DYNAMITE
Van Dyck, peint par lui-même (Louvre).
portrait à leau-forte, avec une délicatesse admirable; la planche a ôté terminée par Jaci]ues Nelfs. Un portrait do Vau l>yck par Rubens fait partie de la galerie de la reine d'Angleterre. Un autre, peint par Ad. Hannemann, se voit au musée de Vienne.
Dyck {Philippe Van), dit le Petit Van Dyck, peintre
hollandais, né à Amsterdam en 1679, mort à La Haye en 1752. Elève d'Arnold Boonen, il s'établit à Middlebourg et joignit à son talent de peintre le métier lucratif de marchand de tableaux et de curiosités. Dans ce double commerce, l'artiste sut acquérir une immense fortune. Un peintre si riche ne pouvait être qu'un grand peintre, et ses ouvrages se vendaient au poids de lor. Philippe Van Dvck est représenté au Louvre par deux tableaux : A'>ranaiH renvoyant Aaar et son fils Ismnël, et Sarah présentant Agar à Abraham. La galerie de La Haye renferme trois tableaux plus heureux : une Dmne devant sa toilette, Judith avec la tète d'Hnlopherne, et un Homme taillant une plume.
Dyck {Ernest-Marie-Hubert Van), chanteur belge, né à Anvers en 186 1. D'abord étudiant en droit, puis journaliste, rédacteurde nTEscaut" àAnvers,de «la Patrie i> àParis, il fut engagé par Lamoureux pour ses concerts et s'y fit applaudir pendant cinq ans dans la musique do Wagner. Lorsque Lamoureux donna à l'Eden-Théâtre une représentation de Lohengrin, Van Dyck fut chargé du rôle de Lohengrin. Son débuta Bayreutli. en 1888, fut retentissant, et le jeune chanteur fut aussitôt engagé à Vienne, où il joua en allemand : Parsifal, Lofiengrin, l'Or du lihin, les Maîtres chanteurs, puis Faust, fioméo et Juliette, Manon, et cnlin Werther, qu'il créa. U continua à chanter chaque année à Bayreuth, où il était devenu le ténor wa{>nérien par excellence. A Coveut-Garden, son succès ne lut pas moins complet. Et lorsque, à Paris, l'Opéra monta successivement Zo/iCTig'rin, /a H'a/yirf/j'ie et TttnnhriHser,'Va,n Dyck vint chanter à ce théâtre les rôles do Lohengrin, de Slegmund et do Tannhauser.
DYGKIE (di-kl) n. f. Genre de plantes, de la famille des broméliacées.
— Encyci.. Los rfycAriVj sont des herbes vivacos, à feuilles rad cales lancéolées, à hampe simple, ponant des épis nmltitlores et des bractées denticulées épineuses. Elles sont originaires des montagnes du Brésil.
Dyckmans (Josopb-Ijauront), peintre belge, né à Lierre en 1811, mort à Anvers en 1888. Elôvo de Thielmann et do Wappers, il s'est fait connaître par de petits tableaux do genre, très achevés, qui tiennent do la manière de Miéris et cle celle de Meissonior, avec le coloris chaud do l'école flamande. U fut professeur titulaire à Tac^uilémie d'Anvers, do 1811 à 1851. Parmi ses tableaux, rappelons : la Leçon paternelle , la Partie de darnes, lei Hécits de la firand'mère, le Mendiant aveuijle, une de ses œuvres capitales, au muséo dos maîtres contemporains à Anvers; Dame brodant; la Veuve du inarin, considérée comme son chef-dœuvro (galerie <lo Boni, à Anvers); l'Annirersaire de In i/rit»d'mère.ati South-Kensingtun Muséum à Londres ; Vieillf femme priant; Jeune bergère; etc.
DYCTIONINES n. m. pi. Zool. Syn. do hvalospongies.
DyeR f.lolini, poète anglais, né à. Aberglasnoy (comte do Canrniartlirn) en 1700, mort à Kirkby-on-Bane en 1*58. Il abandonna l'étude du droit pour la pointure et la poésie, parcourant en artiste l'Angletorro et l'Ualio, puis devint pasteur. Ses Œuvres, comprenant trois poèmes : the Gronr/ar I/iU (1121); the Huins of Dôme (I7»l)), et the Fleece (175S) unt été réunies après sa mort {1761).
DyeR (sir Edward), poète anglais, né vers 1540, mort en 1607. Après avoir voyagé sur le continent, il vint, en 15(i6, à la cour d'Elisabeth, qui l'accueillit avec faveur, lo chargea de missions diplomatiques aux Pays-Bas et on Danemark, ot le nomma, on 1596, chancelier do l'ordro do la Jarretière. Il a composé dos odes, dos madrigaux, dos poésies pastorales. Une grande partie do sos œuvres est penlue.
Dyer (Georgo). écrivain anglais, né ot mort à Londres (1755-1811). Il a collaboré au « New Monthly n ot au " Oontloman'w Magazine », ot écrit diverses poi'isios ; mais il est surtout connu comme archéologue. Il collabora.! l'édition dos classiques latins do Vaipy. Il a publié : J/istoire de l'université et des roUi^ges de Cambridge (ISM); Vie du révérend Hobcrt Uobinaon {1706); etc.
Dyer (Thomas Henry), historien anglais, né à Londres en 1804, mort en 1888 à I3ath. Associô d'une maison do cunimorco dont l'émancipation dos esclaves amena la ruine, il se tourna vers 1 érudition. On a do lui, outre un grand nombre d'articles do revues et d'encyclopédies: Vie de Calvin ( 1 850) ; Histoire de l'Europe moderne (186 1) ; Histoire de home J18C5); Pompéi (1867); Histoire des rois de Home (1868) ; Athènes ancienne {1873).
Dyherrn (Georges, baron dk), poète et écrivain allemand, né ù Glogau en 1848, mort à Hothenbourg (Silésie) on 1878. II renonça à la carrière judiciaire pour s'adonner à la littérature. On a de lui des poésies, dos nouvelles, otc. Sos Œuvres complètes ont paru à Fribourg-en-Brisgau
DyhBN (Conrad-Adolphe, comte de), né à Roosowitz (Silésie) en 1803, mort en 1869. Il s'adonna à l'économie rurale. Elu membre de la diète do Silésie (1814), il se distingua par ses idées libérales, ce qui l'empÔcha d'être réélu. En 1847, il siégea à la diète générale, et s'y rangea dans le parti libéral. Elu, en 1848, à rAssemblée nationale de Francfort. Dyhrn fut lo champion do l'unité allemande. U fit partie des deux Chambres prussiennes, et devint un des chefs les plus éminents de son parti. Il fut membre liérédiiaire de la Chambre des seigneurs, depuis 1854 jusqu'à sa mort.
DYKE (de l'angl. dyke, digue) n. m. Epanchement de roche éruptivo ou volcanique, ayant tout d'abord rempli sous forme de filon les cassures d'un terrain préexistant, et qui apparaît eusuite comme une muraille isolée, après la destruction du terrain parla dénudation. (L'existence d'un dyke est donc due à sa plus grande résistance contre l'action des agents atmosphériques.)
Dykman (Pierre), antiquaire suédois, mort àStockholm en 1718. 11 a publié plusieurs ouvrages estimés : De la 7nanière de compter des anciens Suédois et Gofhs (1686) ; Des douze Charles qui ont régné en Suède (1708); Observations histori(iues sur les monuments runiques (1723).
Dyle [la] (lat. Thilia), rivière do Belgique, affluent du Rupel. Elle prend sa source dans la provmco de Brabant, arrose Louvain et Malines, et se joint à la Nèthe pour former le Rupel, après un cours de 86 kilom. Ulo partie de ses eaux, dérivées, alimentent le canal do Louvain.
Dyle (départemknt de la), ancien département français, de 1794 à 1814 (ch.-l. Bruxelles). Il comprenait 3 arrondissements : Bruxelles, Louvain et Nivelle.
Dymanes. Hist. anc. V. l'art, suiv.
Dymas, fils d'Œgimios, frère d'Hyllos et de Pamphylos. ancêtre éponyme et mvthique de la tribu aérienne des Dymanes.
DYMASUS (zuss) n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille des cérambycidés, tribu des cérambycinés, comprenant des grands capricornes allongés , à antennes dépassant le corps, à élytres striés et pubescents. fOn connaît six espèces de aymasas habitant la Malaisie [dymasus micaccus , Bornéo ; dymasus lineatus, Poulo Penang ; dymasus strigosus, Coylan; etc.]; ils sont d'un gris verdâtre.)
Dymi, comm. de Grèce (nomarchie Achaïe-et-Elide) ; 7.500 hab.
Dymond (Jonathan), écrivain et philosophe anglais, né à Exeter en 1796, mort on 1828. Il s'attacha à devenir l'interprète des vœux de la Société des Amis. On lui doit : lîechtrches sur la légitimité de la guerre au point de vue chrétien (1823), et Essai sur les principes de la morale et sur les droits et devoirs politiques et privés de l'humanité (1829), ouvrage dont Southey a fait un grand éloge.
DyMPHNE (sainte), vierge et martyre (vii's.). Fille d'un roi païen d'Irlande, qui, dit-on, avait conçu pour elle une passion incestueuse, elle reçut le baptême et s'enfuit en Brabant, où elle fonda un monastère. Son père, a^'anl découvert sa retraite, la tua de sa propre main, amsi que lo saint ermite Gerbern (|ui, après l'avoir convertie, l'avait accompagnée. Une petite ville, nommée Ghôle, s'éleva autour do son tombeau. — Fôte le 15 mai.
DYNACTINOMÈTRE (contract. du gr. dunamis , force, aktis, inos, rayon, etm(*(roH, mesure) n. m. Photogr. Instrument inventé par Claudet en 1851, etdestiné à mesurer la puissance des rayons qui résultent à la fois de l'intensité do la radiation lumineuse et de la puissance de l'ohjoctif.
DYNAME (du gr. diinamis, force) n. m. Unité de travail, correspondant à 1.000 kilogrammètros.
DYNAMENA {mé) n. f. Genre do campanulaires, famille des sortularidés, comprenant des animaux marins, propres aux régions boréales, et groupés en petites colonies ramiliéos. (La dynamena pumila, dos mors du nord, peut être prise comme type do ces sertulairos.)
DYKAMÈNE n. f. Genre do crustacés isopodes, famille des sphneromidés, comprenant de petits animaux marins, de couleurs vives, encore mal connus, qui habitent l'océan Atlantique septentrional. (On croit que les dynamènos sont do jeunes mùlos de nesra, ou des femelles du mémo genre. Ainsi, la dynamene Montagui, dos mers du nord, sorait la fomello do la nessea bi'/entata, etc.)
DynamËNE n. f. Planète télescopiquo, n' 200, découverte parC.-lI.-F. Peters, eu 1879.
DYNAMÈTRE n. m. Môc. et phys. Syn. do dynamo- MÏiTRt-:.
DYNAMÉTRIE n. f. Mécan. Syn. do dtnamométrib.
DYNAMÉTRIQUE adj. Mécan. Syn. do ovNAMOMiirRiQUK.
DYNAMIDE (du gr. dunamis, force) n. m. Atomo matériel, entouré d'atomes d'éiher qui so groupent autour do lui sans obéir à la gravitation générale.
Dynainldes {le Systi^mk dbs), par lo docteur Rodtonbachor. Cet ouvrage a ouvert la voio des découvertes sciontillquos qui ont permis d'édifier la théorie do la chaleur et de rélectricito.
DYNAMIE {mi— du gr. dunamis, force) n. f. Mécan. Unité do force proposée, en 1887, par do Froycinet ot qui n'obt autre quo la force nécessaire pour communiquer dans
Dymasus (gr. d'un tiers).
l'unité de temps (1 seconde), à la masse d'un kilogramme, une accélération égale à l'unité do longueur (1 métro).
— Méd. Nom des phénomènes morbides attribués par l'école dynamique à 1 excès do force vitale.
DYNAMIOLOGIE {jt — du gr. dunamîs, force, et logos, traité} n. f. Traité sur les forces coDsidérécs abstraitement.
DYNAMIQUE [mik' — du gr. dunamikos, mômo sons) adj. Relatif à la force : Unité DYNAMiQtiE. il Etat dynamique, Eiat d'un corps en mouvement, n Cheval dynamique. Se dit queluuel'ois dans le mémo sens (|U0 cheval-vapeur.
