‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 844 sur 870 · DUPRÉ · texte numérisé non relu

DUPRÉ

ensuite à gauche à la Constituante, forma, avec Barnave et Lameth, le fameux triumvirat, et se signala par un remarquable rapport (1790) sur l'organisation de la magistrature. Membre de la commission chargée d'interroger Louis XVI après le retour de Varennes, il changea d'attitude à partir de ce moment, et se sépara des jacobins pour se rapprocher des fouillants. Nommé président du tribunal criminel de Paris après la dissolution de la Constituante, il s'enfuit au lendemain du lO-Août, fut arrêté près de Nemours, et mis en liberté grâce à l'intervention de Danton. Il passa alors en Angleterre, rentra en France après le 9-Thermidor, émigra de nouveau après le IS fructidor an V et se rixa en Suisse.

DOPORT (Louis\ danseur français, né en 1781, mort à Paris en 18r>3. II était à peine âgé de vingt ans lorsque, sortant de l'Ambigu et de la Gaité, il débuta à l'Opéra avec un succès qui balança la fortune du célèbre Vesiris. Il composa de charmants ballets {Acis et Galatée, Figaro, le Volage fixé, représentés à l'Opéra), et les exécuta avec talent. .

En 1808, Duport quitta l'Opéra pour aller à Saint-Pétersbourg, où l'appelait un brillant engagement ; puis, en 1816, il se rendit à Vienne, où il dirigea pendant plusieurs années le théâtre de la Porte-de-Carinthie,etensuito il prit sa retraite à Paris. La rivalité fameuse de Duport et de Vestris a inspiré à Berchoux un poème burlesque intitulé la Danse ou les Dieux de l'Opéra.

Duport (Paul), auteur dramatique, neveu du précédent, né et mort à Paris (1798-1866}. Il s'adonna à la littérature, collabora à des revues, puis se tourna vers le théâtre et écrivit, le plus souvent en collaboration avec Bavard, Mélesville, Duvert, Scribe, Théaulon, etc., un grand nombre de vaudevilles, de comédies et de livrets d'opéras-comiques. Parmi ses pièces, nous citerons : l'Autextr et l'Avocat {\^2h)\ Keftly {\S2S); Marie Mignot {iS29]; Noblesse et roture (1830) ; le Quaker et la Danseuse (1831) ; la Puritaijïe{lSZ3); la Fille de l'avare {lS3ô), une des meilleures; la Vendéenne (1837); Quitte ou double (1840); la Tutrice (1844): etc.

DuPORT-DUTERTRE (François-Joachim), littérateur français, né à Saint-Malo en 1715, mort en 1759, Il abandonna la Compagnie de Jésus, où il enseignait les humanités, pour se consacrer aux lettres. Il collabora aux feuilles de Fréron et de l'abbé de Laporte. On a de lui : Abrégé de l'histoire d'Angleterre (1751); Bibliothèque amusante et instructive (1755); Histoire des conjurations, conspirations et révolutions célèbres (1754) ; etc.

Duport -DUTERTRE (Marguerite-Louis-François), homme politique français, fils du précédent, né et mort à Paris (1754-1793). Il s'occupa d'abord de littérature, fut ensuite avocat (1777'), coopéra à la prise de la Bastille et devint membre de la municipalité parisienne et substitut du procureur-syndic de la Commune, grâce à l'amitié do La Fayette ; il fut ministre de la justice, en novembre 1790. Accusé par Brissoi et Saladin de s'être opposé à la guerre contre 1 Autriche, il dut donner sa démission en 1792. Décrété d'accusation après le lO-Août, il échappa quelque temps aux perquisitions, mais fut enfin découvert, condamné et exécuté le même jour que Barnave (1793).

DuPORTAIL (Lebègue), général français, mort en 1802. Il appartenait au corps du génie lorsqu'il se rendit en Amérique et prit part à la guerre de l'Indépendance, où il se fit remarquer par ses talents militaires. Il organisa les troupes du royaume de Naples. Nommé maréchal de camp en 1788, Duportail fut appelé, deux ans plus tard, grâce à ses relations avec La Fayette, à prendre le portefeuille de la guerre. Attaqué par les royalistes et par les révolutionnaires, il donna sa démission en 1791. Décrété d'accusation l'année suivante, il parvint à passer en Amérique, où il mourut.

