‹ Nouveau manuel complet de dorure et d'argenture par la méthode électro-chimique, et par simpleChapitre 16 sur 34 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DE LA D0B1JBB HATB OC TBUm» BT lUÎ LA

HOUGB. - ' .

Mémoire d'EUner fur la dorure wtatê; — * U êw^^kU liqwur de de Briani , maiê U e% modi^ im pour la rendre plue facile ; — Il ie teri d^ùm muph^ DanielL — Molifk qui doiveni engager ffii adopter et à éiudier ce. procédé pour éirlper 4 une belle dorure mate, comparable AU MAt M FAUS.'*''

MaiBlMMiit qn'oa • tnmvé «m

prodaire 1« bam mtt de Pftrls» ToÉlMii

la dorure gdTtaiiiM doit être mHHA

comme terataé , ev «détaille

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Elbhbk, fur te pmdmeHoméfwm 4omre«uite.

Pour qu'il fût possible de snbstitaer compUUnoik la dorore électro-chimique au procédé par aiiialgÉÉMf» il fallait arriver à produire la dorure mate, afin que les fabricants eussent en main toutes les manierai d'embellir et d*orner leurs produits , suivant la nature des objets , et suivant le goût des acqoéremrs on les caprices de la mode. Eisner a proposé de dorer M mat l'argent et le bronze, en rendant mate la saperfleie du premier métal par une opération préalable» etenar* gentant préalablement le second par le procédé électrochimique. On sait qge le bronze ainsi argenté prend toujours un aspect mat. Il a obtenu par ce moyen me très*belle dorure mate que Ton peut brunir dam kl

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parties où on veat ravoir brillante. Il fait remarquer que le dépôt de Tor sar une surface mate s'opère plos lentement qae sur une surface brillante ; il conseille donc de prolonger plus longtemps l'immersion dans le bain d'or.

Quelque temps après , M. de Briant prépara un *lic|aide propre à dorer au mat sans qu'il fût nécessaire de dépolir le métal à dorer avant l'opération. Il présenta à l'Académie impériale de Saint*Pétersbourg le Mémoire où était enregistrée cette découverte, et elle fut l'objet d'un rapport favorable du célèbre Jacoby (1).

£lsner se mit aussitôt à expérimenter ce procédé , et je me contenterai de traduire le Mémoire qu'il a publié à ce sujet, pour ne point nuire à la clarté et à la précision de ses indications , en les insérant dans mon traité.

« Dans mon travail sur la dorure galvanique , dit-il, j'ai démontré qu'au moyen de mon procédé on peut obtenir une dorure mate tant sur l'argent que sur le laiton. Je dois ajouter maintenant à celte communication, que le laiton et le bronze deviennent très-propres à recevoir cette sorte de dorure, pourvu qu'on les déroche avant la dorure jusqu'à ce qu'ils aient acquis une belle couleur jaune. Ces objets n'ont rien à redouter de l'opération de la mise en couleur usitée en

(1) Ce rapport, empreint d'nne partialité évidente, a été Tobjet d'une JMte critique de la part de M. de Raoli, dont les droits sont méconnus e« laerifiée par M. Jacoby en faveur de M. de Briant. Les arguments de M. de Raolx nous paraissent sans réplique. On pourra s'en con- Tilnerei en oonealttnt le Technologiste > tome IV, page 5S8.

que (Ô, dans lequel J'ai troiivi ciés sur un mode de dorure dernier emploie , comme bni cyano-rcrrure jaune de polai pendant quelques miimteH avec certaine quanti le de potasse < suite par la IJItration un préci^ fer ) qui se forme pendant la n el limpide qu'on a filtré consti doit servir de bain. L'oxyde d dëjit, s'obtient en faisant digél uue solution de chlorure d'orj u J'ai préparé ce liquide J deux ducats ( représentant à pi grains ) ont été dissous commJ régale. Après avoir cvaporél sel presque sec, je l'ai redl laquelle j'avais tuflé 250 grfl

