DUVAL
Du Voir.
rut ù Tonneins. Son corps fut ramené à Paris ot inhumé dans l'église des Bernardins.
Db'VAL (Pierre), évoque français, né vers 1510, mort ù Vinconnos en 1561. François l'Mui confia la surveillance do l'éducation du Dauphin ot le nomma évéquo do Séoz (1539). Il a publié en vers le Triomphe de la vérité (1559), et, en prose, les traités Delà Gi-andeur de Dieu {l^^'i): Delà sapience et bonté de Dieu (1558). C'est à tort que plusieurs autours lo confondent avec un autre Pierre Duval, poète du même siècle.
DuVAL (Nicolas), magistrat français, mort en 1568. Il fut conseiller au parlement de Paris, puis à celui do Rennes. Très attaché aux doctrines protestantes, dans le premier posto, il faillit partager lo sort de sou collègue ot ami Anne Du Bourg; dans le second, il fut assassiné au commencement de la troisième guerre civile. Il est l'auteur du traité de jurisprudence De reàus duJnis et quxslio- 7ïibus in jure controversis tractatus XX dédié au chancelier de L'Hospital et publié en 1564.
DuvAL (André), doyen de la faculté do théologie de Pans, né à Pontoise en 1564, mort à Paris on 1638. Docteur eu Sorbouue, il fut nommé, par Henri IV, professeur royal do théologie, eu 1598. Il combattit éuergiquenient le syndic de Sorbonne, Richer, qui poussait les principes gallicans jusqu'à leurs conséquences extrêmes. .Ses principaux ouvrages sont : le Feu d'Hélie pour tarir les eaux de 5i7û(?(i603), réponse au ministre protestant Du Moulin ; ot le traite latin de l'Autorité suprême du pontife romain (1614), contre les assertions de Richer.
DuVAL (Guillaume), philologue et médecin français, neveu du précédent, né à Pontoise vers 1572, mort à Paris en 1646, professa la philosophie au Collège royal de France et fut médecin du roi. Ses principaux ouvrages sont : Historia monogramyna sive Pictura linearis sanctoru/n medicorum et medicarum (1643) ; Phytologia sive Philosophia plantarum (1647).
Du Val de Dampierre (Henri, comte), général français, né au château de Hans (Champagne) en 1580, mort en 1620. XI servit en Autriche, battit les Turcs et les Transylvains en 1604, et se distingua à la guerre de Trente ans. En 1619, il empêcha, avec 500 cavaliers, le comte de Thurn de s'emparer de Vienne, repoussa à plusieurs reprises Bethlen-Gabor, et fut tué en voulant reprendre Presbourg à ce général.
DuVAL (Jean-Baptiste), orientaliste et antiquaire français, né à Auxerre, mort à Paris en 1632. Il devint secrétaire interprète du cabinet du roi pour les langues orientales. Ses principaux ouvrages sont : VEcole française pour bien apprendre à parler et à écrire selon l'usage du temps (1604); Recueil de poésies latines (1616); Dictionarium latino-arabicum Davidis régis (1632).
DuVAL (Jean), poète français, né à Paris au commencement du XVII* siècle, mort eu 1680. C'était un excellent prédicateur qui prit part aux troubles de la Fronde et fit paraître, sous le voile de l'anonyme, plusieurs écrits contre Mazarin. Nous citerons do lui : Triolets du. temps (1649); le Parlement burlesque de Pontoise (1652).
DuVAL (Pierre), géographe français du xvii' siècle, né à Abbeville en 1618, mort à Paris en 1683. Elève de son oncle, Nicolas Samson, il professa lui-même la géographie, et reçut le titre de « géographe royal «. Ses cartes étaient estimées ; ses ouvrages : Recherches curieuses des annales de France (1646), Abrégé du monde fl648-1650). Tables géographiques de tous les pays du monae (1651), le Monde ou Géographie universelle (1658), la Sphère ou Traité de géographie (1659), Cartes et tables pour la géographie ancienne (1665), etc., furent très appréciés ù. leur époque.
DuVAL (Valontin Jameray), numismate français, no à Arthonnay (Yonne) en 1695, mort à Vienne (Autriche) on 1775. Domestique de ferme, il put, grâce à la protection du duc do Lorraine, faire des études chez les jésuites do Pont-à-Mousson et visiter la France, l'Italie et les Pays-Bas. Pendant ce temps, Duval s'était particulièrement attaché â l'étude des antiquités et de la numismatique. Do retour on Lorraine, il devint professeur d'histoire à Lunévillo. Après la mort du duc Léopold, il suivit son fils, lo duc François, à Florence, en 1729. Lorsque co prince, qui avait épousé Mario-Thérèse (1736), devint empereur d'Allemagne, Duval se rendit à Vienne, en 1748, en qualité de directeur ot conservateur du cabinet des médailles et de la bibliotlièquo impériale. Ses principaux ouvrages sont : Ivumismata cimelii crsareiregii Austriaci Vindobonensis (1544-1555); Monnaies en or et en argent qui composent une des parties du cabinet de l'empereur (1759-1769) ; Œuvres de Duval (1781).
DuVAL (Pierre), prÔtro et moraliste français, nô à Bréauté en 1730, mort en 1797. Il professa la philosophie, puis devint proviseur du collège d'Harcourt, ot recteur do l'Université en 1777 et 1786. On lui doit : Essais sur
différents sujets de philosophie (1767); Ré/lexiotis sur le livre intitulé « le Système de la nature » (1770).
