Bonnet de
COIGNAGE -COIN
La coiffure des remmes, depuis la période romaine, a subi des variations aussi oonibreuses. Les femmes mariées, suivant un usage qui persista pendant presque tout le moyen âge, cachèrent leurs cheveux dans dos étuis ou des coiffes qui n'en laissaient rien paraître. Les jeunes rilles, au contraire, les portaient épandus sur leurs épaules. Au xvi« siècle, les coiffures montées, frisées, crépelées, étagées sur des arcelets, où les cheveux ondulés ou relevés en racines droites foisonnaient autour des bonnets, des escofrions et des atours ou atifets, prévalurent. Quand arriva le xvii' siècle, on se coupa carrément les mèches de la face sur le front et on fit retomher les autres en boudins frisés sur les côtés, le reste étant relevé et massé au fer, perdu dans un épais semis de poudre rousse. Au reste, depuis le xviii* siècle, les femmes se poudraient toutes, à la cour, au moins, et comme, alors, les cheveux noirs étaient les moins estimés, elles se teignaient en roux suivant des procédés divers. Les coiffures de Louis XIV, d'abord écrasées et plates, se montent vers les formes pyramidales qui caractérisent la régence. Sous Louis XV, les dispositions varient. On voit paraître ces édilices insensés qui i:ontinuent sous Louis XVI et s'agrémentent de plumes, de petitesarchitectures, voire de navires ; le tout compris avec la poudre blanche qui marque les deux seconds tiers du X-Viii" siècle. La Révolution ramena les coiffures à l'antique, à la Titus; mais, à partir de cette époque. les belles coiffures à caractère ont disparu.
— Coiffure militaire moderne. Après avoir varié à Tinfini depuis l'antiquité jusqu'au commencement de ce siècle, la coiffure militaire parut se simplifier lorsque, à dater de la Révolution, les soldats de toutes armes, à l'exception des hussards, durent porter courts les cheveux que, précédemment, ils fixaient et nouaient en queue des façons les plus diverses. Un moment, il n'y eut plus comme coiffures, dans l'armée, que le chapeau dit trirurne, à grand panache do crin rouge, le bonnet à poil des grenadiers, le cas^iiede divers modèles pour les cavaliers. Mais, en même temps que le chapeau faisait place au s/iaAodans l'infanterie, on vit naître successivement le colback, puis le falpack des hussards et des chasseurs à cheval, loczapska des lanciers et, plus tard, la chéchia des zouaves et chasseurs d'Afrique, complétée, pour les premiers, par un turhan. Entîn, comme coiffure de petite tenue, on adopta le Oonnet de police, remplacé par le kt'pi, rigide ou non, d'abord appelé phécy, i|ui, depuis 1848, a fini par constituer la coiffure de petite tenue de toutes les trouues, à l'exception de quelques corps spéciaux.
On adopta, sous Louis-Philippe, un modèle en cuir bouilli, qui fut bientôt abandonné comme aussi disgracieux qu'inrommode, et il en a été de même de tous ceux essayés depuis lors. Le seul casque vraiment utile et pratique pour les troupes à pied paraît être le castjue colonial comme coiffure dans les pays tropicaux.
Dans les armées étrangères, on retrouve, aux différentes époques, sous une forme plus ou moins analogue, à peu près toutes les coiffures usitées en Franco. 11 faut y ajouter, cependant, certains types spéciaux à divers pays, romme le casque à pointe allemand, adopté aussi dans l'armée anglaise; le bonnet de fourrure chapka, qui, à peu d'exceptions près, coiffe tous les corps de l'armée russe, où, cependant, on rencontre encore, en tenue de parade, dans un régiment d'infanterie, la singulière coiffure dite fionnet de grenadier, conservée également par tradition dans un ou deux régiments prussiens; enfin, la casquette plate appelée fourachka en Russie, mûtze en Allemat;oe, qui, sans visière pour la troupe et avec visière pour les officiers, constitue dans tous les corps la coiffure de petite tenue et, dans quelques-uns, la seule coiffure. V. chacun de cts pays.
