DUTROU
représenta pas en 1876 et fut retraité, la même année, comme capitaine de frégate.
DUTEMS (Jean-François Hugues, plus connu sous le Dom de), hisiorien français, né à Beugney (Franche- Comté) en 1745, mort à Paris en 1811. Docteur en Sorbonne, il fut nommé professeur d'histoire et de morale au Collège de France en 1732. Réfugié en Suisse pendant la Révolulion, il se rendit en Italie, revint en France en 1801 et y vécut de ses écrits. Outre des articles de journaux, il a publié, entre autres ouvrages : le Clergé de France ou Tableau historique et chronologique des archevêques, évâgués, etc., du royaume (1774-1775); Histoire de Jean Churchill, duc de Marlborough (1808).
DtJTENS {Louis), philologue et numismate français, né à Tours, de parents calvinistes, en 1730, mort à Londres en 1812. S'étant rendu en Angieterre, il y apprit les mathématiques, les langues de l'Orient et celles des principau:c Etats de TEuropc, devint secrétaire de Stuart Mackensie, ministre ans-lais à Turin, obtint le riche prieuré d'Elson et devint historiographe du roi. Très attaché au protestantisme, il combattit vivement les catholiques et les philosophes de son siècle. Il a laissé : liecherches sur l'origine des découvertes attribuées aiuT modernes (1766- 1812), livre d'une érudition profonde; le Tocsin (1769), philippique contre Voltaire et Rousseau; Dissertations sur quelques médailles grecques et phéniciennes (1773-1776); Moyens de réunion de toutes les Églises chrétiejines (i78l) ; Mémoires d'un voyageur qui se repose (1806), son autobiographie.
DUTENS (Joseph-Michel), ingénieur français , neveu du précédent, né à Tours en 1765, mort en 1848. Il fut ingénieur en Lorraine, puis dans l'Eure. Devenu ingénieur en chef du département du Léman en 1805, il prit part aux travaux de la route du Simplon. Il fut chargé, en ISiS, d'étudier le système de navigation intérieure de l'Angleterre. On lui doit : Mémoires sur les travaux publics de l'Angleterre (1819); Histoire de la navigation intérieure de la i^rance (1829); Analyse raisonnée des principes de l'économie politique (1804); Philosophie de l'économie politique (1835) ; Description topographique de l'an'ondissement communal de Louviers (^1800) ; Essai comparatif sur la formation et la distribution au revenu de la France en iSi5 et en ISSS (1842).
DUTERT ( Ferdiuand-Charles-Louis), architecte français, né à Douai en 1845. Admis à l'Ecole des beaux-arts, il eut pour maître Lebas, et, en 1869, il obtint le grand prix de Rome. Pendant son séjour en Italie, Dmcrt s'occupa d'une façon toute particulière d'études archéologiques. De retour à Paris, il fut nommé auditeur au conseil général des bâtiments civils et inspecteur' des travaux de la reconstruction de l'Hôtel de ville, à Paris (1875). Cette même année, il reparut au Salon avec le Forum romain sous les Antonins restauré, le Forum triangulaire de Pompéi, et des Etudes de décorations antiques. Depuis lors, Dutert a exposé : Projet d'une Académie de commerce (1876) et Porte San-Spirito, à Rome ; Arc de Titus, à Home (1877). Enfin, le jury d'admission de l'Exposition universelle de 1878 a reçu de lui les quatre suj ets suivants :
le Forum romain sous les Ayito-
nins. Etudes de dérorations antiqt , __
Césars sur le mont Palatin et une Académie de coinmerce. Sous ce titre : le Forum romain et les Forums de Jules César, d'Auguste, etc. (1876), Dutert a publié un ouvrage qui sera consulté avec autant de fruit par les architectes que par les archéologues. En 1886, il obtint le 1" prix au concours pour la construction de l'Exposition universelle de 188'-', et, par suite, en fut nommé l'architecte.
DuTERTRE ou Du Tertre (Jean-Baptiste), dominicain et voyageur français, né à Calais en 1610, mort à Paris en 1687. Engagé d'abord dans la marine hollandaise, il visita le Groenland, et fit ensuite, dans les rangs de l'armée française, la campagne de 1632. En 1635, il prit l'habit de dominicain et fut^envové en mission aux Antilles, où il séjourna pendant seize ans (1640-1656). Un gentilhomme français, nommé de Côrillac, ayant conçu le projet de coloniser l'île de la Grenade, y envoya le p. Dutertre avec plusieurs autres religieux. Après deux tentatives infructueuses et beaucoup de tribulations, le P. Dutertre dut rentrer en France. Il mourut dans le couvent de la rue Saint-Jacques, à Paris. Il a laissé une Histoire générale des Antilles habitées par les Français (1667-1671).