— Electr. Electricité dynamique. V.cotTRANT.
— Philos. Théorie dynamique. Dynamisme.
DYNAMIQUE {mik' — mémo étymol. qu'à l'art précéd.)
n. f. Partie de la mécanique qui traite des relations entre les causes du mouvement, ou forces, et los systèmes matériels auxquels ces forces sont appliquées.
— Encycl. Mécan, Les premières notions do dynamique ont été établies par Galilée, en 1638. Cotte science repose sur un certain nombre do principes, qui, au contrairo
•de ceux de la géométrie, ne sont ni évidents ni susceptibles d'être soumis au contrôle du raisonnement ou do l'expérience directe. Ces principes justifiés par l'exactitude de leurs conséquences sont au nombre de trois principaux : I" Principe de l'inertie. Tel qu'il est énoncé par Galilée, il constitue plutôt une définition de la force : " Un point matériel ne peut modifier do lui-môme son état de repos ou do mouvement, c'est-à-dire que, s'il est en repos ou en état do mouvement rectiligne et unil'ormo, il y restera tant qu'une cause, ou force, no vient à agir sur lui » ; 2" Principe de la composition (ou de l'indépeudance) des effets des forces. Entrevu par Galilée, il peut s'énoncer : « Le mouvement d'un point matériel anmié déjà d'une vitesse initiale et soumis d'ailleurs àl'action de forces quelconques F, F', F", pouvant elles-mêmes varier à chaque instant suivant des lois quelconques, est celui que Ton obtient en composant entre eux tous les mouvements que le point matériel aurait séparément pris sous l'influence de chacune des forces qui agissent sur lui, et le mouvement rectiligne uniforme qui résulterait de la vitesse initiale si aucune force n'agissait. « (Ce principe permet de réduire la question complexe du mouvement produit par un ensemble de causes à la question plus simple du mouvement produit par une seule cause) ; 3" Principe de irgalité entre l'action et la réaction. Enoncé par Newton, il avait déià été mis en pratique par Huyghens : n Un point matériel A, recevant d'un autre point matériel B une certaine action /" nécessairement dirigée suivant AB dans un sens ou dans l'autre, le point B éprouve de la part de A une action réciproque /"dirigée suivant la même droite, mais en sens contraire. ^
D'AIembert, en 1743, permet do ramener les questions de dynamique à des questions de staticjuo en énonçant que : « A chaque instant, il y aurait équilibre entre les forces agissant réellement sur un ensemble do points matériels en mouvement, et les forces d'inertie des divers points du système, si celles-ci venaient à agir ». En 1788» dans s2l Mécanique analytique, Lagrange indique le moyen de ramener d'une façon uniforme toutes les questions de mécanique à un problème de calcul difl'érentiel ou intégral en introduisant la théorie des liaisons et du travail virtuel. Les formules de Lagrange sont désignées sous lo nom do n Equations de la dynamique ».
DYNAMIQUEMENT {ke) adv. Mécaniquement ; au point de vue de la mécanique.
DYNAMISER (SE) ;rad. di/namique] v. pr. Se concentrer, prendre le caractère dune force active.
DYNAMISME {niissm' — du gr. dnnaïuis, force) n. m. Philos. Système philosophique, qui ne reconnaît dans les éléments matériels que des forces dont l'action combinée détermine l'étendue et les autres propriétés des corps. Il Force active d'un être organisé : Ce n'est point une opinion que la dualité du dynamisme de l'homme; c'est un fait général déduit de l'expérience jourjmlière. (Lordat.)
— Encycl. Philos. Le dynamisme est la caractéristique de tout système qui, d'une façon générale, considère dans les êtres la force plutôt (|ue la substance. On peut trouver une tendance inconsciente au dynamisme dans la pensée de Tlialès, qui mettait une âme dans les choses matérielles ; par exemple, dans l'ambre. It apparaît plus clairement chez Anaxagoro qui, sous lo nom ue noils (voûç), posluio une véritable force organisatrice, et chez l'école pythagoricienne, à qui l'existence do la matière no suffit pas pour expliquer le monde. II gagne encore plus do terrain avec Platon , chez qui la matière n'a pas d'existence réelle. Mais il se formule surtout chez Arislote, dont lo système est un type complet do dynamisme : au sommet dos choses, la pensée se pensant ollo-niêmo; à tous les degrés de l'être, un efiort pour so réaliser, sous l'attrait do la perfection. Le stoïcisme est encore une forme do dynamisme, mais moins profonde et moins métaphysique.
Au moyen âge, les entités ou substances abstraites so substituent à la considérai ion de la force. Bacon reste à la surface dos phénomènes physiques. Descartes n'approfondit pas la nature des substances. C'est avec Leibniz quo lo dynamisme reparaît avec éclat. Lo monde est composé do monades en nombre infini, c'est-à-dire de forces simples ; il y a partout do l'esprit et do ta vie : être, c'est agir; l'être n'est qu'en tant (|u'il agit. Lo dynamisme a reparu au xix» siècle avec Herbart, et surtout Lotze oa Allemagne; Maine de Biran, Janot, Kavaisson, Henouvier. Fouillée, en Franco ; Secrétan, en Suisse; etc.
Le dynamisme n'est pas seulement la conclusion préférée des métaphysiciens. U semble être de plus en plus l'aboutissement dès sciences, môme dos sciences physi-
3 nos, chimiijuos ol physiologiques avec Helmhoitz, Doners, Du Bois-Koymond. Berthelot, Claude Bernard. Pour eux, l'idée do maiièro semble so résoudre do plus en plus en colle do force.
DYNAMISTE {misst') n. m. Partisan du dynamisme.
— Adjectiv. Qui a lo caractère du dynamisme : PhHo'
Sophie DYNAMISTB.
DYNAMITE (du gr. dunamis, force) n. f. Explosif dont il existe un grand nombre do variétés ayant comme caractôro commun d'être A baso do nitroçlycérino, liiquollo est un liquide explosif obtenu par l'aclion do l'acide azotique sur la glycérino.
— Encyci,. Ohim . Un explosif liquide plus ou moins unaloguo avait déjA été trouvé dès lo commoncomont d» xv« sièclo, mais il ue fut jamais utilisé, ou raison mémo
DYNAMITER - DYNAMOGÉNIE
de son état phj'sique. La nitroglycérine ne l'eût sans doute jamais été non plus, surtout pour les usages militaires, si le Suédois Nobel n'avait eu l'idée de donner à ce liquide explosif une forme plus commode en le mélangeant avec une substance poreuse, susceptible d'en absorber une grande quantité en produisant une espèce de pâte plus ou moins consistante. Nobel choisit, pour cela, une sorte de silice formée par des carapaces d'infusoîres microscopiques, et appelée en allemand kiesel(/uhr, dont on trouve des gisements considérables daus le Hanovre. Mais on peut en employer également d'autres. En France, c'est surtout avec une substance siliceuse appelée randanite, parce qu'on la trouve aux environs de Randan, dans le Puy-de-Dôme, qu'on a fabriqué la dynamite, dont on a constitué trois types de puissance dii&'érente, suivant la quantité de nitroglycérine qu'on fait absorber par une quantité déterminée" de substance siliceuse.
Ainsi, le type n** 1 contient "5 p. lOO de nitroglycérine, le tvpen*2encontienT.50p. 100,6116 00 3,30 p. lOO seulement. " C'est le type n" 1 qui fut adopté pour l'armée. La dynamite militaire se compose exactement de : 75 parties de nitroglycérine, 20,8 de randanite, 3,8 de silice de Vierzon et 0,4 de magnésie. On la prépare en introduisant la silice, préalablement tamisée, dans des récipients en fer-blanc, puis en versant dessus la nitroglycérme et opérant avec une spatule le mélange, qu'on achève ensuite au moyen de rouleaux eu bois qu'on fait passer sur la pâte, après l'avoir étendue sur des lames de plomb. Cotte pâte est molle, grisâtre et huileuse. Sa densité est d'environ 1,5.
En principe, la dynamite ne détone pas par simple inflammation, au moins à l'air libre. En pareil cas, elle ne fait même que brûler ou fuser lentement, au lieu de déflagrer comme la poudre ordmaire. Toutefois, il y a des exemples de détonations survenues en pareil cas et de graves accidents causés au cours même d'expériences exécutées pour faire voir cette propriété de la dynamite.
Mais, en général, la dynamite ne détone que sous l'effet d'tine autre détonation, et c'est d'une amorce au fulminate de mercure qu'on se sert habituellement pour obtenir cette détonation première. D'ailleurs, un choc violent, comme celui d'une balle de fusil, peut également la faire détoner. Et c'est là un inconvénient sérieux pour l'emploi de la dynamite à la guerre.
Elle en présente d'autres encore, tels qne celui de se décomposer dès qu'elle est exposée à une température de 40'' et de se congeler à 8° au-dessus de zéro. Il est vrai que, même congelée, elle ne cesse de détoner sous l'action du fulminate de mercure.
Enfin, si la dynamite a l'avantage de pouvoir être employée sous l'eau, dans laquelle elle est peu soluble, elle a l'inconvénient d'être vénéneuse. La peau l'absorbe assez facilement, et il en peut résulter de graves indispositions : aussi ne doit-on que le moins possible la toucher avec les mains nues et surtout en éviter le contact avec les écorchures qu'on peut avoir aux doigts.
La dynamite fait partie de la catégorie d'explosifs dits brisants, et qui, à ce titre, ne peuvent être employés pour le chargement des armesà feu, mais seulement pour charger des mines, détruire des obstacles, etc. Ce n'est qu'à ces deux usages que la dynamite a pu être employée dans l'armée, où elle sert surtout à confectionner des pétards, dont un certain nombre, disposés autour d'un tronc d'arbre, par exemple, ou d'une
fiile de pont, etc., permettent de es couper souvent d'un seul coup.
Pour le chargement des projectiles creux, au contraire, on n'a jamais pu se servir de la dynamite, parce qu'elle est trop peu stable et que le choc au départ, donné au projectile par la charge de poudre, suffirait à le faire éclater dans l'âme du canon. Du reste, la dynamite a été remplacée dans l'armée française par la mélinite, dont la puissance, à poids égal, est sensiblement la même et qui, au point de vue de la stabilité, de la sécurité dans les transports, etc., lui est bien supérieure.
Mais, en dehors de la dynamite, dont nous venons de parler, appe- pistorrprFVm'ouTèà'car^ lée aussi dynamite à la silice, ou à touche; G, sac en toile. base inerte, il existe une autre
sorte de dynamite, dite à base active, et dont l'une des variétés conscitue la dynamite-gontme ou gélatine explosive, employée à des usages militaires par diflférentes armées.
Boudineuse pour la préparation
des cartouches de gélatine explosive:
A, entonnoir ; B, héUce de distribution;
C, C, bagues de serrage;! !*■ !*• cous-
sinetB ; E. manivelle.
Presse pour la fabrication des cartouches de dynamite : A, support mural; B, B, anneaux dans lesquels glisse la tige C; D, cylindre contenant un reesoit; E, levier faisant mouvoir le
ou du moins la plus généralement employée, est celle obtenue parle mélange de la nitroglycérine etducoUodion.
La dmamite-gommf ou gélatine explosive ainsi obtenue est mouîs susceptible de détoner par le choc que la dynamite à base inerte. Aussi doit-on recourir à une amorce de fulmicoton sec, au lieu de fulminate de mercure, pour faire détoner les pétards de rupture confectionnés avec cette substance, dont on se sert dans quelques armées. La sensibilité au choc diminue encore par l'addition d'un peu de camphre au mélange. C'est grâce à diverses améliorations de ce genre qu'on a pu essayer, aux Etats-Unis, d'employer cette substance pour le chargement des projectiles creux, projectiles qu'on n'a pu, d ailleurs, arriver à lancer avec quelque sécurité qu'en se servant de canons spéciaux appelés, du nom de leur inventeur, canons Zalinsky, et où la charge de poudre est remplacée par de l'air comprimé.
