DUPUIS
d'Edgar dans la traduction do Lucie de Lammermoor, ot il termina sa carrière française avec la Jérusalem, do Verdi. Duproz quitta l'Opéra ^
en 1849. Depuis 1812, il avait ^i^]%^
été nommé professeur au Conservatoire. H donna sa démission on 1850 pour ouvrir une école, où il forma de nnml)r(nix ot excellents élèves. Puis il se livra à la compositLOu. Il tit représenter successivement l'Abîme de la Maladetta (Bruxelles, 1851), Joanita ou la Fille des Boucaniers (1852), la Lettre au bon Dieu (1853), Jeanne d'Arc (1865), Jélyotte, et un oratorio intitulé le Jugement dernier, exécuté en 1868. Duproz a publié aussi deux ouvrages didacti(|ues : l'Art du chant et la Mélodie; et des ouvrages littéraires : Souve- Duprez.
nirs d'un chanteur ( 1880 ) ;
Joijeusetés d'un chanteur dramatique (m2) ; Graines d'artistes (1884), et Récréations de mon grand âge (1888).
Duprez (Caroline), dame Vandenheuvel, cantatrice française, fille du précédent, néo à Florence en 1832, morte à Pau en 1875. Elève de son père, elle débuta, en 1850, au Théâtre-Italien dans la Sonnambula, et joua au Théâtre- Lyrique, à rOpéra-Comiquo, à l'Opéra. Dans ces divers tKéâtres , elle fit d'importantes créations dans Marco Spada, l'Etoile du Nord, Jenny Rell, les Saisons, Valentine d'Aubigny, le Fils du brigadier, Fior d'Aliza. Elle dut aller se fixer X Pau, où la phtisie l'emporta, dans la force do l'âgo et du talent.
Duprez (François-Joseph-Ferdinand), physicien belge, né à Gand on 1807, mort en 1884. Il se livra à l'observation des phénomènes météorologiques. Il a consigné le résultat de plus de quarante années d'expériences dans un grand nombre do mémoires et de rapports, parmi lesquels nous citerons le mémoire, couronné en 1843 par 1 Académie de Belgique, sur les Phénomènes électriques de l'atmosphère et les moi/ens de les constater, ainsi que la Statistique des coups de foudre ayant frappé des paratonnerres
DUPUCH (Antoine-Adolphe), premier évêque d'Alger, né et mort à Bordeaux (1809-1856). 11 étudia d'abord le droit à Paris, puis il entra dans les ordres. Attaché à la cathédrale de Bordeaux, il consacra son zèle et sa fortune à la fondation et à l'entretien d'un grand nombre d'œuvres de charité. Quand l'évêché d'Alger eut été érigé, en 1838, il en fut le premier titulaire. Pendant huit ans, il travailla avec ardeur à l'organisation de son vaste diocèse, divisé alors en trois provinces ecclésiastiques, fonda un chapitre, un séminaire, consacra soixante églises et établit un grand nombre d'écoles. Malheureusement, tant d'œuvres avaient obéré le budget épiscopal. Ms"" Dupuch dut donner sa démission en 1846 : ses dettes furent payées, en 1852, par le gouvernement français, qui voulut ainsi reconnaître son zèle et son dévouement. Retiré à Bordeaux. Mb"" Dupuch y publia, en 1848, les Fastes sacrés de l'Eglise d'Afrique.
DUPUIS (Guillaume) [en lat. Puteanus], médecin français, né à Blaogy entre 1450 et 1500. Il pratiqua la médecine à Grenoble et devint professeur à l'université de cette ville. 11 a publié, notamment ; PlUéboiomie artiâcielle utile aux médeciris; De med'icamentorum quomoaocumque purgantium facultatibus (1532); De occultis pharmacorum purgantium facultatibus (1554). — Son fils, Louis Dupuis, médecin et traducteur, né à Romans (Drôme), mort vors 1570. professa la médecine à Paris de 1540 à 1542. puis à Poitiers en 1514. On a de lui trois traductions : les Epistres de Diogèue. philosophe cynique... nouvelleinent traduit de grec en françoys (1546); Traduction des commentaires d'Ammonius sur les histilutions de Porphyre (1542); Traduction du Dialogue de Lucien : « De l'amitié ».
Du Puis (Matthias), missionnaire de l'ordre de Saint- Dominique, né en Picardie vers 1590, mort à Paris en 1655. Envoyé, en 1644, dans les missions de l'Amérique française, il revint on France en 1G50 et publia une Relation de l'établissement d'une colonie française dans l'isle de la Guadeloupe (1652).
