‹ Nouveau manuel complet de dorure et d'argenture par la méthode électro-chimique, et par simpleChapitre 19 sur 34 · EXPERIENCES · texte numérisé non relu

EXPERIENCES

prenne pas une couleur brane par son coDiact avec l.

La première fois que je préparai le liquide aurifèri', suivaut la formule indiquée, je l'oblins coloré ta jaune un peu rougeâlre ; mais des obscrfalions successives m'ont démontré que quand on a soin de le niaiiltenir étendu pendant l'èbullition, il dore mieus cl m perd point alors sa belle teinte jaune d'or , pour preitdrc la couleur rougeâ[re(i). La réunion de l'eau quii servi à la solution, avec celle qo'on verse sur le filtre, doit fournir un liquide pesant environ 65 gram. (Sonces). Ce bain d'or m'a fourni une belle dorure bieo franche, bien brillante, avec un couple de Daniell si avec l'appareil à diaphragme , sur le cuivre , l'argenUo ou palcfong; sur le laiton, le bronze, l'étaiu, l'acier d la fonte.

En employant un couple de Daniell très-faible, n un tube à diaphragme de petite dimension, j'ai dwj jm mat, avec le liquide ci-dessus, l'argent, l'élain[i],

,1 ) tloïiid le liquide piToli roQgs, il coDlieni iDnjnnrB du ta m ë^ au liBU d'une cDnchfl d'or, tnrma un dépil Boit pulTérulem. IfHln)

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le bronze , le cuivre , le laiton et l'argentan, sans avoir lait subir à ces métaux aucune préparation préalable , et même après avoir poli leur surface. Qu'il me soit donc permis de dire que personne , que je sache , n'avait obtenu jusqu'ici la dorure mate sur les cinq derniers de ces métaux. Etla preuve, c'est qu'ËIsner, qui 8*est occupé le premier avec tant de soin de ce genre de dorure , avoue qu'il n*a pu l'obtenir que sur l'argent» et que pour dorer ainsi le bronze , il a été obligé d'argenter d'abord cet alliage.

Pour dorer au mat avec le liquide dont j'ai parlé , il faut que l'objet reste plongé pendant 15 ou 16 heures au moins, et que le courant soit assez faible pour qu'après 15 minutes d'immersion , on commence seulement à voir apparaître une légère couche d'or. Si le courant était trop énergique, la dorure mate se produirait vite, mais avec un ton rembruni. Mais si l'action électrique est réglée convenablement, les objets composés des métaux que j'ai désignés , sortiront du bain recouverts d'une couche d'or mate , aussi parfaite qu'on peut le désirer ; on pourra les laver à l'eau , et les essuyer avec un linge fin, sans leur faire perdre leur mat; car le dernier dépôt d'or est assez adhérent pour résister à un frottement énergique. Tous les métaux ne sont pas propres à prendre un beau mat par ce procédé : d'aprte les observations comparatives que j'ai faites , il faut placer en première ligne Tétain, et ensuite le bronze , l'argent , le cuivre , le laiton , l'argentan. L'acier prend aussi le mat , mais il est trop sombre pour pouvoir être parfaitement doré de cette manière. Il en est probablement de même des autres métaux et alliages qae je n'ai pas soumis aux expériences^

rùrîpruquetnent , suivant leur dcnsi encore éviter d'employer le mêaie t

(I] Li ySc deDoniell.'IoDljii me m

métaux et alliages différents, car il m'est arrivé qae le Hqaide , après avoir parfaitement doré une lame d'argent, et ensuite une cuiller de maiilechort, m'a donné une dorare noire et sale lorsque j'ai voulu l'employer une troisième fois à dorer une autre lame d'argent. De semblables observations , relativement au maiilechort, ont été faites par d'autres personnes ; il faut donc avoir uo bain à part pour ces sortes d'alliages.

J'ai remarqué , pendant le cours de mes travaux , quelques phénomènes dignes d'attention : 1^ avec mon liquide, Facier se dore plus vite que les autres métaux, mais l'argent résiste un instant à recevoir la première couche d'or; 29 la liqueur, qui, après sa préparation, exhale une odeur de lessive, commence à dégager une odeur distincte de cyanogène lorsqu'elle est restée quelque temps sous l'influence du courant , et surtout lorsqu'on la maintient fortement alcaline ; 3^ un objet déjà doré et plonge dans le liquide aurifère , ne se recouvre pas entièrement d'or sur la partie plongée; mais au bout de quelques heures il perd l'or dont il était couvert sur une hauteur de quelques millimètres , depuis le point où il sort du bain, et graduellement vers la partie supérieure (i).