— Admin. Par dérogation à la loi du 13 fructidor an V, (jui réserve à l'Etat la vente de la poudre et de ses succédanés, la dynamite et les explosifs à base de nitroglycérine peuvent être, depuis la loi du 8 mars 1875, complétée par le règlement d'administration publique du 24 aoiit mémo année et le décret du 2S octobre 1882, fabriqués dans des établissements privés, moyennant le payenu- nt d'un droit maximum de 2 francs par kilogramme, dont la perception est assurée au moyen de l'exercice. Mais ces établissements, rangés dans la première classe des établissements dangereux, ne peuvent se créer sans une autorisation du gouvernement, accordée après l'accomplissement des formalités d'enquête. Les fabricants sont assimilés, comme les débitants, aux débitants de poudre. Ils doivent verser un cautionnement de dO.OOO francs par usine. Les contraventions sont punies d'un emprisonnement de un mois à un an et d'une amende de 100 à 10.000 francs. Le gouvernement se réserve le droit d'interdire la fabrication, de supprimer des dépôts ou des débits, sur avis rendu par le conseil d'Etat, les parties entendues, et sans indemnité pour celles-ci. Des règlements spéciaux régissent la conservation, la vente et le transport de la dynamite. Enfin, les dynamites étrangères ne peuvent être introduites en France sans l'autorisation gouvernementale et le payement d'un droit de 2 fr. 50 c par kilogramme ; par contre, la dynamite française destinée à l'exportation est exemptée de l'impôt.
DYNAMITER V. a. Faire sauter, tuer, etc., au moyen do la dynamite ou d'un autre explosif.
DYNAMITERIE {ri) n. f. Fabrique de dynamite.
DYNAMITEUR n. m. Fabricant de dynamite. Il Soldat chargé d'exécuter les opérations de rupture et de destruction par la dynamite, il Partisan ou auteur d'attentats commis a l'aide de la dynamite. (On dit quelquefois dynamitard.)
DYNAMITIÈRE n. f. Magasin de dynamite. (L'établissement et l'usage de ces magasins sont régis par les décrets des 24 août 1875 et 22 oct. 1882.)
DynAMIUS. moine et hagiographe français, né en 551
à Arles, mort en 601. Gouverneur des possessions de
Childebert I" en Gaule, il donna successivement pour
successeurs à saint Ferréol : le préfet Albin et le diacre
Marcel, qu'il maintint par la force sur le siège
épiscopal d'Uzès contre Tévèque Théodore. Mais,
dans la suite, touché de repentir, il montra un
grand zèle pour les intérêts du saint-siège, et
mérita les éloges du pape saint Grégoire le Grand.
Il se retira dans un monastère, où il mourut. Outre des
^•oèmes relig^ieux loués par Fortunat, et aujourd'hui per-
ilus, Dynamms avait composé une Vie de saint Maxime,
i^vêque de Riez, dont un abrégé a été inséré dans les Actes
des saïuts des Bollandistes, au 27 janvier.
DYNAMO (du gr. diinamis, force) n. f. Electr. Nom donné communément, par abréviation, à la machine dynamoélectrique.
— Encycl. Les dynajnos sont des machines transformant l'énergie mécanique en énergie électrique et basées sur les propriétés électro-magnétiques des courants.
Une dynamo comprend essentiellement un système de conducteurs électriques soumis aux variations d'un flux électro-magnétique et devenant, par suite, le siège d'une force électromotrice d'induction. Dans ces machines, le flux est produit par un ou plusieurs électro-aimants qui prennent le nom d'inducteurs ; le système de conducteurs, siège des phénomènes d'induction, s'appelle induit. La variation de flux est produite soit par le mouvement relatif do l'induit et do l'inducteur (dynamo à induit tournant et à inducteur fixe, dynamo à induit fixe et à inducteur tournant), soit par la variation de réluctance du circuit magnétique (dynamo à fer tournant).
Suivant la torme du courant produit, on distingue les dynamos à courants alternatifs ou alternateurs et les dynamos à courants continus.
Il y a une variété considérable de types de dynamos; on peut, néanmoins, les classer suivant la forme générale de leurs induits. Ou a ainsi les machines à anneau, les machines à tambour, les machines à disques. V. inddit.
Les alternateurs qui se construisent couramment donnent soit des courants alternatifs simples, soit des courants diphasés, soit des courants triphasés, suivant le mode
Pour préparer la dy^namite à base active, on est parti de cette idée que, la nitroglycérine produisant par sa détonation de l'oxygène libre, il y aurait avantage à la mélanger, non plus avec une substance inerte, comme la silice, mais avec une substance active, c'est-à-dire pouvant se combiner avec cet oxygène, ce qui devait augmenter la puissance du mélange, et ce qui en a, on môme temps, accru la stabilité. Pe nombreuses substances actives ont été ainsi essayées, telles au© le charbon do bois, la houille, le salpêtre, la sciure do Dois, etc. Et on a obtenu de la sortij nlosieurs variétés do dynamite, connues sous les noms les plus divers, tels que : dynamite an charb'm, forcite, eébasline, dualin^, poudre Bercule, etc. La meilleure,
1. Dynamo en série; 2. Dynamo en dérivation; 3. Dynamocompound.
d'enroulement adopté pour l'induit et la manière de recueillir la forme motrice induite. L'inducteur d'une dynamo no peut étro alimenté que par un courant ayant toujours lo mémo sons; aussi les alternateurs sont-ils toujours complétés par une dynamo à courant continu ou un organe redressant une certaine partie du courant alternatif. Les dynamos à courant continu sont souvent spécifiées par la manière adoptée pour l'enroulement des inducteurs ;
on a ainsi les dynamos-séries, dans lesquelles le courant entier produit passe dans le ril des inducteurs ; elles sont surtout employées pour les transports do force ou commo moteurs. Dans les dynamos-shunts, les extrémités du fil de l'inducteur aboutissent aux bornes de la machine ; elles sont utilisées pour l'éclairage, pour la charge des accumulateurs. Les dynamos-compuund participent des deux précédentes ; les inducteurs possèdent deux enroulements : l'un en série traversé par le courant donné par la machine, le deuxième en dérivation sur les bornes de la machine; elles sont très employées pour l'éclairage, en raison de la constance de voltage qu'elle permettent d'obtenir.
— Principe du fonctionnement. On sait que lorsqu'une bobine de hl ayant une surface totale S pour toutes les spires tourne dans un champ uniforme d'intensité H avec une vitesse angulaire u, la force électromotrice développée est :
e = H Stiisin. w^ t étant le temps compté à partir du moment où la bobme est normale à la direction du champ. D'ailleurs, si cette force éloctromotrice est appliquée à un circuit de résistance R ayant un coefflcient de self-inductiou L, l'intensité du courant qui traverse ce circuit est
HSu, ■ , , X
i = sin. (u t - ç),
VR' + i
? étant donné par :
tang ? = o. ^.
Le courant alternatif ainsi produit est d'autant plus en retard sur la force électromotrice que la constante de
temps — du circuit est plus grande ; l'intensité ne devient H-
nulle que lorsque le cadre fait un angle <= avec le plan perpendiculaire au champ.
En faisant arriver les extrémités de la bobine à deux bagues isolées sur lesquelles frottent deux balais, on obtient dans le circuit extérieur un courant alternatif.
Pour avoir un courant ayant toujours le même sens, il suffit de remplacer les deux bagues par un commutateur. Le plus simple est formé d'un tube métalliûue isolé
Dynamo à courant continu bipolaire.
Dynamo à courant continu multipolaire.
qu'ils portent sur la fente, quand l'intensité du courant est nulle.
— Puissarice d'une dynamo. La puissance d'une dynamo s'obtient en faisant le produit de sa tension par l'intensité maximum pour laquelle elle est prévue. La tension étant exprimée en volts et l'intensité en ampères, la puissance sera évaluée en watts ; si l'on veut i'dbtenir en chevaux, il suflît de diviser le nombre de watts par 736.
Ainsi, une dynamo de 110 volts et 150 ampères a une puissancede 16.500 wats ou 22'^^'", 4.
— Rendement des dynamos. On distingue deux sortes de rendements : le rendement électrique et le rendement industriel. Le premier est le rapport de la puissance utile dépensée dans le circuit extérieur à la puissance électrique totale produite par le générateur. Le second est le rapport de la puissance utile à la puissance mécanique dépensée sur l'arbre de la dynamo.
On construit actuellement des dynamos d'un rendement industriel de 95 p. 100.
DYNAMO-ÉLECTRIQUE adj. Electr. "V. DYNAMO.
DYNAMOGE imoj' — du gr. dunnmis. force) n. f. Tochn. Matière explosible, inventée par l'ingénieur autrichien Pétry. (Elle a été essayée dans les cartouches d'armes portatives; elle échauffe moins le canon que la poudre noire, donne moins de fumée et imprime au projectile une vitesse initiale beaucoup plus considérable.)
DYNAMOGÉNIE {jé-nl — du gr. dunayy^is, force, etgénésis, génération) n. f. Physiol. Action biologique, normale ou pathologique, par laquelle une activité physiologique est soudainement ou presque soudaincmont augmentée. (Brown-Sequard.) Anton, inhibition.
— Encyci,. Brown-Scquard produisit pour la premiéro fois la théorie de la dynanwgcnie et de l'inhibition, à
Dynamo à courants alternatifs.
Boston, on 1874, dans un cours professé à. l'institut LowoU. Le point »io départ do ses rechorches fut lobsorvation d'une jouuo Hllo ipii tombait on extase, dit-il, à huit houros du malin, au son d'une cloche, et restait pendant douze heures en prière sur la poiute dos pieds, jusqu'à la cloche de la priùro du soir. Outre cette dynamogtinio, il y avait, chez la môme malade, une inhibition de certaines facultés : perte do la connaissance, de la sensibilité.
Brown-Soquard dit avoir vu souvent dos personnes avoir une augnioiitation prodigieuse île la puissance des sons jsauf la vue), de la sonsibilitô thormiijno, du tonus musculaire, de quelques facultés mentales; puis, l'inhibition ou l'épuisement succédant àla dyuamogonie, elles tombaient brusquement dans un oiat do'torpeur profonde. Il est remarquable qu'il existe presque toujours une relation intime entre fa dynamogénie et l'inhibition ; mais on ne sait pas encore exactement si l'équivalence des forces nouriques est rigoureuse. Dans ses cours du Collège do France, Brown-Sequard a exposé le résultat do ses recherches expérimentales sur la doctrine qui lui est personnelle de la dynaiaogénie et de l'inhibition.
DYNAMOGRAPHE (du gr. dunatnis , force, et graphein, écrire) n. m. Physui. Dynamomètre enregistreur.
— Encvcl. Les ai/namographes mesurent l'action musculaire avec une exactitude beaucoup plus grande que les dynamomètres, car ils en notent les moindres variations, variations continuelles et indépendantes de la volonté du sujet. Le dynamographe le plus pratique est une sorte do dynamomètre à ressort, composé d'une forte armature en fer, terminée à chaque extrémité par un anneau. On adapte à l'un d'eux la puissance à enregistrer, ot on fixe l'autre à une masse résistante, un anneau scellé dans un mur, ou bien on tient les anneaux do chaque main. Un des anneaux est fixé à la tige d'un piston, maintenu en équilibre dans un cylindre placé entre les branches de l'armaturo, par deux ressorts à boudin, dont un, beaucoup plus puissant que l'autre, résiste à l'effet de traction. De l'autre côté du piston, la tige prolongée aboutit à une membrane de caoutchouc, fermant une sorte de caisse à l'extrémité du cylindre ; toute traction sur la tige du piston attire la membrane et raréfie l'air de la caisse. Les variations de la traction produisent donc des alternatives de compression et de dilatation de l'air confiné dans cette boîte, constituant une sorte de soufflerie dont l'action se transmet à travers un tube en caoutchouc jusqu'à un appareil chargéd'inscrire ces variations sur un papier enveloppant un cylindre tournant. Le diagramme tracé s'écarte d autant plus de sa base horizontale que l'etfort de traction développe est plus grand. On gradue l'instrument en le soumettant à des enorts dont la puissance est connue. Pour les eff'orts variant de l à 36 kilogrammes, ses indications sont très exactes.
DYNAMOLOGIE (ji — du gr. dunamis, force, et logos, discours) n. f. Mécan. Science théorique des forces; traité sur cette matière.
DTNAMOLOGIQUE (j(fe')adj. Qui a rapport à la dynamologie : Méthode dynamologique.
DYNAMOMAGNÉTIQUE {tik') adj. Qui a rapport à la dynarniiiue du magnétisme.
