DUVIVIER — DYCK
les institutions républicaines. Après le l8-Brumairo, il redevint magistrat, puis professeur. Il remplaça avec succès le critique Geoffroy aux « Débats ». Il avait publié une édition dllorace et de Marivaux commentées.
DOVIVTER, comm. d'Algérie (prov. de Constantine)arrond. et à 60 kilom. de Bône, près do l'oued Melah, affluent de la Seybouse; 1.440 hab.; ainsi nommée du général Duvivier.
DuvrviER (Jean), graveur en médailles, né à Liège en 1687, mort en 1761. Ses travaux remarquables lui valurent d'être nommé graveur du roi, d'être logé au Louvre et de faire partiede l'Académiede peinture etdo sculpture(1718). Ses œuvres du moins se distinguent par la correction du dessin et par une touche vigoureuse. On cite, parmi ses médailles : Mars et Vénus, avec leurs attributs; Pierre I"; Pierre de Gouges, BerthoUet-Flemalle, Louis XV, etc.
Duvr^ER (Pierre-Simon-Benjamiu), graveur français, fils du précédent, né à Paris en 1730, mort eu 1R19. Il exécuta un grand nombre de médailles, remarquables par la fidélité des portraits. L'Académie de peinture le reçut parmi ses membres en 1776, et l'Institut lui ouvrit ses portes en 1806. Ses médailles les plus célèbres représentent Louis XV, Louis XVI, le prince de Condé, le cardinal de la Roche-Aymon, etc.
Duvivier (Franciado-Fleurus), général français, né àRouen en 1794, tué à Paris en 1848. En 1814, il prit part, avec ses camarades de l'Ecole polytechnique, à la défense de Paris contre les Alliés. Lieutenant d'artillerie la même année, il devint capitaine du génie en 1822. Envoyé à Tunis en 1825, comme instructeur des troupes du bey, il fit partie de l'expédition d'Alger en 1830. C'est en Algérie
3u'il fit presque toute sa carrière militaire. 8a belle conuite aux deux sièges de Constantine lui valut, en 1839, le grade de maréchal de camp. Il contribua à la victoire du col de Mouzaia et défendit héroïquement Médéah contre Abd-el-Kader (1840). Elu député à la Constituante de 1848, il fut, peu après, nommé général de division et commandant en chef de la garde mobile. Il périt en défendant l'Hôtel de ville de Paris contre les insurgés de Juin. Ecrivain militaire distingué, il a publié, entre autres ouvrages : Observations sur la guerre de la succession d'Espagne {1830J; So/ution de la question d'Afrique (1845).
DUVOISIN (Jean-Baptiste), évoque de Nantes, né à Langros en 1744, mort à Nantes en 1813. Elevé à Saint- Sulpice, il fut promoteur de rofrtolalité de Paris, grand vicaire et chanoine de Laon. Emigré en 1792, il se réfugia en Angleterre, puis dans le duché do Brunswick. 11 rentra en France en 1802. et fut nommé évêque de Nantes. Napoléon, lui témoignait une grande confiance : il l'appelait son « oracle » et son « flambeau •< en matière religieuse. Placé, avec trois autres ovêques, auprès de Pie VII à Savone et à Fontainebleau, Il s'efforça, à plusieurs reprises et une dernière fois à son lit de mort, d obtenir de l'Empereur la liberté du pape captif. Ses principaux ouvrages ont pour titre : l'Auinrité des Hures au Nouveau Tcstan^ent (1775); l Autorité des livres de Moïse éta'die et défeijdue contre les incrédules (1778); Démonstration évangélique (1800, 1802, 1805).
DUVOISIN-CALAS (Alexandre), littérateur français,
Fetit-hls de Calas par sa mère, mort à Chartres en 1832. 1 devint receveur des droits réunis à Chimay, on Belgique, puis se fixa à Paris. Il a pul)llé des romans, des chansons et des pièces de théâtre. Ses romans : Adolphe deValdheim (1802): Firmin (1803); Wilhelmina {\^n), ont de l'Intérêt et un but moral. Ses chansons ont paru sous le titre de : un Chansonnier des casernes (1822).