DUPUIS (Charles), graveur, né ot mort à Paris (1685- 1742). Il reçut les leçons do Gaspard Duchange, entra à l'Académie de peinture en 1730, ot acquit la réputation d'un excellent graveur. Parmi ses estampes, remart|uables par la correction du dessin, par la franchise 3t la grftco de la louche, rappelons : le .Mariage de la Vierge, d'après Vauloo, son chef-d'œuvre; la Prédication de saint Jean- Baptiste dans k' désert, d'aorù^ Curio Maratta; Alexandre Sévère faisant distribuer au blé aux Romains et Plolémée Philadelphe accordant la liberté aux Juifs, par Coypel; la Terre et l'Air, de Louis do Boulongne ; etc.
DUPUIS (Nicolas-Gabriel), f^raveur français, frère du précédent, né ot mort à Pans (1695-1771}. Il devint le gendre do son maître Duchange, s'adonna d abord à la gravure do dessins (»our étotlVs, puis devint un très remarquable graveur au burin. Ce fut lui qui, io premier, parvint à imiter avec lo burin la gravure à. l'oau-forte, ot il exécuta notamment en ce genre un chef-d'œuvre : Enée sauvant son père de l'incendie de Troie, d'après Carlo Vanloo. L'Académie l'admit d'office au nombre do ses membres on 1754. Ses estampes les plus estimées sont : Scène pastorale, d'après lo Giorgione ; l'Adoration des rois, d'après Paul Véronèso; ^a Vierge et l'enfant Jésus, d'Annibal Carracho.
DuPUIS (Charles-François), érudit ot pliilosopho, né à Trie-Chatoau (Oise) on 1742, mort ù. ls~sur-Tille (Côted'Or) en 1809. Do parents très modestes, il se Ht recevoir avocat ot se livra surtout avec ardeur ù l'étude dos mathématiques ot de l'antiquité. Dupuis Ht paraître, on 1781, un Mémoire sur l'origine des constellations et sur l'explication de la fable par le moyen de l'astronomie. La hardiesse de ce mémoire souleva de nombreuses critiques. Dupuis devint, on 1787, professeur d'éloquonco latine au Collège de Franco; l'année suivante, il entra ù l'Académie des inscriptions. Elu. par le département do-Seine-ei-Oise. dérmté ù la Convention nationale, il vota pour la détention ne Ijouis XVL Il parut peu ù la tribune, travailla on silence dans lucomilé
Adolphe Dupuis.
d'instruction publique dont il était membre, se tint complètement à l écart des luttes des partis, puis il entra au conseil des Cinq-Cents, où il prit une part active à l'organisation des écoles centrales; il siégea au Tribunal dopuis lo 18-Brumaire jusciu'on 1802, et rentra alors tout à fait dans la vie jirivéo. Dupuis a publié l'Origine de tous IfS cultes ou Religion universelle (1795); il en fit, l'année suivante, un Abrégé qui devint, sous la Restauration, avec les Ruines de Volney, un des principaux livres do la propagande antireligieuse. On lui doit aussi : Dissertation sur le zodiaque de Denderah (1806), et deux Mémoires sur les J'élasgcs, dans le » Recueil de l'Institut » (1798).
DUPUIS (Rose), actrice française, née ù Poissy en 1786, morte eu 1878. Après avoir joué en province, elle débuta en 1808 à la Comédie-Française, où elle tint l'emploi des jeunes premières dans la comédie, doubla M"" Mars, puis joua les grandes confidentes.
Dupuis fAdolpho), acteur français, fils de la précédente, né ù Paris en 1824, mort à Nemours en 1891.
Elève du Conservatoire, il entra, en 1849, à la Comédie- Française, puis joua au théâtre français de Berlin. Do retour à Paris, il parut aux Variétés et au Théâtre-Historique,et futengagé,eni849, au Gymnase, où il créa avec éclat un grand nombre de rôles jusqu'en 1S60. De 1860 à 1877, il fut lacteur le plus applaudi du théâtre Michel, à Saint-Pétersbourg. De retour en France, il entra au Vaudeville, y retrouva ses premiers succès, iusq^u'en 1887. Ayant donné à l'Odéon des représentations classiques, il échoua dans Tartuffe, et en éprouva un tel chagrin qu'il renonça au théâtre. Doué d'un talent très souple, fin et délicat, il interpréta les rôles les plus divers. Parmi ses plus brillantes créations, nous citerons Olivier de Jalin, du Demi-monde.