DuVAL (Piorro-Joan). industriel et économiste français, né ot mort au Havre (1731-1800). On a do lui : Mé' moire sur le commerce et la ttavigation du Nord (1760).
Duval (Charles-François-^Iarie), homme politique français, né à Rennes en 1750, mort ù Iluy (Belgique) en 1829. Il était conseiller du roi, assesseur ao la maréchaussée de Rennes avant la Révolution. Député à l'Assemblée législative, il prit part à l'insurrection du 10 août 1792 ; réélu à. la Convention, il y vota la mort do Louis XVI, contribua à la chute dos girondins, ù collo do Robespierre, et combattit avec vigueur la réaction qui suivit thermidor. Il continua, avec AntonoUo ot Valar, ù soutenir les institutions républicaines dans le " Journal des hommes libres », qui fut supprimé au i8-Bramairo. Membre du conseil dos «.'inq-Conts, il on sortit on 1797. De 1804 à 1814, il fut chef du bureau dos contributions indiroi-tos. I^a loi do janvier 1816 contre les régicides l'oltlit^ea ii s'expatrier.
Duval (Jacquos-Roné), chirurgien français, né à Argentan (Normandie) on 1758, mort a Paris on 1854, devint nunnbro do l'Académio do nu'deoino. Ses principaux ouvrages sont : Recherches hisforiqura sur l'art du dentiste chez tes anciens (1791); l'Odonfalf/ie considérée dans ses rapports avec d'autres maladies (1803). j
Duval (Charles-Alexandre-Amaury Pinf.ux-Duval, dît Amaury), archéologue français, né à Rennes en 1760, mort à Paris en 1838. En 1785, il fut nommé secrétaire de l'ambassade do France à Naples, et profita do son séjour en Italie pour étudier l'antiquité. Un peu plus tard, étant secrétaire à la légation française à Rome, il faillit y étro massacré, dans 1 émeute où Basseville perdit la vie. 11 abandonna la diplomatie pour se livrer entièrement à l'archéologie. Duval devint (1808) chef du bureau des beauxarts au ministère do l'intérieur, membre de l'Institut (181 1) et de l'Académie des inscriptions (1816). Il avait créé précédemment, avec Ginguené et Chamfort, la Décade philosophiaue. Ses principaux ouvrages sont : Des sépultures chez les anciens et les modernes (1801); Précis de la niéthode d'éducation de Pestalozzi (1804) ; Paris et ses monuments; Dissertations et notes sur le théâtre des Latins, en collaboration avec son frère Alexandre; avec Daunou : continuation do l'Histoire littéraire de la France, commencée par les bénédictins; Mojiume/ifs des arts du dessin chez les anciens et les modernes, recueillis par Denon et expliqués par Am, Duval (1829).
DuVAL (Ale.xandro-Vinccnt Pineux-Duval, dit Alexandre), auteur dramatique français, frère du précédent, né à Rennes en 1767, mort à Paris en 1842. Il eut une vie agitée, fut marin, secrétaire de la députaiion de Bretagne, ingénieur, dessinateur, acteur au théâtre du Palais-Royal et à laComédie-Française, directeur du théâtre Louvois (1808), puis do l'Odéon, et administrateur de la bibliothèque de l'Arsenal. Il fut élu, en 1812, membre de l'Académie française. Comme auteur dramatique, Alexandre Duval a excellé dans la peinture des mœurs de son temps. Ses intrigues sont fortement nouées, son dialogue est plein de naturel et de traits comiques et son style est facile, original, mais souvent incorrect. On lui doit une soixantaine de comédies, drames et opéras, dont beaucoup eurent un très vif succès. Nous citerons, entre autres : le Défenseur officieux (1795); la Manie d'être quelque chose (1795) ; les Héritiers (1796) ; la Jeunesse de Richelieu (1796); Maison à vendre, musique de Dalayrac (1800); Edouard en Ecosse (1802), drame qui fut interdit et lo força à s'exiler pendant une année ; Guillaume le Conquérant {U03), ég^leiDent intordit ; le Tyran domestique [l^Ob); la Jeunesse de Henri V'(1806); Joseph, musique de Méhul (1807) ; la Manie des grandeurs (18I7) : la Fille d'honneur (1818) ; le Faux Bonhomme (1821) ; la Princesse des Ursins (1826); etc. Ses Œuvres complètes (1822-1829) contiennent quelques pièces interdites par la censure. On lui doit aussi le Misanthrope du Marais (1832), roman, et divers écrits, notamment : De la littérature dramatique (1833) et le Théâtre fraiiçais depuis cinquante ans (1838), ardentes critiques du romantisme dont il était un adversaire acharné.
DuVAL (Henri-Charles PiNEnx-DnvAL,dit Henri), frère des deux précédents, littérateur français, né à Rennes en 1770, mort en 1847. 11 fit partie de l'administration des états de Bretagne, fut, en 1797, secrétaire de Ginguené à l'ambassade de Turin, puis devint sous-chef au bureau dos beaux-arts. II a publié, entre autres ouvrages : Essai sur la critique (1S07); Choix d'anecdotes anciennes et ynodernes (1824); Gambadoro ou le Jeune Aventurier (l825); Histoire de Charles VI (1842) ; etc. Il est le père du peintre Amaury-Duval.