DUPORTHITE (de Duporth, b. de localité) n. f. Silicate hydraté naturel de magnésie. Variété de néolite.

DUPOTET (Jean-Henri-Joseph), vice-amiral français, né à Changey ^Côtc-d'Or) en 1777, mort à Paris en 1852. Embarqué au début de la Révolution comme novice, il devint aspirant à la suite du combat des îles d'Hyères en 1795, enseigne en 1799. et lieutenant de vaisseau en 1803, après l'expédition de Saint-Domingue, où il faillit mourir de la fièvre jaune. Dupotct se conduisit brillamment à Trafalgar, à bord du Jiedoutable : ce bâtiment coula, mais le jeune officier, malgré une grave blessure, réussit à se sauver. Il fut nommé capitaine de frégate et aide de camp du ministre de la marine Decrès. En 1809, il livra combat avec sa frégate Niémen, à deux frégates anglaises qu'il rencontra à l'embouchure de la Gironde. Forcé d'amener son pavillon, il resta cinq ans prisonnier en Angleterre. Il n'en fut pas moins promu capitaine de vaisseau en 1811. Sous la Restauration, il commanda la station des Antilles (1828). Préfet maritime à Brest en J830, il fut ensuite gouverneur de la Martinique, puis commandant de la station des mers du sud, et chargé, à co litre, du blocus des côtes argentines, en 1838. Vice-amiral en 1841, Dupotct entra dans le cadre de réserve, en 1845.

DuPOTET(Jean im Sknniîvoy, baron), écrivain français, né à La Chapelle (Yonne) en 179G, mort à Paris en 1881. Adepte fervent du magnétisme, il se livra à des expériences pour démontrer son efficacité dans la guérison do certaines maladies, et publia le journal le Propagateur (1827-1845). On a de lui : Expériences publiques de magnétisme (1826); Cours de magnétisme (1831); Essai sur l'enseignement philosophique du magnétisme (1845); ta Magie dévoilée {i%'â2)\ Traité complet de magnétisme anima/ (l85G); Thérapeutique magnétique (1863).

DuPOTY (Michel-Auguste), publiciste français, né à Versailles en 1797, mort à Paris on 1864. Il se signala sous la Restauration par son libéralisme et combattit le gouvernement do Louis-Philippe. Lors de l'attentat de Quesncl sur le duc d'Aumale (X84l). Dupoty fut condamné à une détention do cinq ans, pour complicité morale; lors de l'amnistie do 1844, il recouvra la liberté. Après la proclamation do la République, en 1848, il refusa les fonctions de commissaire du gouvernement. Il no joua plus qu'un rôle ctfacé, s'occupa do sciences naturelles et publia : Promenade au Muséum (1851), et De la réorganisation du Muséum (1858).

DuPPA (Brian), prélat anglais, né à Lcwîsham (comté do Kantien 1588, mort à Richniond on 1662. Evoque do Salisbury, il suivit Ctiarlcs 1" dans l'ilo do Wight, pon-

Duprat.

dant la Révolution, fut emprisonné avec lui, et l'aida, dit-on, à écrire VÈikôn basiliké. Après la restauration de Charles II, il devint grand aumônier et évèque de Winchester. Il a laissé quelques écrits.

DUPPEL, ville d'Allemagne (Prusse [prov. du Sleswiç]), sur la côte du Petit Belt; 620 hab. Point stratégique tortifié, qui a joué un rôle assez important jiendant les guerres du Danemark contre les troupes de la Confédération germanique. Victoire des Danois sur les troupes fédérales, en 1S48. Le 13 avril 1849, Duppel fut pris d'assaut par les Allemands, et les Prussiens s'en emparèrent encore le 18 avril 1864, après un siège et un bombardement do près de deux mois.