DUX, bourg d'Austro-Hongrle (Bohême [district de Tœplltzi); 10.150 hab. Bonneterie, poterie, sucrerie, verrerie. Château des comtes de Wallensteln, avec riche bibliothèque, belle calorie de tableaux, collection d'armes et cabinet d'histoire naturelle. Ch.-l. d'un district peuplé de 36.000 hab.
DUXITE {ksif— de Dur, n. de localité) n.f. Résine fossile analogue au succin, trouvée à Dux, en Bohème.
DUYGKINCK fEvert Augustus), écrivain américain, né et mort à New-York ( 1816-1878). Il fonda le Monde littéraire (184T), et publia une Encyclopédie de littérature américaine (1863), ainsi que divers ouvrages, notamment : Histoire de la guerre de l'Union (1865) ; Galerie de -portraits des Américains célèbres (1866); Histoire du mono.3 depuis .les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (1870).
DUTSE 'Prudent van), poète et archéologue flamand, né à Termonde en 1S05, mort en 1859 à Gand, où 11 était archiviste. Il a publié un nombre considérable de poésies de tout genre, et a beaucoup contribué à répandre le goût da la langue flamande. Ses poésies, un peu emphatiques, sont répandues dans des revues. Un certain nombre ont paru dans deux recueils : Poésies nationales et la Feuille de trèfle. On lui doit aussi : Histoire de la poésie néerlandaise depuis le xv siècle, qui fut couronnée par rinstitul des Pays-Bas.
DUZERVILLE, comm. d'Algérie (dép. de Constantine), arrond. et à 12 kllom. de Bône, près de la Meboudja et de la Soybouse; 3.307 hab. Centre agricole et viticole.
DVApara-YOUGA n. m. Troisième période ou âge de la mythologie indienne, qui correspond à Vâge d'airain dos Grecs. Pondant ce youga, dont la durée est de 2.400 ans divins ou 864.000 années terrestres, la perfection et la vertu des deux premiers âges vont en décroissant. La terre, stérilisée, ne donne plus spontanément de fruits : l'humanité , aveuglée , s'enfonce dans les ténèbres de l'ignorance grandissante, malgré les enseignements des maîtres religieux suscités par les dieux, et des dieux euxmêmos, descendus dos doux pour rétablir la justice sur la terre.
DVARKA, DVARAKA, OU DWARKA. Gêogr. V. DoUA- RAKA,
DVIDJA adj. Deux fois né, régénéré (litre auquel ont droit les hommes des trois premières castes de l'Inde (brahmanes, kchatriyas et vaiçyas] après avoir reçu l'Initiation et l'investiture du cordon sacré.) V. brahmane,
&BAHMAMSH13, Ot COUDON Sacré.
Dvina ou Duna occidentale {Dwîna est une orthographe allemande), fleuve de la Russie nord-occidentale. qai commcDce à 370 kil. S.-S.-Ë. do Saint-Pétersbourg, sur
le plateau marécageux de Valdaï, a 15 kilomètres des sources du Volga. Elle coule vers le S. -O., puis tourne au N.-O. près de Vitebsk ; elle baigne Polotsk, Dunabourg, Riga, et se perd dans le golfe de Klga (Baltique), à 12 kilomètres de cette ville. Cours 1.024 kilom. Navigable aux vapeurs sur 113 kilomètres.
Dvina ou Duna septentrionale, grand fleuve de
la Russie du Nord, d:.ns les gouvernements de Vologda et d'Arkiiangelsk. Elle &e forme à Velikil-Oustiong, par la réunion de laGoukhona{573 kilom.) et du long (43y kllom.). Elle se double, à droite, de la Vytchegda (1.027 kilom.), le Vag (500 kil.), la Pinega (623 lui.), baigne Arkhangelsk et se perd dans la mer Blanche par quatre bras. Cours 1.725 kilomètres.
DVÎPA n. m. Mot sanscrit qui veut d\ro continent.
— Encycl. La cosmogonie Indienne divise la terre en sept dvipas circulaires concentriques, séparés les uns des autres par dos océans d'eau salée, de jus de canne à sucre, de vin, de beurre clarifié, de lait caillé, d'eau douce. (Le dvîna central est le /J>/môo»'/rfpa [l'Inde], au milieu duquel se aresse le mont Mérou, la montagne sainte qui soutient le ciel et sert de demeure aux dieux.)
