‹ Nouveau manuel complet d'aérostation, ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballonsChapitre 34 sur 77 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

quatre pour le pôle supérieur. I)a

tchoutée, àla façon des

f 64 CONSTRUCTION ET REMPLISSAGE

Le filet qui recouvre un ballon doit être en corde de chanvre d'une grande solidité. La soupape, placée au pôle supérieur de lu machine, doit être résistante, forte et solide. Il en est de même de la nacelle, habituellement construite en osier : il ne faut pas rechercher l'économie du poiils sur ces divers engins, dont la solidité importe à la sûreté de l'aéro-

Nous n'avons rien à dire, ou tout au moins nous nous étendrons peu sur les Montgolfières , ou hallons à feu , grands on petits, leur usage présentant des inconvénients , des danger) qui croissent avec l'inexpérience et le début de savoir de ceux 1 imploient. Les malheurs survenus en aérostation sont

treindre ouà en supprimer l'expérimentation publique, quand elle n'a pour objet que d'offrir un aliment à lu spéculation.

Dans l'origine des ballons, on croyait à l'existence d'un gaz particulier remplissant les ballons à feu, et qu'on avait nommé le oui Htmtgoljier. Bientôt ou reconnut que l'ascension de ces machines était due à la seule dilatation de l'air, et ou constata que par une température extérieure de i5 degrés, l'air échauffé à l'intérieur à 60 degrés centigrades augmente

de son poids ; qu'ainsi un mètre cube d'air chaud pèse un kilogramme environ, au lieu de treize cents grammes, poids

On ballon est un corps sans âme. Ce qui le vivifie et l'anime, c'est le gaz dont il doit être rempli

Indépendamment de l'air chaud servant à l'élévation des Montgolfières, le gaz hydrogène est l'agent employé pour l'exaltation des machines aérostatiques. Tous les corps de la nature, presque sans exception, contiennent du gaz hydrogène, et peuvent en fournir ii ]■< Jistilhiii>n, ou par leur décomposition. Mais l'eau, formée, on le sait , de un volume d'oxygène et de deux volumes d'hydrogène , ou bien en poids, de:

■ Oxygène.

.. . .11,10 Hydrogène.

Sur 100 — , est celui de tous les corps auxquels on s'adresse ordinairement pour l'obtenir.

DES BALLONS. l65

Quelle facilité, quelle sécurité, en effet , offre cette opéra- Un litre d'eau pesant un kilogramme, contient en nombres ronds, neuf cents grammes d'oxygène et 100 grammes d'hydrogène; soit, un mètre cube île ce «a?.. La décomposition de l'eau est opérée, en ;ii-riïstu(îi)i] , par l'intei nnriîi lire d'un métal, fer ou zinc, et de l'acide sulfurique, qu'où fabrique maintenant eu France si abondamment et à si bas prix. L'opération est celle-ci : ou met dam un tonneau, De l'eau; Du fer;

vous y versez de l'acide sulfurique : — à ce moment la température s'élève considérablement dans le vase, par suite du mélange intime de l'acide et de l'eau ; à cette température le fer s'oxyde aui dépens de l'eau, qui se décompose en ses deux parties cou il i tua il tes, dont l'une , l'on -i/hie , après s'être unie au fer, se combine encore avec le métal pour former du protosulfate de fer, qui reste en dissolution dans la liqueur; et l'autre , l'hydroijrnr désagrégé de l'oxygène avec lequel étant nui il constituait l'eau , se dégage , et reprenant sa nature et les propriétés qui lui appartiennent, s'élève librement dam l'air ou dans le réservoir où il vous convient de le recueillir.

Ou évalue, en chimie générale, à 3 kilogrammes de fer et h 5 kilogrammes d'acide sulfurique, la quantité de matières nécessaires pour obtenir la décomposition complète d'un litre d'eau, et par conséquent la production libre d'un mètre cube de gaz hydrogène ; il faut en outre opérer dan; un grand excédant d'eau, car il faut que le sulfate de fer formant le résidu de l'opération, puisse y demeurer suspendu.

En pratique, il faut faire fléchir la théorie, et faciliter par de nombreux contacts la dissolution des matières employées ; la question de temps est beaucoup ponr l'aéronaute, qui se trouve exposé, pendant toute la durée de l'opération, aux intempéries de l'air, aux coups de vents, aux changements de température, avec la voile immense qu'il est chargé de déployer et de faire monter dans le ciel.

On augmente donc la proportion des matières employées, afin de multiplié les surfaces, et on peut, en pratique, s'en

iùi exprimant en mètres cubes le volume quel qu'il soit de la capacité du ballou à remplir de gaz hydrogène, ce volume.

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