieurs pièces de poésie latine d'un goût exquis. Son Ode sur le cidre fut très applaudie et traduite, peu de temps après, en vers français (" Mercure », 1728).
Duhamel (Jean-Marie-Constant), mathématicien français, né â Saint-Malo en 1797, mort à Paris en 1872. Répétiteur d'analyse à l'Ecole polytechnique, il ne cessa pas, depuis, de faire partie du corps enseignant de cet établissement. Il remplaça Poisson à l'Académie des sciences, en 1840. Outre un certain nombre de mémoires sur dilTérents points de l'analyse transcendante et de la mécanique rationnelle, il a publié, à part : Problèmes et développements sur diverses parties des mathématiques, avec Reynaud (1823); Cours d'analyse de l'Ecole polytechnique (1840); Cours de 7nécaniq ue {iSAb) ; Des méthodes dans les sciences du raisonnement (1865). Duhamel était franchement revenu à la méthode de Leibniz, en réduisant à néant les objections do certains géomètres à la théorie du calcul infinitésimal.
Duhamel -DUMONCEAU (Henri-Louis), ingénieur et horticulteur français, né et mort à Paris (1700-1781). Il entra à l'Académie des sciences en 1728. Il publia, on 1758, une Physique des arbres, où, lo premier, il décrivait exactement les lois do l'accroissement des plantes. Attaché au département de la marine par Maurepas, il s'occupa de tous:i.les détails do la construction des vaisseaux et de leur armement, et il en lit le sujet de mémoires à l'Acadétiiio des sciences. On a aussi de lui un Traité sur la santé des jnarins. On lui doit également des expériences curieuses de greffes animales. Il paraît avoir eu l'idée de l'identité de la foudre et de l'électricité. Parmi ses nombreux ouvrages, il faut citer : Eléments de l'architecture navale (1752) ; Traité de la conservation des grains (1753); Traité des ar- *6rcs qui se cultivent en France en pleine terre (1755); I)e la physique des arbres (1758) ; Traité sur la structui'e, l'anatomie et la physiologie des plantes; Des semis et plantations des arbres et de la culture (1760) ; De l'exploitation des bois (1764); Du transport, de la conseri^atioti et de la force des bois (1767); Traité de la garajice (1765); Traité des arbres fruitiers {llGS}; Traité f/énérul des pêches 7naritimes, des rivières et des étangs (1769-1782); etc.
DuhaUPAS (Albert), musicien français, né àArras en 1832. Il étudia la musique avec son i>èro, puis fut élève de Marmontel, au Conservatoire, et retourna dans sa ville natale, oià il devint maître de chapelle et organiste de la cathédrale, ainsi que directeur de la Société orphéoniquo. tout on se livrant à renseignement et à la composition. On connaît do lui une messe, de nombreux motets, des chants d'église, des choeurs orphéonitiucs, un album do mélodies vocales et divers morceaux do piano.
DuheM (Pierre-Joseph), conventionnel montagnard français, né à I^ille en ï7fiO, mort A Mayonce en lsn7. D'abord médecin dans sa ville natale, oiisqite memlire de l'Assemblée législative, puis do la Convention, il y vota la mort de Louis XVI, eut part à l'établissomoni
du Tribunal révolutionnaire, fut exclu des Jacobins comme révolutionnaire exagéré, et se joignit aux ennemis do Robespierre au 9-Thermidor. Duhem lutta contre la réaction, en se mulipliant, soit à la Convention, soit dans les sociétés populaires. Arrêté après le 12 germinal an III, il fut amnistié en Tan IV, et obtint, plus tard, la place de médecin en chef de l'hôpital de Mayence.
