‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 853 sur 870 · V . P.\RIS · texte numérisé non relu

V . P.\RIS

DUVERNOIA {vir'-no-ya) n. f. Genre d'acanthacéos, tribu dos gendarusséos. (La seule espèce connue est un arbrisseau originaire du cap do Bonne-Espérance.)

DUVERNOIS (Clément-Aimé-Jean-Baptiste), publicistn et homme poliiiquo français, né ot mort à Paris (1836-1879). Dès l'âge de vingt ans, il écrivit ilans les journaux. En 1869, il fut élu député dos Hantes-Alpes au Corps législatif. li fut alors choisi par Napoléon III pour lui servir d'intermédiaire auprès d'Emile Ollivior. Slais il no tarda pas a rompre avec le chef du ministère, ot, quand celui-ci fut renversé à la suite dos premiers ilésastres militaires, Clément Duvernois reçut le portefeuille de l'agriculture et du commorco dans lo cabinet Pulikao. Après le 4-Septembre, il se retira en Angleterre. Il devint ensuite directeur d'une société financière, la Hani/ue territoriale d'Espaiinr, qui iTuula bientùt, laissant un dr'lilit do près do 3 millions de fraiic:s. A la suite do celte affaire, l'ancien ministre de l'Empire fut condamné ù doux ans do prison. Il a publié.

outre un certain nombre de brochures sur l'Algérie, une Histoire de l'intervention française au .Mexique.

Ddvernoy (Frédéric), corniste français, né 4 Montbéliard en 1765, mort à Paris en 1838. En 1788, il se fit entendre au Concert spirituel, puis entra à l'orcUestro de la Comédie-Italienne, et, quelques années après, devint cor solo dans celui de l'Opéra, puis professeur de cor au Conservatoire depuis sa fondation jusqu'en 1815. Duveinoy a publié, pour lo cor, un certain nombre de coin positions.

DuVERNOY (Charles), clarinettiste français, frère du précédcut, né à Momhéliard en 17G6, mort à'Paris en 1845. Il entra comme première clarinetle au théâtre do Monsieur, puis à l'Opéra-Comique, et y tint son emploi avec succès jusqu'en 1824. Nommé professeur à la fondation du Conservatoire, il y resta jusqu'en 1802. Il a publié quelques compositions pour la clarinette.

DuVERNOY (Charles-François), fils du précédent, né et mort à Paris (1790-1872',. D'abord instrumentiste, il débuta comme chanteur à l'Opéra-Comiquo en 1830, alla tenir ensuite en province l'emploi de premier ténor, puis, en 1843, rentra à l'Opéra-Comique. Nomme professeur de déclamation lyrique au Conservatoire en 1S51, il fut, en 1856, chargé do la direction du pensionnat des chanteurs dans cet établissement jusqu'à sa suppression.

DuvERNOY (Henri-Charles-Louis), pianiste et compositeur français, frère du précédent, né à Paris en 1820. Elève du Conservatoire, il obtint, on 1848, le second prix de Rome à l'Institut. La mémo année, il était nomme professeur do solfège au Conservatoire. Organiste dans divers temples protestants, il s'est occupé do la réforme du chant des psaumes et cantiques dans les églises réformées. Il a ainsi publié, avec son oncle Georges Kuhn, un Nouveau choix de psaumes et de cantiques hannonisés à quatre voi.c et composés en partie; puis une suite de ce travail, avec Duprato: puis, encore avec Kuhn, un Solfège des chanteurs: et enfin, seul, un .Solfège à changements de clefs et un Solfège artistique. Pour le piano, Duvernoy a publié une centaine de morceaux de genre écrits avec goût et élégance.

DuVERNOY (Victor-Alphonse), pianiste et compositeur français, fils de Charles-François, né à Paris en 1842. Il obtint, au Conservatoire, le premier prix de piano on 1855. Il fit entendre un concerto de piano, une suite d'or chestre, une scène lyrique intitulée Cléopâtre, et obtini en 1880, le prix de la ville de Paris, pour un poème dramatique intitulé la Tempête. Il a fait représenter à Liège, en 1892, Sardanapale, opéra es trois actes, et à l'Opéra, en 1896, un second ouvrage. Belle, dont le succès fut médiocre. Il fut nommé professeur d'une classe de piano au Conservatoire.