DuVAL(Georges-Louis-Jacaues}, vaudevilliste français, né à Valognes en 1772, mort à Paris en 1853. Il était souschef de bureau au ministère de l'intérieur. Il a composé, seul ou en société, plus de soixante-dix pièces, parmi lesquelles nous citerons : Clément Marot (1799) ; Monsieur Vautour ou le Propriétaire sous les scellés (1805) ; utie Journée à Versailles (1814). On lui doit aussi deux ouvrages, qui abondent en anecdotes piquantes : Souveni7'S de la Terreur, de IISS à t793 (i84l) ; Souvenirs thermidoriens (1843).
DuVAL Le Camus (Pierre), peintre français, né à Lisieux en 1790, mort à Saint-Cloud en 1854. Fllève de David, il se consacra à la pointure de genre. Cetartisto a été, pendant plusieurs années, maire ae Saint-Cloud et attaché à ia maison de la duchesse de Berry. Citons de lui : la Partie de piquet des invalides (1819); lo Départ pour lâchasse, le Pain bénit (1827); lo Retour de l'école, l'Affût aux canards (1831); lo Retour de la ville (1835), au musée d'Orléans; les Amowrsi'(.'Hrft?en7ie5(i837); la Bénédiction des orphelins (1842); les Prémices de la moisson (l844); Bains de Trouville (1858) ; etc. On doit, en outre, à Duval Le Camus un grand nombre de portraits.
Duval (Vincent), médecin français, né à Saint-Maclou,
frès do Pont-Audomor, en 1796, mort en 1876. Docteur à 'aris en 1820, il se consacra surtout à l'étude de l'orthopédie. Sa méthode d'extension intermittente pour les difformités de ia taille eut peu de succès ; il n'en fut pas de mémo de son traitement du « pied bot o. Scarpa avait iuslement attribué à cette difformité une origine musculaire, ot, suivant cette théorie, Delpech l'avait traitée par la section du tendon d'Achille. Duval pratiqua do nouveau la section du tendon, on y ajoutant une bonne contention orthopédique, pour empocher le retour do la déformation. Il a laissé : Traité pi'atique du pied bot (1839) ; Aperçu des principales difformités du coi'ps humain (1S39).
DuVAL (Charlos-Jérôme-.Mphonse), architecte français, né à Beauvais en ISOO, mort à Paris on 1S76. Duval débuta par dos constructions pittoresques, chalets, manèges, écuries, etc. 11 construisit les villas du parc de Maisons-Laffito, le château do la Jonchère, l'hôtel Mouron, l'hôte! Van Ëecliout, l'hôtel de la tragédienne Rachel. Paris doit ù Ch. Duval des édifices d'un genre tout difi'éroni, entièrement nouveau et qu'il a su réaliser avec bonheur. Co sont d'immenses salles do cafés ou do cafés-coucorls ; un pavillon chinois, exécuté pour le compte do Méhémot-AIi, on 1^52, ot qui montrait déjà les tendances d'un esprit naturellement porté vers l'art oriental ; hi construction du palais chinois do Ba-ta-clan, sur lo boulevard Voltaire, édiltco d'un profil éiraiigo et contourné. Mais, dans d'autres constructions moins bizarres, le grand café Parisien, lo café du Delta, l'Eldorado, surtout dans lo Casino et dans l'Alca/ar, Duvat a montré la mémo abondance d'idées. On lui doit encore lo pavillon du Tir national, :\ Vinconnos, et, au liavro, uq Alcazar qui a été accuoilli par dos élogos mérités.
DuVAL (CharIos-Edmond-/ï«oi(0. magistrat et homnio politiiiuo français, né en 1807 à Amiens, mort i\ Paris on lSi>3. Il outra dans la magistrature comme substitut i\ Laoa, occupa ensuite divers postes. Procureur du roi j;^
DUVAL — DUVEKGIER
Nantes en 1846, il fut révoqué par le gouvernement provisoire de 1848. Réintégré, eu 1349, procureur général à Dijon, il devint premier i>résident de la cour de Bordeaux, en IStii. Révoq^ué en janvier 1871 par Crémieux, comme avant fait partie des commissions mixtes après le coup d'Etat de décembre, il fut rétabli sur son siège, deux mois plus tard, par un décret de l'Assemblée nationale, et retraité en 1873. Elu sénateur de la Gironde, en 1876, il échoua au renouvellement triennal de 1879, et rentra, dès lors, définitivement dans la vie privée.
DuV AL (Pierre-Louis), boucher, né en iSil àMontlhérj (Seine-et-Oise), mort à Paris en 1870. Il rendit son nom populaire en créant dans cette ville douze restaurants économiques (devenus depuis plus nombreux), appelés bouillons Duval, parce qu'on n'y vendit d'abord que du bouillon et du bœuf. Le service y est fait par des femmes.
DuVAL (Jules), publiciste français, né à Rodez (Aveyron) en 1813, mort en 1870. Avocat, puis magistrat, il fut, pendant quelque temps, directeur du journal » l'Echo d'Oran », en Algérie. De retour en France, Duval s'est fixé à Paris et a collaboré à plusieurs journaux et revues. On lui doit plusieurs ouvrages, parmi lesquels : Mémoire philologique et littéraire sur les proverbes patois du Roiiergne et sur les divers dialectes de la langue romane (ISii); Histoire de l'émigration européenne, asiatique et africaine au xix* siècle (1862); Réflexions sur la politique de l'empereur en Algérie (18661 ; JVotre pays (1867) ; un Ouvrier voyageur, René Caillé (1868) ; Mémoire sur Antoine de Montchrétien, auteur du premier traité d'économie politique (1869); Notre planète aS71), ouvrage posthume.
