‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 850 sur 870 · V. CliARLKS III · texte numérisé non relu

V. CliARLKS III

Durazzo, famille génoise, dont les principaux membres furent : le doge Jacques (1573-1575); le doge Pierre (1619-1621); le doge César (1665-1667); le doge Pierre II (1685-1687), qui répara les ruines de Gênes bombardée par les Français; le doge Vincent (1709-1711) ; le doge Jean- Etienne (1734-1736)), et le doge Marcellin (1767-1769), qui céda la Corse à la France.

DurbaCH, bourg de l'Allemagne (gr. -duché de Bado [cercle d'Olfenbourg]), sur le />H/'ôac/i, affluent du Rhin: 2.300 hab. Distilleries de kirsch; récolte et commerce do vin.

Durban, ch.-l. de cant. do l'Aude, arrond. et à 32 kil. do Narbonne, sur la Berre, en amont du confluent du Berron; 910 hab. — Le canton a 13 comm. et 5,823 hab.

Durban, ville maritime de l'Afrique australe, la plus importante do la colonie anglaise do Natal. Elle compte 17.920 hab., alors que Pietcrmaritzburg, capitale de la colonie, n'en a que 12.307. Durban doit son importance à son faubourg maritime : Port-Natal, situé à 2 kilom. do l'agï^lomération urbaine proprement dite, à laquelle il est relié par un chemin de fer. Durban est le |ioint de départ d'une ligne ferrée do pénétration, qui va se joindre aux réseaux de rOrango et du Transvaal.

DURBAR n. m. Audience solennelle, sorte de cour pléniôre, tenue dans l'Indo anglaise par le gouverneur général ou par les anciens souverains indigènes, (Un durbar qui a laissé un souvenir profond est celui que tint lord Lytton à Delhi, en janvier 1877. lorsque la reine Victoria fut proclamée impératrice de l'Indo.)

DURBEG (fjéf^ — de dur, ot bec) n. m. Genre d'oiseaux

ftaBfiereaux conirostros, famille des fringillidés. tribu des oziinés, comprenant six ospôcos propres à l'hémisphèro boréal.

Durbec.

— Enctcl. Les durbecs sont caractérisés par leur bec bombé, à mandibule supérieure crochue, leurs tarses courts ot forts, leurs ailes assez longues.

L'espèce d'Europe est le durbec vulgaire {piiiicola ou con/thus enucleator), long de 0"» ,20, d'un rouge vineux marqué de blanc et de noir, qui habite les forôts du nord de l'Europe et de l'Asie, où il vit par paires, mais se réunit l'hiver en grandes bandes. Les autres dur becs sont répandus dans l'Amérique du Nord {pinicola Canadensis) et dans la région himalayenne [pinicola subhemachala). Une espèce habite l'Afrique occidentale [pinicola Bartoni, du Cameroun).

DURCAL, comm. d'Espagne (Andalousie [prov. do Grenade]), sur le rio de Durcal, affluent du rio Grande, au pied de la sierra Nevada; 2.600 hab. Moulins à huile, minoteries, distillation d'eaux-do-vie, fabriques de savon et de pâtes alimentaires.

DURCET, comm. de l'Orne, arrond. et à 23 kilom. de Domfront, près du ruisseau de Gines, sous-affluent de l'Orne par la Rouvre ; 467 hab. Elevage.

DuRCET [si:) n. Race bovine due aux travaux du marquis de Torcy, propriétaire à Durcet (Orne) : Un, Une durcet. Il PI. Des DDRCETS.

— Adjectiv. : Un bœuf dvbcet.

— Encycl. Cette race a été créée par voie de métissage entre les races normande, schwitz et durham. Par ses formes, elle se rapproche beaucoup de la race durham; cependant, elle a conservé des traces des variétés normande et sch-fl'itz. Elle a les membres plus longs et plus osseux que le durham, l'encolure trop épaisse et trop lourde, et la poitrine encore trop étroite. Elle fournit de la bonne viande; mais elle est impropre à donner du lait et à travailler. On ne sait pas encore à quel point cette race peut être utile pour améliorer le bétail.

DURCIR [sir] v. a. Rondrc dur : La gelée ddrcit le sol.

— Fig. Hébétor, paralyser : Il y a des gens oui glacent et DVRCissKNT votre imaginât io7i. (A. Karr.) n Endurcir, fortifier: Durcir un jeune homme au travail. (^Vieilli.)

— V. n. Devenir dur : Les œufs, plongés dans l'eau bouillante, DURCISSENT.

Se durcir, v. pr. Devenir dur, gagner en dureté : les bois SE DURCISSENT cn séchant, n Etre durci : Il faut que certains bois se durcissent au feu.

— Syn. Durcir, endurcir. Le premier de ces verbes marque simplement l'action de rendre dur; le second exprime la même action comme produisant son effet peu à peu, par degrés, avec un progrès lent. La brique se durcit rapidement au feu. La plante des pieds s'endurcit quand on marche habituellement nu-pieds.

— Anton. Amollir, attendrir, dédurcir, malaxer, mortifier, ramollir.

DURCISSEMENT [si-se-man] n. m. Action de rendre dur : Le durcissement du plâtre gâché est très rapide, il Action de devenir dur : Le durcissemi^nt des os s'opère avec l'âge. (Buff.) Il Etat de ce qui est durci : Œufs dont te durcissement est incomplet.

DURCISSEUR (si'Scur'), EUSE adj. Qui durcit.

DURDAT-LAREQUILLE, comm. do l'Allier, arrond. et à 13 kilom. de Moni.Iu(;oii, non loin du ruisseau do Néris; 2.138 liab. Ch. de f. économique de Varonnes à Marcillat. Houille, huilerie, fabrique de sabots.

DuRDENT (René-Jean), écrivain français, né à Rouen en 1776. mort à Paris en 181-9. D'abord peintre et élève de David, il ne tarda pas à se consacrer à la littérature. Il écrivit des romans, des épopées, des ouvrages d'histoire, d'un stvio facile, mais peu soigné, et aujourd'hui tout à fait oubliés. On peut citer Austerlitz [1S06), poème en deux chants ; des ouvrages descriptifs comme Promenades de Paris ou Collection de vues pittoresques et de jardins publics (1812) ; des compilations historiques : Bistoire de la Convention nationale de France il?>\l) ; Histoire littéraire et philosophique de Voltaire (1818); des articles à la H Biographie universelle » ; etc.

DuREAU DE La Malle (Jean-Baptiste-Joseph-René), littérateur français, né à Saint-Domingue en 1742, mort à Langis (Orne) en 1807. Il fut lié avec les principaux écrivains de son temps, devint membre du Corps législatif en 1802 et entra à l'Académie française, en 1804. Il a publié des traductions do Tacite, de Salluste et de Tite-Live.

DuREAU DE La Malle (Adolphe-Jules-César-Auguste), érudit français, fils du précédent, né et mort à Paris (1777-1857). Il s'occupa d'abord d'art et de poésie et publia des traductions en vers de Françoise de Aimini, le célèbre épisode de Dante (1798), et des Argonautigues de Valerius Flaccus (1811). Après son entrée à l'Académie des inscriptions (1818), il fit paraître un poème de dix mille vers : Bayardoii la Conquête du Milanais (1823), puis se consacra à des travaux d'archéologie, de ç;éographie et d'histoire : Becherches sur la patrie et l'origine des atiimaux domestiques et des plantes usuelles (1825); Recherches sur l'histoire de la partie de l'Afrique septentrionale connue sous le nom de régence d'Alger fl837); Vot/ages dans les régcnces de Tunis et d'Alger (1838); etc. Ses études d'archéologie et d'histoire ancienne ont été réunies et publiées par lui, sous le titre de Economie politique des Romains (1840).

DURÉE n. f. Action de durer, permanence do l'existence : En France, les abus sont comme les rois : ils s'ij légitiment par leur durêk. (E. de Gir.) ii Temps pendant lequel dure un objet; existence considérée sous le rapport uo sa permanence : Rien n'est plus incertain que la durée de la vie de chacun de non.'!, w Qualité de ce qui dure, durabilité : L'accroissement insensible est le véritable signe de la DURiriE. (J. de Maistre.)

— Absûl. Temps, succession des instants : La durée n'est pas en absolu, car elle n'est qu'une l'elation.

— Fam. Etre de durée, Durer, fitro propre à durer longtemps : Etoffe qui skra de durke.

— Mus. Temps pendant lequel on doit maintenir un son, uno note ou un silence, et qui varie suivant le mouvement et la mesure dos morceaux de musique. Il On dit aussi valeur. V. NOTE, SlLIiNCE.

— Syn. Durée, temps. Durée rappelle toujours l'idée des choses qui existent pendant uno suite de moments ; on dit : la durée d'un rogne, d'une maladie, etc.; et, lors môme qu'on no désigne pas la chose dont Tcxistence est ainsi mesurée, l'esprit aperçoit d'une manière vague les choses dont l'existence se prolonge et se mesure. Temps est plus abstrait : il exprime la durée en elle-même; il en fait une chose distincte fort difrtcile à détinir, il est vrai, mais que tous le monde comprend aisément, comme on comprend l'espace.

DURELIN (orig. inconnue) n. m. Nom forestier d'une variété de chêne à grandes et larges feuilles, que l'on appelle aussi chêne rouvre ou roure.

DUREMENT adv. Avec dureté, sans ménagement: Traiter quelqu'un duremi:nt. Il D'une manière austère : K/i'ï'e durement. Il Violemment, avec une excessive énergie : Frapper durement. Il D'une manière très saillante et vigoureuse : Les 7nuscles doivent être durement exprimés. (Buff.)

DURE-MÈRE n. f. Anat. Membrane la plus résistante et la plus extérieure des trois méninges. Il Fam. Cerveau, tête, dans le sens ligure d'esprit, il PI. Des iïure.s-mèri:s.

— Encyci,. La dure-merc enveloppe l'axo cérébro-spinal, depuis le crâne jusqu'à la partie moyenne du canal sacré. Sa portion inférieure ou rachidionno a la forme d'un cylindre creux. Sa portion crânienne ressemble à une sphère creuse, présentant à l'intérieur quatre prolongements : la faux du cerveau, qui sépare les deux liémisphères cérébraux; la tente du cervelet, située entre le cerveau et le cervelet ; la faux du cervelet, qui sépare les deux lobes cérébelleux, et la tente de l'hypophyse, qui s'étend horizontalement au-dessus de la selle turcique et de la glande pituitaire.

DÙREN(le Marcoduruniàùs Romains), ville d'Allemagne (Prusse [prov. du Rhin]), sur la Roer ; 15.000 hab. Industrie active ; fabrication de draps, fonderies de fer, fabriques d'objets d'acier, tanneries, distilleries, papeteries. Belle église dédiée à sainte Anne et remarquable par son orgue, son maître-autel de marbre et sa chaire de bois artistiquement sculptée. Ville très ancienne, Diiren appartint à la France, de 1794 à 1814.

DURÈNE n. m. Hydrocarbure C4I'(CH^)', isomère des cimènes et résultant de la substitution de quatre groupes méthyl à quatre atomes d'hydrogène du benzène. Syn. té-

TRAMÉTHYLBENZENE, DUROL.

— Encycl. Les trois tétraméthylbenzènes prévus par la théorie ont été préparés, ce sont : le durène, fusible vers 80" ; Yisodurène, hydrocarbure liquide à la tempéreture ordinaire; Iq prennitène, qui fond à — 4".

DURENQUE, comm. de l'Aveyron, arr. et à 26 kil. de Rodez, sur la Durenque; 985 hab. Scierie de bois, moulins.

DURÉNOL n. m. Chim. Composé que l'on obtient en formant le dérivé monosulfoné du durène, en le mettant en fusion avec la potasse et en précipitant par l'acide chlorliydriquo.

DURER (lat. d'irare; de durus, dur) v. n. Continuer à exister, être d'une manière persistante : Le siège de Troie DURA dix ans. La beauté physique est éphémère, la beauté morale peut durer toujours, il Fam. Continuer à vivre : Phtisique qui ne durera pas longtemps, il Faire durer, Prolonger.

— Absolum. Etre d'une façon permanente; continuer à être : L'univers dure, donc il est bien fait. (V. Cousin.)

Il Avoir une longue durée ; Tout ce qui doit durer est lent à croître. [BonaXd.) il Se conscrveE, garder ses qualités: Les vins des plaines humides ne durent pas. il Vivre : L'espoir de l'immortalité ne sert pas peu à nous faire durer ici-bas. (Michelet.) U Par anal. Paraître long, eu parlant du temps : Presque toujours les heures jîous durent, il Par oxt. Résister, se maintenir : L'envie ne dure pas contre la médiocrité. (DeCustine.) ii Rester, attendre plus longtemps : Je ne saurais plus durer sans vous écrire. (Bussy-Rab.) Il Demeurer, rester : Enfant qui ne saurait durer en pince. 11 Continuer à vivre, à habiter, à être dans les mêmes relations : Qui pourrait nuRV.R avec un jaloux?

— Fam. Ne pouvoir durer de ou à. Ne pouvoir résister plus longtemps à : Ne pouvoir p/»s durer du ?nal de dents. Ne pas durer k un travail. Il Ne pouvoir durer dans sa peau, Etre pris d'un tourment inquiet, il Faire vie, Faire feu qui dure. Ménager ses ressources, son argent ou sa santé :

Qui veut voyager loin irn^nns^ sa monture; Buvons, mangeons, dormons, et faisons feu qui dure

Racine.

— Loc. prov. : Il est bien neuf, il durera longtemps. Se dit d'un niais qui n'a pas vu le monde.

