‹ Nouveau manuel complet d'industrie laitière pour la province de Québec [microforme]Chapitre 15 sur 79 · BONNE RÉCOLTE PAR ARPENT, PAILLE ËT GRAIN · texte numérisé non relu

BONNE RÉCOLTE PAR ARPENT, PAILLE ËT GRAIN

Au moment de, Tout à fait la moisson secs

Grain Paille Grain Paille

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lbs Ibs Blé, 30 minots 1800 . ralne 1530 .. 4183 Orge, 40 2080|2447|4527| 1747/2080 3827

Avoine, 45 ‘ |r890|2835 4725) 1625|2353|3978 Ble-d'Inde, 30 ‘ |r680|2208 3888 1500|1877|3377 Fèves, 30 ‘ [1920/2240 4160! 1613118483461 Pois dot | 2500

Remarques générales.—Dans certains pays d'Europe, certaines régions ‘ont le climat et la nature du sol sont uniformes, ont leur méthode particulière de culture. Cette méthode est le résultat de l'expérience des meilleurs cultivateurs de ces régions depuis de longues années. Elle se modifie petit à petit et avec prudence, suivant les progrès de la

science et les variations des marchés. Dans ces régions tout le monde y cultive à peu près de la même manière, et avec raison, puisque la méthode suivie est sanctionnée par une longue expérience, qu’elle est la meilleure, et qu’en s'en écartant, on s’exposerait à des déboires.

Mais dans cette province, il n’en est pas de même ; les anciennes méthodes, qui n’ont pas été modifiées avec les progrès de la science, prévalent encore dans bien des districts ; de nouvelles ne sont pas trouvées. Les uns voudraient en créer de toutes pièces d'après les résultats qu’ils ont obtenus sur leur propre terre et les imposer partout, sans s'inquiéter que le sol, le climat et les conditions économiques ne sont pas les mêmes dans toute la province ; d'autres veulent continuer à s’en tenir aux anciennes ; beaucoup tàtonnent et essayent pour leur propre compte, et, finalement, à part dans une ou deux régions, rien n'est encore coordonné. Dans un même district, les meilleurs cultivateurs ne sont souvent même pas d'accord sur les récoltes à adopter systématiquement de préférence, ni sur le genre d’assolement, ni sur ces mille choses qui constituent un type de culture. De nouvelles plantes à introduire dans le pays n'ont pas été essayées sérieusement partout et les statistiques manquent.

On comprend done qu'il soit encore fort difficile pour qui que ce soit d'indiquer complètement et sûrement ici les meilleurs types de culture propres à chaque district de cette province, et dans lesquels les cultivateurs puissent avoir confiance. On ne peut encore actuellement que rappeler certains faits, vrais dans certaines circonstances mais ne s’appliquant pas généralement dans tous les cas.

On le comprendra d'autant mieux que chacun | sait que dans le Bas-Fleuve, par exemple, ou dans

le district du Lac St-Jean, il n’est pas possible de

cultiver exactement de la même manière que dans | le district de Montréal, la nature du climat, celle du | sol, son état de culture et les marchés n'étant pas | les mêmes dans ces diverses régions.

Quoiqu'il en soit, dans ce premier chapitre, j'ai rappelé les règles les plus générales et les plus importantes de la bonne organisation des entreprises agricoles, j'y ai ajouté tout ce que j'ai pu trouver de plus certain, d’après les meilleurs praticiens du pays, en fait de règles particulières ou de méthodes de culture, en ayant soin, toutefois, d'indiquer, autant que possible, les circonstances dans lesquelles elles ont le plus de chances de réussir.

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Il y a cu bien des progrès de faits dans la province de Québec depuis plusieurs années, et bon nombre de cultivateurs intelligents font de réels efforts pour arriver à une solution; mais des efforts isolés ne sont pas suffisants ; ce que je viens de dire le fait ressortir pleinement.

Le problème agricole est une chose fort complexe et l'expérience de l’un, si remarquable fut-elle, n'est jamais complète et ne peut pas toujours servir à tous dans tous les cas. Il faut des résultats nombreux obtenus dans des circonstances variées pour qu'il puisse en être tiré des conclusions sérieuses réellement profitables au public.

Les cultivateurs devraient avoir leur tête meublée de mille moyens de se tirer d'affaire dans tous Îles cas qui peuvent se présenter à eux: ils devraient en un mot avoir de la théorie en même temps que de la pratique et ne pas se contenter de connaître et de pratiquer les quelques enseignements souvent erronés de l’ancienne routine. Dans ce but il serait fort à désirer qu’ils étudiassent les moyens que la science leur propose déjà et missent leur expérience en commun pour le bien public: les moyens ne manquent pas pour cela.

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