DUPPIGHEIM, village de la Basse-Alsace (cercle d'Erstein [canton de Geispolsheim]); 1.040 hab. Agriculture, tuileries.

DUPPION n. m. Magnan. et filât, de soie. Cocon de ver à soie, qui est doublé, il Soie de mauvaise qualité et grossière, qui provient d'un cocon double.

DUPRAT (Antoine), cardinal et ministre français, né à Issoire en 1463, mort à Nantouillet en 1535. Avocat au parlement de Toulouse, puis président à mortier, premier président du parlement de Paris, il entra dans les ordres, à la mort de sa femme, Françoise d'Arbouze.FrançoisP'lo nomma chancelier de France, en 1515. Il fut le principal auteur du traité de Bologne entre le roi et le pape Léon X, qui servit de base au l'ameux concordat de 1516. Devenu archevêque de Sens, cardinallégat, pourvu de riches bénéfices, Duprat fut le principal ministre de Louise de Savoie pendant sa seconde régence (1525), et conserva jusqu'à la fin la faveur de François I". Cependant, le roi refusa de l'aider à obtenir les suffrages des cardinaux, après la mort du pape Clément VII (1534). L'énergie qu'il déploya, pour faire accepter au clergé le concordat de 1516, la vénalité des offices de judicature, les impôts écrasants, dont il dut assurer la rentrée, lui suscitèrent un grand nombre d'ennemis. Il mourut en proie à la maladie pédiculaire.

DuPRAT (Pardotix) [en lat. Pardulfus PrateiuSj,

jurisconsulte français, né à Aubusson vers 1520, mort vers 1570. Il se fit recevoir docteur en droit et publia plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : Lexicon juris civilis et canonici (Lyon, 1569); le Train et total règlement de practique civile et criminelle (1557); Practique de l'art des jioïaiï-es (1578); Théorique de l'art des 7ïot aires (lôlS); etc.

Duprat (Jean), conventionnel girondin, né à Avignon en 1760, décapité en 1793. Négociant en soieries, il fut élu membre de la municipalité en 1790, envoyé à l'Assemblée constituante pour y demander la réunion du comtat Venaissin à la Franco. A son retour et après le vote de la réunion, Duprat fut élu maire, puis député à la Convention nationale. Dans le procès du roi, il vota successivement l'appel au peuple, la mort, et contre le sursis. Ses relations le hrent comprendre parmi les girondins. Il monta sur l'échafaud avec un grand courage. — Son frère, Louis, né à Avignon en 1756, fut un des principaux fauteurs des massacres de la Glacière (17 oct. 1791). Il prit le parti de la Montagne pendant la Terreur, combattit en Italie (1795), devint adjudant général (1797), et périt à la bataille de Ratisbonne, le 23 avril ISOO.

Du Prat (Antoine-Théodore, marquis), écrivain f."ançais, né à Versailles en 1808, mort en 1867. I! a publié des ouvrages généalogiques et historiques, dont les principaux sont : Généalogie historique de la maison Du Prat (1857); Histoire d'Elisabeth de Xalois, reine d'Espagne (1859).

Duprat (Pascal), homme politique et écrivain français, né à Hagetmau (Landes) en 1815, mort en 1885. Professeur d'histoire au collège royal d'Alger, il quitta l'enseignement pour diriger la « Revue indépendante». Il prit une part active à la révolution de février 1848, et il fut élu représentant des Landes à l'Assemblée constituante, puis àla Législative; il siégea à la Montagne. Exilé après le 2-Décembre, il se retira à Bruxelles, puis en Suisse, où il occupa une chaire à l'académie de Lausanne. Après le 4-Septembre, il fut nommé ministre de France à Athènes. Elu en juillet 1871 député des Landes à l'Assemblée nationale, Pascal Duprat prit place à l'extrême gauche, et réélu en 1876 dans le XVH' arrondissement de Paris. Au 16-Mai, il fit partie des 363, et fut réélu le 14 octobre 1877, mais il échoua en 1881. Nommé, en 1882, ministre plénipotentiaire au Chili, il succomba sur le paquebot qui le ramenait. Il a laissé, entre autres ouvrages : Essai historique sur les races anciennes et modernes de l'Afrique septentrionale (1845); les Encyclopédistes, leurs travaux, leur doctrine, leur influence (lS6b) ; l'Esprit des révolutions (1879).