Durer (.\lbert), le plus grand peintre de l'Allemagne, né et mort à Nuremberg (1471-1528). Fils d'un ha1)ile orfèvre, il apprit le métier paternel et y fit preuve d'un talent précoce ; mais, bientôt, il obtint, en 1486, d'entrer à l'école de Michel Woblgemuth, où il resta trois ans. Il visita les diverses parties do l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Italie. De retour à Nuremberg en 1494, il épousa Agnès Frey. femme d'une rare beauté, mais dont le caractère avare et jaloux lui causa les plus grands tourments. Il était luimême fort beau. Au commencement de 1506, Diirer séjourna en Italie, où ses estampes avaient porte sa réputation. Il s'arrêta àVcnise. oii il se liaavoc levieuxGiovanni Bell in i. L'empereur Maximilicn I". Charles-Quint ot son frère Ferdinand I""", donnèrent à Durer les témoignages de la plus haute estime. Durer partit en 1820 dans les Pays-Bas. Les artistes d'Anvers, de Ciand, de Bruges, de Bruxelles, et les municipalités même le fêtèrent à l'onvi. A Malines, la régente Marguerite d'Autriche, le traita d'abord avec la plus grande bienveillance, mais il tomba bientôt en disgrâce. Le roi de Danemark, Cliris-

A, Durer, d'après lui-mâiue.

tian II, le rotint pour lui faire fairo son portrait. V)o retour en Alloina;^no, il so mit A IVeuvro. C'est alors qu'il lit les sublimes liyuros d'Apdtrcs que l'on voit à Munich (l52G), ot qui trahissent l'intlueuco lio Luthor.

Dans ios derniôros années do sa vie, Albert Diirer consuma ses forces dans un travail incessant, auquel le contraignait sa fommo et mourut à la peine.

Albert Diirer fut ù. la fois ueiniro, graveur, sculpteur ot arehitecto. Conmio peintre, il n'a exécuté (lu'un assez petit nombre de tabloau.v. Parmi ses premiers ouvrages, ou cite les trois portraits qu'il lit do sou père (galerie Northumberland; musée do Munich; Oflicos). La plus ancienne des grandes pages de ce maître est un retable do la pinacothèque de Munich (i498 ou 1 199), dont le panneau central représente la Nativité. Dans le même musée figure une Piftà, datée de 1500. A cette date remonte aussi V Hercule attaquant les Harpyns [Nuremberg]. Le musée do Vienne possède une Vierge allaitant l'Enfant (1503), et les Oflicos, une Adoration des rois (1504), pour Frédéric le Sa^e, électeur do Saxe. Citons encore : la Fête du Rosaire, peinte à Venise on 1506, aujourd'hui à Prague; V Adoration de la Trinité [Vienno], un de ses chefs-d'œuvre ; la Vierge et l'Enfant (1512); Michel'Wohlgeniulh{\^\ù) [Munich J; les apôtres saint Philippe et saint Jacques, pointure à la détrompe sur toile (I5i6) [Florence]; les portraits de Charlemagne et de l'empereur Sigismond. à l'hospice Landau; une Pieià, à Nuremberg; etc. Mais Diirer, médiocre coloriste, fut surtout un dessinateur de génie. Richesse d'imagination, science théorique et habileté pratique sont réunies dans ses dessins et dans ses estampes, auxquels on no pourrait reprocher qu'une tendance naturaliste trop accentuée. Ses dessins sont exécutés à la plume ou aux deux crayons, relevés par l'aquarelle ou par un fond de papier teinté. Nous citerons : deux Tètes d'apôtres, deux Têtes de jeunes filles et une Bésurrection {i:)lO); la Passion, en 12 feuilles, appartenant à la collection do l'archiduc Albert, el le beau portrait de vieillard, daté de 1520, que possède le Louvre.

Graveur, son habileté pratique égale la richesse de ses inventions. Citons, parmi ses œuvres gravées sur bois : quinze gravures représentant des scènes de l'Apocalypse ; la Grande Passion, smteào 12 planches; la Petite Passion, suite de 37 planches; etc. Dans la gravure au burin sur métal, cuivre, fer ou étain, Albert Diirer a exécuté une quantité de chefs-d'œuvre, parmi lesquels on distingue la Mélancolie, le Cheval de la Mort, la CPrande Fortune ou la Némésis; etc.

Comme sculpteur, Albert Diirer a fait un grand nombre de petits ouvra^^es de ronde bosse et de médaillons. On cite la Prédication de saint Jean-Baptiste ( Brunswick ) ; Adam et Eve (Gotha); le Christ en croix (Munich); les Trente mille vierges, sculpture en agathe (Vienne); etc. Ses travaux d'architecture consistent en quelques dessins et un Traité sur les fortifications (avec 19 plancnes], publié en Allemagne en 1517, et à Paris en 1531 {De uroibus , arcibus, castellisque condendis et muniendis). Il publia, eu outre, une Instruction pour mesurer au compas et à la règle (1525), et Quatre livres des proportions du corps huynain (1528). Ce dernier ouvrage a été traduit en français par L. Meigret (Paris, 1557).

Diirer (portraits d'Albkrt). Diirer a laissé de lui plusieurs portraits. Le plus ancien est celui qu'il fit on 1498 [musée des Offices}. Durer est vu jusqu'à la ceinture, la tête de trois quarts, coiffée d'un haut bonnet rayé de noir et de blanc, d'où s'échappent de longues boucles de cheveux. Le musée de Munich possède un portrait de Durer, vu de face, daté de 1500. Il a placé sa propre image dans deux de ses tableaux les plus importants : l'Ascension et l'Adoration de la Trinité.

André Stork a gravé, on 1629, un portrait de Diirer en prenant pour modèle un tableau peint d'après nature on 1520, par Thomas Vincidor de Boloigna(d6 Bologne). Albert Diirer a gravé lui-même sur bois, en 1527, son portrait de profil.

Il existe en Allemagne plusieurs statues de Diirer, et la ville de Strasbourg possède un buste de marbre sculpté par Schœnowerk (1853). Théobald von Oër a peint Albert Durer recevant à Venise la visite de (iiovanni Bellini (Dresde); J. Jacob, Albert Durer querellé par sa femme (1839) ; C.Renoux, Albert Diirer dans son atelier {\^\Z) ; otc.

Du Hesnel (Jean-François do Bellay), littérateur français, né à Rouen on 1692, mort à Paris en 1761. Ancien oratorien, il devint abbé de Sept-Fontaines et fut membre de l'Académie des inscriptions (1733) ot de l'Académie française (1742). On a de lui des traductions do Pope, six Dissertations insérées dans les «i Mémoires de l'Afadémie des inscriptions i», otc.

DURET, ETTE (î'^, rèt') adj. Un peu dur : Une poularde DD bette.

— n. m. Nom vulgaire donné à l'ôrablo à feuilles d'osier, à cause do la dureté de sou bois. Il Variété de pommo ii chair dure et pou .sucrée.

DuRET (Louis), médecin français, né à Bàgé-la-Ville en 1527, mort à Paris en 1580, précepteur d'Achille de Harlay, docteur en médecine en 1552, professeur au Collège royal on i.''>68, médecin de Charles IX ot de Henri III. Admirateur d'IIippocrato, il abandonna les doctrines des Arabes et dos gahénistes. Ses principaux ouvrages sont : Uippocatis maqni cuactx prxnotioufs (1588); fn Hippocratis librutn di- /lumoribits purgandis (iG;u). — Son fils JtiAN Duret, né à Paris on 1563, mort on 1020, lui succéda comme professeur au Collège do France. Ce fut un fougueux ligueur. Il disait de la Saint-Barthélémy : « La saignée est bonne en été comme au printemps », ot do Henri IV, qu'il fallait lui ■» donner dos pilules césariennes -, par allusion aux coups de poignard (font César avait été percé. Il trempa dans la cunspir;Uion de Mantes, ourdie contre les maréchaux de Bouillon et do Biron. Après la mort de Henri IV, Mario de Médicis le nomma son premier médecin. Son principal ouvrage est un Advis sur la maladie (1619), relatif au traitement do la peste.

DuRET (Ji'an), jurisconsulte français, né & Moulins vers ir.io, mort au commencement du xvii" siècle. Il fut avocat du rui au présidial do Moulins. On lui doit, entre autres ouvrages : Traité des peines et amendes extrait des anciennes loir, de Solon, Drncon, etc., avec la pratique françoise (1572), plusieurs fois réédité; Harmonie et conférence dfs maqistrnla romains avec les officiers françois, tant laiz qu'ecrlésiaKtiqur.H (1574); Cotnmcntaires aux coutumes du duché du iiourbonnais (1584).

DuRET (François-Joseph), statuaire français, né à Valonciennos en 1732, mort à Paris c^n 1816. Klèvo do Gilis, il devint membre de l'Acadéuiie de Saint-Luc. Il a exécuté qnelciues œuvres admirables, entre autres : l'Empereur Napoléon (1806) ; Sapho inspirée par V Amour ; Ovide écrivant l'Art d'aimer; Esculnpe rendant liippolgtc à la vie; la France protégeant l'instruction nationale; Psgché caressant t'Ay7iour sans le connaître; le fronton do l'égliso Saint- Philippo-du-Roulo, à Paris ; otc.

DuRET (François-Josepli), dit Francisque-Joseph,

statunire français, né et mort ù Paris (1804-1865), fils du précédent. Il fut élève do son père et du baron Bosio, ot remporta le prix de Rome en 1823. Rentré en Franco depuis longti-mpsdcjà, il n'oxposaqu'en 1831 une Tête d'expression, la Mrihce et Mercure tnveytteur de la lyre. En 1833, Duret exposait nue ligure d'un caractère plus personnel : Jeune pécheur dansant la tarentelle. Ce:ii& production fut acclamée comme un chef-d'œuvre, mais fut surpassée par le Danseur napolitain (1838). En 1839, l'éminent statuaire envoyait au Salon le Vendangeur improvisant sur un sujet romique. Knsuite, Duret produisit une série de sculptures ol'firiolles : Philippe de France, Dunois, le cardinal de Bichelieu, uno Vénus couronnant uno des fontaines de Hittorff, aux Champs-Elysées; un Saint Gabriel et un Christ colossal (église de la Madeleine, à Paris), le fronton du nouveau Louvre : la France protégeant ses enfants. Cette œuvre capitale, terminé© en 1855, est d'un grand style, d'un admirable arrangement. Citons encore les Deux vieillards de bronze qui veillent à l'entrée du tombeau de Napoléon, aux Invalides. En 1855, Duret obtint une grande médaille d'honneur. Il était membre de l'Institut depuis 1813. Son tombeau, décoré par Eug. Guillaume et Lequesne, est au Père-Lachaise.

Duret ( Anne-CecZ/e-Dorlise d'Herbez-Saint-Albin, dite Saint-Aubin, dame), cantatrice française, née à Lvon en 17S5, morte à Paris en 1862. Elle était la fille de ^I""' Saint-Aubin, actrice de l'Opéra-Comique. Elève d'abord de Tarchi, puis de Garât au Conservatoire, elle débuta, en 1804, à l'Opéra-Comique avec un succès éclatant, bien qu'elle fiit médiocre comédienne. Elle quitta ce théâtre au bout de quelques mois, pour épouser un jeune violoniste. Marcel Duret ; mais elle y rentra en 1808 ; elle devint l'interprète favorite de Nicolo en jouant Cendrillon, Lully et Quinault, le Billet de loterie, Jeannot et Colin, Cimarosa, l'Intrigue au sérail. Mais elle fit d'autres créations, dans Bien de trop, la Victime des arts, le Charme de la voix, l'Homme sans façons, les Aubergistes de qualité, les Deux ïHrtn'i, etc. M""" Duret se retira en 1820.— Son mari, Marcel Duret, obtint un premier prix de violon au Conservatoire en 1803. Il faisait encore partie de l'orchestre de l'Opéra en 1830. Il écrivit la musique d'un ouvrage en un acte : la Leçon d'une jeune femme, qui fut représenté sans grand succès à l'Opéra-Comique, en 1815.

Duret (Théodore), littérateur et publiciste français, né à Saintes en 1838. Candidat malheureux de l'opposition en 1863, dans sa vjlle natale, il consigna le résultat de ces élections et leurs conséquences dans des Lettres sur les élections (1863). Il s'occupait de beaux-arts, et publia les Peintres français en /.Î6'7 (1867). Il fondaà Paris, en 1868, un Journal républicain, la Tribune, auquel collaborèrent Glais-Bizoin, Herold ot Eugène Pelletan. Il a publié, de plus, les Peintres itnpressionnistes (1878), et, sous le titre de Critique d'avant-garde (1885), une série d'études sur les artistes ot les philosophes contemporains.

DURETÉ n. f. Propriété de ce qui est dur, de ce qui offre de la résistance à être divisé : La dureté du diamant, de l'acier, ii Défaut d'un aliment qui n'est pas suffisamment tendre : La dureté des viandes. Il Défaut d'un objet qui n'est pas suffisamment mou : La ddreté d'un lit. Il Défaut de moelleux dans un son, défaut d'un son (jui est trop rude, trop sec, pas assez coulé : Prononciation juste, mais qui a trop de duketè. n Nature d'un objet qui le rend insupportable ou dur à supporter : La dureté d'un 7nal. Il Difficulté : Les marchands crient toujours contre la DORKTÉ du temps.

— Fig. Rudesse, défaut de sensibilité : Vous ne savez pas jusqu'où, va la dureté de certaines personnes. (Pasc.)

Il Façon d'agir rude, sévère ; Mener ses enfants avec dureté. Il Au plur. Action, parole d'une sévérité outrée : Supporter patiemment des duretés. Dire des durktès à quelqu'un.

— Fam. Dureté d'oreille, Difficulté à entendre, demisurdité.

— Métall. Résistance qu'offrent les métaux à la traction, au choc, à la compression.

— B.-arts. Défaut d'harmonie, do moelleux dans les contours : La dureté des liqnes, du crayon, il Crudité, défaut do douceur dans les couleurs, produit par leur opposition trop vive.

— Littér. Rudesse, défaut do douceur dans lo stylo.

— Méd. Dureté du ventre. V. ventre, h Une dureté. Une tumeur dure.