DuVAL Le Camus (Jules- Alexandre), peintre français, fils de Pierre Duval Le Camus, né et mort à Paris (1814- 1878). Il eut d'abord pour maître son père, puis il fut élève de Paul Delaroche et de Drolling. Toutefois, ses débuts révélèrent encore l'influence paternelle. Ainsi, le Totie et l'Ange, qui parut en 1842, pourrait être attribué à Pierre Duval Le Camus. Le Chasseur perdu, les Petits déjeuners, Rousseau écrivant l'a Héloïse », qui sont de 1846, ont encore un peu de ce lyrisme bizarre, dont la nouvelle école a fait justice; mais, à l'Exposition de i853, où le peintre avait envoyé les Deux chasseurs et l'Ours, et l'Heure du berger, toute trace de ce genre faux et maniéré avait disparu. La peinture de Duval était déjà saine et sans prétention; Macbeth et les sorcières, le Christ au tombeau, deux tableaux qui parurent au Salon de 1855, vinrent affirmer plus sérieusement encore les progrès de l'artiste. Citons avec éloge le Poste avancé de routiers, une des bonnes peintures qui figurèrent au Salon de 1859. Les Trois cruches à une fontaine, VAumône de la mer, les Adieux, du Salon de 1861, valurent à l'auteur un succès mérité; ce sont peut-être ses trois meilleurs ouvrages. Parmi les dernières compositions de cet artiste, il faut citer le Martyre de saint Laurent (1867) et plusieurs tableaux de genre, qui n'ont pas figuré aux expositions : Giotto dans la campagne de Rome; une Halte à Sorrente; Souvenir de Bretagne; Rerger dans la campagne de Rome; etc.
Duval (Aline), actrice, née à Paris vers 1824. Elle joua très jeune, dans de petits théâtres, puis entra en 1842 au Palais-Royal, où son jeu leste et déluré, sa voix mordante, sa verve spirituelle et endiablée, lui valurent d'éclatants succès dans les rôles de bonnes, de grisettes et les rôles travestis. Après avoir fait de nombreuses créations à ce théâtre, elle passa aux Variétés, puis aux Boufl'es, et parut enfin à l'Ambigu (1883), où elle créa un rôle dans Pot- Rûuille. Peu après, elle quitta la scène.
Duval (Emile-Gustave-Ferdinand), avocat et administrateur français, né à Paris en 1829. Il publia quelques articles de journaux. Ses relations avec Dufaure et avec Thiers lui valurent d'être nommé, en 1871, préfet de la Gironde. Dans ces fonctions administratives, il fit preuve de tact et de modération. Après le renversement de Thiers, il fut appelé, en 1873, à la préfecture de la Seine ; dans ce poste, il sut se montrer administrateur, et conserva ces fonctions sous diflférents cabinets.
Duval (Edgar-^aou^), magistrat et homme politique français, né à Laon en 1832, mort à Monte-Carlo en 1887. Fils de Charles-Edmond-Raoul Duval, il entra dans la magistrature comme substitut à Nantes, et devint avocat fénéral. Démissionnaire au 4 septembre 1S70, il s'enrôla ans les éclaireurs de la Seine-Inférieure. Elu par ce département à l'Assemblée nationale, le 2 juillet 1871, Raoul Duval prit place au centre droit et se signala par sou opposition et ses attaques contre Thiers et les orléanistes. Il devint un des principaux chefs du parti bonapartiste, et vota contre la constitution républicaine en 1875. Réélu à Louviers en 1876, il siégea dans le groupe de l'Appel au
fienpie, fonda la iVaïioH, journal impérialiste, mais s abstint ors du vote de confiance demandé par les partisans du Seize-Mai. li ne rentra à la Chambre qu'en 18S4, comme député de l'Eure. Il se rallia à la République modérée ; il avait projeté la formation d'un nouveau groupe, dit de ■ droite républicaine », lorsque la mort le surprit.
DuVAL (Joseph-César), homme politique français, né à Saint-Julien (Haute-Savoie) en 1841. Pharmacien dans sa ville natale, il fut élu député en 1883 par la Haute- Savoie, réélu en 1885 et en 1889. Duval a publié plusieurs ouvrages relatifs à l'histoire locale de son arrondissement : Un Curé de Collonge-sous-Salève, il y a cent ans (1874); Temier et Saint-Julien, essai historique sur les bailliages de Ternier et Gaillard (1879); Procès de sorciers à Viry, 1534-1548 (1881); l'Administration municipale de la commune et du canton de Viry, de l'an I à l'an YllI de la République française (1883).