(1) La redtssolation de l'or dans le liquide aurifère, aa-dessus du point où l'oliijet est immergé, yient sans doute de la (acuité dissolvante du bain, qai, attiré jusqu'à une certaine hauteur par l'attraction capillaire, à l'état de couche très-mince, ne doit plus être sensible à l'influence du courant, •tpevt alors agir suivant ses propriétés chimiques. Ces propriétés sont énergiquement excitées par l'extrême ténuité de la couche à laquelle le Uqnide se trouve réduit; c'est ainsi qu'on a remarqué dans lus belles «ipériences de Fusinieri el de Bizio , que les corps réduits à un extrême degré de ténuité acquièrent une vertu très-énergique. Ceci semble cncoro

■tamnqQi!, ui ijui suii couiparaïuu u Dans celle opcratiun , il sera nècess temps en lemps l'objel hors du bain , (le pluie, de le frotter avec une brosse :

de lartrc cil poudre One; onlelavcalo eau, etonlcreplacedauslebain. CeB( par EIsncr, est toujours trËs-avanlai prendre aux ohjcls une belle couleur sans que jamais ils soient ternis par c qui enlève à la dorure toute sa beauté

Parmi tous les métaux et alliages , 1' lui qui prend la plus belle dorure , a désigné plus haut ; viennent ensuite r< l'argeol, l'acier, etc.

Comme j'ai toujours eu en vue, da cherches dont j'ai parlé , l'inlérét des cherchent avant tout des manipulatlo essaye si le chlore -am mon iure qui si réaction de l'ammoniaque avec le chli

roportioDS de 1 gramme (18 grains) de cyano-ferire, 1 gramme (18 grains) de carbonate de soude , i grammes (8 gros) d*eaa , et 5 décigram. (9gr.) de ilorare d*or rédait en ammoniure. Lorsque les deux Is alcalins ont été dissous par rébullition, j*y ai ajouté chlorure d*or mêlé au liquide contenant le clilorhyate d'ammoniaque, etj*ai fait bouillir pendant 12 miites ( 1 ) . J*ai obtenu une solution et un dépôt ayant tous s caractères et toutes lcs( propriétés de celle prcpae avec Tanmioniure d'or recueilli sur un filtre et lavé. me produisit une dorure brillante ou mate , et même us rapide qu'à l'ordinaire . Pour m'assurer si Taddi- >D d'une certaine quantité de chlorure de soude avec liquide obtenu de l'ammoniure d'or lavé , exercerait le influence fâcheuse et rendrait le bain impropre à garnir la belle couleur jaune d'or, je préparai divers lélangesavec le même liquide et du chlorure de soude lel commun), et des expériences comparatives me douèrent la certitude que, dans la proportion de 5 décigr. } grains) de sel sur 40 décigr. (1 gros) de la liqueur orinaire, celle-ci ne perdait pas sensiblement la faculté de ien dorer; mais en augmentant la quantité de sel, la doare commence à prendre une teinte brune. Parmi tous ss métaux , celui qui est le plus sensible à l'influence a sel commun ajouté au liquide, est l'argent ; il prend lors une dorure tirant sur le brun, et, à la longue, il e couvre d'une couche mate et brune. Toutes les fois

(I) Comme cbacan peut le Toir,non-seaIement la préparation se troave ■plifiée de cette manière , mais encore on évite le danger de produire m explosions avec l'ammoniure d'or , car il peut arriver qu'un mani- ■tateor inexpérimenté , après Taroir recueilli sur le filtre et lavé , le liM •édior josqa'Ao point où il détient tuiminuix.

cyanure dor ùl L<lll). JL ll.Ul jJt les cspiiricnces oècessaîrcs pour nature.