COIGNAGE {gnaf {gn mil.]) n. m. Portion de la maçonnerie du fourneau des grosses forges.
GoiGNARD (Pierre), dit le comte Pontis de Saintenélène , aventurier et voleur célèbre, né à Langeais (Indre-oi-Loire) vers 1779, mort au bagne de Brest en 1S31. l'ils d'un paysan, il entra dans l'armée, fut condamné pour vol ù. quatorze ans de galères, parvint à s'échapper du bagne do Toulon et passa en Espagne. Là, sous le nom de PoNTUS, et grâce à de faux états de service, il entra comme chef do bataillon dans l'armée française d'occupation. Ayant connu la maîtresse d'un comte de Sainte-Hélène, il la présenta comme sa femme, et ajouta k son nom de Pontis celui de » Sainte-Hélène >- . De retour en France sous la Restauration, il se fit établir un faux acte de naissance, fut nommé lieutenant-colonel par Louis XVIII. et se mita la têted'unc banded'adroiïs voleurs. Reconnu pendantunc revue par un de ses anciens compagnons de bagne, il fut arrêté et condamné, en 1819, aux travaux forcés à perjiétuité.
CoiGNARD (Louis), peintre paysagiste français, né à Mayenne en 1812, mort en 1883. Elève de Picot, il s'était essayé dans la grande peinture, sans grand succès. Dès 1842, il inclinait au paysage, où il s'est fait une très honorable réputation. Artiste fécond, il a produit beaucoup de pages t|ui lo mettent à un rang honorable dans ce qu'on pourrait appeler l'école do Troyon. Signalons, entre autres : V Abreuvoir (1848) ; la Mare aux vaches (1857) ; lo /xic (1870). Le musée de Leipzig a de lui des Vadies dans La forêt de Fontaineblfuu.
GOIGNASSE DU GaRRIER (Joseph), théologien français, né à Limoges ver.s le milieu du xvii" siècle, mort en 1729. Il quitta l'ordre des jésuites, dont il devint alors l'adversaire, et se distingua comme prédicateur et écrivain moraliste. On a de lui des .sermons; des oraisons funèbres et Morale» sur la GenHe (1701 ), ouvrai^c estimé.
COIGNASSIER n. m. Bot. V. cognassier.
COIGNE {ko-aqn) n. f. Variété de cépage rouge, dont les grappes ont de gros grains séparés et clairsemés.
COIGNER ou COIGNIER n. m. Bot. V. cOGNASSIliR.
COIGNET(/?H^ [gn mil.] — rad. coin) n. m. Chacun des cinq arcs-boutants posés de chaciue bord pour renforcer les escasses ou carlingues do la galère, aux xvi° et xvd* siècles. (Les coigncts servaient, avec les escasses, à compléter l'ajustage du pied du mât ou arbre qui repose dans son emplanture dite le michon.)
COIGNET (Matthieu), sieur de La Thuillerie, diplomate français, né en 1514. mort en 1586. Avocat au parlement de Paris, procureur général au parlement de Savoie, ambassadeur de France en Suisse sous Henri II,
Bicorne; 3. Képi; 4. Shako (premier Empire); Si. Shako fl880,; %( : 8. Casque ; 9 Colback ; 10. Talpack ; 11. Chéchia ; 12 Turban ; police ; U. Czapska (premier Empire).
François II et Charles IX, et, à son retour, membre des conseils du roi. On a de lui : Instruction aux pj'inces pour garder la foy promise, contenant un sommaire de la philosophie chrétienne et morale et devoir du bien {Paris, 1584).
CoiGNET (Gaspard), sieur de La Tuun.LEr.iE, comte de CoDRsoN, diplomate français, né en i594, mort en 1653, petit-fils du précédent. Successivement conseiller au parlement de Paris (1618), maître des requêtes, conseiller d'Etat, intendant du Poitou, de l'Aunls et de la Saiutonge, Coignet devint, en 1632, ambassadeur à Venise, puis dans les Pays-Bas (1640). En 1644, il parvint à mettre fin à la guerre que se faisaient la Suède et le Danemark et à faire signer aux deux puissances belligérantes le traité de paix de Brômsebro (25 sept. 1645).