DdvaL (Emile-Victor, dit le général), un des chefs militaires de la Commune do 1871, né à Paris en 1841. Ouvrier fondeur, il se fit affilier à l'Internationale, fut condamné de ce chef à doux mois de prison, en 1870. Il prit une part active à la révolution du 4-Septembre, après laquelle il devint colonel de la 13» léfrion de la garde nationale. Eu I87i, Duval, membre du Comité central, fut nommé commandant militaire de la préfecture do police, puis général, par le Comité, et élu membre do la Commune. Chargé de marcher contre l'armée de Versailles, il attaqua la re<louto doChktillon. Cerné avec un millier de fédérés, il fut fait prisonnier et amené au général Vinoy, qui le fit fusiller au carrefour de la route do Bicôtre.
Duval f.Va(Ai(M-Marie), médecin français, né à Grasse (Vaf ) ea 1844, iils de Duval-Jouve. Prosectour à la faculté
de Strasbourg, puis agrégé, professeur à la faculté de Pans, membre de l'Académie de médecine en 1882, Mathias Duval s'est surtout occupé d'études anatomiques et de recherches embryologiques. On lui doit, entre autres mémoires originaux : Structure et usages de la rétine (1873) ; Rechercltes sur l'origine réelle des nerfs cranietis («Journal de l'anatomie », 1876-1880); Etudes stir la spennatogénèse («Revue des sciences naturelles de Montpellier», 1879- 1880); Etude sur la ligne primitive de l'embryon ("Annales des sciences naturelles u , 1879) ; la Corne d'Ammon, morphogéJiie et embryologie («Archives de neurologie», 1881); De la formation du blastoderme dans l'œuf d'oiseau («Annales des sciences naturelles", 1884); et de bons ouvrages didactiques: Manuel du microscope (1873); Cours de physiologie (1872), fréquemment réédité; Précis de technique ynicroscopique et histologigue (1878) ; Manuelde Vanntomiste (1883), en collaboration avec le Di'Ch. Morel; Dictionnaire usuel des sciences médicales (1885) ; /e i>an«inîsnie(1885) ; l'Anntomie générale et so?i histoire (1886); Eléments d'histologie (1896).
Duval (Georges), publiciste français, né à Paris en 1847. II fut reçu à l'École navale en 1863. Il collabora à un grand nombre de journaux, et se montra auteur dramatique et romancier fécond. On lui doit, entre autres -.Madame Mascarille, pièce en vers (1874) ; le Tour du monde en 80 [minutes, revue en trois actes (1875) ; Aux quatre coins, en un acte (1876) ; Artistes et cabotins (1878) ; Histoire de la littérature révolutionnaire (1879) ; la Morte galante^ roman [ISSO); les Petites A b7-aha7n (1880); Voltaire chez Houdon, comédie en un acte et en vers (1880); Vauhnsant et Bouleau (1881); un Amour sous la Révolution (1881); le Miracle de l'abbé Dulac (1882) ; le Premier Amant (1883) ; Vieille histoire (1884); les Orphelins d'Amsterdam (^884); le Carnaval parisien (1884-1889); Laurette (1885); l'Homme à la plume noire (1886) ; un Cmip de fusil (1886) ; Paiis qui rit (1886) ; le Tonnelier (1887); Mai fS7f ; une Virginité (^1887); Coquin de printemps, vaudeville en trois actes avec Jaime (1888).
Duval (Eugène-Emmanuel- Amaury), peintre français. V, Amaury-Ddval.
DuVAL-JOUVE (Joseph), savant et écrivain français, né à Boissy-Lamberville (Eure) en 1810, mort à Montpellier en 1883. Il fut professeur, puis inspecteur d'académie. On lui doit plusieurs ouvrages relatifs à l'histoire naturelle, la philosophie et Thistoire, notamment: Traité de logique ou Essai sur la théorie de la science (1843) ; Etudes sur le pétiole des fougères (i8ô4) ; Des comparaisons histotaxiques et de leur importance dans l'étude critique des espèces végétales (l&ll); Etud<* histotaxique des cyperus de France (1874); Histoire populaire de Montpellier (1878); Montpellier pendant la Révolution (1879-1881) ; etc.
DuVAL-LEROY (Nicolas-Claude), physicien et astronome français, né à Bayeux vers 1730, mort à Brest en 1810. 11 fut professeur de mathématiques et membre correspondant de l'Académie des sciences. Nous citerons, parmi ses écrits : Instruction sur les baroynèlres marins (1784); Courtes réflexions sur quelques points de la constitution d'un Etat (1789); Traduction (supposée) d'un manuscrit portugais sur le mariage des prêtres (1790), où il attaque vivement le célibat ecclésiastique; Eléments de navigation (1802); etc.
DUVALIE {U) D. f. Genre de végétaux cryptogames, de la famille des hépatiques, tribu des marc^iantiées, dont l'espèce type habite 1 Allemagne, u Genre d'asclépiadéesstapéliées, comprenant une dizaine d'espèces de plantes charnues, grasses, qui croissent au Cap et dans les environs.
DUVAUA (ud-o) n. m. Genre de la famille des térébin- Ihacées, comprenant des arbres et des arbrisseaux, qui croissent au Chili et dans la Polynésie.
DUVAUCEL (Alfred), naturaliste et voyageur français, né en 1792, mort à Madras en 1824. Il quitta le service au début de la Restauration, se tourna vers l'histoire naturelle, eut pour maître Cuvier, qui avait épousé sa mère, fut nommé, en 1817, naturaliste du roi, et reçut une mission scientifique dans l'Inde. Avec le naturaliste Diard, il explora le Bengale, une partie de l'arcliipel indien, le Sylhet, et alla mourir de la fièvre à Madras. Il a enrichi les collections publiques françaises d'un grand nombre de plantes, d'animaux rares, de médailles, de manuscrits. Cuvier a publié, dans les ■■ Mémoires de l'Académie des sciences », une Notice sur les voyages de Duvaucel (1821).