— Encv<:l. Miner. La dureté est la résistance ((uo peut opposer un corps à uno pointe d'acior avec laquelle on essaye do lo rayer en ligne droite. Lo diamant est le plus'dur dos muiéraux, parce qu'il les entame tous sans étro entamé par aucun. On a étudié la dureté soit dans les masses amorphes, ot"! ollo présente pou d'intérêt, soit dans les corps cristallisés; cette étude adonné, sur la structure des cristaux, des notions préciousos. Quand on cherche à déterminer la dureté dos cristaux, on s'aporçoit aisément que, comme les autres caractères physiques, elle no so montre pas au mÔme degré dans tous les sons, c'est-ù-diro que la dureté du cristal en expérience est différente suivant la direction que l'on attaque. Toutefois, les variations quo l'on observe sont généralotnout excessivement faibles, et, dans bien des cas, dos instruments délicats (.scléromôtros) no sont pas do trop pour les constater. Los variations do dureté so manifestent dans trois cas différents : d'abord sur les faces différentes d'un mémo cristal, comme on l'a depuis longtemps constaté dans les cristaux do disthène, de mémo quo dans ceux do gypse, où Ios faces les plus tendres sont on mémo temps colles oiï le clivage est lo plus facile ; en second liou, sur la niAmo face, mais dans dos directions différentes : les cubos do fiuurine(ûuoruro naturel de calcium) en offrent un oxom]>Io; leur dureté est moindre parallèlement aux arêtes que clans le sons des diagonales, et, dans certains échantillons, si l'on représente par l la première duroté, la socondo OHt égale ù ï; enfin, dos variations s'observent encore sur la

DU RESNKL — DURIIAM

même faco et sur la même ligne, suivant qu'on raye dans un sons ou dans lo sens opposé.

— Môtall. Pour établir l échelle do dureté des métaux, on prend comme terme do comparaison l'acier do cémentation, et on ropré.sonte sa duroté par 100. L'ordre de duroté des métaux est le suivant : fer étiré, 88 ; for recuit, 42 ; cuivre étiré, 58; cuivro recuit, 38; laiton étiré, 78; laiton recuit, -16: or fin recuit, 37; argent fin recuit, 37; platine recuit, 38; zinc, 31 ; étain, Il ; et plomb, 4.

— Anton. Flaccidité, mollesse.

DUREY de Noinville (Jacques-Bernard), littérateur et magistrat français, né à Dijon en 1683, mort à Paris on 1768. H fut conseiller au parlement de Metz (1720), et président au grand conseil de cette ville. En 1733, il devint associé libre de l'Académie des inscriptions et belleslettres, à laquelle il constitua uno rente de 400 livres destinée à récompenser les meilleurs mémoires sur l'histoire des sciences et des lettres en France. Il a publié les ouvrages suivants : Histoire du théâtre de l'Académie royale de musique en France, depuis son établissement jusqu'à présent

(1753) ; Recherches sur les /leurs de lis et sur les familles gui avaient droit de les porter dans lews armes (1757) ; Histoire du conseil et des maîtres des requêtes de l'hôtel du roi, depuis le commencement de la monarchie française jusqu'à préseîtt (1755); etc. On lui doit aussi un recueil manuscrit contenant des Mémoires sur les traités et ambassades de la Porte, acquis pour le Dépôt des affaires étrangères.

DUREY de Meinières (Jean-Baptiste-François), érudit magistrat, né et mort à Paris (1705-1785). Il fut président ■ le la deuxième chambre des enquêtes au parlement de Paris, et se mêla activement aux luttes provoquées par les réformes de Maupeou. Il avait réuni une immense collection de documents juridiques, historiques et littéraires, dont uno grande partie est à la Bibliothèque nationale et à la bibliothèque du Sénat. On lui doit plusieurs ouvrages : Indication sommaire des principes et des faits qui prouvent la compétence de la puissance séculière pour punir les évéques coupables de crimes publics (1755) ; Histoire de la détention du cardinal de Betz (1755) ; Conversations avec 3/™* de Pompadour (1757). On lui attribue une collaboration aux " Mémoires secrets u.

DuREY de Sauroy (Joseph), marquis du Terrail, neveu de Durey de Noinville, né en 1712, mort en 1770. Il obtint tout jeune le grade de maréchal de camp. H est l'auteur des ouvrages suivants : le Masque, roman (1750); la Princesse de Gonzague, roman (1756) ; Lagus, tragédie

(1754) ; le Déguisement de l'amour, comédie en un acte ; d'autres pièces restées en manuscrit.

DuREY de Morsan (Joseph-Marie), écrivain français, né en 1717, mort à Genève en 1795. Il publia : Testament politique du cardinal Alberoni ; Anecdotes pour sei'vir à l'histoire de l'Europe (1757); Traité succinct de lyiorale on Lois immuables (1778), et plusieurs pièces dramatiques.

DÙRFELDTITE n. f. Sulfo-antimoniure naturel d'argent, plomb et manganèse, trouvé au Pérou dans une gangue de quartz. (Il so présente en masses cristallines, d'éclat presque métallique, de structure un peu fibreuse et appartenant au système orthorhombique.)

DURFEY ou D'Urfey (Thomas), auteur dramatique anglais, né à Exeter en 1653, mort en 1723. Il appartenait à une famille littéraire : son oncle était Honoré d'Urfé, autour de l'Astrée. Il se distingua d'abord comme chansonnier, puis il s'occupa de théâtre. Son œuvre dramatique se compose surtout d'adaptations ; les sujets do ses pièces sont empruntés à Shakspoaro, Chapman, Marston, Beaumont et Fletcher, Shirley, Dryden. Les plus connues sont : les Sœurs intrigantes (1676), comédie ; la Princesse insultée (1682), tragi-comédie imitée de Cymbeline de Shakspearo; la Bépubliqne des femmes (1686), tragédie imitée du Voyage sur mer de Fletcher, et le Mari malgré lui (1693), comédie.

DURPORT, comra. de Tarn-et-Garonne, arrond. et i 13 kilom. de Moissac ; l.Ul hab. Jadis siège d'une seigneurie importante.

DURFORT DE LORGES (Gui-Michol DE), duc de Ran- DAN, maréchal de France. V. Randan.

DURFORT DE GiVRAC (Henri, comte de), homme politique français, né à Boaupréau (Maine-et-Loire) en 1812, mort à Paris en 1884. Il s'est occupé do travaux agricoles dans ses grandes propriétés de Maine-et-Loire. Elu député au Corps législatif on 1852 comme légitimiste, il échoua en 1857 et 1863, ot no fut réélu qu'en 1869. Il vota contre la guerre franco-allemande. Elu à l'Assemblée nationale par lo département do Maine-et-Loiro en 1871, il combattit le ministère do Broglie, sur la question des maires. Il fut élu député de Cholet en 1876, 1877 et 1881.

DURFORT-BOISSIÈRES (Sarrain-Alphonse-Marc-Armaud-Emmanuei-Lonis, comte dk), général français, né en 1753, mort près do Nogent-!o-Rotrou en 1S22. Officier au régiment do Chartres-cavalerie, maréchal do camp en 1791 , il fut chargé par Louis XVI d'une mission auprès da l'empereur il'.\utriclie. Il devait faire connaître à celui-ci, par rintermédiairo du comte d'Artois, la situation du roi de Franco. Lo projet échoua. Durfort émigra, et servit dans l'arméo dos princes. Il devint lieutenant général en 1814, suivit Louis XVIII à Gand, et prit sa retraite en 1815.

DURGA n. f. Genre de mollusques lamellibranches, famille des mégalodontidés. comprenant dos coquilles ovales, allongées, épaisses au sonnne t, A valves égales, avec grands crochets. (L'espèce type do ce goure fossile est la durga Xicolisi, du corallien.)

DURGAN n. m. Péch. Nom vulgaire quo, dans quelques parties de la France, ou donne au poisson appelé barbeau et barbillon.

DUROANDA n. m. Genre d'insoctos hémiptères hétéroptèros. fainillf des réduviidés, comprenant des formes asiati(iuesdo taille moyenno.remarquanles par le prolongement fourchu do la tète. (Lo type de ces réduves à longues antennes volues, ù cuisses renflées, est le durganda rufa, rougo, avec les élytros on partie noirs, qui habite Java.)

DURHAM, comté dos Etats-Unis (Caroline du Nord); 18.000 hab.Ch.-l. /Ïnf/Kim (lo.42ohab.) — Comté d'.-\ustralio (Nouvelle-Galles du Sud), sur la rivo gaucho du Huntor ; 15.300 hab. Ch.-l. Miisclcbrook.

DURHAM, comté du Dominion canadien (prov. d'Ontario), tk l'E.-N.-E. do Toronto, sur la rive nord du lao Ontario ; l.tiOG kil. carr.; 37.380 hab.

itl

DURHAM - DLRMENT

DURHAM (COMTÉ DE), comté du nord de lAugleterre, sur la mer du Nord, compris entre les rivières Tyue et Tees. SuDcrf. 2.6S0 kilom. carr. ; pop. 1.016.560 hab. A 1 ouest, c'est un pavs fortement accidenté, de pâturages et de niarecalés A "l'Est, c'est une plaine ondulée, vaste et lertile. Duri^am. Sunderland, Soutb-Sbields, Hartlepool sont les cités principales.

DUBHAM.villo d'Angleterre, cli.-l. du comté du même nom située sur une éminencc, comme son nom pnmit^il l'indique IDuiiholm, hauteur dans une Se); 15.000 l.al). C'est une ville industrielle : filatures, laljriquc do tap.s. Cathédraledu xii' siècle, monument superbe darclmcciure normande; ruines du château construit par Guillaume lo

Château et cathédrale de Durham.

Conquérant. Université fondée par Cromwell en 1G46 dis some aprèslaRestauration et rétablie en 1833. Collège fonde nar Henri VIII. A la bibliothèque, manuscrits de 1 histoire ecclésiastinno do Bède le Vénérable. L'antiquaire Smith, qui en a publié Icdition la plus savante, est né à Durham.

DURHAM (mm') n. Race bovine anglaise, élevée pour la lioucberiB ; Un, Une DLRH.iM.

Adiectiv. : Un hrruf DUBH.\M.

Encyc! . En France, où on la désigne aussi sous le nom de . courtes-cornes • , la race ilurham a acquis, comme dans son pays d'origine, la plus grande réputation comnie race précbce de boucherie. Elle est originaire des bords de la Tees, rivière qui coule entre les comtes d iork et

''^es dlfrhams de pur sang, inscrits au fferrf-iîoofr anglais , senties descendants d un troupeau créé, de 1, ,0 a 1810, par Charles CoUing, qui avait été iniue par Bakewell aux procédés méthodiques de nutrition grâce auxquels on peut réaliser, chez les animaux d'élevage ce qu'on appelle la « précocité ".

Le durham est d'un aspect tout à fait caractéristique : à l'état

gras, il aie corps , ,, , „„i„,,a

Taillé carrément, le dos formant une large table, la culotte n'étant point proéminente comme dans les houues races françaises de boucherie (limousin, charolais i. Enti c cuir et chaif, se forme une couche assez épaisse de çraisse. l.es ,am »s sont très fines, l'ossature do la tête également fine celle-ci relativement petite. L'encolure s unit a I «^rai-'f • ^•7'*' saillie notable. Les chevilles osseuses des cornes son ap allies, fortement arquées en avant. La peau «' " «'l'^- ';; poil est fin, de couleur tantôt rouge, tantôt blanche tau ?6trouanée, suivant les variétés et ^""'ant les modes et

les époques. En France, on a opéré de no™''î'','"=„f " ^P

* -^F H , , , „„♦„«^,«û^t HanK le Maine et

la

Bœuf durham,

poil

rouanee,

époques. E-h nimi-ï:^, "" "■ "K^"- "■; -"" , ,, - „ ., 1-

ments avec les durbams, notamment dans le Maine et c

Nivernais. Quelquefois, gi-â" ^" ."°r" "\f,?" mée à race anglaise s'est purement et simplement subst.mee a la race indigène, s'auf, par atavisme, q»-?'!"" '^^Xi, individuels vers celle-ci. Tel est le cas qu, s est produit pour la race duri.ammancelle (Sarthe, Mayenne. Maineet-Loire) toujours considérée, mais à tort, comme une population de métis.

Durham (John Georçe L»mbton, comto de), homme d'Etat anglais, né à Durham en 1792, mort dans l'île de "Wight en 1840. Libéral, il manifesta d'abord ses opinions en faveur de pays étrangers qui lui paraissaient sacrifiés à l'esprit de la Sainte-Alliance. Cependant, c'est au point de vue de la réforme parlementaire que son action devait être puissante. Envoyé aux Communes par son comté natal, il y fut un des principaux champions du mouvement réformiste. En 1828, il fut élevé à la pairie, sons le titre de • baron Durham ». En 1830, il entra dans le cabinet Grey, comme lord du sceau privé. Il élabora, de concert avec lord John Russell, sir James Graham et lord Duncannon, le fameux bill do réforme parlementaire qui fut adopté par les deux Chambres. En 1833, lord Durliani fut forcé, par son mauvais état de santé, de quitter le ministère; peu après, il fut nommé comto et fut chargé de missions diplomatiques et du gouvernement du Canada (1838).

DURHAH (Joseph), sculpteur anglais, né et mort à Londres (1821-1877), élève de John Francis et de Baily. il n'avait que dix-neuf ans lorsqu' il exécuta le buste île Jenny Lind, buste qui obtint beaucoup de succès. Dix ans plus tard (1851), un concours ayant été ouvert pour l'érection d'un monument commémoratif de l'Exposition universelle de Londres, Durham présenta un projet qui fut adopté. Depuis cette époque, il s'est placé au nombre des bons sculpteurs de l'Angleterre. Ses principales œuvres sont : Bermione; Alatlor (1850); Paul et Viri/hne (1857); o Deitin du génie (1858); Chasteté (1800); Aile: dormir (1861); etc. Durham était, depuis 1868, membre do l'Académie royale des beaux-arts.

DURICH CVacsIav Michel), philologue tchèque, né et mort a Turnau (Bohème) [1732-1802J. Il professa la théo-

logie et l'hébreu â l'université de Prague. Ses principaux ouvrages sont : Dissertatio de slavo-holwmica sacri codtas versione (1777); BibUolhcca sliiinca anli(juissimi dialectl communîs (1795).

DURIÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre duriéo. ,

— n. f. pi. Groupe d'hépatiques, ayant pour type le genre duriée. — Une duriée.

DURIÉE n. f. Genre de végétaux cryptogames, de la famille des hépatiques, tribu dos ricciées, qui habitent l'Algérie.

DURIER (Louis-Emile), avocat et publicistcné à Paris en 1828, mort en 1890. Avocat à Paris, il accepta par libéralisme de défendre plusieurs accusés politiques. En 1864, il fut compris dans l'affaire des Treize. En 1871, il fut nommé secrétaire général du ministère de la justice et, en 1S72, conseiller d'Etat en service extraordinaire. En 1873, il reprit sa place au barreau. En 1887, il fut élu bâtonnier. Outre les procès politiques qui le lancèrent, il plaida les afi'aires de la duchesse de Chaulncs, de I incendie de l'Opéra-Comique, de Chambige, d'Erckmann- Chatrian, des nihilistes russes, etc.