Duvernoy (Georges-Louis), anatomiste et zoologiste français, né à Montbéliard en 1777, mort en 1855. Pharmacien à l'armée des Alpes pendant un an (1799-1800). puis associé par Cuvier, en 1803, à la rédaction de ses leçons d'analomie comparée, il occupa ensuite successivement la chaire de zoologie à la faculté des sciences comme adjoint (1809), celle d'histoire naturelle à Strasbourg ( 1827', enfin, la chaire d'histoire naturelle des corps organises an Collège de France (1837), en remplacement de Cuvier. L'anatomie comparée doit à ce savant une partie des pro-

grès qu'elle a faits, depuis le commencement du xix' siècle, ntre un grand nombre de mémoires, on a de Duvernoy : Leçons sur l'histoire naturelle des corps organisés (1839 et 1842) : nouvelle édition des Leçons d'anatomie comparée de Cuvier (1835-1845), avec atlas'.

DuvERT (Félix-Auguste), vaudevilliste, né et mort :\ Pans (1795-1876). Soldat, puis employé d'administration, il commença, en 1823, à écrire pour lo théâtre. Ecrivain fécond, plein do vorve et d'esprit, il a écrit, le plus souvent en collaboration avec son gendre Lauzanne, avec Xavier et autres, environ cent soixante pièces. Parmi colles qui ont eu le plus do succès, nous citerons : Heur et mn/Ac«r(1831); les Cabinets particuliers {IS32]; Prosper et Vincent (1833)- Renaudin de Caen (1836); la Laitière et les Deux chasseurs (1837); le Mari de la dame de cœur (1837); la famille du fumiste (1840) ; les Intimes (1840) ; (o Sœur de Jocrisse (1840 : l'Omelette fantastique (1842) ; l'Homme blasé (1843); Rich,- <('nmo«r (1845); le Marchand de marrons (1846); Ce qu,femme veut (1847); le Supplice de Tantale (1850); etc. Son Ttu'éitre choisi, avec notice do Sarcey, a été publié (1876- 1878). ^

DUVET {vè — altér. de dumet; du bas lat. «fimia, duvet, d'orig. german.) n. m. Plume très légère, qui couvre, au-dessous des autres plumes, lo corps des oiseaux, particulièrement dos oiseaux a.iuatiques : Le duvkt de t'eidrr s'appelle édredon. Les matelas en duvet sont élastiques, /nous et chauds, a Plumes encore peu développées des jeunes oiseaux : Serins qui n'ont encore que te ddvkt.

— Par cxt. Matelas de duvet : Coucher sur le duvet.

Lft, pnrmi lo3 douceurs d'un tranquille- !,ilcnce, Rôgnc sur le duvet une heureuse iiiilolence.

lloii.KAU.

-;- Par anal. Poils fins, doux, d'apparence cotonneuse, qui poussent sur certaines parties dos végétaux, et particulièrement sur certains fruits : Le duvkt de la pèche, dis coings. Il Poils fins ot courts qu'ont en nais.sant les quadrupèdes, et qui subsistent sous les poils plus forts du pelage. Il Poils doux et fins qui poussent au visage des adolescents : Lèvre ombrée d'un duvet délicat. Il Duvet de cachemire. Poil fin des chèvres du Cachemire, avec lequel on fabrimio les cachemires des Indes.

— Fig. Sentiment délicat, frais et naïf : Ceux à qui n manqué cette soUii-itude d'une mère, ce premier duvet et cette fleur d'une affection tendre (Sto-Beuvo.)

— En T. de teint., Criblure do cochenille.

— Encycl. Lo duvet, qui se dislingue de la plume par l'absence de tige rigide, forme une masse cotunncuse qui etuiuagasino 1 air dans ses mille interstices, et lo rond ainsi mauvais conducteur do la chaleur. Aussi l'omploiet-on pour la fabrication dos édredons, couvre-pieds, manchons, etc.

Le duvet le plus recherché est celui do l'eidor, qui donne lieu A une industrie très importante dans la Norvège, l'islando, les îles Forcé et l'AnifTiiiue du Nord ; collii du cygne est rotnarquablo par sa blancheur immaculée et il atteint aussi des prix très élevés. Lo canard dumostiquo et lo canard sauvajj;» sont égulomont mis â

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