Dupuis (Charlotte Bordes, dame), actrice française, née et morte à Paris (1813-1879). Elle débuta tout enfant^ joua aux Nouveautés, aux Variétés, aux Funambules, et entra, en 1834, au Palais-Royal, où elle créa, jusqu'en 1857, un grand nombre de rôles. Elle a écrit et fait jouer quelques pièces : la Grand'mère (1852) ; Où l'on va (1S69J, et le Petit Frère (1870).
Dupuis (Augustin-Noél-Aristide), écrivain et naturaliste, né â Mèze vHérault) en 1823, mort à Paris en 1883. Il fut professeur de botanique à l'Institut agricole de Grignon (1850-1858), et donnades articles scientifiques à divers journaux et revues, ainsi qu'au Grand dictionnaire Larousse. Ou lui doit, entre autres ouvrages : Causeries d'un naturaliste (1862); les Papillons de France {ISG3); Flore agricole tt forestière; les Plantes d'ornement; Flore médicale et industrielle (avec Réveil); Arbrisseaux et arbustes d'ornement de pleine terre (1868); Arbres d'oimement de pleine terre (1869); Conifères de pleine terre (1872).
Dupuis (Jean), négociant et voyageur français, né à Saint-Just-la-Pendue (Loire) en 1829. Après avoir séjourné en Egvpte de 1857 à 1859, il se rendit en Chine, où il se fixa dès 1860 à Hankéou, comme négociant. De là, il étudia les provinces de la Chine méridionale, et s'assura de la navigabilité du Song-Koï ou fleuve Rouge. Dupuis, voulant faire profiter la France do sa découverte et donner lo Tonkin à son pays, se rendit à Paris, mais il ne put faire partager ses vues au ministère de la marine. A son retour en Indo-Chine, il remonta le fleuve Rouge avec une flottille marchande, mais il eut alors, avec les autorités annamites, des démêlés qui amenèrent l'intervention et la mort de Francis Garnier, et furent la cause initiale de la conquête postérieure du Tonkin. Depuis lors, Dupuis est plusieurs fois retourné en Indo-Chine, et a collaboré à la mise en valeur du Tonkin. Dupuis a publié : l'Ouverture du fleuve Rouge au commerce et les Evénements du Tonkin (1872-1873); Journal de voyage et d'expédition de J. Dupuis (1879).
Dupuis (Joseph-Lambert, dit José), acteur, né à Liège vers 1831, mort â Nugentsur-Marne en 1900. Il débura par dos chansonnettes dans une troupe d'amateurs, lut acteur au théâtre de Liège, puis se rendit à Paris, joua ù Bobine, aux Folios-Nouvelles
(1857). à Déjazet . et entra, en 1861, aux^
Jeias
[Variétés, où, sauf un court passage au Vaude-
ville, il a été constamment
attaché. II a créé à ce théâtre
un grand nombre do rôles
dans des opérettes comme la
Relie- Hélène, la Grande-Duchesse, les Brigand.^, la Vie
parisienne , Barbe- Bleue » la
Périchole, etc., ot dans des
jnôces diverses, comme la
Petite Marquise, Niniche,Lili,
Décoré, AMonsieiir Betzy, etc. j^g^ Dupuis.
Dupuis s'est montré excellent comédien, comique très original, fantaisiste, dont les
excentricités furent toujours spirituelles.
Dupuis (Jean-Baptisto-Daniol), sculpteur ot graveur en médailles français, né â Blois on 1849, mort â Paris en 1899. Il entra d'abord dans la section do peinture A l'Ecole des beaux-arts, imis dans la section de gravure en médailles, où il devint élève do Farochon et Cavclior. C'est coinnio graveur en médailles qu'il obtint, on 1872, le grand prix do Rome. Los principales œuvres exposées par Dupuis, de 1869 à 1899, sont : Samson brisant ses liens, plftiro (1870); Chloé (i la fontaine, bas-relief (1874); la Vengeance, basrelief on cire (1876) : la Vierge et l'enfant Jésus, has-reliof en plâtre; un dessin de la Jurisprudmce, d'après Uaphaid (1877) : deux modèles do médailles relatives A 1 Exposition universelle do 1878 : l'une représentant le Génie des arts ronronnant la France, l'autre. La Frnuce fait appela toutes les nations pour l'envoi do lours prvdatts ti t'Eupostlton u/ii-