DURIEU (Jean-Louis-Marie-Eugène), administrateur et écrivain français, né à Nîmes en 1800, mort en 1874. Il fonda, en 1824, un recueil périodique intitulé le Mémorial des percepteurs, puis fut nommé chef de la section administrative des communes au ministère de l'intérieur (1847), inspecteur général des hospices et des établissements d'utilité publique, et, après la révolution de 1848, directeur des cultes. Il a publié divers ouvrages de comptabilité municipale et hospitalière. 11 a aussi collabore à une comédie intitulée : le Mari de la veuve (1842), qui est restée au répertoire du Théâtre-Français.

DURILLON {Il mil. — rad. dur) n. m. Pathol. Callosité qui se produit aux pieds ou aux mains, par lo durcissement accidentel de la peau.

— Techn. Défaut dans un canon de carabine, provenant de ce que le métal a pris en ce point une dureté plus grande, par suite du manque d'homogénéité ; Un ddrillon expose l'arme à éclater, il Dans une carrière de marbre. Sorte de nœud très dur noyé au milieu de la niasse du marbre : Le durillon nuit à la régularité de la taille et du polissage. , , ,

Enctcl. Pathol. Le durillon résulte de la superposition de plusieurs lames de l'épiderme, endurcies par une pression habituelle ou lo contact répété de corps très chauds. On observe les durillons aux talons, au gros ortei! sur lo côté interne de son articulation avec le premier os métacarpien, aux genoux chez les couvreurs et les carreleurs, et enfin à la paume des mains chez les forgerons et tous les hommes qui exercent des travaux très rudes. Ceux des mains sont, le plus ordinairement, désignés sous le nom de cahis, et ceux du gros orteil sous celui d oii/nons. Le durillon diffère du cor en ce qu'il ne présente pas de tubercule central et n'est que rarement douloureux. Quelquefois, le durillon acquiert une épaisseur qui rend sa présence très gênante, et, si la pression de ce qui Ta occasionné continue, ce qui est le plus ordinaire, il finit par provoquer une inflammation de la peau sous-jacente, [luls une suppuration qui le détache et entraîne sa chute. D autres fois, quand la pression n'a plus lieu, il s'use en quelque sorte en s exfoliant, et s'etîaco. Dépassant toujours le niveau de la peau, sans jamais s'enfoncer dans son épaisseur comme les cors, et acquérant beaucoup de dureté, les durillons gênent, comme le feraient des corps étrangers. Dans la paume des mains, ils nuisent au tact, qu'ils émoussent, qu'ils rendent obtus et même nul ; mais ils rachètent cet inconvénient par l'avantage de rendre les mains moins sensibles, plus dures et plus résistantes aux travaux pénibles. Aux pieds, ils protègent la peau contre les presMons et les frottements des chaussures, et empêchent qu'elle ne s'excorie et ne s'enflamme par l'effet des longues marches ; mais ils finissent toujours par y prendre un accroissement trop considérable, et alors, nécessairement comprimés par les chaussures, ils transmettent à la peau la compression qu'ils éprouvent et développent la douleur. Le traitement des durillons est fort simple : les soustraire, si cela se peut, à la cause qui les entretient; les ramollir au moyen de bains émollients, de cataplasmes de même nature, d'emplâtres de savon ; les enlever couche par couche avec un bon canif ou un bistouri, en évitant toutefois d'arriver jusqu'au derme et de l'entamer; enfin, les user avec une pierre ponce ou une lime douce, tels sont les indications qu'il présente et les moyens de les remplir. Quand ils provoquent, comme nous l'avons dit, une inflammation suivie de suppuration, quelques jours de repos, des émollients et des soins de propreté suffisent ordinairement pour remédier à ce léger accident. V. callosité.

DURILLONNER (ri-llo-né [U mil.] — rad. durillon) v. n. Devenir dur. (liius.)

Durillonné, ée part. pass. Contenant dos durillons : Une carabine ncRlLLONNÉE.

Se durillonner, v. pr. Prendre des durillons ; Métal qui

SR DURILLONNE.

DiJRINGSFELD (Ida DE), baronne DE Reinsberg, femme de lettres allemande, née à Militsch (Silésie) en 1815, morte à Stuttgard en 1876. Elle apprit plusieurs langues, débuta à quin'zo ans par des poésies, puis écrivit des romans, des nouvelles, etc. Ida de Duringsfeld doit surtout sa réputation à ses remarquables romans. On y trouve de la finesse d'observation, un talent réel de composition et un style d'une rare élégance. Parmi ses œuvres, nous citerons: Poésies [\s:f5), publiées sous le nom de Thécia ; l'Etoile d'Andalousie (ii'lS); le Château de Goczyn 1841); Esquisses du grand inonde (1842-1846); Madeleine 1844); Dans la terre natale (1843); les Femmes de Bijron 1845); Marguerite de Valois et son temps (1847); une Pension sur le lac de Genève (1850) ; Uoses de Bohême (1851), recueil de légendes et de chants populaires, traduit en allemand; Chinls rie Toscane (1858); Niko Veliki (1856); Kœnifiinhof(nf,f,);Milenn{\m'i)\les Uttérateim{\W2\;ela. On lui doit encore des relations do voyages et De l'Escaut jusqu'à la Meuse (1861), dans lequel elle trace un tableau du mouvement intellectuel en Flandre depuis 1830 ; le Proverbe considéré comme cosmopolite (1863) ; Vocabulaire des proverbes (1872-1875); etc.

DURIOAN n. m. Bot. Syn. soit de durion, soit de

DUUIONE.

on et son fruit.

pines à

DURION n. m. Genre de plantes, de la famille des malvacées. , « ,,

— Enctcl. Le genre durion, voisin des fromagers (60mbax), appartient â la série des sterculiacées. 11 ne comprend qu'une espèce {durio Zibethinus), grand arbre dont le port rappelle celui de l'orme et qui habite les torêts de l'archipel indien et de Malacca. Ses feuilles sont alternes, entières et coriaces. Ses fleurs, régulières, contiennent un ovaire à cinq loges multiovulées. .Son fruit, de la grosseur d'un petit melon,

est vert, globuleux, dur et hérissé de fortes . l'extérieur, rempli intérieurement d'une pulpe comestible, de couleur crème, dont la civette et les indigènes sont très friands, et qui contient quelques graines ovoïdes; la saveur de cette pulpe, très complexe, rappelle à la fois celle des légumes et de la crème ; elle passe pour avoir des eflTets apéritifs, carminatifs et sudorifiques.

DURIONE n. f. Bot. Fruit du durion.

DURISSIME {\ax.durissimus, superl. do durus, dur) adj. Par plaisant. Très dur, dans tous les sens de ce mot.

Durissime n. f. Nom donné à l'épée de Guillaume TaiUefor, comte d'Angoulême, à cause de la solidité do la trempe de cette arme.

DURIUSCULE (seul' — dimin. de dur) adj. Par plaisant. Un peu dur, dans les divers sens du mot, notamment en parlant d'objets difficiles à diviser et particulièrement d'une viande coriace : Chapon duridscule. Vers durioscdles.

Pouls DCRIDSCULE. (Mol.)

Du RiVAIL (Aymar), seigneur de La RivAiiÈBH, diplomate, jurisconsulte et écrivain dauphinois, né à Saint- Marce'lliu (Isère) en 1491, mort vers 1558. Il étudia le droit tour à tour à Avignon, à Pavie, à Casai, revint en Dauphiné à la fin du règne de Louis XII et publia : Civitatis historia juris sive in Xil Tabularum leges commentariorum libri V (1515) et Historia juris pontificii (\h21). Le premier de ces ouvrages lui valut, en 1521, un siège au parlement de Grenoble. Il remplit deux missions diplomatiques près du duc de Savoie, en 1529 et 1548. Il rédigea, vers la fin de sa vie, un traité précieux pour l'histoire et l'archéologie régionales, publié en 1854 par Terrebasse sous le titre de De Allobrogibus libri novem.

DURIVAL (Nicolas Lutton), historien français, né à Conimercy en 1723, mort à Heillecourt en 1795. Il fut greffier du conseil d'Etat de Lorraine, lieutenant de pohce, administrateur municipal pendant la Révolution. Durival a publié des travaux estimés sur sa province natale, notamment : Table alphabétique des villes, bourgs, villages et hameaux de la Loiraine et du Barrais (1748); Mémoires sur la Lorraine et le Barrais (1753); Description de la Lorraineetdu Barrois (1778-1783). — Jean DuTlval, diplomate et écrivain militaire français, frère du précédent, né à Saint-Aubin en 1725. mort à Heillecourt en 1810. II fut secrétaire du conseil d'Etat du roi Stanislas, premier secrétaire des afi'aires étrangères de France(1766) et ministre de France en Hollande. On a de lui : Détails militaires (1758) ; Essai sur l'infanterie française {1160) ; etc.

— Claude Durival, frère des précédents, né à Saint- Aubin en 1728, mort en 1805, fut également secrétaire du conseil d'Etat de Stanislas. A publié ; Mémoires et tarifs sur les grains (1757) et Mémoire sur la culture de la vigne (1777).

DURIVIER (Jean), graveur belge, né à Liège en 1687, mort à Paris en 1761. Il se rendit do bonne heure en Franco, où ses travaux remarquables lui valurent d'être nommé graveur du roi. Si son style n'est pas toujours d'une pureté et d'une élégance irrépro'chahles, ses œuvres, néanmoins se distinguent par la correction du dessin et par une touche vigoureuse et hardie. On cite, parmi ses meilleures médailles : Mars et Vénus, avec leurs attributs; Pierre 1"; etc.

DuRKHEIM, ville d'Allemagne (Bavière [Palatinat]), au débouché d'une vallée du Hardt, arrosée par l'Isenach; 6.080 hab. Fondée dos le vm» siècle, elle fut pillée par les Espagnols en 1632, par les Français en 1674, 1689 et 1794. Ses bains d'eau salée y attirent pendant l'été beaucoup d'étrangers. Durkheim est dominée par les ruines du couvent de Limburg.

Durkheim (Emile), sociologiste français, né dans les Vosees en 1858. Elève de l'Ecole normale, agrégé de philosophie, il s'adonna aux études sociologiques à la suite d'une mission en Allemagne, et fut chargé, en 1887, d'un cours de science sociale et de pédagogie créé pour lui à la faculté des lettres de Bordeaux. Reçu docteur es lettres en 1893, il est devenu professeur en titre. Outre des études remarquées publiées dans la ■■ Revue philosophique Il on lui doit dos ouvraees estimés : De la divisio.i du travail social (1893); les Bégles de la méthode sociologique (1894); le .'iuicide (1897). U a fondé et dirigé, depuis 1898, l'Année sociologique.

DURLACH ou DOURLACH (en !at. Turris ad Lacum), ville d'Alleiiiagne 1 gr. -duché de Bade), sur la Pfinz et au pied du Turmberg; 8.240 hab. Manufactures de tabac; fabriques de vinaigre, faïence, colle forte; brasseries. Récolte et commerce de céréales, vins, fruits. Celte petite villo fut autrefois la résidence des margraves de Bade- Llurlaeh; elle fut brûlée, en 1688, par les Français. Le 25 juin 1849, les Prussiens y attaquèrent sans succès les insurgés badois. Le beau cliâtcau, appelé Karisburg et transl'ormé en caserne, renferme diverses antiquités romaines. On jouit d une vue magnifique, du haut de la tour qui s'élève sur le Turmberg.

DURMENT {man) n. m. Nom que les ouvriers métallurgistes donnent ù une pièce horizontale, do bois ou de métal, qui soutient les jumelles d'un bocard.

Duroc.

DURMENTOU (man) n. m. Nom quo l'on donne, dans uno loryc oatalano, à une pièce do fonto maiiitoïKint en plaoo l'ompuit-c des lourillons dos cylindres laniinours.

DURMERSHEIM, bourg d'Allemagne (fïr.-ducliô do Bade U'orolo de Bad(MiJ),sur luKodor, ariluentduKhiu;2.G50hab. r'ôeulm-io, distillerie.

DÙRNHOLZ, bourg d'Austro-Hongrie { Moravie [corclo do Ziiaim)), sur la Thaya, at'fluont do la March ou Morava; 3.050 hab. Commorco de vins, do grains et do fruits.

DuRNTEN, bourg de Suisse fcanton de Zurich), près de la Jûu(Mi, tributaire du lac do iiurich; 2.480 liab. Filature et tissage de coton et de soie.

DuROC tGéraud-Christophe-Michel), duc de Friodl, général français, né à Pont-à-Mousson en 1772, tué à Mackersdorf en 1813. Sorti do rEcole do Brienno dans lartillorio en 1792, il se lia avec Bonaparto au siège de Toulon, et ne le (|uitta plus. Il lo suivit dans sa pretniôro guerre d'Italie (i796}, où luimême se distingua à l'affaire de Gradisca (Frioull. puis en Egypte, où il prit partauK batailles de Saialdeb, Aboukir, Jalfa et Saint-Jean d'Acre.

Général de brigade après le 18-Brumaire, il lit la campagne de Marengo. A l'avèuement de TEmpire, en 1804, Duroc fut promu général de division et grand maréchal du palais. Doué d'une très grande souplesse d'esprit et investi de la pleine confiance de Napoléon I", il fut, depuis cette époque, chargé d une série do missions auprès de divers cabinets européens.

11 combattit, à Ansterlitz, à la tète d'une division do la garde, puis à Essling et à Wagram. En 1813, à la fin de la journée de Wurtzen, il se trouvait aux côtés de Napoléon, à l'entrée du village de Mackersdorf. lorsqu'un boulet perdu le frappa mortellement. Napoléon ctinserva do Duroc un souvenir ineffaçable. A Sainte-Hélène, il fit un legs considérable à la famille du maréchal. Louis- Philippe fit déposer les restes de Duroc aux Invalides, à côte de ceux cîe Napoléon.

DUROI ou DUROIS [roi) n. m. Tissu de laine d'origine anglaise, lisse, ras et sec, dont l'usage était autrefois très répandu pour la confection des vêtements. (On le fabriquait notamment à Amiens.)