DYNAMOMÈTRE (du gr. dunamis, force, et métron, mesure) n. m. Mécan. Nom générique des appareils destinés à l'évaluation et à la comparaison des forces ou do leurs travaux.
Syn. DYNAMÈTRE.
— Phys. Instrument employé pour mesurer j.
le grossissement des lunettes. (Dans ce sens, on métré'' écrit plus souvent, mais à tort, dynamètre.) de Leroy.
— ÉiNCYCL. Mécan. On distingue, en pratique,
deux espèces de dynamomètres, suivant que ces appareils indiquent seulement la mesure des forces, ou qu ils in-
scrivent automatiquement le travail mécanique do ces forces. Tous ont comme point de comparaison des forces le kilogramme.
II existe un très grand nombre de dynamomètres, faisant partie do !a promièro série. Le ressort qui constitue le dynamomètre épouse, du reste, dos formes très variées :
tantôt celle d'uno lame d'acier repliée sur elle-même; tantôt colle d'un ressort à boudin comme dans lo di/namomàtre de Lcroij ; tantôt,
AppUf^atioa
enfin, colle de doux lames d'acier dynamomètro
comprcsaion. **
légèrement cintrées tournant l'une vers l'antre leur concavité et réunies par deux tiges articulées à leurs extrémités, comme dans lo dynamomtHre de Poncelet ; etc.
Les dynamomètres do la seconde catégorie, appelés dynamomètres enrct/ixtrcurs, indiquent la série continue des diverses valeurs par lesquelles passe, pondant un temps dunné. un olfort variable. Ces appareils se divisent on dynamomhrea de traction, dynamomètres de comprcsaion et (lynamomHres de rotation, sont munis do dispositifs spéciaux enregistrant, au moyen d'un stylo, les déplacements proportionnels à rolTori mesuré.
Dynamomètre à di*clanchemcut automatique. (Tractiou.)
Los dynamomètres de traction s'emploient plus particu lièrement sur les lignes de cheniins de for pour mesurer la rcsistanco d'un train. Ceux do ces appareils qui sont lo plus c.ommunoment en usage dans les compagnies do chemins do l'or fran<,'ais sont les dynamomètres do Morin, do Dosdouits et de Digeon. En Angleterre ot en Amérique, on emploie do préférence lo dynamomètre do Dudley.
Los dynamomètres de compression , dont l'appareil chromatique de Wert/ieim est le type, servent à mesurer d'une façon très e.xacte la pression qui s'exerce entre deux corps.
Les dynamomètres de rotation servent à mesurer le travail moteur transmis par un arbre oui tourne. Il en existe de nombreux types, que l'on ramène à deux classes : dynamomètres de transmission et dynamomètres d'ahsorption ou freins
di/namomi^trigues. Les premiers, qui se subdivisent en dynainomètrcs séparés et dynamomètres directs , selon qu'ils sont indépendants ou constituent une partie intégrante des machines auxquelles ils sont adaptés, serventà mesurer le travail transmis aux appareils mécaniques, et non le travail moteur. Tels sont les dynamomètres de Mégv, deBoury,dela Royal A'griculturàl Society, etc. : ceux-ci sont des dynamomètres de transmission séparés. Dans la seconde subdivision rentrent les appareils de Taurines, de Neer, de Ferry, de Valet, de Digeon, d'Hamilfon,deLatchinoff, etc.
Les dynamomètres d'absorption ou freins dynamiques mesurent le travail en l'absorbant, au lieu de le transmettre. Parmi ceux-ci, nous citerons les appareils de Prony, d'Anderson,d'Emery, do Marcel Déprez, d'Amos, d'Easton et Anderson, de Carpentior, de Brauer, etc. ; les uns sont à courroie et les autres à engrenages.
Ajoutons en □' terminantque, dans l'industrie textile, on fait également usage de dynamomètres pour vérifier l'élasticité et la force des lils de lin
Dynamomètre enrpgistreur de flexion (Mégy) :
A, poulie recevant le mouvement du moteur;
B. poulie a^ssant par flexion sur l'objet doat on veut coonailre la résistance; C, appareil enregistreur de la flexion.
Dynamomètre de rotation, de Digeon.
Dynamomètre d'absorption de Prony.
do coton ou do soie.
Dynamomètre pour textiles : A, bobine du ftï à essayer; B, poulie enrouleuse ; C, poulie dynamoméiriquo.
Enfin, on expérimente la résistance des cordages, dos draps, dos toiles, dos tissus, en employant encore des dynamomètres.
— Méd. On se sort, en médecine , pour apprécier la contracti l i té musculaire,
d'un dynamo- Dynamomètre m.îdicnl.
nuHre spécial.
Cet instrument est surtout employé pour préciser le
DYNAMOGRAPIIE — DYNE
diagnostic des maladies musculaires, des paralysies, des névrites, etc.
DYNAMOMÉTRIE (trt) n. f. Evaluation et comparai.son iK's furcos, à l'aide du dynamomètre.
DYNAMOMÉTRIQUE {trik') adj. Qui a rapport au dynamomètre ou a la dynamométrio : Mesure dynahomktriqde.
PYNAMOMÉTRIQUEMENT [ke] adv. Suivant la mesure dos furcos.
DYNAMOSCOPE {skop' — du gr. dunamis, force, et sko' pein, e.vaminor) n. m. Méd. Instrument que l'on place entre sa propre oreille et le doigt ou toute autre partie du corps de la personne auscultée, dans la dynamoscopie.
— B-NCYCL. Le di/namoscope consiste en un cylindre de liège ou d'aluminium terminé à une extrémité par un cône qui s'introduit dans l'oreille do l'observateur et, à l'autre, par un godet ou une surface arrondie, suivant qu'on veut explorer un doigt ou un point du corps.
DYNAMOSCOPIE (5A:o-pi— rad. dynamoscope) n. f. Méd. Mode d'auscultation, ayant pour but do faire apprécier les forces du malade, et porter un pronostic sur la maladie.
— Encycl. Ce système d'auscultation, établi par Collongue et qui n'a pas été admis dans la pratique médicale, repose sur l'expérience décrite par Robin de la manière suivante : « Si Ton place un des doigts de la main d'un homme dans le conduit auditif, on entend un bruit continu, très semblable à un bourdonnement; à ce bruit s'ajoutent, par intervalles irréguliers, des crépitations bien distinctes du bruit de bourdonnement ; ce sont des sortes de pétillements. » Les bourdonnements et les pétillements sont plus sensibles lorsqu'on se sert d'un corps intermédiaire (dynamoscope) au doigt observé et au conduit auditif; les meilleurs conducteurs sont le liège, l'aluminium, l'argent. Les bruits entendus appartiennent bien réellement au sujet en exploration, et non à l'oreille de l'observateur; car, si l'on appuie le dynamoscope contre un corps inerte, ou si l'on introduit dans le godet de l'instrument le doigt d'un cadavre, on ne perçoit aucun bruit. Suivant l'auteur, le bourdonnement ne dépendrait ni de la circulation ni de la chaleur animale; il serait le résultat de l'action organique, et la connaissance des bruits normaux et anormaux observés par cette méthode constituerait un bon moyen d'apprécier l'état des forces d'un malade et même de distinguer avec certitude la mort apparente de la mort réelle.
DYNASTE (n«s5/' — du gr. dunastés. même sens) n. m. Hist. anc. Nom donné aux membres de certaines oligarchies grecques (Corinthe, Thèbes, Thessalie). il Nom donne aux chefs de tribus ou petits souverains de certains pays, comme la Thrace et l'IIlyrie. n Au moyen âge. Souverain ou seigneur dépendant d^un suzerain : Ln maison d'Hitrn était connue dès le xi" siècle parmi les petits dynastes des Pays-Bas. fSt-Sim.)
Mythol. Nom donné par les Grecs à certains dieux
nom
Egypte, qui avaient autrefois régné sur le pays, il Sur- 3m de Zeus.
DYNASTE (nassf) n. m. Genre d'insectes coléoptères, type de la tribu des dynastinés, comprenant d'énormes scarabées propres aux régions chaudes de l'Amérique, et qui sont les géants de l'ordre.
— Encycl. Les mâles des dynastes ont le corselet armé d'une longue corne horizontale, velue en dessous, formant
Dynaste hercule : 1. M&Ie ; 2. Femelle.
pince avec une autre placée sur lo front. On en connaît cinq espèces, dont la plus romarqiiablo est le scarabée hercule dos Antilles {dynastes hercules), noir brillant avec les élytros olivâtres, qui atteint 16 ù 18 centimètres do long.
DYNASTIE (f/f — du gr.dunasteia, puissance) n. f. Suite do souverains d'une même famille : Les dynasties i'yyptiennes. La dynastie capétienne.
— Par anal. Suite do personnes exerçant une influence de même genre : Galilée continue cette lïYNASriK de grands hommes gui avait commencé par le Dante. (Quinot.)
DYNASTINÉS (sti) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des scarabéidés, conijjrenant des scarabées do taille souvent gigantesque ot répandus sur tout lo globe, particulièrement dans les régions tropicales, avec les genres mcgaceras, strategus. ctenodorus, golofa, dynastes, xylotrupes, chalcosoma, megahsomat etc. — l/n
DYNASTINÉ-
— Encvci,. Quatre gonros roprésontont les dynastinés en Europe : pentodon, tcmnorhynchus, oryctes ot phyllognathns. I.a tête et lo corselet des mâles sont, chez les dynastinés, armés de protubérances ou do longues cornes; les larves vivent dans le terreau dos vieux arbres décomposés.
DYNASTIQUE (>itik') adj. Polit. Qui so rapporte A la dynastie : Le parti ijvnastique. Journaux dynastiques. Opposition DYNANTiytlK.
— n. m. Partisan dos nrincipos dynastiques, et spéciulomont des partisans do la dynastie dos Bourbons: Après In démocratie, il ne restera guère à glaner aux dvnastiy(ri:s. (Proudh.)
DYNE {du gr. dunamis, force) n. f. Mécan. Unité do force, dans le système do mesure CGS (contimétres, grammes, secondes).
— Encycl. La dyne ost la force qui, agissant pondant
DYNOMENE — DYSITHAMNUS
une seconde sur 1 gramme-masse, lui imprimerait une accélération do 1 centimètre. L'accélération de la pesanteur à Paris étant de 9"',80S8 ou 9«',Sl environ, le poids de I eramme à Paris {c'est-à-dire la force exercée en ce lieu par la pesanteur sur la masse du gramme) est environ neuf cent quatre-vingt-une fois plus grand que la dyne. La valeur do la dyne en gramme-poids est donc environ la neuf cent quatre-vingt-unième partie du poids d'un ^amme, un peu plus d'un milligramme. Cette unité est extrêmement petite et on no peut guère faire usage
3 ne de ses multiples : la kilodyne, oui vaut un peu plus 'an çramme (1 gr, 019), et la mfigadyne, qui vaut un peu plus d'un kilogramme (1 kil. 019). Lavaniage de la dyne sur le gramme comme unité de force est que les étalons du gramme-poids devraient avoir des masses variables, suivant les latitudes. Il est préférable de prendre le gramme pour unité de masse ; les étalons du grammemasse sont alors identiques en tous les points de la terre, comme ceux des deux autres unités fondamentales : le centimètre de longueur et la seconde de temps.
DYNOMENE {tné-né) n. m. Genre de crustacés décapodes brachvures. famille desdromiidés, comprenant des crabes voisins des dromies, et dont on connaît quelques espèces des mers chaudes. (Le type de ces petits crabes plats et carrés, qui ont seulement la cinquième paire de pattes relevée sur le dos, est le dynomcne hispida des Mascareignos.)
DyNOW, ville d'Austro-Hongrie (Galicie), sur le San. affluent de la Vistule; 2.900 bab. Fabriques do toiles; foires renommées pour le gros bétail. Ruines d'un ancien château fort.
Dynter (Edmond de), chroniqueur flamand, né vers
1375, dans la localité dont il porta le nom, près de Boisle-Duc, mort à Bruxelles en 1448. Il fut l'homme de confiance d'Antoine de Bourgogne, duc de Brabant, qui le chargea, comme ambassadeur, des missions les plus importantes. Il devint secrétaire de Philippe le Bon. Après la mort de sa femme, Edmond de Dynter embrassa 1 état ecclésiastique, devint chanoine de Saint-Pierre, à Louvain. Il a laissé une Chronique des ducs de Brabant, précieuse pour tous les événements auxquels il a lui-même été mêlé; elle s'arrête en 1442; elle a été publiée par de Ram (1854-1860).