DuHESME (Philippe-Guillaume, comte), né en 1760 au Bourgneuf, près de Chalon-sur-Saône (Saûue-et-Loire), tué à Genappe en 1815. Il partit, en 1791, comme capitaine des volontaires de Saône-et-Loire, fut envoyé à l'armée du Nord, et, grâce à son extraordinaire bravoure, devint colonel en 1792, puis général de brigade en 1793, et général de division en 1794. devant Maëstricht. Il servit ensuite en Vendée, sous Hoche, à l'armée du Rhin (1796-1798), fit, on 1799, la campagne de Naples sous Championnet; en 1800, celle du Piémont, et devint gouverneur de Lyon en JS02. Nommé commandant de la Catalogne en 1808, il fut révoqué en 1810, par suite d'abus dans son administration, et ne reprit du service qu'en 1814. Louis XVIII le nomma pair de France. Il n'en accepta pas moins le commandement de la jeune garde à la tète de laquelle il combattit à Waterloo. îl fut massacré, après la bataille, dans une ferme de Genappe, par un partii'de hussards prussiens.
Duhort-BACHEN, comni. des Landes, arrond. et à 20 kilom. de Saint-Scver, dans le vallon du Lourden, afduent de l'Adour ; 945 hab.
DUHOUX D'Hauterive, chef vendéen, né vers 1744, mort en 179S. Capitaine au régiment de Cambrésis, il alla en Vendée servir sous les ordres de son beau-frère d'Elbée, et devint membre du conseil de l'armée royaliste. Fait prisonnier à Noirmoutier par les républicains, il fut fusillé, le lendemain, avec d'Elbée.
DuHRING (Eugène-Charles), philosophe et économiste allemand, né à Berlin en 1833. Privatdocent à l'université de Berlin (1864), il émit de sévères jugements sur le compte de ses collègues et fut destitué par le ministre des cultes. En économie politique, Duhriug est un disciple de C. Carey ; comme philosophe, il est matérialiste ou, plus exactement, positiviste. Citons, parmi ses nombreux ouvrages: Capital et 7'raï'aj7(1865) ; la Valeur de la vie {l&6^)\ Dialectique naturelle (ISGô) ; Fondement critique de la science économique (1866); les Détracteurs de Carey et la Crise éconojnique {ISùl); Histoire critique de la philosophie {lS69] ; Histoire critique des principes généraux de la mécanique (1872); Economie politique et socialisme; la Philosophie, conception rigoureusement scientifique du inonde ( 1874 ) ; l'Instruction supérieure des femmes et l'enseignement dans les universités (18"7); Nouveaux principes de physique et de chimie rationnelles (1878) : Théorie scientifique et logique (1878); la Question des Juifs au point de vue de la race, des nupurs et de la civilisation (l88l).
Duiffopruggar (Gaspard Tieffenbrucker, dit), luthier allemand, né à Freising (Ba\ière) vers 1514, mort à Lyon vers 1570. Il fut un des artisans les plus habiles et lès plus célèbres de son temps. 11 se fixa à Lyon vers 1553 et obtint en 1558, du roi Henri II, des « lettres de naturalité ».
DuIGENAN (Patrick), homme politique irlandais, né dans lo comté de Leitrim en 1735, mort à Westminster en 1816. Il devint avocat général à la haute cour d'amirauté de Dublin, en 1785. Protestant ardent, il soutint avec passion la cause de l'Union et fut élu membre de la Chambre des communes d'Irlande en 1790 par Old Leighlin. Nommé professeur de droit civil au Trinity Collège, il entra au conseil privé d'Irlande. Député de la cité d'Armagh au premier parlement de Grande-Bretagne et d'Irlande, il conserva son siège jusqu'à sa mort. On a de lui quelques écrits, notamment : Lacrymw acarfemicff (1777); Tableau complet de l'état politique de l'Irlande (1799) ; Explication complète de la nature et de l'étendue des demandes des catholiques irlandais (1816).
DuiLIUS (Marcus), tribun du peuple en 471 de Rome. Il cita devant le peuple le consul sortant, Appius Claudius .Sabinus, pour s'être opposé à l'exécution de la loi agraire de Spurius Cassius. Plus tard, il décida le peuple, opprimé par les décemvirs, à se retirer sur le mont Sacré. Les décemvirs durent abandonner le pouvoir. Dans un second tribunat, il fit passer une loi qui condamnait aux verges ou à la hache le magistrat qui laisserait le peuple sans tribuns et quiconque créerait une magistrature sans appel.
