MONTGOLFIÈRES
BALLONS A GAZ HYDROGÈriE,
à air dilatés.
Onïertnres pour l'air cliaud.
(Bolide» [**<™«
Surfaces tronquées.
Vis d'Archimede (hélice).
Béaction viir L'air ambiant.
/Fusées simples.
Poudre! Fuites composées, à < Canon.
Voiles.
Parachute Kofi âmes.
canon. / Mortier à recul.
V Bamties.
Roues a ailes.
Soufflets.
Oiseanx dressés et attalés.
Courants atmosphériques.
Machines à pointa fîtes (remorqueurs). !
Qoelqaes-uns de ces procédés ne supportent pas le moindre «amen. Il en est d'autre qui se répètent, à de très-légères différences près. Des brevets en grand nombre ont été pris ou seulement demandés pour cet objet, et, comme cela est arrivé très-souvent, on y remarque h même idée brevetée jusqoa trois fois. Les auteurs avaient né g li G é de consulter ce qui avait été fait, dit ou écrit avant eus ; et ils pouvaient se croire
sincèrement inventeurs de moyens (pii dqii rivaient été . [unir la plupart, essayés, puis rejetés comme inapplicables ou insuffisants.
Les ballons proprement dits, c'est-à-dire les aérostats de forme sphérique, sont peu propres à être dirigés; ce serait une erreur, en effet, de croire qu'on pourra jamais faire voyager, dans une direction déterminée, cette machins ronde, fluide pour ainsi dire, pivotant sans cesse sur elle-même, ondulant sous l'effort du vent, et n'ayant, par sa forme même, dans le sens horizontal, aucun point fixe de résistance; quand on emploierait, à l'aide de la vapeur ou de la compression de l'air, des forces capables de lui donner nue impulsion, on ne lui imprimerait point un mouvement direct. .Si elle avançait, ce ne serait que par secousses, en oscillant beaucoup et en pirouettant sans Cesse sur elle-même ; tout gouvernail dépendrait impuissant. On peut créer une machine aérostatique dirigeable, mais ce doit être un vaisseau aérien, gréé, maté, dans la construction duquel on ne craindrait pas d'employer les bois et les métaux. — Pour faire de grandes choses, il faut de grands moyens.
Que sonteependaut les essais, les chétives expériences faites jusqu'aujourd'hui, auprès de celles qu'il faudrait tenter pour en espérer raisonnablement le succès ? A-t-on jamais sacrifié à l'établissement d'une machine aérostatique les mêmes sommes qu'on emploie à construire et armer un vaisseau? A-t-on fait pour ces essais des dépenses qui soient comparables à celles que coûtent tant de vaines tentatives pour vaincre l'obstacle que présentent et yrèst nieront j roi lahleroeut toujours les mers Polaires; obstacles que tant JYx \<r ■■! liions inutiles doivent faire croire invincibles , et que la navigation aérienne anéantirait pour toujours.