Dvorak (^Antonl, compositeur tchèque, né à Mulhausen, près Kralup (Bohême) en 1841. 11 fit exécuter, en 1873, un hymne dont le succès fut tel qu'il lui valut pendant plusieurs années une pension du gouvernement. Dvorak, devenu le protégé de Liszt, se mit à travailler avec ardeur, et fut nommé professeur de composition au Conservatoire de Prague. Il renonça , en 1892, ù cette fonction pour accepter la direction du Conservatoire national de New- York. En 1899, il revint en Europe, où sa renommée avait encore grandi durant son absence.
Dvorak est un compositeur original et fécond, et son talent s'est exercé dans les genres les plus divers. Il a fait représenterplusieursopéras tchèques : le Roi et le Charbonnier (1874); Wanda (1876); le Paysan (1878); la Tête dure (1881); Dimitri Dvorak.
(1882); Jacobin (1889). Il a
fait exécuter un Stabat Mater (1883) ; le Psaume 149, pour chœur et orchestre ; la Fiancée du spectre, cantate (1885) ; Saint Z,u'/mi7a,oratorio( 1886): trois poèmes svmphoniques: der Wassermann, die Mittagshexe, der GolJene Spninrad. On lui doit encore des symphonies, dos concertos, des quatuors; divers morceaux pour orchestre (danses et rapsodies slaves, etc.) ; danses nationales bohèmes, pour piano ; entîn, une quantité de morceaux pour piano, ainsi que des chœurs et dos lieder.
DwER (El-), comm. d'Egypte (gouv. d'Assiout); 6.200 hab. Cli.-l. de district.
DWERGAR n. m. Demi-dieu de la mythologie Scandinave, dont la voix est l'éclio des fortts.
DWERNICKI (Joseph), général polonais, né à Varsovie eu 1779, mort à Lopatln (Galicle) en 1857. Il servit sous les ordres de Ponlatowskl en 1800, à la tête de volontaires qu'il avait équipés. 11 fut nommé officier delà Légion d'honneur pendant la campagne de Saxe et colonel. Après la chute de l'Empire, Dwernlckl retourna en Pologne. L'empereur Alo.vandre le mit à la tête d'un régiment de lanciers; Il était général de brigade en 1830. Lors de la révolution polonaise, il forma un corps de 5.000 hommes; il défendit la rive gauche de la Vlstule contre les Russes. En 1831, Il battit Gelsmar à Stoczek, Kreutz à Nova-Wies, ce qui lui valut le grade de général de division. Cliargé de soulever la Volhynie et d'organiser la résistance. Il battit à Boremel !e général Rùdiger (I83i); mais, cédant devant les renforts, il se replia on Galicle. Sur l'ordre de Metternich, fait prisonnier avec son petit corps d'armée, il ne fut relâché qu'après la prise de Varsovie. Il a laissé quelques écrits.
DWICÉSIUM {zi'Om' — du sanscr. dwi, deux, et de césiutn) n. m. Chim. Nom donné par Mendeléeff â un corps qui, dans sa classification naturelle, viendrait après le césium et l'ékacéslum. (Son poids atomique serait 175.)
DwiGHT (Timothée), théologien presbytérien américain, né à Northampton (Massacnusetts) en 1752, mort en 1817. Il fut, à peine âgé de vingt ans, nommé professeur au collège d'Yale , à New-Haven , devint, en 1777, aumônier dans l'armée américaine. En 1798, il fut nommé président du collège d'Yale. On a de lui : la Conquête de Chanaan, poème épique (1774) ; Voyages dans la Nouvelle- Angleterre et dans l'Etat de New-York (1823). Ce dernier ouvrage renferme des particularités sur l'histoire, les mœurs des Indiens; il contient, en outre, sur la topographie et la statistique de l'Amérique des renseignements très Importants.
DwiNGELO. comm. des Pays-Bas (prov. de Drentlie [arrond. do MeppelJ); 2.200 hab.
DWYGYFYLCHI, boni g de la Grande-Bretagne (pays de Galles [comté de Carnarvon]), au pied du mont Penmaen-bach; 2.500 hab. Exploitation de cuivre.
DYADE (du gr. duas, ados, dualité) n. f. Philos. Etat imparfait dans lequel, selon les pythagoriciens, tombe un être qui se sépare de Dieu.