Du Roi (Jean), botaniste de Brunswick (1741-17851. Il a publié de nombreux ouvrages, en particulier : Observations botain</ues sur les arbres deV Amérique septentrionale. {L'mnà lui a dédié le genre diiroie.)

DUROIE n. f. Bot. Syn. de amaioua.

DUROL n. m. Chim. Syn. de durène.

Du ROLLET ou Du RoULLET(Marie-FrançoisGAND- LiiBLANC, Ijaiili ou marquis), autour dramatique français, né à Normanville (Eure) en 1716, mort à PaiMs en 1786. Il fut ofticier dans les gardes françaises. Cet écrivain médiocre, bien que spirituel, a écrit les livrets de deux opéras : Iphigénie en Aulide (1774), et Alceste (1776), dont Gluck fit d'immortels chefs-d'œuvre. On a encore do lui : Lettre sur les drames-opéras (1776), et les Danaides, tragédie lyrn|ue (1784).

DuRONIA, comm. d'Italie (Molise [prov. de Campobassoj), près du Ditronc, affluent du Trigno ; 2.300 hab.

DUROSNEL ( Antoiue-Jean-Auguste-Henri , comte), général français, né et mort à Paris (1771-1849). II débuta en 1783, comme enfant de troupe. Colonel en 1799, général après Ansterlitz, il fit encore les campagnes diona (1806), de Pologne (1807), d'Espagne (1808), d'Autriche (1809). Napoléon le créa comte et Te prit comme aide do camp. Blessé et fait prisonnier à Essling, il fut rendu à la liberté en 1811, et prit part aux campagnes de Sa.xo et de France. Tenu à l'écart par la Restauration, il devint, on 1832, aide do camp de Louis-Philippe. Elu député do Seine-et-Marne en 1830, il entra, en 1837, à la Chambre dos pairs.

DUROSOY (Barnabe Farmian dk Rosoy, dit), écrivain français, né ot mort à Paris (1745-1792). Littérateur fécond, mais médiocre, il écrivit des ouvrages philosoi.hiqims, dfs poùmos, des tragédies, des comédies, des livri'is doperas, etc., publia les Annales de la ville de Tonluuse, puis fonda, on 1789, la Gazette de l'avis, dans laquello il défendit jus(|u'à sa mort les idées monarchistes. Après l'arrestation do Louis XVI à Varnnnos, il eut l'idéo do publier dans son journal uno liste de royalistes, dont il faisait partie et qui se proposaient comme otages si l'on r(«idait au roi la liberté. Arrêté après lo 10-Aoùt, il fut condamné à mort et exécuté.

Du ROURE (Joachim de Brauvojr, sire), capitaine français, né en 1577, mort en 1628, est lo plus illustre membre d'une noblo famille du "Viennois, dont les principales branches ont donné les barons de Boaumont, los marquis do (Jrisac, los sires do Hrison. Lieutenant du duc de licsdiguièros en Savoie (ir)9:>), on lo trouve converti au protestantisme, i)rennnt part, en 1010, aux guerres de religion dans le midi de la l'rance. En 1614, ilépousa la fille du baron do l'rivas ot, t-n 1620. il tint la campagne à la t^i,e dos réformés de Nimes. Revenu on Vivarais, il s'empara do plusieurs villes, et gagna le surnom de brave Brison. Mais, en 1626, il opéra sa soumisson entre los mains dti son ancien général Lesdignières, ot lo roi lo nomma maréchal do camp. Ses coreligionnaires, furieux, le firent assassiner.

Du RoDRE (Scipion v>v. BKAUVOiu-GRiMOARn, comte), cousin du précédent, né eti Vivarais en 1610. mort on 1669. Il assista au siège de La Uochello en 1628, fut du parti de Montnmrency on 1632 contrôla cour, puis, rentré on grftco, colunnl on EH[»îigrio ot on Italie, il ]jrit part, sous les ordros do d'IIarcourt, aux batailles de Casai et do Turin. Lieutenant général on Flandre, il y combattit Turonno robollo

et fut nommé gouverneur de Montpellier, puis de Pont- Saint-Esprit. — Louis-PiERRE-ScimoN, son fils, né on 1045, mort en 1733, favori de Louis XIV, épousa Mario du Guast d'Artigny, fille d'honneur do Madame, succéda à son père dans tous ses emplois, combattit, en Allomagno.dans Varméo do Luxembourg, ot, après la paix do Nimôguo, revint dans son gouvernement du Languedoc. Il y réprima la révolte des camisards.

Du RoURE (Louis-Henri-Scipion Beauvoir-Grimoard, comte), révolutionnaire français, né à Marseille on 1763, mort en 1822. Il appartenait à la famille des précédents. A la Révolution, il se rendit à Paris, devint nienibro do la Commune. Il fut membre de la commission chargée d'examiner la conduite du ministre Rolland, joua un rôle actif lo 31 mai 1793. Il était absent do Paris au 9-Thermidor, et évita ainsi la guillotine. Condamné, après le 18-Brumaire, à la déportation aux îles Seychelles, il échappa à cotte mesure. Il vécut depuis lors à Paris, dans une position précaire. Il avait publié plusieurs éditions du Maître d'antjlais de William Cobbet, avec lequel il engagea môme une polémique assez vive.

DuROY ou Deroy (Henri) [en lat. Regius], médecin hollandais, né et mort à Utrecht (1598-1679). Il professa son art dans sa ville natale et introduisit dans la théorie de la médecine les idées de Descartes, avec qui il se brouilla. Ses principaux écrits sont: Physiologia (1641); Fundamenta pliusices (1647), oii il reproduisit presque textuellement le Traité des animaux de Descartes, ce qui amena sa brouille avec ce dernier ; Fundamenta medicinse (1647); Philosophia naturalis [\Q>h\); etc.

DuROY(Jean-Michel),conventionnel,néàBernay(Eure) en 1753, décapité à Paris en 1795. Il fut avocat, magistrat, puis député suppléant à l'Assemblée législative, et membre de la Convention. Il siégea à la Montagne, vota la mort du roi sans appel ni sursis, combattit los girondins, fut envoyé eu mission dans son département, et contribua à la répression du fédéralisme. A son retour dans l'Assemblée, en septembre 1793, il défendit les officiers qu'on destituait comme ex-nobles. Il réclama, en pleine Terreur, l'entière liberté des opinions sur les opérations du comité de Salut public. Après le 9-Thermidor, il combattit la réaction, et, le l*' prairial an III, lors de l'envahissement de l'Assemblée, il se joignit à la Montagne pour appuyer les demandes du peuple. Duroy fut décrété d'accusation, traduit devant une commission militaire, et condamné à mort ainsi que ses amis. Comme eux, il essaya de se suicider, et fut porté tout sanglant sur rèchafaud.

DuROZOIR (Charles), historien et publiciste français, né et mort à Paris (1790-1844). Royaliste, il fut, en 1815, attaché à la rédaction du n Journal général de France » . En 1817, il fut nommé examinateur des livres près la direction de la librairie, ensuite professeur d'histoire au collège Louis-le-Grand, et joignit à cette chaire, en 1823, la suppléance, au Collège de France, du cours do Lacrelelle, dont il devint le collaborateur à la ■» Gazette de France ». Il publia un certain nombre d'ouvrages, notamment : le Dauphin, fils de Louis XV, père de Louis XV/ ft

de Louis XVÏII ou Vie privée des Bourbons depuis /7:'5 jusqu'en f7S9 lï&ï5) • Description géographique, hisforique et routière d'Espagne (1823) ; Eloge historique de Pie \'I,

avec l'histoire politique et religieuse de l'Europe sous son pontificat (1825) ; Notice historique et littéraire sur les historiens du département du A'ord et particulièrement sur Froissart, Monstrelet et Commines (1827) ; Belation historique, pittoresque et statistique du voyage de S. M. Charles X dans le département du Nord (1828) ; des traductions dans la Collection Panckouke ; etc.

DURR (Guillaume), peintre allemand, né à Villingen (gr. -duché do Bade) en 1815, mort à Munich ou 1890. Elève de l'académie de Vienne, puis de Kupolwieser, il se rendit à Rume en 1840, et se joignit au groupe dos peintres religieux do Dusseldorf. La maladie le contraignit à revenir dans sa patrie, en 1843. En 1852, il fut nommé peintre do la cour do Bade, et s'établit à Fribourg-en-Brisgau. Parmi ses œuvres, qui ont rarement paru dans les expositions, on doit citer V Ascension du Christ, dans l'église évan^élique do Fri!)ourg ; les Quatre évanqélistes; Sai-it Laurent (église de Kenzingcn); le Sermon de saint 6'a/f (calorie de Carlsruhe) ; Le Christ bénit les enfants ; la Piété, iraap;o colossale dans l'église do Schliengen. On lui doit aussi do nombreux carions pour des peintures do vitraux et des dessins humoristiques pleins de charme. Parmi ses portraits, celui du botaniste Alex. Braun, de Berlin, mérite une inciiliuii.

DUrrenstein ou DiiRNSTEiN, on Tyrnstein,

village d'Austro-Hongrio (Basse-Autriche), sur le Danube ; 600 hab. Ruines du cïiâieau où Richard Cœur de Lion l'ut détenu pendant quinze mois. Le il novembre 18i)5, vicioiro do 5.000 Français, commandés par le maréchal Mortier, sur plus de 30.000 Russes, sous les ordres de Kutusov.

DURRIEU (Antoine-Simon, baron), général français, né ù Grenade (Landes) en 1775, mort àSaint-Sover en 1862. Volontaire on 1793, il était capitaine l'année suivante. Il fi( los campagnes d'Italie et d'Egypte, et devint colonel après ■\Vagram. Il fit la campagne de 1812. et reçut le grade do général de brigade pour sa belle défense de Glogau. on 1813. Après l'abdication do l'Empereur, il se rallia û Louis XVHI, qui lo créa baron (janv. 1815) ot le nomma directeur du personnel au ministère de la guerre. Le général Durrieu n'en suivit pas moins Napoléon A Waterloo. Chof d'état-major du maréchal Maison pendant l'expédition do Morée, il devint général do division à l'issue do la campagne. Sous le gouvernement de Juillet, il fut député do Saint-Sovor do 1834 à 1845, date a laquelle il entra à la Chambre dos pairs.

DURRIEU (Xavier), journaliste ot homme politique français, né à Castillon (Ariègo)on 1817, mort A Barcelone en 1868. Il collabora au « Siècle «, à la « Revue do Paris « , i un grand nombre de journaux et do revues. Après la révolution do 1848, Durriou fonda, avec Blunqui. la Société républicaine centrale. Bientôt après, le départoniont «le l'Ariègo l'envoya à l'Assemblée constituante, où il siégea û, la Montagne. Au 2-Dôcombro, Durriou fut arrêté et condamné à la déportation, puis ù. l'exil. Il se rendit alors on Anglotorro, puis on Espagne. On a. do lui le Coup d Ftat de Louis Bonaparte (1852).

DÙRRMENZ, bourg d'Allomagno (Wurtemberu; fcorclo du NocUarl), sur l'Enz. affinent du Nockar; 2.900 uab. Ma nufucturo do tabacs. Vignobles.

DURMENTOU — DURUY

DuRSLEY, ville d'Angleterre (comté do Glocester), au )ii«-d des Symonds hills ; 2.270 hab. Carrière de pierre fuuillotéo ; fabrique de draps ; papeterie.

DuRST (Auguste), peintre français, né à Paris en 1842. Elève de Hébert et Bonnat, il s'est consacré à la peinture champêtre. Ses Poules (i882), ses Dindons (1883) ont fondé sa réputation. Citons encore laSteste, toile décorative, oii se voit au premier plan, dans l'ombre, un grouillement de poules, poulets, poussins, coqs ot dindons. Un succès sérieux accueillit le Itéveil (1885) : on y voyait une fermière s'éveillant et s'étirant, au milieu do ses poules, qui prennent leurs ébats sur l'iiorbe ensoleillée. A des dates plus récentes, il a exposé : Au bord de l'étang. Pommiers en fleurs, etc. Des œuvres de Durst so trouvent aux musées de Pau, de Bayonne et de Saint-Louis (Missouri).

DuRTAL (en lat. Duristallum) , ch.-I. de canton de Maino-ot-Loiro, arrond. et à 18 Uil. do Baugé, sur le Loir; 3.065 hab. Château inachevé, datant du xv* siècle, avec un bâtiment (côté du pont) du xvit» siècle. Eglise Saint-Pierre (XI' s.); église Notre-Dame reconstruite récemment dans le style du xiii* siècle. A Bouillant, source ferrugineuse carbonatée. — Lo canton a 8 comm. et 10.666 hab.

DuRU (Henri-Alfred), auteur dramatique français, né et mort à Paris (1829-1889). Ecrivain plein deverve et d'esprit, il a écrit, en collaboration avec Cliivot, dont le nom devint presque inséparable du sien, une centaine de vaudevilles, comédies et opérettes, dont beaucoup ont eu un très grand succès. Il a fait aussi des pièces, soit seul, soit avec Chivot, Clairville, Labiche, Saint-Aignan Clioler, etc. Citons, parmi les plus applaudies : Fleur de thé (1868) ; le Carnaval d'un merle blanc (1869) ; Doit-on le dire ? (1872) ; la Boîte à Bibi (1876); Madame Favart (1879); les Braconniers (1879); la Mascotte (ISii) ; le Truc a Arthur {19.9,2); le Grand Mogol (1884) ; les Noces d'un réserviste (1885) ; etc.

DuRUFLÉ (Louis-Robert-Parfait), poète français, né à Elbeuf en 1742, mort près de Rouen en 1793. Il était historiographe de la maison de Monsieur. On lui doit des odes, des stances : Servilîs à Brutus, après la mort de César, héro'ïdo (1767) ; Siège de Marseille par le cotuiétable de Bourbon (1774); etc. Il fut, en outre, un des collaborateurs du " Journal encyclopédique », de 1769 à 1793.

