CUIRE
— B.-arts. Marqué trop fortement, sec et heurté : Dessin correct, mais dur. il S'applique aussi à l'instrument dont on se sert pour produire un travail sec et heurté : Avoir un pinceau dur, un cragon uuR. Il Cru, dépourvu de moelleux : Des tons durs, lin coloris dur.
— Manèg. Avoir les réactions dures, Etre dur au trot. Avoir le trot dur. Se disent d'un cheval lorsqu'on posant les pieds à terre, il communique au cavalier qui le monte de fortes secousses, il Cheval dur de bouche ou qui a la bouche dure. Cheval presque insensible à l'action du mors.
— Mar. La mer est dure. Se dit quand les lames sont courtes et que le navire tombe brutalement dedans.
— Mus. Se dit des intervalles et des accords qui blessent l'oreille quand ils sont trop répétés, mais qui, étant bien ménagés, ajoutent à l'expression par les contrastes : Le progrès diatonique de trois tons forme des intervalles durs. Les dissonances majeures sont des accords durs, il B dur. Se disait autrefois pour bécarre.
— Pathol. Pouls dur. Pouls sec, dépourvu de souplesse et d'élasticité.
— Syn. Dur, austère, rigoureux, rude, sévère. V. Aus-rhUR.
— Anton. Blêche, blet, flasque, mol, mollasse, mou, souple, tendre.
— n. m. Ce qui est dur, ferme et solide : Le dur est le contraire du moelleux.
— Arg. Bagne, travaux forcés. — Eau-de-vie. n Arg. des typogr. : Etre dans son dur, Travailler avec ardeur.
— Loc, pRov. : Quand l'un veut du doux, l'autre veut du dur. Se dit en parlant de deux personnes qui ue s'accordent jamais.
— n. f. : Coucher sur la dure. Au propr. Avoir une couche dure ou même pas do lit; coucher sur la terre nue, et, au fig.. Endurer de rudes privations, il Fig. : 1" Parole, assertion très extraordinaire, très difficile à croire ; 2» Au plur. Injures violentes, reproches très vifs : En dire de durks.
— Arg. La dure. La maison centrale, ii Voler à la dure^ Voler avec voies do fait, violences.
— Loc. adv. A la dure, D'une manière dure, sans les ménagements ordinaires : Elever un enfant À la dukk.
— Adverbialem. au niasc. Durement, sur un objc^t dur: Etre couché dur. il Profondément : Dormir dur. ilEnorgîquement, vigoureusement : 2'ravailler dur.
DURABILITÉ n. f. Qualité de ce qui est durable.
DURABLE ailj. Qui dure longtemps; qui a les qualités nécessaires pour durer longtemps ; Rien n'est durablk sur la terre. (Mass.)
— Syn. stable, constant, permanent, etc. V. constant.
— Anton. Court, éphémère, fugace, fugitif, instantané et momentané, passager, périssable, temporeUre, transitoire.
DURABLEMENT adv. D'une manière durable.
DURACIN, INE {sin. sin'— du lat. duracinus, même sens) adj. Qui u la chair adhérente au noj-au (lo masc. n'est plus usité). Il Pèche rfur«cint* ou substantivem. Z>u7'<icjnc, Variété de pêche à peau veloutée, mais dont la chair ofl'ro une certaine dureté.
DUR^US. Biogr. V. DURY.
DURALEX, SED LEX {La loi est dure, mais c'est la loi), maxime al)solue, que I on cite en parlant d'une règle, d'un© circonstance nénible. etc., que l'on déplore, mais à laquelle on est forcé uo se soumettre.
DuRAM ou DURAO (José db Santa-Hita), ooète brésilien, né près do Mariaiia. dans la province do Minas- Gerâes, en 1737, mort ù Lisbonne en 1783. Reçu docteur on théologie A Coïmbro, il entra dans l'ordre do Saint-.\ugustin. Son principal ouvrage est un poème ayant ]iour sujet l'histoire de l'aventurier galicien Diego Alvarez Correa, surnommé « Curamura u, le héros légendaire do Hulna, publié i\ Lisbonne on 1781, sous lo litre do Curamuru, poema enico do dcscobrimtento de Bahia (trad. franc., I82'j), (|ui est devenu, au Brésil, l'épopée nationale.
