‹ Nouveau manuel complet de dorure et d'argenture par la méthode électro-chimique, et par simpleChapitre 3 sur 34 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DÉCOUTERTE DE LA DOBUBB-ÉLECTBO-CHIIUQUE.

Priliminairet hisloriquet iur la désouverie d^une méthode ileeiro'chimique pour précipiter un métal tur un autre. — Louit Brugnatelli découvre l'application du cuivre » du mercure et de l'or »ur let métaux ^ et publie ton pro-» cédé de dorure au moyen de la pile ; — Marianini d'àbord , Majocchi et d*autret un peu plui tard , rappellent cette découverte ; — Grimelli trouve des documents qui la démontrent d'un» manière évidente, — Expériences de Grimelli et de Selmi pour arriver à dorer par la méthode de Brugnatelli , et sur les simples indications de ce dernier, — Publication , en 184:2 , par le Journal Felsineo « d*«fi document qui fait connaître en quoi consiste le procédé ie Brugnatelli.

En attendant, Thonneur de la découverte appartient à celai qui a jeté les bases de l'art.

Becquerel, Éléments d' Electro-Chimie.

n arrive souvent qa'ane découverte présentée comme y Boavelle, si on la dépouille de tout le merveilleux iont la renommée l'a entourée , n*est que la reproduclkrwr$ et Àryentwre. 1

semblait alors acquise à la premier pas luul entière à la seconde? Si I equel la dceouverte a pris naissance, I udie et cherche à l'élcndre , il n'y a pas leut, b lui seul, en revendiquer l'bonue :onlrsire il la iicgiigc. et qac, par suite { enne à tomber dans l'oubli, qu'un [pas Iro^ sévèrement, et que la gloire entre celui qui, le premier, a fait la décos qui, dans la suite, l'a publiée de oonveau eu conriaissauce. L'Italie, qu'on peut | titre d'avoir sonlTert quu les nations é(ij parassent de tant d'inventimis brillaniei dam son sein, ti'eat point encore eiempl cette fois. En effet , la méthode de doril qui a élé un juste sujet d'éloges et dJ

DB LA DORUBB éLECTRO-CHîHIQUB. 5

Ainsi qae nous l'exposerons an chapjtre suivant, M. Auguste de la Rive , savant professeur de physique à Genève, a publié un mémoire très-remarquable où il démontre qu'il était parvenu à produire la dorure sur l'argent et le laiton , en employant une dissolution d'or et l'action décomposante d'un faible courant électri* que. Dès le premier moment de la publication de cette importante notice, le célèbre professeur Mariamoi Gt remarquer que l'application de l'électricité à la dorure paraissait avoir déjà été faite , puisqu'un habile artiste en orfèvrerie de Pavie lui avait déclaré, en 181^» qu'il dorait facilement et à bon marché au moyen de la pile de Volta (l). Sur ce document, le professeur Ma- Joccbi d'abord, et plus tard le professeur Grimelli s'appliquèrent à rechercher dans quel ouvrage de chimiste italien on pourrait trouver des renseignements et des indications relatifs à la dorure électrochimique. Majocchi se borna à découvrir et à publier dans ses ÀwnaleB (2) : que Brugnatelli avait non-seulenent doré , mais encore appliqué du cuivre et du mereore sur les métaux , en employant une solution d'or , de enivre ou de mercure , réduite par le courant d'une pile composée.

Grimelli alla plus loin, et il trouva :

1» Qa'à peine la merveilleuse pile de Volta était-elle sortie'des mains de son inventeur, que déjà Brugna-

(1) Vetodo per ottenere i busi rUievi in rune seosa appoiito elettro- ■otore Toltaïco. Lettera I , al fratello Doitor Pietro Marianini (nota) iride Novarese, Nos 36, 37 , anno 1810.

(t) AuaU di Chinica, Fitica et Matematiche diretli dal Prof. A. lb(i<MeU , tOBO m , pig. 316.216 , anno 1841.

volUiqac Turent prompte ment recoar 1B02 Brugnatelli lui-même indique le c Ire les solutions métalliques les plus ] la réduction du métal qui leur sert à parmi elles il signale les ammoniort comme les plus propres à une applical

3° Que, dans la sujle, Brngnalelli .

' montrer , vers la Un de 1805 , commen mémM principes électro-mctallurgiqa d'or dissous dans une raenstrue ( vir à dorer l'argent par le moyen de I

4» Qu'entre les années 181G et 181 encore reconnu les propriétés éleclr BuiratD de cuivre, au moyen duqui courant électrique traversant une i" peut réduire le métal dissous et le face d'un autre métal, ou même :

DIS îéJk UUAUKIS BUSVXAU-tiXttfltlUUfi* 9

>aToir opérer en grand, sont néanmoins d'autant lignes d'attention, qa'ils s'éloignent davantage des tés introdaîtes aujourd'hui dans les procédés de re électrique (i).

professeur de Modène est amené à ces conclusions es paroles de Brugnatelli lui-même , insérées dans nnakêde Chimie, dont il fut le rédacteur pendant &urs années, et bien avant qu'on en ait encore tiré le indication au moyen de laquelle on pût dire le ème résolu et la découverte de Brugnatelli vériians toute son étendue. L'indication expresse I donne le célèbre inventeur dans les termes sui- , servent de complément à un Mémoire qu'il a relativement aux découvertes les plus importantes, i en chimie pendant l'année 1804 : « Nos recherfious ont conduit encore, dans le cours de Vannée îêre, à d'utiles résultats. .•» nous avons démontré l'ammoniure d'or (2) peut servir à dorer au n de la pile voltaïquen (3).

imelli, dans la suite, rechercha la manière d'ob-

Pogiio duModena (Appendice), No 298, 9 maggio 1844.

Brognatelli désigae, soas le nom d'ammoniare d'or, le liquide ré-

de la solution du dépôt qai se forme par l'effet de l'amnioniaqiM

chlorure d*or , dans un excès du même alcali. Il pense que le

tie ammoniure, c*e8t-à>dire le composé insoluble, forme un oxyde

ermoxyde. C'est pourquoi toutes les recherches faites avec l'am-

'6 d'or non dissous dans un excès d'ammoniaque, eurent lien en

dn point de Yue de Brugnatelli. Celui-ci, loin d'employer l'am-

|ue comme un simple dissolvant, s'en servit comme d'un compote

insable à la coostitution de son ammoniure d'or.

Annali di chimica, etc., compilatidal Brugnatelli, tomo XXII , e. Pavia, 1805.

s furent entrepris avec primitif de Brugnatelli, préparé comi ', en dissolrant de nouveau, dans an exi que, l'ammoniurc insoluble précipité du ar le même alcali, puis recueilli % k diverses reprises ; j'opérai celle di à froid, tanlût h chaad, et je n'obtins qa'l il. Le liquide niirifère soumis au coural lectrique simple ou composée, éaerg e produisit que la plus pelite couche e d'argent qui y tut plongée en commu js deux p6les. L'assertion de Grimelli si lleiaement confirmée. 11 me vint alors Ingnatelli avait sans doute opéré avec ui l'or différent de celui qui est décrit d » de Chimie, avec unammoniure impi

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