‹ Nouveau manuel complet d'aérostation, ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballonsChapitre 66 sur 77 · EXPERIENCES A BRUXELLES · texte numérisé non relu

EXPERIENCES A BRUXELLES

au ministre, après l'expérience faite en sa présence à Bruxelles, le 27 septembre 1 847, et inséré au Moniteur belge du 3 octobre suivant, n" 376:

* En nous élevant, vers deux heures, de ta prairie située près de l'usineàgai de MU. Seniet et C", à Sai;il-Josse-ten-Noode, nous avions eu le soin de mettre le ballon à l'état du plus parfait équilibre. Il 11e pouvait monter seul , il descendait i peine, et se trouvait dan; la portion des plateaux d'une lionne balance abandonnée à elle-même. Eu cet état, le ballon était maintenu à la main, par l'une des personnes présentes à l'expérience, à uu melre environ du sol. Au moment départir, M. Van Hecke fit placer près de lui, sur la banquette de sa gondole, un saede sable pesant duus kilogrammes, et l'on donna à tout l'appareil, en le soulevant, une légère impulsion.

n C'est alors que nous partîmes ; et l'ascension assez accélérée qu'on put remarquer à la machine, et avec laquelle cette dernière gagna en dix ou douze minutes la hauteur des premiers nuages (1,100 mètres), fui due ii l'effort des pâles.

11 Une remarque généralement faite par les nombreux spectateurs de l'ascension , et dont je puis attester l'exactitude, c'est que, ayant arrêté d'un commun accord, M. Vau Hecke et moi, le mouvement de la machine quelques secondes avant noire immersion dans las n nages , nous cessâmes subitement de mouler; le ballon oscilla un moment el se mit à descendre. Nous pûmes conslater un abaissement d'environ cent mètres, puisque le rnerciye dans le lube barométrique remonta de 0,01 c.

• Nous étions encore en ce moment au-dessus de la ville. Je venais'de faire remarquer à mon compagnon de voyage le Béguinage, la Grard'l'lace et le Parc, M Van 'Hecke insistait pour s'abaisser davantage, mais il y aurait alors eu imprudence à le faire. On ne pouvait pas Compter, la suite l'a bien prouvé, sur la solidité d'un apparat aussi légèrement construit que l'était celui qui nous parlait alors, et jn dus, au contraire, reprendre la manomvre précédente. De nouveau, nous obtînmes un effet ascensionnel, à l'aide duquel uuos gagnâmes la partie supérieure des nuages.

Làs'est bornée, pour cette première fois, l'cipérimentation des appareils de M. Van Hecke. Ces faits auraient eu besoin d'être constatés terre à terre pourainsidire.au moyen d'une ascension à ballon tenu, et c'est même ce qui avait été indiqué et conveuu. tiuo tre» prochaine expérience, toute démons tra-

tive, viendra fournir au puhlii; mie preuve décisive et claire, dont le gouvernement et M. te docteur Van Hecke lui-même ont également besoin, on le comprend.

■ Le principe de l'invention du docteur Van Hecke est exact et n'a plus besoin d'aucune approbation, puisque les Académies des Sciences de France et <le Belgique l'ont constaté; l'application en est certaine; mais nous avons reconnu le trop de fragilité et l'iimillisance des moyi-ns adaptés à l'élégante et trop faililn eiiib.'irratitm du docteur Van Hecke. La nouvelle nacelle mécanique dont, il s'occupe en ce moment devra réunir les conditions de solidité et de puissance neces-

désir de les continuer. ' 1

L'ascension de l'.ruxelles, et la rciiremion à laquelle elle a donné lieu dans les plaines de Charleroy, est l'une des plus intéressantes expériences que j'ai lai les. Il ne m'a pas été possible enenre d'en publier la relation ; je le ferai plus tard. Lors de Dotre départ de St-Jowe-ten-Noode, près la station du chemin de fer du Nord, M. le docteur Van Hecke et moi, après avoir plané quelque temps, nous nous sommes successivement élevés , mais sans dépasser la hauteur de !>,6oo mètres, rigoureusement mesurés par la colonne barométrique- Dans ina réascension subite à Charleroy, délesté inopinénient d'un poids de soixante-quinze kilogrammes, je fus porté du premier coup a environ dix mille mètres. Je rendrai compte du phénomène physiologique que je crus remartjner s'accomplir alors en moi ; et je donnerai h-s détails intéressants de l'observation à l'aide de laquelle, je pus déterminer approximativement ma hauteur. Vers la tombée du jour, alors qu'en raison de mon élévation, j'étais encore environné d'un océan de lumière, mais que la nuit se faisait sur la surface du sol dont l'assombrisse m eut devenait de pins en plus prononcé, je fus longtemps retenti par un calme plat au-dessus d'une contrée qui m'était inconnue. Un terrain accidenté, des cours d'eau, du bols, des habitations bolées, me donnaient une idée confuse de la Suisse en petit, et de ces montagnes de la Savoie, que je connais si bien pour les avoir habitées et visitées journellement pendant quinze mois. Au milieu de ce (ouilli, une chose cependant attira;t mes regards; et pendant l'espace de