DYOPLAX {plakss) a. m. Paléont. Genre do reptiles hydrosauriens, famille des pseudosucliidés, comprenant dès formes voisines desxtosaurus, connues par des empreintes de l'argile triasique. (Le type de ces petits crocodiles à museau long et étroit est "le dynpîax arenacetis, long de 62 centimètres, du grès koupérien de Stutlgard.)
DYOSTYLE {sliV — du gr. duo, deux, et stuloSf colonne) n. m. Façade formée de colonnes accouplées, comme est la façade principale du Louvre.
DYBUTITE n. f. Nom donné par Shepard à un phosphure de fer. de nickel et de manganèse, entrant pour 0.25 à 2,25 dans la composition de certaines météorites.
DYP3I3 [psiss) n. m. Genre de palmiers, de la tribu des arécinées, de petite taille et ressemblant à des roseaux. (Les cinq ou six espèces connues habitent Madagascar.)
DYRODÈRE ou DYRODERES (dé-rp-^s) n. m. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères, famille des pentatomiilés, comprenant une seule espèce d'Europe. (Le dyroderes marginalus est remarquable par son curselet dilaté , membraneux. Cette punaise d'un brun jaunâtre, ponctuée de noir, variée de blanc, est répandue dans le sud de l'Europe.)
Dyrrachios. Myth. gr. Fils de Poséidon et de Melissa. Il ajou-
Monnaie de Dyrrachios.
cité Hèraklès, que Dyrrachios avait appelé à son aide, en lui promettant de lui céder une partie de son royaume.
DyRRACHIUM, ville de l'ancienne Illyrie, chez les Talantins, nommée d'abord Epidamui;. Son port, en face de Brnndusiuni, était surtout fréquenté par les voyageurs qui passaient do Grèce en Italie. Auj. burazzo.
DYS {diss — du gr. dus, difficilement), préfixe péjoratif qui entre dans la composition d'un grand nombre de mots. et qui implique l'idée de peine, difficulté, malheur, et aussi de privation, négation, etc.
DYSANALYTE n. f. Niobate naturel do chaux. Variété de pyroeliloro.
DySARÉS, dieu des Arabes avant l'adoption du Coran, que les uuk assimilent au Bacchus des Grecs, les autres au Soleil. Le simulacre do ce dieu était une pierre noire, peut-être la pierre céleste, al /Mdjar al Açvad, qui est encore aujourd'hui vénérée à la Caaba do La Mecque.
DySART, ville d'Ecosse icomté de Fifo), sur la côte septentrionale du golfe de Forih; 3.000 hab. Houille aux environs, mines de fer. Fabriques de clous, forges et fonderies. Chantiers do constructions navales. Culture et préparattoo du chanvre. Commerce autrefois important.
DYSASTER iza-stèr) n. m. Paléont. Genre d'oursins spatangidcs, famille des dysu.-it ''■ridés , voisins des collyrites, en différant par leur appareil apical moins allongé en avant. (Les espèces sont abondantes dans le jurassique supérieur et le crétacé inférieur : la plus typique est le dyaaster fjranuloaug, du jurassique.)
DYSA8TÉRIDÉS n. m. pi. Paléont. Famille d'échinodcrmes dont le genre dysaster est le type. (Syn. colly-
RITIDKS.) — Un DYSASTimiDÉ.
DysaulÈB. Myth. gr. Frère do Keloos, roi mythioue d'Elcuai». 11 fut chassé par lui dElousÏB, et se retira cïiez
les Phliasieos, qu'il initia aux mystères ëleusinîens. Il fonla auprès de Phlionte une ville qu'il appela Celée, du nom de son frère. 11 fut le père de Triptolèrae et d'Eubouleus.
DYSCHÉZIE [skê-zi — de dys, et du gr. khézein, aller à la selle) n. f. Défécation difficile.
DYSCHIRIOGNATHA {ski) n. f. Genre d'arachnides aranéides, famille des argiopidés, tribu des tétragnathinés, comprenant des petites araignées fauves et brunes avec des points nacrés, et dont on connaît d'assez nombreuses espèces, habitant les régions tropicales. (L'espèce type, la dyschyriognatha Bedoti, est de Bornéo; une autre, la dyschiriognalha tenera, vit au Japon.)
DYSCHIRIUS [ski-'-i-uss) n. m. Genre d'insectes coléoptères cainivort^s, famille des carabidés, tribu des clivininés, comprenant de petites formes bronzées, habitant les terrains humides et sablonneux, où elles creusent des galeries.
— Enctcl. Les dyschiriits font la chasse aux staphilins du genre blediiis, dont ils détruisent les larves; leurs nombreuses espèces sont répandues surtout dans l'hémisphère boréal ; une des plus communes, en France, est le dt/schiriiis ylobostis, long de 2 millimètres et demi.
DYSCHORISTE (sko-ri^sf) n. m. Genre d'acaiithacées, tribu des ruelliées. (Les Dyschiriiis dyschoristes sont de petites plantes fru- (gj. 4 fois), tescontes, à feuilles petites, â fleurs a\illaires, dont les cinq espèces croissent à Madagascar, dans l'Afrique septentrionale et l'Inde orientale.)
DYSCHROÎE [skro-î — de dys, et du gr. khroa, peau) n. f. Patliol. Altération de la couleur de la peau.
DYSCHROMATEUX {skro> teû), EUSE [de dys, et du gr. khroma, atos, couleur] adj. Méd. Qui s'accompagne d'anomalies dans la distribution du pigment : Le vitiligo est une dermatose dyschromateusë.
DYSCHROMATIQUE {skro, fik' — de dys, et du gr. khrôma, atos, couleur) adj. Qui est d'une mauvaise couleur, d'une couleur anomale. Il Qui produit l'altération de la couleur.
DYSCHROMATOPE {skro) adj. et n. Qui est atteint do dyschroniatopsie.
DYSCHROMATOPSIE {skro — de dys, et du gr. khrôma, atos, couleur, et npsis, vision) n. f. Vision incomplète ou anormale des couleurs. V. daltonisme.
DYSCINÉSIC {diss-si, zi — de dys, et du gr. kinèsis, mouvement) n. f. Méd. Difficulté de mouvements, paralysie incomplète.
DYSCLASITE {skla-zit') n. f. Zéolithe calcifère, contenant 27 p. 100 de chaux et 18 p. 100 d'eau, et dont la formule est égale à H'CaSi'O'. Syn. de okémte.
DYSCŒLIE {diss-sé-li — de dys. et du gr. koilia, ventre) n. f. Difficultés dans les évacuations alvioes, constipation.
DYSCOLE {skoV — du gr. duskolos, difficile, quiuteux) adj. Qui est d'une humeur difficile. (Peu us.)
— n. m. Scolast. Argumentateur qui s'égare dans dos opinions bizarres ou hardies.
DYSCOLUS (sko-luss) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, famille des carabidés, tribu des spliodriués, comprenant des formes assez petites, allongées, élégantes, métalli(|ues ou rousses, avec les élytres bleus.
— Encycl. On connaît un grand nombre d'espèces do dyscolus; toutes ressemblent à des colpodes et habitent, comme eux. les régions chaudes du globe, maison diffèrent par l'échancrure du menton, munie d'une forte dent médiane. Citons le dyscolus ruficeps, qui habite la Malaisie et l'Inde; long de 10 millimètres, il est rouge et bleu.
DYSCP^SE {skraz') n. f. Antimoniure naturel d'argent, ainsi appelé par Boudant, à cause de la facilité avec laquelle ses métaux constituants se séparent.
— Encycl. La dijscrase, ou argent antimonial, est d'un blanc argentin métallique. Sa formule e^t Ag'Sb, son poids snécifique 9,4 à 10 et sa dureté 3,5. La dyscrase est fusinle au chalumeau et soluble dans l'acide azotique. La proportion d'argent qu'elle contient varie de 72 à 84 p. 100.
DYSCRASIE {skra-zl — de dys, et du gr. krasis, constitution! n. f. Paihol. Mauvais tempérament des humeurs, mauvaise constitution.
DYSCRASIER {skra-zi-ê) v. a. Rendre dyscrasiqnc.
DYSCRASIQUE [skra- zik") 3.^]. Pathol. Qui concerne la dyscrasie. Qui tient â la dyscrasie : Maladie dysce.v-
DYSCRASITE {skra-zit') n. f. Antimoine naturel d'argent. Syn. de dyscrase.
DYSDÊRE ou DYSDERA {diss-dé) n. f. Genre d'arachnides arunéides, type de la tribu des dysà'^rint^s et du groupa des dysdériés, comprenant des araignées rouges et blanches, assez grandes, dont on connaît quarantecinq espèces.
— Encycl. Répandues surtout en Europe, les dysdères sont représentées, aux environs de Paris, par deux espèces : dysdera crocala et dysdera erylrina. Cette dernière, longue de 10 à 15 millimètres, est commune partout sous les pierres, les mousses, où elle demeure blottie dans un fourreau soyeux.
DYSDÉRIDÉS {diss) n. m. pi. Famille d'arachnides aranôides, caractérisée par quatre stigmates très apparents, six yeux séparés du bord antérieur du front par un étroit bandeau, et les chélicôres robustes, à long crochet. (Les dysdéridés se répartissent en deux tribus ; dysdérines et st'yestriinés.) — un dtsukriuk-
Dysdère (gr. 4 fois).
CYSDERINA {diss-dé) n. f. Genre d'arachnides aranéides, famille des oonopidés, comprenant des araignées dont labdornen est cuirassé de plaques dures, et qui comptent de nombreuses espèces réparties depuis l'Orient méditerranéen jusqu'aux Philippines, et dans l'Amérique du Sud. (L'espèce type est la dysderina principalis, des Antilles. Toutes les dysderina sont de petite raille, ressemblent à des acariens et vivent dans les débris végétaux.)
DYSDÉRINES {diss) n. m. pi. Tribu d'arachnides aranéides, famille des dysdéridés, comprenant des araignées allongées, â pattes robustes et courtes, de taille moyenne, rouges ou brunes, avec l'abdomen blanc ou gris soyeux. (Cette tribu se subdivise en trois groupes : rhodèés, holisséés, dysdértés; ce dernier renfermant les genres les plus typiques.)
DYSDERQUE {diss-dèrk") ou DYSDERCUS {diss-dèr'~ kiiss) n. m. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères, famille des lygéidés, tribu des pyrrliocorinés, comprenant des punaises sans ocelles, à bec très long.
— Encycl. Les dyadergu/j-s sont voisins des physopeltes ; on en connaît une cinquantaine d'espèces, habitant les régions chaudes du globe. Tels sont les dysdei'cus albivntris, du Mexique; dysderciis cinyulatus, de Malaisie; dysdercus Kœnifji. de l'înde. Ce dernier, long de 15 millimètres, testacé et noir, est rayé de blanc en dessus.
DYSÉCÉE (zé-sé — de dys, et du gr. akouein, entendre) n. f. Surdité accidentelle, totale ou partielle.
DYSENTERIE {di-san, rî — de dys, et du gr. entéron, intestin) n. f. Maladie infectieuse, caractérisée par des ulcérations du gros intestin, des évacuaiions fréquentes, douloureuses et sanguinolentes. Il On écrit quelquefois, mais à tort, dyssentkrie.
— Encycl. Pathol. La dysenterie s'observe surtout dans les pays chauds, à la saison des pluies, et, dans les climats tempérés, en été et en automne ; elle est très rare dans les régions septentrionales ; elle se distingue par des ulcérations plus ou moins profondes du gros intestin, suivant la gravité des cas; dans la dysenterie grave, la muqueuse se décolle, le tissu cellulaire s'infiltre de pus, se gangrène et s'élimine par lambeaux, d'où les évacuations fréquentes, sanguinolentes, accompagnées de douleurs vives, d'épreintes, de ténesme. Les autres symptômes sont l'amaigrissement rapide, l'altération des traits, la sécheresse de la peau, le refroidissement des extrémités, le pouls fréquent, petit et souvent irrégulier. Le rhumatisme, certaines affections cutanées peuvent en outre compliquer la dysenterie chronique. D'après les recherches de Lôsch et de Kartalis, un rhizopode. Vaniêpba coli. est la cause de la dysenterie et aussi de l'abcès du foie, qui lui est consécutif.
