DEUX CHANSONS
Nous copions, sur deux éventails plus ou moins ricli« *.! ►u moins ornés, faisant partie de la collection de curin -JS* lérostatiques que nous possédons, deux chansons dW «.t reté et d'une originalité charmantes. Elles peifroent p* ,. lontentdune façon grotesque et enthousiaste tout à la foi. i^^" ixpériences de Charles et Robert aux Tuileries !•«%'* embre 1783. et celle de Blanchard au aZT-dl^Lt I mars suivant. *^ *^»««»^ 1^
ftfi Poisiis mVBESBS
tÈ VOYAGE AÉROSTATIQUE^ Aui : Le curé de Dôle^
$cômt«,«iâ mie, (6»)
pans les Toileries^ {bis}
On « va Charles et Bobert,
S'allant promener en l'air.
Ça faisait envie! (^^)
X^es cœars s'attendrissent, • Pendant qu'ib se hissent.
T^ saluant da drapeau.
Un d'eux lâche son chapeau, Sur un oent de Suisses.
Chacun se remue , On se presse , on se tue.
Chacun arrache un morceau De ce bienheureux chapeau Qui tombe des nues.
On rend de la place i«*salut avec grâce; Les Suisses, sabre à la main , Espadronnent le chemin Que le globe trace.
técs voilà qui partent s
Au loin ils s'écartent.
A ncnf lieues près Tile Adam ,
Cans mi joli petit champ,
Cest là qu'ils débarquent.
Sur une montagne, l^ierre éi sSl compagne.
B'ef frayant eu les voyant.
Quittent leurs travaux > criàât :
"f'tà rdiable eu campagne.
Monsieur le dac de Chartre, pownnt eomme quatre.
SUR t'iéAOSTATlO». ^\^
Le dae de Fitz- James aussi, Sont arrivés , dieu merci , Pour les voir s'abattre*
Un curé de village Accourt tout en nage.
Il apporte du papier, Sa plume et son encrier , Et son personnage.
On remplit la page Des faits du voyage.
Robert était descendu, Et le globe était tenu Par gens du village,
Toute cbose écrite,
Charles tout de suite
Donne des coups sur les doigts ;
Chacun lâohe son endroit ,
Zest! il prend la fiiitf]
Le beau de rhiildrt^
T t'nait l'écritoire.
Le curé crie au votenr |
Qu'on 1 arrête il n'a pas peur.
Vous pouvez m'en croiroi
Il fit dans sa fnité Près de deux lieues de inite , Mais le froid et la nuit Sont cause quil descendit Pour chercher nn gît«,
Que pareille histoire, Est digne de gloire; Et bien vite à la santé De leur intrépidité.
Ma mie, allons Loire!
La physico-Mécanique.
Air : De la Meunière,
bh! parblea, voici du plaisant ,
Vive la physique !
Le globe allait aa gré da vent, Oq Je coudait maintenant
Par la mécanique
Du vaisseau volant.
Le globe allait au gré du vent.
Vive la physique !
Nous allons plus directement Voyager au firmament.
Par la mécanique
Du vaisseau volant.
Noos allons plus directement,
Vive la physique!
Blanchard le prouve clairement, £ii voltigeant hardiment
Par Ja mécanique
Du vaisseau volant.
Sans être roi de l'élément.
Ainsi qu'il s'explique.
Lui seul a pu trouver comment Le maîtriser aisément.
Par la mécanique
Du vaisseau volant
Il dit encore modestement.
Vive la physique!
Sans son secours, assurément.
Je m'élevais faiblement
Par la mécanique
Du vaisseau volant.
Sans son secours , assurément.
Vive la physique !
Mais enlevé plus fortement ,
SrÊ L*AÉROSTATIOM. ||ltf
ffe remplirai mon serment.
Par la mécanique Du T^iise^u Yolant^ .
liais enlevé plus fortement.
Vive la physique l Ce qui n'éuit qu'un jeu 4'<»lfant t)èvient plus intéressant
Par la mécanique
Da vaisseau volanf«
C% ^i n'était qn'un jea d*eDfont ,
Vive la physique) Mérite généralement Uq juste applaudissement.
Par la mécanique
Du vaisseau volant.
M. Blanchard; certainement»
Vive la physique 1 Vous aurez le monde savant,' Vous fit votre confident,
Par la mécanique
pu vaisseau VQiant»
Que notre siècle est florissant.
Vive la physique !
Cela n'est pas bien étonnant C'est l'effet du mouvement
Pe la mécanique
p'nn roi bienfaisant.
La première de ces deux chansons est pittoresque et descrlp* ive au plus haut degré ; mais le trait final du dernier couplet le la seconde est peut*étre ce qu'il était possible d'imaginer èé )lus curieux. Un tel éloge, et en de pareils termes , passerafll >ieo certainement aujourd'hui pour une très^méÀaotf la^ ire, ir.
^39 l^STB GÉMésAUS £T CIUOHOLOGIQUB