GoiGNET (Gilles), peintre flamand, né à Anvers en 1530, mon à Hambourg en 1599. Il visita les principales villes d'Italie avec Stella, et, de retour dans sa ville naiale, il fut rei.'u membre de l'Académie (1561). Coignet composa des tableaux remarquables, surtout par les cfi'ets de lumière, tableaux qui eurent une telle vogue que, pour suffire aux commandes, il se vit obligé de prendre pour aide Corneille Molenacr, dit le Louche, auquel on doit les paysages et l'arch itecturc d'un assez grand nombre de toiles de Coignet.
GoiGNET (Jean-Roch), officier français, né â Druyesles-Belles- Fontaines (Yonne) en 1776, mort à Auxerre vers 1860. Après avoir été successivement soldat de la 96'^ demi-brigade, soldat et sous-officier au l®*" régiment de grenadiers de la garde, vaguemestre du petit et du grand quartier impérial, etc., il prit sa retraite comme capitaine d'état-major et « premier chevalier de la Légion d'honneur i>. En 1851, il avait publié ses ^ Souvenirs i» sous le titre de : Aux vieux de la vieille! Lorédan Larchey a réédité d'après le manuscrit original les Cahiers du capitaine Coignet (1883).
GoiGNET (Jules-Louis-Philippe), paysagiste français, né à Paris on 1798, mort en 1860; élève de Berlin. Il a laissé de nombreuses vues de France, de Suisse et d'Italie, et a publié un Cours complet de paysage.
GOIGNEUX n. m. Techn. V. cognkux.
COIGNY {gn mil.) n. m. Variété de poire à cidre.
COIGNY (Franqdetot de), famille normande. La terre qui adonué son nom â cette famille, primitivement appelée (îuillotte, a été érigte en comté, en 1650, et plus tard en duché. Le fondateur de cette famille, Robkrt-Jkan-An- ToiNE, né en 1630, mort en 1704, était directeur général de la cavalerie en 1694 et chef de l'armée de Flandre eu 17ùi. Il s'était signalé pendant la guerre d'Allemagne et en i atalogne, et devint gouverneur de Barcelone. — Son fils, François de Franqdktot, no en 1670, mort en 1759, servit en Flandre, sur le Rhin, se signala à la prise de Landau, succéda à Villars en Italie, remporta les victoires de Parme et de Guastalla, et se maintint sur le Rhin contre le prince Eugène. — Le fils de François, Jean-Antoink-François (1702-1748), devint lieutenant général, mais fut tué en duel. Il eut pour fils : Marii>François-Henri, d'abord marquis, puis duc de Coigny, maréchal de France (1737-i«2i), qui se distingua dans la conquête du Hanovre sous Richelieu, fut gouverneur de Caen et de Cambrai, premier écuycîr do Louis XVI (1774), lieutenant général on 1780, député aux états généraux en 1789; il émigra, combattit dans l'armée de Condé, puis dans celle du Portugal, et revint en Franco en 1814. Il obtint, en 1816, le bâton de maréchal et le gouvernement des Invalides. — Son frère, AuGUSTE-GADiîn;i. (1740-1817), embrassa également la carrière des armes : il devint maréchal de camp en 1780 et lieutenant général sous la Restauration. — Sa lille, Anne-Françoise-Aimée, née et morte à Paris (1769-1S20), est surtout connue pour avoir inspiré à André Chénier l'élégie do la Jeune Captive. Kilo épousa, à quinze ans, le duc de Fleury, petit-neveu du cardinal, et divorça bionlût. Arrêtée en 1794, elle connut en pri.son André Chénier et de Montrond, qu'elle épousa quand elle eut été remise en liberté après le 9-Thermidor, Elle divorça do nouveau et devint la maîtresse d'un frère de Garât. Elle était séduisante, légère et spirituelle. Elle publia un roman anonyme: Alvnr, écrivit dos Lettres v.t des Mémoires restes inédits. ~ François-Marie-Casimir, fils du maréchal Marie-François (175G-1816), lit la guerre
11 — ot
d'Amérique (1780-1782), et devint lieutenant général. Sa femme, Louise-Marthe de Conflans d'Armentières, était célèbre par son esprit. — Son fils, Augustin-Loois-Joseph- Casimir-Gustave, général français, né et mort à Paris (1780-1865), s'engagea dans les dragons on 1805, fut attaché, en 1807, â l'ambassade de Constaniinople, fit dans l'armée turque la campagne contre la Russie, et défendit victorieusement Giurgiova. Aide de camp de Sébastiani, il participa aux campagnes de 1808-1811 en Espagne, de 1S12 en Russie, et reçut, à Smolensk, une blessure grave qui nécessita l'amputation du bras droit. Colonel do cavalerie en 1814, il fut nommé aide de camp du duc do Berry, puis du duc de Bordeaux. Il succéda à son grandpère à la Chambre des pairs tl82i), et reconnut le gouvernement de Juillet, (jui le nomma chevalier d'honneur de la duchesso d'Orléans (1837) et maréchal de camp (1843).