DuiLIUS (Nepos), consul romain l'an 261 av. J.-C. Pendant la première guerre punique, il commanda la première flotte militaire des Romains et remporta la victoire devant Mylos, sur la côte de Sicile. Il avait eu l'idée do munir les vaisseaux romains de corbeaux. (V. CORBEAU.) Il reçut, avec le triomphe naval, le droit de se faire reconduire chez lui, chaque jour, par des joueurs de flûte. Une colonne rosirale lui fut érigée. Il en subsiste quelques fragments, encastrés dans une colonne refaite au xvi' siècle, et l'inscription recopiéeau temps do Claude, d'après le texte primitif (musée du Capitole).
DUIM [du'im') n. m. Mesure de longueur des Pays-Bas, qui équivaut exactement aucentimètre.
DyiNGT, comm. de la Haute-Savoie, arr. ot a'.* kilom. d'Aimegy, sur la presqu'ilf dr Dnxngt, qui sépare en deux parties le lac d'Annecy ; 389 hab. Château, forùt communale*
DUIRE (du lat. docere, instruire [se Colonne rostrale conjugue comme conduire]) v. a. de Duilius.
Dresser : Ddire à combattre. (Vieux.)
— Eu T. dp fauconn., Affaiter le faucon, l'apprivoiser et commencer à le drosser pour le vol.
DUIRE (du Kit. ducerc. conduire) v. a. Conduire. (Vieux.)
— Par ext. Attirer, charmer. (Vieux.)
— V. n. Convenir, plaire. (Vieux.)
DUIRINISH ou DURINISH, villagp d'Ecosse (comté d IiivcrnRss). sur la cote ot:cidcntalo do l'île do Skyo; -i.l^u liab., avec la commune.
DUIS n. m, Péch. et hvdraul. V. duit.
UuialiO'irg.
DuiSBOURG (lat. Castrnm Deutotiis. et, plus tard, Dutsbur,fum\ villo ii'Allomagiio (Frusso [prov du Khiu)), cntro la Kiilir ri lo Uliiii; 5y.285 hab. C'esl surtout uuo villo U'iûdustrii) ; importaïUo fabrication do produits chimiquos, tabac, lainago, volours, cuirs, savons, porceiainos. Commerco actif on denrées coloniales, cuirs, houille. Vins oi, bois. Importanto navigation sur ki Rhin et fa Ruhr. Duisbourg fut autrefois lo siôgo d'une université célèbre, fondée en 1055. Kgliso du Saint-Sauveur, bàtio en l-U"> et restaurée on 1850. Mausolée du géographe Mercator (Gerhard Kromer), 3ui passa Ct Duisbourg les quaranteeux dernières années do sa vie.
DUIT (dit-i — rad. duire [mieux que (luis]) n. m. Péch. Chaussée artificielle peu élevée, forniéo do pieux et do cailloux sur lo bord ou en travers dune rivière pour arrêter au passage lo poisson de fond.
— llydraul. Lit quo l'on crée artiriciellement à. un cours d'eau (lui divaguait , ù. l'aide do digues parallèles entre lesquelles les eaux se trouvent réunies pour les besoins do la navigation ou do l'industrie.
DUITAGE (taf — rad. (lui(c) n. m. Disposition dos duites que l'on insère dans la chaîne, dans les manufactures de tissus. Il Action de compter les duites.
DuiTAMA, ville do la Colombie (prov. de Tendama [dép. de Boyaca]) ; 12.000 hab. Fabrique de sparterie. Cité jadis importante, bien déchue aujourd'hui. 'Victoire de Bolivar sur les Espagnols.
DUITE n. f. Tiss. Nom donné à la quantité do trame qui est déroulée et insérée par la navette du tisserand, dune lisiôro Cl l'autre, il Double fil de chanvre employé pour consolider une série horizontale de nœuds, dans la confection des tapisseries, ii Portion de la chaîne qui se lève ou se baisse à chaque mouvement de marche du métier. Il Fausse duite, Trame no passant pas régulièrement dans les tils de la chaîne.