DURUOF (Claude-Jules Dufour, dit), aéronaute, né à Paris en 1S41, mort à Erquelines (Belgique) en 1899. Habile ingénieur constructeur, il fit de nombreux voyages aériens. En 1870, pendant le siège do Paris, il fut chargé, avec Nadar, de construire des ballons et do créer la poste obsidtonale. Avec son ballon Neptune, il franchit le premier les lignes allemandes, atterrit près d'Evrcux, et reçut la mission d'organiser des compagnies d'aérostiers. Après la guerre, il continua ses ascensions, dans lesquelles il montra une intrépidité et un sang-froid hors ligne. La plus célèbre est celle qu'il fit avec sa femme à Calais, en 1874. Entraîné dans la mer du Nord, il parvint à descendre près d'un chasse-marée, qui recueillit les aéronautes sur le point d'être engloutis. Duruof fit de nouvelles ascensions, dans un but scientifique.

DURUTTE (Joseph-François), général français, né à Douai en 1767, mort à Ypres en 1S37. Engagé volontaire en 1792, il servit à l'armée du Nord, et sesignalaàJemmapeset Hondschoote. Général de brigade en 1799, il fut promu général de division en 1803. Son amitié pour Moreau l'ayant fait tenir à l'écart, il ne reparut sur les cliamps de" bataille qu'en 1809 ; il se signala à Wagram. Commandant de la place de Metz en 1814, le général Durutto la défendit victorieusement contre une armée de 40.000 Russes. Il quitta le service après la bataille de WateWoo, où il avait perdu une main.

DURUTTE (François-Crt»ï(7/e-Antoine, comte), compositeur et musicographe français, né â Ypres en 1803, mort à Paris en iSSl. Au sortir de l'Ecole polytechnique, il fut envoyé à l'Ecole d'application do Metz. Son amour pour la musique lui fit donner sa démission. Elève de Barbereau, il se livra à la composition, ot s'occupa avec ardeur do questions théoriques. Il publia, on 1855 : Esthétique musicale. Technie, ou Lois générales du système hanyionique» auquel, vingt ans plus tard, il donna une suit© : Bésumé élémentaire de la Technie harmonique et complément de cette n Technie », suiri de l'Exposé de la loi de l'enchaînement dans la mélodie, dans l'harmonie et dans leur concours (1876). Durutto a écrit, outre un opéra-comique en un acte, le Violon de Crémorte, représenté à Metz en 1865, cinq autres opéras restés inédits, uno symphonie, des messes, etc.

DuRUY (Victor), historien français, né ot mort à Paris (1811-1894). Fils d'ouvrier, il sortit do l'Ecole normale, fut professeur d'histoire à Reims et à Paris. Insnectour do l'académio de Paris on IS.M, et maitro de coniéroncos â l'Ecole normale, il fut nommé, sur lo désir do Napoléon III, qu'il avait aidé ■ dans ses recherches sur la V^ie de César, inspecteur général ot professeur â PEcoIo polytechnique. Do 1803 ù 1869, il fut ministre de l'instruction publique, ot nulle administration no fut

rlus active. Elle fut aussi j.

a plus hardie qu'ait ^'j connue le second Empire.

L'agrégation et la classe de philosophie furent rétablies. Il introduisit dans les classes l'enseignement do l'histoire contemporaine, supprima la bifurcation. (V. co mot.) It créa, dans los lycées ot coUèpos. Victor Duruy.

renseignement spécial qui

no comportait pas d'étmtos (îrocquos ot latines, ot fonda, dans los bâtiments do l'ancionno abbayo do Cluny, uno Ecole normale d'enseignement spécial. Beaucoup d écoles primaires nouvelles furent ouvertes. Los cours d'adultes reçurent une vigoureuse impulsion. Lo ministre provoqua la loi du 10 août 1867 sur los écoles do hameau, les classes do filles, ot proposa la gratuité. A la fin de 1867, Duruy créa dos conférences spéciales aux jeunes filles. Ces diverses mosuros paruront suspectes à Iroaucoup do outho-

DURUY — DUSEVEL

liqaes. Duruv dut quitter le ministère en 1869. En 1873, il entra à l'Académie des inscriptions ; en 1879, à l'Académie des sciences morales; en 18S4, à l'Académie française.

On doit à Duruy un grand nombre d'ouvrages : Gêograpkie politique de là république romaitje et de l'empire (1833); Géographie historique du moyen âge (1839); Géographie historique de la France (1840); Atlas de la géographie loiiverselle (ISAA) ; Histoire des Bomains et des peuples soumis à leur domination; etc. En même temps, il dirigeait une Histoire toiiverselle àVus^e des classes, dont il composait lui-même plusieurs volumes. En 1861, l'Académie française couronnait son Histoire grecque en deux volumes. Mais le véritable titre de Duruy, en tant qu'historien, est sa grande Histoire du peuple romain en sept volumes illustrés. Duruy a encore publié une Histoire grecque (1887-1889) en trois volumes illustrés, sur le même pian que l'Histoire romaine.

Duruy (Albert), publiciste français, fils du précédent, né à Paris en 1844, mort à Villeneuve-Saint-Georges en 1S87. Elève de l'Ecole normale, secrétaire de son père devenu ministre, il se distingua pendant la guerre de 1870. Ancien rédacteur du -i Peuple français », resté bonapartiste» il fonda, en 1876, le journal la Nation^ défendit les idées impérialistes jusqu'à la mort du prince impérial, puis se livra à des travaux d'érudition. Ses principaux ouvrages sont : l'Instruction publique et la Bévolution {ISS2); Hoche et Marceau (1885) ; l'Armée royale en il89 (1888).

Duruy (Georges), historien et romancier, frère du précédent, né à Paris en 1853. Elève de l'Ecole normale, puis de l'Ecole française de Rome, agrégé d'histoire, docteur es lettres, il professa l'histoire à Alger, puis, à Paris, au lycée Henri-IV. Il fut ensuite nommé professeur à l'Ecole polytechnique. Il a publié divers ouvrages pour les classes : Histoire sommaire de la France jusqu'à Henri IV (1880) ; Histoire sommaire de la France depuis Henri IV jtisgu'à nos jours (1881); Histoire de Turenne (1880); Petite histoire populaire de la France (1881); Biographies d'hommes célèbres, pour les écoles primaires; Pour la France : patriotisme, esprit militaire {ISSl). lia fait œuvre d'historien dans : le Cardinal Carlo Carafa (1883), et dans la publication des Mémoii-es de Bari^as (1895-1896). G. Duruy s'est aussi essayé avec succès dans le roman : Andrée {IS8A); le Garde du corps (1885); l'Unisson (1887); Victoire rf'dme (1888) ; Fin de rêve (1889), témoignent d'une fine observation des mœurs contemporaines et d'un idéal élevé. Il a donné au théâtre une pièce en quatre actes, avec préface : Ni Dieu 7ii maître (1890).

DURVAL (Jean-Gilbert), poète dramatique français du xvii" siècle. 11 fut l'émule du grand Corneille, avec lequel il eut la prétention de lutter. C'était un ennemi déclaré de l'unité de temps en maiière théâtrale. Outre des odes, on lui doit des tragi-comédies incolores : les Travaux d'Ulysse (1631); Agarithe (1639).

DURVILLÉE n. f. Bot. Genre d'algues, de la famille des fucacées, comprenant une seule espèce, qui vit dans les mers du Chili.

— Enctcl. Ce beau genre d'algues est caractérisé par un stipe cylindrique assez gros, fixé aux rochers et s'évasant en une fronde cunéiforme ou en éventail. L'unique espèce connue habite les côtes du Chili. Elle acquiert d'énormes dimensions, car on a mesuré des individus qui avaient 5 mètres de longueur, avec des lanières de la grosseur du bras. Elle est comestible

DURY n. m. Toile de coton écru, qui se fabrique dans les Indes.

DURY (Jean), en latm Duraeus, théologien écossais, du xvir siècle. 11 passa sa vie à tenter do réunir les diverses communions protestantes et les diverses communions chrétiennes. Ses principaux ouvrages sont : Consullatio theologica super negotio pacis ecclesiasticx (1641); A summary discourse concerning the work of peace ecclesiastical (IGAl) -y Manière d'expliquer TApocalypse par elle-même, comme il conviendrait d expliquer toute l'Ecriture pour en avoir la véritable intelligence (1674).

Du RyeR (André), sieur de Malezais, orientaliste français, né à Marcigny (SaÔne-et-Loire) vers 1580, mort vers 1660. Consul de France en Egypte, il quitta cette contrée vers 1630 pour se rendre à Constantinople, et fut chargé, en 1632, par le sultan Amurat IV d'une mission auprès de la cour de France. Du Ryer possédait parfaitement le turc et l'arabe. On a de lui les ouvrages suivants : Budimenta grammatices linguse turcicse (1630 et 1633); traduction de quelques extraits de Gulistan ou l'Empire des roses, de Saadi (1634); l'Alcoran de Mahomet, translaté de l'arabe en français (1647); Dictionnaire turc-latin, ouvrage resté manuscrit.

Du Ryer (Pierre), poète, auteur dramatique et traducteur français, né et mort à Paris (1606-1658). Il fut secrétaire de César de Vendôme, membre de l'Académie française et historiographe de France. Outre des traductions dont la moins faible est celle de Cicéron (1652), on lui doit un grand nombre de comédies, de tragi-comédies et de tragédies tombées dans l'oubli. La plus remarquable de ses œuvres est la tragédie intitulée : Scévole (1646).

DURYIATE n. m. Sel dérivant de l'acide duryliquc. Syn.

CL'MYI-ATE.

DURYLBENZOYLE n. m. Acétone C*H (CH')*-CO-C''IP, qui prend naissance lorsqu'on ajoute du chlorure d'alumine À une solution de durol dans le chlorure de benzoyle, la température étant de 120 degrés.

DURYLE n. m. Radical hydrocarboné univalent, provenant de la suppression, dans le durône, d'un atome d'hvdrogènc détaché du noyau benzénique. Sa formule est t'CH'i'.C^ilj'.

DURYUQUE(^&')adj. Se ditd'un acide C*H'(CH*)'CO'H, dérivé du durènc par transformation d'un des groupes méthylo on groupe acide CO'H. Syn. de cdmylique

Du SaIX (Antoine), poète français, né à Bourg en Bresse en 1505, mort en 1579. Il futaumônierdu duc do Savoie. Son princij)al ouvrage, VEsperon de discipline pour inciter les humains aux bonnes lettres (1532), est une sorte de système complet d'éducation en vers.

DuSANOVAC, comm. de Serbie (district de Krajina); 2,250 liab.

DuBARÈS, dieu des anciens Arabes ou Nabatécns, dont lo culte s'ioirodutsit CD Italie à l'époque impériale. C'était

un dieu solaire, que les Grecs assimilèrent à Dionysos. Il était adoré sous la forme d'une pierre dressée ou simplement équarrie.

DUSART (Cornelis), peintre et graveur hollandais, né et mort à Harlem (1660-1704). Il eut pour maître le célèbre Adriaan van Ostade, dont il adopta le genre. Il s'adonna principalement à la traduction de scènes triviales. Dusart a laissé quelques gravures de sa composition. Rappelons, entre autres : une Fête de Village; un Cordonnier; un Chirurgien pansant le bras d'une femme; un Chirurgien pansant un pied; etc.

DUSAULCHOY DE BergemONT (Joseph-François- Nicolas), poète et publiciste français, né à Toul en 1761, mort en 1S35. Il fut rédacteur de la "Gazette d'Amsterdam 11 pendant plusieurs années, puis obtint un emploi à la trésorerie des guerres, à Paris. La Révolution trouva en lui un adepte fervent. Collaborateur de Camille Desmoulins au journal « les Révolutions de France et de Brabant » , il n'en fut pas moins emprisonné pendant la Terreur et recouvra la liberté après le 9-Thermidor. Il prit alors la rédaction d'une feuille hollandaise, " le Batave ■>, puis du Il Courrier de l'Europe », qui fut réuni dans la suite au a Journal de Paris ». Il y resta jusqu'en 1827. Esprit fin et délicat, écrivain élégant, Dusaulcho}^ a publié, en outre : Almanach du peuple (1792) ; Mon agonie à Saint- Lazare sous la tijrannie de Bobesj)ierre (1795) ; Soirées de famille (1817) ; le Censeur (1817), et quelques volumes de poésies.

DuSAULT (Denis), appelé parfois Du Sault, bourgeois de Bayonne. Pendant plus do quarante ans, il remplit de nombreuses missions auprès des royaumes d'Alger, Tunis et Tripoli; négocia sept traités de paix et retira plus de 1.500 Français do l'esclavage. Gouverneur des Concessions d'Afrique, il fit preuve, dans les circonstances les plus difficiles, d'une fermeté et d'une intelligence remarquables. Obligé par ordre du roi, en 1688, de quitter le Bastion de France pendant la guerre d'Alger, il se retira provisoirement à Tunis ; puis, cet ordre ayant été révoqué, il revint auprès des Algériens pour convenir du traité do paix signé avec le maréchal d'Estrées. Sur les conseils do Dusault, très écouté à la cour, la colonie du Bastion de France fut réunie à celle du cap Nègre. — Ses frères et neveux ayant également rendu à la France des services appréciables, des lettres de noblesse furent accordées à la tamillo, en 1721.

DUSAULX (Jean-Joseph), littérateur et homme politique, né à Chartres en 1728, d'une famille de robe, mort â Paris en 1799. Destiné à la magistrature, il étudia le droit et fut reçu avocat. Mais la littérature l'attirait. Pour vivre, il fit l'acquisition d'une charge de commissaire de la gendarmerie. Ce fut en cette qualité q^u'il fit la campagne du Hanovre. En garnison à Nancy, il y occupa ses loisirs à traduire Juvénal, fut admis à l'Académie de cette ville et devint l'ami de l'ex-roi de Pologne Stanislas, duc de Lorraine.