DURAMEAU (Louis-Joan-Jacques), peintre d'histoire, prix do Kuine en 17&7, membre de l'Académie do peinture (1771), né A Paris en 1733, mort i\ Versailles en 17i>0. Il fut professeur î\ r.Veudéinie, peintre du roi et garde dos tableaux de lu couronne. Son dessin est pur, son pinceau vigoureux ot faeilo. On distinguo, ]>armi sos toiles : l'Eté, plafond do lu galerie d'Apollon, nu musée du Louvre; /« Mort de saint François do Suies ; la Continenrr de /ta;/attl;
DURAMEN — DURAND
Saint Louis lavant les pieds des pauvres ; Herminîe sous tes armes de CloHnde ; Retour de Bélisaire dans sa famille. Los musées d'AIençon et de Besançon renfcrmeut dos peintures de Durameau.
DURAMEN («ié»'— mot lat.; de durus, bois) n. m. Cœur du bois.
— Enctcl. Le duramen est constitué par les parties centrales plus vieilles de la tige ; il est dur et plus fortement coloré que les couches p6riphèric|ues ou aubier. Cependant, suivant l'espèce d'arbre, les différences entre ces libres ligneuses sont plus ou moins accentuées ; ainsi, dans le peuplier, il n'y a pas de disimction entre l'aubier oi le duramen, tandis que, dans l'ôbène, l'aubier est blanchâtre et le duramen noir foncé.
DuRAN (Augustin), littérateur et critique espagnol, né et mort à Madrid (1793-1S02). Ses écrits ont exercé une influence prépondérante sur la littérature espagnole. Familier avec les vieux romanciers, l'histoire du Cid et les comédies de Calderon et de Moreto, il entreprit de lutter contre le goût français, qui régnait dans les lettres et au théâtre, au grand détriment du g:ênie national, et publia son Essai sur l'influence que la critique moderne a exercise sur la décadence de l'ancien théâtre espagnol (182S). En même temps, il ressuscitait la vieille littérature espagnole en publiant un grand nombre de Romanceros, recueils de romances ou chausons chevaleresques, et la Thalîe espagnole, recueil de vieilles comédies castillanes (i83-i/.
DURAN (Diego), dominicain espagnol du Mexique, né à Mexico, mort eu 1588, auteur d'ouvrages très précieux sur l'histoire et les antiquités mexicaines : Antiguallas (1579; Mistoria de los Mexicanos (iSSi), publiées en 1S67-18S0, à Mexico, par J. F. Rarairez.
DURAN (Carolus). Biogr. V. C.vrolos Duran.
DURANGE (la), le plus long des torrents de France et l'un des plus capricieux, dans les Alpes du Suil-Est, et qui a pour tète la Clarêe ou Clairée. Au pied de Eriançon, par 1.200 mètres, elle reçoit la Guisanne, la Gyronde qui descendent du Pelvoux, et le Guil, arrivé des roches du Queyras ; elle laisse à droite Embrun sur un rocher do 100 mètres de haut, reçoit l'Ubaye, le Buech à Sisteron, la Bléoue à Digne, l'Asse et le Verdon. Elle passe dès lors de la région des avalanches dans les plaines du Conitat et de la Provence, dont elle alimente les canaux; côtoie à droite les monts du Lubéron, coule près de CavaiUon et s'unit au Rhône, à 5 kilom. d'Avignon. Cours 350 kilom.
DURANCY (Céleste'», cantatrice dramatiijue française, née en 1746, morte à Pans en 1780. A peine âgée de treize ans, elle débuta à la Comédie-Française dans le rôle de Dorine de Tartuffe; trois ans après, elle passait à l'Opéra, rentrait à la Comédie en 1766, e.t enlin, l'année suivante, reparaissait à l'Opéra. Elle était laide, mais aussi bonne actrice que cantatrice habile. Parmi les ouvrages dans lesquels elle se distingua, il faut citer Hippolyte et Aride, Méaée, Alceste, Castor et Pollua-, le Devin du village, Orphée, Erneiinde, Persêe, etc.