La navigation dans l'air offrira des avantages bien plus grands que n'en présente la navigation maritime simple ou par ta vapeur; et ce nouveau mode de transport par air, des
La mobilité de l'air qu'on croirait pouvoir opposer aux suc* cès de la future aéronautique, ne doit pas s'entendre, à beaucoup près, d'une manière absolue. Plus heureux que le marin, le pilote aérien pourra plonger a luisir , et suivant les besoins du moment, dans tes profondeurs de l'air. La mer et les vents
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rejettent quelquefois bien loin de sa route le navigateur; combien de relâches forcée!, de périls, d'écueils ! Pouf l'aéronaute, les airs seront toojomrs teooÛeSi Dans les hauteurs, d'ailleurs, bien modestes, dont le parcours lui est permis, entre six et huit mille mètres, en toutes saisons , sons tomes les latitudes, on trouve habituellement une température Agate, et le plus souvent te calme et l'équilibre. De larges vents alizés y sont en permanence; et l'atmosphère, bien mieux que les mers les plus tranquilles, méritera véritablement la beau nom d'Océan pacifique. Que seront, pour le navigateur aérien, les trombes, les orages? Ces phénomènes ont la terre pour base, le soi ou la surface des mers pour poiut d'appui. Déjà l'aéro» naute, malgré h ta i blesse des machines actuellement en usage, voit sans inquiétude, du haut de sa nacelle, et comme les tourbillons de poussière, que le voyageur à cheval fait naître et mourir sous ses pas , l'agitation dts régions inférieures de
peine sentir dans les hautes relions; elles seront un spectacle
lin hante pratique, il ne tant pas donner plus d'importance qu'elle n'en mérite à cette question, ou plutôt à ce mot de point d'appui dm» l'air, sur lequel on s'entend si peu. Mensnier a supérieurement trait6 celte question ; d a parfaitement analysé , dan, l'un de ses mémoires, Ira confluions d'existence d'un ballou, et démontré que s'il y avait peu d'équilibre permanent daos l'air pour un rjlobe de soie, pour un ballon qu'il ne faut considérer dans l'atmosphère que comme une bnlle de savon, il n'eu serait pas de même pour une machine aérostatique résistante, soliJé , fortement constituée el disposant de (jrandes forces. Ne sait-on pas que la stabilité, l'équilibre (les corps sur la terre, dans l'air ou dans l'eau, est en raison de la masse , du poids , du volume ?
Le point d'appui dans l'air existe; l'oiseau n'en a point d'autre pour s'élever et se maintenir dans l'atmosphère, et le parachute ne ralentit la chute des corps pesants que parce qu'il trouve dans l'air une force de résistance, un véritable point d'appui. Le poisson nage, comme I aérostat , dans un fluide et s'y raeutavec la plus [>ininle i'acililé; comme l'aérostat dans l'air, il se soutient dans l'eau pat sa légèreté spécifique, s'élève ou s'abaisse en changeant sa peaaBPBOf par la dilatation ou la contraction d'une poche remplie d'un lluïde aérien. Les rivières, les eaul de la mer ont aussi des courants ; et si le
SUR l'aRT AÉROSTATIQUE. ï 5 3 poision, par sa forme et les agents que la nature lui a donnés, parvient à les vaincre , pourquoi serait-il impossible à l'aérostat de vaincre ceux des airs?
Aussi voyons-nous que la forme du poisson a été souvent indiquée eu aérustation, Le baron Scott , dans son beau projet de navigation aérienne, créait, sur une grande échelle, un -véritable poisson aérien , muni de sa vessie natatoire, articulé, devant oFfrir par sa marche dans l'air l'image parfaite du poisson dans l'eau. (Voyez Pl. 15, £7. 50). Pauly, de Genève, l'inventeur du fusil à pistou, auteur d'une belle expérience aérostatique faite en 1804, sous les auspices du maréchal Ney , avait aussi donné à sa machine la forme ovoïde et allongée dit poisson; et quand il voulut, en 1816, établir à Londres des transports par air , en société avec M. Kgg, l'armurier de Georges IV, le colossal ballon dont ils commencèrent en commun la construction, était nue sorte de baleine, dont le volume n'était guère moindre que celui du plus gros deces cétacés.
Nous-méme, enfin, dans le travail que nous avons donné en 1839, nous comparions au poisson notre longue et étroite py rogne aérostatique. Au nombre des projets taisant partis de la cnrieuse collection imprimée et manuscrite que nous possédons, il y a aussi sept ou huit de ces ballons, ayant une forme analogue à celle du poisson. (Orbit echinatus. — Comte deMilly; i 7 83, Faujaa.) *
La conformité de position du poisson dans l'eau , et celle de l'aérostat dans l'air, n'est point parfaite, on le sait ; néanmoins c'est une comparaison qu'on peut faire; il y a similitude , et la différence de densité des deux fluides ne peut rien lui cler de sa justesse.