Dutertre (le Père), jésuite français, né à Alençon en 1677, mort à Paris en 1762. Professeur au collège de La Flèche, il enseigna d'abord avec passion les théories du P. Malebranche. Ses supérieurs lui ayant infligé un blâme et interdit l'enseignement de la philosopliie, il se détacha de ses opinions et publia, pour les combattre, la Réfutation d'un nouveau système de métaphysique, proposé par le P. Malebranche (17i5), ouvrage où aoondent, d'ailleurs, les critiques ingénieuses. Le P. Dutertre a écrit encore, contre Boursier, le Philosophe extravagant (1716), et des Entretiens sur la religion (1720).
Dutertre (Jean), corsaire français, né â Lorient, mort en 1811. Son principal champ d'opérations fut la mer des Indes, aux alentours do lile do France. C'est le 2 floréal an VIII que le « Moniteur ■> enregistra pour la première fois lo nom do Dutertre, dans ië récit d'un combat naval sur les côtes du golfe do Bengale. Monté sur le Malartic. do 12 canons, avec un équipage d'une centaine d'hommes, Dutertre eut l'audace d'aborder un vaisseau de la. compagnie des Indes, la Princesse-Romle, armé de 30 canons, et il réussit à le ramener à lile de France. Dans la même croisière, il s'empara de dix-neuf autres bâtiments, tous plus puissants que le Malartic, et quelques-uns richement chargés. Eu septembre 1800, il amarina encore sept autres navires anglais. Enfin, im jour arriva où le Malartic, attaqué par un erand vaisseau anglais, lo PhteniXf dut amener bon pavillon, et son vaillant capitaine fut fait prisonnier. Il fut libéré à la paix d'Amtens. Dutertre reprit ses courses, en 1804 et 1805,
Dutert.
' le Palais public des
avec une nouvelle ardeur; puis il entra dans la marine de l'Etat et devint lieutenant de vaisseau.
Dutertre ou Du Tertre de Veteuil, auteur
dramatique français, né vers 1810, mort à Pans en 1877. Il fut q^uelque temps directeur do l'Ambigu-Comique et secrétaire général de l'Opéra-Comique. On lui doit des comédies, des drames, des livrets d'opéras-comiques, entre autres : les Brigands de la Loire (fS42); Plus hextreux qu'un roi (1846); k Ferme de Primerose (l85l); les Joueurs de cartes (1867) ; etc.
DUTGEN {dout'-gkèn') n. m. Ancienne monnaie de billon du Danemark, qui valait 20 centimes environ de monnaie française actuelle.
DuthÉ (Rosalie), courtisane, née à Paris en 1752, morte en 1820. Blonde, à la tigure angélique et fraîche, mais sans talent ni esprit, elle faisait partie du corps de ballet, à l'Opéra, lorsque le duc de Durfort se prit de passion pour elle, et Ja mit à la mode. Elle devint la maîtresse du marquis de Genlis, du jeune duc de Cliartres, du comte d'Artois (plus tard Charles X) et d'autres grands seigneurs, se montra insatiable, afficha un luxe elfréné, et parut un jour à Longchamp dans un carrosse attelé de huit chevaux blancs. La Duthé résida quoique temps à Londres, où elle amassa beaucoup d'argent, et revint à Paris en 1816. Vanloo a fait d'elle un beau portrait.
DutheiL (Nicolas-François), homme politique français, né vers 1760, mort en 1822. Il était chef du bureau de l'intendance, à Paris, au moment où éclata la Révolution; en 1790, il émigra. Chargé par les frères du roi d'une mission secrète près de Louis XVI, emprisonné au Temple, il fut arrêté; mais il parvint à se sauver. Retiré en Angleterre, il fut, durant l'Empire, un des agents les plus actifs des Bourbons.
Du TiLLET (Jean), sieur de La Bussière, historien français, mort en 1570. Greffier au parlement de Paris, il publia divers ouvrages d'érudition : Recueil de guerres et de traités de paix d'entre les rois de France et d'Angleterre, depuis Philippe I" jusqu'à Hetiri II {ibSS) ; Somjnaire de la guerre faicte aux Albigeois (1590); Mémoires et advis sur les libertés de l'Eglise gallicane (1594); Recueil des rangs des grands de France (1602).