Durand (dom), bénédictin normand, né en 1012 au Neubourg (diocèse d'Evreux). mort en 1089. Admis dans l'ordre de Saint-Benoît, au monastère de Sainte-Catherine de Rouen, il y fut le confrère de Nicolas, tîls de Richard III, duc de Normandie, depuis abbé de Salnt-Onen. Le duc Guillaume le Bâtard nomma, en 1059, Durand abbé de Saint-Martin de Truarn, près de Bayeux, et, devenu roi d'Angleterre, le mit au nombre de ses conseillers. Durand écrivit, contre l'hérétioue Bérenger, un traité Du corps et du sang de Jésus-C/wist. Il était très versé dans la théologie, la philosophie et la musique.
Durand de Pernes, troubadour du xm'' siècle. Il exerçait le métier do tailleur dans la petite ville de Pernes ( Vaucluse ) ; il est l'auteur d'un sirvente très violent (publié dans les Gedichteder Troubadours, de Mahn, n" 56), relatif aux événements de 1242, où il déplore que la révolte des barons méridionaux contre Louis IX n'ait pas réussi, et où il reproche durement leur mollesse à Jacques I'' d'Aragon et à Henri III d'Angleterre. Il est probablement identique à un Durand, n tailleur de Carpentras », auteur d'un sirveme politique à peu prés contemporain do la pièce précédente.
Durand, nummé aussi Durant! ou Durantis (Guillaume), évèque de Monde, né à Puimisson, près de Béziers, en 1237, mort à Berne en 1296. Elève, à Lyon, du dominicain Henri Suzo, il se rendit à Bologne, où il enseigna le droit. Le pape Clément IV le nomma auditeur de rote. Grégoire X l'envoya au concile de Lyon (1274) et le fit gouverneur du patrimoine de saint Pierre. La rigueur qu'il déploya contre les habitants de Forli, rebelles au saint-siège, l'ayant rendu odieux aux Italiens, il retourna en France, fut quelque temps doyen du chapitre de Chartres, et devint, en 1287, évoque de Mende. En 1295, il refusa l'archevêché de Ravenne, que lui offrait Boniface VIIL Envoyé par ce pape en mission daus l'ile de Chypre, il mourut à son retour. Durand de Monde occupe uu rang distingué varmi les cauonistes et les liturgistcs. Ses principaux oupragcs sout le Spéculum judiciale, qui lui a valu le surnom de Speculator, ot le Rationale divinorum officiornm.
Durand (Guillaume), surnommé Doctor resolutissimus, philosophe de l'école scolastiquo. né à Saint-Pourçain (Auvergne), à une époque indéterminée du xiii" siècle, mort vers 1333. Il était entré de bonne heure dans l'ordre lie Saint-Dominique et y avait acquis une réputation do savoir qui le lit appeler à Rome auprès du pape Jean XXIL Il remplit pendant quoique temps les fonctions de maître du sacré palais et revint plus tard en France, où il fut fait évéque du Puy on 1318. et, en 1326, évoque do Meaux. Comme philosophe, il était nominaliste, probablement disciple d'Occam; Durand do Saint-Pourçain avait cependant commencé par être thomiste. On a do lui : Jn sententias theologicas Pétri Lombardi commentariorum libri gnatw/r Md86); De origine Jurisdictionum sivc De jurisdictione eccUtîastica et de legibus fl50G); De statu animarwm tanctarum postguam resolutx aant a corpore, opuscule supprimé ou perdu, etc.
Durand (Bernard), jarisconsulle français, né à Chalonsur-Saône vers 1556, mort en 1621. II fut avocat au parlomriit do Bourgone M584). Ses principaux ouvrages sont : Offenne pour la prr.u'unce di- la ville de Châtions en aaêemblée des élaU de bourgogne (1C02) ; Privilèges accordés
aux habitants de Challons par les rois de France et les ducs de Bourgogne (1604). — Son petit-tils, Joseph Durand, né à Clialon en 1643, mort à Dijon en 1710, fut avocat général au parlement de Bourgogne. Il a composé un Mé7noire pour justifier que les héritages du duché de Bourgogne sont préswnés de franc alleu, inséré dans la « Coutume de Bourgogne », et édité les Instituts ou Droit coutujjiier du duché de Bourgogne (1697), ouvrage de son grandpère. — Son lils, Bernard Duraud, né àChalon en 1631, mort en 172G, a composé un petit poème : Description des bains dAix en Savoie.