Au point de vue du pronostic et du traitement, il faut distinguer la dysenterie chronique des pays chauds, qui résiste à tous les traitements, de la dysenterie aiguë sporadique, qui est presque toujours bénigne et cède facilement aux purgatifs, à la diète et aux lavements légèrement opiacés. La dysenterie aiguë épidémique, qui se montre dans les agglomérations nombreuses, mal nourries, surmenées, souffrant de Ihuniidité, exige, en outre des mesures prophylactiques les plus énergiques, le calomel à doses fractionnées, l'ipéca, et un régime sévère (lait, eau albumineuse, etc.).
— Apic. Chez les abeilles, la dysenterie est une maladie qui se déclare ordinairement pendant l'hiver et quelquefois à l'automne. Elle a pour cause l'alimentation forcée ou un manque d'aération, et se reconnaît à l'accumulaiion des excréments dans la ruche, qui exhale alors une odeur fétide. Il faut nettoyer et aérer.
— Art vétér. La dysenterie est une diarrhée plus ou moins mêlée de sang. Comme symptôme secondaire, la dysenterie se voit quelquefois, mais bien rarement, chez le cheval et les ruminants, mais elle n'existe guère, comme maladie proprement dite, que chez le chien, où elle est assez fréquente. Chez cet animal, il y a une dysenterie bénigne, c'est-à-dire que la diarrhée simple est très fréquemment teintée de quelques filets de sang, sans que, pour cela, elle soit bien ^rave, et elle cède â des moyens simples ; blanc d'œuf, pilules d'extrait de ratanhia et bismuth de 10 centigrammes, 3 ou 4 par jour. Mais, assez souvent, chez ce carnassier domestique, le sang est la partie dominante de la diarrhée, et il est quelquefois presque pur. Alors, on a affaire à une véritable dysenterie, à laquelle le chien succombe si l'on n'arrive pas à temps pour arrêter cette véritable hémorragie intestinale. Pour obtenir ce résultat, on donnera des lavements d'une infusion de feuilles de ronce additionnés de 6 à 10 gouttes de laudanum, et des pilules d'extrait de ratanhiaet d'ergotine Bonjean de 5 centigrammes pour une pilule ; 2 à 3 pilules par jour.
DYSENTÉRIQUE {di-san, rik') n. f. Pathol. Qui a rapport à la dysenterie : Evacuations DYSENTiiRiQUtiS.
DYSESTHÉSIE {zèss, z'i — de dys, et du gr. aisthésis, sensation) n. f. Pathol. Altération de la sensibilité.
DYSGÉNÉSIE {diss-jé, zî — de di/s, et du gr. génésis, génération) n. f. Pathol. Difficulté dans les fonctions de la génération.
— Hist. nat. 'N'^ariété d'homogénésie, dans laquelle les métis dont l'union reste stérile deviennent féconds par des alliances avec un des types des deux espèces mères. (Les produits métis de second rang paraissent demeurer stériles; il ne peut donc pas, en ce cas, se fonder une race nouvelle.)
DYSGÉNÉSIQUE (diss-jé, ziA')adj. Physiol. Qui se rapporte à la dysgênésie.
DYSGRAPHIE (diss, fl — de dys, et du gr. graphein, tracer) u. f. Vice de conformation d'un organe.
DYSHAPHIE [za-fi — de dys, et du gr. aphê, toucher) n. f. Pathol. Altération du tact.
DYSHARMONIE {di-sar', ni — de dys, et harmonie) n. f. Troubles survenant dans les fonctions de certains appareils organiques qui nz sont pas lésés directement, par suite d'une espèc de solidarité qui existe entre eux et d'autres appareils iiatliologiquement affectés.
DY5HÉMIE {cti-sé-mi ~~ de dys, et du gr. haima, sang) n. f. Altération du sang.
DYSITHAMNUS {iafn'-nuss) n. m. Genre d'oiseaux passereaux deutirostres, famille des thamnopbilidôs, qui est
exactement un sons-gfonro do thamnophilns, comprenant des formes trapuos, ù Iiol- ooiirL ot cuiiiliti vors la pointe. — Encyci^. On connaît uno douzaino d'osinicos do dijsithamnus : ce sont do petits oiseaux gris vordAtro, habitant l'Amériiiuo tropicale. Tels sont les dih sitiiamims semicinereus, uo lu Nouvollo-firenade, ot plumOeus, du Brésil.
DYSLALIE Uiiss — de rff/s,etdu^'r. taîtin, parler) n. f. Dil'liculté à parler.
DYShOCHlE (diss, cht —
do dys, et du ^t. Inchia, lochies) n. f. Obstétr. Diminution des locliies ou diffîcultédoleurétablissement.
Dyaithamnua.
DYSLUITE (diss) n. f. Alnminate naturel de zinc, qui parait représenter uno variété ferro-mangauésifèro de gahnite,avec 42p. 100 d'oxydo de fer ot 7,6 d oxjdede manganèse.
DYSLYTTE n. f. Chim. Syn. do dysluite.
DYSLYSINE {dîss) n. f. Chim. Composé qui se forme par élimination d'eau de l'acido cholalique.
DYSLYTE n. f. Chim. V. citraconique.
DYSMÉNIE [diss — do dt/s. et du gr. mène, menstrues) n. f. Patliol. Difticulté, trouble dansi'écoulement des menstrues. V. DVSMKNOBRHÉE.
DYSMÉNORRHÉE {diss, no-ré — de dys, et du gr. mené, menstrues, et r/tfin, couler) n. f. Troubles du flux menstruel, ordinairement douloureux.
— EncY( L. I^a di/sménorrhëe est idiopathique ou symptomatique. La première s'observe surtout dans les premières époques de la menstruation, alors que la fonction n'est pas encore bien établie, surtout chez les hystériiiues. La dysménorrhée symptomatique peut être la consétiuence de causes très variées, soit générales, soit locales. Toutes les maladies utérines amènent des troubles dans la menstruation. Les névroses, les troubles do la nutrition, diabète, obésité, anémie, chlorose, etc., sont aussi des causes de dysménorrhée; on obtient parfois de bons résultats de l'admmistiation des omménagogues.
DYSMÉNORRHÉIQUE (dîss, rê-ik') adj. Qui a rapport à la dysuiénurrhee : Symptômes dysménobrhéiquks.
DYSMNÉSIE {diss, zî — de ihjs, et du gr. mnésis, mémoire) n. f. Affaiblissement ou perversion de la mémoire.
DYSODE n. f. Genre de plantes, de la famille des composées-hélianthées, dont ou connaît vingt espèces américaines. Il On dit aussi dysodie.
DYSODIE [dî — de dys, et du gr. ozeîn, sentir) n. f. Pathol. Fétidité, mauvaise odeur due à une sécrétion : La DYSODIE de la bouche, des fosses 7tasales, de l'aisselle, des pieds.
— Bot. V. DYSODE.
DYSODIUS {di-uss) n. m. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères, famille des aradidés, comprenant des punaises à corselet élargi en croissant, à abdomen IoI)é ot débordant les élytres. (On connaît quelques espèces de dysodius , propres aux régions chaudes do l'Amérique; toutes sont de taille moyenne, brunes ou rousses : tel est le dysodius lunalus, vulgairement appelé punaise-araignée, de la Guyane, long do 15 millimètres.)
DYSOpYLE (du gr. dusndés. puant, et hulâ, matière) n.m Combustible fossile, charbonneux ou bitumineux. {C'est une variété schisteuse et flexible de lignite.) il Ou l'appelle
aussi HODILLE PAPYBACÉE.
DYSOPHYLLE n. f. Genre de plantes, de la famille des labiées, tribu des menthoidéos, qui croit à Java.
DYSOPIE {pî — do dys, et du gr. 6ps, ôpos, œil) n. f. Affaiblissement de la vue. il On dit aussi oYsopsiii.
DYSOPSIS (psiss) n. m. Genre d'euphorbiacées jatrophées, voism des mercuriales. (La seule espèce connue est une petite herbe couchée, à fleurs monoïques apétales, originaire du Chili.)
DYSOREXIE {rè-kst — do dys, ot du gr. oréxis, appétit) n. f. Perte ou afl*aiblissement do l'appétit.
DYSOSMIE izo-smî — de dys, ot du gr. osmê, odeur) n. f. Perte ou affaiblissement de l'odorat.
DYSOXYLON n. m. Bot. Syn. do épicbaris.
DYSPEPSIE {spè-psl — de dys. et du gr. pépsis, coctiou) n. f. Pathol. Difliculté, embarras dans la digestion. Anton. EUPKPsn^
— Encycl. Méd. La dyspepsie est l'ensemble des troubles digestifs qui peuvent exister sans altération anatomiquo de i'cstomac. C'est uno maladie fréquente à tous les âges, sauf pendant l'adolescence, où elle est presque inconnue. Comme causes principales do la dyspepsie, on doit incriminer l'alimentation par excès ou par insuftisanco, les boissons alcooliques, l'absence de travail musculaire, certaines diathèses : arthritisme, norvosisme ou chloroanémie, dos troubles circulatoires liés à dos maladies du foie, do l'intestin ou do l'utérus ; et enfin, chez les femmes, l'abus du corset.
La lenteur de la digestion ost le principal symptôme; peu de temps aprô.s l'ingestion alimentaire, le dyspeptique éprouve une sensation do plénitude, do gonflement au creux épigastrique, puis, parfois, dos éructations acides qui peuvent aller jusqu'au vomissement. L'appétit ost capricieux; certains aliments sunt mieux digérés, mais cotte digostibilité ost variable avec .■lia(|uo malade. On observe encore des vertiges, des pal|iil:itions cardiaques, etc.
L'étudo des symptflmos, suivant que les troubles portent sur la sensibilité, la contrin-tilité ou les sécrétions stomacales, permet do décrire ; la dyspepsie douloureuse ou gaatralgie, la dyspepsie alotiiauc et la dyspepsie par altération du suc gastrii/ue. La thérapeutique s inspire do celto classitleation; car, aprèsavoir dicté les règles hygiéniques qui dérivent do l'étiologio, ollo doit élro surtout symptomatique.
A-ux crampes, aux crises cardialgiqnes, on opposera l'opium un la belladone, lo bromure, la valériane. Dans la dyspepsie atoniquo, on rostroiudra los alinionta aqueux
et on augmentera lacontractilité musculaii-opar les amers. Huns la dyspepsie par troubles sécrétoiros, l'analyse du suc gastrique viendra en aide à l'examen du médecin et [KM-mntira de distinguer l'apepsie, l'anachlûrhydrio ou I liyperoblorbydrie, et, suivant los cas, l'acide chlorhyilriquo ou les alcalins seront indi(|ués.
DYSPEPSIQUE ou DYSPEPTIQUE {spè-psik' [OM ptik']) aiij. Pathol. Qui a rapport à la dyspepsie : Des symptômes DYSPKPsigUKS. Il Qui est atteint do dyspepsie.
— Subslantiv. : i/n. Une disfepsique (ou dispeptique). DYSPERMASIE {spèr\ zî — de d)/s, et du gr. speryna,
S|)eriiie) n. f. ou DYSPERMATISMÈ (spèr', tiasm') n. m. Lcuuleincnt ralenti ou dilïicilo du sperme.
DYSPERMATIQUE {spèr\ tik') adj. Qui est atteint do dyspermasio : Un sujet DYSPKRMATiyOK.
DYSPHAGIE {sfa-jî — de dys, ot du gr. pfiagein, manger) II. f. billiculié dans la déglutition.
DYSPHANIE {sfa-ni) n. f. Genre do plantes, de la famille (les salsolacées, tribu des chônopodies, qui habite l'Australie.
DYSPHASIE {sfa-zî — de dys, et du gr. pliasis. élomitionj n. f. Diminution plus ou moins complète de la faculté d'employer le langage conventionnel, qui provient d'une altération ou d'une lésion dos contres encéphaliques. ^11 faut citer la dysphasie motrice, qui est la difficulté d exprimer ses pensées, de la di/sphasie sensorielle, qui est la difficulté de comprendre celles des autres, par les signes conventionnels du langage.) V. aphasie.