Cette différence de densité est considérable : quand le métro cube d'eau pèse huit ceuts, le mètre cube d'air pèse un seulement. Ou voit tout de suite quels doivent être le rapport respectif, les dimensions, le volume comparé des iuacbines destinées à l'une ou à l'autre navigation. — Pour arriver à la même puissance, la capacité doit varier comme le poids des deux fluides; aussi voit-on que la chaloupe aérostatique, l'embryon de navire aérien que nous voulons établir, affecte déjà les dimensions d'un vaisseau. La hauteur, la largeur, la longueur en sont les mêmes. Il est aussi à remarquer que la surface de notre chaloupe, le développement de son envergure, si l'on peut s'exprimer ainsi, est de deux mille i:inq cents mètres euvtrou, comme la voilure d'un vaisseau de haut-bord.
i54 RAPPORT
Maïs qu'importe les dimensions auxquelles il faudra atteindre dans la nautique aérienne? I.a j.m^.nœ ne manque pas pour vaincre la iviiitJiu'c de, sui hc.es, et le déplacement de l'air s'opérera toujours d'une manière certaine, et avec la plus fraude facilité, soit dans lus enveloppes ilesibles, à la ma. nière' actuelle, soit dans des enveloppes ou corps de bâtiment rirides, par la méthode si simple du diaphragme mobile. L'atmosphère est larye et haute, on peut y développer à l'aise les machines aux flancs larges, aux plus vastes proportions.
Le détail de l'aérostat que je propose est une bien faible esquisse de ce que seront un pur les machines destinées à la navigation aérienne. Je ne parle point de vaisseaux en fer battu, en cuivre laminé, et cependant il est certain que, par la suite la navigation dans l'air, à l'instar de celle sur les
eaux, emploiera pour st. - — - - .
globe de soie, la nacelle eu osier deviennent insufhsants pour passer sans danger les mers et faire un séjour prolongé dans l'atmosphère.
J'ai dû me restreindre, toutefois, et ne présenter que l'idée d'une machine de facile exécution. Le détail d'un aérostat complet, tel que je l'entends, paraîtrait à coup sûr gigantesque et forcé dans ses proportion». Ces! l'effet naturel que produit is la première impression d'objets que notre esprit n a- . nQ1 idél!S je re fu»ent d'abord a
Tait point encore aperças . —
concevoir un plan si vaste , et de même, que passant d «ne obscurité profonde à un jour éclatant, nous n'ouvrons que peu à peu les paupières, afin de n'être point ilessés d'une trop vive clarté, de même notre esprit, ne s'ouvrant que peu à peu aux idée* nouvelles qu'on lui présente, a besoin de se familiariser avec elles pour les adopter. Quel effet produirait sur un sauvage, qui ne connaîtrait pas la marine européenne, U description d'un vaisseau de haut-bord? Très-certainement le doute entrerait dans son âme, et sa faible conception comparant toujours son canot ou sa pyrogue au vaisseau dont on lui donnerait l'idée , se refuserait a croire tant de merveille*.
Mensnier, le comte de Milly , Scott , Pauly ne pouvaient guère longe* de leur temps à l'application du métal aux machines aèrostatiques. A l'époque A laquelle remontent leurs travaux, on ne connaissait pas encore les moyens d'étendre et de ducliliser le fer et le cuivre, comme depuis ou l'a fait. Guyton-Morveau voulant, dos 1783, calculer ce que serait un
aun l'art aérostatique. j 55
ballon en cuivre , arrivait à celle conclusion , qu'il était dôslors possible de l'établir , mais très-désavantageusement, en raison du poids énorme dont aurait été h machine et de sou haut prix de revient. En effet, le cuivre une le commerce pouvait lui fournir était cher et d'une épaisseur telle, que le mètre carré superficiel ne devait pas peser moins de vingt-trois kilogrammes.