Durand (dom Léopold), architecte français, né à Saint- Miliiel (Lorraine) en 1666, mort en 1746. Après avoir été avocat et avoir étudié l'arcliiiecturc, il entra dans l'ordre des bénédictins (1701). Ce fut lui qui ht les pians du château do Commercy, des abbayes do Moyen-Moustier, de Saint-Avond et d'Epternach, du prieuré de Chatenoy. Une ciiute qu'il fit en visitant les travaux du château de ComnuM'cy (1708) l'obligea à résigner les fonctions de prieur de Saint-Léonard (Luxembourg), auxquelles il avait été* appelé. Dom Durand a laissé de nombreux écrits, qui attestent la variété do ses connaissances. Nous rappellerons, notamment : Traité historique des eaux et bains de Plombières (1748) ; Recueil sur l'architecture ; Plans de diverses églises; Description des temples de Chine; Termes de l'art et architecture militaires; De la construction des voûtes; Jeux et combats des Grecs; Recueil sur les théâtres des anciens; etc.
Durand (David), ministre protestant français, né à Saint-Pargoire (Héraultl, vers 1680, mort à Londres en 1763. Reçu ministre à l'âge de vingt-deux ans et nommé cliapelain d'un régiment de réfugiés au service de la Hollande, il fut fait prisonnier en Espagne par le duc de Berwick. Durand parvint à s'échapper et revint à Rotterdam; enfin, il partit pour Londres, vers 1714. Il avait été admis à la Société royale de Londres, distinction qu'il mérita par de nombreux ouvrages, notamment : la Vie et les Sentime7its de Lucilio Vanmi (1717); Histoire de la peinture ancienne, extraite de /'Histoire naturelle de Pline, iiv. XXI V, aver le texte latin corrigé et éclairci par des remarques 7wuvelles (1725); Histoire du xiv" siècle (1725- 1729); Histoire naturelle de l'or et de l'argent, extraite de Pline le naturaliste, Uv. XXXIJI, (1729|; Projet d'une édition complète des ouvrages philosophiques de Cictron (,1740); etc.
Durand (Jacques), peintre français, né et mort à \aucy (1699-1707). Venu à Paris en 1714, il y prit les leçons de Nattier, puis partit pour l'Italie, où, grâce à une pension que lui fit Léopold, duc de Lorraine, il passa huit ans à perfectionner son talent. En quittant Rome, il revint à Nancy (1727), et décora la coupole de la chapelle funéraire des ducs de Lorraine. Ses œuvres représentent, pour la plupart, des sujets historiques.
Durand (Jacques-François), pasteur et théologien protestant français, né à Semalé, près d'AIençon. en 1727, mort à Lausanne en 1816. Professeur d'histoire ecclésiastique à Lausanne et chargé ensuite du cours de morale clirétienne, qu'il professa jusqu'à sa mort, Durand a écrit ; Abrégé des sciences et des arts (1762); l'Esprit de Saurin, ouvrage utile a toutes les familles chrétiennes (1767 ; l'abbé Piclion y fit quelques modifications et le publia sous le titre do : Principes d'> la religion et de la morale, extraits des ouvrages de J. Saurin, 17GS); le Bon fils ou la Pieté filiale (1803).
Durand de MaillanE (Pierre-Toussaint), jurisconsulte français, né à Saint-Rémi (Provence) en 1729, mort à Aix en 1S14. Avocat au parlement d'Aix, il fut député aux états généraux do 1789. A l'Assemblée constituante, il fit partie du comité ecclésiastique, rédigea, avec Martineau, le rapport sur la constitution civile du clergé et proposa le premier, à la requête de l'acteur Talma, l'institution d'un mariage civil distinct du mariage religieux. 11 siégea à la Convention, et, lors du procès do Louis XVI, vota pour le bannissement perpétuel. Membre du conseil des Anciens, il devint ensuite conseiller à la cour impériale d'Aix. Avant la Révolution, il avait fait paraître plusieurs ouvrages de droit canonique, où il dévelo]»pait les principes du gallicanisme. Le plus important est intitulé : les Libertés de VEglise gallicane (1770-1776).