— Mar. Nom donné, dans diverses cordories, à de très petits torons provenant de tïl fin, et propres à faire de la ligne d'amarrage et du menu tilin.
DUITÉ (du lat. duo, deux) n. f. Caractère de ce qui est double, de ce qui réunit deux êtres, deux objets distincts.
DUITER (rad. duite) v. a. Passer la trame de gauche à droite entre les fils d'arrière tirés en avant et les fils de devant : Duiter un fil.
DuiVELAND, île des Pays-Bas (prov. de Zélande), entre l'embouchure de l'Escaut et celle de la Meuse (partie orientale de l'île de Schouwen). [V. Schouwen.] Elle fut presque complètement inondée on 1530.
DuiVEN, comm. des Pp.ys-Bas (prov. de Gueldro [arr. d'Arnbem]); 2.950 hab.
DUJARDIN (Karel), peintre hollandais, né à Amsterdam vers ltî35, mort à Venise en 167S. Fort jeune encore, il se rendit à Rome, où Pierre de Laër, son compatriote, avait déjà su faire aimer le paysage aux Romains. En véritable Hollandais, il ne voyait que le côté pittoresque et choisissait d'instinct les scènes populaires, les spectacles de la place publique.
C'est là qu'il saisit sur le vif son fameux Charlatan, chef-d'œuvre inimitable, une des merveilles du Louvre. Il essaya des portraits; il en fit quelques-uns, trôsréussis.
entre autres le sien, fju'on voit an musée d'Amsterdam.
Dans le but d'échapper aux poursuites de ses créanciers, il repartit pour la Hollande, mais il s'arrêta à Lyon et no tarda pas à revenir en Italie. Bien qu'il fût protestant, il aborda la peinture religieuse. On connaît de lui :
les Reproches de Laban à Jacoh et la Salutation, tableaux remarquables ; mais lo plus fameux on ce genre est au Louvre : c'est le Christ en croix entre les deux larrons. Dujardin alla mourir à Venise, usé par de nombreux excès. Ses tableaux les plus connus sont, au Louvre : Jésus crucifié entre les deux larrons, le Bocage, lo Gué, lo Pâturage, le Charlatan, trois autres paysages et le portrait de l'artisto lui-mémo; au Belvédère, à Venise : Une vache, deux chévrrs et une brebis; à Munich : une Chèvre malade soignée par deux servantes et un Pâtre occupé à traire une chèvre entourée de t/uatre brebis; à Amsterdam : des Mulets chargés et empanachés et leurs conducteurs; un Cavalier à la porte d'une hôtellerie; à La Haye : une Cascade d'Italie et un Paysage avec animaux; etc.
Dujardin (Félix), naturaliste français, né à Tours en 1801, mort à Kouncson IstiO. Professeur do minéralogie à Toulouse (183i»)t professeur do zoologie à la faculté dos sciences do Rennes, membre correspondant de l'Institut (1859), il est surtout connu par ses observations microscopiques et, en particulier, par ses travaux sur les infusoiros, dont il a écrit une histoire, publiée on 1811.
Dujardin (Loui.s), graveur français, élève de Brovière, né à Rouen en 1808, mort à Paris en 1859. II a travaillé à V Histoire des peintres de tontes les écoles, par Charles Hlanc, et gravé un grand nombre do sujets do divers genres.
DUJARDIN-BEAUMETZ (Georges), médecin français, né à Barcelone en I8:i3. mort à Paris en 189G, nicmbro do l'Académie do méd<H:ine. On lui doit un grand nombre do mémoires et d'ouvrag(?.s, surtout consacrés à la thérapeutique : Sur l'emploi du phosjihore en médecine (1808); Jté/lexions critiques sur l'emploi du fer dans le traitement de la chlorose (1870); Leçons de clinique thérapeutique (1879-1883); Dictitmnnire dr thérapeutique, de matière médicale, de pharmacologie, de to.ricologie et des eaux minérales, en (•ollal)oration avec Dobierro, Egasse, llelot, otc. (1K83-1889); Formulaire pratique de thérapeutique et de phannacologie {1887}, avec lo D' Yvon.