Le cuivre jaune , le laiton lamine , qui a servi à la confection du hallon de cuivre, conslruit il y a deux ans à Paris; était au contraire tort bon marché. Le poids du mÈtre carra superficiel était de un kilogramme avec les recouvrements et la soudure, et son prix de revient de cinq francs seulement, c'est-à-dire moitié moins cher que les étoffes de soie ordinai» rem en t employées aux travaux de ce genre. J'ai conservé cette machine tant qu'il m'a été possible de le faire; et je l'ai vue avec bien du regret périr dans mes mains, faute d avoir pu trouver les ressources suffisantes pour la terminer. L'eipcriance qui eu a été faite, malgré les pauvretés d'exécution dont elle a élé environnée, n'en prouve pas moins l'économie et l'excellence de l'application des enveloppes métalliques aux besoins de la grande aérostation.
Le poids de l'air est la seule base des forces aérostatiques, et ce poids est invariable; il n'est pas au pouvoir de l'homme d'y rien changer. Mais quel vaste champ il ouvre cependant à son esprit île conquête et d'envahissement 1
Si les effets de la pesanteur de l'air eussent été connus du temps d'Arcbiméde, cet homme illustre aurait pu trouver dans l'atmosphère elle-même le point d'appui qui seul manquait à ses combinaisons , et qu'il demandait pour soulever le inonde.
lin déplaçant de l'air, en en déplaçant encore, toujours, on peut arriver, en aérostation, à une puissance aussi développée qu'il soit permis à l'audace et au génie humain de le
Un kilogramme île puissance utile par mètrecube dairdéplacë, voilà le point de départ de la navigation atmospbëri-
s'est borné jusqu'ici à déplacer des quantités d air insignifiantes. Deux ou trois cents mètres cubes d'air remplacés par
de Vuérouaùtc. J.e tJl!»,,-,,:,,»^,* que'nous avons vit à Paris, en 18*7, cubait deux willfl <%[ Cents mettés environ; misère encore! Certes, c'était uubel instrument d'observations
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avec lequel on pouvait tenir l'air quarante- huit heures, faire) trois cents lieues sans toucher le soi ; traverser au hasard la mer et une partie du continent européen , comme l'ont prouvé MM. Green, Monck Maison et Ho 11 and , par leur trajet de Loudres à Weilburg; mais comme vaisseau aérien ce tarait trop peu.
!■* principal mérite de ce ballon était néanmoins dans sa il cinq ou six fois plus grande, on le voit, que celle tiuaire. L'aérons u te anglais avait pu tailler en
Notons, d'ailleurs, en passant, que ce ballon n'est pas, comme on l'avait avance, le plus grand qui ait été construit.
En «784, " Lyon, J. Monlgolner, Pilastre de Rosier, le prince Charles de Ligne, le comte de la Porte d'Anglefort, ie comte de I.orancin, le comte de Dampierre, et M. Fontaine montaient l'aérostat U PUastlUi, dont le diamètre était de plus de quarante mètres dans la sens vertical. Cette vaste enveloppe, au lieu de deux tonneaux et demi, seule puissance du ballon anglais, déplaçait au-delà de vingt mille mètres cubes d'air. Eu d'autres termes, son port était d'environ vingt
je d'un navire aérien sera facile à établir. Ctai tonneau sera représenté par le déplacement de huit cents on mille mètres cubes d'air, opération facile et sûre, te à la portée dê l'ingénieur aéronaute. En multipliant p cents ou par mille ie nombre de tonneaux qu'on aurait à transporter, on aura le chiffre de la masse d'air à déplacer, ex-
Crimée en mètres cubes. En divisant au contraire par mille i niasse de ce dernier volume, on obtiendra, en nombres ronds, l'évaluation directe de la force du vaisseau, le ion- : filtre du navire aérien. !