DUVAUCHEL (Léon), littérateur et poète, né à Paris en 1850. Il a collaboré à des journaux et des revues, et s'est fait connaître comme poète par des poésies tour à tour gracieuses et viriles : le Médaillon (1875) ; la Clef des champs {\?,%\), et par des poésies patriotiques. Romancier de talent, il a publié : la Moussière (1886) ; le Tourbier (1888) ; le Portrait (1890) ; le Livre d'un forestier (1893) ; Chez nous (1895) ; M'zelle{\&9:>) ; V Hortillonne (1897).
DUVAUX (Antoine-Jules), peintre de batailles, né à Bordeaux en 1818, mort à Paris en 1884. Elève de Charlet, il a su mettre de l'humour, du sentiment, presque de la fantaisie dans ce genre de peinture. On cite prmcipalement de lui : Charge de cuirassiers à Valmy, l'Attaque du plateau de la Haie-Sainte, Episode de l'assaut de Sébastopol, au musée de Versailles. Duvaux a reproduit en plusieurs eaux-fortes connues, soit des dessins originaux, soit les plus importants morceaux de son œuvre. Ses plus récents envois au Salon furent : le Quinze août à la place Vendôme, Bataille de Gravelotte, Episode du combat de Loigny, Episode de la journée du 6 août 1870, etc.
DuVAUX (Jules-Yves-Antoine), professeur et homme politique français, né à Nancy (Meurthe) en 1827. Agrégé es lettres, Duvaux fut professeur à Saintes, à Montpellier et à Nancy. H fut élu membre du conseil général de Meurthe-et-Moselle en 1871. Après le renversement de Thiers, il démissionna. En 1876, il fut élu député de Nancy. Réélu en 1881, il fut sous-secrétaire d'Etat sous Jules Ferry, ministre de l'instruction publique ; il obtint lui-même ce portefeuille dans le cabinet Duclerc (1882), le conserva dans le cabinet Fallières (1883), et ne se représenta pas aux élections générales.
DuVEAU (Louis-Jean-Noél), peintre français, né à Saint-Malo en 1818, mort à Paris en 1867. Elève de Léon Cogniot. Ses deux premiers tableaux obtinrent un succès mérité : le Lendemain d'une tempête en Brel<tqne, et /f.v Emigrants bretons arrêtés par des républicains. Il faut citer encore do lui : Pécheurs naufragés, et surtout la
Mort d'Agrippine. Les sujets où palpite une passion vraie sont ceux qu'il interpréta le plus heureusement : le Berceau vide, le Retour du pardon de sainte Anne de la Palud, la Messe en mer, tableau charmant, plusieurs fois gravé, tiennent la place d'honneur dans son œuvre. Duveau a décoré l'église de Saint-Servan.
DUVENÈDE (Marc Van), peintre flamand, né et mort à Bruges (1674-1729). Il se rendit en Italie, où il resta six années, prit à Rome des leçons de Carie Maratte, puis retourna dans sa patrie, se fit connaître par des tableaux qui rappellent la manière de son maître, sa touche hardie et vigoureuse. On cite, parmi ses meilleures œuvres : le Martyre de saint Laurent et Sainte Claire donnant l'habit de son ordre à des jeunes filles.
DuVERDIER (Antoine, seigneur de Vauprivas), magistrat et littérateur français, né àMontbrison (Loire) en 1544, mort à Duerue, près Lyon, en 1600. H fut conseiller du roi, homme d'armes de la compagnie du sénéchal de Lyon, contrôleur général de cette ville et gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. Duverdier, qui avait réuni un grand nombre de livres rares, est surtout connu comme bibliographe. Son principal ouvrage a pour titre : Bibliothèque d'Antoine Duverdier, contenant le catalogue de tous les auteurs qui ont écrit ou traduit en français, avec le supplément latin du même Duvei^dier à la bibliothèque de Gessner (1586), que consultent tous les bibliophiles. Il a publié, en outre : Prosographie ou Description des personnes insignes, etc., avec les effigies d'aucuns d'iceux (1573), où l'on trouve des renseignements encore précieux. — Son fils Claude, né à Lyon vers 1566, mort en 1649, fut un poète médiocre. Il a laissé quelques écrits, entre autres deux petits poèmes : Rie}i et le Luth.
DuVERDIER(Gilbert Saulnif-:r), écrivain français, mort à la Salpétrière, à Paris, en 1686. Il fut historiographe de France et composa de nombreux ouvrages qui ne purent l'arracher à la misère. Parmi ses écrits, depuis longtemps oubliés, on cite : l'Exacte Description de tétat présent de la France (1654) ; des Abrégés de l'histoire des Ottomans, de l'histoire d'Espagne, de l'histoire d'Angleterre, etc ; le Roman des romans (1626) ; les Amants jaloux ou le Roman des dames (1631) ; etc.