— Èncvcl. La dyade a été Inventée par Pythagore. Le nombre est ce qui met l'ordre et l'harmonie en toutes choses et qui les rend intelligibles. Mais 11 ne suffit pas pour expliquer le monde. Il faut le compléter par la notion do l'Infini, indéterminé, Indéfinissable, matière que la vertu du nombre élève à l'existence. Il faut donc poser d'une part l'unité, principe d'être et de connaissance, et d'autre part la pluralité infinie, qui n'est rien sans la participation do l'unité. C'est la dyade do l'unité et de l'infini. Platon a repris l'expression pythagoricienne de dyade, mais en la transformant : par « dyado indéterminée du grand et du petit »,il entend la notion do quantité pure.
DYADIQUE adj. Philos. Syn. de binaire.
DYAL (du lat. rfi'eSjjour) n. m. Archéol. Roue d'horlogo. i|ui faisait son tour complet en un laps de vingt-quatre heures. (Expression du xiv" s., que l'on trouve dans les poésies ae Froissart [1393]) :
Et ce dyal est la roe {roue) journal {journalière)
Qui en un jour naturel seulement
Se meut et fait un tour préciaément.
DYARCHIE (du gr. duo, deux, et archos, chef) u. f. Gouvernement simultané de deux rois : La dtarchik de Sparte. Il Pays gouverné simultanément par deux rois.
DYABCHIQUE {chik') adj. Qui se rapporte à la dyarchie : L'n gouvernement dyakcuique.
DYARQUE [ark' — du gr. duarchos; de duo, deux, et arclios, clief ) n. m. Chacun des deux rois qui gouvernent simultanément dans une dyarcliio.
DYAS [di-ass — du gr. duo, deux) n. m. Gcol. Nom donné par Marcou et Geinitz à l'étage permien de la .Saxe, à cause de sa double division en zeclistein et grès rouge. DYASPINEL n. m. Comm. ^V. diaspinel.
DybvaaG, comm. de Norvège (bailliage de Nedenes) ; 5.120 hab.
DyCE (Alexandre), critique et commentateur écossais, né à Edimbourg en 1798, mort à Londres en 1869. Il fut pasteur, puis s'adonna à la littérature à Londres. Dyce prit une grande part à la belle édition aldine des anciens poètes anglais, en commençant par Martowe (1831), en terminant par .S'/iafa/ieare (1857). On lui doit aussi une édition des œuvres de R. Bentley, des remarques sur Shakspoare, etc., et un ouvrage anonyme devenu populaire ; liecueil des entretiens de Samuel //oflers(l856). En mourant, il légua au South-Kensington Muséum sa belle collection de livres rares, manuscrits, peintures, dessins, etc.
Dyce (William), peintre anglais, né à Aberdeen en 1806, mort à Streatham en 1864. Il étudia la peinture à l'académie d'Edimbourg et se fit connaître par des portraits et par un tableau représentant B'icclnis rwurri par les nymphes (1827), et par des cartons exécutés d'une façon magistrale. Ces cartons valurent à leur auteur la commande de peintures murales pour les nouvelles salles de séances du Parlement. Il exécuta pour la Chambre des lords la Const^cration de l'arclievêque Parker et un Baptême d'Elhelhert, t(ui est considéré comme son meilleur ouvrage. En 1848, il fut élu membre de l'Académie royale. Il a publié d'intéressants travaux sur la musique d'église et sur l'électromagnétisme.
Dyck (Floris Van), peintre hollandais, né à Harlem en 1577. Il a exécuté avec un égal talent des peintures historiques devenues fort rares et des tableaux représentant des fruits. On cite de lui ; Agar chassée et Agar présentée à Abraham.
Dyck (Anton "Van), peintre et graveur flamand, né à Anvers en 1599, mort à Blackfriars, près de Londres, en 1641. Dès l'âge de dix ans, il fut placé dans l'atelier do Henri Van Balen ; et, quelques années après, entra dans celui de Rubens. Vers 1618, il commença à produire des tableaux où l'influence de Rubens se fait sentir. Il fit aussi des portraits remarquables. Sa réputation se répandit jusqu'en Angleterre, où il fit un premier voyage vers le commencement de 1621 et fut employé au service du roi Jacques I".