Guéri avec peine do la passion du jeu, il publia son livre : De la passion du jeu (1779). Il était lié avec Mably, Condillac, Barthélémy, Collé et JeanJacques Rousseau. Ce dernier l'ayant accusé d'être un espion des ennemis qu'il se supposait, Dusaulx répondit par un écrit intitulé :

De mes rapports avec Bousseau et de notre correspondance active (1798). Il fit quelques voyages dont il a laissé d'agréables relations. En 1789, il entra dans la vie politique. Le 14 juillet 1789, il est à l'Hôtel de Ville comme électeur. En 1790, placé â la tête du comité de la Bastille, il publie son historique : De l'insuiTection parisienne et de la prise de la Bastille. Le 6 juin 1791, il est nommé député à l'Assemblée législative pour la section des Tuileries. Envoyé par ses électeurs à la Convention nationale, il y fait partie du groupe des girondins, vote, lors du procès de Louis XVI, l'appel au peuple et le bannissement. Le 2 juin 1793, il se range de luimême parmi les girondins, et c'est Marat qui le sauve en l'appelant « vieux radoteur i>. Mais, le 3 octobre, il est emprisonné aux Madelonnettes, puis à Port-Libre, avec soixante-douze autres députés. Il n'en sort que trois mois après le 9-Therniidor. En 1795, il est envoyé au conseil des Anciens. Président de cette assemblée, il est emprisonné de nouveau, à la suite du coup d'Etat de fructidor. A sa sortie de prison, vieux, malade, sans ressources, il obtient la place de second bibliothécaire à l'Arsenal. Une cruelle maladie l'emporta, en 1799. Il laissait la réputation d'un homme de bien, courageux, loyal et bon, d'un écrivain instruit et d'un traducteur élégant et fidèle.

DuSBOURG (Pierre de), prêtre et chevalier de l'ordre Teutonique. Il a écrit la plus importante chronique sur son ordre {Chronicoti terrai Prussi^) qui va jusqu'en 1326, date à laquelle son auteur a dû mourir. Elle a été publiée par HartKnoch en 1679, puis en 1861 par Tôppen dans les Scriptores rerum Prussicarum.

DUSCH (Jean-Jacques), poète et littérateur allemand, né à Celle, dans le pays de Lunebourg, en 1725, mort à Altona en 1787. Il s'adonna à l'enseignement à Altona, et devint conseiller de justice (1780). Ses Œuvres poétiques complètes (1765-1767) sont moins remarquables par le souffle poétique et par l'imagination que par la profondeur de la pensée. On lui doit, entre autres ouvrages : Lettres morales, en prose poétique, devant servir à former le goiH (1764), livre longtemps classique; Lettres pour fortner le crt'ur (1759), qui ont été traduites en français; un roman : Histoire de Charles Ferdiner (1776), qui reparut en 1785 sous le titre : le Fiancé des deux fiancées.

DusCH (Alexandre de), diplomate et homme politique badois, né à. Neustadt-sur-Hardt (Bavière) en 1789, mort à Hoidelborg on 1876. Il remplit diverses négociations diplomatiques et passa à Francfort, en 1838, en qualité de ministre plénipotentiaire près la Diète germanique. II fut ministre dos affaires étrangères, de 1843 à 1848. A celte époque, il se prononça contre la constitution élaborée par l'Asscmbléo nationale de Francfort. Lorsque, eu mai 1849,

Busaulx.

la république fut proclamée à Bade, Dusch se réfugia en Prusse et ne revint qu'en 1850, après le rétablissement du grand-duc sur son trône. Député de Heidelberg, il fut délégué au parlement d'Erfurt. Il a publié, en 1852, \a.Pathologie des révolutioyis , le Boyaume de Dieu, l'Etat et l'Eglise.

DUSGHEK (François!, pianiste et compositeur, né en 1736 à Chotiborck (Bohême), mort à Prag;ue eu 1799. Fixé à Prague, il s'y fit applaudir comme pianiste et forma d'excellents élèves; entre autres, Vincent Mascheck et Jean Wittasseck. On connaît de lui un certain nombre de sonates de piano et un joli recueil de chansons. — Sa femme, Joséphine Duscnek, née à Prague vers 1756, morte à Londres en 1823, fut fameuse comme cantatrice et virtuose sur le piano et sur la harpe.

DUSCHEK (François), homme politique hongrois, né à Radovesnic (Bohême) en 1797, mort à Csornkowecz en 1873. Au moment de la révolution de 1849, il était viceprésident de la Chambre des finances. Kossuth le détermina à prendre le sous-secrétariat des finances du gouvernement révolutionnaire. Il se retira avec lui à Debreczin. En 1849, il accepta le portefeuille des finances, dans le ministère de Szemere. Mais les Russes étant arrivés à l'appel de l'Autriche, Kossuth se vit contraint de remettre le pouvoir entre les mains de Georgey. Duschek versa au gouvernement autrichien le trésor hongrois.

DUSE (Eleonora), actrice italienne, née à Vigevano

en 1859. Fille d'un comédien, elle parut tout enfant sur la scène, joua, à partir de 1881, avec un succès toujours grandissant, sur les principaux théâtres d'Italie, et se plaça au premier rang des artistes dramatiques de son pays ; elle étendit sa réputation à l'étranger en jouant le répertoire italien et français dans des tournées en Espagne, aux Etats-Unis, à Vienne (1882), à Londres (1893), en Allemagne, en Scandinavie (1895), en Russie (1896), et elle vint donner à Paris, en 1897, au théâtre de la Renaissance, des représentations de la Dame aux camélias, de Magda, de la Locandiera, de la Femme de Claude, etc., qui la consacrèrent grande artiste. Elle joua, depuis, en Italie et à l'étranger. Elle épousa l'auteur Chechi, dont elle se sépara. On doit louer en elle une comédienne de premier ordre, d'une originalité tranchée, joignant à une extraordinaire mobilité de la physionomie l'éclat du regard, le charme de la voix, et sachant obtenir des effets d'émotion vive par un jeu simple et naturel, qui donne la sensation de la réalité et de la vie.

Du Seigneur (Jean-Bernard), sculpteur français, né et mort à Paris (1808-1866). Il étudia sous Dupaty, Bosio et Cortot. Vers 1830, désertant l'école classique, il chercha dans le moyen âge chevaleresque et chrétien des inspirations nouvelles. Il faisait partie du cénacle qui se groupait autour de Victor Hugo. Ses débuts au Salon de 1831, un Boland enchaîné et furieux, le firent remarquer (Exposition universelle de 1855). Il exécuta successivement la Camaraderie, une Larme pour une goutte d'eau, la Conversion de saint Augustin, pour l'église de Notre-Dame-des- Victoires ; saint Michel vainqueur de Sata7i,uTi DagoberlJ*^. Du Seigneur prit, par la suite, une direction toute mystique et se consacra presque exclusivement à la décoration des églises. Voici, dans ce genre, les travaux les plus importants qu'il a laissés : la Vierge et l'enfant Jésus (Bordeaux); le Crucifiement de Notre-SeigneurJésus-Cbrist, pour l'église Saint-Roch ; sainte Agnès, pour la Madeleine ; saint Pierre, à Notre-Dame-des-Victoires ; saint Léonard, pour la tour Saint-Jacques. Il est aussi l'auteur de nombreux bustes. C'était aussi uq écrivain de mérite. Il adonné, dans " le Moyen âge et la Renaissance ", de Paul Lacroix et Seré, plusieurs chapitres sur la Sculpture du iv« au XVI* siècle. Il a annoté l'Histoire de la peinture, d'Emeric David; etc.

DuSENBACH, pèlerinage célèbre de l'Alsace, situé près de Ribeauvillé, fondé en 1221, où se rendaient jadis annuellement et en grande pompe la corporation des musiciens, dont les sires de Ribeaupierre étaient les rois.

Du Serre, gentilhomme verrier de Dieulefit. Il fut un des prophètes qu'on vit s'élever en Languedoc et en Dauphiné, au commencement du xviii* siècle. C'est à la faveur d'une exaltation accrue par le danger que naquirent les prédicants, chez les protestants, après la révocation de l'édit de Nantes. Ces prédicants se donnèrent le titre de prophètes. Du Serre fut un des premiers. Il avait lu le livre de Jurieu : De l'accomplissement des prophéties; son imagination s'était surexcitée: il se crut appelé à évangéliser les pâtres des montagnes de son pays ; il rassembla autour de lui les plus jeunes et sut tellement échauffer leur enthousiasme qu'en peu de temps on compta un grand nombre de prophètes. Du Dauphiné, la contagion passa dans le Languedoc. Les foules qu'il réunissait étaient si considérables que Bâville dut envoyer des troupes contre elles.

DUSES (de dusii [forme employée par saint Augustinl. — Le nom celtique de ces esprits signifiait probablement les méchants) n. m. pi. Myth. celt. Génies malfaisants, auxquels les Gaulois rendaient un culte. — Un duse.

— Encycl. Les Gaulois reconnaissaient des esprits de deux espèces : l'une blanche et bonne, l'autre noire et malfaisante, toutes deux attachées à l'homme dès l'instant de sa naissance. Les duses étaient l'espèce malfaisante. Un deuz, au Finistère, est un lutin. Il y a, une grande analogie entre ce mot et celui de dews, qui, chez les Persans, désigne les génies malfaisants et corrupteurs.

DuSEVEL ( François- Hyacinthe -Guy ) , archéologue français, né à Doullens en 1796. mort à Senarpont (Somme) en 1881. C'était un ancien avoué, qui collabora à divers recuoils et publia : Monioiiejits anciens et jnodeymes de la ville d'Amiens (1820); Histoire de la ville d'Amiens (1848); Description historique et pittoresque du département de la Somtne (1836), avec Scribe ; Archives de Picardie; Histoire,

Du Sommerard-

littérature, beattx-arts (1841); Efflises, ekâteaur, beffrois et hôtels de ville de la Picardie et de l'Artois (18M-1846} ; etc.

DUSNIK-DONJI, comm. do Serbie (district do Toplica); 2.1110 liali.

DUSNOK ou DuSNOCH, comm. d'Austro- Hongrie

(Ilongno [oomitat do Postl); rt.ioo hab.

DUSOLIER (François- Alexis -Alcide), littérateur et homme politique français, né à Noatron (Dordogne) en 1836. Il étudia le droit à Paris, puis s'adonna à la littérature et écrivit dans divers journaux et revues, soit sous son nom, soit sous les pseudonymes d'KTiKNNE Maurice et de Jean de La Martrille. if devint sous-préfet de Nontrou en 1870, puis secrétaire de Gambotta en province, fut élu député de Nontron on 1881, sénateur de la Dordo^ne eu 1885, questeur du Sénat en 18S9. C'est un écrivain délicat, à qui l'on doit, entre autres ouvrages : Ceci n'est pas un /iÏTe (1860) ; Mos gens de lettres {IS6À) ; Portraits littéraires et pittoresques (I8in); Politique pour tous (1869); Ce que j'ai vu du 7 août fS70 au /"" février /A'7/ (1874); etc.

Du Sommerard ou Dusommerard (Alexandre),

archéologue français, né à Bar-sur-Aube en 1779, mon en 1842. II partit comme volontaire en 1793, prit part à la guerre de la Vendée, fit la campaji^no d'Italie en 1800, et quitta le service pour entrer dans l'administration. Nommé membre de la Cour des comptes en 1807, il s'y prononça, en 1814, pour la décnéance de Napoléon. On lui attribue la chanson qui circula pendant les Cent-Jours et qui avait pour refrain : Benaez-nous notre père de Gand! Il devint conseiller référendaire à la Cour des comptes en 1823, et, en 1831, conseiller maître. A partir de cette époque jusqu'à, sa mort, il ne cessa de "^1 rassembler les objets les plus curieux, les plus parfaits qu'ait produits l'art ancien, surtout celui du moyen âge et de la Renaissance. Sa collection était la plus précieuse, la plus complète qui existât en France. En 1832, il loua, pour la loger, l'hôtel de Cluny, maison gothique d'une exquise pureté de style. Après la mort de Du Sommerard, l Etat fit l'acquisition de toutes ces richesses archéologiques et du monument où elles étaient déposées (29 août 1843) [V. Cluny). Depuis, on y a réuni le palais des Thermes, qui est contigu. Du Sommerard n'était pas seulement un amateur de goiit, mais un savant antiquaire. On lui doit l'ouvrage suivant, qui complète celui de Séroux d'Agincourt : les Arts au moyen âge (1839-1843), son ouvrage capital. Il a encore laissé : Histoire de la ville de Provins (1822) ; Notices sur l'hôtel de Cluny et le palais des Thermes (1834).

Du Sommerard ou Dusommerard (Edmond), archéologue français, fils du précédent, né et mort à Paris (1817-1885). II accompagna son père dans son dernier voyage en Italie, et l'aida dans la composition de son grand ouvrage : les Arts au moyen âge. En 1842, il devint conservateur du musée de Cluny, dont il contribua à accroître les collections. Nommé, après la guerre, commissaire général de la section française aux expositions de Londres (I87i) et de Vienne (1872), il sut revendiquer pour son pays une place égale â celles qu'avaient obtenues; les autres nations. En 1882, il fut nommé membre libre de l'Académie des beaux-arts. On lui doit des Notices sur l'hôtel de Cluny et le Catalogue général du musée des Thermes et de Cluny.

Dussac, comm. de la Dordogne, arr. et à 49 kilom. de Nontron, près de la Loue; 1.037 hab. Gisements de for. Fabriques de chaux, de conserves, de sabots; moulins.

DUSSARD (Hippolyte), économiste français, né àMorez (Jurai en 1798, mort à Nyer (Pyrénées-Orientales) en I8~t». De 1843 à 1846, il fut rédacteur on chef du " Journal des économistes i> , puis devint directeur de l'exploitation commerciale du chemin de fer de Paris à Kouon. Lorsque la révolution de Février éclata, Dussard adhéra aux institutions nouvelles et fut nommé préfet do la Scino-Inférieuro et l'un des membres du conseil d'Etat élus par l'Assemblée constituante. En 1819, il fut chargé par le ministre Dufaure d'une mission en An^eterre. Outre de nombreux articles, Dussard a publié : De l'état financier de l'Angleterre et des rnesures proposées par les ichigs et les tories (1842) : l'Exposition universelle ae Londres (18.51) ; le Crédit et la Production agricole; etc. On lui doit, on outre, une édition des Œuvres de Turgot, annotées.

DUSSAUD (Frantz), physicien suisse, né à Genève on

J870. Ducteur es scienccs.il professa, ù partir do 1892, la physique à la faculté des sciences de sa ville natale, fut nommé inspecteur do l'instruction publique on 1895 et élu, cette même année, député. Outre des mémoires, on doit à ce savant des inventions ingénieuses et pratiques : le phonographe pour sourds, le cinématographe pour aveugles, le téléphone haut parleur, le téléphone enregistreur, etc.