KxpkrtenCe » MUnrEiLÈs.

pris d'une demi-heure , je pus la considérer h loisir. C'était un ouvrage régulier, des lignas bien tracées, des angles rentrants et sortants; au milieu une place: évidemment, c'était une ville, uo fort ; quel elait-il ? j'aurais voulu pouvoir m'en approcher, mais j'avais de grandi ménagement) à prendre pour assurer ma descente , ma consommation de lest , à la fin de cette expérience, étant extrêmement restreinte: la condensation de l'hydrogène ne devait pas tarder à se faire sentir. Je dm par prm Imi'i.' rt-ster tr:igifjuille et demenriT en panne.

J'ai su, au moment même de ma descente qui s'est effectuée une heure plus tard dans les meilleures conditions, à l'extrémité de la frontière belge, en vue delincroy etCivet.que j'avais ainsi traversé la province de Namur. Le travail régulier que j'avais eu si lontemps eu vue était M a ri em bourg, si célèbre dans les guerres de Louis XIV. En regagnant Bruxelles le lendemain, j'eus la curiosité de repasser à pied par cette ville, où je fus accueilli par M. le major Lenaers, avec Une distinction et une cordialité dont j'ai conservé le meilleur souvenir.

Je ne saurais mentionner celte expérience, sans remercier publiquement M. Quetelet, directeur de l'Observatoire de Bruxelles et secrétaire perpétuel de l'Académie royale des Sciences deBelgique.de la bienveillance avec laquelle, sur le terrain même de l'ascension et au marnent du départ, it voulut bien me présentera M. le Colonel Sabine, secrétaire de la Société royale de Londres et à M. llogier, ministre de l'intérieur de S. M. le roi des Ui'lgrs. ï'u pt.'ii d'-iiiM-éduliié, quelques doutes sur le résultat possible ou probable des expériences du docteur Van Hecke, n'ont point empêche le savant Jl. Quetelet de rendre justice à mes études spéciales, à mon dévouement pour l'art aérostatique. Kucout a;;er un homme sincère , lui té- Bioigner de la bienveillance, c'est encore travailler à l'avancement des sciences. Un peu de sympathie est une chose si douce au cœur de l'artiste!

Procès -verbat constatant le paisaye du ballon 4

• Le soussigné, major, commandant la place de Marierabourg, certifie que M. Dnpuis-Delcourt, ingénieur aéronaule, est arrivé hier, vers les 6 heures du soir, avec son ballon et accessoires, avec lequel il a fait son ascension le a ; de ce mois, à Bruxelles, pour se rendre le plus tût possible dans cette ville.

expérience a bhuxelles. 375 u Que le ballon que montait M, l'ingénieur Dupuis -Del court a été vu hier sur ta 5 lieures du soir, planant au-dessus de la Roche à l'homme.

Mariembourg, le 18 septembre 1847.

Le commandant sus dit, '

LENiERS.

La figure 52, planche 1S, offre la vue de l'expérience comme elle devait être faite. 11 s'agissait, 00 le voit, d'un système de ballons conjugués, superposés, sur le mérite desquels nous n'avons pas a nous prononcer en ce moment. — On n'a pas réalisé, cet appareil assez coûteux; et l'ei jiérieiice du 27 septembre 1847a été exécutée avec un ballon de forme à peu près ordinaire, mais d'assez grande dimension. Il cubail onze cents mètres. Ce qui concerne les pâles tournailles du docteur est suffisamment explique dans les rapports précédents, pour qu'il soit inutile d'y revenir ici.

TABLE AirU VBÈTIQDE El AHLÏIIQl'E DES MATIÈRES.

Académie {!') des Sciences de Parii rend hommage à MM. de MontguUier, inventeurs de la machine aérostatique; page'a5.

— (Rapport fuit à 1) sur la machine aérostatique Je MM. de Muntgolficr; page 61.

Aéhostiers. Service des ballons d'obtervalion aux années deSauibre-et-Meuse, et du Rhin; page 86. .

— Erreurs qu'ils ont pu commettre dans l'appréciation des ballons appliqués; page i4j.

Allard. Essai de vol artificiel; page 11.

Andréani (Don Paul) s'élève à Milan dans une vaste Montgolfière, en compagnie des deui frères Charles et Augustin Gerli; page 78.