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composé formé par la magnésie et Toxyde d'or privé de son chlorhydrate, avait une couleur jaune clair. Je le recueillis sur xm filtre , il fut lavé à Teau et chauffé avec de l'acide nitrique étendu d'eau. L'hydroxyde brun d'or , qui est le produit de l'action de Taçide sur l'aurate de magnésie , fut séparé du liquide au moyen d'une seconde filtration , et jeté ensuite, avec le filtre sur lequel il avait été recueilli, dans une solution bouillante de 250 grammes (Va livre) de cyano-ferrure jaune de potassium et 30 grammes (1 once) de potasse caustique. L'ébuUition fut continuée pendant près de 5 minutes, et le liquide fut encore filtré pour le dâNirrasser du dépôt d'oxyde de fer qui s'était formé, et j'obtins ainsi un bain d'or propre à donner une dorure d'un mat précieux sous tous les rapports.

n Le liquide préparé par moi diffère peu de celui de M. de Briant; il a cependant sur ce dernier le double avantage d'être plus facile à préparer et de coûter moins. J'ai pu obtenir avec une solution préparée comme je viens de le dire, un beau mat de Paris. Je dirai plus loin comment je suis arrivé à ce résultat.

» Cette expérience, qui fournit une nouvelle preuve de la préférence qu'on doit accorder pour la dorure au cyano-ferrure jaune de potassium , est de la plus haute importance , puisqu'elle démontre jusqu'à Tévidence qu'on peut abandonner Tusage du cyanure simple de potassium , qui, outre ses propriétés délétères , est d'un prix beaucoup plus élevé. Je dirai toutefois que j'ai doré de la même manière avec une solution de cyanure d'or dans le cyanure sim^jle de

Sllhi de point en poinl les preScn Brlanl, pour obtenir un beau mal re de Paris. M. de Briant ne s'est polo composer la solution d'or, d'une pi grand nombre d' cléments , maU t couple de Danïell (<). Quant à mo usage, dans mes expériences , d'un f compose d'un vase d'environ 18 cent 8 lignes ) de hauteur sur 9 centim. ( !

de diamMre, dans lequel j'introdaî:

dre de cuivre , de terre poreuse et dire composé d'un cylindre de cuivr grand pour contenir un cylindre d et non vernie, qui reçoit lui-même liDdre plus petit de zinc. Entre le pn

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; , et entre le second et le troisième, il doit se un espace vide de 20 millimètres ( 9 lignes ) nètre. L'espace qui se trouve entre le vase /lindre de cuivre, ainsi qu'entre ce dernier be de terre , sera rempli avec une solution de de cuivre ; on versera dans le diaphragme en le solution de sel marin , et enfin on y plongera de zinc (i). Un fil de cuivre est enroulé à pla- .ours sur le cylindre de cuivre , et se termine lame de platine (2) qui y est soudée. Le cylinzinc communique par un fil de cuivre à Fobjet . Tout étant ainsi disposé, je plongeai les deux ités des conducteurs dans le bain d'-or , ayant Qtefois qu'ils ne se touchassent pas. Dans le ncement , il ne se manifesta aucun changement

r la fig., page A6,

Aeara personnes ont conseillé de substituer à la lame de platermine le pôle positif, une lame d'or pour la dorure, et une ;ent pour l'argenture , lorsqu'on se sert de la pile de Daniell. le pôle positif étant formé de même métal que celui du bain , e ce dernier s'en dépouille et se déposé sur le pôle négatif , le if , à son tour , se dissout par le même courant , et rend à la ne partie du métal qu'elle a perdu. De cette manière elle ooo- I longtemps la propriété de dorer ou d'argenter , puisque le é par la solution est remplacé à l'instant même, sans aucune le temps ni de matière. L'usage du pôle positif soluble a été

d'abord par Jacoby et Spencer. MM. Boquillon , Walker et ont ensuite adopté un électrode soluble d'or pour les solutioua Talker un électrode d'argent pour les bains d'argent.

pour assurer le succès de l'opération , que le pôle positif so- , d'une grandeur proportionnée à celle des objets qu'on Teat de métal , et autant que possible adapté à la forme générale de I. On trouvera de plus grands détails sur l'emploi de l'anode ans le Manuel complet de Galvanoploitie , page 189, de ypédie-Roret, Paris, 1845,

lasolulion il'oi dveii Ull ^lUU tm mersioD de la même statuette | 8 heures; au bout de ce temps à l'eau de pluie , je la plongeai Dûtes dans de l'eau de pluie b séchai à l'air , ce qui se lit en [ obtenu un mat magnifique.

