CHAPITRE XIV
POÉSIES DIVERSES SUD. l' AÉROSTAT ION.
Des hommages en vers, des impromptu, des bouquets, ont été adressés en France, et dansloute les partiesdu monde, a l'inventeur de la machine aérostatique, aux premiers aéronautei.puis, lors de U catastrophe de Pilnstrx dr Rosier et du e Ronidjo, le 7 juin 178 3 , à Boulogne-sur-Mer, de poe- * plaintes, des épil.iphes, de louchantes élégies, onteéi la gloire et le malheur de ces premiers aérouantes. Plus urd, le thefilre s'est emparé île ce sujet. A l'aris, les asreiitmns nocturnes de Carnerin; les discussinos survenues entre filaochird el l'astronome Itelnlaude, donnèrent heu à diverses pièces Itères, jouées »u théâtre du Vaudavitta et sur les boulevards. Le déh porté a M, [le Islande , par Rl.ini-harJ, et 1 ascension qu'ils firent ensemble le 7(1 juillet 170g, dans laquelle les magnifiques projets annoncés finirent par se résumer en une expérience toute simple, qui se termina aux portes Aéroslmion: 17
S DtVËRSÉS
mémesde Paris, dans le parc de St-Cloud, fut chansnnné dan* une charmante pièce intitulée Gilles néronautc, ou [Amérique n'est pus loin. En 1811, l'expérience de madame Blanchard pour la naissance du roi de Rome occasiona de nouveaux vers , de nouvelles chansons, dans lesquels l'aéronaute divinisée était représentée comme un messager céleste chargé d'annoncer an inonde la venue àajils du dt-stin. Vannée suivante, les fâcheux essais de direction de hallon etde vol aérien de M. Deehen, le malencontreux Icare allemand, excitèrent la verve des auteurs français, et une avalanche de satires et de pièces de théâtre signalèrent à tort le vol n tire d'ailes comme l'une des plus pauvres conceptions de l'époque. On s'est longtemps souvenu à Varis du Fol-au-vent , Ou le Pâtissier d'A>nicr,.s , joué avec tant de verve et de folle gai te par Potier et Brunet au théâtre des Panoramas.
Nous extrayons des papiers publics du temps, et de quelques recueils, notamment de VAlmaaaeh des Muscs, certaines de ces poésies, ou sérieuses, nobles, ou curieuses, singulières et même simplement bouffonnes. Elles offrent un tableau de l'enthousiasme général qui éclata à la vue de ces premières machines aériennes avec lesquelles on croyait, tout d'abord, pouvoir escalader le ciel : l'épigramrae vient bientôt. Partout tr
trouve la trace de cet esprit français que Beaumarchais, si français lui-même, a peint d'un seul trait quand il a dit spirituellement quelque part : « Tout finit par des chansons. -