GoÏLAM ou QuiLON, ville de l'Inde anglaise. V.QuiLON-
COILANAGLYPHE {ko-a — du gr. koilainein, creuser, et gluphê, sculpture) n. m. Ouvrage de sculpture, dans lequel les figures sont saillantes dans les renfoncements de la pierre.
GOILIA {ko-a) n. m. Genre de poissons physostomes, famille des clupéidés, comprenant des formes voisines des anchois, avec les plaques pharyngiennes antérieures hérissées de petites dents, les nageoires pectorales accompagnées do deux groupes de filets.
— Encycl. Les coi lia sont de taille moyenne ; leur G^rps, com- Coilia.
primé, large au
milieu, va en s'effilant vers la queue pointue; leur coloration est verdâtre ou jaune; ils habitent l'océan Indien ou les eaux saumâtres des fleuves de l'Inde. Citons le coilia I/amiltoni, long de 20 centimètres, bleu verdâtre en dessus, jaune en dessous (c'est le teltahi des Bengalis, commun dans le Gange); le coilia Dussumieri, même taille, jaunâtre (Bombay et Pondichéry), chair estimée. On compte encore cinq ou six autres espèces. COILLE (A*o-i7/ [// mil.]) n.f. Tabac en poudre très fine. (Vx.) COILOSPERME n. m. Bot. Syn. de deeringie. COILOSTIGMA [kn-a, slig') n. m. Genre d'éricacécssalaxidées, renfermant des arbrisseaux ériciformes du cap de Bonne-Espérance.
GOÏMBATOUR ou GoYMBETOOR, OU KOYAMBA- TOUR, ville de l'Indoustan (présid. de Madras), dans le Dekkan ; 40.300 hab., dont 2.000 chrétiens. Reliée à la voie ferrée Madras-Calicut, cette ville fait un commerce assez important do tabac, coton, laine, sucre. Située à l'entrée de la passe de Palghât, elle joua un grand rôle dans les guerres de la conquête; elle fut prise trois fois par les Anglais (en 1768, 1783, 1790), et leur fut cédée définitivement en 1799. — Le district de Coimbetnur a une superficie de 20.300 kilom. carr., et une population de 2 millions d'habitants. Montagneux dans le Nord, son sol forme dans le Sud une vallée, oii est le chef-lieu, et dont les eaux se rendent à la Cavérî. Mines de fer; vastes forêts de teck, d« bois de rose, de sandal; pâturages. La principale culture est le millet; la principale industrie, le tissage.
GOÏMBRA» montagne du Brésil, sur le haut Paraguay» dominée par un fort de même nom, où Almeida Serra se défendit énergiquement contre les Espagnols en 1801, et où une garnison de 120 soldats brésiliens, commandés par le colonel Porto C'arreira, résista pendant trois jours à un© colonne de Paraguayens forte de 3.000 hommes, et ne se rendit que faute de munitions.