Du TiLLET (Jean), frère du précédent, évoque français, mort à Paris en 1570. Il fut évêque de Saint-Brieuc, puis de Meaux. Un do ses frères s'étant enfui en Allemagne, pour rejoindre Calvin, son ancien précepteur, ;1 se mit à sa poursuite et le fit revenir en France, après l'avoir ramené à la foi catholique. De tous les ouvrages de Dutillet, le plus remarquable est une Ch'onique des rois de France, publiée en latin en 1543 et en français en 1549.
Du TiLLET fLouis), ami, élève et protecteur de Calvin, frère des précéaents. Chanoine d'AngouIème et curé de Claix, en Angoumois, Du Tillet fut le premier prêtre qui osa prêcher publiquement, en France, les doctrines de la Réforme. Calvin, qui avait été son précepteur, se réfugia chez lui en 1534. C'est à sa demande qu'il composa de courtes Exhortations, que le curé lisait au prône pour accoutumer peu à peu le peuple à la nouvelle doctrine. Lorsque Calvin dut s'enfuir, Dutillet le suivit en Allemagne. II en fut ramené par son frère Jean. II mourut brouillé avec Calvin.
DUTILLEUL (Eugène), littérateur et publiciste français, né à l'ile Maurice en 1808. II visita l'Italie, l'Angleterre, l'Allemagne, la Russie, l'Espagne, la Belgique, puis il se fixa à Paris et fut nommé avocat au conseil du ministère de la guerre. II a collaboré à divers journaux et publié : Histoire des corporations religieuses en France (1846); Précis historique et philosophique sur Napoléon I" (1855); Histoire du parlement (1864).
DuTILLEUX (Constant), peintre français, né à Douai en 1807, mort à Paris en 1S65. Il étudia la peinture à Paris, où il prit des leçons d'Hersent; puis il s'adonna au paysage. I']n 1849, il exposa pour la première fois, en envoyant deux tableaux : Ruines et Paysage. Depuis lors, il a exposé : Nature morte (1850) ; la Route de Barbison à Fontainebleau, Rochers du bas Bréau (1857); les Dunes près de Dunkerque (1859) ; Etude sous bois, Souvenir de la forêt (1864); etc.
Du TiLLIOT ou Du TiLLOT (Jean-Baptiste Lucottu), archéologue français, né et mort à Dijon (1668-1750). Outre des mémoires et plusieurs ouvrages manuscrits, on a de lui : Mémoire pour servir à l'histoii'e de la fête des fous, qui se faisait autrefois dans plusieurs églises (1741).
DUTOIT (Jean-Philippe), appelé souvent Dutoit- Membrini, théologien et pasteur protestant suisse, né à Moudon(Vaud) en 1721, mort à Lausanne eu 1793. Après avoir réussi dans la prédication, il dut, pour des raisons de santé, renoncer au ministère actif en 1759. Vers 1762, il entra en relations avec le comte de Fleischbein, chef des quiétistes d'Allemagne. Il lui gagna des adhérents dans la Suisse romande, et, après la mort du comte (1774), devint son successeur comme « directeur des âmes intérieures ». Son activité lui valut de nombreuses tracasseries. Il professait une admiration de disciple pour M""" Guyon, dont il a publié les écrits en une édition complète (1767-1791). D avait des tendances théosophiques très prononcées. Ses principaux ouvrages sont : Sermons de Théophile (1764); De l'origine, des usages, des abus, des quantités et des mélanges de la raison et de la foi (1790), et des réimpressions d'ouvrages mystiques.
DuTORT (M°"), femme auteur française, qui vivait vers la lin du xvii" siècle et au commencement du xviii*, et qui est morte, croit-on, en 1720. Elle a publié, dans les recueils périodiques de son temps, de la prose et des vers ; mais ce n'est pomi par ses vers ou sa prose qu'a survécu son nom, c'est par le madrigal galant et spirituel que Fomenelle écrivit au bas de son portrait :
C'est ici madame Dutort,
Qui la voit sans l'aimer a tort;
Mais qui l'entend et ne l'adore
A mille fois plus tort encore.