Pour lermiucr, je ferai rcmarq diCTércnlsIiquidcsavec 3, 4, 6 et 1< ruredepotassiumpouruDeparlied en anmioniurc , je n'ai pus reiicont mières proportions surtout , anc d qui puisse les faire préférer au quel couLient seulement 2 parties ( reste , ces solutions d'or agissent deux jours aprËs leur préparation J Oiérae oii elles ont été faites. Il nJ lez souvent , qu'uu liquide , aprj mier objet avec une teinte brune, I manière parfaite, les objets qui J rieurement. 1

Des recherches subséquenlesl peut éviter la formation des pailll

S Doaveaa, qae la solution ne dégage plus qu'une fait odeur d'ammoniaque. En opérant avec ces précauoos, on obtient un liquide aurifère sans aucune réiction apparente de For, réduction qu'on est ensuite irtain d'éviter, si on remplace la proportion de 2 parss de cyano-ferrure par 3 parties du même sel. Gela rait croire que la formation des paillettes d'or est due la décomposition produite par la chaleur qu'éprouve partie de l'ammoniure qui se trouve attaquée en derer lieu par la solution des deux sels , et qui demeure nsi trop longtemps soumise à une température de lelques degrés au-dessus de 100^ centigrades. En décrivant la série de mes recherches relatives à électro-dorure , j'ai voulu entrer dans des détails toutfait circonstanciés sur la marche que j'ai suivie pour river à mélanger l'ammoniure d*or au cyano-ferrure s potassium, soit seul, soit uni au carbonate de soude. ai cru devoir le faire , pour mieux dissiper un soup* « de plagiat dont quelques personnes m'ont cru atint , par les termes dont s'est servi , à mon égard, le *ofessearGrimelli dans son article sur Y électro-dorure alienne (i). Loin de rechercher si le professeur de !odène a réellement eu, dans ses écrits, Vintention de e charger d'une telle inculpation , je me contenterai 'exposer brièvement, et autant que cela sera néceslire , que $i j'ai trouvé la formule de différents bains or (s) composés avec l'ammoniure d'or et le cyano-

(1) Méthode Italienne d'Electro-Dorure , exposée à l'Acadéinie file des Sciences, Letlres et Arts de Hodène, par Tipi-Gappelli ; mailS44.

(t) Foraiole de quelques liquides propres à dorer, par Fr. Seloi.

8S EIPÉRIEBCKS

ferrure de pota33inm,c'esltoat-à-faLt îndépendammcr.i de l'indication qo'il a donoée , te 9 mai , dans la leuilli de Modêne, dune solution aurifère produite avec l'am monture d'or et le cyanure simple de potassium.

J'ai déjà dit que, le 9 mai, dans ma leçon [lubtiqihde chimie donnée au Lycée royal de Reggio, j ii\aisoumis â l'cuamea de mes auditeurs, un morceau il '.tainct deux d'argeat, dorés au mat avec la liqueur iJ< de Briaal, modifiée paT moi , modification quiconM' tait précisément dans la substilution de l'ammoniu:' d'or àl'oxydedu même métal, et qui prouve que, bien avant celle époque , je m'étais appliqué à employer Vammoniure avec les cyanures. La feuille de Modem' n'a paru que sur le soir de cette même journée, ei n'est parvenue à Reggio que fort avant dans la suiree, je ne l'ai même reçue qu'à diï heures. C'est donc sans connaître l'indication de Grimellî , que je Uis parvenu à dissoudre l'ammoniure d'or dans li cyano-ferrure de potassium. Mais mes recherches talent pas restées enfermées dans ces limites } avais déjà pensé à abandonner la potasse caustique > employant le eyano-ferrureseul avecTammotiiure, et. ^" "^"tre , à réduire à la plus petite proportion possibli' t^ première substance unie au carbonate de soude, (k ^amére , cependant , à obtenir un liquide peu coûleuî ^t capable de fournir une belle dorure. Avec ce lijjoide. j'avais doré, non-senlement au brillant, mais gacare au mat, l'argent et l'étain . métaux qui, pour prendre la dorure mate , exigent une immersion de plusieurs heures, et l'emploi d'un courant Irès-faible. J'avais encore été plus loin, j'en étais venu à '

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erchesn'é- b% !s , puisque le SLUstiquecn j-'

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)arer des liquides comparatifs , d*unc part , avec Tamnonîure , et de Tautre part , avec Toxyde d'or hydraté, ifin de pouvoir observer à la fois leurs propriétés respectives pour la dorure.