DuSSAULT ( François— Joseph ). littérateur français, né et mort à Pans (1769-1824). Il collabora à ■• l'Orateur du pouplo ■' do Fréron, au « Véridiquo », sous le Directoire n, et ensuite au <• Journal dos Débats " jusque vers 1818. Il devint, en 1820, conservateur à la bibliothèque Sainte-Geneviève. Dussault s'adonna surtout à. la critifpio littéraire et y fit preuve de goût 4't do modération. On lui doit, notamment, un recueil de ses articles du « Journal des Débats », sons le titre do Annalrs littéraires (1821).

DuSSEK (Joan-Loiiis), pianiste et compositeur, fils d'un organiste, né à Czaslau (Bohi'imo) on 1761, mort à Sainl- Germain-cn-Layo en 1812. Tout en cultivant la musique, il rit ses humanités chez les jésuites. Organiste à Malinrs, à Horg-op-Zoom, il se fit entendre à Amsterdam, et devint, a La Haye, professeur du stathouder. Il voyagea beaucoup ensuite, se lit applaudir à. Horlin, à. Saint-Pétersbourg, à Paris, à Milan, et orifin à Londres, où il se fixa, et l'ontla im commorco do musique, qui fut pour lui un désastre. Obligé do fuir ses créanciers, il reparut à Hambourg, où

Dussek.

une intrigue amoureuse l'entraîna jusqu'en Danemark. Enfin, fatigué d'une vie aventureuse, il retourna, on ist)8, à Paris, où il s'établit, ayant accepté de diriger les concerts du prince de Talloyrand. Son talent était alors dans tout son épanouissement. Dans les dernières années do sa vie, son embonpoint était devenu si excessif qu'il passait au lit la plus grande partie de .son temps. Pour sortir do la torpeur où le plongeait cette existence, il faisait une oftYayante consommation de liqueurs et de stimulants qui déterminèrent sa mort. Virtuose au stylo ample, au jeu délicat, il se fit remarquer, comme compositeur, par l'heureux choix des motifs, par le charme mélodique et par une harmonie nourrie et savoureuse. Parmi ses œuvres, on compte douze concertos et cent quarantedeux sonates de piano seul ou accompagné, des trios,

?uatuors et quintettes, dos antaisies. airs variés, etc.

On connaît aussi de lui une messe solennelle, plusieurs oratorios allemands, deux opéras joués sans succès

en Angleterre, enfin une grande méthode de piano. — Son frère, François-Benoît Dussek, né à Czaslau en 176('., fut également habile sur l'orgue, le violon et le violoncelle, devint maître de chapelle de la comtesse de Liitzo-n', qui l'emmena avec elle en Italie. Pendant son séjour en Italie, il fit représenter plusieurs opéras : il Fortunato Successo; la Feudataria ; t'Impostore ; Matriinonio e divorzio in un sol gioimo; l'Jncantesimn ; etc. Plus tard, il alla se fixer à Laybach, où il devint organiste de la cathédrale.

DUSSELDORF (successivement, dans l'histoire, Dùsseldorpe, Duseldorp), ville d'Allemagne (Prov. du Rhin), ch.-l. de présidence et de cercle, jadis capitale du duché de Berg, au confluent de la Dussel et du Rhin ; 145.000 hab. Ses différents quartiers sont : Altstadt [Vieille Ville] aux rues tortueuses, puis Neustadt [Nouvelle Ville], construite de 1690 à 1716, Karlstadt {llôl), Friedrich stadt et quelques faubourgs dont Pempelfort, le quartier des artistes, à l'aspect moderne. Les remparts, démolis après 1801, sont remplacés par des jardins publics. Parmi les curiosités : le vieux marcné, avec la statue équestre de Jean-Guillaume, électeur du Palatinat; l'église Saint-Lambert (xivs.), avec les tombeaux des deux derniers ducs de Clèves; l'hôtel de ville (1567); etc.

L'industrie et le commerce sont fort importants : métallurgie, machines, ■wao:ons, tissus, cuirs, alcools, meubles. La ville doit sa prospérité à sa position sur le Rhin, au point où cessent définitivement les montagnes et où convergent les routes d'Allemagne, de Belgique, de Hollande, au milieu d'un pays riche en charbonnages et couvert des agglomérations industrielles les plus actives de l'Allemagne : Dortmund, Essen , Eslberfeld et Barmen , Crefeld, etc., peu distantes les unes des autres. Point de jonction de plusieurs lignes ferrées, port excellent pour les Armes de Dusseldorf. navires de petit tonnage. — Dusseldorf est la patrie du peintre Pierre de Cornélius (1783- 1867); du philosophe F. -H. Jacobi (1743-1819): du poète Henri Heine et de l'écrivain Varnhagen von Ense (I78ô- 1858).

— Histoire. Dusseldorf est citée pour la première fois en 1159; elle obtient sa charte municipale en 1288. De 1795 à 1801 , elle fut occupée par la France ; ensuite, elle appartint à la Bavière, qui la céda, en 1806, à la France. Napoléon, après avoir successivement augmenté l'étendue de l'ancien territoire de Berg, en fit la capitale du grandduché de co nom. En 1815, elle fut jointe à la Prusse.

Dusseldorf (présidence de), une dos cinq présidences outre lesquelles est divisée la Province du Rhin

I Allemagne ], et qui en forme la partie septentrionale; 1.973.000 hab. Superf. 5.473 ki!. carr., subdivisée en vingtquatre cercles. Ch.-l. Dusseldorf.

Dusseldorf (kcole dk), école de peinture qui a tenu un rang éminont dans l'histoire de l'art européen. En 1767, l'électeur Charles-Théodore fonda à Dusseldorf une académie de peinture. Tombée en décadence, surtout après le transport à Munich de la précieuse galerie de tableaux fondée par rélecteur Jean-Guillaume, elle fut réorjganisée en 1819, sous la direction de Pierre Cornélius, qui réunit autour de lui une foule d'élèves de talent ; Sturmor, Stilke, Gœtzenborger , Hermann , Anschutz, Schorn, Eberle, Fœrster, Ruben, Kaulbach, etc., et qui orienta l'école vers une peinture grandiose, mais d'un classicisme froid.

II fut remplacé, en 1824, par le professeur Moser, puis, en 1826, par Guillaume Scnadow, qui amena ses élèves de Berlin : Charles-Frédéric Lossing, Hubner, Hildebrandt, Sohn, Kœhler, Mucko, Bendemann. Sous sa direction, l'académie devint un contre artistique brillant : Schadow f.enchait oxcUisivomont vers l'art religieux et catholique do l'Italie. Le nombre dos élèves augmentant sans cesse, il se forma, dans l'école, des sections rivales. En 1831, Schadow fonda une classe de paysage, dirigée par Schirmer. En 1838, il fut remplacé par Edouard Bendemann, qui établit , on 1864, une écolo de sculpture, â la tète de laquelle fut placé Auguste Wittig. Après Bendemann, le professeur Degor fit triompher dans l'académie les tendances do l'école dite « nazaréenne ". A l'école do Dusseldorf se rattachent encore Knauss (à ses débuts), André et Oswald Achonbach, Vautior, etc.

DUSSEN. comm. dos Pays-Bas (prov. du Brabant-Soptenir.), arrond. do Bois-lo-Ùuc ; 2.900 hab.

DuSSICUX (Louis-Etienne), historien et géographe franeais, né ù Lyon on 1815, mort ù Versailles en 1894. Il fut répétiteur, puis professeur d'histoire ù l'Ecole do Saiot-Cyr (1850). On lui doit do nombreux ouvrages, notamment : l'Art considéré comme Sf/màolc de l'art social (1838); Essai historique sur l'invabion des Hongrois en

DUSNIK — DU TEMPLE

Europe et spécialement en France (1838) ; Becherches sur l'histoire de la peinture sur émail (1839-1840) ; Essai sur l'histoire de l'érudition orientale (\s\2) ; Géographie historique de la France ou Histoire de la formation du territoire français (1843); J\ouvelles recherches sur la vie et les ouvrages d'Eustnche Lrsueur (1852) ; Généalogie de la maison de Bourbon de tt^Ùii à i860 (1869); Histoire générale de la guerre de iS70-1S7f (1872); Lettres intirnes de Henri /V"(1876); le Château de Versailles, histoire et description (I88i) ; le Siège de Belfo7-ti\SS2); l'Armée en France. Histoire, organisation depiiis les tennjs les plus anciens jusqu'à nos jours (1884) ; Etude biographique sur Colbert (1886); etc.

DUSSLINGEN, bourg d'Allemagne (Wurtemberg [cercle de la Forôt-Noire]), sur le Steinbach, affluent du haut Neckar ; 1.936 hab. Chaudronnerie mécanique, fabrique de ciment, brasserie.

DUSSON (François), seigneur de Bon-Repos, marin et diplomate français, né dans le comté de Foix, mort en 1719. Sous-lioutenant de galère en 1671, il fut commissaire général de la marine en 1676, intendant général désarmées ilavales eu 1679, lecteur de la chambre du roi en 1685, et fut chargé de plusieurs missions diplomatiques en Angleterre, de 1685 à 1689. Lieutenant général, il devint ambassadeur on Danemark et eu Hollande. En 1699, Dusson fut nommé cùusoiller de la marine.

DUSSUMIERIA (mi-é — de Dussumier, n. pr.) n. m. Gehre de poissons physostomes abdominaux, famille des clupéidés, comprenant des petites termes voisines des élops et dos butyrins, et qui ressemblent à des sardines, avec la queue très fourchue. ( On

connaît quelques es- Dussumieria.

pèces de dussumieria

qui habitent l'océan Indien et la mer du Japon. L'espèce la plus commune est le dussumieria micropus ou sardine â tète pointue du Malabar, qui apparaît en été, par bancs énormes, dans les parages du sud de l'Inde.)

DUSTMANN (Mario-Louise Metkr, dame), cantatrice allemande, née à Aix-la-Chapelle en 1831. Elle débuta en 1848 à Vienne, au théâtre de Josefstadt, puis fut appelée à Cassel. Elle se produisit ensuite à Dresde, à Prague, puis, en 1856, fut engagée à l'Opéra impérial de Vienne, où elle se faisait applaudir tour à tour dans Iphigénie, Armide, Don Juan, les Huguenots, Faust, Jessonda, Lohen~ grin, Tannhduser, les Maîtres chanteurs, mais surtout dans le Fidelio de Beethoven. En dehors du théâtre, elle n'avait pas, dit-on, son égale dans l'exécution des lieder, et elle était admirable dans l'oratorio. Elle prit sa retraite en 1876.

DuTAILLY (Didier-Edme-Rodolphe-Gustave), botaniste français et homme politique, né à Meuvy (Uaute-Marnei en 1846. Docteur es sciences et professeur de botanique à la faculté des sciences de Lyon en 18S0, il a publié do nombreux mémoires.

DUTAILLYEA {la-ill-ié [Il mil.]) n. m. Genre de plantes créé par Bâillon pour un arbuste de la Nouvelle-Calédonie. (Le dutaillyea trifoliata a les feuilles opposées, les fleurs grandes, tétramôres, réunies en cymes.)

DUTCHESS, comté des Etats-Unis (New-York); 7S.000 h., sur 2.100 kilom. carr. Ch.-l. Poughkeepsie,

DUTE n. m . Ancienne monnaie de cuivre qui avait cours autrefois dans le Pays-Bas, et qui valait i cent., 25. Il On dit aussi ddyter.

DuTEIL (Jean-Philippe, baron), général français, né dans le Dauphiné en 1722, mort à Lyon en 1794. U servit dans l'artillerie, fit les campagnes d'Italie, de Flandre, d'Allemagne, était colonel on 1776, maréchal de camp en 1784, et commanda l'école d'Auxonne. A la Révolution, Duteil embrassa le parti de la cour; Louis XVI le nomma lieutenant général et inspecteur d'artillerie en 1791. Il envoya ses quatre fils rejoindre l'armée de Condé. Quant à lui, il fut arrêté à Lyon et condamné à mort comme traître à la patrie. Napoléon n'oublia pas, dans son testament, qu'il avait eu à Valence des relations d'amitié avec la famille Dutoil, et lui laissa 100. ooo francs.

Duteil (Jean), général français, frère du précédent, né dans lo Dauphiné en 1738, mort à Ancy-sur-MoselIe en 1820. Il servit dans l'artillerie; lieutenant-colonel au début de la Révolution, il on adopta les principes. Général do division on 1793, il reçut lo commandement do l'artillerie envoyée au siège de Toulon ; mais il sen démit pour aller commander l'artillerie des Alpes, et fut remplacé par Bonaparte. Au Consulat, il commanda la place do Melz, et prit sa retraite ou 1813. Ou lui doit plusieurs ouvragos de tactique.

Du Temple (Jean-Louis-Antoine Rivali.on de La

Croix), marin et savant français, né à Châtcauneuf-sur- Loire en isio, mort on 1839. Il était capitaine de frégate en 1862. Directeur de l'Ecolo dos mécaniciens do Brest, il se spécialisa dans l'étude des applications de la vapeur A la navigation. Il fut nommé général do brigade auxiliaire pendant la guerre franco-allemande et commandant du département do la Nièvre, qu'il défondit énerL^iquement contre l'invasion. Louis Du Temple fut admis à la retraite on 1875. On lui doit, entre autres ouvrages, un Cours complet de machines à l'npcur (1860), et les Sciences usuelles et leurs appliralions (I87;i)-

Du Temple (Joan-Mario-Félix DE La Croix), marin et hommo politique français, né on 1823 à Lorris (Loiret), mort en 1890. Admis a l'Ecole navale en IS3S, il était lieutenant de vaisseau en 1858. Pendant la guerre do Crimée, il coopéra au siège de Kinburn sur la batterie flottante Déva.'ûation, commanda une compagnie do fusiliers marins pendant la guerro d'Italie, puis un bataillon au Mexique, où il se distingua devant Pucbla. Il fut promu capitaine (le frégate en 1864. Pendant la guerre franco-allemande, Du Templo fut d'abord mis i la této d'une colonne chargée dopéror entre Maintonon et Dreux, puis, à, l'armée do la Loire, il commanda la 2" brigade ae la 3» division du 21" corps. Ehi. en février 1871, député d'IlIo-ct-Vilaino & l'Assemblée nationale, il siégea ù l'extrême droite et se ht remarquer par l'ardeur do ses opinions royalistes et entholiquos. Il contribua à la chute de Thiors, nuis, on IS71, au rcnvorsemont du ministère do Broglie. Il no so

DUTEMS

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