La dépense nécessaire à la construction et k l'équipement d'un premier ballon dirigeable, ne s'élève pas à une somme [ considérable. Cent quatre-vingt mille francs Suffiraient pour cette grande expérimentation . en se contentant d'abord d'une machine comme celle que j'ai proposée, d'environ soixante mèlres de longueur, et qui devrait être considérée comme une cWnupc pouvant élever qu«e ou cinq hommes, et des provisions pour un jour ou deux; car il suffirait , dans un pre- I inier essai, de tenir l'ait quarante-huit heures et deparcon. i
SCH LAIB AÉROSTATIQUE. 1 57
tir quelques myrïamètres sur une ligne donnée, pour avoir atteint la but qu'on se serait proposé, celui de démontrer la possibilité de naviguer dans l'un.
lia définitive, les obsLules qui s'opposent aui progrès de l'art aérostatique, sous quelque point île vue qu'on les considère , ne sont point assez, grands pour qu'il soit impossible
tais sera ient-tls* donc la seule chose que l'homme ne put péril serait difficile, imposable peut-être, de rencontrer eu France un homme qui voulût ou qui crût pouvoir donner cent mille francs en pareille occurrence. C'est au gouvernement qu'il appartient d'instituer, pour en doter ensuite le payi, ces transports par air qui fermeraient le gouffre béant que les chemins de fer ont ouvert ù nos finances. Une seule machine aérostatique, un seul vaisseau aérien véritablement digue de ce nom, et dont le prix ne dépasserait guère trois millions de francs, rendrait assurément autant da services, et des services moins rinngerem peut-être, non pas que trois lieues parcourues par tes ligues de 1er dont les Iruis millions de francs forment l'équivalent, mais que le ebemiu de fer da cent myrianiètres de parcours le mieux situé.
Longtemps la sublime invention de Muutgolfier a Été délaissée, oubliée, méconnue ; elie doit cesser d'être considérée comme une idée seulement curieuse ci toute spéculative, pour prendre le rang qui lui appartient dans les applications les plus utiles de la science et de l'industrie humaine, aui besoins généraux marqués par la m.ireiie civilisatrice des siècles.
Les Ltats-L'uis, l'Allemagne, l'Angleterre on! été tour à tour, dans ces derniers temps, le théâtre de travaux importants, et qui tous tendaient plus ou moins directement à la réalisation du problème. Il serait temps de nous mettre à l'œuvre, si nous ne voulons pas nous laisser devancer dans cette voie comme nous l'avons été dans tant d'autres. Ne serait-ce pas, d'ailleurs, un beau spectacle a donner au monde, que d'ouvrir utilement le domaine des airs et d'y. transporter cette lutte industrielle et scientifique, lice ouverte ù chacun, rivalité noble et digue, où tous doivent gagner, où nul ne doit perdre; car il y a toujours à glaner dans le champ de l'expérience et des recherches.
duquel sont placés la Miettes, les beaui-arts et la direction, jlèrostation. i4
Diyilized by
i58 de l'atmosphère.
à leur donner, que je m'adresse pour obtenir les moyens de développer un art, l'an des plus beaux sans contredit, dans sa grande et pure acception , l'un des plus fertiles, daus l'avenir, en applications honorables. Quel service n'aurait-ou pas rendu à ta France, si, en iSoif, quand Fnlton proposait sa marine à vapeur, on eût, au lieu de te décourager, retenu chez nous l'invention et l'inventeur.
Il serait digne de votre Excellence, digne de notre époque, de procéder enfin, sous les auspices du gouvernement et dans un esprit d'intérêt public facile à saisir, à une expérience aérostatique utile : vous pouvez l'ordonner. C'est dans ce but, et croyant remplir un devoir, que je viens vous prier, monsieur le ministre, de nommer une commission à laquelle je présenterai, en le complétant, mon travail sur cette importante question.
J'ai la conscience que mes connaissances spéciales, mon de* vouaient de vingt années consacrées à l'application sérieuse des lois de l'aérostîtfcp^ peuvent être utiles à mon pays, k
Veuillez, monsieur le ministre, prendre ma demande en considération. Les sciences, les arts ont, dans ces derniers temps, devancé le temps mime, et le génie inventif et tout positif du xi\= siècle est bien certainement appelé à réaliser cette grande idée du siècle précédent.
L'aérostation est une invention française ; n'appaxtieut-il pointa la France de prendre l'initiative?
D O PUIS- DeLCOT/RT,
Iwjênie*r-Airanau te.