Duprat (Hippolyte), chirurgien de marine et compositeur français, né à, Toulon en 1824, mort à Paris en 1889. Après de brillants services, il donna sa démission, poursuivi par l'idée fixe de faire représenter un grand opéra en cinq actes, intitulé Pétrarque, dont il avait composé la musique sur un livret écrit par lui-même en société avec Dharmenon. Représenté d'abord à Marseille (1873), avec quelque succès, cet opéra ne réussit point à Paris iGaité, 1880).

DuPRATO (Jules-Laurent- Anacharsis), compositeur français, né ù. Nîmes on 1827, mort ;'i Paris en 1892. Il fut élève du Conservatoire et obtint, en 1848, le premier grand prix de Rome. Artiste bien doué, mais mal servi par les circonstances, il ne put, en dépit d'un talent très réel, donner la véritable mesure do sa valeur. Il a fait représenter : les Trovntelles (1851); Pâquerette (1856); M'sjeu Landry fl856); Sahator /Ïo.stï (1861) ; la Déesse et le Berger (1863)"; le Baron de Groschaminet (1866); Sacripant (1866); le Chanteur florentin (1866); la Fiancée de Corinthc (imi); la Tour du chien vert (1871); le Cerisier (1871). Duprato fut nommé professeur d'harmonie au Conservatoire, ou 1866.

DUPRAY (Henri-Louis), peintre français, né à Sedan en 1841. Elève de Cogniet et de Pils, il s'est consacré à la peinture militaire. Il débuta, en i863, par une toile spirituelle : Brigadier, vous avez raison, qui eut un certain succès. Vinrent ensuite : le Roi de Prusse, l'empereur de Russie et l'empereur Napoléon passant la revue dans la plaine de Longchamp le 6 juin /567(1868); Bataille de VCaterloo (!870); une Grand'garde (1872). En 1874, il envoya au Salon une scène du siège de Paris, que la gravure a rendue populaire : une Visite aux avant-postes par le général Ducrot et l'amiral La Roncière Le Noury. En 1876, il exposa : un Régiment de hussards escortant un convoi; en 1877, Grandes manœuvres d'automne : Artillerie légère allant prendre position. L'Arrivée à l'étape, de 1878, est un de ces épisodes que Dupray excelle à reproduire. Citons encore : Départ du quartier général après déjeuner {\?,iZ) ; Départ incognito de l'impératrice Euijênie (1884); etc.

DuPRÉ (Guillaume), sculpteur français et graveur en médailles, né à Sissonne (Aisne) vers 1574, mort en 1647. Le premier, il appliqua l'art de la sculpture à la gravure en médailles. On cite de Dupré la statue de Henri IV, qui fut élevée sur le Pont-Neuf, sous le règne de ce prince. Encore n'avait-il fait que le cavalier, car le cheval, ouvrage du Florentin Tadda ou Tacca, avait été donné à Marie de Médicis par Corne II, duc de Toscane. Plus remarquables sont les médaillons, les médailles, les types monétaires de G. Dupré, notamment la médaille frappée en 1603, à l'occasion du mariage de Henri IV et de Marie de Médicis. Aussi le roi le nomma-t-il, d'abord conjointement avec Jean Pilon, ensuite seul, à la charge de *< conducteur et contrôleur général en l'art de sculpture sur le faict des monnaies et revers d'icelles ».