GoÏMBRE (portug. Coimbra, lat. Conimbrica), ville de Portugal (prov. de Beïral, sur le Mondego, à l'embouchure de laCoira; 16.980 hab. Faïence, toiles, ouvrages en corne, cuirs, vannerie, confitures. Commerce de fruits, d'oranges. — Ch.-I. d'un concelho peuplé do 46.642 hab. et dune province peuplée de 316.624 hab.
— Enxycl. Bâtie en amphithéâtre sur une colline d'où elle descend jusqu'en plaine, (îoinibre a encore de vieilles murailles, d'anciennes et curieuses maisons. Cathédrale d'architecture byzantine, aux colonnes revêtues do belles faïences. Eglise de Santa-Cruz, avec les mausolées des deux premiers rois de Portugal, Alfonso et Sancho. Couvent de Santa-Clara (tombeau de la reine Elisabeth). Le jardin botanique est l'un des plus beaux du monde. Cité romaine, elle subit la domination des Goths, puis des Maures. Ville portugaise, elle servit de capitale jusqu'en 1433. L'université de Lisbonne y fut transférée en 1308, y demeura jusqu'en 1338 et fut établie définitivement en 1537. Cette université illustre compte encore aujourd'hui mille étudiants, qui conservent le costume de jadis. Victoire des Anglais|l7 sept. 1810). I)om Miguel s'y établit en 1834. Non loin, <( Quinta das Laçrimas », où Inès de Castro fut assassinée par ordre d'Alphonse VI (1530). Patrie du poète Camoëns.
GoïMBRE (dom Pedro, duc de), régent de Portugal, né en 1392, mort en 1449, fils du roi Jean I" d'Aviz. A la mort de dom Eduarto, son frère aîné, en 1438, il fut nommé par les Certes >■ défenseur du royaume » et chargé de la régence pendant la minorité d'Alphonse V, âgé de six ans. Il gouverna avec habileté. Mais Alphonse se laissa circonvenir par les ennemis de son oncle, et l'éloigna de la cour. Bientôt, mémo, il l'accusa do conspiration et envoya des troupes contre lui. Forcé de se défendre, le duc de Co'ïmbre fut tué à la bataille d'Alfarrobeira.
COIN [kouin en une seule syllabe — du lat. cuneus, même sens; n. m. Instrument de fer ou de bois taillé en prisme, avec deux faces très allongées, destiné à être introduit de force entre deux corps que l'on veut écarter : Fendre du bois avec des coins.
— Par anal. Angle, point de rencontre de deux lignes ou do deux surfaces : Les coins d'un livre, d'un mouctioir, d'une chambre, tl Angle formé par une rue (|ui on coupe une autre: Le boulanger, l'épicier du coin, ii Endroit quelconque, on général : Il y a dans tous les coins des gens de talent qui ne peuvent percer.
— Portion peu étendue et généralement éloignée» ou
/solée, on déserte d'un lieu quelconque : .9c loiier dans un COIN. Un COIN du monde. Posséder m coin de lèrre.
— Fig. Côté qui donne accès, repli secret, aspect particulier : Le COIN par où l'on peut earicalurcr un héros csï précisément le cachet populaire de sa gloire. (P. Féval.)
— Archit. Coin émoussé, Moulure qui a ordinairement la tormo d un listel dont les angles sont abattus.
. r~ ■^f ■"''''• '^"'^' ^"''P^ d'infanterie placé on trianclo très allonge ayant son sommet tourné vers lonnemi : %■nophon rapporte que le coin fut emplo,/ë pour la première fois par Lrésm, à la bataille du Thi/mhrée. (De Chesnel.)
— Art milit. mod. Fermeture à coin, simple ou double, Employée dans le mécanisme de la culasse des canons Krupp. Il Com de mire. Masse de bois, en forme do coin servant, avant linvention des vis do pointage, à soulever plus ou moins la culasse du canon pour le pointer sous 1 angle voulu, a Coin de recul. Celui c|uon place sous k-s roues d une pièce dans le tir, pour limiter le recul, ii Com darret, Coin de bois qui servait à caler les roues des afluts de place et de cote.