Durand (Jean-Baptiste-Léonard), voyageur français, né à Uzerches (Corrèze) en 1742, mort en Espagne* en 1812. Il fut avocat au parlement de Bordeaux, consul de France à Cagliari (Sardaigne), puis, pendant dix-buit mois (1785-1786), directeur de la compagnie de la Gomme au Sénégal. En cette qualité, Durand rendit de réels services au commerce français et exécuta d'intéressantes excursions dans l'intérieur du pays. Durand a publié, en 1802, un très estimalde Voyage au Sénégal.
Durand f Joan-Baptiste-Viucent. baron), général français, né à Besançon en 1753, mort en 1829. Il so rendit, on 1781, en Amérique, où il se distingua lors de la guerre de l'Indépendance; à son retour, il fut fait prisonnier par les Anglais. Mis en liberté, il fut nommé capitaine. A la Révolution, Durand se jeta dans le parti de la réaction, émigra en 1791 et lutta sous les ordres du prince de Coudé jusqu'en 1800. Rentré en France, il dirigea jusqu'en 1814 le dépôt de mendicité de Besançon. Maréchal de camp sous Louis XVIII, il fut retraité comme lieutenant général honoraire.
Durand (Joan-Nicolas-Louis), architecte, né à Paris on 1760, mort à Thiais en 1834. Il était fils d'un cordonnier. Après avoir travaillé quelque temps chez un sculpteur et chez un architecte, il prit des leçons de Boulée, architecte du roi, suivit en môme temps les cours de l'Académie d'architecture. Lors de la création de l'Ecole centrale des travaux publics (Ecole polytechnique), Durand fut appelé à professer l'architecture. On a de lui : Recueil et p'irallf'le des édifices de tous genres aficiens et modernes (1800); Béctt des leçons d'architecture données à l'Ecole polijlecbnique (1801), aven 64 planches; Précis graphique du cours d'architecture (1821), avec 34 planches.
Durand (Charles-Etienne), architecte ot ingénieur français, né à Montpellier on 1762, mort à Nîmes en 1840. Professeur d'archîtocturo pour les états de Languedoc à dix-huit ans.- il fut nomme, en 1788, inspecteur des travaux de cette province et fit exécuter diverses construetions importantes: entre antres, le ]iont do Nors, prés il'Alais. Pon<tant la Kévulutiou, il outra daus le corps des
ponts et chaussées, devint ingénieur do première classe en 1805. On lui doit la construction de l'importante chaussée du Rhône, entre Tarascon et Beaucaire (1812J, la restauration de la Maison Carrée de Nîmes et d'une partie de lamphiihéâtre de cette ville, plusieurs églises et les temples de Calvisson, de Vauvert, etc. Durand a publié : Description des monuments antiques du midi de la France (1819).
Durand (AsberBKOWN), graveur et peintre américain, né à Jefi'erson (Etat de New-Jersey) en 1796, dune famille de protestants français, mort en 1874. Il s'occupa d'abord do travaux industriels et se fit connaître par sa gravure du tableau de Trumbull, la Déclaration de l'indépendance, à laquelle il travailla pendant trois ans. Depuis lors, il fut constamment occupé à la reproduction de tableaux do maîtres américains. Comme peintre de paysage, Durand so fait surtout remarquer par les soins minutieux qu'il apporte à son travail. Nous rappellerons, parmi ses paysages : le Matin et le Soir de la vie (pendants); Lac au soleil couchant; Forêt vierge (1853); Dans les bois (1854); Monts Francnnia (1858); les Chutes de Catskill (1859). Parmi ses tableaux de genre et d'histoire, on remarque : IJariey Rirch et Washington; Souvenirs d'un vieillard; Capture du major André. Durand a été l'un des fondateurs de l'Académie nationale de dessin, et en fut élu président.
Durand (Hippolyte Baudel), jurisconsulte et homme politique français, né à Versailles en 1805, mort à Nevers en 1861. Nommé parle gouvernement provisoire, en 1848, commissaire du département de Seine-et-Oise, il y fut élu représentant du peuple à la Constituante, et il se montra hostile au nouveau régime qu'il avait aidé à naître; il vota presque constamment avec la droite et appuya la politique de l'Elysée. Non réélu à la Législative, il entra au barreau de Nevers. II a écrit : Général Hoche, souvenirs et correspondance (1832); De la nécessité de rfviser la loi sur la vente des bie/is immeubles (1845); Mémoire sur l'organisation du crédit foncier en France (1856); etc.