En 1622, Van DycU partit pour l'Italie. Il se trouvait à Gênes en 1623. A Rome, il peignait le portrait du cardinal Bentivoglio, aujourd'hui au palais Pitti et un de ses chefs-d'œuvre. A Florence, Van Dyck exécuta pour l'église de Monte-Cavallo une Adoration des ma(;es et une Ascension. Il se rendit à Marseille en juillet 1626, passa à Aix, à Paris, et rentra à Anvers vers la fin do la même année. Après son retour, les tableaux se multiplièrent rapidement : Extase desainl Augustin (Anvers, 1628) ; ta Vierge, entre saint Pierre et saint Paul, présentant l'enfant Jésus à sainte Rosalie, et le Mariaqe mystique de la Vierge avec le bienheureux Herman de l'ordre des prémontrés (auj. à Vienne); leCrucifiemenlCMahnes). YElévation de la croix, autre chef-d'œuvre (Courtray); le Christ en croix (1629), pour l'église des dominicains d'Anvers. De 1627 à 1632, Van Dvck peignit quelques-uns de ses plus beaux portraits:" ceux do l'abbé Scaglia et de l'évéque Malderus, d'Antoine Triest, de François do Moncade. du duc Wolfgang de Netibourg, de Frans Snyders, de Van der Geest, du financier Van der Wouwer. C'est à cette époque qu'il fit les portraits des principaux artistes amateurs et littérateurs de son pays, et en confia la reproduction sur cuivre à d'habiles graveurs. Ces planches parurent sous le nom des Cent portraits. Il en grava lui-même un certain nombre. En 1632, Van Dyck s'embarqua pour l'Angleterre, sur l'invitation du comte d'Arundel. Charles I" le nomma son premier peintre, et le créa chevalier en 1632. Vers le commencement de l'année 1640, Van Dyck fit à Anvers un court séjour et rentra à Londres, où la révolution avait dispersé la famille royale. Van Dyck ne survécut pas longtemps à ses prolecteurs Charles I" et le comte de Strafford; il fut enterré dans l'église de Saint-Paul, près du tombeau de Jean de Gand.
Van Dyck est, après Rubens, le plus grand artiste de l'école flamande. Rubens fut l'initiateur, le créateur; Van Dyck l'initié, l'apôtre, que pénétra la flamme du génie du maître. C'est surtout dans ses nombreux portraits de grandes dames et de grands seigneurs anglais que Van Dyck a fait preuve de cette élégance, de cette noblesse, de cette grâce, de toutes ces merveilleuses qualités de style et d exécution qui ont fait de lui le plus distingué, le plus aristocratique des peintres. Sous ce rapport et sous beaucoup d'autres. Van Dyck n'a rien de flamand.
Il faut citer encore de Van Dvck : à Anvers, le Portement de croix (Saint-Paul), le Christ en croix (Saint-Jacques), le Christ au tombeau, le Christ en croix et le Christ déposé de la croix (musée); à Bruxelles, le Martyre de saint Pierre, Silène ivre, saint Antoine de Padoue, saint François en extase ; à Bruges, une Sainte famille ; au Louvre, la Vierge et l'Enfant, la Vierge aux donateurs, le Christ pleuré par la Vierr/e et par les anges, saint Sébastien. Vénus demandant à Vutcain des armes pour Enée, Ilenaud et Armide, lo portrait de Charles I", ceux des enfants do ce prince, les portraits d'Isabelle d'Autriche, do Moncade (équestre), du même (on buste), du président Richardot, du duc do Richmond, do Van Dyck lui-même et divers autres portraits; à la National Gallery, le portrait de Rubens, saint Ambroise refusant d'admettre dans
l'église l'empereur Théodosc , une étudo do chevaux; à Hanipton-Coiirt, les portraits -!o Cliarles l""", du duc do Buckingliam. do Marj,'ueriti* i^cinun, luaitre.sso du pointro, l'Amour et Psyché, Samson et Dulila, divers portraits do femuKis; à Wiudsor : los portraits do Charles I" eido la roino Honriotto, du peintre Soellinx, do la ducliosso do Riclimond, de lady Vonotia Diyby, des fils do Buckinghani, le portrait oquosire de Cliarles 1", etc.; à Dulwich Collège, une Descente de croix; etc.
Dyck {roRTRAiT d'Anton Van). Van Dyck a fait de lui-mômo un assez grand nombre do portraits. Celui do ces portraits