Architai de Tarente , inventeur présumé du cerf-volant. II invente une colombe de bois qui s'élevait dans l'air et volait ; page 9.

Anr.ANT. L'un des coopérateurs zélés de SIM. de Montgolfier, dans leurs premières eipériences à Parîl ; page 3(i.

Arlanoes ( marquis d') s'élève une première fuis à ballon captif, à Paris, en compagnie de Pilastre de Rosier et Ciroud de Villette; page 3g.

— Récit de son voyage aérien ; page 4*.

ATMOsi>nÈRE. La température, à mesure qu'on s'élève dan»

cou sein, est constamment ilri-rtiissiinle, eu toutes saisons, sous toutes les latitudes; page [61.

— Sensations qu'on éprouve ea s'élevant en ballon; page a4'i.

— Vents alises qui y régnent à différentes hauteurs; page a5a.

A v estimbhuct au peuple sur l'enlèvement désballous; pièce originale publiée en 1 ;Sï ; page lou.

TABLE ALPHABÉTIQUE ET àWALÏTIQTtB DES MATIÈRES.

Babihet (M.), membre de l'Institut. Savaiits travaux sur la'

- Son rapport à l'Académie des Sciences Je Paris, surissystème de locomotion aérienne, du docteur Van Hecliepage »64.

Bacon (Roger) indique la possibilité du vol par des voies mécaniques; page 10.

— Cité dans le rapport fait à l'Académie en 1783 , sur la machine aérostatique de MM. de Montgolfier ; page &\.

Baillt et Court de Gebelin ont dissené tous dent sur les* tables anciennes relatives au vol d'imagination; page 1,

Baudruche. Premiers petits ballons construits avec cette substance; page 35.

— M. Dupuis-Delcourt monte, en i83i, un ballon entièrement construit eu baudruche; page 1 63. i

— Le baudruche est une substance très-anciennement connue; page *48.

""Sf 1 inVenti011 dÉS)- Etrear * répandues à ce «ije*;

— Construction du premier ballon destiné à être monté par des hommes; page 38. *

— On peut les construire da toutes formes et de toutes matières ; page i63.

— A feu, ou Montgolfières; dangers qu'ils présentent dans la pratique; page 1G4.

— Idem; page 186.

— Idem; page ifJG.

— Coupedes fuseau* d'un ballon; page 165.

— Idem; autre procédé; page 170.

Ballon-monstre de Charles Green , expérimenté à Paris en .83 7 . N'est pas le plus grand ballon qui ait été établi page l56.

Iîalloîî de cuivre. Construit à bon marché ; page i5ï. Idem, Pauvres résultats obstenus de cette démonstration- 1 page î6o.

Ballon du couronnement , lancé à Paris par Jacques Garnerin , va descendre à Home; p:ige 1 1 5. . j

Aéroslation. 3 ;

y,8 tABLB ALPHABETJQUti El ÀHAlYf ifjiTJj

Bessier (on Le Eesnier), serrurier- mécanicien , fait avec •accès, en 1 678 , plusieurs expériences d'une machine à voler de son invention; page 17.

Sa machine n'est que le développement et l'application

éa plan incliné; page t^o.

Biot monte en ballon avec M. Gay-Lussac à Paria, en 1 8o4 i •jageBi.

BiTToftFF 1 aéronaute allemand, périt dans nn ballon à feu , jManheim , le 17 juillet 181a; page 173.

'Blanchard invente une voiture mécanique marchant sans (Éhevaui; page ao. '

*— Eipérimenie à Pans son bateau volant; page 10. Idée du parachuta appliqué ; page 10.

Première ascension au Champ -de-Mars, le 1 mars 1784;

Monte à Londres avec Sheldon ; avec le docteur Jeffries ; flessaie de se diriger à l'aide d'un hélice ; page 79.

passage de la mer de Douvres à Calais ; page 79.

BlamcKARD (Madame). Relation de sa mort; page 173. Bohelli a publié un traité sur le vol artificiel) page 4.

— Cilé dans un rapport fait à l'Académie des Sciences de faris; page 64.

Calaii. Expérience do vol ao jardin Marbeuf , à Paris , en *8oi;pageaa.

Caoutchouc. Sa solution rend la papier Imperméable au gaz ; page a4g-

— Employé dans la confection de» étoffes propres aux talions; page i63.

Cardan a traité, ttana le recueil de ses œuvres, la question vol artificiel; page 4.

Carte AÉnoGR Armons; page i3u

Chaloupe aérostatique proposée en 1819 par M. Dupnls- CeJcourt; page i5G.

Charles, professeur da physique! ascension du 1" décembre 17H3.au! Tuileries, avec Robert jeune (a' voyage •érien); page 4*

— Helationde son voyage -, page 5a,

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