Pour celui qui fit ces vers-ci,
11 n'eut aucun tort, Dieu merci-
DuTOT, économiste français du xviii» siècle. Il était caissier de la compagnie des Indes, formée par Law. On a de lui : Réflexions politiques sur les fitiances et le commerce (1738); il a été réimprimé dans Je tome I" de la ' Colloctioa des principaux économistes « (1843). Dutot
Dutreuil de Rhins.
analyse clairement, dans cet ouvrage, le système de Law et les causes de sa chute.
DUTOUR (Etienne-François), théologien et physicien français, né et mort à Riom 'i7ii-i784). Il fut membre correspondant de l'Académie des sciences. On a de lui : Vita Christi et concordia evangelislarutn {11&2) et un grand nombre de mémoires surdes questions de physique, publiés dans les " Mémoires de l'Académie des sciences », de 1746 à 1784.
DUTREMBLAY DE RuBELLES (Antoine-Pierre, baron), poète, auteur dramatique et fabuliste français, né à Paris en 1745, mort en I819. Il devint conseiller de la Chambre des comptes en 1765, et conseiller maître dix ans après. Il adhéra aux idées de 1789, et fut, en 1791, membre du directoire du département de Paris. Louis XVI le nomma ensuite commissaire de la trésorerie nationale. Il fut employé à l'armée d'Italie pour les rtnances, administrateur de la loterie (1797), directeur général de la caisse d'amortissement. La Restauration le maintint dans ces fonctions. Ses apologues furent publiés sans nom d'auteur, en 1806. On trouve dans ces fables, d'une versilication facile et élégante, une philosophie aimable et des observations pleines de justesse. On cite, en outre, de Dutremblay, quelques petits ouvrages dramatiques, écrits en collaboration : A bas les diables! {] 199); le Bureau d'adresses {ISOO) ; Deux et deux font quatre (1800) ; etc. Il a laissé en manuscrit un Recwil de contes et un Dictionnaire analytique de législation, etc., qui resta inachevé.
Dutreuil DE Rhins (Jules-Léon), marin et explorateur français, né à Saint-Etienne en 1846, assassiné à Tong-mbou-ndo (aux confins de la Chine et du Thibet), en 1894. Il fut reçu, en 1870, capitaine au long cours; puis fut désigné, en 1876, comme commandant d'un des bâtiments de guerre dont la France faisait cadeau à l'empereur d'Annam. En 1877, il revint en France et s'occupa d'utiliser les précieux documents géographi((ues qu'il avait recueillis pendant son séjour en Annam. En 1882, il est en Egypte, au moment do la révolte d'Arabi ; en 1883, il exécute au Congo un bon levé du cours de l'Ogôoué ; puis il reprend ses études sur l'Asie centrale et se prépare, par la rédaction de son bel ouvrage sur le Thibet et les régions limitrophes, à l'exploration géographique qu'il entreprend à partir de 1891 en compagnie de Grenard. Par Tachkent, le Ferghana, l'Alaï, Kachgar, il gagne Khotan , d'où il pousse des reconnaissances du côté des hauts plateaux, vers les sources du Yang-tsékiang, vers le Ladak , où il s'avance jusqu'à Leh ; en 1893-1894, il traverse l'empire chinois, et vient périr à Tong-mbou-ndo, sous les coups d'une bande de brigands. Du moins, son compagnon de route, Grenard. a-t-il pu recouvrer les notes scientifiques de Dutreuil de Rhins et les publier sous le titre de Mission scientifique dans la haute Asie (1897-1899). Dutreuil de Rhins avait personnellement publie avant son départ, outre de nomoreuses notices scientifiques : le Royaume d'Annam et les Annamites (1879) ; l'Asie centrale : Thibet et régwns limiti'ophes (1889), et des cartes de l'Indo-Chine orientale (1881); du cours de l'Ogôoué (1884); etc.
DutrEY (Gabriel-Fort), humaniste français, né à Bordeaux en 1792, mort à Paris en 1870. II fut professeur, recteur dans diverses académies, et inspecteur général. On a de lui : Nouvelle gratnmaire de la langue latine (;839), souvent rééditée ; Grammaire élémentaire de la langue latine (1839); etc.