. "".'*■''' vétér. Nom que l'on donne aux quatre dents incisives du cheval, qui sont les plus courtes et les plus voisines des crochets, et à celles du bœuf et du mouton.
— Bonnet. Autref. Pièce en pointe do bas do chausse qui prenait depuis la cheville et s'étendait sous la plante (i li pied. Partie d'un bas, d'une chaussette, terminée on pointe et dont la partie inférieure correspond à la cheville.
— Ch. de f. Morceau de bois dur, on forme de prisnio triangulaire, que, dans les voies à rail à double champignon on enlonce à coups de masse entre le coussinet et le rail, ahn do maintenir celui-ci on place. On remplace quelquelois le bois par des lames triangulaires en acier.
— Comm. Coin de beurre. Morceau de beurre ayant i peu près la forme d'un coin à fendro le bois.
— Cordonn. Petit coin en bois, qui sert à hausser le cou-de-pied d'un soulier mis en forme.
— Cost. Coin de feu, Sorte de vêtement négligé pour la chambre. o d r
— Fauconn.Nom que l'on donne au.\ plumes qui forment les deux côtés de la queue de l'oiseau.
-- Hist. Com du roi, Com de la reine. Factions théâtrales, dont l'une, celle des partisans de l'ancienne musique, se plaçait, à l'Opéra, à droite du parterre, sous la loge du roi, l'autre au côté opposé, sous la loge de la reine : le coin du roi était protégé par M" de Pompadour ;
. ??'.^. ?-,''* ""^'^'^ '"'""' '"""' principaux cliefs d'Alembert et l abbé Canatje. (Audiffret.)
— Jeux. Morceau de drap qui couvre l'espace compris entre les barrures d'une balle de paume, ii Les quatre coins, Jeu dans lequel quatre personnes vont d'un coin à un autre d un espace carré, tandis qu'une cinquième placée au milieu, s'efforce de s'emparer do l'un des coins lorsqu 11 reste inoccupé. — Au Hg., Jouer aux qoatre coins, be poursuivre sans se joindre, ii Au trictrac, Gr,/>i(/ coin, Loin de repos ou simplement Coin. Onzième case non comprise celle du tas des dames, il Co!;i bourgeois. Cinquième case dans la table du petit jan. ii Coins de quine, Sixième et cinquième case, ii 5or/ir son coin. En tirer les dames, ii Tenir son coin. Se dit à la paume, lorsque deux joueurs, dans une partie contre deux autres, défendent chacun leur côté. - Au fig.. Jouer son rôle, occuper sa place, s y faire remarquer, s'y distinguer.
— Manèg. Chacun des quatre angles de la volte, quand le cheval travaille en carré.
Il Entrer dans les coins. Pénétrer le plus possible dans les angles du manège, ii Travailler sur les coins ou Faire les quatre coins, Diviser la volte en quatre quarts, et faire faire dans chacun, à son cheval, un ou deux ronds au trot ou au galop.
— Mar. Morceau de bois taillé
amour des''^si^='",'H" ''"■''" P''"^"' '■'"■^ '"' étambrais, ^T^,T, /■ '^ "' ^"r^ pompes, etc.: Coins de chantier, de mât. d arrimage, il Coins ctemptanture.CoitiSiimsoncni
Disposition deg coins dans l'étambr.ii : M, mût; P, pont- C et C, coins de calage.
Coins : A, de calage des mât» ; B, de mire. Coin de calfat.
à fixer les piods des mâts, ii Coins d'étambrai, Coins à deux
cha;L'=Œ?irr' "■" '^'"'"''^<"" "> même "bit ^r^J
vis"d«"m,^niV.rl'""^ * '""''''"'• ^°''" 'I"" f"''' "-""voir une où sur le, hLLi"';™'" "" "'^""^ ^'"'''' ><"■■ "" ■•os»»" Prisnïes i^Un^/ '' "" l'""""' " ''O'" * 'lesserraqe.
deux nlLii i.^ ^ "" ="^.'<"-,f empé, que l'on enfonce onlrJ deux pièces jointivos, alin d en opérela séparation.