DUVERGER (Eugène), imprimeur français, né à Lille en 1801, mort à Pans en 1863. H fonda à Paris une imprimerie, puis, après la révolution de 1830, fut appelé à diriger l'Imprimerie royale. Ses efl"orts ont eu surtout pour but le perfectionnement des impressions musicales. Le système de typographie de la musique qu'il imagina consistait en une série complète de types sans portées. Il a publié un Spéciïnen des caractères de jnusique gravés, fondus, composés et stéréotypés par les procédés de E. Duverger (1834), ouvrage d'une exécution des plus remarquables.
Duverger (Alexandre-Jacques Vêron-), jurisconsulte français, né et mort à Paris (1818-1892). Nommé professeur suppléant à la faculté de droit de Paris en 1851 , il fut chargé de faire un cours de droit constitutionnel qui devait commencer le 2 décembre. Ce jour-là, eut lieu le coup d'Eiat, et le cours ne fut jamais fait. En 1855, on lui confia le cours d'introduction générale à l'étude du droit. En 1858, il fut nommé professeur en titre de code civil, et il conserva cette chaire jusqu'en 1888. On doit à Duverger : De l'effet de la transcription relativement aux droits du vendeur (1865) : Observations sur le mémoire de M. Batbie, intitulé : Revision du code Napoléon (1868) ; De la condition politique et civile des femmes (1872) ; l'Athéisme et le Code civil (1888).
Duverger (Théophile-Emmanuel), peintre français, né à Bordeaux eo 1821. Il fit lui-même son éducation. Observateur sagace,Duverger a exécuté, dans la peinture de genre, de nombreuses petites toiles, remarquables par la finesse de l'expression et le charme de la composition. Citons de lui : la Gamelle du grand-papa, l'Attente, les Dames de charité, les Derniers Sacrements, les Bohémiens, la Paralytiqite, le Laboureur et ses enfants, qui prit place au Musée du Luxembourg; Quand les chats n'y sont pas, les souris dansent; t'Aiguille de la grand'maman; la Bénédiction du pain à Ecouen; Allant aux cha7nps; etc.
DuVERGIERouDuVERGERDEHAURANNE(Jean), abbé de Saint-Cyran, né à Bayonue en 1581, mort à Paris en 1643. Après avoir commencé ses études dans son pays natal, il se rendit à Louvain, où il fut l'élève de Juste Lipse. Vers 1604, il se lia étroitement avec un de ses condisciples, nommé Jansénius. Tous deux quittèrent Louvain pour se rendre à Paris et de là à Bayonne (1611), où ils menèrent une vie très retirée, se livrant avec ardeur à l'étude de saint Augustin. Du Vergier devint chanoine de la cathédrale de Bayonne,et Jansénius principal d'un collège. En 1617, le premier revint à Paris, le second retourna à Louvain, mais ils demeurèrent unis par un commerce de lettres. En 1620, Du Vergier fut nommé par l'évèque de Tours, de La Rochepozay, abbé du monastère de Saint-Cyran. C'est sous cette dénomination qu'il fut désormais connu. En 1622. il devint l'ami d'Arnauldd'Andilly et, l'année suivante, se fixa à Paris. Dans un voyage à ^éronne , il conféra longuement avec Jansénius sur l'ouvrage que ce dernier méditait et qui devait être si fameux sous le nom de Augusfinus. C'est vers 1623 que l'abbé de Saint-Cyran entra en relations avec la mère Marie- Angélique "Arnauld, abbesse de Port-Royal des Champs. Toutefois, il ne prit définitivement la direction de cette maison qu'en 1633. Il avait déjà une grande réputation de science et d'austérité. Richelieu lui offrit, outre plusieurs riches abbayes, les évêchés de Bayonne et do Clermont. Il refusa, pour se consacrer à la direction spirituelle d'un groupe d'adeptes qu'il avait réunis. Cependant la singularité de ses doctrines, propagées secrètement, commença à inquiéter Richelieu. Le cardinal disait de lui qu'il était " plus dangereux que six armées «. C'est dans cette persuasion qu'il sévit bientôt contre lui. Le 14 mai 1638, Saint- Cyran fut arrêté à 2 heures du matin et conduit au donjon de Vincennes, d'où il ne sortit qu'après la mort de Richelieu, le 6 février 1643. Sa mort suivit de quelques mois sa délivrance. Sa doctrine qui, durant sa vie, ne fut connue quo d'un petit nombre d initiés, eut ensuite un grand retentissement : c'est le jansénis77ie. Beaucoup de ses ouvrages sont restés manuscrits ; parmi ceux qui ont été imprimés, il faut citer : Tht'oloilie familière (1642); Lettres chrétiennes et spirituelles (1045).
DuvERGiER DE Hauranne (Joan-Mario), homme politique français, né à Rouen en 1771, mort à Paris en
1S31. Il servit d'abord dans la marine, et était négociant dans sa ville natale quand ses compairiotos l'onvoyùront, on IS15. A la Chanihre des députés. 11 y rostajusqu on Ï82:i. ot s'y lit reniarquor ù la fois par son dévouement à la royauté constitutionnelle ot par son aversion pour le [>ar(i des ultras. Do 1819 à 1824, il siégea encore à la Chambre et s'y rapprocha insensiblement de l'opposition libérale. Son échec, on 1824, le lit rentrer dans la vio privée : il servit alors la cause libérale par dos livres do polémique et do droit constitutionnel.