DuTRIEUX (Pierre), médecin et voyageur belge, né à Tournai en 1848. Il a été professeur d'ophtalmologie au Caire, et a accompagné l'expédition Cambier dans "l'intérieur de l'Afrique (1877-1878). On a de lui : l'Ophtalmologie égyptienne (1877); la Question africaine au point de vue commercial (1880); le Choléra et les Quarantaines {].%%k)\ Souvenirs d'une exploration médicale dans l'Afrique intertropicale (1SS5) ; Aperçu de la pathologie des Européens dans l'Afrique intertropicale (1885).
DUTROA (mot indou) n. f. Plante de l'Inde, très vénéneuse, dont la graine, prise intérieurement, cause, dit-on, une sorte de surexcitation joyeuse, et fait perdre la raison et la mémoire. (C'est un datura.)
DuTROCHET (René-Joachim-Henri), physiologiste et physicien français, né en 1776 au château de Néon, en Poitou, mort à Paris en 1847. Médecin en chef do l'hôpital de Burgos sous le roi Joseph, il fut atteint du typhus et revint, en 1809. s'établir à Château-Renault. Les principaux travaux de Dutrochet sont relatifs à l'évolution de l'œuf des oiseaux, aux enveloppes fœtales. Nommé, en 1817, membre correspondant de l'Académie des sciences, il tinit par se fi.xer à Paris en 1831. On a de lui de nombreuses
fiublicationsdans le <i Journal de physique » et surtout dans es «1 Mémoires du Muséum n , on particulier : Recherches sur . l'accroissement et la reproduction des végétaux; Nouvelles recherches sur l'endosmose et l'exosmose ; etc.
DUTRONCHET (Etienne), poète français, né vers 1510, mort à Rome vers 1585. Il fut greffier de Bresse, secrétaire de la reine mère (1567), puis secrétaire du baron de Ferais, qu'il suivit à Rome. Il a laissé : Lettres jnissives et fatnilières (1569), où l'on trouve quelques détails importants pour l'histoire du temps ; Finances et trésor de ta plume françoise (1570) ; Discours académiques florentins appropriés à la langue françoise (1576) ; etc.
DUTRONNE DE La CoutuRE fJacques-François), médecin, né et mort à Paris (1749-1814). Il a publié, entre autres ouvrages : Précis sur la canne et sur les moyens d'en extraire le sel essentiel (1790), écrit estimé ; Vues générales sur l'importance des colonies (1790).
DuTROU (Jules-Laurent), architecte, né à Paris en 1819, mort en 1885. Elève de l'Ecole des beaux-arts, il fut nommé, on 1849, inspecteur des travaux du chemin de fer de Paris
Lyon. En 1853, Dutrou fut attaché commo architecte inspecteur principal à la construction du palais et dos annexes élevés pour l'Exposition univorsoUo do 1855. Depuis lors, il organisa les uivorsos expositions qui eurent lion dans ce palais et fut nommé (1863), on remplacement do Viol, aroliitocte en chef du palais de l'Industrie.
DUTROULEAU ( Auf^uslo-Frédéric), médecin français, nô eu 1808, mort à Brest on 1872. Il fut médecin on chef do la marine. Son principal ouvra{j;e est un Traité des maladies des Europt^ens daits les pai/s chauds (1860).
DUTTLINGER (Joan-Georgos), jurisconsulte et homme politiiiuo liadois, né à Lemhach un 1781, mort en 1841. II étudia à l'université de Hoidolberg, devint avocat en 1815, et, on 1820, professeur à l'université do Friboury. Député du grand-duché de Bade, puis conseiller aulique en 1830, il prit une part active au mouvement qui, à partir do 1S31,
fioussa le gouvernement hadois dans la voie du libéraisme. Il était président de la Chambre des députés badois lorsqu'il mourut. Duttlinger jouissait d'une intluence politique considérable dans l'AUomagno du Sud. On lui doit des Hecherches sur les origines du droit badois (1822;.
DuTTLENHEIM, villago de la Basso-AIsaco (cercle d'Erstoin}, sur la Bruche; 1.366 hab. Faisait partie du département du Bas-Rhin.
DUTTWEILER, village d'Allemagne (Bavière [Palatinat]) ; 620 hab. Houillères dont l'une constitue le Brennende Berg (Mont qui brûle). Il y a plus d'uu siôclo, on exploitait en ce lieu une carrière d'alun. Tout à coup, dos flammes jaillirent de terre. On les éteignit en y jetant des décombres; mais, depuis lors, il s'échappe du même endroit une vapeur chaude qui s'épaissit quand le temps est pluvieux ou humide et dont la chaleur est suflisante pour cuire des œufs. On suppose qu'un banc de houille, situé au-dessous de cet enfoncement, qui s'agrandit cha(iue année, a pris feu spontanément.