Durand (Hippolyte-Louis), architecte, né à Paris en 1807, mort à Tarbes on 1882. Elève de Lebas et de Vaudoyer, il suivit les cours de l'Ecole des beaux-arts (1822J, où il remporta le prix départemental (1830). De 1833 â 1845, Durand exposa à divers Salons des dessins d'architecture. Il a construit une salle de spectacle à Moulins, un grand nombre d'églises. Durand a pris part à la fondation de la Société centrale des architectes. Il a édifié aussi le château de Monte-Cristo, pour Alexandre Dumas, et la villa Eugénie à Biarrits.
Durand (Pierre-Bernard), botaniste français, né à Montpinçon (Calvados) en 1814, mort à Caen en 1853. Il devint, en 1844, pharmacien en chef des hospices de Caen, où il professa la médecine et la pharmacie. Nous citerons, parmi ses écrits : Exposition du règne végétal (1840).
Durand (Joseph-Pierre, dit Durand de Gros, et connu encore sous le pseudonyme? do Philips), physiologiste et philosophe français, né à Gros, près de Rodez (Aveyron), en 1826. Socialiste militant, il prit part aux journées de Février ; il dut s'expatrier â la suite du coup d'Etat de 1851. En Angleterre, où il se retira, il eut connaissance des expériences de suggestion byimotique qui se faisaient en Amérique sous le nom d'électrobiologie, et, sous le pseudonyme de Philips, se mit à propager par des conférences la nouvelle doctrine. 11 alla ensuite en Amérique, où il termina les études médicales qu'il avait dans sa jeunesse commencées à Montpellier. Rentré à Paris en 1860, après l'amnistie, il reprit ses démonstrations publiques et ses publications sur l'hypnotisme. Esprit original, caractère énergique, ennemi des sentiers battus, on peut le considérer comme un précurseur des écoles de la Salpétrière et de Nancy. Ses principaux ouvrages, où les tendances philosophiques l'emportent, malheureusement, sur la rigueur des observations, sont : Electrodynamisme vital ou les Relations physiologiques de l'esprit et de la matière {\%^b) ; Cours de braidisme ou hypnotisme nerveux (1860); Essais de physiologie philosophique (1866); les Origiîies ajiimales de l'homme éclairées par la physiologie et l'unatomie comparatives (1871) ; le Merveilleux scientifique (1894).
Durand (Marie-Auguste), compositeur et éditeur de musique français, né en 1830 à Paris. Elève du Conservatoire, il fut organiste des églises Saint-Ambroise, Sainte- Geneviève, Saint-Roch et Saint-Vincent-de-Paul. Il s'efforça de vulgariser l'orguc-harmonium, et, dans ce but, fit plusieurs voyages à l'étranger. Comme compositeur, Durand s'est fait connaître pair deiLx messes, de nombreux morceaux pour harmonium, des morceaux de danse, etc. Il a fait aussi la critique musicale daus divers journaux.
Durand (Emile), professeur et compositeur français, né à Saint-Brieuc en 1830. II fit de bonnes études au Conservatoire et obtint, en 1853. le second prix de Rome à l'Institut. Il se livra ensuite à l'enseignement et devint professeur de solfège, puis d'harmonie au Conservatoire. Il a composé de jolies mélodies vocales et deux opérettes : VElixir de Cornélius (1868), et l'Astronome du Pont-Neuf (1869), ainsi que deux ouvrages théoriques de valeur : un Traité d'harmonie, qui a pris place dans l'enseignement du Conservatoire, et uu Traité de composition musicale.
Durand (Godefroy), dessinateur, né à Dusseldorf, de parents français, en 1832. Il fit ses études â Paris et prit des leçons de peinture de Léon Cogniet. Toutefois, c est comme dessinateur qu'il s'est fait connaître. Il collabora â de nombreux journaux d'illustration, et il a illustré des riimans du « Voleur « . les Grandes rpuques de la France, d© Marguerin et Hubault; la Vie de Jésus, de Renan; ta Guerre au Maroc, do Ch. Yriarte, etc.