L'article de Grimelli me fut donc remis le 9 au soir ; à peine en eus-je pris lecture , que je m'avisai que pour avoir trop tardé à donner connaissance des résultats obtenus par moi, je pourrais bien être soupçonné de les avoir puisés , comme tant d'autres compilateurs , dans les indications de Grimelli,ct que je perdrais ainsi, à la fois , la priorité et Tindépendance de mon travail. Je me mis donc, le lendemain 10 mai, dès 7 heures du matin, à rédiger un extrait succinct, pour être imprimé par Torreggiani , et dans lequel je décrivais les caractères des différents liquides et des dépôts , la qualité de la dorure, etc., etc. Je pensais en moi-même que personne ne pourrait supposer que Tcnscmble de mes recherches fût le résultat du travail d'une nuit en présence de tant de liquides différents , des proportions précises déterminées pour chacun d'eux, et surtout en réfléchissant que, dans un temps si court , il n'aurait pas été possible d'essayer les différentes dorures au mat. Je pensais, au surplus, que la concordance d'une publication si prompte , avec l'exhibition que j'avais faite à mon cours de pièces dorées au mat par le liquide de de Briant , modiGé par moi ; je comptais que la présence continuelle d'un de mes auditeurs , M. Fr. Montecchi , qui a assisté à toutes mes opérations , dans lesquelles il m'a toujours aidé , suffiraient pour constater les journées que j'avais employées à mon travail et les nombreuses expériences que j'avais faites. I'es^4c^\&

h iiii prétendu plagiat qu^^ianH idées. Car je suis persuadé qu'il mËmc d'uDC Diaaiére éloignée , désubligcanle pour idoî , s'il ava fond] les choses.

Loin d'avoir eu la lusse intei les découvertes d'autrui , Je rapp Grimelli a été le premier à publi' d'or composé d'un mélange d' cyanure [8 à 12 parties de cya^ pour i à â parties d'ai une dorare Tort belle a C'est encore lui qui, le premiej totalcnienl les chlorures des n qui a obtenu la galvanoplastiqui

Sans avoir aucune connaissiT nus par Grimelli, j'avais dcjfl d'or aus cyanures dans les f Vammouiurc d'oi

tnoniure d'or avec les cyanares (i). Il me reste encore la priorité ponr Tassociation du cyano-ferrare de poli) Le professeur Grimelli me fit connaître dans une lettre dn 4 mai, fi'il était parvena à modifier le procédé de Brugnatelli, de manière à prodoire une dorure supérieure à celle que fourniâscnt les liquides de de RqoIz et antres. Je lui répondis le 7 , que bien que persuadé de les résultats > je doutais toutefois qu'avec la méthode de Brughatelli perfectionnée, il fût arrivé à surpasser les produits obtenus avec le liquide d*Elsner, qai m'avait fourni une dorure incomparablement plus belle. Quelques personnes ont voulu interpréter malignement le doute que j'exprime <ians cette lettre, et ils disent qu'en critiquant ainsi le procédé de Grimelli , je cherchais à en empêcher la publication , dans le bat de le reproduire ensuite comme une découverte qui m'était propre , en la travestissant un peu , comme je n'ai pas manqué de le faire , igoQtent-ils , en faisant imprimer ma formule de quelque* liquides propres à la dorure.

On Ta Toir par ce que je vais dire, combien cette supposition est in- Tnûfleaildable et absurde. Jamais Grimelli ne m'a fait connaître, ni verbalement ni par écrit, qu'il avait employé le cyanure pur de potassium pour dissoudre le corps qui se dépose par l'action de l'ammoniaque sur le chlorure d'or. Il me communiqua simplement qu'il avait modifié le procédé tfe Brugnatelli, au point d'obtenir une dorure très-belle. Lorsqu'il me parlait d'une modification apportée par lui au procédé de Brugnatelli, j'ai tonjoors dû penser qu'il en avait sans doute varié les accessoires , mais jamais changé les éféments , en excluant le composé auquel Brugnatelli donne le nom d'ammoniure, et attribue la propriété de dorer. Or, comme en essayant ce procédé de toutes sortes de manières, je n'étais jamais ■rriTéàrien de comparable aux produits delà méthode d'Elsner, j'étais en droit de douter un peu que Grimelli eût obtenu de meillears effets; non pas qne je suspectasse son habileté, mais à cause des qualités inhérentes à la nature du procédé de Brugnatelli, même modifié. Comment, en vérité , supposer que la solution dans le cyanure de potassium , du dép6t qui se sépare dn chlorure d'or traité par Tammonaîque, peut encore eue proclamée : liqueur modifiée de Brugnatelli , alors qu'on lui • enlevé les sels ammoniacaux qui proviennent de l'eau régale et d'un excès d'alcali ; alors que l'ammoniure d'or de Brugnatelli ne fait plus partie dn liquide; alors qu'on n'y trouve plus uniquement que le corps qui se dépose par l'action de l'alcali sur l'or y et qne Je chimiste de

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