‹ Nouveau manuel complet d'aérostation; ou, Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballons (volume 2)Chapitre 1 sur 68 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

JTat toigoors considéré «omme Ane œuvre otile la collectloo dcr Uanueti publiée par M. Roret.

La grande Encyclopédie a été nn monament immense éleré tout d'une pièce par le savoir et le génie de Diderot , de D'Alembert et de leurs illustres collaborateurs.

Mais il faut aller étudier et admirer sur place les merreilles de la nature , les pics célèbres ; il faut aller yisiter de même en personne les grands édifices construits par la main des hommes dans les diverses contrées du monde. En raison du haut prix et du Tolume important de VBneyelopédiey à moins d'être riche, il fallait aussi admirer rouvrage sur parole, sans pouvoir le posséder: les bibliothèques publiques avaient seules ce privilège.

L'Encydopédie-Roret , fragmentée , morcelée ea autant de Traités différents qu'il s'est présenté à l'esprit de chaque auteur des matières différentes, est un livre émiiwmment propre à diffuser les connaissances ; aussi , ai-Je accepté avec joie la proposition qui m'a été faite d'apgj^rter mon contingent, ma pierre spéciale à cette utile collection. J'ai le désir de répandre, de propager Taérostaticin , autant qu'il est en mon pouvoir de le faire : voici le Manuel de L'Aéronaute,

La question relative aux aérostats n'est cependanc pas renfermée tout entière , comme on le croit trop communément , dans le ballon qui s'élève et se perd dans la nue un jour dd fôte. L'art aéroitatique, « l'avancement duquel je me suis consacré , est appelé à remplir de plus grandes destinées. Il compte déjà de brillants éphémérides; il a son histoire , ses principes. Son importance à venir le fera justement considérer comme Tune des applications les plus utiles de la science aux besoins généraux de Thomme.

Ce petit Livre est extrait en grande partie du TraUé historique et pratique de la navigalim dant l'air, oavrage encere incenplet , que je publierai plus tard.

Aér9s(ati9n» "

^j PEÉFÀGE.

Uo moi ici for k fatare Aéro-Naotiqne.

La machine aéroatatiqae dans Tair, si on la compare à ToiMaii, paraîtra toqjonra pesante reUtirement à ceUi-ci. Ce sera , pour commencer le lourd bateau maroois remontant péniblement la riTîère , à côté du pyroscaphe léger, fendant Tonde et semblant se jooer, tont en courant à son but .

Mais, telle est la marche de Tesprit humain; il est lent en tontes choses ; il faut bien prendre pour mesure ce jour, cette heure qui ne sont qu'un point dans l'espace, et qui constltaeni cependant la durée ' de la Tie de l'homme. En ce sens , le progrès est l'œnyre du temps. Le bateau à rapenr date d'hier, et des siècles de nsTigation pénible et lente à la rame et à la Toile ont précédé sa yenne.

Nous nous contenterions donc d'abord, et bien Tolontiers, d'an navire aérien, marchant par un temps fuTorable comme le yent, ce qui est une bonne vitesse; puis, par un temps contraire, louToyant, cherchant au plus près de sa route , et s'aidant alws de ses roues ou de son hélice, de sa Tcile peut-être; faisant relâche enfin , s'il le fillait, par nn yenl debout et absolument contraire.

Four une navigation atmosphérique de cette nature, je le déclare, tout est prêt; et l'établissement des transports par air, pris à ce point de Tue bien asseï large bien asseï suffisant, n'est plus une question d'art ni de soienoe , mais senlemeot, ainsi que je l'ai déjà exprimé à H. le Ministre de l'intérieur , dans mon Rapport du 16 mai 1845, une question d'argent.

Mous pensons avoir été agréable aux curieux , en publiant ce petit livre. Ils y trouveront ce que l'art aérostatique a présenté de pins intéressant dans les premières années de sa découverte. Notre désir est d'être jugé favorablement par ceux des savants qui le liront. Ici, comme dans le Cours de Physique appliquée que nous avons professé pendant plusieurs années à l'Athénée royal de Paris, notre intention a été de montrer l'art aérostatique comme l'une des branches de la science pouvant normalement concourir an déveloj^onent des connaissances humaines.

DUPUIS-OELCOURT.

Paris, septembre 1849.

NÔtVËAtî MANUEL

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