‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 848 sur 870 · DURAS · texte numérisé non relu

DURAS

18U, il fut secrétaire général à la Martinique, ot revint on France en 1827. Sos principaux écrits sont : Antidote a la nroclamation du Directoire, dialogue (1799) ; Jlecueil des ordonnances coloniales ou Code de la Martinique (1807j; Essai sur l'administration intérieure des colonies (1814).

DuRAND-MORiMBEAU(IIoiiri).ditHenri des Houx,

puhliciMe Irançais, uo à Paris on 1848. A sa sortie do l'Ecole normale supérieure, après un très court passage dans l'onseignoment, il entra dans lejournalisme. Il écrivit d'abord dans la « Défense • do Dupanloup. 11 fonda ensuite la Civilisation (1881), puis alla rédiger le « Journal do Rome n qui, défendant le pouvoir du pape, entraîna pour lui une condamnation à un mois do prison ot 500 francs d'amende. De retour en France, des Houx publia, en I88G, un très curieux volume de souvenirs, intitulé : Souvenirs d'un journaliste fi'ançais à Borne. L'ouvrage fut condamné par la congrégation de l'Index (1886). et l'auteur fit acte de soumission; vinrent ensuite Ma prison, puis la Triple- Alliance, le Comte de Chambord, le Comte de Paris, Jérôme l'ecci (1899), etc.

DURANDO (.lean), général italien, né à Mondovi en 1804, mort a Florence en 1869. Il était lieutenant au régiment de Coni en 1830, lorsque la découverte d'une conspiration lo fit destituer. Il passa au service des gouvernements libéraux du Portugal, puis de l'Espagne. Rentré à Rome en 1842, il fut chargé d'organiser et commander la petite armée romaine. Au moment dos événements de 1848, Durando franchit lo Pô. pour venir au secours des provinces vénitiennes. N'ayant pu empocher la jonction de l'armée autrichienne avec Radetzky et forcé do se ronlormer dans Vicence, Durando, après une énergique résistance, y souscrivit à une capitulation honorable. Durando offrit ensuite son épéo au roi de Sardaigne, qui lui confia, en 1849, le commandement de la première division du corps expéditionnaire sarde, avec lequel Durando prit une part active aux hatailles de Mortara ot de Novare. Il fit ensuite la campagne de Crimée. En 1859, il commandait la division j)iémontaise, qui prit une part importante à la bataille do Solferino. Après la guerre, il fut nommé général d'armée et, en outre, sénateur depuis 1860.

Durando (Jacques), général et homme d'Etat italien, frère du précédent, né à Mondovi (Piémont) en 1807, mort à^ Rome en 1869. D'abord avocat, Durando, à la suite d'une couspiration libérale (1831), passa en Belgique, puis en Portugal, puis en Espagne, où il se mit au service do la cause constitutionnelle. En 1843, il quitta l'Espagne après la disgrâce d'Espartoro, et revint en Piémont, oii il écrivit son livre de la Nationalité italienne, qu'il alla faire imprimer à Paris, et qui lui fit interdire lo retour dans son pays. Rentré en Piémont en 1847, il fut, en 184.S, nommé général et envoyé à la tète d'un corps de volontaires lombards, sur la frontière du Tyrol, où il repoussa avec succès les attaques des Autrichiens et se maintint jusqu'à ce quo l'armée piémontaise eût évacué la Lombardio. Nommé lieutenant général, il assista à la bataille de Novare, en qualité daide de camp du roi Charles-Albert (1849). Pendant les années qui suivirent, il appuya à la Chambre des députes la politique du comte clo Cavour, fut ministre de la guerre (1856), puis ambassadeur à Constantinople, de 1856 à 1861. De retour à Turin, il siégeait au Sénat, lorsqu'on avril 1862 Rattazzi l'appela au ministère des affaires étrangères. Après l'afi'aire d'Aspromonte, il rédigea une note célèbre sur la question romaine. Il rentra ensuite au Sénat, où il siégea jusqu'à sa mort.

DURANGITE {jif — de Duranqo, u. de localité) n. f. .Arséniate naturel d'alumine, soude, fer et manganèse. (La durangito est rouge orangé, et cristallise en prismes rhomboïdaux obliques.)

DuRANGO, ville du' Mexique, capitale de l'Etat de ce nom, sur lo versant oriental de la sierra Madré, au centre d'un riche district minier; 27.000 hab.

DuRANGO, un des vingt-sept Etats composant la république fédérative du Mexique. Capit. Durango; villes principales : San-Juan-del-Rio, Nazas, Mapimi. Les cultures y sont peu prospères; elles disparaissent même complètement au Nord-Est (désert ou bolson de Mapimi) ; mais les richesses minières y sont très grandes. .Sur les 135.000 kiloni. carr. qu'il couvre, vivent 170.000 hab.