Durand (Eugène-Frauçois-Jo?eph) , jurisconsulte français et homme politique, né à Tinténiac (lUe-et-Vilaine) en 1838. Agrégé en 1864, il fut nommé, en 1868, jirofessour en titre do code civil à la Faculté de Rennes. En 1877, il fut élu député par l'arrondissement de Saint- Malo, réélu en 1881. En 1883, il fut sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'instruction publique, dans le cabinet Ferry. Réélu en 1885, il ne so présenta pas en 1889, et fut nommé, cette année, conseiller à la Cour de cassation. On doit à Durand : Etude sur les sociétés voctigalium en droit romain et sur tes sociétés en commandite en droit français (1862); Des offices considérés au point de vue des transactions privées et des intérêts de l'Ltat {li,63); Des donations déguisées (1874); etc.
DuRANDALoii plus corriictoni. DuRENDAL (rnn), nom do IV^im'h' do Kolund, dans los chaiisuns do ^'osto,
— KNcYir.. 11 a été donr.6 du mot « Duraudal • bion des étymologios, toutes incortainos; ce nui est sur, c'est que la t'oi-ino la plus ancionno, attostoo par los rédactions (Strangôrcs do nos poi'imos ot l'inscription do la statuo do Uoluiid i|uiostauporciiodo V(irouo,ost DurenUarl. D'aptàs la lô^jeudo, Durandal est, commo la plupart dos autres (Spéos illustres, l'œuvre du forgeron Galand (lo Woland mytliiquo dos épopées germaniques); elle fut conquise par Roland sur lo jeune Eaumont, fils do l'émir Agolant, ou, d'après uno autre tradition, elle lui fut donnée par Cliarlemagno, à qui un ange avait ordonné do la rcraottre au meilleur de ses capitaines. Dans la CAatisoii </e Jloland. lo héros, se sentant mourir, lui adrosso un touchant adieu et essaye en vain de lu briser sur le roc.
DURAND-BRAGER (Jean-Baptiste-Henri), peintre et dessinateur français, né ,1 Belnoé, prés do Dol, en 1811, mort à Pans en 1879. Après plusieurs campagnes au long cours, il entra dans l'atelier du peintre Eugène Isabey. Bientôt après, il parcourut l'Europe entière, l'Algérie, 'le Sénégal et presque toute la cote atlantique d'Afrique. En 1840, Durand-Brager fut attaché à l'o.'cpédition chargée de rapporter en France les cendres de Napoléon I", sur laquelle il publia un in-folio, avec texte ot pièces officielles, intitulé : Sainte-HiUènc, Iranslalhn du cercueil de Napoléon I", etc. Il rentra on Franco A la lin de 1843 et peignit le Combat de la frégate française Niémen contre les fréqates aiujtaises Arethusa et Amothyst (musée do Bordeau.x). L'année suivante, le gouvernement lui commanda deuxgrandes toiles : le Bombardement de Moyador et la Prise de Vile de Moqador. Après la prise do "Séhastopol, il fit partie de l'expédition do Kinburn. Il a peint, sur cette guerre, vingt et un tableaux, qui figurent au musée île Versailles. Il exécuta.peu après, pour l'empereur de Russie, une grande toile du Combat de Sinope, l'une des plus remarquables qu'il ait produites. En 1SG6, Durand-Brager peignit le panorama : la Bataille de Lissa pour l'empereur d'Autriche. En 1869, il exécuta pour Versailles : le Deuxième combat entre les batteries japonaises et les escadres alliées. Durand-Brager a publié : (./ Marine française; la Marine du commerce; une suite d'Etudes de marïjie ; Ti/pes et pbi/sionomie des armées d'Orient; etc. ; entin, il faudrait encore citer une grande quantité de tableaux, dont les plus importants sont : le Naufrage du baleinier Solidor; une Vue d'Eupatoria, au musée do Nantes ; Evasion des prisonniers français du ponton delà Vieille-Castille dans la rade de Cadix; une Marée basse, au musée de Laval.
DURAND-CLAYE (Charles-Léon), ingénieur, né à Paris en 1830. Ancien élève de l'Ecole polytechnique, il devint ingénieur en chef, professeur des cours de routes et de chimie appliquée (1884) et directeur du laboratoire à l'Ecole des ponts et chaussées, enfin inspecteur général (1891). On lui doit : Chimie appliquéeà l'art de l'ingénieur (1883); Routes et chemins vicinaux (1885), avec Léopold Marx ; etc.