— Mobil. Armoire triangulaire, destinée à être nlacéo dans un angle d'appartement. (On dit plus souventENcoi- GNonn.) Il Coin rfi-/-™. Sorte do fauteuil à dossier angulaire, destiné ù être placé dans un coin : Un coin dk fed
- Modes. Faux cheveux quo l'on ajoute sur les côtés do la této.
{Se disait, sous Louis XIII, pour désigner dos cheveux postiche»
destinés à faire paraître les cheveux naturels plus fournis.)
— Monn. Morcoaud'acior
gravé, dont on so r„i„ i ,
sert pour frapper Coin , le feu.
tcrio. 1. ig. Cachot, marque, apparonco caractéristi.fuo :
Coin.
A, coin (techu,).
Des vers frappés au com du bon goût, au bon com — Signihe aussi Côté, aspect, trace qui reproduit ou Vaunelle quelque chose : Jai un coin de folie qui n'est uas encore
»?i"'m ■'■ ^T' '^''^^\-'! " ^^««"'fe. ^f'»"'<'ie à fleur de coin, Médaille, Monnaie bien con.scrvée, qui a l'empreinte encore nette quo lo coin lui a donnée, ii Avoir com signitiait, autrefois, Avoir le droit de battre monnaie.
— Roi. Ornement sur la couture du dos d'un livre Il Outil servant à faire cet ornement.
— Techn. Prisme triangulaire, généralement ù base isocèle, composé d'une matière résistante, fer ou bois dur, et qui sert à séparer les parties d'un corps ou a cvorcer une très forte pression.
(On appelle tranchant la partie la plus mince du coin qui pénètre entre les parties à disjoindre; les faces sont les parties légèrement inclinées l'une sur
I autre et qui convergent vers le tranchant. La tête est le sommet du coin -■
sur lequel s'opère l'etTort qui tend à faire pénétrer le coin
Tvnolfr "'^'^'F- 0" '■«mP'o"' PonrÇendre e bol ."
- ïvpogr. Coin en bois dur ou en métal, que l'on emnloio
ISircrE.^''"^^'' énergique des formes. „ 5^?''a7
- Loc div. Com du feu, de la cheminée. Chacun dos deuxcotés de a cheminée où l'on se met pour se chaûfl'e? et hg.. Intimité de la vie domestique : duis XVIUétJit lero, du COIN DU feu. (Laman.) ii Coins de la bouche de leeil Angles formés par les lèvres, par les paupières nHegardir du com de Ml, Faire siqne du cofn JeTœU
Regarder en dessous et en secret. Faire signe à la déroS' sans en avoir Fair. ii Tenir les coins du poêle. V. poèle
„,.r , '^' 1 ^^ °" ft°P' ^'^'"'''^ ^" ™"' <'<' '■"«. Figure maigre, anguleuse. .1 i/oiiw au coin d'un bois, d'une haie Mourir sans secours, sans assistance. ,i AraVr la mine dé demander I aumône au coin d'un bois. Se dit d'un mendiant
tableau. Ne connaître qu'une partie d'une affaire de la venté ,1 Faire coin du même bois. Se servir, pour mettre une chose en œuvre d'une partie de cette chose Sème
II Les guiitre coins de.... Les extrémités opposées de et par ext Partout : Hépandre une nouvelle aui quatre coins du monde, ii Connaître une chose dans les coins. La connaître parfaitement, ll En boucher un coin a quelqu'un expression qui équivaut, mais plus trivialement, à*C(o«er /e t" ..„r -51"; '^°'°' ■'«'=°'''- I^ans l'acception où coin peut être considéré comme synonyme de recoin, il signifie un netit endroit retiré où il est difficile que l'on sïit découver Becom enchérit sur cette idée : if désigne un enS olus petit encore, plus retiré, presque introuvable ^
— Encycl. Xfonn. Les coins destinés à frapper les monnaies sont des espèces de moules en acier tremné présentant en creux le dessin des signes distinctifs dont la monnaie doit être marquée en relief sur ses deux faces L faut pour obtenir une monnaie, avoir deux coins ; l'un est de /ace ou d avers, l'autre de pile ou revers : c'est en présentant un flan entre ces deux coins qu'on lui imprime au moyen d une pression déterminée, les empreintes qui en font une monnaie avant cours. «'"^c» qui en