Les collections de la Bibliothèque nationale renferment de très beaux spécimens de l'œuvre de G. Dupré ; des reproductions de bronze existent au musée monétaire de la Monnaie de Paris, qui possède aussi quelques poinçons de ce maître : jjortraits de Henri IV, de Marie de Médicis, de Louis XIII enfant, du cardinal de Richelieu, de Gaston d'Orléans, du prince de Condé, etc. Les revers représentent souvent des sujets composés d'un dessin très ferme, d'une heureuse disposition et d'une grande allure. En outre, les coins des monnaies du règne de Henri IV et ceux de la minorité de Louis XIII ont été gravés d'après les types très remarquables fournis par G. Dupré au tailleur général des monnaies. Certaines médailles sont signées Georgius DrPRÉ, bien que son œuvre, en général, ne porte que la signature G. Ddpré; une, celle du maréchal de Toyras, p'orte les mots Guil. Dupré. Vraisemblablement, les médailles signées » G. Dupré », " Georges (ou Guillaume) Dupré « sont bien du même artiste.

Dupré (Louis), danseur français, né vers 1697, mort en 1774. Il débuta vers 1715 à l'Opéra, et y obtint bientôt de tels succès, qu'on ne l'appelait plus que « le grand Dupré " et qu'on le surnomma " le dieu de la danse n , avant que son élève et successeur, le fameux Gaétan Vestris, ait à son tour mérité ce titre.

Dupré (Adrien), voyageur français, mort à Smyrne en 1831. Il remplit divers postes dans les consulats d'Orient, et publia : Voyage aux ruines de Nicopolis en Epire en 1707 (1818) : Voyage en Perse da/is les années iS07, 1608, i809, en traversant l'Anatolie, la Mésopotamie (1819).

Dupré (JuIps), paysagiste français, né à Nantes en 1811, mort à risle-Adam en 1889. Sa famille le destinait à l'industrie ; mais, en présence de ses dispositions, son père le laissa s'abandonner librement à son goût pour la peinture.

Il débuta au Salon de 1831 et s'y fit remarquer par plusieurs Etudes d'après nature, reproduisant des vues de la Haute-Vienne, de l'Isle-Adam et de Montmorency. Dès 1833, ses paysages se succédèrent avec un succès toujours croissant ; Vue des environs d'Abbeville ; Intérieur d'une cour ' rustique; Entrée d'un hameau dans les Landes; Soleil couchayxt. II a envoyé à l'Exposition universelle de 1867 douze

paysages fort remarquables :

^ôrêt de Compiègne,ia Gorge des Eaux-Chaudes, Passage d'animaux sur un pont, une Bergerie dans le Bernj, la Jules Dupré.

Vanne, la Route tournante de

la forêt de Compiègne, un Marais dans la Sologne, Route dans les Landes, la Sautée, Cours d'eau en Picardie, Retour du troupeau,Souve7iir des Lan des. V artiste s' ahst'\nt}VisqvC eu 1883; celte année-là, il exposa huit tableaux inédits : les Bords (/w ruisseau, le Gué, le Chêne, le Marais, Métairie, la Forêt, Clair de lune, Retour du troupeau.

Dupré (Marie-Jules), amiral français, né à Strasbourg en 1813, mort à Paris en 1881. Sorti de l'Ecole navale, il était capitaine de frégate en 1854. Nommé membre du conseil des travaux de la marine, il s'attacha à l'étude des batteries flottantes, et prit part, sur l'une d'elles, la Tonnante, au bombardement de Kimburn, pendant la guerre de Crimée. Il fit partie aussi des expéditions de Syrie et de Cochinchine (186O-IS6I). Appelé, en 1861, au commandement de la division navale des côtes orientales d'Afrique, Dupré fut gouverneur de la Réunion en 1864, et fut promu contre-amiral en 1S67. Mis, en 1870, à la tête do la division navale de Chine et du Japon, pendant la guerre francoprussienne, il bloqua, dans les différents ports de l'extrême Orient, cent vingt bâtiments allemands, dont deux navires de guerre : Hertha et Médusa. Nommé gouverneur de la Cochinchine en janvier 1871, l'amiral Dupré se fit remarquer par son administration éclairée : il conclut, en 1874, avec TAnnam, un traité avantageux pour la France. Promu vice-amiral en 1875, il fut envoyé, la même année, comme préfet maritime, à Rochefort, puis, en 1877, à Toulon. Il fut mis à la retraite, en 1879.