DYSPHONIE (sfo-Tii —do dys. et du gr. phônè, voix) n. f. Trouble dans la formation des sons de la parole, par suite d'une lésion soit de l'appareil phonateur (langue, lèvres, larynx), soit des centres nerveux correspondants, dans la paralysie générale, la sclérose en placjues, etc. (On désigne aussi quelquefois sous le nom de h dysphonie » l'afi'aiblissement de la voix qui se montre dans certaines angines et le croup.)
DYSPHORIE {sfo-rî — du gr. dusphoros, qui supporte difficilement) n. f. Méd. Etat de malaise.
DYSPNÉE {spné — de dys, et du gr. pnein, respirer, souffler) n. f. Difticulté de respirer.
— Encycl. Il ne faut pas confondre la dyspnée, qui est toujours un signe patbognomonique, et lanfiélation, qui n'est qu'une accélération momentanée des mouvements respiratoires, par suite d'un exercice violent, d'une émotion forte. La dyspnée, qui est, on peut dire, toujours toxique, puisqu'elle accumule dans le milieu intérieur l'acide carbonitiue et les toxines volatiles qui doivent s'éliminer par la voie pulmonaire, se caractérise non seulenient par la fréquence des mouvements respiratoires, mais aussi par la difficulté de ces mouvements, qui nécessite la mise en jeu de tous les muscles inspirateurs, et par la douleur que le malade éprouve aux insertions du diaphragme. La dyspnée s'observe toutes les fois que l'hématose ne peut se faire convenablement, quelles que soient les causes de cette insuffisance d'oxygénation et d'élimination pulmonaire conséquente. On larencontre donc non seulement dans les maladies du larynx, dans le croup, dans la bronchite et la broncho-pneumonie, dans la phtisie et l'asthme, dans l'emphysème, les maladies de la plèvre (pleurésie sèche ou avec épanchement), mais aussi dans certaines cardiopathies et surtout dans los lésions centrales, dans la compression des poumons, qui résulte de la dilatation, du tympanismo, de l'ascite, des tumeurs volumineuses, de la grossesse, et enfin dans la chlorose ot l'anémie, dans les convalescences des maladies graves, dans les névroses et certaines vôsanies. En dehors de certains palliatifs, le traitement de la dyspnée est toujours subordonné à celui de la cause. V. apnée, et
ORTHOPNÉK.
DYSPNÉIQUE [spné-ik') adj. Pathol. Qui a rapport à la
dyspnée.
Dysponteus ou DyspontioS. Myth. gr. Fils d"Œnomaos ou do Pélops. Il donna son nom à la ville de Dyspontium, en Elide.
DISPROPHÉRON (spro — do dys, et du gr. prophérexn, énoncer) n. m. Littér. anc. Accumulation vicieuse do mots pou harmonieux.
DYSPROSIUM [spro-zi-om' — du gr. dusprosodos, d'un abord difficile) n. m. Chim. Métal découvert par Lecoq de Boisbaudran dans Tholmine.
— Encycl. Jusqu'en 1886, on voyait dans l'holmina l'oxydo d'un seul métal, l'holmium ; à cette époque, Leco^i y a constaté, au moyen de l'analyse spectrale, la présence do deux métaux. Conservant à l'un d'eux l'ancien nom d"holmium, il a nommé l'autre dysprosium.
DYSSENTERIE n. f. DYSSENTÉRIQUE adj. Pathol.
"V. DYSBNTKRIE, DYSENTÉRUjUi:.
DYSSNITE n. f. Espèce minérale, résultant do l'altération do la rhudonite.
DYSSOCHROME [krom') n, m. Genre de solanacéosatropées. (Les dyssochromes sont des plantes sufi'rutesceniûs, à grandes fleurs verdâtres, originaires du Brésil.)
DYSSYMÉTRIE [trî — do dys, et symétrie) n. f. Défaut do symétrie.
DYSSYMÉTRIQUE {trik' — rad. dissijmétrîe) adj. Qui manque d(^ symétrie : Disposition dyssymi^tkique.
— En T. de méd., Qui n'afl*octo que l'un dos côtés du corps, qu'un organe, sans alfecter la partie symétrique : AVrr/it.' l)VssY^un'UIQl;E.
DYSSYNTRIBITE n. f. Silicate hydraté naturel d'alumine. Varii'-to do pagodito.
DY3TÉLÉOLOOIE {diss, ji — do dt/S, Ot téléoloffie) n. f. Etude des orgaoos manques ot avortas dos plantes ot dos animaux
DYSTHANASIC {diss — do dt/9, Ot du gr. ihnnatos, mort) n. f. Difliculté à mourir, longue ot douloureuso ogonio. (Iiius.)
DY8THYMIE {sti-mî — du gr. dusthumia, mOmo sons) n. f. Anxiété, tristesse, abattement do l'&mo.
DYSTOCIE {stO'Si — do di/s, ot du gr. tokos. enfantement) n. f. Accouchement laborieux. Syn. di.stokik.
— Encycl. On comprend sous le nom do dystucie toutes lus difficultés qui peuvent survenir pondant l'accouche-
DYSLALIE — DYTIQUE
mont. La dystocio pn'isonto, par conséquent : 1° la difficulté simple: 2° l'impossibilité daccouclier.
La dystocio peut tenir à la môro, au fœtus ou aux annexes; do là la division en Ui/slocie maternelle, ihjstucie [(étale ot di/slocie due aux annexes.
Les diffu^ultés ot los inipossibilit6s qui constituent la rtystocio peuvent tenir, soit à un obstacle dos organes pelviens, soit à un état dynamifiuo qui s'o[tpose à l'expulsion du produit do la conception. Les obstacles provenant des organes pelviens sont ; 1» los vices do conlorniation du bassin ; 2° les vices de conformation des parties molles ; S" enlin, les grossesses com|iliquées. Les vices de l'état dynamique qui p«uvont mettre obstacle à l'accouchement sont : 1" l'inertie et la lenteur des contractions utérines; i' leur excès d'énergie ; 3° les différentes espèces do rigidité du col ; i' les déviations utérines et les déplacements ; 5» les ruptures de l'utérus et du vagin ; 6° les thrombus du conduit vagino-vulvairo; 7" la résistance du périnée.
Les pricicipales causes do dystocie fœtale sont : 1» excès du volume du fœtus; 2» présentations ou positions vicieuses ; 3" procidences ou direction vicieuse des membres ; 4» inclusions parasitaires; 5° fœtus multiples, adhérents ou isolés.
Lesdifiicnltés dues aux annexes du fœtus se présentent soit pendant l'accouchement, soit pendant la délivrance. Les causes qui entravent l'accouchement sont : !• la brièveté du cordon ; 2« son excès do longueur. Celles qui s'opposent à ladélivraneo ou qui la compliquent sont : 1° l'adhérence du placenta; 2» son onchat.onnement, son volume ou la rupture du cordon; 3« la rétention du placenta; 4' l'invagination do l'utérus avoc prolapsus utérin.
DYSTONIE {aiss, ni — de rfi/s, et du gr. (onos, ton) n. f. Pathol. Altération de la tonicité des tissus.
Dystos, comm de la Grec» moderne, dans l'île d'Eubée (arrond. de Karistia); 5.900 hab. Ch.-l. Aliveri.
DYSTRE idisstr') n. m. Chronol. anc. Deuxième mois (mars) do l'année macédonienne, il Mois du calendrier syro-macédonien.
DYSTROPHIE (rfî.ts. fi) n. f. Trouble de la nutrition de divers tissus do I organisme, en particulier de la peau et des muscles, caractérisé surtout par l itrophie consécutive. Les dystrophies reconnaissent comme cause principale une maladie dos nerfs; quelquefois, cependant, on doit les rapporter à un trouble circulatoire.
DYSTROPHŒUS (slro-ft-uss) n. m. Paléont. Genre de reptiles dinosauriens, du groupe des stégosaures, fossiles dans le trias de l'Amérique du Nord. (On n'a pu établir, d'après leurs débris, la forme exacte de ces animaux gigantesques. L'humérus seul mesure 76 centimètres de long.)
^ DYSURIE {ri — de di/s, et du gr. ouron. urine) n. f. Difficulté d'uriner, il On dit quelquefois uyslresik.
— Encycl. La di/surie, qu elle soit lente, pénible ou douloureuse, s'observe dans un très grand nombre de maladies; mais ce ternie ne doit p;is s'entendre d'une altération du filtre rénal, d'une nuidiH.-ation de l'excrétion urinairo (v. anurie, olicitrie. .néphrite, eein, etc.); il ne peut s'applii|uer qu'à une difliculté do la miction. La dysurie reconnaît pour cause, quand elle est lente, l'hypertrophie do la prostate, les rétrécissements du canal de l'urètre, et l'habitude déplorable qu'ont certaines personnes de retenir longtemps leurs urines ; quand elle est spasmodique ou irrégulière, les contractions anormales de la vessie et du col vésical, sous l'influence d'altérations nerveuses, ou bien la présence de calculs urinaires. Ladvsurie irrégulière est mémo souvent un des symptômes les plus sûrs de la présence, dans la vessie, do calculs ou d'autres corps étrangers; quand elle est douloureuse, elle est caractéristique dés maladies et lésions de la vessie et de l'urètre, et spécialement de la cystite et de la gonorrliée ou blennorragie. Dans tous lcs"cas, le traitement do la dysurio est subordonné à celui de la cause.
DYSURIQUE {ri/y) adj. ot n. m. Qui se rapporte à la dysurie, qui en est atteint.
DYTICIDÉS isi) n. m. pi. Famille d'insectes coléoptères carnassiers, comiireuant des animaux aquatiques de taille très variable, ordinairement plats, et dont les pattes postérieures sont aplaties ou forme do rames. — Un UY-
TICIDÊ.
— Enctci.. Les di/ticidés sont dos carabiques adaptés à la vie aquatique ; leurs formes sont ramassées et courtes, leur tète engagée dans lo corsolet jusqu'aux yeux : les mâles ont les tarses antérieurs dilatés on cupule.s adhésivos ot les élytres lisses, tandis que, chez les femelles, ceux-ci sont souvent larçeincnt striés. Les larves allongées, en fuseau, ont uno lorto této jilate, avoc de grandes mandibules en faucille. Les dyticidés sont très carnassiers et dévorent toutes sortes de botes aipiatiques, môme les petits poissons; ils quittent l'eau par les chaudes nuits d'été et volent très lestement, mais marchent mal. Répandus sur tout lo globe, abondants surtout dans l'hémisphèro nord, ils comptent des représentants fossiles dans le wealdien, lo crétacé et lo tertiaire. Ou subdivise les dyticidés en trois tribus ; lnjdroporinés, dyticinés, laccoiihUines.
DYTICINËS {si) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères, l'amillo des di/licidt's, caractérisée par l'écusson apparent l't rent'eriuant les plus grands représentants des dyticidés, avoc les genres : di/tit^ue, eopélate, agabe, cotymùètê, ilj/ùius, hijdatiquc ot ctjbisteter. — Un dyticiné.
DYTIQUE {tilc') ou DYTICU8 [kiiss) (ortliogr. vicieuse : nv- Tisct;sJ a. m. (ienro d'insectes coléopières, type de la tribu des (h/tirint's, comprenant f-lo grosses formes aplaties, verdAires en dessus, rousses ou jaunes on dessous, ot qui habitent les eaux douces ot courautcs.
— Encycl. Uépandues dans rhémisphèro nord, les nombreuses espèces do dt/liques comptent, ou Europe, neuf roprésoutanls, dont lo
UyUtpio et »tt lur\e (rOd. do luoUkV
DYVEKE
DZUROW
plus grand est le dtjticus latissimus, du nord de la France et des Vosges, qui vit dans les grands étants et les rivières ; les (iyliciis maryinaiis et cii'cum/2ej:us, plus petits, sont communs partout.
Dyveke ou Columbelle, favorite de Christian II, roi de Danemark, née vers 1490, morte en 1517. Fille d'une Hollandaise aubergiste à Bergen (Norvège), elle plut à Christian, prince royal, qui l'emmena en Danemark avec sa mère, et la conserva auprès de lui, même après son mariage avec Isabelle, sœur de Charles-Quint, en dépit des réclamations de ce dernier. Sa mort subite tut suivie du supplice de Torben-Oxe, accusé d'avoir aimé, puis empoisonné la belle favorite.