On emploie, pour faire les coins, un acier de premier choix en barres rondes ; on découpe ces barres en ronde^ es d une hauteur égale au diamètre qui, lui, a des dimensions doubles de cel es que l'on doit donner à \k pièce. L'une dos faces est horizontale, l'autre terminée pkr un cône sSr lequel doit se fraouer lo rolief H» 1= „;a „!, o " ''"'"' ^""^
, V. — ''..'"^«ivj, ittuLio leruiinee par un cône sur
lequel doit se frapper le relief de la pièce. Ces i^orceaux d ac or sont alors recuits. On place cliaque coin dans une virolod acier trempé, d'une épaisseur de parois sufhsamment considérable pour résister à la compression du coi^ La hauteur de cotte virole est un pou moins grande nue celle du com do telle manière que la partie conique ié passe la virelo entièrement. Le tout est alors placé sous le balancier, la pointe du cône vers lo haut. Lo poinçon oiiî porteen creux la gravure que doit recevoir lo coin, et qui 2s constitue par un cylindre en acier trempé duî porsuj la partie conique du coin. On fait agir la presse sur ces
deux pièces superposées, et la partie cSniquo du coii.: beaucoup plus tendre que le poinçon, prend l'empreinte do ce dernier. Cette opération so renouvelle do nouveau après un second recuit donné au coin, do telle sorte quo l'empremte dans le coin devient absolument nette. Les chiffres au millésime que doit porter la pièce do monnaie son incrustés ensuite dans le coin.
Ces opérations terminées pour l'avers et l'envers on foZ''r„ '°'°xP'i'^ "".i" f-»" ■■evonir sur uno plaque de fonte rouge. On le polit ensuite avec lo plus grand soin Après une nouvelle trempe, lo coin ainsi oitenu prend le nom do matrice générale; dans cette matrice on relève un poinçon original qui contient les divers motifs do la pièce de monnaie à créer; co poinçon sert à TeuTo. duiro un nouveau coin nommé matrice de reproductLi ■ en dernier lieu, on relève dans ce coin les poinçons di s . poinçons reproducteurs des coins do service ..Do cotto manière on a dos coins qui reproduisent d'une façon absolument identique les figures du poinçon étalon Ce travail s oxécuto pour chacun Ses côtés do la pièce de monnaie Quand Ils agit do coins destinés à l'o'btention do méJ cailles, on procède exactement comme pour la préparation dos coins des monnaies. p'epuimiou
o,!?i°'?' '■'"<' ,^''^>PaF'"' (Andalousie fprov. do Malagal) sur o .soco, affl. du Guadalhorce ; 9.825 liab. Carrières iô marbre; eaux-do-vie, tuilorios. - Lo district a 27.758 hab
COINÇACE ou COINSAOE (/.ûum-soi' - rad. corner) n^ m. Auiun de serrer avec des coins les rails & double chainpij^non sur uno voie ferrée.
COINCEMENT (kouin, ma») n. m. Etat d'un» pièce do m.aii„ne qui est serrée acciacntoUemoùt comme par un coin et ne pont plus fonctionner.
COINCER ou COINSER (kouin) v. a. Fixer, assujettir avec dos coins : Coinckr des rails. ^
~ fis:- Motiro dans l'impossibilité do bouger
- Mar. Synonyme de Accoror : Coincer une caisse à eau, des barriques dans la cale. >.»>«c u
Se coincer, y. pr. So dit do parties do machines forçant lune contre 1 autre et empêchant tout fonctionnomont.
ÇOÏNCIDEMMENT (si-da-man) adv. D'uno maniAro coïncnionte. avec coïncidence.
I i'^°*w°P'='"="° (»i-rfan,s' rad. cohicidenl) n. f. Oéom Identité de lormo et do dimensions, qui (ail nue des ligures Huperposécs so confondent dans toutes leurs parties