Dupré {Léon-Victov), peintre français, né à Limoges (Haute-Vienne) on 1816, mort à Paris en 1870. II était frère du paysagiste Jules Dupré. Lécui Dupré affectionnait surtout' les bords do rivière. Parmi ses principales œuvres, rappelons : RivJère du Fay, Indre (1840) ; Village

dit Bem/{l8-i6) ; Bords de l'Oise [ISiS); Bords du Sauceron (1819); hords de la Marne au parc Saint-Maiir (1875); uiio Marc dans la Lande (1816) ; uuo Mare dans le Benvj (IS7S); etc.

DUPRÉ DE Sajnt-MAUR (Nicolas-Frauçois), 6cononiisio fi'uucais, né i Pans vors 1695, mort on 1774. Maître dos comptes, il entra à l'Académio française avec une trailuction du Paradis perdu do Milton (1729). On a do lui un Kssai sur les 7non)iaies ou Réflexions sur le rapport entre l'argent et les denrées (174G), ouvrage où l'on trouve dos dôtàils sur les monnaies du moyen ûgo ot sur les variations du prix dos donréos depuis le xi" siècle; liecherches sur la valeur des monnaies et sur le prix des grains aidant et après le concile de Francfort (1702); Tables de mortalité inséréos dans l'f/istoire na/urctle de l'homme, do BulFon.

DuPRÉ DE Saint-MAUR {Jean-Piorro-Kinilo), littérateur ot liommo politique français, né à Carcassonne en 1772, mort à Porreux (Yonno) en 1854, petit-tils du précédent. Conseiller au parlement do Paris, il servit dans la légion de l'Aude, puis à l'état -major do l'armée dos Pyréuoes-Oriontales, et devint plus tard secrétaire des commandements de la princesse Borgliôso , député de l'Audo au Corps législatif, sous-préfet de Beauno, et enfin, chef du cabinet à la préfecture de police. On a do lui : Jlier t't aujourd'hui, satire (1818) ; l'Anthologie russe (1323) ; l'Ermite en Unssie ou Observations sur les înœuj-s et les usages du commencement du xix' siècle (1829); Essai sur les rrlations co/nmerciales du département de l'Aude avec les Echelles du Levant; l'Espagne et le Portugal (1808). Il a, on outre, donné au Vaudeville : la Jeunesse de Préville ou les Comédiens de campagne, comédie en un acte (1809).

DuPRÉ (Jean), sculpteur toscan d'origino française, né à Sienne en 1S17, mort à Florence en 1882. Fils douvrier, il put, avec l'appui de prélats de la cour romaine, se livrer à l'étude de la sculpture. Quelques Bustes de cardinaux, exposés à Rome, y tirent sensation. Un peu plus tard, une ligure d'Abel, dVn sentiment exquis, lui valut au Salon de Paris, en 1855, une première médaille. La mort

10 surprit jeune encore ; mais son œuvre ne compte guère que des morceaux hors ligne : une Pietà, le buste de J/me Dora rf7s?na (1867) ; le Triomphe de la croix, une superbe figure de Cain, la Base de la coupe égijptienne du palais Pitti. Dupré était membre associé de i Institut de Franco. Dupré a exécuté le monument colossal en Thouneur do Cavour, qui a été inauguré à Turin en 1873.

]3uPRÉ (Tho mas- Z-^on), architecte français, né à la Nouvelle-Orléans (Etats unis d'Amérique) en 1827. On lui doit l'architecture du monument do Henri Mtirger, au cimetière Montmartre. En 1867, il exécuta, au cimetière du Père-Lachaise, le monument élevé au Père Enfantin et, cinq ans plus tard, lo tombeau de Baudin, élevé par souscription au cimetière Montmartre en 1872. La statue de Baudin avait été confiée au sculpteur Aimé Millet. En 1873, Léon Dupré exécuta également, avec Aimé Millet, le monument élevé à la mémoire des mobiles de l'Eure tués pondant la guerre franco-allemande. II a fait également les tombeaux d'Alexandre Massol et d'Edmond Adam.