DURAND-CLAYE( Alfred-Augustin), ingénieur français, frère du précédent, né et mort à Paris (1841-1888). Ancien élève do l'Ecole polytechnique ot ingénieur, il fut attaché, en 1860, au service do la ville do Paris et chargé d'étudier la question des eaux d'égout et de l'assainissement de la Seine. Partisan du « tout à l'égout ", il fit exécuter les travaux d'épandago à Gennevilliers. Il devint professeur à l'Ecole des beaux-arts et à l'Ecole des raines et ingénieur en chef. Ses principaux ouvrages sont : Situation de la question des eaux d'éfjout et de leur emploi agricole en France et à l'étranger (1873); Assainissement de la Seine (1876); Assainissement de Paris (1884); Jnstallations d'écoulements directs à l'égout (1885); l'Assainissement intérieur et extérieur de la ville de Berlin (1885); Hj/drauligue agricole et g,énie rural (1890). Un monument, du au sculpteur Boucher, lui a été érigé à Asnières on 189 1 .
DuRAND-DESORlvIAUX(I<'ernand), magistrat et philosophe Irançais, né à Saint-.Julien (Yonne) en 1840, mort ù Brienon (Yonne) on 1881. Il fut substitut à Bar-sur-Seino et à Arcis-sur-Aube, puis conseiller général de l'Yonne et juge à Rambouillet (1872). Démissionnaire en 1876, il fut chef do cabinet au ministère do la justice, mais il abandonna ces fonctions au Seize-Mai. .Après l'élection de Grévy à la présidence, Durand-Desormaux fut nommé directeur du porsounel au ministère de la justice (7 févr. 1879). En 1880, il fut nommé conseiller d'Etat. Ses ouvrages ont été publiés après sa mort : Uéflexions et pensées (1884), avec une étude do Ch. Yriarto sur la vie, le caractère et les travaux do l'auteur ; les autres, intitulés : Etudes philosophiques. Théorie de l'action et Théorie de la connaissance (1884).
DURANDÉE n. f. Bot. Syn. de rapiunus.
DUBAND-FARDEL (Charles-Louis-Maxime), médecin français, né et mort .4 Paris (1S15-1899). Ses ouvrages sont consacrés à l'étude des maladies chroniques ot des eaux minérales. Il faut citer : 'Traité clinique et pratique des maladies des vieillards (1854) ; Traité thérapeutique des eaux minérales (1857); Dictionnaire général des eaux minérales (1S59-18G0), on collaboration avec Le Brot et Lofort. Ce savant était un fin lettré qui. dans les dernières années do sa vie, s'était pris do passion pour la littérature italienne et avait fait une étudo spéciale de Dante et do son œuvre. Il a publié sur ce sujet : tJantc Alighieri {mm); Dante Alighieri: une Vue du paradis (1894); la Divine Comédie, traduction (1894); l'Amour, dans la Divine Comédie (1895) : ta Personne de Dante dans la Divine Coméilio, étudo psychologique (1896) ; Dante et Béatrice dans la Vita nuova (1897) ; Dante Atighieri ; La Vita nuova, traduction (1897).
DURAND-MOLARD (Martin), puhlicisto français, né à Ch.'ltillon-sur-Chalaruiine on 1771, mort :'i Nantes en 1831. Il collabora, à Paris, à la » Gazette universelle •• et aux " Nouvelles politiques ■ (1792), fouilles qui combattaient à outrance la Révolution. Forcé do se cacher pendant la Terreur, Durand- Molard devint, après lo 9-'l'hermidor, rédacteur du o Courrier républicain » ; il prit part à l'insurrection <les sections au 18 vendémiaire, parvint encore une fois à se cacher et fut condamné à la poine de mort par contumace (1795). Malgré cotto condamnation, il dirigea, deux ans plus tard, la fouille royaliste « l'Europe politique et littéraire ». Proscrit le 18 fructidor do la mémo année, Diiraud-Melard so réfugia à LyfMi. Après le 18-Brumaîro, il outra dans l'administration do Bonaparte. Lors do la rentrée dos Bourbons on