DuRANGO, ville d'Espagne (prov. Basques [Biscaye]), près du Durango, affluent du Norvion ; 3.700 hab. Fabriques do tissus, de selles en caoutchouc, do balustrades on fer; chaudronnerie do cuivre. Ch.-l. d'un partido peuplé de 50.000 hab.

DURANT (ran), ANTE adj. Qui dure, qui est durable.

(Peu us.)

DURANT {ran — rad. durer) prcp. Pondant, dans le temps de : Agir dans la passion, c'est mettre à la voile iiiiRANT la tempête. (Beaucnône.) il Pendant tout lo temps, toute la durée de. (Prise dans ce sens, la préposition so place après son complément, dans certaines locutions toutes faites) ; Avoir la jouissance d'un usufruit sa vie dorant. Il Dans l'espace, dans l'étendue do : Durant tout le chemin. Durant tout un livre. Il Durant que. Dans le temps que. (Vieux.)

— Syn. Durant, pendant. Pendant exprime une simultanéité moins complète que durant; il suffit qu'une cliose arrive à l'un des instants comi>ris dans uno durée beaucoup plus longue, pour qu'on puisse dire qu'elle est arrivée pendant cette durée. Durant marque uno simultanéité qui comprend tous les instants : on habito la campagne durant l'été, c'esl-ù-diro tant que l'été dure.

Durant (Gilles), sieur DE La Bkrgiîhie, poète français, no i Clermont en 1554, mort a Paris vers 1015. U fut .uvocat au parlement de Paris, ot Pasquier lo met au nombre des neuf jurisconsultes qui travaillèrent a la réforme do la Coutume do Paris. Ses Œuvres (Paris, 1594) so composent d'un assez grand nombre d'odes, d'élégies, de sonnets, de chansons, complaintes, madrigaux, et <lo plusieurs imitations dos Psaumes do David; sa meilleure production est ; A Mademoiselle ma commère sur le trespas de son a.-ine, pamphlet badin dirigé contre les ligueurs ot qu'on trouve souvent joint à la satire Ménippée. Lo naturel et la facilité sont los qualités de la poésie do Gilles Durant, d'ailleurs froide ot hérissée do joux de mots.

Durant (Samuel), théologien protestant français, né vers 1580, mort on 1020. Fils d'un bourgeois do Paris réfugié ù Genève, il fut tour ù tour ministre chapelain du land-

grave do Ilesso et do la sœur do Henri IV, et ministre do

I église de Charenton. Il fut député .au .synode national do Saint-Maixont, on 1609; à l'assemblée politique de Saumur on 1611, et, en 1015, àl'assemblée politique deGronoble. Elu modérateur du synode do Charenton (1623), Durant so montra d'une sévérité excessive pour los arminiens. Il a laissé Défense de la confession des Eglises réformées de France (1017); Méditations pour les Eglises réformées de France sur les af/lictions de ce dernier temps (1622).

DURANTE n. f. Genre de verbénacéos, tribu dos vorbénées, comprenant plusieurs espèces, qui habitent l'Amérique tropicale. (Les durantes sont des arbrisseaux à rameaux axillaires multiples, à fleurs irrégulières hormaphroditos, avec un calico tubuleux à cinq dents inégales. Lo fruit est un drupe.)

Durante (Pierre), poète italien, dos xv« ot xvi" siècles. Il est l'auteur d'un poème en 24 chants, intitule : Libro chiamato Aennrfra (1503), dont les héros appartiennent au cycle de Charlemagne. Ce poème a été imite par Verveze, dans ses Aventures amoureuses et guerrières de • Léandre (1608).

Durante (Francesco), musicien italien, né à Fratt.amaggioro, près do Naples, on 1684, mort à Naplos eu 1755.

II tut professeur de composition à Naples. Il faut surtout citer, parmi ses élèves : Porgolèse,Piccinni, Sacchini, Paisiello, etc. Comme compositeur, il ne s'est exercé que dans la musique religieuse et la musique instrumentale. Ou lui doit dos messes, nu Te Deum. des Magnificat, d'assez nombreux motets, des quatuors d'instruments à cordes, des sonates et un concerto de piano, puis de nombreux solfèges et parlimenti pour le service de ses classes.

Duranthon (Antoine), homme d'Etat français, né en 1736 à Mussidan (Dordogne), décapité à Bordeaux en 1793. D'abord procureur général du parlement de Bordeaux, il devint, à la Révolution, procureur-syndic de la Gironde et garde des sceaux en 1792. La confiance que lui avait témoignée Louis XVI le fit arrêter pendant la Terreur et condamner à mort.