Dupré (Julien), peintre français, né à Paris en 1851,

11 est connu comme un excellent peintre de la campag:no; il en a le sentiment, il eu comprend la robuste poésie et rend les mille incidents de la vie journalière, sans mièvrerie comme sans trivialité. Ces qualités s'apprécient dès ses premières toiles : la Maison en Picardie (1876) ; Faucheurs de seigle en Picardie (1877); Lîeurs de gerbes (1878) ; le Regain (1879) ; Glaneuses; Faucheurs de luzerne (1880); la Récolte des foins (1881), qui valut à l'artiste une première médaille. A partir de cette époque, Dupré se révèle comme un animalier de premier ordre, dans les tableaux qui suivent : Dans la prairie ; Au pâturage ; le Berger-; Prairie normande; Vache échappée ; Dans la ferme; Dans le clos; le Repos dans les champs; l'Heure de la traite; une Prairie; Au bord de la mare ; etc.

DUPRÉAU (Gabriel) [en lat. Prateolusl, théologien et écrivain français, né on 1511 à Marcoussis, mortàPéronne en 1588. Professeur au collège de Navarre, il combattit lo calvinisme. Outre un grand nombre do traductions, on a do lui une Harangue sur les causes de la guerre contre les rebelles et séditieux (1562); la Déclaration des abus et subtilités des faux prophètes (1564) ; dos Commentaires tirés des meilleurs grammairiens ot plusieurs ouvrages do polémique.

DUPRÉ-LASALE (Honoré-Casîmir-Emilo}, magistrat français, né à Lyon en 1817. Avocat, il obtint, on 1838, le prix d'éloquence décerné par l'Académie française pour l'Eloge de Gerson. Il entra, on 1840, dans la magistrature debout, ot devint, do fonction on fonction, avocat général à la Cour do cassation (1870). Destitué après lo 4 septembre 1870, il rentrait, on 1872, comme avocat général à la Cour de cassation, dont il devint conseiller en 1874. On lui doit : Du droit au bonheur, étude sur le socialisme (1851); Michel de L'JJospital (1875); Notice sur Jacques Bouju , président au parlement de Bretagne, fSiÔf557 (1883); Discours et réquisitoires (188G).

DUPRESSOIR (François-Joseph), peintre français, né à Pans on 18o;t. mort on 1859. Il cultiva surtout le paysage et la marine. Ses œuvres les plus remarqualjles sont : Vue du Norlh-Bridf/e, à Edimbourg ; Vue générale d'Edimbourg f 183») ; Vue du port de Leith, à Edimbourg (IHIC.) ; Site de l'Oisans, dans l Isère (1836) ; Vue prise de Chddaudun ; la Tour de Maurepas ; Sites en Dauphiué; Montfort-l'Amaurii. Cet artiste a également point la Bataille de Rethel pour le muséo do Versailles.

DuPREZ (Gill)ert-Louis), chanteur dramatique français et compositeur, né ot mort à Paris (i80C-I89fl). Elèvo do l'école do Choron, il débuta, en 1825, à l'Odéon, alors théâtre semi-lyrique, dans le Barbier de Séville. Il joua ensuite les Folies amoureuses. Don Juan, Adolphe et (Jlara, etc. En 1828, il passa ùTOpéra-Comiquo dans lo rÔlo doGooreos do la Dame blanche. Duproz partit ensuite pour l'Italie, où ii oljtint do grands succès. A Naplos, il créa, avec éclat, lo rùlo d'Edgar dans Lucie de Lammermoor, do Donizotti.

En 1837, Duproz débuta à l'Opéra dans lo rélo d'Arnold, do Gnillnume Tell. 11 fut accueilli avec un véritable enthousiasme, qui lo suivit penilant douze années. Outro les rftles (lu répertoire, il lit bifMitèt de nombreuses ot suporhos créatiotiH dans Guido id Ginnvrn, le Lac des fées, les Martj/rg, la Favorite, ta Reine df Chi/pre, Cfuirlcs VI, dom Sébastien de J'urtugal, (Jthrlln ; '\nns il retrouva lo rolo

DUPRE

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