‹ Nouveau manuel complet d'aérostation, ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballonsChapitre 32 sur 77 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

de l'atmosphère.

DÉcROISSEMENT DE LA TEMPERATURE DANS LES HÀOTÏ3

L'air qne nous respirons, ce mélange en apparence confus auquel ou a donné te nom d'atmosphère, et dans lequel s'élèvent et viennent se transformer, se combiner ou se décomposer les différente» vapeurs qui s'élèvent continuellement

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tous les corps orgauiuportaut dans les plia-

is du fluide atmosphérique

action, qu il n cn ressent point I inllucnce; le raisonnement seul a pu Ini faire apercevoir et la pression considérable que l'atmosphère exerce sur les corps, elles phénomènes si divers et si variés <jue l'air présente. Aussi peut-on remarquer que c'est la partie des sciences qui a été connue le plus tard. Les philosophes anciens ne s'occupèrent que de ce qui frappait vivement .leurs sens, et négligèrent presque entièrement

ne pouvaient saisir. Les cieui, premier et si juste objet de l'admiration des hommes, la terre, les mers attirèrent d'abord leurs regards et devinrent le sujet de leurs premières observations : ce ne fut que beaucoup plus tard, et seulement vers i64°i qu'on découvrit la pesanteur de l'air et ses diverses autres propriétés.

Cest aussi de ce temps que date la naissance, ou peut-être la renaissance des arts et des sciences. La découverte de l'Amérique, l'une des principales époques dans les annales du monde, est encore l'événement qui a le plus contribué a. tendre et à développer les ressorts de l'esprit humain: la terre s'agrandissant d'un nouvel hémisphère, fut comme le signal <jui réveilla le génie de l'homme, et ses conceptions semblo-

concevoir un monde nouveau au-delà de cet h or i ion qu'il avait cru jusqu'alors les bornes de la nature.

Galilée et Taricelli , son disciple, posèrent les bases de nos connaissances actuelles sur cet objet intéressant de la philosophie naturelle; mais ce n'est guère que dans ces derniers temps que, considéré rouiuie ■• iinusphcre , on a bien couiiu t't apprécie l'importance de l'étude de ce fluide , le plus nécessaire et le plus indispensable a uj're existence; c'est une roule encore toute nouvelle omette au phy.inen hardi et éclairé, qui, au mu)cn des machines aérostatiques, peut

prié tés, ses plienoir.ënfs, el palper, pour »hisi dire, la causa ,1e ces effets survenants, qu'.l paraissait si Ion. de l«Mttbijeure et du pouvoir de inooime de connaître. Je vais re-

jg 0 OE L'ATMOSPHÈRE.

tracer ici la tableau Je nos connaissances sur l'atmosphère en Binér.l, < » i I "•>— « 1"" *•»«»».

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i,. i ,i se meut avec lui, nui le touche dans tous ses ■Sots, s. relise .„. «. hauteurs , s'eilfoiiro dans ses cavités, Llaie sans cesse la surface sle ses eaur, et au sent duquel tous £ être, ditaehé, de I. masse du globe plongent, ..meuvent, o" .ont.mporté,. C'est un vaste océan composé d. tont e. ™i pentar;.o!.tili«!d.l.t.r,e,d.loutc.,u, peut se r.dn.r. T.apenrs .« degré d. température et de pr.ss.on. vartee. Zi éprouve , «Menant une fo.le de matière, minerai.., ,.- Sis* »»»•'" ■ *# repri-ent, un. sort. d. «b.o. et ,,,, etira.lere cms ce point .le .'Lie, ilm L ot Irit îles ' ' " tinoelle, et p,..,ue indé.ertni.abl.s quoique il ... ,.e c,,.tuique .oit parveon. i reconn.ttre le. terme, constant, de sa composition, parce que les matières disçr.rs .[in peuvent , eue Suspendues ne sont vraiment qu.cerd.ntolle. par rapport i sa nature intime qu'elle, ne chan-eul jamar.

, On ne sait pas avec |>riieision ju.qu a quelle hauteur s elèv. l'air atmosphérique, ou quelle est l'étendue réelle de I atmo.pb.re', mai. on .ait que ... différente, couche, sont d'autant pu. dense, et d'autant plu. comprimée, qu elle, .ont Z. voi. ne. du globe, et que leur variété, à un. grand. Sevatiôn est limité, par la «mpérature plus froid, d.. région, supérieure.. On .ait encore oo. c e.t dans les élevées que naissent les météores lumineui ., •

que l'atmosphère est traversée en tous tains par la. lumière, Jlu, difficile»..! par le calorique dont .l e ejt faible con- Lteuti qu'elle artère aussi I. flu.d. electr^ne i que les mores supérieur, .ont plu. fortetnent electns.s que les inné,,,; que la foudre c.nsi.l. dan, «n partage .ub.t du fluide éleciriqu. entre le. nuag.. ioféri.nr. et 1. globe terres, tre- et que c est en .'élevant à différentes hauteurs de 1 at- „i i I l ie par l'effet des machines aéeostatiques, que les physiciens' puurront mieua connaître les causes et les effets

^ Cette atTuosphère, dont à l'aide des aérostats seuls l'homme nouv lit laite 1. conquête; celte atmosphère , réceptacle de toute, le. émanations, récipient immense de tous les gar, de tuus les miasmes dégagés du globe terrestre; ce théâtre

de tant de merveilles, est enfin ouvert à nos efforts et accessible à notre faiblesse. C'est dans le gai hydrogène que l'homme a trouvé le puissant mobile dont il se sert si in-» géni eu sèment , disons inteui, si audacieusenient pour aller au-delà des nuages étudier la nature de la foudre, la voir se former, sillonner l'étendue , et, après l'avoir une première fois asservie à sa puissance, aller tenter de nouveau* moyens d'éluder son courroux, et de la faire servir peut-être à ses propres besoins.

Soit qu'au s'élève dans l'air à l'aide de la machine aérostatique, toit qu'on rampe sur le sol, et qu'on parvienne parle* montagnes â une certaine élévation dans l'atmosphère , < » s'aperçoit toujours que la triuper.itiire est CDattanunent (làcroissante, en tontes mkoo», et dans tous U heui do globe. On a cherché .. établir la loi Je . dr. rmWruent, mais le nombre des erpériences, U certitude d«. observation i déjà faites, n'ont pis «Ifert jusqu'ici il ulruicnu sultisants.

Toutefois, les travaux de lie Saussure et ceux de M. de Huin- Lol.lt ont éclairé la question. Us récentes observations de MM Ch. Marlt.iset bravais; de Peltier et de quelque autre» savants, permettent d'établir des données générales que les notes Fournies par les aeronanlcs viennent compléter.

thés supérieures, «si égale a un degré centigrade pour deux cents mètres d'élévation^ mais celle règle, s'il était pus. sïble de l'établir, subirait de notables changements dans les parties élevées de l'atmosphère; et selon les beaux et récents travaux de M. lliot, la quantité dout II faudrait s'élever dans l'air, pour obtenir un décruissement de un degré, diminuerait proportionnellement à la densité de l'air à la sta-

Alpes de Savoie, rapproché ce double phéiioraèue du décroissement de la température de l'air dans les bautes régions , et les causes de la limite perpétuelle des neiges dans les deux

Digltizod by Cooglc

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hémisphe

DË l'ATMOSPHÈRË.

n avait conclu que dans l'atmosuhêre, à une

saisons devaient tire égales, suuj

de l'ait est semiblsn}«ot la même.

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dW sorte .le cil me et d'é.jmliure, et U masse ,1c \^ r -J^ de hr G rï curants, sortes de vents aW» 'n

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