DZAGPA n. m. Lacet ou corde à nœud coulant, dont sont armés beaucoup de bodhisattvas et de dieux bouddhistes du Thibet. (Cette corde leur sert, d'après la légende, soit à retenir les êtres auxquels ils veulent enseigner la loi religieuse, soit à lier les démons, afin de les mettre dans l'impossibilité de nuire.)
DZAL n. m. Neuvième lettre de l'alphabet arabe, il Signe numérique arabe, valant 700.
DZAÔ-GONGUEN MiO-HÔ, dieu boudfihiste japonais;, à l'aspect démoniaque; divinité bienfaisante, malgré son apparence, et qui n'est autre que le Bouddha Çakya-moitm lui-même. Protecteur du mont Yossimo, dans la province d'Yamato, où, selon une croyance superstitieuse, il a établi sa résidence et se montre souvent aux ermites et aux pc lerins.
DZAOUDZI, ancien ch.-I. de la colonie française do Mayoïie ^Hes Comores), bâti sur un îlot de la côte orientale. A cause de sa salubrité relative et de son excellente rade, ce point, qui était jadis la résidence du sultan de Mayotte, avait été choisi comme centre des services de la colonie ; à l'heure actuelle, il est abandonné.
DzATI ou Zatx (Aiwas el-Roumi), poète turc, né à Carasie (Mysie), mort à Constantinople en 1546. Il commença par être cordonnier dans sa ville natale, mais il ne tarda pas à se rendre dans la capitale, où il vécut de ses poésies. Bajazet II lui assigna une pension de 3.000 aspres, à condition qu'il écrivît trois casidehs par an. Sélim I"»" éleva bientôt cette pension à 11.500 aspres ; mais sa mauvaise conduite la lui fit retirer ; il vécut, depuis ce temps, d'astrologie et de charlatanisme, et s'adonna complètement à sa passion pour le vin. On a de lui un divan de 1.600 qhazels et de 400 casidehs, qui a été imprimé ù. Constantinople en 1841. Ce poète ne dédaignait point de plagier ses contemporains.
DZÊTA n. m. Sixième lettre de l'alphabet grec, qu'on désigne plus souvent sous le nom de zêta.
DZHIBAÏ TCHÏNREG f" sacrifice de paix "] n. m. Holocauste que l'on otfre à Molha, le dieu thibétain du feu (eu sanscrit Agni)^ afin d'obtenir sa protection contre les maux de toutes sortes. (Ce sacrifice se célèbre régulièrement après un décès, par suite de la croyance que les formules magiques [dhàranîs'\ de l'officiant ont le pouvoir de rassembler tous les péchés du défunt dans le fourneau à holocauste, oii ils se consument en raême temps que les otfrandes.)
DziALOSZYN, ville de la Russie occidentale (Pologne [gouv. de Kalisz]), sur la rivière Warta; 3.200 hab. Manufacture de tabac. Commerce de laines et de cuirs.
DziALYNSKI, famille polonaise, qui tire son nom du village de Dzialyn (gouv. de Plock), et à laquelle appartiennent : Ignack (1754-1797). [Il se dévoua à la cause di> Kosciuszko et fut l'un des prîncipaiLx chefs du mouvement qui aboutit à l'insurrection de 1794] ; — Adam-Titus, écri vain, né à Posen en 1795, mort en 1861. [Lorsque Napoléon eut reconstitué le grand-duché de Varsovie, Titus accompagna à Paris son père, qui était ambassadeur en France. Il acheva son éducation à Prague. Il se distingua tout d'abord comme ingénieur, mais il doit surtout sa réputation à ses nombreuses recherches historiques. Il forma
une grande bibliothèque nationale et, au cours de ses voyages, réunit une immense collection de documents relatifs à l'histoire de la Pologne. En 1830, il combattit pour l'indopondance de son pays. Il fut nommé membre de l'assemblée d'Erl'uth (1849), où il protesta contre les traités de 1815. On a do lui : Histoire du roi Michel{\s:i6) ; Epistolœ, leyationes^etc, •'^igis/num/i Primi,}'e(/i-^ Polonise {lSb2-lS60)], — Jean, patriote polonais, fils du précédent, né en 1832, mort au château de Kornik (gr. -duché de Posen) en 1880. [Il épousa, en 1857, la princesse Isabelle Czartoryska, et devint, en 1862, membre de la Chambre des députés de Berlin. En sa qualité de chef du parti aristocratique de la Pologne prussienne, il prit une part active à l'insurrection qui éclata en 1863. Une visite domiciliaire faite en son château par la police prussienne fit découvrir la preuve de sa coopération au soulèvement. Il réussit à s'enfuir et gagna le royaume de Pologne, où il se battit vaillamment. 11 se réfugia ensuite à Paris. Accusé de haute trahison, condamné à mort par contumace, il obtint la revision de son procès, et fut acquitté. Avec lui s'éteignit un des grands noms do la Pologne.]
DziEDOSZYCKl (Stanislas), écrivain polonais, né en
16G5, mort en 1730. Député à la diète de Cracovie en 1696, il fut chargé do missions diplomatiques en Italie et en Turtjuie, et devint, en 1764, chancelier du royaume. Savant et spirituel, son éloquence était si entraînante que Zaluski 1 appelle « le Démostliêne polonais ". On a de lui, notamment : Traité sur l'élection des l'ois de Pologne.
DziEKONSKI (Thomas), pédagogue et écrivain polonais, né à Lomza en 1790, mort à Varsovie en 1875. Il enseigna la littérature et la langue polonaises, l'histoire, la géographie, les langues latine, grecque, française, allemande, dans les écoles du gouvernemetit, à Tarnow, à Kalisz, et enfin au lycée de Varsovie, dont il fut recteur. On a de lui beaucoup d'ouvrages classiques, scientifiques et littéraires, entre autres : Traité sur l enseignement primitif et préparatoire des enfants et sur l'utilité de l'éducation publique (1831-1838) ; Vie de Napoléon (1841) ; Vie des maréchaux français sous Xapoléon (1$ A3); Histoirede l'Angleterre f 1845-1847); Histoirede y^m7ice{l845); Histoire de l'Espagne (1851). Tablcaudu monde (1843» ; les Mirarles du monde primitif (1857). — Son tils, Jfan-Dihddonné Dziekonski, publiciste, né à Kalisz en 1816, mort à Paris en 1853, fonda, en 1843, l'Hirondelle, la Cloche littéraire, etc. Il a écrit, entre autres ouvrages, un roman historique intitulé ; Send- Càmj(l845).
DziERZKOWSKI ''Josephl, romancier polonais, né à Xaworow, en Galicie, en 1807, mort à Lemberg en 1865. En 1831, il servit comme volontaire dans le bataillon du vaillant patriote Dwernicki. Parmi ses ouvrages les plus importants, nous citerons : le Prestidigitateur (1845); le Roman de la vie sociale (1842); Tableaux de la vie et du voyage (1846); le Salon et la Rue (1847); la Cravache de l'honneur (1848) ; la Famille dans le salon (1847); les Deuj jumeaux; le lîoi des mendiants (1856); Esquisses (1855); lu Couronna d'épines (1855) ; la Trouvaille U854); le Paresseux (1856); le Trésor (1856); le Cœur d'une femme; Universal Hetmanski f 1859J, traduit en allemand par Segel ; le Songe dans la vie (1859). En 1860, on a représenté sur le théâtre de Lemberg son drame intitulé : l'Etincelle de la poésie.
DziERZON (Jean), naturaliste et apiculteur allemand, né à Lobkowitz (Silésie), en 1811. Il étudia la théologie ei fut curé de Karlsmarkt. Il a étudié surtout les mœurs des abeilles, et il a donné son nom à une méthode d'apiculture nouvelle. On a de lui : Théorie et pratique du nouvel ami da abeilles (1848): Elevage rationnel des abeilles (1861). Il e^t fondateur du journal l'Ami des abeilles de Silésie.
DZIGGUETAI n. m. Nom sous lequel les Tatares di'-signont une espèce de cheval de petite taille, originair-de l'Hindoustan, et qui est l'hémione.
DzOHARA, une des divinités des Arabes, antérieure ment â l'islam, et qui a été identifiée à Vénus.
DzOHL, un des dieux des Arabes, antérieurement à l'islam, et qu'on a identifié à Saturne.
DZONG-MING. Géogr. V. TSOUNG-MING.
DZOU-X-CADAH (ouvo'tui'e de la trêve) n. m. Onzième mois de l'année musulmane.
DZOU'-L-HIDJDJAH {tejnps du pèlerinage) n. m. Douzième mois de l'année musulmane.
DzOUNG, traduction, en thibétain, du terme sanscrit dhdrunî, par lequel on désigne des formules mystiques ou magiques qui passent pour exercer un pouvoir irrésistible sur les dieux et les démons. V. dhâranÎ.
DzOUNGARIE, vaste région de l'Asie centrale, limitée, d'ordinaire, au N., par le grand Altaï, au S., par le Tian- Clian, à l'E., par le lac Balkach et â TC. par les hauteurs qui bordent, dans le Djasa-Ktou-Khan, le désert de Gobi. (Entre ces limiies, la Dzouugarie a une superficie équivalant â environ deux fois celle de la France. Mais ce nom ne désigne qu'une région naturelle, et nullement une division politique. La Dzoungane, en effet, appartient â la Russie dans sa partie occidentale [gouv. de Sémipalalinsk e( de SémirietLhensk;et à la ('bine dans sa partie orientale [Mongolie du nord-ouest, district du Tarbagataï, district du Kouldjaj.)
La Dzoungarie est une vaste dépression qui mène, entre les deux puissants systèmes de l'Altaï et du Tian- Chan (7.300 m.), de la Mongolie au Turkestan, d'Asie en Europe ; ainsi s'explique son importance historique. C'est la fameuse porte mongole par où, du iv' au x= siècle, passa un flot continuel de tribus turques. Cette dépression est divisée en un certain nombre de bassins clos : celui du lac Balkach, où se jette llli, formé de plusieurs rivières nées au S. des monts Boro-Khoro, et qui passe non loin de Kouldja, puis à Iliisk; le bassin alpestre de llssik- Koul (1.615 m.), entre les monts Talgar I4.500 m.) et Khan- Tengri (7.300 m.); le bassin de l'Ala-Koul ; celui du Zaizan-Nor, que le Tarbagataï sépare du précédent, et que traverse l'Irtych supérieur; celui du Kyzil-Touz, où se jette le Kour; celui de rOubsa-Noor (722 m.), où se jette le Tes, et que domine leTannou-Ola. Dune fai,'on générale, cette vaste région peut se diviser en trois parties distinctes: les plaines de l'ouest, vers le Balkach, steppes salés ou déserts de sable; les vallées basses, culti\ables et où réussiraient les céréales, mais qui t>ont encore presque incultes, malgré la venue de quelques colons russes et la présence, au printemps et en automne, des nomades kir^hiz; au Sud ot au Nord, enfin, les rebords montagneux, véritables régions alpestres où alternent pâturages et forêts. Partout, d'ailleurs, le climat est rigoureux ; les chaleurs, l'été, sont excessives ; l'hiver, on subit des froids de — 24** La population, très clairsemée, se compose, du côté russe, de Kirgliiz, de Cosaques et de colons paysans; du côté chinois, des Dzoungars, restes de la horde mongole qui a donné son nom an pays, de Khalkas qui sont aussi des Mongols, et de Dzoungars musulpians.
— Histoire. La Dzoungarie, après avoir été le théâtre de longues luttes entre Dzoungars, Mongols, Turcs et Chinois, devint, en 1756, la possession de ces derniers. Mais, dès 1831, une partie de la grande horde qui s'étendait jusque dans l'ouest de ce pays se soumit aux Russes; ceux-ci, en 1841, fondaient, à l'E. du Balkach, Semirietchinskaia, et, en 1851, établissaient une factorerie à Kouldja; en 1855, ils étaient au pied du Tian-Chan et y élevaient le fort de Vernoié; enfin, en 1871, â la suite de la révolte des Dzoungars contre la Chine (1864), ils occupaient Kouldja. En 1882, il est vrai, ils rétrocédèrent cette ville à la Chine, et la frontière russo-chinoise était délimitée.
DzURKOW. comm. d'Austro-Hongrie (Galicie [cercle de Kolomca]); 2.230 hab.
DzUROW, comm. d'Austro-Hongrie (Galicie [cercle de
Kolomea]); 2.600 hab.