DUVERGIER (Joan-Raptisto-Marie), jurisconsulte français, né et mortà Bordoau.\ (1792-1877). Avocat A Paris en 1821, il fut bàtoniiier en 1S14 et 1845, puis il fut nommé directeur des affaires civiles au ministère do la justice. 11 entra au conseil d'Ktat on l»'.â et devint président de .section on 1866. Duvergier fut garde dessceauxdu njuillot 18G9 au 2 janvier 1570, puis il entra au Sénat. On lui doit ; Cotieclion des mstittUions. chartes et lois fumfamentales des peuplvs de l'Ettro/ic et d'Amérique (I821-lS2:ï). Dés 1824, il commença la pulilication do sa Colleclion des lois décrets, ordonnances, rèf/lements et avis du coyiseil d'Etat de nSS à ISii 11824-1828 ; 2' édit. continuée jusqu'en 18;!0 11834-18381). Depuis 1830, la collection s'est augmentée d'un volume par année. On lui doit encore : l' E /f et rétroactif des lois (1845), puis, entin, la publication avec notes et la continuation do l'ouvrage de Touiller : le Droit civil français snirani l'ordre du code. Ce travail n'a pas été terminé et forme sept volumes.
Duvergier de Hauranne (Prosper), homme politiiiue et ccmain français, lils de Jean-Marie Duvergier de Hauranne, né à Houen on 1798, mort à Herry (Cher) en 1881 . Il collabora au « Globe M 1 823) et devint un des chefs du parti doctrinaire. Envoyé à la Chambre des députés eu 1831 par l'arrondissement de Sancerre, il soutint d abord la politique ministérielle, puis se jeta dans l'opposition, dont il formula le programme dans son livre sur les Pritictpes du gouvernement représentatif et leur application (1838). Il contribua à renverser le ministère Mole, se lia avec Thiers, et fit. après 1840, une guerre acharnée au cabinet Guizot. Chef du centre gauche, il prit une part active au mouvement réformiste, lança un opuscule retentissant sur la Réforme parlementaire et la Réforme électorale (1846), organisa la campagne des banquets, et fut envoyé, en 1848, par le Cher à l'Assemblée constituante. Regrettant, un peu tardivement, la chute de la monarchie qu'il avait contribué à ébranler, il siégea à droite et fit partie du Comité de constitution. Il entra à l'Assemblée législative en 1850. Au 2-Décembre, il s'associa à la protestation de ses collègues et subit une détention de cinq semaines et un exil de huit mois. Rentré en France, il consacra ses loisirs aune grande Histoire du ijouvernement parlementaire en France de 1814 à IS4S (1857-1872), qui lui ouvrit, en 1870, les portes de l'Académie. Après le 4 -Septembre, il se rallia ouvertement à la République, mais ne put réussir aux élections sénatoriales de 1876. Il a publié, outre son grand ouvrage, quelques vaudevilles, œuvres do sa jeunesse, des discours et des rapports, et de remarquables articles à la « Revue des Deux Mondes a.
Duvergier de Hauranne (Louis-Prosper-Ernest),
homme politique et écrivain français, fils du précédent, né à Paris en 1843, mort à Trouville en 1877. Il voyagea d'abord en Amérique, prit part aux luttes de l'opposition libérale contre l'Empire, et se distingua comme capitaine des mobiles du Cher à la bataille de Beaune-la-Rolande (nov. 1870). Député du Cher à l'Assemblée nationale, il se rallia à la République, siégea au centre gauche, combattit l'Ordre moral (1873-1874) et fut élu par l'arrondissement de Sancerre à la Chambre des députés. Après le IG-Mai. il fut un des 363 députés républicains qui refusèrent leur confiance au cabinet de Broglie.
DuVERNET (Théophile Imabigeon), littérateur et pam phlétaire français, né à Ambert en 1734, mort, à Paris en 1796. Il était ecclésjastique lorsqu'il se rendit à Paris, où il fréquenta les encyclopédistes; il partagea leurs idées au point d'écrire uno Histoire des jésuites, à l'in stigation do Voltaire. Il pul)lia ensuite : Réflexions en tiques et philosophiques sur la tragédie au sujet des lois d, Minos (1773); Correspondance de Voltaire arec son trésu rier (l'abbé Moussinot), puis .Vonsieur Guillaume ou le Disputeur (1781), pamphlet facétieux dirigé contre Linguet, d'Espréménil et Maurepas, qui le fit jeter à hi Bastille. Rendu à la liberté, il publia uno Vie de Voltairr (1780), qui eut beaucoup de succès. Il embrassa aveardeur les principes do la Révolution, mais n'en fui pas moins incarcéré aux Carmes, oil il mourut. On Ini doit, outre les ouvrages cités, une Histoire de la Horbonne (1790).
DuVERNEY (Joseph Gdichard), anatomiste françai'' néàFeurs (Loire) on 1048, mort à Paris en 1730. Ils'établii à Paris où il mit l'anatomio à la mode, entra à l'Académir des sciences on 1674, fut nommé professeur d'anatomiiau Jardin du roi en 1079 ot donna des leçons au Dauphin fils do Louis XIV. Ses principaux ouvrages sont : Trait,de l'organe défoule (16S3), ouvrage fort estimé; Traitédes maladies des os (1751) ; Œuvres anatojniques (1761). On lui doit plusieurs découvertes anatomiques, notamment eolle du ganglion ophtalmique; les siuus occipitaux pos tériours ont retenu son nom.
DuvERNEY (Joseph Paris, dit), financier français.