DuTUTT (Eugène), écrivain français, né à Marseille en 1806, mort à Rouen en 1886. Très riche, il réunit une magnifique collection de gravures, et publia deux ouvrages très estimés : le Manuel de l'amateur a estampes (1881-1884), dont il ne parut que quatre volumes, et l'Œuvre complet de Rembrandt, décrit et commente (18S4, avec un album gr. in-plano), véritable monument élevé à ce grand artiste.
DUUMVTR {du-om'-vir — mot lat. ; de duo, deux, et do vir, homme) n. m. Magistrat romain qui exerçait une charge conjointement avec un autre, il Par anal. Personnage exerçant avec un autre une autorité politique voisine de la dictature : Robespierre et Saint-Just furent de véritables DUtJMVlRS.
— Encycl. Tarquia le Superbe créa les duumvirs sibyllins, pour garder les livres sibyllins, les interpréter et faire les cérémonies qu'ils prescrivint; leur nombre fut porté à dix, puis à quinze. Les duumi'iri perduellionis éta.\ent des magistrats extraordinaires créés dans des cas exceptionnels ; tels furent ceux que l'on nomma pour juger Horace, lorsqu'il eut tué sa sœur Camille. Les duumviri capitales étaient chargés de juger les accusés ordinaires. Leurs jugements étaient susceptibles d'appel ; le peuple prononçait en dernier ressort. On avait aussi institué des duumviri navales, chargés de faire construire les vaisseaux, de les entretenir, et d'équiper les flottes.
Dans les provinces, les duumviri jure dicundo (ou quinquennales) étaient des magistrats municipaux, nommés par le sénat parmi les décurions, qui avaient, outre la présidence du sénat et l'administration de la cité, une juridiction criminelle pour les délits peu graves et une juridiction civile limitée.
DUUM VIRAL, ALE, AUX {du-om') adj. Qui se rapporte aux duumvirs ou au duumvirat : Une magistrature dlu.m-
VIRALB.
DUUMVIRAT [du-om', ra) n. m. Dignité des duumvirs : Conférer le duumvirat. il Exercice des fonctions de duumvir : Durant leur ddumvirat.
— Par anal. Autorité politique, exercée simultanément par deux personnes.
DUVA. Mythol. scand. La plongeuse, personnification de la vague agitée, qu'on dit tille li'.^ger (l'Océan) et do Ran (la Merj, réclamant sa part dans lo sacrifice do la vie humaine et des trésors engloutis sous les flots.
Du Vair (Guillaume), prôtre. magistrat, ministre, philu.soplie, né à Paris en 1556, d'un gentilhomme auvergnat, procureur général de la reine Catherine de Médicis, mort à Tonneins en 1621. Conseiller au parlement en 1586, premier président du parlement de Provenco en 1599, garde des sceaux en 16I0, évoque do Lisieux on 1617 et, pou après, créé com'e par Louis XIII, Du Vair est plus intéressant en sa carrière littéraire qu'en sa belle carrière }tolitique. Orateur estimé, traducteur non méprisable du -Manuel d'Epictèto, do quelques Discours do Démosthène et de Cicéron, des Œuvres de saint Basile, autour de l'Exhortation à la vie civile, du Traité de l'éloquence française, de Aféditations sur les psaumes et do Poésies, Du Vair fut galti~ cnn par haine du fanatisme et libertin par haino de l'intolérance. Il l'ut l'ami do Peiresc, de Pasquior,de Barclay. Il a exposé ses idées philosophiques dans le Traité de ta constance, où il sépare la religion de la pliilosophie; dans la Sainte {iliiloHopkir, ouvrage un peu confus, où il cito pélo-mAIo Varron et saint Jérômo, TortuUion et Thémistîus ; dans la l'kilosophie morale des stoiqnes. à laquelle Charron a emprunté la meilleure partie des livres I ei H do la Saqesse, et où il prôcho lo culto do la raison, établit que le souverain biou est do vivre selon la nature et, partant do l'idéo do finalité universelle, fait do la moralité humaine l'acceptation rôfiéchio do la (In propre ilo l'homme. Du Vair accompagnait Louis XIII au siôgo do Nérac, lorsqu'il mou-
DUTROULEAU