DuRANTI (Jean-Etienne Durand, dit), magistrat français, né et mort à Toulouse (1534-1589). Elu capitoul en 1503 par ses concitoyens, nommé avocat général près lo parlement de Toulouse par Charles IX vers 1508, il reçut de Henri III la charge de premier président du même corps en 1581. Il se montra digne de ces hautes fonctions, non moins par l'intégrité de son caractère que par sa fidélité au roi au milieu de l'effervescence formidable créée par les agitateurs de la Ligue. Visé tout spécialement par ceux-ci, il échappa plusieurs fois à dos tentatives d'assassinat dirigées contre sa personne; il devint enfin victime de la fureur de ses ennemis. Son corps mutilé fut accroché au pilori, avec le portrait du roi placardé dans le dos. Paul Delareche a retracé cette fin tragique dans un de ses plus beaux tableaux, qui, se trouvant à l'ancienne Cour des comptes, fut brûlé sous la Commune, en 1871.

DuRANTI DE Bonrecueil (Joseph), orateur français, né à Aix en 1602, mort à Paris en 1756. Il se livra à l'enseignement et publia ; les Œuvres de saint Ambrnise sur la virginité (1729); Panégyriques des martyrs, de saint Chrysostome (1735) ; Lettres de saint Ambroise (1741) ; etc.

DuRANTIN (.Aimé-Adrien-Armand), auteur dramatique fiançais, né à Senlis en 1818, mort à Paris en 1891. Il collabora à divers journaux, débuta au théâtre par do petites pièces, sous le pseudonyme de Villevert, puis, seul ou avec des collaborateurs, il fit jouor un assez grand nombre de pièces, entre autres : le Déshonneur posthume (1842); les Spéculateurs (1S40); les Gaietés champêtres (1852);' les Comédiens de salon (1859). Il fit jouer en 1866, sous lo voilo de l'anonyme, au Gymnase, Hélolse Paranquet (1860), comédie en quatre actes, qui avait été refaite par Alexandre Dumas fils. Cette pièce ayant eu du succès, Durantin en réclama la iiaternito. On lui doit aussi des romans et Histoire d'Iléloise Paranquet (lia), 3,vi sujet des modifications apportées à sa pièce par A. Dumas, avec qui il se brouilla.

DURANTON (Alexandre), jurisconsulte et professeur français, né àCnsset (Allier) en 1783, mort à Paris en 1866. En 1810, il fut inscrit an barreau de Paris ; l'année suivante, il fut reçu docteur. II fut nommé, après concours, professeur de procédure civile à la Faculté do Paris, en 1820 ; puis, en 1822, il permuta avec un de ses collègues pour avoir uno chaire do droit civil. On doit à Duranton : Traité des contrats et obligations en général (1819) ; Cours de droit français suivant le Code civil (1S25-1837).

DuRANTY (Louis- Emile-Edmond), journaliste et romancier français, né et mort ù Paris (1833-1880). 11 a été, avec son niaitre Champfloury, le principal représentant do cette écolo qui, dès le milieu du xix» siècle, mena <:ampagno contre les romantiques et leur conception de lart. Presque loutes les idées dont a procédé, depuis, lo naturalisme, non celui de Flaubert, mais celui de Zola, nous los trouvons dans ses articles du « Réalisme u, petite revue éphémère, î\ laquelle il collabora activement. On a do lui SIX romans, publiés de 1800 à 1878. Mentionnons le Malheur d'Henriette Gérard (1800), qui est le premier on date et aussi le meilleur. Ils se recommandent par l'exactitude do l'analyse. Co qui nuisit lo plus à Duranty, c'est, sans doute, une certaine sécheresse de composition, et. dans le style, son mépris de toute virtuosité. Non point qu'il écrive mal, mais il s'est troniieu soucié de bien écrire. On a de lui, outre ses romans : 'Ihéâtre des Marionnettes du jardin des Tuileries {1SC2), recueil de petites pièces huinoristiipies, où il y a beaucoup d'esprit et do verve. Sa réputation est certainement inlérienro ù son mérite.

Duras, ch.-l. do cant. do Lot-et-Garonno, arrond. et d 23 kilom. do Marmande, sur uno hante colline commandant la vallée du Drot, affluent droit de la Garonne; 1.031 h. Chûteau du xv" siècle. Siège d'un duché érigé en 1689 pour Jacques-Henri de nnrfurt.iiiaréchaldo Franco.— Locunton a 15 coniin. et 8.180 bah.

Duras (Jacques-Henri de Durfort, duc dr), maréchal de Franco, né on 1625, mort on 1704. Pendant la deuxième Fronde (1651), il fut nommé lieutenant général par lo prince do Condé, ot reconnu on cette qualité lorsuu'il fit sn paix avec la cour (1657). 11 servit en Italie et dans les Pays-Bas, et l'ut nommé gouverneur de la Franche-Comté. A lu conrjuéto do laquelle il avait contribué, puis maréchal do France ou 1075 et duc ot pair eu 1089.

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