» J'ai encore obtenu une for le bronze, mais je dois préveni l'avance, d'argenler au mat, p enseignée (1), la statuette sur U aTaill2àl5centiinclTes(4po 7 lignes) de hauteur. La coi jaune d'or mat, mais un peu j'avais obtenue sur la statue ( parlé plus haut.

1) Je ferai remarquer que.

Etant, mon opération fut exéi ratmosphère , et sans chauffer

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mie cet aspect , il faut remplir ces conditions e$îlles : employer la solution dont nous avons indila préparation, et se servir d'un courant trèse qa'on fait agir pendant longtemps.

Le bain d'or dont j'ai fait usage était préparé deplas de six mois ; il avait servi à dorer une grande tité d'objets de métaux différents; il me serait

impossible de dire au juste la nature de sa comion. Dans tous les cas, il sera toujours infiniment îrable', pour produire la dorure mate , de se servir quide préparé avec l'oxyde d'or comme je l'ai enlé; les résultats seront toujours plus certains^ . que je m'en suis convaincu par l'expérience. Le beau mat que Ton obtient ainsi se comporte absent comme celui produit par la dorure au mer- :. Il faut donc prendre garde de le toucher ou de otter fortement ; sans cela , les parties qui auraient

an frottement énergique se montreraient brillantes )lies comme si on les avait brunies.

Maintenant qu'on a trouvé une méthode pour proe le beau mat de Paris, Texamcn de la dorure anique doit élre considéré comme terminé, car lit là le seul problème qui restât à résoudre dans i question. C'est actuellement aux fabricants à faire )lication des résultats obtenus par les expérimenirs; c'est à eux d'approprier aux opérations en idy les règles qui ont été tracées pour les expéces faites sur une plus petite échelle. Ils pourront porter toutes les modifications que leur propre in- ^nce ou l'expérience de chaque jour leur démonont avantageuses pour la réussite du travail*

Paris. B

Pour encourager de plus en pli pas négliger l'application de Udor au mal, j'ajouterai aux cxIiortulioM!

cèdéquiperiuetuDc réussite si facil imporlance; car â Paris môme , où fabricants connatsscnl ia manière dorure au mercure, il existe à pc l'on croit M. Cliristolle, un des p de cette capitale ) qui soient capah faiteinent(i).Avec la méthode cled parvient à réussir, lorsqu'il s'est U uipulations , qui, du reste, sont présentent aucune dil'Bcultc scrit ce procédé ne scra-t-ii pas poi qu'ils pourront livrer des pièces Lies de rivaliser, pour la beauté de Paris!

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lune d'or franc , quelquefois d'une couleur de » quelquefois, enfin, rouge, les premières expériences de dorure électrble qu'il fit d'après les indications de M. de la oettger avait remarqué qu'une cuiller d'argent dans la solution de chlorure d'or , en contact fil mince de cuivre , était sortie du bain re- 3 d'une couche d'or d'un rouge vif. Dans la t lorsque le nouvel art de dorure se fut perfecon mit à profit cette remarquable propriété *e pour obtenir à volonté la couleur rouge, r indique la préparation d'un liquide propre à la dorure rouge ; il suffit d'ajouter à l'or raétàle Ton fait dissoudre dans l'eau régale, lin peu c ; on opère du reste comme il a été dit pour la de couleur naturelle. D'autres conseillent de u bain d'or quelques gouttes d'un sel de cuious (1). Mais Frankenstein a observé que par Dple addition faite sans un dosage précis , la rouge ne s'accomplit qu'au bout de quelques et sous l'influence d'une température beauus élevée , 60 à TO*» centigrades. Suivant le himiste , cette résistance du cuivre à se dépoqu'il est mélangé avec l'or, dépendrait de la indc facilité de décomposition que possède le d'or sous l'influence du courant électrique, compare au même sel de cuivre, sel de cuivre n'est pas parfaitement dissous liquide, mais qu'il s'y trouve à l'étatde simple

cyanure de ce métal est le aeal qui réaisisse. re et Art/enture. ^

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